Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: novembre 24, 2011

Le Franc Cfa menacé : La dévaluation, bel et bien à nos portes

Comme il fallait s’y attendre, le scoop livré par Notre Voie, dans son édition n°3988 du lundi 21 novembre 2011 relativement à la dévaluation du franc Cfa, annoncée pour janvier 2012, suscite des réactions divergentes. Pendant que des économistes africains trouvent cette triste réalité inévitable au regard de la rude crise économique qui frappe l’Europe, les gouverneurs des banques centrales africaines concernées (Bceao et Beac) tentent de nier l’éventualité. Et pourtant, le franc Cfa se situe à un micron de sa deuxième profonde dévaluation.

«Si rien ne vient entre temps changer la donne, dès le 1er janvier 2012, c’est-à-dire dans moins de 40 jours, le Fcfa sera dévalué à nouveau. La parité fixe qui jusque-là était de 1 euro = 655,59 Fcfa passera à 1 euro=1000fcfa. Selon une source diplomatique occidentale, c’est pour apporter cette information aux chefs d’Etat de l’Uemoa qu’Alassane Dramane Ouattara a fait le tour de la sous-région, la semaine dernière. Il a été mandaté, selon la source, par le Président français, Nicolas Sarkozy. En Afrique centrale, c’est à Denis Sassou N’Guesso que la mission a été confiée par Paris d’informer ses homologues de la Cemac mais aussi des Comores. Le diplomate assure que Sarkozy, compte tenu des problèmes que le Président sénégalais rencontre actuellement et surtout à cause de sa grande susceptibilité, a tenu à parler personnellement à Abdoulaye Wade lequel devrait informer son petit voisin bissau-guinéen». Cette exclusivité publiée par le quotidien Notre Voie n°3988 du lundi 21 novembre 2011 a visiblement créé un séisme à la rencontre annuelle de concertation entre la Bceao et la Beac qui se tient à Abidjan, depuis mardi 22 pour prendre fin aujourd’hui 24 novembre 2011. Au point où, au sortir d’une audience avec le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, le mardi 22 novembre, lendemain de la publication de l’article de Notre Voie, le gouverneur de la Beac, Lucas Abaga, a déclaré : «La dévaluation n’est pas d’actualité. La croissance reste rigoureuse en 2011 ; le taux de couverture monétaire est presque de 100% alors qu’il faut un minimum de 20%, tous les indicateurs sont dans le bon sens». Le nouveau gouverneur de la Bceao, Tiémoko Meyliet Koné, qui se tenait à ses côtés, a partagé la même vision que son homologue.

Le prêteur en difficultés financières

Ces propos du gouverneur de la Beac sont plus du registre de la politique, qui vise à amadouer les populations afin de prévenir toute manifestation de rue, que celui de l’économie, où la démagogie ne prospère pas face aux clignotants rouges. Si une timide croissance est constatée en Afrique depuis quelques années, ce n’est pas le cas en Europe où sévit une crise économique rude qui menace même les fondements de l’euro, la monnaie commune à 27 pays européens. Dont la France, ex-pays colonisateur de la majorité des pays, membres de la Bceao et de la Beac. Mais surtout «parrain» du Fcfa et principal pourvoyeur de «l’aide» au développement des Etats de la zone monétaire.

Frappée par la crise économique qui touche l’Europe, la France se trouve profondément dans l’incapacité de jouer son rôle comme par le passé. De son côté, l’Allemagne, la première puissance économique européenne, se refuse à servir de «parapluie» à la France en Afrique au risque de mettre en péril tout l’édifice européen. D’autant qu’en Europe, les conséquences de la crise se font durement ressentir. L’exemple de la Grèce est bien récent. «Le prêteur est en difficulté, c’est cela la réalité. Pour prêter de l’argent aux pays de la zone Cfa dans le cadre de l’aide au développement, la France empruntait, avant la crise, sur le marché européen à un taux de 2%. Elle prêtait ensuite aux pays africains à un taux de 4%. Avec la crise, le taux d’emprunt de la France sur le marché européen s’est accru. La France ne peut plus continuer puisqu’elle est frappée de plein fouet par la crise. Elle a donc décidé de dévaluer le Fcfa pour ne pas porter les pays de la zone Bceao et Beac comme un boulet au pied», soutient une source informée.

Ancien gouverneur de la Bceao, Alassane Dramane Ouattara que la France a activement contribué à installer au pouvoir a été chargé par Paris d’expliquer la pilule amère de la dévaluation du Fcfa aux autres chefs d’Etat de la zone. Quant aux gouverneurs de la Bceao et de Beac réunis à Abidjan avec les autres partenaires dont la France, il s’agit de réfléchir sur comment appliquer cette mesure sans faire sombrer les économies sous-régionales.

Comme avant le 11 janvier 1994

La tâche est ardue comme ce fut le cas en 1993, quelques mois avant la dévaluation du Fcfa survenue en janvier 1994. En effet, à partir de septembre 1993, le soutien financier de la France était conditionné à l’adoption par les pays de la zone Cfa de programmes économiques et financiers crédibles soutenus par le Fmi. Ce changement d’attitude préfigurait de la dévaluation du franc Cfa. Aujourd’hui encore, le schéma est identique. Pendant que le Fmi est sollicité par l’Europe pour appuyer les économies de certains pays de la zone euro en grande difficulté, il soumet les pays africains à des conditionnalités socio-économiques qui ne seront pas sans conséquences pour la stabilité de certains Etats. Des sources parlent, par exemple, de réduction du personnel de la Fonction publique et d’une privatisation totale de tous les secteurs des économies des pays africains. La dévaluation va renchérir le coût de la vie déjà intenable dans certains pays comme la Côte d’Ivoire. C’est à juste titre que Houphouët s’opposait vigoureusement à la dévaluation. Quelques semaines après sa mort, le 7 décembre 1993, la France et le Fmi ont décidé, le 11 janvier 1994, la dévaluation de 50% du franc Cfa pour les 13 pays africains du continent et 33% pour les îles Comores. Pour janvier 2012, des sources parlent d’une dévaluation de plus de 60% du franc Cfa. C’est dire que la catastrophe est à nos portes. Et les pluies de milliards Fcfa dévalués n’y pourront rien. Comme en 1994…

Didier Depry didierdepri@yahoo.fr

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Port sec de Parakou : Sarkozy impose Bolloré à Boni Yayi

Port sec de Parakou : Les raisons de son blocage Duel à mort entre Paris et Cotonou (Sarkozy impose Bolloré, les membres du cabinet de Yayi le poussent à rouler pour Samuel Dossou)

Dans le souci de désengorger le port autonome de Cotonou et de rapprocher les services portuaires des populations de l’hinterland, Niger, Burkina Faso, Tchad etc.…, depuis quelques mois a été mis en chantier la construction d’un port sec à Parakou la citée carrefour du Septentrion. Une fois achevée, cette infrastructure devrait permettre aux usagers du port de Cotonou, venu de l’hinterland, d’avoir une première opportunité d’accès à une plateforme sur laquelle, ils peuvent recevoir leurs marchandises sans engager les même frais que s’ils étaient venus à Cotonou. Ainsi de la mise en place du port sec de Parakou à son inauguration et à sa mise en service, le chef de l’Etat a toujours travaillé en bonne intelligence avec des opérateurs économiques béninois. C’est probablement ce qui l’a conduit à attribuer le port sec de Parakou au richissime homme d’affaires Béninois, Samuel Dossou-Aworet. Un Béninois possédant au sein de son groupe l’expertise et les moyens financiers nécessaires pour relever un tel défi.

Tout allait bien jusqu’à ce que le groupe Français Bolloré pointe du nez. Ainsi, malgré son accord scellé avec l’investisseur béninois, au lieu de protéger ce dernier, Yayi semble avoir fait de nouvelles options qui ne prennent plus Samuel Dossou-Aworet en compte. Désormais, la nouvelle trouvaille est le groupe Français Bolloré qui est déjà présent au port de Cotonou et qu’on cite comme transporteur de l’uranium nigérien qui devrait transiter par le Bénin. Manifestement c’est le groupe français qui plait le plus au chef de l’Etat du moins depuis quelques temps.

Des sources généralement crédibles informent que ce revirement spectaculaire vient de ce que le chef de l’Etat aurait reçu de Nicolas Sarkozy des instructions fermes afin que le géant français soit l’adjudicataire de ce port sec de Parakou, pourtant déjà gagné par le groupe Béninois de notre compatriote Samuel Dossou-Aworet. Une attitude colonialiste qui se justifie par le fait que Boni Yayi en quête de soutien est prêt à toutes les concessions pour ne pas mécontenter l’allier français. Mais alors, que devient le partenariat déjà établi entre Yayi et Samuel Dossou-Aworet ?

Bien malin qui pourra le savoir.

Le Béninois Libéré

Livre « Côte d’Ivoire : le coup d’Etat » : Gbagbo y raconte lui-même son 11 Avril

Le livre est intitulé «Côte d’Ivoire : le coup d’Etat». Il est écrit par le journaliste d’investigation Charles Onana et préfacé par l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki. Et il apparaît d’ores et déjà comme un livre-événement, tant les révélations et les rappels utiles y sont foisonnants. Le livre contient également des documents et des courriers inédits que Charles Onana a réussi à se procurer, provenant notamment de ministres français. Déjà en vente en France, «Côte d’ivoire : le coup d’Etat» sera-t-il autorisé à la vente en Côte d’Ivoire ? Il faudrait pour cela que des libraires ou des distributeurs aient le courage de le commander…

Le Nouveau Courrier publie des «bonnes feuilles» de ce livre. Il s’agit du témoignage du président Laurent Gbagbo, qu’il a pu faire parvenir à Charles Onana depuis sa réclusion, et qui va, à coup sûr, déranger des milieux internationaux très haut placés. Ses accusations contre l’armée française, qui a selon lui tiré sur de jeunes manifestants Ivoiriens pour les disperser ou les empêcher de rallier sa résidence, et qui a visiblement profité d’une conversation téléphonique pour le localiser dans la résidence et bombarder sa chambre, sont très claires. Elles montrent une petite partie de ce qu’il a à dire, et constituent une alerte pour tous les hommes de bonne volonté. En effet, le pouvoir Ouattara et la Sarkozie doivent absolument comprendre qu’une éventuelle élimination physique du témoin gênant de Korhogo serait lourde de conséquences pour la Côte d’Ivoire. A court, moyen et long terme.

Gbagbo raconte comment une bombe a atterri dans sa bibliothèque

«Ce sont les soldats français qui ont tout fait. Ils ont bombardé du 31 mars au 11 avril 2011. Il y a eu des bombardements sporadiques avec largage des bombes. Le ministre français de la Défense, Alain Juppé, avait manifesté le désir de parler avec moi. Mon conseiller Désiré Tagro était venu me dire que cette demande venait de monsieur Charles Millon, l’ancien ministre de la Défense du gouvernement Juppé en 1995. En fait, monsieur Millon avait été à l’université de Lyon avec moi. Tagro m’avait fait part de cette

demande le 10 avril 2011 à mon réveil matinal. J’étais sur le point d’aller prendre ma douche lorsque Tagro m’a informé du souhait de monsieur Juppé. Quand j’ai fini de prendre ma douche, j’ai retrouvé Tagro qui m’attendait le téléphone à l’oreille. Il était encore en communication avec monsieur Millon. Soudain, une bombe explose sur le toit de ma chambre. Millon demande alors à Tagro ce qui se passe. Tagro lui répond qu’on est en train de vouloir tuer le président. Ceux qui ont largué cette bombe ont tout détruit dans la pièce. J’avais une collection de livres d’auteurs romains et grecs traduits en français que je conservais jalousement depuis quarante ans, tous ont brûlé. Ma bibliothèque constituée depuis l’époque où j’étais étudiant est partie en fumée en quelques minutes seulement.»

Gbagbo explique pourquoi il a demandé à l’armée ivoirienne de ne plus se battre

«Le 10 avril 2011, notre informateur au ministère de la Défense à Paris nous a dit que ce jour-là, c’était 6+3. C’est-à-dire 6 hélicoptères plus 3 autres. Il faut savoir qu’auparavant, c’était uniquement trois hélicoptères qui nous bombardaient. Les snipers étaient également postés sur le toit de l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire. Qui est mitoyen à ma résidence. Leur rôle essentiel était de tirer sur les jeunes Ivoiriens qui manifestaient ou s’aventuraient à sortir à proximité de ma résidence. Ainsi, lorsqu’on m’apprend que les chars français sont à Cocody, le commandant des Forces spéciales, l’officier de frégate Boniface Konan, me fait parvenir un message disant qu’il ne peut plus combattre, car les soldats sont dispersés. Le message souligne que les chars et les hélicoptères français ne cessent de tirer sur les soldats ivoiriens. Le 10 avril, j’ai dit à Konan qu’il devait cesser les combats pour ne pas faire tuer les soldats. Je ne pouvais accepter de voir mourir inutilement les dignes fils de mon pays face à des gens qui voulaient uniquement ma tête. J’ai demandé qu’on me laisse attendre sereinement le dénouement à la Résidence. Les soldats voulaient me mettre à l’abri. Mais je leur ai dit que je n’étais pas militaire mais chef de l’Etat. Ce qui m’importait le plus, c’était leur sécurité et non pas la mienne devant le feu français. A ce moment, Konan me dit la gorge serrée : «Monsieur le président, les Français ont tout détruit».

Gbagbo : «Ce sont les soldats français qui filmaient ma capture

«En fait, les Français ont encerclé la résidence et au lieu d’achever leur mission, c’est-à-dire de venir me prendre eux-mêmes, ils ont plutôt envoyé les rebelles me prendre. Je tiens tout de même à préciser qu’ils ont envoyé les rebelles m’arrêter devant les caméras. Toutes les images que vous avez reçues sont les images des soldats français. Ce sont les soldats français qui filmaient ma capture. Ils tournaient avec des caméras à la résidence et à l’hôtel du Golf. Plus tard, ils ont fait venir des journalistes français pour d’autres images de moi. Il n’y avait pas de journalistes africains tournant les images au moment de mon arrestation.»

La tentative de «corruption» de l’administration Obama

«Un sous-secrétaire d’Etat américain m’a téléphoné et m’a parlé pendant au moins une heure. Il me disait que si je partais du pouvoir, je ne serais pas poursuivi, je pourrais m’exiler avec soixante-quatre personnes de mon entourage et que tous seraient pris en charge. Quant à moi, je serais logé, nourri et blanchi, j’aurais un travail et des revenus équivalant à 2 millions de dollars, etc. Cette conversation ou plutôt ce monologue était surréaliste.

Il y avait un tel décalage entre ce que disait ce monsieur et la réalité que je vivais avec le peuple ivoirien que son discours était indigeste. J’ai finalement raccroché, fatigué de l’entendre pérorer sur les propositions qui m’attendaient si j’acceptais de quitter le pouvoir. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose d’étrange dans ce discours. Quel était le sujet ? A mon avis, c’était le résultat des élections présidentielles. Ils ont tous prétendu que j’avais perdu les élections présidentielles mais le Conseil constitutionnel de mon pays a dit le contraire. J’ai demandé de recompter les voix, ils ont refusé. J’ai même proposé une commission d’enquête indépendante internationale pour examiner les faits. On a refusé. Pourtant, les données sont simples. S’il est prouvé que j’ai perdu les élections, je m’incline sans autre forme de discussion. Si j’ai gagné, je suis disposé à faire des concessions politiques pour créer un climat d’apaisement et de paix dans tout le pays. Mais pourquoi s’obstine-t-on à me faire des propositions absurdes ? Pourquoi cherche-t-on à me corrompre et à me menacer si on est convaincu que j’ai perdu les élections ?

Peu après ce coup de téléphone étrange, mes conseillers me disent qu’Hillary Clinton cherche à me joindre au téléphone. Je refuse de prendre la communication car je suis convaincu que je vais encore passer un moment à entendre à nouveau les mêmes propositions. Elle m’a finalement adressé un message pour me proposer je ne sais quoi. Je n’ai même pas ouvert l’enveloppe. Après Hillary Clinton, le président Obama m’a directement appelé à son tour. Une fois de plus, j’ai refusé de prendre la communication. Je ne voulais plus écouter ni entendre les discours ennuyeux et les propositions ubuesques qu’ils infligeaient à mes oreilles.»

Le nouveau courrier

Binyamin Ben-Eliezer : “le nouveau régime d’Egypte va devenir notre ennemi”

Les Israéliens qui, ont été très heureux d’avoir réussi à évincer Kadhafi de la tête de la Libye, commencent à regretter leur grand ami  Hosni Moubarak comme, en témoigne les propos de Binyamin Ben-Eliezer, rapportés le 16 novembre par JSSNews.

Pourquoi s’inquiètent-ils ? La raison est simple, les frères musulmans sont en passe de contrôler l’exécutif égyptien or, sans l’appui des nouveaux dirigeants de l’Egypte il sera difficile de raccorder les divers pipelines au réseau Israélien (ceux qui viendront de Libye, du Soudan et d’Hassi Messaoud).

Binyamin Ben-Eliezer : “le nouveau régime d’Egypte va devenir notre ennemi”

Binyamin Ben-Eliezer, très grand député israélien, tenait une place spéciale dans les relations israélo-égyptiennes pendant le règne Hosni Moubarak. Ben-Eliezer a toujours été reçu chaleureusement au Caire avec les honneurs et un traitement spécial. Et sa capacité à converser en arabe,  sans accent, l’a sans doute aidé à développer cette relation privilégiée avec le leader arabe déchu.

Ben-Eliezer, un travailliste de la première heure, met aujourd’hui en garde Israël contre une “menace possible”. Selon lui, “le nouveau régime d’Egypte va devenir notre ennemi.”

Un de ses assistants, contacté par JSSNews, a expliqué que Ben Eliezer “suit la situation de très près, il a des tonnes d’informations et d’amis qui vivent en Egypte et qui lui donnent des informations dont on n’entend pas parler en Occident.” Selon notre source “le député suggère aujourd’hui à la Nation israélienne de se préparer à un pareil conflit.”

Ben-Eliezer a d’ailleurs lui-même été très clair lors de la dernière réunion du Comité défense de la Knesset. A la surprise générale, il a demandé à Avigdor Lieberman, qui tenait ce jour-là comme discours le fait de pouvoir “intervenir en urgence.” “Ce que j’ai à vous dire mérite une sérieuse attention. Et de l’action!”

“Nous sommes au milieu d’une tempête ou un tremblement de terre”, a expliqué le député à ses collègues. “Je ne vois pas ce tremblement de terre se calmer. Dans un avenir très proche, il y aura des élections en Egypte. Pour la première fois dans l’histoire, les Frères Musulmans vont récupérer au moins un tiers des sièges au parlement. Au lieu du nationalisme, nous allons recevoir de l’islamo-isme “.

Ben-Eliezer a ensuite averti que personne ne peut prédire le prochain gouvernement du Caire. “Nous devons comprendre qu’il est possible de nous retrouver au milieu d’une confrontation militaire avec l’Egypte. Nous avons déjà un problème concernant le Sinaï devenu un tremplin pour le terrorisme. Contrairement à Gaza, ici, nous n’avons pas la liberté d’agir, militairement parlant, comme nous le souhaitons, cela doit être pris en compte “.

Jonathan-Simon Sellem – JSSNews

Descendants de nazis – l’héritage infernal

TV lobotomie, la vérité scientifique sur les effets de la télévision

Ci-dessous un article de François-Xavier Rochette paru dans « Rivarol », à propos de l’ouvrage de Michel Desmurget : « TV lobotomie, la vérité scientifique sur les effets de la télévision ».

Michel Desmurget, docteur en neurosciences, dresse un terrible réquisitoire contre la télévision, en s’appuyant sur une littérature scientifique foisonnante et unanime… mais dont le grand public n’entend jamais parler.

Un livre que l’on peut commander en ligne >>  ICI. Source : « Contre-info »

L’avènement de l’ère internautique démocratisée laisse à penser que la domination télévisuelle dans le champ médiatique ne cesserait dès lors de décroître. Or, paradoxalement, c’est l’inverse qui est observé par les scientifiques ayant eu le courage de se pencher sur cette question fondamentale. Du courage, il en faut en effet pour nos chercheurs qui ne connaîtront aucune gloire en analysant l’expansion de la gangrène télévisuelle puisque le principal relais informatique reste la télévision qui n’a jamais cultivé un goût prononcé pour la remise en cause salvatrice. Pourtant les études sur la nocivité intrinsèque de la télévision sont fort nombreuses mais restent cloisonnées au sein des bibliothèques universitaires (américaines en particulier), ou bien au chaud dans de prestigieux laboratoires qui ne peuvent faire leur beurre à partir de ces travaux.

Heureusement les journaux alternatifs et quelques internautes diffusent les découvertes étonnantes sur la malfaisance dévastatrice de la petite lucarne (les études et les chiffres dépassent les préjugés que l’on peut avoir à propos du phénomène abrutissant télévisuel). Mais ces avertissements parcimonieux ne touchent malheureusement pas la masse et l’immense majorité des familles qui se font décérébrées d’une manière indolore au quotidien. Le neuroscientifique Michel Desmurget vient de publier un livre complet sur cette drogue dure que constitue la « télévision ». C’est aussi l’occasion pour nous de faire un point sur la « dangerosité » et la « progression » de ce poison dans le corps social.

D’abord, remarquons que le temps moyen passé devant la télévision (des Français et des hexagonaux) est de 3H40 par jour pour un adulte et de 2H40 pour un enfant scolarisé : Cette durée de soft lobotomie a encore augmenté ces cinq dernières années malgré Internet et la prolifération des « DVD ». Ce temps passé devant la téloche correspond à 25% du temps de veille des gens et à 75% de leur temps libre ; l’équivalent de 56 jours par an. Les conséquences de cette surexposition médiatique sont (bien sûr) très graves. Chaque heure quotidienne consommée augmente le « risque de décès » de 10%, augmente le nombre d’obèses de 2% : Plus de deux heures par jour augmente le « risque de surpoids » de 55%. Chaque heure de « TV » consommée avant 3 ans augmente de 10% la quantité de « junk food » consommée à 10 ans. Si la télé prend de plus en plus de place dans les foyers, elle est devenue par ailleurs plus venimeuse encore. La phrase de Patrick Le Lay sur le « temps de cerveau disponible », écrit à propos Michel Desmurget qui a bien désarticulé pour mieux le comprendre le processus cognitif imposé à tous les téléspectateurs, est en effet d’une terrible honnêteté.

Aujourd’hui la fonction principale de la « télévision » (ses films, ses émissions, ses programmes d’une manière générale) est de stresser le consommateur ; de le stresser continûment, avec force et détermination. Car il s’avère selon Desmurget que « si vous stressez une personne avant de lui passer une publicité, elle va beaucoup mieux retenir le message. L’évolution fait que nous sommes beaucoup plus prompts à retenir les choses qui nous menacent, nous ont fait peur, que les choses qui nous ont fait plaisir ou aucun effet. Ce n’est donc pas un hasard que l’on montre autant de violence ». (Notons que les programmateurs bourrent de plus en plus de pubs les séries diffusées, mais évitent également, de plus en plus, de passer de la réclame immédiatement après un épisode, le happy end typiquement américain n’étant pas propice à l’aggravation du stress publiphile). Alors les scénaristes se sont adaptés aux nouvelles exigences psycho-publicitaires : violences tous azimuts, souffrances perpétuelles, angoisse communicative, perversions sexuelles fantastiques… Et le péquin tombe sur Les Experts de « TF1 », Esprits criminels, Le Mentaliste et John Le Rouge (rouge comme le sang…) en devant se mettre à la place d’un « sériôl quilleur » pour le comprendre. Les gamins de 10 ans deviennent les premiers fans, ils sont shootés à l’adrénaline et aux odeurs de cadavres en état de décomposition : Le stress est leur came, la pub leur héroïne. Déflorés à 5, 7 ou 8 ans avec quelques sitcoms, empalés par « Plus belle la vie » à ces âges, les gamins plongent dans le grand bain à 9 ou 10 ans avec « Les Experts », « Le top du top » ! La téléphonie mobile, le gel pour les cheveux, les capotes, les chewing-gums dégueulasses et leurs acolytes se portent bien. Mais les méfaits du Moloch ne s’arrêtent pas là.

Donnons la parole à Desmurget : « Les études montrent que les gens qui regardent (trop) la + TV + finissent par voir la réalité telle qu’elle y est montrée. Si l’on amène des télévisions sur une île Fidji, on voit que les dossiers médicaux montrent qu’avant la + TV + le nombre de filles au régime est quasi nul et le nombre d’anorexiques est nul. Trois ans après, vous avez 70% de gamines qui se sont mises au régime, et 12% qui se font vomir, parce que la + TV + a insufflé cet idéal de minceur ». Les scientifiques ont observé le même phénomène pour la consommation de tabac et d’alcool… Non contente de pourrir les esprits, la télévision putréfie également les corps et exténue les organismes : Si l’on enlève la télévision à un adolescent, il gagne ainsi une heure de sommeil par nuit. Une étude canadienne a d’autre part montré que l’introduction de la « TV » dans une zone enclavée qui n’y avait pas accès a diminué de 30 à 40% la fréquentation des installations sportives et culturelles, dont les bibliothèques.

La « télévision » agit donc comme une drogue dure et particulièrement nocive. Elle ronge les âmes et les corps mais elle entraîne également une addiction sévère chez ses consommateurs (l’immense majorité d’entre eux). Pour Desmurget, il n’existe qu’une seule solution pour s’en sortir : Se débarrasser de sa télévision, la fracasser sur l’autel de la consommation et de la manipulation ! A vos masses !

Michel Desmurget, invité d’Audrey Pulvar dans le 6/7 de France Inter (6h50 – 3 février 2011).

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