Le Blog de Aymard

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Alassane Dramane Ouattara : Mariage forçé avec la Côte d’Ivoire

WKIPEDIA, l’encyclopédie libre définit le mariage forcé comme : « Marier une personne contre sa volonté »

L’encyclopédie poursuit : « Ces jeunes filles sont contraintes à des rapports sexuels et des grossesses non désirées, des violences conjugales, des pertes d’autonomie et de liberté…ces atteintes à l’intégrité et la liberté engendrent aussi des chantages affectifs, des séquestrations et des déscolarisations. De plus, les femmes qui manifestent leur désaccord se voient confisquer leur papier d’identité, elles se trouvent donc en situation irrégulières. Elles peuvent aussi avoir des difficultés matérielles comme par exemple des problèmes de logement, des pertes d’emploi et l’arrêt de leurs études…Elles peuvent aussi entrainer des ruptures familiales. Les hommes peuvent être aussi soumis au mariage forcé. »

On pourrait ajouter simplement « NO COMMENT » comme conclusion, mais comparaison n’étant pas raison, notre objectif est de démontrer que la relation entre M. OUATTARA et la Cote d’Ivoire est comparable à un mariage forcé et donc possède les mêmes conséquences décrites plus haut.

En pleine crise économique, la Cote d’Ivoire a été contrainte en 1990 par les bailleurs de fonds et par la France de créer un poste de premier ministre non prévu par la constitution et d’imposer M. OUATTARA comme premier ministre pour faire notre bonheur. Personne ne pouvant être heureux dans ce mariage forcé, la Cote d’Ivoire sombre dans le malheur politique le 18 février 1992 avec l’arrestation et l’emprisonnement de tous les leaders de l’opposition suite à une marche pacifique. Le malheur n’était pas que politique, la mise en route du programme de privatisation entraine des pertes d’emplois, de logement et l’arrêt des études pour plusieurs enfants de parents appauvris. L’introduction de la carte de séjour a entrainé la rupture entre étrangers et ivoiriens au pays de la vraie fraternité (relire la définition du mariage forcé et ses conséquence).

Suite à un mandat d’arrêt contre lui pour faux papiers ivoiriens faisant de lui un ivoirien sans l’être, il organise un coup d’Etat en 1999 pour contraindre la Côte d’Ivoire à reconnaitre ses faux papiers. Un acte de naissance et un certificat de nationalité lui est délivré par la suite mais la constitution ivoirienne votée par 86% des ivoiriens lui ferme la possibilité d’être éligible.

En 2002, il organise un coup d’Etat qui échoue et crée une rébellion qui occupe la moitié nord du pays. Des pertes de vies, d’emplois, de logements se multiplient et la rupture de la famille ivoirienne en deux camps est consacrée par cette rébellion. Il finit par être éligible par un accord politique contre la volonté de 86% de la population ivoirienne.

Deuxième par fraude de la classe politique ivoirienne après le premier tour de l’élection présidentielle 2010, il est propulsé président par bombardement de l’armée française après enlèvement et déportation du président élu des ivoiriens. Il s’en suit  des violences, des atteintes à l’intégrité physique, des morts, des pertes d’emploi, séquestration, déscolarisation avec fermeture de l’université, exil, confiscation des papiers d’identité par pillage et occupation de domicile…, approfondissement de la rupture de la famille ivoirienne, perte d’autonomie, de liberté et de souveraineté. (Relire la définition et les conséquences du mariage forcé).

Le 11 décembre 2011 se sentant en position de force, il décide enfin, à travers les élections législatives, d’avoir l’avis des membres de la famille ivoirienne sur les caprices de cette femme qui refuse tout à son mari. A plus de 80%, les membres de la famille ivoirienne lui font savoir, par un silence assourdissant et étourdissant que le mariage forcé est condamné par la déclaration universelle des droits de l’homme et que les « grossesses indésirées »  de ce parlement ne seront point acceptées. Divorcer ou continuer le mariage forcé ?

Si vraiment la communauté internationale est sincère en disant qu’elle a fait la guerre aux ivoiriens pour installer la démocratie c’est-à-dire la volonté de la majorité, logiquement l’on s’attend à ce que cette même communauté contraigne M. OUATTARA au divorce  après ce troisième tour des élections présidentielles  sinon…wait and see.

DIABATE Cheick

Chercheur à L’université de Colorado

USA

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