Le Blog de Aymard

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Vérité sur la mort de Thomas Sankara

Justice pour Thomas Sankara Justice pour l’Afrique

Le président Thomas Sankara aurait eu 62 ans le 21 décembre s’il n’avait pas été assassiné par les hommes de Blaise Compaoré, l’actuel président du Burkina Faso et de Gilbert Diendéré, son actuel chef d’Etat Major particulier. Ce dernier a été élevé au rang de chevalier dans l’Ordre national de la légion d’honneur française lors d’un séjour en France en mai 2008. Pour élucider la mort de ce grand homme, modèle du dirigeant, résolu, intègre, courageux et créatif, le collectif Justice pour Sankara Justice pour l’Afrique a lancé une campagne de signatures.

De nombreux témoignages, souvent en provenance d’anciens compagnons de Charles Taylor, mettent en cause Blaise Compaoré dans l’assassinat de Thomas Sankara, avec la complicité d’Houphouët Boigny, mais aussi de la France, de la CIA et d’autres personnalités africaines.

En avril 2006, le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU, saisi par le Collectif Juridique de la Campagne internationale Justice pour Thomas Sankara (CIJS), au nom de la famille, donnait raison aux plaignants et demandait à l’Etat burkinabé d’élucider l’assassinat de Thomas Sankara, de fournir à la famille les moyens d’une justice impartiale, de rectifier son certificat de décès, de prouver le lieu de son enterrement, de compenser la famille pour le traumatisme subi et de divulguer publiquement la décision du comité.

Le 21 avril 2008, le Comité des droits de l’homme de l’ONU, en contradiction totale avec la décision précédente, a clos le dossier sans qu’une enquête n’ait été diligentée. Cette décision ne fait pas honneur à cette institution.

Au sein de la communauté internationale certains font mine de voir en Blaise Compaoré un homme de paix, lui qui, pourtant, est notoirement impliqué dans les conflits au Libéria, en Sierra Léone et dans des trafics d’armes et de diamants pour l’UNITA de Jonas Sawimbi alors sous embargo onusien, et plus récemment dans le conflit qui a déchiré la Côte d’Ivoire.

Cette même communauté internationale nous propose de nous apitoyer sur ce continent pourtant si riche qu’est l’Afrique, tout en travaillant à perpétuer son assistance et sa soumission. En réalité, les vraies raisons des difficultés du continent sont à chercher dans les réseaux internationaux qui fomentent les guerres et les assassinats pour conserver leur mainmise sur les richesses du continent, avec la complicité des pays occidentaux et de certains dirigeants africains.

Plus de 22 ans après son assassinat, Sankara, personnage historique, leader africain de premier plan, représente de plus en plus une référence, comme leader intègre, déterminé, créatif et courageux, précurseur de la lutte pour la défense de l’environnement et la révolution burkinabé est devenu un modèle de développement. Sankara a été assassiné parce qu’il dénonçait la dette odieuse et le diktat des puissances occidentales, mais aussi parce qu’il engageait une politique décidée dans son pays, orientée vers les besoins de son pays, pour la satisfaction des populations de son pays, tout en œuvrant pour le panafricanisme.

C’est pourquoi nous soutenons et appelons à soutenir les initiatives du collectif juridique du la CIJS qui, inlassablement, depuis plus de 12 ans, intente, des actions juridiques aux côtés de la famille Sankara.

Nous demandons l’ouverture des archives des pays que les témoignages désignent comme impliqués, à savoir principalement la France, les Etats Unis, mais aussi la Côte d’Ivoire, le Togo et la Libye.

Nous demandons que s’engage sans tarder une enquête indépendante sur l’assassinat de Thomas Sankara. Ceci est un devoir pour la communauté internationale, un droit pour la famille Sankara, une exigence pour la jeunesse d’Afrique, une nécessité pour l’avenir de ce continent qui ne saurait se construire avec une histoire amputée de la vérité sur un des épisodes majeurs de la fin du 20eme siècle. Nous appelons la jeunesse, les partis démocratiques, le mouvement social en Afrique et au-delà dans les pays du monde à continuer à se mobiliser pour que cette enquête fasse toute la lumière sur cet assassinat et pour que justice soit faite, ce qui serait un grand pas pour mettre fin à l’impunité en Afrique.

Pour signer l’appel,

Vous devez remplir le formulaire qui se trouve sur le lien ci-dessous. Votre adresse mail ne sera pas rendue publique. Mais un mail y sera envoyé automatiquement par notre serveur à l’adresse mail que vous aurez donnée. Dans ce mail, vous trouverez un lien sur lequel vous devrez cliquer pour que votre signature soit confirmée.

http://www.thomassankara.net/spip.php?article866

Contacts : contactjusticepoursankara@gmail.com ; Solidaires/ CADTM Pointe-Noire, Congo Brazaville, jlemvo@yahoo.fr et solasso@yahoo.fr ; Comité Sankara, España, alozano956@hotmail.com ; Collectif Sankara Ile de France, France, collectifthomsank@gmail.com ; Comité Sankara de Montpellier, France, comitesankara@yahoo.fr ; Comitato Italiano SankaraXX, Italie, sankara.italia@gmail.com ; Sankara Tribute (Washington), USA, Sankaratribute@yahoo.com ;Groupe Thomas Sankara de Liège, Belgique, pauline@cadtm.org ; GRILA, Groupe de recherche et d’initiatives pour la libération de l’Afrique, Canada, admin@grila.org ;ATTAC Togo, Togo, attactogo@yahoo.fr ; Arbeitskreis Panafrikanismus München (AKPM), Allemagne, sekretariat@panafrikanismusforum.net ; RAID ATTAC Tunisie, Tunisie, fatcham@yahoo.fr ; FNDP (forum national sur la dette et la pauvreté), Côte d’Ivoire, fndp11@yahoo.fr ; RNDD ( Réseau National Dette et Développement), Niger, rnddniger@gmail.com ; Club Sankara du Sud-Ouest, Burkina, sanksudouest@yahoo.fr , CETIM (Centre Europe Tiers Monde), Suisse, cetim@bluewin.ch

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