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Suite à l’arrestation à l‘aéroport de Cotonou de l’avion présidentiel gabonais :Boni Yayi présente ses excuses à Ali Bongo

C’est un communiqué de la présidence de la République qui est revenu sur l’incident survenu le dimanche 13 novembre 2011 à l’aéroport Bernardin Cardinal Gantin de Cotonou, incident ayant trait à l’arrestation de l’avion présidentiel du président gabonais par la Police nationale. Une opération qui vient de coûter au commissaire Nazaire Hounoukpè, son poste. Mais l’essentiel du message est axé sur les excuses du chef de l’Etat Yayi Boni à son homologue gabonais, Ali Bongo. Lire le communiqué

Communique de la Présidence de la République

Le vendredi 11 novembre 2011, une mission en provenance du Gabon est arrivée par vol spécial conduite par le Directeur de Cabinet de Son Excellence Ali Bongo, Président de la République sœur du Gabon. Le vol spécial est reparti à Libreville pour revenir le dimanche 13 novembre 2011 chercher le Directeur de Cabinet et sa suite qui étaient descendus à Cotonou. C’est au retour de cet appareil que les services de sécurité de l’aéroport ont voulu procéder à un contrôle de l’aéronef et vérifier l’identité des personnes à bord. Ce à quoi l’équipage s’est opposé. Au même moment, le passeport diplomatique du Directeur de Cabinet a été saisi au mépris des règles diplomatiques, des conventions internationales et d’excellentes relations qui existent entre nos deux pays. Informé de cet incident, le Président de la République a ordonné de libérer immédiatement l’appareil et de restituer le passeport. Malgré ces instructions, le Commissaire de l’aéroport a disparu des lieux avec le passeport, obligeant la délégation gabonaise à repartir au petit matin sans le document confisqué. Malheureusement, cet incident a donné lieu à une intoxication, à de graves accusations mensongères et diffamatoires à l’encontre du Gabon allant jusqu’à ternir l’image de ce pays frère et de ses dirigeants. Face à cette situation, le Président de la République présente au nom de son Gouvernement et du Peuple béninois toutes ses excuses à son frère et ami le Président Ali Bongo, à son Directeur de Cabinet, à tous les membres de la délégation ainsi qu’au Peuple gabonais. Une commission d’enquête a été mise sur pied pour situer les responsabilités. Au regard de la gravité de la faute commise, le Commissaire Nazaire Hounoukpè, Commissaire de l’air et des frontières de l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin est relevé de ses fonctions à compter de ce jour mardi 15 novembre 2011. S’agissant du journal, une procédure en diffamation sera immédiatement engagée devant les juridictions compétentes.

Edouard A. Ouin Ouro

Secrétaire Général de la Présidence

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Une réponse à “Suite à l’arrestation à l‘aéroport de Cotonou de l’avion présidentiel gabonais :Boni Yayi présente ses excuses à Ali Bongo

  1. Guy-Bertin Hounkponou novembre 21, 2011 à 7:37

    Ce communiqué annonce bien qu’une enquête sera ouverte pour situer les responsabilité, et patati patata… Une enquête pour quelle fin? Le président yayi boni en prenant ses responsabilités ne savait pas où se situaient les responsabilités? Il a donc réagit en sanctionant le commissaire qui ne n’accopmplissait que son devoir et c’est après cela qu’on veut enquêter. Cette méthode s’appelle comment? De l’improvisation? De la naviguation à vue? De l’agitation? Ou mettre les wagons devant la locomotive? Le communiqué a reconnu que que les services de sécurité de l’aéroport ont voulu procéder à un contrôle de l’aéronef et vérifier l’identité des personnes à bord. Ce à quoi l’équipage s’est opposé. N’est-ce-pas là un acte suspect devant attirer l’attention d’un bon agent de sécurité? Est-ce-que les règles diplomatiques, des conventions internationales dont fait allusion le communiqué dispensent des formalités sécuritaires? Et si ce commissaire était là et que au nom des règles diplomatiques, des conventions internationales, il ne s’assure pas de la vraie identité des personnes à bord d’un avion et que après il y a un catastrophe, que lui repprochera-t-on? Pourquoi on nom de la diplômatie yayi s’est empressé de s’acrifier les valeurs et dispositions sécuritaires de son pays? Est-ce-que décourager ceux qui veulent remplir correctement leurs fonctions fait partir aussi des nombreuses réformes pour refonder ce pays? Enfin, une procédure en diffamation sera immédiatement engagée devant les juridictions compétentes contre le journal. Je me demande pour quelles raisons? Parce qu’il a dit ce qui n’est pas?

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