Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: décembre 18, 2011

Alassane Dramane Ouattara : Mariage forçé avec la Côte d’Ivoire

WKIPEDIA, l’encyclopédie libre définit le mariage forcé comme : « Marier une personne contre sa volonté »

L’encyclopédie poursuit : « Ces jeunes filles sont contraintes à des rapports sexuels et des grossesses non désirées, des violences conjugales, des pertes d’autonomie et de liberté…ces atteintes à l’intégrité et la liberté engendrent aussi des chantages affectifs, des séquestrations et des déscolarisations. De plus, les femmes qui manifestent leur désaccord se voient confisquer leur papier d’identité, elles se trouvent donc en situation irrégulières. Elles peuvent aussi avoir des difficultés matérielles comme par exemple des problèmes de logement, des pertes d’emploi et l’arrêt de leurs études…Elles peuvent aussi entrainer des ruptures familiales. Les hommes peuvent être aussi soumis au mariage forcé. »

On pourrait ajouter simplement « NO COMMENT » comme conclusion, mais comparaison n’étant pas raison, notre objectif est de démontrer que la relation entre M. OUATTARA et la Cote d’Ivoire est comparable à un mariage forcé et donc possède les mêmes conséquences décrites plus haut.

En pleine crise économique, la Cote d’Ivoire a été contrainte en 1990 par les bailleurs de fonds et par la France de créer un poste de premier ministre non prévu par la constitution et d’imposer M. OUATTARA comme premier ministre pour faire notre bonheur. Personne ne pouvant être heureux dans ce mariage forcé, la Cote d’Ivoire sombre dans le malheur politique le 18 février 1992 avec l’arrestation et l’emprisonnement de tous les leaders de l’opposition suite à une marche pacifique. Le malheur n’était pas que politique, la mise en route du programme de privatisation entraine des pertes d’emplois, de logement et l’arrêt des études pour plusieurs enfants de parents appauvris. L’introduction de la carte de séjour a entrainé la rupture entre étrangers et ivoiriens au pays de la vraie fraternité (relire la définition du mariage forcé et ses conséquence).

Suite à un mandat d’arrêt contre lui pour faux papiers ivoiriens faisant de lui un ivoirien sans l’être, il organise un coup d’Etat en 1999 pour contraindre la Côte d’Ivoire à reconnaitre ses faux papiers. Un acte de naissance et un certificat de nationalité lui est délivré par la suite mais la constitution ivoirienne votée par 86% des ivoiriens lui ferme la possibilité d’être éligible.

En 2002, il organise un coup d’Etat qui échoue et crée une rébellion qui occupe la moitié nord du pays. Des pertes de vies, d’emplois, de logements se multiplient et la rupture de la famille ivoirienne en deux camps est consacrée par cette rébellion. Il finit par être éligible par un accord politique contre la volonté de 86% de la population ivoirienne.

Deuxième par fraude de la classe politique ivoirienne après le premier tour de l’élection présidentielle 2010, il est propulsé président par bombardement de l’armée française après enlèvement et déportation du président élu des ivoiriens. Il s’en suit  des violences, des atteintes à l’intégrité physique, des morts, des pertes d’emploi, séquestration, déscolarisation avec fermeture de l’université, exil, confiscation des papiers d’identité par pillage et occupation de domicile…, approfondissement de la rupture de la famille ivoirienne, perte d’autonomie, de liberté et de souveraineté. (Relire la définition et les conséquences du mariage forcé).

Le 11 décembre 2011 se sentant en position de force, il décide enfin, à travers les élections législatives, d’avoir l’avis des membres de la famille ivoirienne sur les caprices de cette femme qui refuse tout à son mari. A plus de 80%, les membres de la famille ivoirienne lui font savoir, par un silence assourdissant et étourdissant que le mariage forcé est condamné par la déclaration universelle des droits de l’homme et que les « grossesses indésirées »  de ce parlement ne seront point acceptées. Divorcer ou continuer le mariage forcé ?

Si vraiment la communauté internationale est sincère en disant qu’elle a fait la guerre aux ivoiriens pour installer la démocratie c’est-à-dire la volonté de la majorité, logiquement l’on s’attend à ce que cette même communauté contraigne M. OUATTARA au divorce  après ce troisième tour des élections présidentielles  sinon…wait and see.

DIABATE Cheick

Chercheur à L’université de Colorado

USA

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1er Décembre 1944 : Massacre de Tirailleurs africains au camp de Thiaroye

Aphrika – Le 1er Décembre 1944, furent massacrés des soldats Africains, libérateurs de la France par… la France. Ces soldats Africains, communément appelés ‘ ‘Tirailleurs Sénégalais’  ont commis un seul crime: celui d’être Africains.

Recrutement de paysans Africains pour le corps des tirailleurs
Tirailleurs sur le départ en France

En effet, comment expliquer autrement l’assassinat dont ils ont été victimes?  Car ces Tirailleurs africains*, à qui on avait toujours répété que la France est la mère patrie, avaient pour la grande majorité, même si ils ont été pour la plupart recrutés de force, combattu avec conviction l’ennemi Nazi, dont ils sont finalement venu à bout.

C’est donc fiers de leur victoire qu’ils ont été démobilisés et sont arrivés au camp de Thiaroye* au Sénégal, le 21 novembre 1944. Sur leur visage, se lisait le bonheur de retrouver enfin leurs familles, après quatre longues années d’absence, malgré le traumatisme de la guerre et la perte de leurs nombreux camarades morts au combat ou fusillés par les Nazis. Ils ne se doutèrent pas qu’ils ne reverront plus jamais les leurs, ou leurs pays, pour ceux originaires d’autres pays du continent. Ils sont au nombre de 1280, originaires de pays d’Afrique Occidentale Française.

Tirailleurs avec une autochtone Française

Mais le 30 Novembre 1944, il y’ eut une révolte au camp de Thiaroye, suite à la réclamation de leurs arriérés de solde et de leur prime de démobilisation, qu’on leur avait déjà refusés en France, avant leur retour en Afrique. Ils prirent le général Damian en otage donc. Le 1er Décembre 1944, le bataillon de Saint-Louis  donne l’assaut de nuit, sans sommation, du camp désarmé. Il y eu une trentaine de survivants qui  furent  condamnés à des peines allant de 1 à 10 ans, avec amende, et perte de leur indemnité de mobilisation. Ils ne furent libérés qu’en 1947, par le président Français de l’époque Vincent Auriol, sans avoir été rétabli dans leurs droits, et n’ont pas eu droit à une pension de retraite.

Les corps de la majorité des tirailleurs furent enterrés dans une fosse commune, une trentaine ayant eu des tombes individuelles, pour cacher le nombre réel de morts.

Tirailleurs faits prisonniers et qui seront exécutés

Le cimetière de Thiaroye 44 fût longtemps laissé à l’abandon. Aujourd’hui, il a été réhabilité, et est ouvert aux pèlerins Africains. Le 23 Mai 2004, 60 ans après ce massacre, fut célébrée et instaurée, pour la première fois au Sénégal, la journée du Tirailleur Africain, en souvenir de la date de libération de la ville de Toulon, en France, par les tirailleurs le 23 Août 1944.

Je me pose toujours la question de savoir pourquoi aucun chef d’état Africain ne leur a jamais rendu hommage, ni inscrit l’histoire de ces libérateurs noirs de la France dans les manuels scolaires.

Thiaroye : village fondé en 1800, situé à environ 17 km de Dakar, fait partie aujourd’hui de la banlieue surpeuplée de Dakar. Tirailleur: Soldat tiraillant en avant de la troupe pour harceler l’ennemie. Tirailleur Sénégalais: soldats Africains originaires d’Afrique Occidentale Française, enrolés de force dans l’armée Française lors des 2 guerres mondiales. Ils furent  212.000  lors de la 1ere guerre et  environ 100.000 lors de la 2eme guerre.

Voir aussi le film du cinéaste Sembène Ousmane : ‘Le camp de Thiaroye’.

Un israélien grave « mort aux arabes » sur son bras

Par Dimi Reider, 972 Mag – traduit de l’anglais par aymard

Eh bien, c’est une métaphore visuelle douloureuse s’il en est. Un jeune homme israélien du nom de Yisrael Yehudai (littéralement Judéen Israélien éclairé) a décidé d’exprimer sa haine pour les Arabes pas par un autocollant et pas en attaquant en réalité quelqu’un (à ma connaissance), mais en taillant les mots « la Mort aux Arabes » sur son propre bras. Il a posté cela comme une image de profil en juillet dernier et la photo est récemment devenue virale.

Bien que la réaction immédiate soit l’indignation, que, il serait assez haïssable – notre homme ne s’est pas débrouillé avec l’inconfort d’un tatouage mais, a passé la douleur de blessure lui-même pour exprimer son racisme.

Les 5 scénarios noirs de la crise selon l’Expansion

Démantèlement de l’euro, collapsus bancaires en série, discrédit du dollar, envol du prix du baril de brut, perte du triple A… « L’Expansion » a passé en revue les hypothèses les plus périlleuses pour l’économie européenne.

Rien, évidemment, ne se passe jamais comme prévu. Qui aurait annoncé il y a un an le printemps arabe ou le tsunami qui a provoqué l’accident nucléaire de Fukushima, au Japon ?

Les principales sources d’incertitude pour 2012, si tant est qu’on puisse les identifier, se situent en Europe sur les plans politique et économique, au Moyen-Orient, sur des critères géopolitiques, aux Etats-Unis, sur le plan financier, et partout en ce qui concerne les banques. L’Expansion tente d’en cerner les contours et les conséquences potentielles.

1. L’impact d’un éclatement de la zone euro

L’année 2012 verra-t-elle s’enclencher le processus inexorable de démantèlement de l’euro, après des sommets de la dernière chance à répétition ? A regarder les poussées de tension régulières des taux d’intérêt des pays d’Europe du Sud, et de plus en plus souvent de ceux de la France par rapport à ceux de l’Allemagne – des records d’écart ont été battus en novembre 2011 -, il y a effectivement de quoi être inquiet, pour plusieurs raisons.

D’abord, parce que la forte hétérogénéité de la zone euro, en termes de croissance et de performances à l’export des différents pays, la fragilise dangereusement. Il y a d’un côté les pays du Nord, qui concentrent désormais l’essentiel de la base industrielle de la zone euro, qui sont fortement exportateurs et dégagent d’importants excédents commerciaux, et, de l’autre, les pays du Sud, qui vivent des services et de la consommation à crédit, accumulent les déficits extérieurs et ne dégagent pas une épargne suffisante pour rembourser leur endettement public. Ensuite, parce qu’il existe une dangereuse concurrence entre les multiples dettes souveraines. « Les investisseurs choisissent les dettes qu’ils achètent et celles qu’ils n’achètent pas, décrypte Patrick Artus, le directeur des études économiques de Natixis. Autrement dit, ils spéculent en jouant les unes contre les autres. » Ce n’est pas tenable.

« Sauf qu’un éclatement de la zone euro aura un impact violent sur l’ensemble de l’économie de la planète, via le système bancaire européen, provoquant une onde de choc mondiale », avertissent les experts d’Aurel BGC. La logique est simple : la Grèce, l’Italie et les autres pays en difficultés financières ont deux solutions pour recréer à terme une dynamique de croissance et d’équilibre de leurs comptes publics – soit de la rigueur budgétaire et salariale, soit une dévaluation de la monnaie via le retour aux devises nationales.

Le dernier scénario peut certes paraître séduisant, puisqu’il permet d’échanger de la rigueur contre une solution plus supportable pour les populations. C’est oublier qu’avec le retour des devises nationales les bons élèves subiraient une forte appréciation de leurs devises, et les plus mauvais, une violente dépréciation. Les premiers s’exposeraient à un risque de déflation, les seconds, à un risque d’inflation, via les prix des importations.

Ce qui signifie que les Européens sont condamnés à trouver une solution à la crise, et sans tarder.

Manifestation des indignés à Madrid. Les pays du sud de l’Europe sont étranglés par la dette

Si, à long terme, l’issue passe par une avancée majeure vers la construction de l’Europe politique et par l’instauration d’un fédéralisme budgétaire, à court terme, le salut viendra sans doute de la mobilisation de tous les acteurs : les gouvernements, bien sûr, mais aussi la BCE, le Fonds européen de stabilité financière, voire la Banque européenne d’investissement. Mais, à long terme, les peuples suivront-ils ?

2. Le coût de la perte du triple A français

Le triple A français est sérieusement menacé depuis que les agences de notation Moody’s et Standard and Poor’s ont suggéré sa mise sous surveillance « négative ». Un avertissement logique, tant la situation de la France continue de se dégrader. Les taux d’intérêt sur le marché obligataire s’envolent, et les perspectives de croissance s’estompent de jour en jour. Pour l’économiste Elie Cohen, « cela fait bien longtemps que la France ne mérite plus son triple A ». Au point que, sur les marchés, c’est sur la date que l’on spécule : avant ou après la présidentielle de 2012 ? Même si Nicolas Sarkozy a fait de la sauvegarde du triple A la priorité absolue de sa fin de mandat, les deux plans de rigueur adoptés depuis l’été ne peuvent suffire.

L’important est aujourd’hui de savoir combien coûterait à la France un abaissement de sa note. En 2011, la charge de la dette dans le budget de l’Etat était de 45 milliards d’euros ; en 2012, elle sera de 48,8 milliards. Pour Valérie Pécresse, ministre du Budget et des Comptes publics, la hausse du coût de l’emprunt serait de 5 milliards par an. Si l’Etat perdait son AAA, il n’y aurait pratiquement pas d’effets sur les emprunts souscrits antérieurement et toujours en cours, car ils sont à taux fixes pour 90 % d’entre eux. Il n’y a plus d’encours d’emprunts souscrits à taux variables, et seulement 10 % de l’encours des emprunts sont indexés sur l’inflation.

« Seuls les nouveaux emprunts à souscrire pour rembourser ceux venus à échéance et financer le déficit, soit un peu moins de 200 milliards d’euros par an, seraient affectés », calcule Jean-François Bauer, du think tank Ifrap. Selon les calculs de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), l’effet serait de 500 millions d’euros la première année, de 1 milliard l’année suivante et de 3 à 4 milliards dès la quatrième année, à condition que les taux se stabilisent. Le cas échéant, l’enveloppe pourrait dépasser les 6 milliards d’euros pour le seul service de la dette. « Mais il ne faut pas oublier que le principal risque d’une explosion du coût de la dette est la hausse des taux sur l’euro en cas d’explosion de la zone », précise Jean-François Bauer. Là, on parlerait de dizaines de milliards.

3. Les risques de faillites bancaires en série

Mieux capitalisées qu’avant l’effondrement de Lehman Brothers, les banques européennes sont pourtant loin d’être tirées d’affaire. Les investisseurs doutent toujours de leur solvabilité en cas de pertes supplémentaires sur les dettes souveraines ou en cas de nouvelle récession. « Leurs besoins en recapitalisation sont difficiles à évaluer. Mais on pourrait très vite atteindre les 200 milliards d’euros évoqués par Christine Lagarde », prévient Philippe Brossard, président de Macrorama. Ramener les ratios financiers aux normes de Bâle III coûterait 33 milliards d’euros. Mettre les titres de dette des pays en difficulté détenus par les banques à leur valeur actuelle mobiliserait au bas mot 40 milliards.

Mais ce n’est là qu’une partie de l’histoire. En cas de faillite désordonnée de la Grèce, la perte de croissance et la désorganisation financière ajouteraient 90 milliards à la facture. Encore ces montants ne concernent-ils que les banques cotées en Bourse. Les bilans bancaires se détériorent aussi dans les pays émergents, alertent les experts d’Amundi. En Chine, les nouveaux prêts progressent à un rythme annuel de 8 000 milliards de yuans, soit le double de celui des années 2007-2008. Au Brésil, la croissance du crédit a dépassé les 19 % l’an dans la première partie de l’année 2011. La banque centrale du Brésil estime d’ailleurs que 26 % du revenu disponible des ménages sont absorbés par les mensualités de remboursement. En Inde, les stress tests conduits auprès des banques font craindre une remontée de la proportion de prêts non performants à 25 % d’ici à 2012, et, de son côté, Moody’s Investors Services anticipe une hausse des prêts non performants à 18 % pour la Chine. Seule consolation : la Chine, le Brésil, l’Inde et la Russie disposent de réserves de change importantes, capables d’amortir les chocs.

4. Les effets secondaires d’un dollar faible

L’urgence de la crise européenne l’a peut-être déjà fait oublier. Pourtant, nous sommes entrés dans un monde inconnu, rappelle l’éminent économiste belge Paul De Grauwe. Pour éviter l’effondrement du système financier, la Fed et les autres banques centrales sont allées bien au-delà de tout ce que préconisent les manuels d’économie. Elles ont ramené leurs taux d’intérêt à un niveau proche de zéro et ont inondé la planète de milliards de liquidités. En contrepartie, elles ont accepté de gonfler leurs bilans d’emprunts d’Etat et d’actifs plus ou moins toxiques pour soulager les banques ou l’immobilier. Aux Etats-Unis, les achats de titres par la Réserve fédérale représentent déjà plus de 15 % du PIB, contre moins de 5 % dans la zone euro.

Le problème ? Personne n’est en mesure d’évaluer les effets secondaires d’une telle politique. Dans un contexte de remontée de la dette publique (celle-ci devrait franchir pour la première fois le seuil de 100 % du PIB en 2011) et de volatilité extrême sur les marchés financiers, les investisseurs pourraient très bien perdre confiance dans le dollar. C’est la thèse défendue notamment par le libertarien Ron Paul, candidat déclaré à la présidentielle américaine de 2012 : « Depuis des lustres, le gouvernement s’endette, et la Fed approuve. Le dollar a perdu 98 % de sa valeur par rapport à l’or depuis qu’elle a commencé son travail, en 1913, souligne-t-il. Si l’on ne change rien, le dollar ne vaudra bientôt plus rien. » Sur le site DollarCollapse.com, son avertissement est pris très au sérieux. Certains internautes recommandent même de quitter les Etats-Unis pour changer de devise !

5. Les dégâts causés par un séisme pétrolier

Un clash avec l’Iran d’Ahmadinejad peut faire exploser le prix de l’or noir.

Si les cours du pétrole restent élevés, c’est en grande partie en raison des risques géopolitiques. A l’heure actuelle, le marché spécule davantage sur des perturbations des approvisionnements au Moyen-Orient que sur les risques de récession, confirme un analyste. En Syrie, l’attaque par des militaires dissidents d’un centre des services secrets, près de Damas – la première opération de ce type en huit mois -, laisse craindre un nouveau durcissement. Par ailleurs, les tensions demeurent fortes entre les pays occidentaux et l’Iran, soupçonné de chercher à se doter de la bombe nucléaire. Ces tensions, qui touchent les pays producteurs de pétrole, sont lourdes de conséquences.

Les experts de Merrill Lynch anticipent toujours un baril de Brent au-delà de 100 dollars en 2012. Or le choc pétrolier coûte déjà très cher à l’économie mondiale. Cette année, la hausse des cours a sans doute enlevé 2 points à la croissance mondiale, estime Robert Wescott, ancien conseiller économique de Bill Clinton. Aux Etats-Unis, depuis que l’inflation s’est emballée, il y a neuf mois, en raison de la flambée du prix du carburant, le revenu disponible des ménages stagne. En 2010, il progressait à un rythme proche de 3 %, ce qui permettait aux consommateurs de se désendetter sans trop réduire leurs achats.

Danièle Licata et Sébastien Julian pour l’expansion