Le Blog de Aymard

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RDC : Investiture d’un président mal élu

L’investiture de Joseph Kabila rappelle fort bien celle de Boni Yayi en Avril dernier. Pas de liesses populaires, Villes militarisées, les chars, policiers et soldats armés jusqu’aux dents. Pour des présidents réélus par K.O, c’est la consternation qui s’est emparée de leurs concitoyens qui ont boycotté leurs diverses investitures.

Si à l’investiture de Boni Yayi réélu mystérieusement par K.O (élections organisées sans liste électorale), il y avait le congolais Denis Sassou N’Guesso, président de la République populaire du Congo de 1979 à 1992 puis depuis 1997 où il a accédé comme à son habitude à la tête de la République du Congo par un coup de force militaire, le sénégalais Abdoulaye Wade (84 ans) qui à défaut de réussir à réviser la constitution pour s’offrir un troisième mandat a le souci (et il ne le cache pas) d’ouvrir la voie à une succession présidentielle dynastique en faisant élire son fils en 2012, le togolais Faure Eyadéma (fils de son père) nommé en 2005 président du Togo puis renommé en 2010, le gabonais Ali Bongo (encore un fils à papa, pauvres gabonais) lui aussi nommé en Août 2009 à la tête du Gabon pour perpétuer le massacre intelligent du peuple gabonais et le dépouiller de ses richesses, Kabila s’est retrouvé tout seul devant sa forfaiture. Mugabe y était surement pas pour Kabila mais parcequ’il est toujours prêt à prendre tout le monde à contrepied.

Les chefs d’Etat africains qui, pour la plupart mal élu ou mal réélus, accouraient aveuglément dans les capitales africaines pour se congratuler se sont cette fois-ci abstenus de faire le déplacement. La forfaiture était trop flagrante pour s’y aventurer et risquer de paraître ridicule. Leur présence à Kinshasa après le hold-up électoral de Kabila ne les arrangerait pas du tout. Ils ne sont pas nés avant la honte.

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