Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: janvier 18, 2012

CVU : Le système RPT/AGO a créé 500.000 pauvres au Togo

Les Togolais sont aujourd’hui en mesure d’apprécier les effets négatifs de la gouvernance de Faure Gnassingbé et de son gouvernement RPT/AGO, que les bailleurs de fonds présentaient, après les élections frauduleuses de 2005 et de 2010, comme une victoire de la « raison ». Ces bailleurs qui ferment les yeux sur les crimes économiques et électoraux dès lors que leurs intérêts sont en jeu, ont cru, du moins certains, à la capacité de Faure Gnassingbé d’apporter une solution aux problèmes quotidiens de tous ordres rencontrés par les Togolais.

1. FAURE A ACCOUCHE PREMATUREMENT DE 500 000 PAUVRES

Sous couvert d’une réconciliation factice, sous couvert d’un gouvernement d’union nationale factice, sous couvert d’un dialogue inclusif factice, Faure Gnassingbé a du mal à accoucher d’une solution participative qui permettrait des créations d’emplois et une redistribution des richesses qu’il réserve à son clan ou à sa clientèle. Quant au pouvoir d’achat des Togolais et Togolaises, il y a fait des coupes sombres sans aucun ménagement. Faure Gnassingbé avec son système RPT/AGO, loin de contrôler les statistiques économiques, a réussi, d’après les derniers chiffres de la Banque mondiale, à créer 500 000 nouveaux pauvres. Les Togolais peuvent mesurer aujourd’hui dans les faits, que le ralliement au RPT de Gilchrist Olympio et de ses AGO – piteux au regard de son histoire personnelle et de celle de sa famille – n’était en fait qu’une manœuvre d’intégration dans l’oligarchie qui règne sans partage sur la richesse du Togo, laquelle appartient au Peuple togolais.

Après un an et demi de gouvernance commune RPT/AGO, la situation des Togolais n’a connu aucune amélioration mais s’est au contraire aggravée pour la grande majorité des citoyens. Les bailleurs incrédules continuent à croire les informations partielles et partiales envoyées par l’Etat togolais, pour mieux justifier en Occident un système d’incrédulité qui permet de protéger les intérêts de ces mêmes bailleurs de fonds. Faure Gnassingbé utilise les travaux routiers pour gagner du temps et faire patienter le peuple togolais qui refuse de faire un bilan des actions passées du fils du père.

Mais le Représentant Résident de la Banque mondiale au Togo, M. Hervé ASSAH, a refusé manifestement de verser dans la désinformation. Il reconnaissait récemment que la situation du Togo portant sur l’environnement des affaires s’est détériorée, ce qui n’échappe pas aux potentiels investisseurs qui survolent le Togo pour aller s’installer au Ghana ou au Bénin. Malgré une légère remontée de la croissance économique, le nombre de pauvres, qui représentait déjà 74 % de la population, bilan du Papa de Faure, aurait « augmenté de 500.000 lorsqu’on fait une simulation de la pauvreté » 1. Les doutes sur les programmes de réformes « nous souhaitons que ce programme permette des avancées substantielles dans le sens de la relance économique et sociale du Togo », ne semblent plus permis. La vérité est que le système RPT/AGO a créé plus de 500 000 pauvres avec l’argent des bailleurs de fonds incrédules.

2. UN TROISIEME MANDAT EN 2015 POUR AUGMENTER LE NOMBRE DE PAUVRES AU TOGO

Il s’agit d’une estimation moyenne. A ce rythme effréné, à la fin du dernier mandat présidentiel normalement prévu en 2015, Faure Gnassingbé et ses soutiens RPT/AGO auront réussi le tour de force d’avoir créé 2 500 000 pauvres supplémentaires au Togo en 2015. Chacun peut comprendre alors pourquoi Faure Gnassingbé fait tout pour briguer un 3e mandat présidentiel, contrairement à ce que prévoyait la Constitution togolaise de 1992 avant qu’elle ne soit unilatéralement tripatouillée par le RPT. Si les Togolais et Togolaises le laissent faire, il aura réussi le tour de force de transformer en pauvres toute la population togolaise. Toute la population ? Non ! Les membres de la galaxie RPT/AGO forment l’exception qui confirme la règle. Il n’y a pas lieu de les citer, ils se reconnaitront et les togolais les reconnaitront. Surtout lorsque ce sont ceux qui se sentent lésés qui demandent à cvu-togo-diaspora de publier les noms.

Comme la Commission vérité, justice et réconciliation est rentrée dans sa phase de « pardon de l’impunité », il est difficile de voir comment l’exercice factice de transparence à la manière de Monseigneur Barrigah, chef d’Etat-major du CVJR, pourrait illuminer la vérité, celle prônée par Dieu, celui qu’il prie. Il est vrai que les comportements évoluent lorsque, comme dans les pays riches, les pauvres sortent de leur condition et découvrent les opportunités offertes en tant que classe moyenne. Le pauvre qui s’est élevé hors de la classe pauvre pour entrer dans la classe moyenne, oublie de fréquenter les cultes religieux, devient critique, et conteste le pouvoir que s’arroge un archevêque ou un ecclésiastique de ne pas respecter la séparation de l’Eglise et de l’Etat. C’est donc cette connivence qu’il faut retenir, quant au rôle que joue la CVJR pour empêcher la vérité de jaillir, donc de soutien d’une forme nouvelle d’impunité, puisque les militaires non républicains refusent de dire la vérité. Mais qui est fou ? Dire la vérité sur les meurtres, crimes, viols et autres exactions pour aller en prison ou obtenir la bénédiction de Monseigneur Barrigah est risqué. Il vaut mieux se taire et faire du chantage sur ceux qui souhaitaient témoigner pour dire la vérité. Et puis, comme il n’y a pas de séparation entre l’église et l’Etat, rien ne permet d’être certain que les dépositions devant la CVJR ne serviront pas pour créer des boucs-émissaires, seul moyen de disculper le système RPT/AGO.

3. FAURE GNASSINGBE A PEUR DE FAIRE LES ELECTIONS COMMUNALES AVANT LES LEGISLATIVES

Alors peut-être, sans bouc-émissaires identifiés, c’est la Cour pénale internationale (CPI) qui pourrait guetter les membres criminels du système RPT. Alors pour parer à toutes éventualités, il suffit de rouler le peuple togolais dans la farine en lui promettant du vent et à manger afin que chacun oublie que la vérité des urnes est difficile à falsifier avec des élections locales. En attendant que Faure Gnassingbé annonce qu’ il ne se représentera pas aux élections présidentielles de 2015, et sous la pression des étudiants indignés de Lomé et de Kara qui voient leur avenir bouché du fait du système RPT/AGO, le peuple togolais ne doit pas faire l’impasse sur les élections locales et communales. A ce titre, le report quasi-régulier par Faure Gnassingbé de la tenue de ce scrutin, ressemble fort à une forme d’amnésie sélective en démocratie. Une telle élection devrait permettre à de nombreux togolais et togolaises de la Diaspora, pris dans le tournis de la crise de solvabilité et celle de l’Euro qui met à mal l’Union européenne, de trouver une occasion de servir leur commune. Aux Etats-Unis, les perspectives d’une guerre ne sont pas à écarter. Ce qui tend à cristalliser les Etats autour de ceux qui au conseil de sécurité peuvent aujourd’hui dire « non » à l’injustice et l’ingérence directe ou indirecte d’Etats qui deviennent cyniques, dès lors qu’il faut défendre d’abord leurs intérêts avant ceux des peuples africains en général, togolais en particulier. La violence bestiale de l’agression occidentale en Côte d’Ivoire et en Libye, a fini par faire sortir de leur torpeur une partie importante des Africains rêveurs et naïfs et en dessillant leurs yeux, amoindri leur vénération des dirigeants des pays riches vus comme des justiciers au service du pauvre.

4. RECOMMANDATIONS : IMPOSER LES ELECTIONS LOCALES AU TOGO

La vérité des urnes rencontre des contraintes au Togo comme ailleurs. Mais si Faure Gnassingbé refuse d’annoncer son départ constitutionnel pour 2015, si l’opposition togolaise refuse de se parler pour proposer une équipe commune pour servir d’alternance crédible au service du peuple togolais, alors le peuple togolais ne doit pas se faire avoir.

Le cvu-togo-diaspora recommande :

* de militer, d’insister, de demander et d’imposer des élections locales et communales avant les élections présidentielles et législatives. Le système choisi devra permettre une réelle représentativité des Togolais et obtenir un consensus. Faure Gnassingbé refuse toujours de compter les Togolais de la Diaspora justement pour les empêcher de se présenter aux élections locales ;

* de rappeler à Faure Gnassingbé que rien ne l’empêche d’annoncer par avance son départ, afin d’apaiser les tensions politiques, servir de catalyseur à la réconciliation et de retrouver l’estime des Togolais ;

* Faure doit s’expliquer sur sa capacité à créer 500 000 pauvres en si peu de temps. En réalité, Faure Gnassingbé ne rend compte que rarement – pour ne pas dire jamais – de ses actions et arbitrages au peuple togolais. Militons pour l’obliger à le faire !

Le Collectif pour la Vérité des Urnes (Togo)

Dr Yves Ekoué AMAÏZO

Coordinateur Général

François FABREGAT

Secrétaire Général

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Les victoires électorales volées de Tshisekedi et du FIS algérien en 1992

En vingt ans d’intervalle, deux souverainetés populaires ont été confisquées en Afrique suite à un viol des urnes. En 1992, c’est le pouvoir algérien qui perpétrait un hold-up électoral pour empêcher le Front islamique du salut d’accéder au pouvoir, faisant entrer le pays dans un cycle de violence infernale avec les milices islamistes. En décembre 2011, c’est en RD Congo que l’expression de la souveraineté populaire a été violée, sur fond de ressentiment, de colère, de révolte. Les contextes ne sont pas les mêmes certes, mais les causes sont là pour produire les mêmes effets qu’en Algérie. Destins croisés des deux pays meurtris par les intérêts géostratégiques des puissances coloniales.

Bien que souvent comparaison n’est pas raison, il m’a semblé utile de m’attarder quelque peu sur ces similitudes qui doivent appeler plus d’un à la réflexion, si pas à la raison. A savoir les victoires électorales volées de Tshisekedi (UDPS) en Rd Congo et du Front Islamique du Salut (FIS) algérien en 1992.

La première similitude est d’ordre historique, plus précisément colonial

Le passé noir de la colonisation de peuplement française en Algérie et celui de la colonisation d’exploitation belge en RDC ont eu comme point de convergence celui de laisser deux pays marqués par une instabilité politique intérieure quasi permanente. Malgré leurs accessions respectives douloureuses à l’indépendance, les puissances coloniales, notamment la France pour l’Algérie et la Belgique pour la RDC, n’ont cessé de garder une main mise lourde dans la conduite de la politique intérieure de ces pays, particulièrement riches en ressources énergétiques et naturelles.

C’est ainsi par exemple, pour le Congo, que la Force Publique avait pour principal rôle de répondre à la demande des agents de l’État chargés d’assurer la rentabilité économique du territoire et de garantir l’exploitation des ressources naturelles du Congo au profit de la métropole et des économies des pays industrialisés; notamment par la sécurisation de l’exploitation du caoutchouc et de l’ivoire.

Il est clair que sous le colonialisme français en Algérie et sous l’occupation congolaise par le Roi Léopold II, puis la colonisation Belge au Congo, ces deux pays ont connu mort d’hommes par centaines de milliers. Les peuples de ces deux pays les plus vastes du continent africain ont bien payé un lourd tribut à la conquête de leur accession à l’indépendance ou à la guerre de libération pour le cas algérien. Il y eut entreprise d’abrutissement, de conditionnement et d’asservissement du peuple, soit par leur évangélisation, soit par la brutalité commise par les colons à leur égard. Ces pays ont été victimes des politiques de dépossession des terres et ressources naturelles. Il est aujourd’hui admis par tous que la colonisation y a bien été une entreprise de spoliation massive des terres et des richesses.

Les colonisations française et belges, respectivement en Algérie et au Congo, ont laissé derrière elles un passé sombre peuplé de crimes en tous genres, de massacres, de violences et d’atrocités infrahumaines que l’on peut ranger sous la catégorie de crimes contre l’humanité, voire de génocide, et de zones sombres. La colonisation française a tué, a écrasé l’Arabe et le Berbère, les indigènes, au nom d’une Algérie française (chrétienne), c’est-à-dire au non de (son) Dieu. De même que le Roi Léopold II a laissé un Congo, au nom de la civilisation chrétienne, dépeuplé, mutilé du fait des crimes contre l’humanité pratiqués systématiquement à grande échelle au profit de l’exploitation des ressources naturelles de ce pays. Cette même entreprise destructrice fut poursuivie par les colons belges avec des villages entiers qui furent incendiés et des mains coupées à des individus qui contrevenaient aux règles imposées par le colonisateur.

La deuxième similitude est celle de la période postcoloniale

L’ingérence des puissances colonisatrices s’est poursuivie après les Indépendances respectives de ces deux pays et s’est surtout caractérisée par le maintien au pouvoir des dirigeants autocrates extravertis, au service des intérêts géostratégiques des puissances hégémoniques occidentales. Ainsi, installé au pouvoir à la suite de l’indépendance, le FLN algérien excella dans le mimétisme politique, administratif et répressif du pouvoir colonisateur français.

Le FLN lui aussi pratiqua comme le colonisateur français l’art de la spoliation de l’Algérie sous différents prétextes, notamment la politique des nationalisations (même celles des faillites des entreprises françaises). Un air de ressemblance à s’y méprendre avec la politique menée par le régime de Mobutu jusqu’en 1997. L’AFDL de Laurent-Désiré, n’excella pas non plus dans la recherche d’une indépendance totale du Congo. Son avènement s’accompagna jusqu’à ce jour d’une politique de sous-traitance de la RDC au profit des intérêts politico-financiers et sécuritaires ougandais et rwandais, où le nommé Joseph Kabila a servi sous les drapeaux. Il est évident que pour ces pays le maintien par tous les moyens de cet ex-soldat du FPR à la tête de l’Etat congolais est une aubaine ; notamment pour les multinationales occidentales qui profitent du système mafieux et de spoliation des ressources de la RDC, mis en place au départ de Kigali et de Kampala et garanti par ce nébuleux personnage de mère tutsie selon une télévision suisse.

Le troisième point de convergence et non le moindre : et puis vinrent les élections de tout blocage politique

L’histoire sociopolitique de la l’Algérie pourrait apporter beaucoup de matières de réflexion aux analystes et observateurs de la scène politique RD congolaise.

Janvier 1992 : L’Algérie semble paralysée. Les scrutins présidentiel, législatif, local, ont fait état de la victoire électorale du Front islamique du salut (FIS) en janvier 1992. Cela ouvrit la porte à six années d’instabilité sécuritaire et politique qui plongèrent davantage ce pays déjà exsangue dans le chaos.

Jeudi 26 décembre 1991, vingt ans plutôt qu’en RDC… Comment oublier cette date ? Celle du début d’une décennie noire, d’événements terribles et de traumatismes profonds. Ce jour-là, au premier tour des premières élections législatives pluralistes qu’a connu l’Algérie depuis son indépendance, le FIS, aujourd’hui dissous, rafle la mise. Il obtient 188 sièges (47,4% des voix) contre 25 pour le Front des forces socialistes (FFS) et 15 pour l’ex-parti unique, le Front de libération nationale (FLN). Avec plus de 140 ballotages favorables, le parti est même pratiquement assuré de remporter la majorité absolue à l’issue du second tour prévu à la mi-janvier.

Le 26 décembre ou jour de «l’urne fatale», selon un journal proche de l’extrême-gauche algérienne et opposé à la tenue d’élections dont on connaît la suite. Le 11 janvier 1992, le président Chadli Bendjedid, acculé par l’armée, est forcé de démissionner. Le scrutin est annulé. Les violences commencent presqu’aussitôt. Une nuit cauchemardesque tombe sur l’Algérie.

Extrapolée à l’actuelle crise électorale congolaise, cette question d’actualité amène plus d’un à une réflexion approfondie, exempte de toute subjectivité idéologique et partisane. Ce qui se passa en Algérie en 1992 n’est ni plus ni moins assimilé par bon nombre de politistes et intellectuels algériens à un coup d’État qui a eu pour conséquence d’entrainer ce pays dans une spirale de violence civile et terroriste sans précédent, dont le pays continue à souffrir à ce jour, malgré la relative stabilité précaire systémique instaurée par Aziz Boutefllika.

Une ressemblance difficile à cacher d’autant qu’en Algérie de 1992 et en RDC de 2011-2012, la communauté internationale ménage les régimes faussaires et fraudeurs et ne demande pas de procéder à la validation des résultats originaux issus des urnes. Pire encore, cette même communauté internationale ne semble se préoccuper des multiples violations des droits de l’homme commis par les régimes Bouteflika et Kabila, ni ne s’engage explicitement à contraindre le régime non élu de Kabila à faire cesser les massacres contre les populations civiles usant de leur droit constitutionnel de liberté de manifester et d’expression à la suite de ces élections volées. Ce, malgré les rapports très accablants des organisations comme Voix des Sans Voix, International Crisis Group, Amnesty International et Human Rights Watch…

L’annulation des élections algériennes en signe de hold up électoral contre la victoire du FIS ouvrit la voie à une période d’instabilité dont le pouvoir installé de facto en place, avec l’aval tacite de la communauté internationale, ne réussit à tirer profit pour reconstruire le pays. L’Algérie stagna durant ces années de turbulence politique dans l’attentisme. La poursuite de la violence dans ce pays n’est pas étrangère à cette situation électorale mal cernée et mal négociée par la communauté internationale. Un Occident qui devint d’ailleurs l’un des théâtres d’opération de cette vague de violence. C’est le cas lors de la prise d’otages du vol d’air bus Alger-Paris du 24 au 26 décembre 1994 par quatre membres du commando du Groupe Islamique Armé (GIA : la branche armée du FIS). En dépit des promesses des responsables politiques maintes fois réitérées « d’éradiquer la violence », chaque jour qui passa vit s’allonger la liste des victimes, au rythme d’une dizaine par jour. Ce climat politique délétère y est resté très figé, tendu et crispé durant presqu’une décennie.

Faut-il croire le principe selon lequel, « toutes choses étant égales par ailleurs » le cas congolais, puisque les mêmes causes produisent souvent les mêmes effets, s’inscrit dans la même logique sociopolitique algérienne ? Surtout dans un pays où le régime promet en vain de sécuriser l’ensemble du territore, alors qu’il signe des pactes politiques avec ces faiseurs de guerre (Bosco Ntaganda recherché par la CPI) à l’Est? Et qu’il faudrait s’attendre, malgré le calme trompeur précaire apparent, à de graves bouleversements politiques si le contentieux électoral, qu’il soit présidentiel ou législatif, n’est pas correctement vidé de sa substance dans son fond et dans sa forme par un règlement politique intérieur et international efficace de cette crise, où vraisemblablement celui qui prétend être porté à la tête du pays, J. Kabila, ne jouit pas de la légitimité politique suffisante devant lui assurer un minimum de consensus dans le cadre du contrat social de gouvernance tel que voulu par la théorie de Rousseau et qui consacre le principe de « souveraineté populaire » ?

La prestation de serment de Kabila, dans une sorte de bastion militaire, à l’écart de la population, contrastant avec celle du président Tshisekedi, reclus manu militari dans sa résidence mais accompagné d’une certaine effervescence populaire manifeste dans la capitale et autres provinces du pays, sont des signes qui ne peuvent tromper sur les dangers qui guettent la période postélectorale à propos desquels nous avions eu par le passé à alerter l’opinion tant nationale qu’internationale, dans le cadre de nos analyses et autres interventions. Des dangers que nous présentions quasi certains, en cas d’un président mal élu du fait d’un mode de scrutin insidieux (un tour).

Quid alors, dans le cas actuel, où certaines voix silencieuses proches de Kabila nous confirment la débâcle électorale de leur candidat, en qualifiant de grossières les fraudes et les tricheries électorales orchestrées par le régime de Kabila (le ministre de l’intérieur sortant Adolphe Lumanu, le cabinet parallèle dirigé par Katumba Mwanke en collusion avec le président de l’Assemblée Nationale Evariste Boshab), avec la bénédiction pastorale de l’oncle de Kabila, M. Mulunda Ngoy. Quelle est alors la marge de légitimité politique d’un président qui, à défaut d’être mal élu, est non élu ? Un président qui plus est se trouve dans une sorte d’isolement diplomatique à force de s’obstiner à refuser de suivre les recommandations de différents rapports d’observation des experts tant nationaux qu’internationaux ?

Refuser de prendre en considération cette situation pré-explosive revient irrationnellement à fermer les yeux aux éléments du rapport de la mission d’observation de la SADC qui, dans un communiqué diffusé le 15 décembre 2011, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour dénoncer les irrégularités et fraudes préméditées en déclarant sans ambages que les élections présidentielles et législatives congolaises ne se sont déroulées ni selon les principes et lignes directrices de la SADC, ni selon la loi électorale, compromettant ainsi leur crédibilité. La tension politique qui en résulte, conclut le CONG-SADC, pourrait, en cas d’incidents violents, entrainer un désastre pour la SADC, l’Afrique Centrale et l’Afrique toute entière.

La question que tout analyste ou observateur de la scène politique sérieux doit se poser est celle de savoir non pas comment M. Kabila compte s’imposer au pouvoir, mais bien pour combien de temps pourra-t-il encore s’y accrocher, avec l’aide d’une partie de l’armée et de la police sous payées qui pourraient à tout instant faire allégeance au président Tshisekedi en lui donnant l’imperium qui lui fait actuellement défaut ?

Si la situation interne cache difficilement le semblant de stabilité en RDC, les événements constatés à l’extérieur de la RDC tendent à montrer que la frontière de l’embrasement n’est pas loin d’être franchie. Jamais le peuple congolais de la diaspora (contrairement à ce que certains lobbies internationaux, notamment l’ambassadeur belge Dominique Struye de Swielande, à la solde du régime de Kabila et ses laudateurs politiques, dont le schizophrène politique Mende chez qui le « caméléonage » politique résume bien l’état mental de ce propagandiste anachronique avec la réalité politique de la RDC, veulent faire croire à l’opinion internationale) n’a été aussi engagée patriotiquement.

Un mouvement social et national de contestation du déroulement du processus électoral transcende les clivages idéologiques, politiques, ethniques, sociaux et religieux, au-delà de l’UDPS, et qui est porté par l’ensemble du peuple congolais qui ne veut ni plus ni moins que sa volonté exprimée dans les soit respectée. Ce mouvement, amplifié aujourd’hui, n’est pas une émanation de l’UDPS qui a toujours prêché la « non violence ». Il trouve ses prémisses dès 2006. Et l’on peut citer les cas de « She Okitundu », battu et dénudé par les combattants/résistants de Londres en octobre 2006 alors que Tshisekedi avait décidé de boycotter les élections, ou le cas du député MLC travesti vers l’AMP, Yves Kisombe, ayant subi le même sort à Londres en 2009.

Il est très important de rappeler à l’opinion publique internationale, prompte à mordre à l’hameçon mensonger et schizophrénique de Mende, que ce qui se passe aujourd’hui au niveau de la diaspora congolaise devient un problème national qui transcende l’UDPS à qui le régime faussaire de Kabila cherche par tous les subterfuges à faire porter indûment la responsabilité.

Les événements du weekend da la Saint Sylvestre en l’encontre du président du Sénat, Léon Kengo Wa Dondo, sont de nature à témoigner de l’état d’esprit qu’affiche une certaine frange de la diaspora congolaise, qui relaye le ressentiment de la majorité du peuple congolais jusqu’à présent contenu par les hommes armés de Kabila en RDC. Un peuple qui se sent dépossédé de son vote. Face aux assassinats, tueries et crimes commis par le régime de Kabila contre ses contestataires, certains Congolais de la diaspora ont opté de répondre coup pour coup par la même voie de la violence, dans l’espoir de faire justice à leurs compatriotes vivant au pays et réduits au silence par le régime oppressif de Kabila. On constate par ailleurs des prémisses dans les Kasaï où la police est régulièrement attaquée par la population. Tout cela constitue des signaux d’alerte qui doivent être pris au sérieux !

Si en Algérie, la confiscation de la victoire électorale du FIS a ouvert la voie à la violence civile, au terrorisme, à combien plus forte raison, le climat de printemps arabe aidant, la tricherie et le coup de force électoraux du régime de Kabila et ses parrains régionaux et le silence complice de la Communauté Internationale n’entraineraient-ils pas une vague de violence et d’instabilité sans précédent que la Communauté Internationale se refuse de prévenir malgré ces signes annonciateurs de l’implosion qui risque d’embraser la RDC ?
Si la première décennie de ce siècle a été marquée par le terrorisme islamique et arabe, il est fort à craindre, selon les analystes et experts avisés, que la deuxième décennie du 21ème siècle ne voie l’accélération du terrorisme subsaharien du fait de la mal gouvernance souvent tacitement soutenue par l’Occident, de l’absence de leadership des dirigeants imposés contre la volonté populaire, de la déstructuration des tissus socioéconomiques induits par la mal gouvernance et la corruption exponentielle de ces dirigeants, l’extrême pauvreté, la misère sociale galopante et la non prise en compte des revendications populaires.

C’est le cas des élections congolaises où le peuple nourrit un sentiment de frustration du fait que sa volonté exprimée dans les urnes a été violée. Un peuple qui se dit vivre encore 5 années sous la coupe d’un régime irresponsable et kleptocrate, qui n’a que faire du vécu social de ses concitoyens à qui il continue indécemment de promettre un mirage social alors que la fracture sociale entre une caste de privilégiées et la majorité de la population ne fait que s’accentuer sans émouvoir la communauté internationale, dont certains de ses représentants en RDC ne cessent de tirer profit financier et autres avantages sociaux personnels de cet « establishment ».

Tout cela n’aura sans doute pour effet que d’amener une certaine frange sociale, désespérée, se sentant condamnée et qui n’a plus rien à perdre, à trouver dans les actes de terrorisme leur seule voie d’issue et d’expression. Cela se vérifie peu à peu avec les mouvements AQMI en Afrique subsaharienne et avec les milices Shebab qui sévissent depuis la Corne de l’Afrique et se seraient même signalées aux portes de la RDC. Des milices qui seraient tentés de convaincre ces populations clochardisées et abandonnées par l’Etat congolais d’épouser leur cause en signe d’autodéfense.

Les craintes de cette menace se situent principalement au niveau du ralliement, par les « Mollahs », des populations vulnérables, à la doctrine chiite. Certes la RDC est en majorité constituée des populations chrétiennes, mais la pauvreté grandissante, la crise économique, le chômage qui touche près de 80% des jeunes sont des vecteurs catalyseurs de l’endoctrinement.

En effet, depuis quelques années, les Mollahs iraniens écument les quartiers pauvres des capitales africaines afin de recruter des « futurs kamikazes». Et l’attitude irresponsable des autorités congolaises, incapables de contrôler les 9.000 km de frontières avec les pays voisins, laisse dubitatif et ne rassure surtout pas quant à la capacité de ce pays à contrer cette menace qui se fait de plus en plus pressante. (Martin Lutter MBitta, Radio Kan-Kan.com Guinée, 25/02/2010).

A titre d’illustration, en RDC, dans la partie septentrionale, à la frontière avec le Soudan et le long de la frontière ougandaise, des maquis originaires de ces pays se sont implantés, profitant de l’absence presque totale de contrôle du régime de Kinshasa sur la région pour opérer en toute impunité. C’est le cas de l’ADF (Alliance of Democratic), une guérilla multiethnique ougandaise à dominante fondamentaliste musulmane, mal enracinée dans la région frontalière où elle opère, qui préfère donc s’appuyer sur ses bases arrière en RDC. Elle y survit en bonne partie grâce à l’appui du régime islamiste soudanais, opposé au président ougandais, Yoweri Museveni. Elle pourrait profiter du désespoir du peuple à la suite des élections truquées pour amplifier son action dans la sous-région. Une menace qui doit être prise au sérieux par les analystes de la crise électorale et politique congolaise.
Il faut à tout prix respecter le vote du peuple congolais.

J’étais réticent à la tenue de ces élections, du moment que le mode de scrutin présidentiel a été insidieusement modifié pour organiser une élection light visant à légitimer une personne dans un pays post-conflit où les élections à deux tours avaient pour motivation de consacrer un président élu à la majorité absolue. Question de cimenter la cohésion sociale et nationale acquise au prix des rébellions et d’une longue période d’instabilité politique. Toutefois, j’ai toujours pensé que dès lors qu’elles avaient été organisées il était nécessaire d’en respecter les règles du jeu et de condamner tous les contrevenants.

Pour moi, le fait pour la CENI de falsifier les résultats électoraux et d’organiser les fraudes (car si les bulletins de vote ont été retrouvés chez des personnes privées, c’est que la CENI censée garantir la sécurité de ces bulletins y a joué un rôle actif) et le fait pour la Cour suprême de justice de se comporter pire que des enfants de la maternelle en n’usant pas de son devoir constitutionnel d’indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif auquel est attachée la CENI, ne peut que déboucher sur l’explosion. Hélas, c’est bien ce qui va sans doute se passer d’après les informations à ma disposition.

Cette falsification du scrutin du 28 novembre 2011 et la légèreté avec laquelle la Communauté internationale semble traiter cette crise ouvrent la boîte de Pandore. Si en Algérie la confiscation de la victoire électorale du FIS a offert aux islamistes le statut de victimes à qui le système a volé leur victoire électorale, il en va de même pour la victoire du président Tshisekedi volée par Kabila et la falsification des résultats des élections législatives au profit des élus de sa famille politique. En privant Tshisekedi et des élus de l’opposition de leur victoire électorale, on conforte davantage leur légitimité politique et populaire et on produit un effet inverse à celui recherché par le régime de Kabila, qui n’aura plus que le recours à la répression politique comme seul instrument pour asseoir son autorité. Ce qui va davantage l’affaiblir et rompre définitivement toute possibilité de pacte social avec le peuple, au point que la situation deviendra insupportable même pour la Communauté Internationale qui risque, au travers des actions de la diaspora congolaise de partout, de subir le contrecoup des dérives du régime kabiliste. Et cette communauté controversée finira par ne plus avoir d’autre choix que de lâcher ce « boy politique » encombrant comme elle le fit avant lui avec Mobutu, Moubarak ou Kadhafi qu’ils ont tour à tour chouchouté puis évincé de façon indigne.

La question de faire parler la vérité des urnes me paraît capitale si l’on veut à tout prix résoudre durablement la crise électorale congolaise. Je me vois obligé de préciser mon propos. Je ne suis pas un adepte de la violence politique. Mais en tant qu’analyste politique je peux tout à fait comprendre « ces actes de violence » comme signe de frustration d’un peuple éprouvant le sentiment d’être toujours trompé. J’insiste que j’ai toujours estimé que l’on ne doit pas mépriser le choix d’un peuple qui a fait preuve d’un sens très élevé de civisme et de responsabilité en se mobilisant en masse pour décider de son futur, notamment par le choix de son président, fut-il celui qui ne plait pas à une certaine communauté Internationale.

Aujourd’hui il faut applaudir la démocratie tunisienne issue d’une révolution pure à 100%, contrairement à la révolution inachevée de l’Egypte et la non-révolution en Libye. Certes, la position politique et populaire est difficile face à Ennahdha, mais, au moins, ce parti ne va-t-il pas camper dans le rôle de victime et il est désormais redevable de ses actions devant son peuple. Je suis persuadé, mutatis mutandis, qu’un Tshisekedi au pouvoir, souvent diabolisé à tort par une certaine presse occidentale comme étant un nationaliste, un inconnu conflictuel et un extrémiste avec qui on ne peut rien traiter, pourrait tout autant être « désapprouvé » par le peuple congolais politiquement éveillé qui vient de sanctionner les kulunas (délinquants) politiques au sommet de l’Etat, si le leader maximo et l’UDPS n’arrivait pas à tenir ses promesses résumées dans le slogan emballant « Le Peuple D’abord », notamment dans le domaine socio-économique et en matière de bonne gouvernance.

L’erreur stratégique politique est de vouloir confiner le leader de l’UDPS dans le rôle de victime. Plus on le fait, plus le peuple victimisé, avec tous ses enfants des quartiers populaires, tous ses démunis dans des coins perdus du Congo, tous ses fonctionnaires clochardisés, tous ses militaires laissés-pour-compte, toutes ses populations appauvries par les différents régimes souvent connivents avec l’Occident, sympathiseront davantage avec sa cause et s’identifieront à son combat qui est loin d’être achevé. Pour s’en rendre compte, il suffit de constater que le combat politique mené par celui qui est désormais considéré par ses compatriotes comme un Patrimoine National n’a pris aucune ride, 32 ans après la création de son parti l’UDPS. Et aussi longtemps que l’on ne permettra pas au président Tshisekedi de faire valoir ses droits politiques en RDC, son parti UDPS continuera à occuper le haut du pavé de l’actualité politique en se présentant comme un réceptacle de tous les rejetés paupérisés par les régimes kleptocrates qui se succéderont à la tête de la RDC. Une situation récurrente qui fera que ce pays ne connaîtra presque jamais une longue période d’apaisement politique.

Ainsi, on ne peut prétendre normaliser la situation politique en RDC aujourd’hui sans que les organisateurs des élections, le régime de Kabila (ministre de l’Intérieur), la CENI et la CSJ ne fassent devant le peuple un mea culpa à propos de ce rapt électoral qui risque de démolir le pays dans les mois à venir. C’est une question de sursaut patriotique pour eux d’adopter un profil bas, telles ces voix de son régime qui commencent timidement à reconnaitre leur défaite électorale. Une attitude courageuse visant à favoriser la cohésion nationale, d’autant qu’une faute avouée est à moitié pardonnée dit-on et surtout qu’il n’y a que des imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Cela rejoint l’homélie de Noël de l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Monsengwo, lorsqu’il souligne que la paix puisse régner entre les hommes dans l’unité, la réconciliation, la justice et la vérité. Il n’y a pas de paix sans la justice ni la vérité. La vérité fait que cette justice soit authentique et véridique. La paix des hommes qui s’obtient sans la justice est illusoire et éphémère, dit Benoît XVI. La justice des hommes qui ne prend pas sa source dans la réconciliation par la vérité de l’amour. C’est l’amour de la vérité. Des mots qui constituent des préalables à toute stabilité politique en RDC. D’autant que le Cardinal, dans la conférence de presse qui a suivi sa communication où il avait déclaré, sur base des chiffres recueillis par 30.000 observateurs de l’Eglise Catholique, que Tshisekedi avait recueilli plus des voix que Kabila, a livré une information selon laquelle Kabila esquivait carrément tous ses appels, en refusant de décrocher son téléphone lorsqu’il l’appelait. Après mille et une tentatives de joindre Kabila, il a, de guerre lasse, fini par passer le message à un de ses proche conseiller. En une seule phrase, il lui a dit : «Dites au président ceci : est-ce qu’il est fier des résultats que la CENI vient de donner-là ?»

Malheureusement, dans la jungle tropicale congolaise, au sommet des institutions, la vertu a laissé libre cours aux antivaleurs, à l’immoralité et à la débauche politiques ! Hélas, ce n’est pas avec un soldat formé dès son âge de kadogo à l’école de tueries et de massacres des civils sans état d’âme du FPR de Kagame, que l’on peut entretenir un brin d’illusion ou espérer la repentance, voire le retour à l’ordre électoral et constitutionnel violé et bafoué par Kabila.

Il ne reste plus qu’au Peuple Congolais de continuer à se prendre en charge et à s’assumer.

Jean-Jacques Wondo Omanyundu

* Jean-Jacques Wondo Omanyundu est un analyste politique freelance

Paru dans le Numéro 218 de Pambazuka News

Brésil : Une candidate d’une émission de télé réalité violée devant les caméras

Une candidate de la version brésilienne de l’émission Big Brother aurait été violée en direct à la télévision. Le candidat mis en cause aurait profité de la jeune fille alors que celle-ci était inconsciente après une soirée très arrosée.

Ce week-end, des milliers de téléspectateurs brésiliens ont été choqués en découvrant une scène de leur Big Brother national : on y voit Daniel, un candidat de 31 ans, se glisser dans le lit de Monique, une étudiante de 23 ans, alors que celle-ci est inconsciente suite à une soirée bien arrosée. On voit ensuite les couvertures bouger d’une manière très équivoque qui laisse entendre que le jeune homme se serait livré à des actes sexuels sur la jeune femme. Toute la scène a été filmée par une caméra infra-rouge et diffusée à la télévision.

Convoquée au confessionnal dès le lendemain, Monique a confié qu’elle ne se souvenait de rien. Le scandale ayant éclaté, les policiers sont venus interroger Monique durant près de 3h et une enquête a été ouverte. Elle a ensuite été conduite à l’hôpital pour subir des examens médicaux afin de déterminer s’il y avait effectivement eu viol. La jeune femme a ensuite réintégré le jeu.

De son coté Daniel a été expulsé du jeu. Il risque désormais une peine de prison de plusieurs années. Big Brother est l’une des émissions les plus regardée au Brésil.  Les Brésiliens reprochent notamment à la production de n’avoir rien fait pour arrêter Daniel. Une pétition a même été lancée pour que la chaine prenne ses responsabilités dans cette affaire.

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