Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: novembre 14, 2011

Trafic de drogue et de devises – L’avion de Bongo arrêté à l’aéroport de Cotonou

Par le quotidien « Le Béninois Libéré »

Les temps sont durs, très durs au Bénin et l’on se demande si les 63 milliards réunis par la Caisse autonome d’amortissement (Caa) dans le cadre de l’emprunt obligataire peuvent suffire à soulager les Béninois de cette conjoncture économique et financière lamentable. L’espoir n’est pas permis. Et pour cause, le Bénin déjà sous perfusion fait aujourd’hui l’objet d’une hémorragie financière des plus drastiques. En effet, l’argent part du Bénin comme d’un vulgaire marché. On se rappelle encore la catastrophe aérienne du 25 décembre 2003 dans laquelle la communauté libanaise avait plus pleuré ses dollars que ses ressortissants morts dans le drame. C’est dans le cadre d’une politique soigneusement menée par la police béninoise pour boucher les canaux de sorties de devises que l’avion présidentiel de Ali Bongo Ondimba a été pris dans la nasse depuis quelques heures à Cotonou. Il faut signaler que l’avion, 48 heures avant, était à Cotonou avec à son bord une haute personnalité du cabinet de Bongo et 3 (trois) ravissantes jeunes filles. C’est lors de son décollage pour le Mali que les autorités chargées de la sécurité aéroportuaire ont mis la main sur le coucou suspect. Résultats : une grosse quantité de coupures de billets de banque saisie. Quant aux trois jeunes filles précédemment à bord de l’avion présidentiel, elles ont été arrêtées à bord d’un autre avion de ligne commerciale après avoir été positives au contrôle antidopage. A l’heure actuelle, elles sont gardées à l’Ocertid pour les besoins de l’enquête. Une odeur de poudre qui vient sans doute corser la note déjà très salée.

Au nombre des personnes arrêtées, figure un jeune agent des renseignements béninois qui informait les complices gabonais au fur et à mesure que les informations sur les mesures sécuritaires évoluaient. On apprend que le directeur du cabinet de Ali Bongo, Accrombessi veut descendre dans les heures à venir à Cotonou pour influencer Yayi qu’il est convaincu de pouvoir faire trembler. Cette arrogance et assurance dans les propos dudit Dc donnent la preuve qu’il a le soutien de son président et si tel est effectivement le cas, il y a de fortes chances que Boni Yayi en soit aussi informé. Mais jusqu’à l’heure où nous mettons sous presse, le Dc attendu, n’est pas encore à Cotonou. Par ailleurs, il faut rappeler que cet avion présidentiel a une mauvaise réputation de convoyeur de devises car il y a quelques mois, il avait été arrêté pour le même motif ici même au Bénin. En son temps, le directeur de cabinet du président gabonais, le sieur Accrombessi, avait laissé entendre que le ministre de la défense Kogui N’douro était informé. Une information qui s’est révélée fausse après investigations. De sources proches de la présidence gabonaise, le président Ali Bongo aurait déjà retiré au directeur de cabinet son passeport gabonais qu’il n’hésitait pas à remettre à ses complices sur le vol pour leurs basses besognes.

Aboubakar Sidikou

Publicités

Projet de base militaire canadienne au Sénégal : l’impérialisme continue

Alors qu’AFRICOM a du mal à trouver un pays où s’installer en Afrique, le Canada semble avoir trouvé son terrain d’accueil pour une base militaire au Sénégal. Ce serait une première, pour Ottawa, en Afrique. Le projet évoque un «Réseau de soutien opérationnel», mais la finalité est claire : le Canada cherche à prendre pied militairement en Afrique pour mieux consolider sa part de pillage des ressources en Afrique. Ameth Lô rappelle que si les Américains sont intéressés par le pétrole, les Canadiens eux ont beaucoup investi dans les industries extractives du continent.

Le journal « Le Devoir » de Montréal, dans son édition du 2 juin 2011, fait part de la volonté du Canada d’implanter au Sénégal une base militaire dans le cadre de son projet de « Réseau de soutien Opérationnel ». Certains analystes des questions internationales semblent justifier ce projet par le besoin du Canada d’avoir une présence à certains endroits du globe d’où ses militaires pourraient partir en cas de besoin.

Cependant, ce projet canadien doit être analysé sous l’angle plus large d’une tentative de redéploiement militaire de l’impérialisme à différents endroits du globe (dont le Sénégal), afin de renforcer son hégémonie, et continuer à assurer sa domination sur le reste du monde.

Ce projet, présenté comme un accord classique de coopération bilatérale, ne peut être seulement abordé sous l’angle technique. Il est un sujet éminemment politique, avec des enjeux géostratégiques énormes. En effet, depuis plusieurs années, les Etats Unis tentent de faire la même chose pour mettre en place leur projet d’implantation d’AFRICOM (United States African Command) à l’intérieur du continent africain. Un projet qui a été rejeté presque unanimement par tous les pays, même par les alliés les plus proches des Etats Unis comme l’Ouganda, le Rwanda et le Liberia.

Par ailleurs, la France qui, à un certain moment, avait pensé retirer certaines bases, s’est ravisée par la suite en optant pour une rationalisation et un redéploiement sélectif. C’est donc dire que toutes ces démarches (américaine, française et aujourd’hui canadienne, etc.) ne visent qu’une chose : avoir pied sur le continent pour continuer à le contrôler politiquement et économiquement, car l’accès (quasi-libre) aux ressources énergétiques africaines va être déterminant dans les décennies à venir.

La ville de Toronto est la capitale des multinationales et firmes canadiennes évoluant dans le domaine des mines. Elle abrite le TSE (Toronto Stock Exchange) où sont listées toutes ces sociétés (Barrick Gold etc..) qui s’activent de plus en plus en Afrique souvent en parfaite collision avec des pouvoirs locaux dans une entreprise de spoliation des richesses du continent.

Le système mondial, tel qu’il est configuré aujourd’hui, tend à vouloir dépolitiser ces questions fondamentales (présence de base militaire, etc.), pour les présenter comme des problèmes classiques de coopération donnant – donnant profitant à tout le monde. Il se trouve que ce système, pour se pérenniser au niveau mondial, doit maintenir sa suprématie sur le plan militaire, sur le contrôle des média de communication et sur le plan financier. Ainsi, toute stratégie de sa part, sera articulée par rapport à ces objectifs, qui lui permettent de continuer à maintenir sa position dominante.

La remise en cause de ces monopoles par les nouveaux pays émergents (Brésil, Inde, Chine, Russie, etc.), explique cette nouvelle phase de redéploiement militaire et la nervosité de l’Occident à bout de souffle (Europe –Amérique du nord). Par conséquent, l’enjeu fondamental demeure un enjeu de domination de nos pays. Les maigres miettes de retombées de telles stratégies ne doivent pas nous faire perdre de vue ces questions qui, dans une certaine mesure, détermineront l’avenir de nos populations dans les décennies à venir.

Il est clair aujourd’hui que les enjeux relatifs aux questions sécuritaires, comme la lutte contre le terrorisme et contre la circulation de la drogue en transit dans la sous région africaine ne sont en fait que l’emballage d’une stratégie savamment orchestrée pour s’implanter militairement sur le continent africain afin de pouvoir le contrôler politiquement et économiquement. En effet, les richesses naturelles de l’Afrique seront déterminantes dans les décennies à venir.

C’est pourquoi les populations africaines ont intérêt à se battre pour une démocratisation approfondie des institutions internationales telles que l’ONU qui, il faut le déplorer, tend de plus en plus à sous traiter certaines opérations à dimension militaire à des acteurs motivés juste par leur propres intérêts géostratégiques (l’OTAN en Lybie et la Licorne en Cote d’Ivoire). De telles organisations doivent être restructurées pour être plus démocratiques et refléter mieux, les vues des différentes composantes de l’humanité plutôt que de continuer à être instrumentalisé par les tenants de l’ordre mondial actuel qui l’utilisent de façon variable en fonction de leurs intérêts du moment.

L’ALTERNATIVE PANAFRICANISTE

D’un point de vue sécuritaire, il nous faut démasquer d’abord ce projet occidental s’appuyant sur de faux alibis de coopération. Faut-il le rappeler, l’Occident est dans bien des cas à l’origine des conflits les plus meurtriers que le continent ait connu. L’exemple le plus patent étant le Congo, avec plus de 4 millions de morts en presque dix ans et un pillage systématique de ses ressources minières dont les nouvelles industries de télécommunications et de biens de consommation ne peuvent se passer.

Notre proposition porte sur la mise en place de mécanismes de sécurité collective au niveau du continent, avec l’établissement, par exemple, de cinq zones géographiques dans les espaces Maghreb, CEDEAO, SADC et EAC, avec des forces militaires africaines pré positionnées dans ces zones et la mise en place de mécanismes de prise de décisions politiques adéquates pour pouvoir intervenir et servir d‘élément dissuasif dans le cadre de la prévention des conflits, tout en étant prompts à intervenir militairement en cas de besoin pour rétablir la sécurité collective de nos populations.

Ces forces militaires devront être constituées par les pays africains proportionnellement à la taille de leurs armées nationales. Aussi, en période de paix, elles doivent être mobilisées pour des taches de développement (construction de ponts, de routes, d’écoles de poste de sante de reboisement etc.). Ceci pouvant se faire en parfaite synergie avec les populations civiles de la zone d’implantation de ses bases.

La sécurité, avec AQMI (Al Qaida au Maghreb) aux portes du Sahara, les nouvelles routes de la drogue en provenance de l’Amérique latine pour l’Europe, avec comme points de transit l’Afrique de l’Ouest, sont des problèmes sous-régionaux. Donc la réponse doit l’être tout autant.

Une base militaire Canadienne dans un quelconque pays de la sous région ne pourra au mieux que faire déplacer les problèmes dans ce pays vers ses voisins. En outre, les supposées retombées économiques au niveau du pays d’accueil resteront toujours minimes. La priorité en Afrique doit être la lutte pour l’avènement de régimes démocratiques, progressistes, capables créer les conditions idoines de sortie du continent des affres du sous-développement. Il appert que seuls de tels régimes seront en mesure de faire progresser le processus d’intégration africaine et permettre l’érection d’un bloc politiquement soudé pour faire cesser le pillage systématique dont l’Afrique est victime de façon continue depuis des décennies.

Par Ameth Lô, membre du Groupe de recherche et d’initiative pour la libération de l’Afrique (section de Toronto)

Pu­blié ori­gi­nel­le­ment dans le nu­méro 203 de Pam­ba­zuka News

Bernard B Dadié : «Penser la France»

« Le Siècle des Lumières n’avait pas brillé deux ans. Le Siècle des Ténèbres, en enfantent de nouveaux et aussi sombres, celles de la Colonisation» A. Anselin, le Refus de l’esclavitude

«L’assassinat du chef de l’Etat libyen, grâce à l’intervention de l’armée française, est une honte pour la France. Les bombardements sur les populations civiles en Libye comme l’intervention scandaleuse des troupes françaises en Côte d’Ivoire… marquent la participation à une véritable entreprise criminelle d’Etat», déclarent les clubs . Salut des Nègres, des bois d’ébène, à ces Clubs qui sortent la France de l’Histoire de celle des affaires qui, depuis la fin de la guerre des libérations, n’a laissé personne dormir. Du temps du «Vieux», les bêtes domestiques votaient à 99,99% comme l’exigeait Paris, et bientôt, avec la participation des bêtes sauvages, sur ordre de Paris, le résultat des votes sera 200%. Tel que cela se murmure en ville militarisée.

Bernard B. Dadié

Du temps du «Vieux», peu de portes s’ouvraient à partir de 20 heures, de nos jours aucune porte ne s’ouvre parce que les habitants se «planquent» sous les lits. Et les médias de Paris ne cessent de parler du bonheur des sujets français, qui, travaillèrent à  Saint-Domingue, devenaient travailleurs et chair à canon en Afrique. Pour s’être opposé à un recrutement excessif, le Blanc français gouverneur général des colonies rejoignit le front et fut tué. Le conflit commençait et ils furent nombreux, les Français, les Blancs, qui défendirent le frère Noir et perdirent la vie. Albert Londres, Van Vollenhoven, John Brown…

La République votée à une voix de majorité ne saurait être exportée et encore moins chez des bois d’ébène colonisés, soumis, exploités. Penser la France dont on parle toujours. L’esclave enchainé a une arme, sa bouche pour parler, hurler, dénoncer et le vrai esclave n’est-ce pas le propriétaire qui a toujours peur d’une évasion, d’une révolte ? Situation qu’ont vécue des négriers lors des traversées. Révolte qui donna naissance à Haïti et à d’autres villes ou à des quartiers dans les villes des Blancs. Mac Gee, le Noir est mort exécuté. Ceux du Sud saluent la nouvelle par des «Hourras joyeux» (J. Howlelt). Nul ne saurait arracher la Liberté à un peuple, et dans un peuple, nous aurons toujours des Andrée Viollis, des Victor Augagneur, des Schoelcher et leurs compagnons de lutte pour le respect de l’autre. Et il arrive toujours que des bandits s’entretuent.

Combien sont-ils ces héros qui incendient des pays ? Et dorment en paix ? Un pays comprend les villages et les cimetières, les vivants et les morts ; qui, à jamais  maitrisera les morts dans une révolte ? Le styx. Les anciens faisaient passer le styx, et chez nous, le fleuve et nous donnons encore de nos jours ce qu’il faut au partant pour passer le fleuve. N’est-ce pas la preuve que nous sommes tous des voyageurs ? Etre-vous sûrs d’avoir raison de nous tuer toujours pour votre grand festin ? De tout incendier sur votre passage ? Le peuple vous écoute et vous regarde et le sang innocent versé ne cessera de vous parler, qui que vous soyez, où que vous êtes. Des vérités de chez nous, des peuples de la forêt aux multiples langages.

Un chant, un certain vol d’oiseau n’empêche-t-il pas un voyage ? «Carnages, les guerres secrètes des grandes Puissances en Afrique» de Pierre Péan. En Afrique, chez les peuples de race inférieure où les femmes accouchent à neuf mois au lieu des 30 mois habituels chez les races supérieures. «Il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet, les races supérieures ont un Droit vis-à-vis des races inférieures… je soutiens que les Nations européennes s’acquittent avec largesse, avec grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de civilisation» à dit Jules Ferry en 1884. «C’est très douteux», lui répond Georges Clemenceau, «Penser la France !». «Pour connaître toute la vérité sur les nombreux sujets que j’aborde dans ce livre, il faudra attendre l’ouverture, dans de très nombreuses années, des archives de la CIA, du M16, du Mossad et de la DGSE», dit Pean.

«Et nous voilà pris dans les Rets, livrés à la barbarie des Civilisés. Dans la nuit nous avons crié notre détresse, pas une voix n’a répondu » L. S. Senghor

Notre horizon reste fermé parce que Président et Gérants des colonies se trouvent tous à l’Elysée où l’on peut parler de scandale de Panama, de piastres, mais jamais des Nègres. «Pour porter les barils de ciment de cent trois kilos», «les Batignolles» n’avaient pour tout matériel qu’un bâton et la tête de deux Nègres». «Les règles sont posées, il faut les respecter, un monde de maîtres gaulois et de mercenaires ayant pris d’assaut le navire Afrique et des officiers voyant leur rêve colonial brisé ont failli renverser la République qui sert de paravent dans la grande conquête. «La présence des troupes françaises en Afrique est anormale» (J. P. Cot).

Les créateurs du Syndicat agricole africain qui donna naissance au PDCI et plus tard au RDA, parlaient de Liberté et non de soumission servile, de dialogue entre Blancs et Noirs et non de perpétuation de l’esclavage. Aucun de ces acteurs n’était sorti d’une école en Occident, et ils disaient à leurs enfants, en les mettant à l’école, « partez et revenez nous sauver… et non partez et revenez nous revendre». Qui sont-ils ceux qui nous vendent ?

Et combien sont-ils ces enfants qui peuvent revendre père et mère ? En 1939-1945, la guerre était pour nous une guerre de libération. On parla de scandales des salaires des militaires, mais jamais des salaires des fonctionnaires, ces mendiants qui la fin du mois prennent d’assaut les banques pour pouvoir tenir. C’est St Domingue en Afrique avec des descendants des corsaires de l’histoire. Ivoiriens, c’est encore et toujours Thiaroye que nous vivons. Après la guerre 1914-1918, nous eûmes des communes au Sénégal et après la guerre de 1939-1945, pour avoir parlé d’argent, de paiement, la guerre contre nous a commencé à Thiaroye au Sénégal et les ravages s’étendent. Des maîtres assoiffés de sang ne sont-ils pas plus barbares que nous ? Race supérieure ? Prestige et affaires.

Est-il étonnant que le sort d’un Président élu par des indigènes soit réglé à Linas-Marcoussis, dans une Banlieue, pour mieux souligner le mépris qu’on peut avoir pour des Nègres raisonneurs parlant de Dignité à des conquérants entourés de forbans. Aux armes : affamées. Williams, Damet, Samba, Ebony, Adam Camille, Boka, Foté Memel, Ladji le fidèle compagnon et d’autres. D’autres, des centaines d’anonymes et des Blancs, eux, furent chassés. Regardez, Messieurs, il y a du sang sur ces décorations, et chaque coup de fusil ou de canon, chaque explosion de bombes ont fait trembler des Nègres dans leur tombe de Paris et Département. Certes, vous n’étiez pas nés et les tombes de ces tirailleurs ne sont pas des monuments à visiter à des heures perdues.

Des avions égyptiens sont cloués au sol par des chasseurs anglais et français. Des avions sont détournés pour récupérer des passagers invités à un congrès, des actes de prouesse que Paris ne cessera de méditer en nous parlant de nos dettes. Naitre dans les dettes, croupir dans des dettes et crever dans des dettes. N’est-ce pas une honte que de transmettre des dettes en héritage à des descendants ? Et leurs pleurs ne sont-ils pas des pleurs de réprobation ?

Tapis rouges, musique, rires, joie d’accueillir un hôte de marque venant des lointaines terres africaines. Accouru pour faire allégeance à Paris. Et poursuivre la vieille politique de fermiers généraux, de quotataires, de l’empire des 2è bureaux et toujours parler de Nantes la ville aux milliers d’embarcations pour Nègres. «La lutte pour le pouvoir, c’est la lutte pour la richesse, la lutte pour la richesse, c’est la lutte pour le pouvoir». Mais doit-on donner le pouvoir à des Nègres ?

Ayant fait la grève de la faim qui provoqua la grève des achats, nos épouses marchèrent pour nous sauver. Elles paient encore cette audace, soumises à des violations de domiciles et à des pillages. Ces femmes qui ont subi des insultes des autorités et méprisées soignent leurs plaies depuis des années n’en ont même plus les moyens aujourd’hui. Paris, dans sa fraternité avec les colonies sorties des ténèbres, joua le grand jeu en honneur de ses amis ; il nous donna trois jours et trois nuits de folie, de sang et larmes. Démonstration cruelle de forces piaffant d’impatience pour fondre sur des Nègres qui parlent d’Egalité. Avions et troupes prirent la ville en otage. Le palais assiégé, le Président Gbagbo et les compagnons furent faits prisonniers et emportés en toute Liberté.

« Dieu aime les Noirs », Serge Bilé. En quoi divergeraient-ils des autres créatures humaines ? Ne sont-ils pas seulement complices de leurs assassins par une méconnaissance de l’histoire ? Le pays ? Le mât de cocagne où l’on se bat pour atteindre le sommet et y rester pour plaire au maître et amasser des milliards à déposer dans des banques en garantie de loyautés. 2011 Paris, que penses-tu de ces nouvelles terreurs contre des Nègres ? «Un Blanc lui tira dans le dos», Vieille habitude du temps du racolage.

Le regretté Désiré Tagro

Tagro, « on a tiré sur moi ». En toute Liberté. Des Nègres en service aux ordres de Paris. Tagro attend assassins et instigateurs. N’a-t-il pas été dit : «Tu ne tueras point» ? Ils sont des milliers qui sont morts, des morts anonymes dans le sang desquels viendront des milliards d’euros pour l’asservissement des Noirs qui parlent d’égalité des hommes. Esope, Pouchkine, Toussaint Louverture, Lumumba, Ben Bella, Sekou Touré, Gbagbo et ses compagnons que Paris vient de faire entrer dans l’histoire glorieuse des martyrs. 1914-1918, «Bouna, des hommes, des vieillards, des enfants, des femmes, se laissent griller et enfumer dans des cases pour refus d’enrôlement». «La France n’est pas seule». Il y a l’Empire. Paris et ses légionnaires pressés de remporter la victoire ; colonne Leclerc. Eboué, Jean Moulin. Pour la réconciliation, on avait fermé les portes des archives, et les Noirs avaient tout mis dans un coin de mémoire.

2002, Gbagbo, Président, affronte le pouvoir de Paris et fait ce que jamais ne fit un Président noir : refuser que notre pays soit un cimetière où danseraient des hommes et des femmes qui enverraient les enfants mendier quelques rires de vie. «Frères et amis», unissez-vous et combattez avec moi pour la même cause. Déracinez l’arbre de l’esclavage. Je suis Toussaint, «m’arrêter arbitrairement, sans m’écouter et sans me dire pourquoi, s’emparer de tous mes biens, piller toute ma famille, saisir mes papiers, les garder, m’embarquer sur un navire, m’envoyer nu comme un verre de terre, répandre les mensonges les plus calomnieux à mon égard, et après tout cela, me précipiter dans les profondeurs d’un cachot : n’est-ce pas comme couper la jambe de quelqu’un et lui dire «Marche» ? N’est-ce pas comme couper sa langue et lui dire « Parle », n’est-ce pas enterrer un homme vivant» ? Je suis Toussaint Louverture d’Haïti. J’ai entendu parler du Président Gbagbo et de ses compagnons. Club «Penser la France», merci pour votre présence dans l’enfer créé et veillé par Paris et les siens. Qu’ils sachent une vieille sentence ordonne : Travail pour être utile.

Sois utile pour être aimé, Sois aimé pour être heureux…

Les fantassins et les bruits des bombes font fuir le bonheur qui a horreur du sang. Le bateau se nomma Le Héros et la prison Fort de Joux. Toujours à la recherche de trésor. 1802, Toussaint et Bonaparte ! Il laisse mourir Toussaint.

2011, Gbagbo et tous ceux qui ne veulent pas voir sa tête. Louverture, de ton cachot du Jura, ordonne à tous les Bonaparte de retirer de nos rives de rêves, leurs vaisseaux et leurs avions de morts, et que soient ouverts les yeux et les oreilles de tous les Nègres armés, venus d’ici ou d’ailleurs qui dansent de joie dès qu’un de leur frère tombe.

Qu’ils écoutent le doux murmure de l’onde, la douce musique des oiseaux dans les arbres, et le zéphyr qui les caresse, c’est la vie qui passe et nous parle.

Bernard B. Dadié

Côte d’Ivoire: Ouattara face à Ouattara, l’heure de vérité a sonné !

Cela fait partie des instants que d’aucuns appellent l’heure de vérité. D’autres parlent d’instant fatidique. Quel qu’il soit, le temps qui vient restera dans la mémoire des Ivoiriens et des dignes fils de l’Afrique, comme un témoignage poignant de la capacité d’un peuple à se libérer de toute présence toxique parmi ses enfants.

Hier c’était l’abondant fleurissement du mensonge. Il ne le savait peut-être pas, mais le mensonge fait partie des arbres fruitiers qui ne donnent jamais de fruits. Parce que ni la vérité, ni le temps, rien ne féconde les fleurs abondantes du mensonge.

Aujourd’hui, l’heure de vérité est là. Les promesses non tenues, l’instinct de criminel, la mendicité comme vocation, tout ça, les Ivoiriens le savent. Mais ce qu’ils n’ont pas encore vécu, c’est l’auto affrontement qui finira dans un hara-kiri sans précédent que Ouattara va servir au monde entier.

Non. Ce n’est pas un suicide pour l’honneur. La tragédie Ouattara contre Ouattara, c’est l’affrontement par celui dont il s’agit avec les démons dont il est le géniteur. Démon de la haine contre l’esprit de révolte ; démon de la rébellion contre l’armée de libération révolutionnaire ; démon de la diabolisation contre la riposte intellectuelle à travers une déconstruction du mensonge ; démon de la mendicité contre la révolution économique ; bref. Nous serons dans un affrontement sans merci où tout ce qui adviendra le sera parce que Ouattara l’aura provoqué.

La Côte d’Ivoire est un pays pacifique, ses enfants n’aiment pas la violence. Mais Ouattara en a fait des guerriers qui n’ont plus peur de rien. Parce qu’il les a poussés à bout du tolérable et les a mis dans une posture de légitime défense. Alors, ce produit de l’agression gratuite, haineuse et inacceptable qu’est la révolte, va s’abattre sur la Côte d’Ivoire comme une éruption volcanique.

Les Ivoiriens rêvaient le développement et travaillaient sans relâche. Mais Ouattara a détruit tous leurs rêves et ôté à la jeunesse, tout repère devant la conduire à un avenir meilleur. Le désespoir né des entrailles de Ouattara sera dans cette bataille, le combattant le plus redoutable parmi tous.

Je m’en tiens à ces exemples pour vous permettre de comprendre cet Article 139ème de la Révolution Permanente.

J’en tire donc les conclusions pour l’histoire.

Alors retenons ceci : tout ce qui adviendra de la Côte d’Ivoire, a un seul et unique responsable, Ouattara Dramane.

Avant qu’il ne mette les pieds en Côte d’Ivoire, il n’y avait pas de coup d’Etat. Avant qu’il ne mette les pieds en Côte d’Ivoire, les Ivoiriens n’étaient pas accusés d’être xénophobes avec une population nationale composée d’au moins 40 pour cent d’étrangers. Avant qu’il ne mette les pieds dans ce pays, la Côte d’Ivoire ne connaissait pas de rébellion armée et de partition du pays. Avant qu’il ne mette les pieds dans ce pays, il n’y avait pas de militaire pro un tel ou pro un autre. Avant qu’il ne mette les pieds en Côte d’Ivoire, aucun Ivoirien ne connaissait le mot exclusion, couvre-feu, cessez-le feu, embargo, charnier, assaut final, bunker, etc. aucun de tous ces mots qui accompagnent le chaos ne faisait partie du vocabulaire des Ivoiriens.

Dès que cet aventurier méchant et sanguinaire a envoûté Houphouët pour se faire accepter comme consultant dans ce pays, la Côte d’Ivoire s’est transformée en champ de ruine, de division et de désespoir.

Alors, ce dernier trimestre de l’année 2001 vient de sonner l’heure de vérité pour l’étranger porte-malheur.

Avant que 2012 ne pointe à l’horizon, il devra affronter tous les démons nés de ses entrailles. C’est cela l’affrontement Ouattara contre OuattaraTout ce qui adviendra de la Côte d’Ivoire et de ses habitants reste et restera la faute de Dramane Ouattara. Lui et sa suite devront en payer le prix. Ils devront faire face et récolter ce qu’ils ont semé. Ce n’est qu’une question de responsabilité !

A Très bientôt.

Hassane Magued

Occident et «nucléaire iranien» : entre crainte, menace et sanctions fécondes

Lorsque le président israélien Shimon Peres a averti récemment de « la possibilité d’une attaque militaire contre l’Iran était plus proche qu’une option diplomatique » suivi d’un communiqué du bureau du premier ministre israélien appelant « la communauté internationale doit empêcher l’Iran de fabriquer des armes nucléaires qui représentent une menace pour la paix dans la région et dans le monde entier » immédiatement les relais sionistes et pro-sionistes engagent la polémique comme à l’accoutumée !

La réponse de l’Iran ne s’est pas faite attendre par la voix de son général Massoud Jazayeri, chef d’état-major adjoint des forces iraniennes, averti de « détruire Israël » en précisant que « le centre de Dimona est le site le plus accessible que nous pouvons viser et nous avons des capacités encore plus importantes. » Il ajoute  « Notre réponse à une attaque ne sera pas limitée au Proche-Orient, nous avons des plans prêts pour réagir ».

L’Ayatollah Khamenei confirme en déclarant, lors de la cérémonie de prestation de serment et de la remise des diplômes aux élèves officiers de l’Ecole supérieure des officiers, que « quiconque s’imagine pouvoir agresser la RII, se verra asséner des coups irréparables… les États-Unis et le régime sioniste, doivent savoir que le peuple iranien n’agresse aucun peuple, ni pays, mais qu’il saura répondre de toute sa puissance, à toute agression, même, menace, …»

L’Occident attaquera, n’attaquera pas. Israël bombardera, ne bombardera pas. C’est la même cacophonie d’annonces depuis des années. Tous les prétextes et moyens de pression ont été utilisés pour faire plier un pays qui s’est défait de la vassalité pour devenir indépendant et maitre de son destin et de ses ressources. Embargo, assassinat de ses scientifiques, complot pour susciter les révoltes. Tout converge vers une seule ‘crainte’, « l’imminence » de l’arme nucléaire que s’emploierait à fabriquer l’Iran, sous couvert d’un programme civil, «qui menace les voisins».18 années avec le même refrain, réitéré selon l’évolution de leurs projets hégémoniques, leur puissance ou leur faiblesse du moment, le rapport de force constaté etc.

Soyons réaliste et logique, si telle était l’intention ou l’objectif de l’Iran –celui de fabriquer l’arme nucléaire, il lui faudrait tout ce temps, c’est-à-dire 18 années avec les énormes capacités qu’il possède, pour la mettre au point ? Les réactions hostiles  et les menaces de frappes proférées régulièrement contre l’Iran et renouvelées de l’Occident, en particulier des EU et d’Israël, qui ne s’encombrent plus de considération morales, prêterait vraiment à rire s’il n’y avait pas derrière des calculs sournois visant à empêcher un pays de se développer en profitant des bienfaits de la science et de la technologie. Comme cet occident-là  empêche, par toutes les fourberies et mensonges, que s’installe dans les contrées ‘utiles’ la vraie démocratie pour mieux manipuler et garder le contrôle de leurs richesses.

Pendant tout ce temps que l’on diabolise, sans fin, l’Iran, l’heure en fait n’est plus du tout de se demander si ce pays est «  capable », « pourrait » ou « sur le point » d’avoir cette funeste arme nucléaire, mais de conclure s’il  « l’a ou ne l’a pas » et de négocier en conséquence. En effet, les capacités et la puissance de l’Iran permettent, depuis des années, de la fabriquer avec autant d’entrain et de volonté qu’il le fait avec la fabrication de ses armes défensives modernes et ses avancées dans la recherche scientifique et technologique. Pour illustrer nos propos, voici ce qui se disait déjà entre 1993 et 2000.

–  « 24 février 1993 : le directeur de la CIA James Woolsey affirme que l’Iran était à huit ou dix ans d’être capable de produire sa propre bombe nucléaire, mais qu’avec une aide de l’extérieur, elle pourrait devenir une puissance nucléaire plus tôt. »

–   « Janvier 1995 : le directeur de l’agence américaine pour le contrôle des armements et le désarmement John Holum témoigne que l’Iran pourrait avoir la bombe en 2003. »

–   « 5 janvier 1995 : le secrétaire à la défense William Perry affirme que l’Iran pourrait être à moins de cinq ans de construire une bombe nucléaire, bien que «la rapidité… dépendra comment ils travaillent pour l’acquérir» (‘how soon…depends how they go about getting it.’) »

–   « 29 avril 1996 : le premier ministre israélien Shimon Peres affirme qu’»il croit que d’ici quatre ans, ils (l’Iran) pourraient avoir des armes nucléaires». »

–   « 21 octobre 1998 : le général Anthony Zinni, chef de l’US Central Comand affirme que l’Iran pourrait avoir la capacité d’envoyer des bombe nucléaires d’ici cinq ans. «Si j’étais un parieur, je dirais qu’ils seront opérationnels d’ici cinq ans, qu’ils auront les capacités.» »

–   « 17 janvier 2000 : Une nouvelle évaluation de la CIA sur les capacités nucléaires de l’Iran affirme que la CIA n’exclut pas la possibilité que l’Iran possède déjà des armes nucléaires. L’évaluation se fonde sur la reconnaissance par la CIA qu’elle n’est pas capable de suivre avec précision les activités nucléaires de l’Iran et ne peut donc exclure la possibilité que l’Iran ait l’arme nucléaire. »

Selon ces analyses  cela fait donc au moins 10 ans que l’Iran aurait dû posséder cette arme. Pourquoi les mêmes refrains farfelus et les mêmes menaces en 2011, soit 11 ans plus tard ? Que disent-ils de nouveau et d’exceptionnel aujourd’hui ? Pourquoi menacent-ils l’Iran ?

Alors que cette ‘bombe’ on ne l’annonce toujours pas, des analystes constatent que cet alibi de «nucléaire qui menace les voisins» sans cesse réitéré a permis d’ériger l’Iran puissance régionale influençant la politique internationale. Ce qui est paradoxal c’est que ce sont toujours les agresseurs qui crient « à l’agression » et les moins « moraux » qui appellent à la vertu ! Ce sont toujours eux qui s’érigent en donneurs de leçons de morale et d’humanisme qu’ils n’ont pas !  Contrairement à l’Occident et Israël, l’Iran n’a jamais agressé quiconque. Quant à son  régime, on le voit plus démocratique que beaucoup de pays alliés à l’Occident, mieux, des pays dits à tradition démocratique. C’est la propagande et le mensonge qui pervertissent les valeurs en cachant la réalité, la vérité par la manipulation et la mainmise sur les médias lourds et les institutions et organisations dites internationales. Effectivement, l’ONU et ses organisations servent à produire des alibis contre les pays ciblés, la CPI pour «menacer de prison» les dirigeants de ces pays, le FMI pour ruiner et gager les pays, l’OTAN pour agresser et démolir, la presse pour manipuler et contrôler l’opinion.

Qui de ces pays puissants et d’Israël se permet de “flagrantes violations” des résolutions de l’ONU ? Alors que l’Iran a signé le TNP nucléaire (bien qu’elle soit en droit de se retirer) en admettant les inspecteurs, Israël refuse de signer et de permettre toute inspection internationale de ses centrales nucléaires reconnues pour être militaire.  La dernière résolution votée par 46 pays qui ont pris fait et cause pour un « monde “dénucléarisé” » appelant Israël, considéré comme la seule puissance nucléaire au Proche-Orient, à signer le TNP, avait été rejetée  malgré son caractère « non contraignante », voire symbolique. Le monde sait pourtant que le vote lui-même n’a aucun sens dans la mesure où même si l’écrasante majorité l’a voté “contraignante” elle ne sera pas appliquée quand il s’agit d’Israël ; y compris les résolutions du Conseil de sécurité! En revanche, elles seront appliquées “au-delà de lettre” si le pays visé est farouche aux États-Unis et à Israël avec son sionisme.

Le monde occidental ne veut pas voir en l’Iran – cet ex-État lige, vaste, peuplé, riche en pétrole et en gaz – un pays irréductible, entreprenant, maîtrisant la technologie nucléaire et développant de façon fulgurante ses moyens de défense militaire. Quand il arrive à se développer malgré 33 années d’embargo, il n’y a d’autres explications que celles d’un pays tenace et puissant! Les sanctions qu’il subit s’examinent, paradoxalement, fécondes car, l’astreignant à compter sur ses propres forces. Toute l’adversité envers l’Iran  apparait  sans effets au vu des progrès technologiques qu’il annonce  constamment. Les responsables ne cessent d’annoncer des avancées et autosuffisances dans l’industrie, les mines et la recherche médicale, mais aussi des succès dans le domaine de la fusion nucléaire par la méthode de « confinement inertiel par lasers » avec la fabrication d’une machine à laser permettant ce processus. Il a réussi même la production des barres et plaques de combustible nucléaire et à s’auto-suffire en matière de production des radars de défense anti-aérienne.

Avec ses annonces de sanctions et de menaces à répétition, son entêtement dans le mensonge et la diversion, dans le but de garder Israël, son gendarme, toujours dominant au Moyen-Orient, l’Occident a perdu toute crédibilité depuis longtemps au regard à l’aversion et à la répugnance des nations à son égard.  Le trouble est tel qu’un ministre israélien avait  évoqué, il y a quelques temps,  un «retard dans le nucléaire iranien» en conjecturant une autre échéance. Il avait été suivi par H. Clinton qui avait déclaré à Abou Dhabi – lors d’une tournée pour relancer l’«iranophobie» – «…les sanctions ont fait effet…L’Iran a des problèmes technologiques qui ont ralenti son calendrier». On l’avait compris quand on avait mis le lien avec les budgets consacrés pour « ralentir » les progrès de l’Iran pour l’assassinat de ses scientifiques, pour les réseaux  et les drones d’espionnages ou l’attaque du «Stuxnet» contre ses sites nucléaires. Pour T. Meyssan, «les prétendus soupçons occidentaux ne sont que des artifices…pour isoler un État qui remet en cause la domination militaire et énergétique des puissances nucléaires…». Lavrov avait estimé les menaces «contre-productives… la situation a pris un tour assez aigu… parce que l’Iran ne coopère pas suffisamment …et en grande partie parce que l’on suscite artificiellement des passions excessives». L’Iran est resté tenace en réitérant, au besoin, son choix du nucléaire civil et sa probité – en ouvrant même ses installations nucléaires aux États – tout en déployant ses efforts dans la production d’arsenaux défensifs de haute technologie.

Combien d’annonces sur les avancées technologiques avons-nous entendu depuis l’Iran pendant que l’Occident ne fait que bavarder, spéculer ou menacer. Nous avons retenu la construction d’un sous-marin de type baleine «comparables à ses équivalents étrangers» ; la livraison, à la Marine, de systèmes de missiles de croisière ; la mise en service de chars rapides et des véhicules équipés de missiles antichars et anti-hélicoptères ; le projet de lancement d’un satellite de reconnaissance Fajr et la mise sur orbite de Rasad 1, à énergie solaire.

Rappelons que l’Iran a construit des chasseurs Azarakhsh et Owaz ;  un avion d’appui le Shafagh ; des hélicoptères Shhbaviz 275 ; la série des Shahab ; deux chars de bataille Zulfikar et Towsan ; des véhicules de transport de troupes Boragh ; des destroyers et navires de patrouille ; des sous-marins de poche Sabehatet Ghadir et des missiles antinavires. Il a aussi modernisé le missile S-200 pour le rendre analogue au S 300 russes ; le missile sol-sol  «Fateh-110″. Il a produit en série le missile Mesbah1 conçu pour parer aux attaques aériennes ; le missile Mersad capable d’abattre des avions à basse et moyenne altitude «…opérationnel dans la guerre cybernétique». Il a fabriqué aussi des vedettes d’assaut Seraj et Zolfagar adaptées aux climats tropicaux ainsi qu’un drone bombardier Karrar d’une portée de 1.000 km tirant 4 missiles de croisière.

Il projette le lancement d’un vaisseau spatial en orbite géostationnaire de plus de 35.000 km d’altitude après celui lancé en février 2009 Omid à 250 km. Il compte, d’ici 2020, créer un réacteur thermonucléaire expérimental dont la conception est achevé. L’Iran a évolué de façon impressionnante non seulement en matière de défense militaire, mais aussi dans les domaines de l’aérospatial, de la biotechnologie et de la cellulothérapie. Ceci n’est que ce qui est annoncé ! Pour L. Ivashov  l’ex chef d’état-major russe,  favorable à la livraison des S 300 à l’Iran «…L’agression est moins probable quand la victime est en mesure d’infliger des dommages intolérables à l’agresseur»

Voici ce qu’avait répondu le journaliste italien Giorgio S. Frankel à Silvia Cattori lors d’un entretien, réalisé en mai 2011, à propos « d’ une attaque possible de l’armée israélienne ou d’autres, contre des sites iraniens ? » : « Je n’y crois pas parce qu’Israël a commencé à menacer d’attaquer l’Iran au début des années 90 … que l’Iran est en train de fabriquer la bombe atomique, que l’Iran est une menace. … dans l’histoire, un pays [qui] menace de faire la guerre et ne la fait pas pendant vingt ans, il ne la fera jamais. Cette menace … sert à Israël pour maintenir un climat de tension au Proche et au Moyen-Orient… il crée une situation de péril aux États-Unis et en Europe. …Mais si Israël attaque vraiment l’Iran, les conséquences mondiales seraient tellement catastrophiques … »

Un groupe de 13 généraux et amiraux américains avaient publié un rapport mettant en garde qu’une «perturbation soutenue » de l’approvisionnement en pétrole « serait dévastatrice…». Ce rapport intitulé « Ensuring américa ‘s Freedom of Movement : A National Security Imperative to Reduce US Oil Dependence”  signale que « Dans le cas du pire scénario de fermeture de 30 jours du Détroit de Ormouz l’analyse conclue que les US perdraient près de 75 milliards de $ en GDP »

Selon James T. Conway (GI retraité des Marines Corps) qui avait participé à la rédaction de ce rapport : «Vous pourriez vous réveiller demain matin et apprendre que les Iraniens ont senti venir une attaque contre leurs installations nucléaires et ont préventivement fermé le flux de pétrole dans le Golfe… Les US considéreraient certainement cela comme une menace à notre économie et agiraient. Et nous voilà plongé dedans ». Pour Arnaud de Borchgrave, qui écrit dans UPI Energy : « Le Détroit d’Ormouz … est le point de passage le plus important du monde avec un flux de 16 millions de barils par jour soit environ 33% de tout le commerce pétrolier effectué par mer soit 17% du commerce pétrolier mondial total. »… « Une bombe sur l’Iran et les prix du pétrole pourraient atteindre les 300 à 500$ par baril ».

Concluons par l’interview qu’avait accordée M. Ahmadinejad à Russia Today. Après avoir affirmé que les EU n’avaient pas les motifs et les conditions pour attaquer l’Iran, il conclut avec cette assurance quant à l’éventualité d’une attaque israélienne : «…nous ne le prenons même pas en considération…ils comprennent que toute attaque…entraînerait la destruction d’Israël».

DJERRAD AMAR

Les Produits alimentaires de Fukushima seront-ils exportés comme Aide Étrangère ?

Le peu de nourriture que le gouvernement japonais envoie à de pauvres pays comme l’aide étrangère pourrait provenir de la préfecture de Fukushima ; ce qui fâche les activistes anti-nucléaires.

Les activistes ne se soucient pas si la nourriture passe des inspections de sécurité. Ils semblent avoir déjà conclu que « Fukushima = » la radiation mortelle, « donc n’importe quelle nourriture de cette préfecture est dangereuse. Une des femmes dans la vidéo est si effrayée de la radiation qu’elle a fait partir ses enfants de Tokyo. Ne cherchez pas à savoir  s’il y a une menace crédible à la santé humaine : pensez juste à tous les enfants qui sont en danger !

C’est une situation triste pour les fermiers de Fukushima. Ils ont travaillé si durement pour cultiver leur récolte et heureusement, la plupart des produits agricoles de la préfecture ont été jugés être sûrs. On a craint que le riz soit lourdement contaminé, mais qu’une majorité de riz Fukushima a passé des tests. Malgré ceci, il y a la toujours grande ignorance et la crainte de la radiation et le lobby anti-nucléaire qui est plus qu’heureux de répandre des rumeurs sur les dangers que représentent les productions de Fukushima. Beaucoup de fermiers perdront de l’argent parce que les gens croient à tort que leur récolte est dangereuse.

http://www.japanprobe.com/2011/11/08/will-fukushima-produce-be-exported-as-foreign-aid/