Le Blog de Aymard

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Archives de Catégorie: Actualités internationales

Brésil : Une candidate d’une émission de télé réalité violée devant les caméras

Une candidate de la version brésilienne de l’émission Big Brother aurait été violée en direct à la télévision. Le candidat mis en cause aurait profité de la jeune fille alors que celle-ci était inconsciente après une soirée très arrosée.

Ce week-end, des milliers de téléspectateurs brésiliens ont été choqués en découvrant une scène de leur Big Brother national : on y voit Daniel, un candidat de 31 ans, se glisser dans le lit de Monique, une étudiante de 23 ans, alors que celle-ci est inconsciente suite à une soirée bien arrosée. On voit ensuite les couvertures bouger d’une manière très équivoque qui laisse entendre que le jeune homme se serait livré à des actes sexuels sur la jeune femme. Toute la scène a été filmée par une caméra infra-rouge et diffusée à la télévision.

Convoquée au confessionnal dès le lendemain, Monique a confié qu’elle ne se souvenait de rien. Le scandale ayant éclaté, les policiers sont venus interroger Monique durant près de 3h et une enquête a été ouverte. Elle a ensuite été conduite à l’hôpital pour subir des examens médicaux afin de déterminer s’il y avait effectivement eu viol. La jeune femme a ensuite réintégré le jeu.

De son coté Daniel a été expulsé du jeu. Il risque désormais une peine de prison de plusieurs années. Big Brother est l’une des émissions les plus regardée au Brésil.  Les Brésiliens reprochent notamment à la production de n’avoir rien fait pour arrêter Daniel. Une pétition a même été lancée pour que la chaine prenne ses responsabilités dans cette affaire.

VIA

Le générique de fin a commencé : La France vient de perdre son triple A

La malédiction de Kadhafi et des morts de Duekoué a encore frappé : La France perd son triple A

En Afrique les morts ne sont pas morts. Ils sont là et punissent les méchants. Sarko n’a encore rien vu.

Le générique (musique) de fin a commencé. La France vient de perdre son Triple A. Comme m’écris Claire, une amie de Paris : « Ils n’ont perdu qu’un A et pourtant….Tremblements et relative stupeur: ça pleure de tous les côtés, gémissements et grincements de dents. Se souviennent-ils de ce qu’ils ont imposé à l’Afrique noire en général et au Cameroun en particulier depuis 30 ans? A force de brasser la m…, on finit par tomber dedans ».

Avait-on besoin d’être un magicien pour déclarer comme je l’ai fait dans mon article sur les guerres de l’Occident en Afrique que ce tripatouillage au nom de la guerre humanitaire pour tuer 60.000 personnes en Libye, y compris son Chef d’Etat et Kidappé un autre en Côte d’Ivoire pour être exposé à la Haye, tel un lion en cage au cirque dénomé CPI, ne les aurait pas sauvé de leur apnée financière ? Comme cela semble lointain le jour où M Sarkozy accompagné de M. Cameron est allé fêté sa victoire à Benghazi. Au fond, que fêtaient vraiment ces deux là? Alors qu’au même moment les banques françaises perdaient jusqu’à 65% de leur valeur boursière, les régions sombraient dans l’endettement sans qu’on sache comment elles allaient s’en sortir, le Groupe publique Areva (supposé, fierté du nucléaire français) creusait un trou historique de 3,5 milliards d’Euros de pertes etc. Lisez plutôt : Source: AFP 13/01/2012 17: 40’ L’agence S&P dégrade la note souveraine de la France

La note de la France a été dégradée, vendredi 13 janvier, par l’agence de notation Standard & Poor’s selon une source gouvernementale française citée anonymement par l’AFP. Une source européenne citée par Reuters confirme cette information. L’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg auraient été épargnés par cette dégradation. Deux autres pays de la zone euro bénéficient jusqu’ici de la meilleure note possible : l’Autriche et la Finlande. Mais la source citée par l’AFP n’a pu donner immédiatement de précisions les concernant. L’agence S&P, tout comme l’Elysée et Bercy, se sont refusés à tout commentaire.

« Plusieurs » pays verraient leur note souveraine abaissée ce vendredi. L’Autriche pourrait également être dégradée de AAA à AA+ selon le Financial Times. Selon une source de la zone euro, la Slovaquie serait aussi concernée par un abaissement de la note.

« Ce serait une difficulté de plus », avait déclaré Nicolas Sarkozy lundi 12 décembre. Mais « pas un cataclysme », a poursuivi le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé mercredi 14 décembre.

Les commentaires des responsables politiques sur la dégradation de la note de la France par Standard and Poor’s évoluent au rythme de la crise européenne. Nicolas Sarkozy n’avait-il pas glissé il y a quelques temps : « Si on perd le triple A, je suis mort » ?

Ainsi, après avoir fait de la préservation de la note souveraine l’indicateur sacré de la réussite de sa politique, la majorité tente d’en minimiser l’impact auprès de l’opinion. Mais quelles seront les conséquences réelles de la perte du AAA en France ?

Les 10 conséquences de la perte du triple A

Créé le 16-12-2011 à 13h19 – Mis à jour le 13-01-2012 à 17h30 Par Donald Hebert

1. Une hausse des taux d’intérêts

C’est un avertissement pour les créanciers de la France. Le triple A, décerné par les agences de notation comme Standard and Poor’s, indiquait que le risque de non-remboursement de la dette française était quasi nul. Rassurant pour les investisseurs à la recherche de placements sûrs, qui acceptaient de lui prêter à taux bas. Vont-ils désormais réclamer des taux supérieurs pour couvrir ce risque ?

2. Une confirmation de la crise

Se basant sur les analyses du Fonds monétaire international, sur les notes des deux autres grandes agences (Moody’s et Fitch) et surtout, sur les analyses des banques, les investisseurs n’ont pas attendu la perte du triple A pour paniquer.

La preuve de cette anticipation ? Avant sa dégradation, les taux d’intérêts des emprunts réalisés par l’Agence France Trésor n’ont cessé de monter ces dernières semaines, notamment par rapport à l’Allemagne. Et d’ailleurs, l’annonce, en décembre, de la mise sous surveillance par S&P de la note française a à peine fait ciller les marchés.

Cela dit, bien qu’anticipée, une dégradation n’arrange rien à la situation, car la France n’est pas le premier marché de la dette. Contrairement aux Etats-Unis qui, de ce fait, paient moins chers leurs emprunts aujourd’hui, bien qu’ils aient perdu leur triple A l’été dernier.

3. La fuite des investisseurs

En décembre, Standard and Poor’s avait mis sous surveillance quinze pays européens, mais elle avait ciblé plus particulièrement la France, en menaçant de lui retirer deux crans. « Si tous les pays de la zone sont dégradés d’un cran, c’est moins grave pour la France : les investisseurs ne la délaisseront pas au profit de ses voisins », expliquait Pascal Canfin, eurodéputé Verts et fondateur de Finance Watch, le Greenpeace de la finance.

Les fonds de pension, qui gèrent les actifs des retraités, ne prendront aucun risque : ils se tourneront mécaniquement vers les pays les mieux notés.

4. Le début d’un cercle vicieux

La dette de la France est de plus de 1.600 milliards d’euros. Le montant des intérêts est supérieur au plus gros budget de l’Etat. Et ce n’est pas fini : la France devra emprunter près de 180 milliards d’euros pour son financement public en 2012.

La poursuite de la hausse des taux d’intérêts signifierait une nouvelle réduction des marges de manœuvre du gouvernement. Notamment pour réformer l’Etat, relancer l’investissement et mettre en place une économie compétitive. Sans quoi il est impossible pour la France de retrouver une croissance suffisante pour réduire sa dette !

5. Une action de la banque centrale

La BCE n’est pas censée acheter des obligations souveraines. Son indépendance, gravée dans le marbre par les traités européens, lui interdit de financer un pays. Cependant, face au risque d’écroulement du système, elle a tout de même racheté des obligations grecques, irlandaises, portugaises, espagnoles et italiennes ces derniers mois.

Son but ? Restaurer la confiance sur les marchés obligataires et enrayer la hausse des taux, afin de sortir ces pays du cercle vicieux. En cas de déclenchement d’un tel phénomène en France, la BCE interviendra-t-elle ?

6. Une menace sur le système bancaire

Quelques jours après la menace de déclassement de la France, Standard and Poor’s a placé les banques françaises sous surveillance. Son exécution entrainera-t-elle une nouvelle dégradation du système bancaire ?

Là encore, les marchés ont sûrement anticipé. Les règles prudentielles européennes obligent les banques à détenir une proportion minimum de dette souveraine dans leur bilan, considérée il y a peu de temps comme un actif sûr.

Mais « elles vont avoir besoin de financement au premier trimestre 2012 », expliquait récemment Moritz Krämer, analyste chez S&P. Il estime à 200 milliards d’euros le montant des crédits arrivant à maturité pour une cinquantaine de banques européennes au premier trimestre 2012. Les banques françaises vont devoir vendre des actifs qu’elles avaient gardés jusqu’ici. Les prix étant bas sur les marchés, elles vont afficher des pertes dans leurs comptes. D’où les milliers de suppressions de postes annoncées cette année.

Conséquence de cette menace sur les banques : une hausse probable des taux d’intérêts pour les crédits aux entreprises et aux particuliers.

7. Une dégradation des institutions publiques

Certaines entités, disposant de la même signature que l’Etat pour leurs emprunts, devraient être dégradées. L’Unedic, la Caisse des dépôts et consignations (CDC), Réseau ferré de France (RFF), perdraient tous leur AAA. Même chose pour La Poste dont le coût de financement augmenterait.

Quelle conséquence pour la CDC, qui doit justement venir en aide à l’assureur Groupama et à la banque Dexia ? Ou pour la banque de financement des PME Oseo ? « Bénéficiant d’autres sources de financement que les marchés, elle ne sera pas nécessairement contrainte d’augmenter les taux pour ses clients dans un premier temps », explique un de ses cadres. Mais à plus long terme, il est possible qu’elle doive le faire dans certains cas. Reste à savoir lesquels, et quand.

8. Une augmentation des prix pour les particuliers

L’Etat participe au capital d’EDF, la SNCF, GDF-Suez, Air France-KLM, EADS, France Telecom, Renault, etc. A leur tour, ces grosses entreprises pourront voir leurs coûts de financement augmenter. Cela posera notamment problème aux filiales les moins solides, pour lesquelles la garantie de l’Etat est précieuse.

« Difficile de savoir quand se matérialiseront les conséquences de la perte du triple A pour les clients. L’impact sera probablement inégal et réparti sur plusieurs années », affirme Karine Berger, conseillère de François Hollande pour l’économie.

9. Un nouveau risque pour les collectivités locales

Leur système de financement par les banques est « en train d’exploser » affirme une analyste chez S&P. Leur budget dépend pour moitié des subventions de l’Etat, et elles utilisent sa garantie pour se financer ailleurs à des prix raisonnables. Et « parmi elles, il y a des centaines de petite Grèce », affirme Karine Berger.

10. Un tournant dans l’élection présidentielle

A qui profite la pression des agences ? Pour le président socialiste de la commission des Finances, Jérôme Cahuzac, « en acceptant par avance une dégradation et en refusant de mener une politique de redressement juste et efficace qui permettrait de l’éviter, Nicolas Sarkozy privilégie son intérêt électoral de court terme plutôt que l’intérêt de moyen et de long terme des Français ».

François Hollande avait ajouté en décembre : « Je ne sais pas ce qui se passe avec le triple A mais pour l’instant il y a un triple échec de Nicolas Sarkozy: échec par rapport à l’obligation de croissance, nous sommes en récession, échec par rapport à l’objectif de réduire le chômage, échec par rapport à la réduction des déficits ».

Jean-Paul Pougala

pougala@gmail.com

http://www.pougala.org

(*) Jean-Paul Pougala est un Ecrivain Camerounais, Directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégique et Professeur de Sociologie et Géopolitique à la Geneva School of Diplomacy de Genève en Suisse.

La Turquie, l’Occident et les arabes : Quand la perfidie et la cupidité dirigent les consciences !

La Turquie, l’Occident et les arabes : Quand la perfidie et la cupidité dirigent les consciences ! par, DJERRAD Amar

En critiquant la France qui compte pénaliser la « négation du génocide arménien », Erdogan doit comprendre qu’il s’est fait avoir sur tous les plans. Il ne trouve, comme réponse, que la contre-attaque par le « faire la lumière sur les génocides de la France en Algérie et au Rwanda ». Il n’a pas parlé de la participation de la France au récent génocide des libyens (entre 50 et 70 mille morts); parce qu’il a soutenu cette agression. Il s’active encore à le faire contre la Syrie. Se servir du génocide de la France en Algérie et au Rwanda comme riposte – alors qu’il ne l’a pas fait en temps de « paix » – est une attitude immorale, une perfidie qui montre le degré de vassalité de la Turquie à l’Empire.

Par sa cupidité, la Turquie d’Erdogan s’est laissée entraînée en jouant les faire-valoir de l’Empire. Une sorte de 2ème collège dont-on se sert pour dominer le MO. On ne l’autorise, temporairement, sur des choses (répression des Kurdes par exemple) que pour mieux l’utiliser contre la Syrie (pourtant son alliée) pour des pressions économiques voire militaires. On lui fait miroiter une possible intégration dans l’UE qu’il n’obtiendra jamais pour des raisons historiques et racistes. Pourtant, une déstabilisation de la région ne profite qu’aux Anglo-saxons et aux sionistes d’Israël ! Non seulement la Turquie n’entrera pas dans l’UE, mais elle prend le risque de perdre aussi certains de ses alliés arabes ; en premier la Syrie avec qui elle a de bonnes relations économiques et bien plus !  On ne voit aucun intérêt à s’aliéner des voisins pour des chimères. En permettant d’utiliser son territoire pour servir de base arrière aux terroristes – composés de mercenaires libyens, de quelques renégats syriens et d’islamistes à la solde des monarchies du Golfe – pour mener des attentats contre la Syrie, pour évincer le régime qui ne convient pas aux sionistes, est la chose la plus vile qui montre le degré de servitude et de déshonneur auquel est arrivée cette Turquie. Oui « déshonorée » tout en restant, comme on la qualifie déjà, d’« homme malade » de l’Europe.

A-t-elle été illusionnée, obnubilée par la proposition mielleuse empoisonnée d’Obama qui aurait appâté les dirigeants d’Ankara en répondant favorablement pour « sous-impérialisme néo-ottoman » contrôlé par Washington après les inquiétudes de la Turquie de la domination exercée au M.O par Israël et les USA ?  Sûrement ! Raison suffisante de voir les arabes, dans ce cas, (y compris certaines monarchies) se détourner et de s’en méfier durablement.

A hypocrite, hypocrite et demi car, au même moment, l’opportuniste France sarkozienne  passe à l’offensive contre la Turquie – comme pour lui rappeler son rang de sous-européen, de nation « utile » ou de « service » – en annonçant son projet que le porte-parole de l’ambassade de Turquie à Paris considère « acte hostile » en menaçant même de geler  toute coopération et tous les projets communs.  Est-ce parce que la Turquie s’apercevant, mais en retard, de la supercherie à son égard – suite à la grogne des Turcs contre leur gouvernement pour les effets néfastes qu’ils commencent à sentir et le rapport de force qui se dessine en sa défaveur – montre des réticences à une éventuelle opération militaire hasardeuse depuis son territoire que la France veut obstinément ? Certainement !

En répliquant à la France par ses génocides en Algérie et au Rwanda – en semblant lui dire « et vous alors ? » – la Turquie reconnait implicitement ce qu’on lui reproche d’une part mais se trahie aussi en critiquant exactement ce qu’elle  a soutenu pour la Libye d’autre part.  Ainsi, Erdogan, fait preuve, comme ses maitres, d’hypocrisie.

Dès lors, les violentes réprimandes qu’il s’était permis à l’endroit de Président Israélien Shimon Peres, à Davos, au sujet des attaques contre Gaza ayant causé la mort de 1300  palestiniens innocents ou bien la volonté de la Turquie de se rapprocher du Monde arabe – avec objectif de se « réconcilier…et d’établir un langage politique et une attitude commune avec les pays arabes», selon Bülent Aring, représentant d’Erdogan lors du récent  Forum arabo-turc qui s’est déroulé à Istanbul – apparaissent douteuses, trompeuses voire des tentatives de diversion. C’est ainsi qu’on le pressent lorsqu’on la voit, nous semble-t-il, ‘manger à tous les râteliers’ en obéissant aveuglément à l’Occident tout en lançant des clignements d’yeux aux arabes, aux islamistes et les voilà participer à l’agression de la Libye et de la Syrie en soutenant des forces antiarabes ! Rien que ça !

En entreprenant de renforcer ses relations avec les pays arabes, la Turquie  – qui se croit encore héritière  de l’Empire ottoman –  vise plus à s’en servir comme force d’appui et ‘pont’  pour se repositionner comme axe fort sur la scène internationale. A notre sens, la Turquie d’Erdogan est plutôt devenue la « fille dépravée de l’Europe » en défendant une chose et son contraire. Tantôt elle adopte les thèses occidentales dans l’espoir d’y être intégrée, tantôt elle feint de s’y éloigner pour plaire aux arabes. Cette contradiction lui coûtera chère car, la conduisant à perdre des deux côtés.

DJERRAD Amar

Good bye Bagdad, Un retrait sans gloire mais pas de retour à la paix

Le retrait n’a pas été une retraite. Cela suffit au président Obama pour être content. « C’est une réussite extraordinaire, qui a pris neuf ans », a-t-il dit, sans paraître en douter.

Lors d’un discours devant des soldats à Fort Bragg (Caroline du Nord, Sud-est), le président a aussi évoqué le « prix élevé » de cette guerre de près de neuf ans, à laquelle il s’était opposé quand il n’était pas encore à la tête des Etats-Unis. « Nous laissons derrière nous un Etat souverain, stable, autosuffisant, avec un gouvernement représentatif qui a été élu par son peuple. Nous bâtissons un nouveau partenariat entre nos pays. Et nous terminons une guerre non avec une bataille finale, mais avec une dernière marche du retour« , a-t-il lancé. Cela reste très optimiste.

Avec le départ des derniers soldats américains d’ici la fin de l’année, c’est une guerre injustifiée qui se termine pour les USA en Irak; mais pas pour les Irakiens. Elle avait été déclenchée, pour de très mauvaises raisons, puisque Saddam Hussein ne cachait pas d’armes de destruction massive et que son alliance avec Al-Qaïda était totalement inventée. Elle se termine sans que l’Irak détruit et divisé soit reconstitué et dispose d’une stabilité politique même relative.

On ne les pleurera pas

L’Irak reste très vulnérable au terrorisme, aux affrontements ethniques et religieux, sans parler d’une action de l’Iran. Les généraux américains auraient souhaité garder sur place un contingent de conseillers militaires, capables de préparer notamment la défense aérienne irakienne. Aujourd’hui, celle-ci est égale à zéro! Idéalement, il aurait fallu laisser de 5 000 à 10.000 hommes sur place, ainsi qu’une force antiterroriste, comme dans d’autres pays de la région, pour de nombreux spécialistes.

Les Américains ne seront pas regrettés, notamment des les Sunnites qui dominaient un Irak unifié du temps, du président Saddam Hussein. Des centaines d’habitants de Fallouja, qui fut le premier bastion du refus de la présence américaine en Irak dès le printemps 2003, ont  célébré ce départ Cette ville d’un demi-million d’âmes reste profondément marquée par la double offensive menée contre elle, en avril et novembre 2004, dont la violence inouïe lui a valu une place à part dans la saga de la guerre d’Irak.

La première attaque américaine, qui visait à mater l’insurrection sunnite, fut un échec et la ville se transforma rapidement en un fief d’Al-Qaïda et de ses alliés qui y imposèrent leur loi. La deuxième bataille fit quelque 2.000 morts civils et 140 chez les Américains. Elle impliqua 15.000 GI’s et est considérée comme la plus dure qu’ils aient eu à mener depuis la guerre du Vietnam. Rien n’est oublié.

Un retrait peut cacher une intervention

En fait, le retrait d’Irak est indispensable dans l’hypothèse d’une intervention militaire contre l’Iran. Il est de plus en plus évident qu’une guerre furtive américano-israélienne contre l’Iran a déjà commencé, soutenue par la Grande-Bretagne et par la France. Un appui clandestin aux groupes armés de l’opposition s’est développé en une campagne d’assassinat de scientifiques iraniens, d’un général iranien, en cyber-guerre, en attaques sur les installations militaires etc.

La décision du gouvernement britannique de prendre l’initiative de l’imposition de sanctions sur toutes les banques iraniennes et de faire pression pour un boycott européen du pétrole iranien a déclenché le saccage de son ambassade à Téhéran par des manifestants, la semaine dernière, et l’expulsion ultérieure des diplomates iraniens de Londres.

C’est un avant-goût de la manière dont le conflit peut rapidement s’intensifier, comme ce fut le cas à la fin de la semaine lorsqu’un drone US, qui survolait le territoire iranien, a été capturé. Ce qu’un responsable israélien a appelé un « nouveau type de guerre » peut se transformer en une beaucoup plus classique. Si l’opposition à une attaque contre l’Iran ne se renforce pas, ce pourrait devenir la guerre au Moyen-Orient la plus dévastatrice de toutes. Le retrait US d’Irak ce n’est ni la paix pour le pays ni la paix pour la région.

Jean Bonnevey sur METAMAG

Les 5 scénarios noirs de la crise selon l’Expansion

Démantèlement de l’euro, collapsus bancaires en série, discrédit du dollar, envol du prix du baril de brut, perte du triple A… « L’Expansion » a passé en revue les hypothèses les plus périlleuses pour l’économie européenne.

Rien, évidemment, ne se passe jamais comme prévu. Qui aurait annoncé il y a un an le printemps arabe ou le tsunami qui a provoqué l’accident nucléaire de Fukushima, au Japon ?

Les principales sources d’incertitude pour 2012, si tant est qu’on puisse les identifier, se situent en Europe sur les plans politique et économique, au Moyen-Orient, sur des critères géopolitiques, aux Etats-Unis, sur le plan financier, et partout en ce qui concerne les banques. L’Expansion tente d’en cerner les contours et les conséquences potentielles.

1. L’impact d’un éclatement de la zone euro

L’année 2012 verra-t-elle s’enclencher le processus inexorable de démantèlement de l’euro, après des sommets de la dernière chance à répétition ? A regarder les poussées de tension régulières des taux d’intérêt des pays d’Europe du Sud, et de plus en plus souvent de ceux de la France par rapport à ceux de l’Allemagne – des records d’écart ont été battus en novembre 2011 -, il y a effectivement de quoi être inquiet, pour plusieurs raisons.

D’abord, parce que la forte hétérogénéité de la zone euro, en termes de croissance et de performances à l’export des différents pays, la fragilise dangereusement. Il y a d’un côté les pays du Nord, qui concentrent désormais l’essentiel de la base industrielle de la zone euro, qui sont fortement exportateurs et dégagent d’importants excédents commerciaux, et, de l’autre, les pays du Sud, qui vivent des services et de la consommation à crédit, accumulent les déficits extérieurs et ne dégagent pas une épargne suffisante pour rembourser leur endettement public. Ensuite, parce qu’il existe une dangereuse concurrence entre les multiples dettes souveraines. « Les investisseurs choisissent les dettes qu’ils achètent et celles qu’ils n’achètent pas, décrypte Patrick Artus, le directeur des études économiques de Natixis. Autrement dit, ils spéculent en jouant les unes contre les autres. » Ce n’est pas tenable.

« Sauf qu’un éclatement de la zone euro aura un impact violent sur l’ensemble de l’économie de la planète, via le système bancaire européen, provoquant une onde de choc mondiale », avertissent les experts d’Aurel BGC. La logique est simple : la Grèce, l’Italie et les autres pays en difficultés financières ont deux solutions pour recréer à terme une dynamique de croissance et d’équilibre de leurs comptes publics – soit de la rigueur budgétaire et salariale, soit une dévaluation de la monnaie via le retour aux devises nationales.

Le dernier scénario peut certes paraître séduisant, puisqu’il permet d’échanger de la rigueur contre une solution plus supportable pour les populations. C’est oublier qu’avec le retour des devises nationales les bons élèves subiraient une forte appréciation de leurs devises, et les plus mauvais, une violente dépréciation. Les premiers s’exposeraient à un risque de déflation, les seconds, à un risque d’inflation, via les prix des importations.

Ce qui signifie que les Européens sont condamnés à trouver une solution à la crise, et sans tarder.

Manifestation des indignés à Madrid. Les pays du sud de l’Europe sont étranglés par la dette

Si, à long terme, l’issue passe par une avancée majeure vers la construction de l’Europe politique et par l’instauration d’un fédéralisme budgétaire, à court terme, le salut viendra sans doute de la mobilisation de tous les acteurs : les gouvernements, bien sûr, mais aussi la BCE, le Fonds européen de stabilité financière, voire la Banque européenne d’investissement. Mais, à long terme, les peuples suivront-ils ?

2. Le coût de la perte du triple A français

Le triple A français est sérieusement menacé depuis que les agences de notation Moody’s et Standard and Poor’s ont suggéré sa mise sous surveillance « négative ». Un avertissement logique, tant la situation de la France continue de se dégrader. Les taux d’intérêt sur le marché obligataire s’envolent, et les perspectives de croissance s’estompent de jour en jour. Pour l’économiste Elie Cohen, « cela fait bien longtemps que la France ne mérite plus son triple A ». Au point que, sur les marchés, c’est sur la date que l’on spécule : avant ou après la présidentielle de 2012 ? Même si Nicolas Sarkozy a fait de la sauvegarde du triple A la priorité absolue de sa fin de mandat, les deux plans de rigueur adoptés depuis l’été ne peuvent suffire.

L’important est aujourd’hui de savoir combien coûterait à la France un abaissement de sa note. En 2011, la charge de la dette dans le budget de l’Etat était de 45 milliards d’euros ; en 2012, elle sera de 48,8 milliards. Pour Valérie Pécresse, ministre du Budget et des Comptes publics, la hausse du coût de l’emprunt serait de 5 milliards par an. Si l’Etat perdait son AAA, il n’y aurait pratiquement pas d’effets sur les emprunts souscrits antérieurement et toujours en cours, car ils sont à taux fixes pour 90 % d’entre eux. Il n’y a plus d’encours d’emprunts souscrits à taux variables, et seulement 10 % de l’encours des emprunts sont indexés sur l’inflation.

« Seuls les nouveaux emprunts à souscrire pour rembourser ceux venus à échéance et financer le déficit, soit un peu moins de 200 milliards d’euros par an, seraient affectés », calcule Jean-François Bauer, du think tank Ifrap. Selon les calculs de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), l’effet serait de 500 millions d’euros la première année, de 1 milliard l’année suivante et de 3 à 4 milliards dès la quatrième année, à condition que les taux se stabilisent. Le cas échéant, l’enveloppe pourrait dépasser les 6 milliards d’euros pour le seul service de la dette. « Mais il ne faut pas oublier que le principal risque d’une explosion du coût de la dette est la hausse des taux sur l’euro en cas d’explosion de la zone », précise Jean-François Bauer. Là, on parlerait de dizaines de milliards.

3. Les risques de faillites bancaires en série

Mieux capitalisées qu’avant l’effondrement de Lehman Brothers, les banques européennes sont pourtant loin d’être tirées d’affaire. Les investisseurs doutent toujours de leur solvabilité en cas de pertes supplémentaires sur les dettes souveraines ou en cas de nouvelle récession. « Leurs besoins en recapitalisation sont difficiles à évaluer. Mais on pourrait très vite atteindre les 200 milliards d’euros évoqués par Christine Lagarde », prévient Philippe Brossard, président de Macrorama. Ramener les ratios financiers aux normes de Bâle III coûterait 33 milliards d’euros. Mettre les titres de dette des pays en difficulté détenus par les banques à leur valeur actuelle mobiliserait au bas mot 40 milliards.

Mais ce n’est là qu’une partie de l’histoire. En cas de faillite désordonnée de la Grèce, la perte de croissance et la désorganisation financière ajouteraient 90 milliards à la facture. Encore ces montants ne concernent-ils que les banques cotées en Bourse. Les bilans bancaires se détériorent aussi dans les pays émergents, alertent les experts d’Amundi. En Chine, les nouveaux prêts progressent à un rythme annuel de 8 000 milliards de yuans, soit le double de celui des années 2007-2008. Au Brésil, la croissance du crédit a dépassé les 19 % l’an dans la première partie de l’année 2011. La banque centrale du Brésil estime d’ailleurs que 26 % du revenu disponible des ménages sont absorbés par les mensualités de remboursement. En Inde, les stress tests conduits auprès des banques font craindre une remontée de la proportion de prêts non performants à 25 % d’ici à 2012, et, de son côté, Moody’s Investors Services anticipe une hausse des prêts non performants à 18 % pour la Chine. Seule consolation : la Chine, le Brésil, l’Inde et la Russie disposent de réserves de change importantes, capables d’amortir les chocs.

4. Les effets secondaires d’un dollar faible

L’urgence de la crise européenne l’a peut-être déjà fait oublier. Pourtant, nous sommes entrés dans un monde inconnu, rappelle l’éminent économiste belge Paul De Grauwe. Pour éviter l’effondrement du système financier, la Fed et les autres banques centrales sont allées bien au-delà de tout ce que préconisent les manuels d’économie. Elles ont ramené leurs taux d’intérêt à un niveau proche de zéro et ont inondé la planète de milliards de liquidités. En contrepartie, elles ont accepté de gonfler leurs bilans d’emprunts d’Etat et d’actifs plus ou moins toxiques pour soulager les banques ou l’immobilier. Aux Etats-Unis, les achats de titres par la Réserve fédérale représentent déjà plus de 15 % du PIB, contre moins de 5 % dans la zone euro.

Le problème ? Personne n’est en mesure d’évaluer les effets secondaires d’une telle politique. Dans un contexte de remontée de la dette publique (celle-ci devrait franchir pour la première fois le seuil de 100 % du PIB en 2011) et de volatilité extrême sur les marchés financiers, les investisseurs pourraient très bien perdre confiance dans le dollar. C’est la thèse défendue notamment par le libertarien Ron Paul, candidat déclaré à la présidentielle américaine de 2012 : « Depuis des lustres, le gouvernement s’endette, et la Fed approuve. Le dollar a perdu 98 % de sa valeur par rapport à l’or depuis qu’elle a commencé son travail, en 1913, souligne-t-il. Si l’on ne change rien, le dollar ne vaudra bientôt plus rien. » Sur le site DollarCollapse.com, son avertissement est pris très au sérieux. Certains internautes recommandent même de quitter les Etats-Unis pour changer de devise !

5. Les dégâts causés par un séisme pétrolier

Un clash avec l’Iran d’Ahmadinejad peut faire exploser le prix de l’or noir.

Si les cours du pétrole restent élevés, c’est en grande partie en raison des risques géopolitiques. A l’heure actuelle, le marché spécule davantage sur des perturbations des approvisionnements au Moyen-Orient que sur les risques de récession, confirme un analyste. En Syrie, l’attaque par des militaires dissidents d’un centre des services secrets, près de Damas – la première opération de ce type en huit mois -, laisse craindre un nouveau durcissement. Par ailleurs, les tensions demeurent fortes entre les pays occidentaux et l’Iran, soupçonné de chercher à se doter de la bombe nucléaire. Ces tensions, qui touchent les pays producteurs de pétrole, sont lourdes de conséquences.

Les experts de Merrill Lynch anticipent toujours un baril de Brent au-delà de 100 dollars en 2012. Or le choc pétrolier coûte déjà très cher à l’économie mondiale. Cette année, la hausse des cours a sans doute enlevé 2 points à la croissance mondiale, estime Robert Wescott, ancien conseiller économique de Bill Clinton. Aux Etats-Unis, depuis que l’inflation s’est emballée, il y a neuf mois, en raison de la flambée du prix du carburant, le revenu disponible des ménages stagne. En 2010, il progressait à un rythme proche de 3 %, ce qui permettait aux consommateurs de se désendetter sans trop réduire leurs achats.

Danièle Licata et Sébastien Julian pour l’expansion

Du printemps arabe au printemps russe ou comment on manipule la jeunesse

A la faveur des élections législatives du 04 décembre dernier en Russie, des mouvements de contestation ont vu le jour et en l’espace de quelques heures se sont radicalisés ; ce qui a fait les choux gras des médias à sensation. Les événements des 5 et 6 décembre sur Tchistye Prudy et sur la place Triumfalnaïa ont été relayés avec plaisir. Les médias s’empressaient de nous annoncer qu’il y a eu fraudes électorales organisées par « Russie Unie », le parti représenté par le tandem Poutine-Medevdev et que tout ce beau monde était descendu dans les rues pour affirmer leur mécontentement. Un groupe baptisé «Manifestation pour des élections honnêtes» appelait mercredi sur plusieurs réseaux sociaux à un nouveau rassemblement samedi après-midi en plein centre de Moscou. Un autre groupe, dénommé «Contre le parti des escrocs et des voleurs pour désigner le parti au pouvoir Russie unie, appelait de son côté à se rassembler tous les jours à 19H00 (15H00 GMT). «Puisque le pouvoir a volé les élections au peuple, nous ne pouvons défendre nos droits que dans la rue!», proclame le groupe sur Internet.

Et quand on entend quelques figures de l’opposition russe ; telle que Ekaterina Alexeïeva, représentante de l’Union démocratique de St Pétersbourg dire : « Les gens qui manifestent aujourd’hui à St Pétersbourg sont de nouveaux militants, des jeunes que l’on n’avait jamais vus avant. …Le reste se fera dans la rue. » et,  Iaroslav Nikitenko, activiste écologiste de compléter : « Dès le 4 décembre il y a eu des manifestations anarchistes. Pour eux, le seul choix est un vote « contre tous ». Ce n’est qu’en sortant dans la rue que nous pourrons changer le système : il ne faut plus émettre de demandes pour telle ou telle protestation. Désormais, il faut simplement envahir les rues », on se demande qui veut déstabiliser la Russie et qui a bien intérêt à la voir se désagréger ? précisément en ce moment.

Les manifestants ont redoublé d’ardeur après les propos d’Hilarry Clinton qui, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’OSCE, tenue le 6 décembre à Vilnius, a affirmé que ces élections n’étaient « ni libres ni justes ». Le 29 novembre dernier, Vladimir Titorenko, l’ambassadeur de Russie à Doha et les employés de l’ambassade russe au Qatar ont été brutalisés par des douaniers et des policiers qataris qui, ont également tenté de s’emparer de la valise diplomatique de l’ambassadeur à sa descente d’avion.

Au delà des visées électoralistes, la suite accélérée d’incidents reflète bien un plan conçu et exécuté par étapes.

Les raisons sous-jacentes qui poussent les États-Unis et ses alliés occidentaux à mener une guerre totale ont été récemment détaillées par Greg Hunter, célèbre journaliste d’investigation américain dans un document, Pourquoi « Le monde est-il devenu hors de contrôle ?« . Il révèle que la totalité de l’édifice des systèmes économiques occidentaux s’effrite sous le poids de plus de $ 100 mille milliards de dollars de dette et qu’ils ne sont pas en mesure de les rembourser : « Jamais dans l’histoire le monde n’a été aussi proche d’un chaos financier total et la guerre nucléaire dans le même temps. « 

Pour Lyndon Larouche – qui, après l’assassinat extra-judiciaire de Mouammar Kadhafi avait mis en garde contre une escalade vers un conflit mondial opposant l’axe transatlantique aux puissances du monde Asie-Pacifique –  le monde n’a jamais été aussi proche d’une nouvelle guerre. Aussi, la volonté de Barack Obama d’occuper une place militaire centrale en Asie Pacifique amène la Chine à prendre des mesures de protection. Le président Hu Jintao a appelé la marine chinoise à « accélérer résolument sa modernisation » et à « mener des préparatifs intensifs pour le combat militaire », afin de « sauvegarder la sécurité nationale et la paix mondiale ». La Chine il faut le dire, dispose de l’armée la plus importante au monde. Cet appel à la guerre du Président Hu est rejoint par le contre-amiral Zhang Zhaozhong qui, de même, a averti la semaine dernière que « la Chine n’hésitera pas à protéger l’Iran, même avec une troisième guerre mondiale ».

Face aux menaces d’invasion de la Syrie par les exportateurs de démocratie, la Syrie mobilise elle aussi ses capacités militaires ; les Etats-Unis étant à la manœuvre pour créer une zone d’exclusion aérienne en Syrie, comme ils l’ont fait en Libye, et une zone tampon entre la Turquie et la Syrie. Selon le quotidien syrien Al Thawra, La Syrie a organisé le 5 décembre des exercices militaires à armes réelles destinés à tester la force de frappe de ses missiles à longue portée, de ses véhicules blindés et de ses divisions d’hélicoptères, en cas d‘agression militaire étrangère. Elle a déployé des missiles « Scud », tout au long de sa frontière avec la Turquie et l’Irak, et les a dirigés vers la Turquie, principal allié circonstanciel de l’OTAN dans la région . Bachar el-Assad a par ailleurs promis de tirer des « centaines de missiles » sur le territoire israélien si l’Otan attaque son pays.

L’Iran n’est pas du reste. Elle aussi, face aux menaces de frappes aériennes contre ses installations nucléaires a décrété la mobilisation générale. Le général Massoud Jazayeri, chef d’état-major adjoint des forces iraniennes, averti de « détruire Israël » et d’ajouter « Notre réponse à une attaque ne sera pas limitée au Proche-Orient, nous avons des plans prêts pour réagir ». Mohammad Ali Jaafari, commandant des Gardiens de la Révolution a procédé à la mobilisation des forces. La décision aurait même été prise de disperser les missiles Shahab de longue portée, les explosifs sophistiqués, l’artillerie et les unités des Gardiens vers des lieux secrets, pour éviter les actes de sabotage.

Le monde avance t-il petit à petit vers un conflit majeur ? La suite nous le dira.

Bulgarie : Le Premier ministre Boïko Borissov, favori de l’élection du « Footballeur de l’année »

Le Monde – Le Premier ministre bulgare Boïko Borissov est annoncé comme favori de l’élection du « Footballeur de l’année » dans son pays, à l’issue du vote des supporters, lassés de la piètre qualité du football national.

M. Borissov, avant-centre dans l’équipe de 3e division de Vitocha Bistritsa, a recueilli 44% des voix, contre 24% pour l’attaquant du club anglais de Manchester United Dimitar Berbatov, Footballeur de l’année 2010, ont annoncé les organisateurs lundi.

Le classement définitif sera annoncé le 23 décembre et prendra également en compte le vote des journalistes sportifs, qui n’a pas encore commencé.

Le Premier ministre, ancien karatéka, a proposé l’annulation de ce « vote de protestation », qui vise à souligner la médiocrité du football bulgare: faute de mieux, les supporters ont voté pour M. Borissov, qui vante volontiers ses exploits sur le terrain.

« Ce vote montre, non pas que Borissov est le meilleur footballeur, mais que le football bulgare a besoin de réformes et d’une nouvelle politique », a écrit le Premier ministre dans une lettre aux organisateurs, diffusée par son parti GERB.

« Le football et le sport bulgare sont confrontés à de sérieux défis, dont une pénurie de financement », a-t-il reconnu.

La Bulgarie n’a pas réussi à se qualifier pour l’Euro-2012.

La désignation de M. Borissov par les supporters coïncide avec des tensions sociales dans le pays. Les chemins de fer ont entamé lundi leur 12ème jour de grève, alors que des agriculteurs bloquent des routes pour protester contre une réduction des subventions.

Il y a cinquante ans, Frantz Fanon appréciait l’Europe !

En relisant Fanon, on dirait qu’il a été témoin de ce qui s’est passé et de ce qui vient de se passer ces dernières décennies, en Lybie, en Cote d’Ivoire, en Irak, en Afghanistan etc. Parfois, on a même l’impression qu’il est bien vivant et se tient là, en train de vous parler, de parler à ces chefs d’Etats africains couchés à plat-ventre devant leurs maitres européens.

Frantz Fanon

‘’ Quittons cette Europe qui n’en finit pas de parler de l’homme tout en le massacrant partout où elle le rencontre, à tous les coins de ses propres rues, à tous les coins du monde ‘’(..). – Frantz Fanon.

Le 6 décembre 1961 disparaissait Frantz Fanon, médecin, combattant intrépide pour la défense de la cause des peuples du Sud et du Tiers monde. Fanon était également un penseur et homme d’action engagé totalement pour la révolution algérienne et africaine. Mais étant donné que ce que l’auteur de ces propos prémonitoires, mis en mis en exergue ci-dessus, a dit dans ce domaine est si vaste, nous nous conterons de mettre un peu en évidence les appréciations qu’il faisait sur l’Europe, dans son célèbre ouvrage ‘’Les Damnés de la terre’’ (édit. Maspero, 1961). L’Etat actuel de ce continent pris dans la tourmente financière (Grèce, Italie, Espagne, France, Portugal), place les vues de Frantz Fanon au centre de l’actualité de la ’’Mondialisation’’. Euphémisme pour désigner le capitalisme international en décrépitude.

Et c’est comme qui dirait qu’une certaine composante du Tiers-monde (des Portugais en désarroi), a entendu ce mot d’ordre précité de Fanon. Car Jean Paul Pougala nous renseigne que « nous assistons déjà à l’exode des pauvres Européens vers l’Afrique. L’avenir de l’Europe est très sombre. Nul ne sait comment ils viendront à bout de la très grande désertification industrielle en cours. En Espagne, par exemple, 20% de la population est sans emploi dont 50% des jeunes de moins de 25 ans sont au chômage. Dans les pays dits « riches » de l’OCDE, on compte aujourd’hui 44 millions de chômeurs. La réaction naturelle est cet assaut de l’Afrique qui vit le début de sa gloire économique. En 2010, l’ambassade d’Angola à Lisbonne a reçu 30.000 demandes de visas de Portugais voulant fuir leur pays pour aller vivre en Afrique, c’est-à-dire 115 demandes par jour ouvrable. Luanda a ainsi été la première capitale africaine à fixer un numerus clausus (quota, nombre maximum) par an d’Européens qui peuvent se rendre en Afrique. Et quelques mois ont suffit pour remplir ce quota. Les contrevenants payent par des peines de prison. C’est ainsi que dans plusieurs pays africains, la première cause d’emprisonnement des Européens est l’immigration clandestine. L’Afrique fait déjà rêver les jeunes Européens. Aux Africains de la diaspora de le comprendre et de prendre leur place dans cette nouvelle Afrique qui voit le jour malgré l’assassinat de nos chefs d’Etat qui osent travailler pour que cette prospérité soit possible et profite d’abord aux populations africaines. ‘’ (1)

Voici un constat qui conforte les vues de l’Antillais, qui était en avance de plusieurs longueurs sur nos roitelets de sa génération, comme les désignait notre ami Mongo Beti , et avec lesquels Fanon n’était pas du tout tendre. Voici d’autres considérations de Fanon, sur l’Europe :

‘’Voici des siècles que l’Europe a stoppé la progression des autres hommes et les a asservis à ses desseins et à sa gloire; des siècles qu’au nom d’une prétendue « aventure spirituelle » elle étouffe la quasi totalité de l’humanité. Regardez-la aujourd’hui basculer entre la désintégration atomique et la désintégration spirituelle’’.

‘’Et pourtant, chez elle, sur le plan des réalisations on peut dire qu’elle a tout réussi’’.

L’Europe a pris la direction du monde avec ardeur, cynisme et violence. Et voyez combien l’ombre de ses monuments s’étend et se multiplie. Chaque mouvement de l’Europe a fait craquer les limites de l’espace et celles de la pensée. L’Europe s’est refusée à toute humilité, à toute modestie, mais aussi à toute sollicitude, à toute tendresse’’.

En relisant ces passages des conclusions de cet ouvrage, on dirait que Fanon était témoin de ce qui s’est passé et de ce qui vient de se passer ces dernières décennies, en Lybie, en Cote d’Ivoire, en Irak, en Afghanistan etc. Parfois, on a même l’impression qu’il est bien vivant et se tient là, en train de vous parler. De parler à ces Chefs d’Etats africains couchés à plat-ventre devant leurs maitres européens.

‘’Allons, camarades, le jeu européen est définitivement terminé, il faut trouver autre chose. Nous pouvons tout faire aujourd’hui à condition de ne pas singer l’Europe, à condition de ne pas être obsédés par le désir de rattraper l’Europe.

L’Europe a acquis une telle vitesse, folle et désordonnée, qu’elle échappe aujourd’hui à tout conducteur, à toute raison et qu’elle va dans un vertige effroyable vers des abîmes dont il vaut mieux le plus rapidement s’éloigner.

Il est bien vrai cependant qu’il nous faut un modèle, des schèmes, des exemples. Pour beaucoup d’entre nous, le modèle européen est le plus exaltant. Or, on a vu dans les pages précédentes à quelles déconvenues nous conduisait cette imitation. Les réalisations européennes, la technique européenne, le style européen, doivent cesser de nous tenter et de nous déséquilibrer’’.

« On lit Fanon, on prend son crayon, on commence à souligner les passages mémorables, on vibre, on bout, puis on arrête. C’est tout le livre qu’il faudrait souligner ‘’ – Louis-Georges Tin, in « Monde du livre », 4 novembre 2011.

Mais pourquoi nos hommes d’Etat ne veulent-ils pas, ou n’ont-ils pas voulu écouter Fanon ? Dans ‘’Lettre à la Jeunesse africaine’’ publiée dans le Journal algérien, « El Moujahid » du 24 mai 1958, publiée dans ‘’Pour la Révolution africaine’’ (édit. Maspero 1969), Fanon, très acerbe envers le député français Houphouët Boigny, signalait : ‘’Nous devons à la vérité de vous dire que presque tous vos représentants mystifiés par un phénomène d’aliénation très grave, ont toujours opposé à nos démarches le respect de la légalité républicaine française’’.

C’est certainement en vertu de cela que les termes « souveraineté », « indépendance » sont devenus des mots tabous chez nos hommes d’Etat d’Afrique francophone. Après avoir restitué l’acte d’indépendance de nos pays à De Gaulle, Giscard D’Estaing, Chirac ou Sarkozy, la Guyane, Mayotte, La Nouvelle Calédonie, La Mantique, La Guadeloupe, La Polynésie, etc., on ne connait pas ! Autrement dit, pour la France, c’est des DOM ou des TOM. Entendez des parties de la France appelées Départements d’Outre-mer ou Territoires d’Outre-mer. A Mayotte on reconduit à la frontière des natifs de leur propre pays, Les Comores. Fanon doit sursauter là où il est !!!

Disons simplement que colonisés qu’ils sont, non seulement ils (Les préfets des DOM TOM) n’écouteront jamais Fanon, mais ils n’oseront piper mot, à fortiori dénoncer ce carcan appelé Accord de coopération, que d’autres (Pr Agbohou et Séraphin, notamment) appellent ‘’Pacte colonial’’. Pacte constitué du triptyque : 1/Le compte d’opération du Trésor français, vampire des trésors et économies africains. 2/ Le franc CFA et L’UMEOA et 3°/ les bases françaises.

A voir le comportement de certains intellectuels africains et du Tiers-Monde, carrément pro-impérialistes, acquis à la vision des maitres du monde capitaliste, prêts à répéter les prêchi-prêcha et autres slogans débiles du FMI et de la Banque dite mondial, donc des pseudos intellectuels obnubilés par le lucre, les devises sorties de douteuses ONG, stipendiés par des officines aux puissances activités opaques, on ne peut manquer de dire que Fanon fait partie de ceux qu’on pourrait appeler les hommes ‘’paranormaux’’ parce qu’ayant refusé ‘’de servir l’exploiteur contre leur peuple’’ : Nkrumah, Mamadou Dia, Lumumba, Cheikh Anta Diop, David Diop, Amilcar Cabral, Sékou Touré, Fidel Castro, Che Guevara, Bakary Djibo, Felix Moumié, Tidiane Baidy Ly,Thomas Sankara, etc. Car, Fanon, ancien résistant de la guerre (1935-1945), médecin, écrivain, fils d’un ancien haut fonctionnaire du cadre métropolitain, pouvait bien avoir sa place au soleil. Mais il n’a pas voulu de cette place et s’est engagé comme ‘’Moujahid’’, à coté de ses camarades algériens du FLN (Front de Libération National). Transcendant ainsi toutes les barrières culturelles ou religieuses et toutes les contingences sociopolitiques, de son temps.

Nous terminons, pour engager la jeunesse du Tiers monde à se pénétrer leur histoire en étudiant les œuvres des hommes de la dimension de Frantz Fanon, pour ne pas ‘’se laisser égarer et duper’’ comme disait Mao Tsé Toung. En cela, nous considérons que les prises de position de notre jeune camarade et compatriote Malick Noel Seck (injustement emprisonné par le régime d’Abdoulaye Wade, en ce moment), notamment sur la crise ivoirienne, l’intervention remarquable de la jeune militante Djeyna Ba, de Guinée lors du Forum Social Mondial, en février 2011, donnent de l’espoir. Malgré le fait que l’écrasante majorité la jeunesse africaine et de la plupart des pays dominés du tiers-monde, aujourd’hui, est abandonnée à elle-même.

A Dakar, à Fort-de-France (‘’l’épicentre’’ de la célébration des idées du combattant intransigeant (du 06 au 09 décembre), les panelistes, d’anciens dirigeants du mouvement étudiant en France, ou ses amis, ne manqueront ne revisiter, plus profondément, l’œuvre du grand disparu.

Ababacar Fall «Barros»

* Ababacar Fall-Barros est membre du GRILA

NOTE

(1) Opération Exodus – L’Afrique fait rêver les Européens et, la diaspora ?

Numéro 216 pambazuka News

Lettre de Rfi à ses auditeurs

Chers auditeurs, Depuis lundi 28 novembre, Rfi, notre radio, votre radio est en grève. « Encore ! », nous direz-vous. Nous, salariés, journalistes, techniciens, producteurs, réalisateurs comprenons votre désarroi et votre agacement devant cette antenne muette : pourquoi vous prive-t-on, à nouveau, sans prévenir, de votre média, de ce lien radiophonique qui vous informe de l’état du monde ?

Vous qui nous témoignez si souvent votre fidélité, votre confiance, nous vous devons des explications sur ce mouvement social qui paralyse nos antennes. La situation est grave pour notre radio : c’est l’avenir même de Rfi qui est en jeu aujourd’hui. Désormais, Radio France Internationale appartient à une holding, l’Aef, l’Audiovisuel Extérieur de la France. Le gouvernement a voulu regrouper Rfi, France 24 et TV5 en une seule et même structure juridique. Mais la fusion avec France 24 se fera au détriment de Rfi. La mise en place et le fonctionnement d’une télévision hertzienne mondiale coûte cher. Le risque, c’est « de déshabiller Pierre pour habiller Paul ». Les moyens de RFI ont déjà été réduits. L’an passé, un premier plan social a fait disparaitre 206 postes de travail, soit 20% des employés, c’est-à-dire un emploi sur 5. Un nouveau plan est programmé pour les mois à venir qui viendra encore amputer les moyens de production. A plusieurs reprises notre direction a qualifié la radio de média « archaïque », oubliant au passage les 40 millions d’auditeurs de Rfi à travers le monde et surtout en Afrique. De Bamako à Kinshasa en passant par New York ou Pékin, Rfi vous informe chaque jour et vous donne la parole. Nous qui faisons la radio au quotidien connaissons le lien unique entre Rfi et ses auditeurs. La radio reste par excellence le média de la proximité. Elle sait atteindre le chef d’Etat comme le simple paysan. La prochaine étape pour Rfi, c’est la fusion de notre rédaction avec celle de France 24. Notre direction nous parle de « trans-média », de journalistes qui travailleront à la fois pour la radio, la télévision et internet, qui assureront des directs en plateau, tout en préparant les sujets pour l’antenne. En devenant des « journalistes–à-tout-faire » et surtout à tout faire vite, comment conserver notre rigueur, notre spécialisation ?

Ici à Rfi, nous connaissons votre juste exigence d’une information précise et honnête. Nous voulons rester des « producteurs d’information et non de simples répétiteurs de dépêches d’agence ». Nous revendiquons de pouvoir continuer à vérifier nos informations. Il en va de notre crédibilité. Lundi 5 décembre, lors d’un référendum organisé par l’ensemble des syndicats de la radio, prés de 95% de salariés ont voté contre cette fusion avec France 24 (558 employés sur 781).

Nous demandons aux autorités françaises de stopper ce projet de fusion et de repenser un projet ambitieux pour une information de qualité sur RFI, par respect pour nous, comme pour vous.

Le personnel en grève

Commentaire : ce qu’ils ont omis de dire c’est que ce soit Rfi ou Rfi fusionné, leurs auditeurs auront droit à la même salade. Nous l’avions vu avec la crise ivoirienne et la guerre en Libye où Rfi s’est alignée toute droite sur l’Elysée en prenant faits et causes pour les rebelles de ces différents pays. La couverture médiatique du dossier libyen a été des plus nulles ;  au moins sur le dossier ivoirien, ils avaient eu un peu de couilles en invitant Calixthe Beyala pour apporter la contradiction. « L’information précise et honnête », il y a longtemps qu’elle n’est plus la règle dans ce média qui, s’est investi à conditionner et à formater les esprits de ses auditeurs.

Israël : L’ancien président Moshé Katzav purge sa peine de prison pour viols dans la prison de Maasiyahu

L’ancien président israélien Moshé Katzav, condamné à sept ans de prison ferme pour viols, a été écroué dans la prison de Maasiyahu à Ramleh au sud de Tel-Aviv.

L’ex-président israélien Moshé Katzav

Moshé Katzav, 66 ans, a été reconnu coupable notamment de viols à l’encontre de deux de ses collaboratrices à l’époque où il était ministre du Tourisme dans les années 90, de harcèlements sexuels, de subordination de témoins et d’entraves à la justice.

Son appel devant la Cour suprême a été rejeté le mois dernier. Président de l’Etat d’Israël de 2000 à 2007, année où il a été contraint à la démission, Moshé Katzav a constamment proclamé son innocence. La radio militaire a précisé qu’au début de sa période de détention, un gardien sera spécialement affecté à sa surveillance 24 heures sur 24 pour empêcher toute tentative de suicide. La radio a également indiqué que l’ancien président sera détenu dans une aile spéciale de la prison de Massiyahu située à Ramleh réservée aux prisonniers juifs religieux.

Il va partager sa cellule avec Shlomo Benizri, un ancien ministre de la Santé, et des Affaires sociales condamné en 2009 à 4 ans de prison pour corruption.

Les détenus de cette aile spéciale prient très tôt le matin et ont droit durant la journée à des cours religieux de rabbins venus de l’extérieur. Âgé de 63 ans et père de cinq enfants, l’ex-chef de l’Etat est un juif pratiquant. Il avait démissionné de ses fonctions de président de l’Etat hébreu en juin 2007 après avoir été suspendu dès janvier 2007 à sa demande, en raison d’accusations de viol et harcèlement sexuel à son encontre ; des accusations dans lesquelles il avait dit ne pas se reconnaître.

Tout au long de sa carrière politique au Likoud, le parti de droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu, il s’est posé en défenseur des causes sociales et des laissés-pour-compte de la prospérité, en majorité juifs orientaux comme lui. Il avait été élu président à la surprise générale par le Parlement en 2000 face à Shimon Peres, à l’époque grand favori, qui exerce cette fonction depuis la démission de Moshé Katzav.