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Port sec de Parakou : Sarkozy impose Bolloré à Boni Yayi

Port sec de Parakou : Les raisons de son blocage Duel à mort entre Paris et Cotonou (Sarkozy impose Bolloré, les membres du cabinet de Yayi le poussent à rouler pour Samuel Dossou)

Dans le souci de désengorger le port autonome de Cotonou et de rapprocher les services portuaires des populations de l’hinterland, Niger, Burkina Faso, Tchad etc.…, depuis quelques mois a été mis en chantier la construction d’un port sec à Parakou la citée carrefour du Septentrion. Une fois achevée, cette infrastructure devrait permettre aux usagers du port de Cotonou, venu de l’hinterland, d’avoir une première opportunité d’accès à une plateforme sur laquelle, ils peuvent recevoir leurs marchandises sans engager les même frais que s’ils étaient venus à Cotonou. Ainsi de la mise en place du port sec de Parakou à son inauguration et à sa mise en service, le chef de l’Etat a toujours travaillé en bonne intelligence avec des opérateurs économiques béninois. C’est probablement ce qui l’a conduit à attribuer le port sec de Parakou au richissime homme d’affaires Béninois, Samuel Dossou-Aworet. Un Béninois possédant au sein de son groupe l’expertise et les moyens financiers nécessaires pour relever un tel défi.

Tout allait bien jusqu’à ce que le groupe Français Bolloré pointe du nez. Ainsi, malgré son accord scellé avec l’investisseur béninois, au lieu de protéger ce dernier, Yayi semble avoir fait de nouvelles options qui ne prennent plus Samuel Dossou-Aworet en compte. Désormais, la nouvelle trouvaille est le groupe Français Bolloré qui est déjà présent au port de Cotonou et qu’on cite comme transporteur de l’uranium nigérien qui devrait transiter par le Bénin. Manifestement c’est le groupe français qui plait le plus au chef de l’Etat du moins depuis quelques temps.

Des sources généralement crédibles informent que ce revirement spectaculaire vient de ce que le chef de l’Etat aurait reçu de Nicolas Sarkozy des instructions fermes afin que le géant français soit l’adjudicataire de ce port sec de Parakou, pourtant déjà gagné par le groupe Béninois de notre compatriote Samuel Dossou-Aworet. Une attitude colonialiste qui se justifie par le fait que Boni Yayi en quête de soutien est prêt à toutes les concessions pour ne pas mécontenter l’allier français. Mais alors, que devient le partenariat déjà établi entre Yayi et Samuel Dossou-Aworet ?

Bien malin qui pourra le savoir.

Le Béninois Libéré

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