Le Blog de Aymard

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Le regard de Plantu – Standard & Poor’s

Le scandale des biens mal acquis, enquête sur les milliards volés de la Françafrique

Le scandale des biens mal acquis, enquête sur les milliards volés de la Françafrique

Lundi 12 décembre, 20h Fiap, 30 rue Cabanis 75013 Paris, salle Bruxelles, M° glacière / Denfert Rochereau, Entrée 2 euros.

Débat sur les biens mal acquis à l’occasion de la sortie en librairie du livre de Xavier Harel et Thomas Hofnung : « Le scandale des biens mal acquis, Enquête sur les milliards volés de la Françafrique » , http://www.editionsladecouverte.fr/...

Avec :

Xavier Harel,

Antoine Dulin et Jean Merckaert : auteurs du rapport du CCFD sur les biens mal acquis, http://ccfd-terresolidaire.org/BMA/

Benjamin Moutsila de la Fédération des Congolais de la diaspora, http://www.fcd-diaspora.org/

Maud Perdriel-Vaissière de l’association Sherpa (http://www.asso-sherpa.org/)

Organisé avec le soutien du CCFD et de Survie Paris Ile-de-France

Liste de 400 médicaments cancérigènes

Le journal « Le monde » vient de publier une liste de 400 médicaments cancérigènes.

Ces médicaments devaient être retirés du marché mais à cause des pressions du cartel pharmaceutique, la proposition a peu de chances d’aboutir.

Mis à part les parabènes, d’autres composés chimiques nocifs sont incorporés dans les médicaments.

Liste des 400 médicaments cancérigènes

Maroc : Une fillette de 4 ans tuée, puis.. mangée

DHNET – Un odieux trentenaire, à Tanger, a fait cuire Oumaïma, après avoir mangé son coeur et démembré l’enfant

Nous sommes au Maroc, à Tanger, dans le quartier de Dchar Bendibane. Dimanche dernier, 10 h du matin. Lamfaddal Ouaddane est l’heureux papa d’une petite fille de quatre ans. Après supplications de sa petite Oumaïma, il décide de lui offrir deux petites bagues en plastique aperçues chez l’épicier du coin. Le genre de jouet que toutes les petites filles du monde quémandent un jour.

Fière comme un paon de ses nouveaux trophées, la petite court rejoindre ses copains, plus haut dans la ruelle. Il ne le sait pas encore, mais sa fille, de dos, le pas hâté, c’est la dernière image, presque d’Épinal, que le père aura de son enfant.

C’est l’absence d’Oumaïma à l’heure du déjeuner, inhabituelle, qui mettra la puce à l’oreille de sa famille. Les autorités locales sont alertées.

Alors que la panique croît légitimement, rebondissement chez l’épicier, vers 16 h. Un trentenaire, hagard, y passe, deux étranges bagues en plastique pour enfant aux doigts. Le commerçant, interloqué, met la famille de la petite, ainsi que la police, au courant.

Rapidement, les forces de l’ordre se rendent, avec la famille, au domicile de l’individu, qui est… mitoyen à celui de la famille Ouaddane. Aucun meuble, juste une vieille télévision, et les relents d’une odeur âcre qui flotte. Stupeur. Puis, très vite, horreur.

“La tête détachée de la fillette gît dans un coin de la pièce avec des viscères sur un sol crasseux souillé de sang , écrit Le Journal de Tanger . On remarque une arme blanche et d’autres objets. Mais une marmite posée sur un fourneau éteint attire l’attention des visiteurs. On lève le couvercle et on découvre l’abjection : des morceaux de chair flottent dans un bouillon douteux. […] Pas de doute, il s’agit de morceaux provenant du petit corps d’Oumaïma, la petite fille disparue.”

La préfecture de police dépêche la police judiciaire et la police scientifique, illico. “Les enquêteurs ont du mal à rassembler les morceaux crus et cuits du corps de la victime et reconstituer les séquences du crime, notamment parce que l’auteur présumé, Abdellatif Touil, ne les aide pas à avancer. Son attitude laisse supposer que cette histoire ne le concerne pas. Il aurait demandé plusieurs fois qu’on le “laisse aller à son travail parce qu’il était en retard”.”

Parmi les premiers éléments de l’enquête, le bouillon de cuisson découvert contiendrait de l’eau, de l’huile, des oignons et des épices. Ce qui fait dire à certains que le criminel pourrait s’être inspiré de la cérémonie du sacrifice de l’Aïd. Supputations, pour l’heure, on précise.

Le suspect, d’après les premiers éléments, ne jouirait pas de toutes ses facultés mentales, chose qu’une expertise médicale ordonnée par le parquet devra confirmer. Selon le frère du présumé auteur, l’intéressé aurait séjourné pendant six ans en Espagne, pays duquel il aurait été expulsé, fait qui l’aurait profondément perturbé. Bien piteuse excuse.

Littérature : Livre « Croisade islamiste » de Jean Paul Gourévitch

Est paru le 24 Novembre 2011, le livre « Croisade islamiste ». Il s’agit d’un véritable chef d’œuvre qui aborde des préoccupations à l’instar de Qui sont les islamistes ? Que veulent-ils ? De quels moyens logistiques et financiers disposent-ils ? L’islamisme est-il la croisade du XXI e siècle ?  

Son auteur, le professeur d’Université Jean Paul Gourévitch y dresse un état des lieux actualisé du terrorisme islamiste en France, en Europe et dans le monde, s’efforce de saisir ses objectifs et ses motivations à la lumière des écrits, des discours et des actions de tous ceux qui y réfèrent. Bref, un ouvrage de références qui situe l’islamisme par rapport à l’islam, dans le Monde et en France, met en perspective sa dynamique, son influence et ses protubérances, et esquisse un bilan de ses opérations.

Dans un monde musulman divisé religieusement, géographiquement et politiquement, les forces de la radicalisation constituent aujourd’hui, des pôles d’attraction pour l’ensemble des croyants, sommés de se situer par rapport à Al-Qaïda, à la charia, aux préceptes du Coran interprétés dans un sens littéral.

S’appuyant à la fois sur le retour du religieux, sur une jeunesse ré-islamisée et sur l’islamo-business, l’islamisme, qui a su concilier tradition dans ses préceptes et modernité dans sa stratégie ne cesse de gagner du terrain auprès des opinions publiques et des medias, au point de devenir une véritable menace pour l’islam. Face à lui, s’est développée une contre-croisade laïque qui connaît aussi des dérives et tourne parfois en Europe à l’islamophobie. Attitude qui fait le jeu des islamistes en transformant l’arène politique en face-à-face où il faut un vainqueur.

Jean-Paul Gourévitch, est né en 1941, est un écrivain, essayiste, formateur et consultant international indépendant sur l’Afrique et les migrations. Docteur en sciences de l’information et de la communication, il a enseigné l’image politique à l’Université de Paris XII, contribué à l’élaboration de l’histoire de la littérature de la jeunesse et de ses illustrateurs par ses ouvrages et ses expositions, est « proche des milieux libéraux ». Expert international en ressources humaines et spécialiste de l’Afrique et des migrations, il a publié plusieurs ouvrages consacrés à l’Afrique et aux aspects sociaux et économiques de l’immigration en France. Il est l’auteur d’une soixantaine d’ouvrages dont plusieurs essais récents sur la France en Afrique et les Africains de France, les migrations et leur coût humain et économique qui ont connu un certain retentissement médiatique.

Principaux ouvrages de Gourévitch

  • La poésie en France, les éditions ouvrières, 1966
  • Les enfants et la poésie, l’Ecole, 1969
  • Villiers de l’Isle-Adam, Seghers, 1971
  • Défi à l’éducation, Casterman, 1973
  • Clefs pour l’audiovisuel, Seghers, 1974
  • L’image du Président, Tema, 1975
  • Comprendre la Publicité, L’Ecole, 1975
  • L’imagerie politique, Flammarion, 1980
  • La propagande dans tous ses états, Flammarion, 1981
  • La politique et ses images, Edilig, 1986
  • Comment devenir Président de la République en 90 minutes, Plon 1992 (en coll. avec Michel-Antoine Burnier et Léon Mercadet)
  • Images d’enfance: 4 siècles d’illustration du livre pour enfants, Alternatives, 1994
  • l’Afrique , le fric, la France, Le pré aux clercs, 1997, réed 2001
  • Immigration la fracture légale, Le pré aux clercs, 1998
  • L’image en politique, Hachette littératures, 1998
  • La littérature de jeunesse dans tous ses écrits 1520-1970, Argos-CRDP Créteil 1998 rééed 2001
  • La démagogie racontée à ma petite fille, Le Capucin, 1999
  • La France africaine, Le pré aux clercs, 2000 3e édition
  • L’Economie informelle, Le pré aux clercs, 2002
  • Ne disons pas au jour les secrets de la nuit, roman Presses de la Renaissance, 2003 (avec Dominique Marny) adaptée et jouée au théâtre de Nesle en mai et juin 2008
  • La France en Afrique, Le pré aux Clercs, 2004
  • Mémoires d’enfances, Le pré aux Clercs, 2004 (avec Jacques Gimard)
  • Hetzel: le bon génie des livres, Le Serpent à Plumes, 2005
  • Plaisirs d’amour, Le Pré aux Clercs, 2006 (avec Dominique Marny)
  • Les migrations en Europe, Acropole, 2007
  • La France en Afrique, Acropole, 2008
  • Profession démago, éditions du Palio, 2008
  • Maux Croisés, roman policier interactif Archipoche, 2008
  • Coût réel de l’immigration en France, éd. Contribuables associés, 2008
  • Les Africains de France, Acropole, 2009
  • le coût de l’expatriation, éd. Contribuables associés, 2009
  • L’immigration, ça coûte ou ça rapporte, Larousse, 2009
  • Le rêve méditerranéen d’Ulysse à Nicolas Sarkozy, éditions de l’Œuvre, 2009 prix Gaxotte de l’essai historique 2009, finaliste du prix Méditerranée 2010
  • Le coût de la politique migratoire de la France, éd. Contribuables associés, 2010
  • (dir.) actes de l’atelier « Mémoire des indépendances africaines »[19].
  • Combien nous coûte l’immigration irrégulière, éd. Contribuables associés, 2011

Pour le retrait du Prix Nobel de la Paix à Obama

Un citoyen italien, indigné par les actes posés par Obama depuis son arrivée à la maison blanche (coup d’Etat en Côte d’Ivoire, guerre contre la Libye et toute l’Afrique, assassinat d’un Chef d’Etat souverain) demande au Comité d’Oslo de lui retirer le prix nobel de paix qui lui a été décerné.

« Mon nom est Joe Fallisi. Je suis un ténor italien et activiste des droits de l’Homme et universels. Je lance un appel à tous les hommes et les femmes de bonne volonté, aimant la justice, afin qu’ils puissent signer la pétition d’Action Justice and Peace, lancée par Action Liberté 20 en collaboration avec le Congrès National du Peuple Ivoirien, demandant le retrait du Prix Nobel de la paix à M. Barack Obama, ainsi que l’arrestation, par la Cour pénale internationale, du même Obama, de Mme Hillary Clinton, de M. Cameron et de M. Sarkozy qui sont des criminels de guerre… »

Pour signer la pétition, cliquer ici

Descendants de nazis – l’héritage infernal

TV lobotomie, la vérité scientifique sur les effets de la télévision

Ci-dessous un article de François-Xavier Rochette paru dans « Rivarol », à propos de l’ouvrage de Michel Desmurget : « TV lobotomie, la vérité scientifique sur les effets de la télévision ».

Michel Desmurget, docteur en neurosciences, dresse un terrible réquisitoire contre la télévision, en s’appuyant sur une littérature scientifique foisonnante et unanime… mais dont le grand public n’entend jamais parler.

Un livre que l’on peut commander en ligne >>  ICI. Source : « Contre-info »

L’avènement de l’ère internautique démocratisée laisse à penser que la domination télévisuelle dans le champ médiatique ne cesserait dès lors de décroître. Or, paradoxalement, c’est l’inverse qui est observé par les scientifiques ayant eu le courage de se pencher sur cette question fondamentale. Du courage, il en faut en effet pour nos chercheurs qui ne connaîtront aucune gloire en analysant l’expansion de la gangrène télévisuelle puisque le principal relais informatique reste la télévision qui n’a jamais cultivé un goût prononcé pour la remise en cause salvatrice. Pourtant les études sur la nocivité intrinsèque de la télévision sont fort nombreuses mais restent cloisonnées au sein des bibliothèques universitaires (américaines en particulier), ou bien au chaud dans de prestigieux laboratoires qui ne peuvent faire leur beurre à partir de ces travaux.

Heureusement les journaux alternatifs et quelques internautes diffusent les découvertes étonnantes sur la malfaisance dévastatrice de la petite lucarne (les études et les chiffres dépassent les préjugés que l’on peut avoir à propos du phénomène abrutissant télévisuel). Mais ces avertissements parcimonieux ne touchent malheureusement pas la masse et l’immense majorité des familles qui se font décérébrées d’une manière indolore au quotidien. Le neuroscientifique Michel Desmurget vient de publier un livre complet sur cette drogue dure que constitue la « télévision ». C’est aussi l’occasion pour nous de faire un point sur la « dangerosité » et la « progression » de ce poison dans le corps social.

D’abord, remarquons que le temps moyen passé devant la télévision (des Français et des hexagonaux) est de 3H40 par jour pour un adulte et de 2H40 pour un enfant scolarisé : Cette durée de soft lobotomie a encore augmenté ces cinq dernières années malgré Internet et la prolifération des « DVD ». Ce temps passé devant la téloche correspond à 25% du temps de veille des gens et à 75% de leur temps libre ; l’équivalent de 56 jours par an. Les conséquences de cette surexposition médiatique sont (bien sûr) très graves. Chaque heure quotidienne consommée augmente le « risque de décès » de 10%, augmente le nombre d’obèses de 2% : Plus de deux heures par jour augmente le « risque de surpoids » de 55%. Chaque heure de « TV » consommée avant 3 ans augmente de 10% la quantité de « junk food » consommée à 10 ans. Si la télé prend de plus en plus de place dans les foyers, elle est devenue par ailleurs plus venimeuse encore. La phrase de Patrick Le Lay sur le « temps de cerveau disponible », écrit à propos Michel Desmurget qui a bien désarticulé pour mieux le comprendre le processus cognitif imposé à tous les téléspectateurs, est en effet d’une terrible honnêteté.

Aujourd’hui la fonction principale de la « télévision » (ses films, ses émissions, ses programmes d’une manière générale) est de stresser le consommateur ; de le stresser continûment, avec force et détermination. Car il s’avère selon Desmurget que « si vous stressez une personne avant de lui passer une publicité, elle va beaucoup mieux retenir le message. L’évolution fait que nous sommes beaucoup plus prompts à retenir les choses qui nous menacent, nous ont fait peur, que les choses qui nous ont fait plaisir ou aucun effet. Ce n’est donc pas un hasard que l’on montre autant de violence ». (Notons que les programmateurs bourrent de plus en plus de pubs les séries diffusées, mais évitent également, de plus en plus, de passer de la réclame immédiatement après un épisode, le happy end typiquement américain n’étant pas propice à l’aggravation du stress publiphile). Alors les scénaristes se sont adaptés aux nouvelles exigences psycho-publicitaires : violences tous azimuts, souffrances perpétuelles, angoisse communicative, perversions sexuelles fantastiques… Et le péquin tombe sur Les Experts de « TF1 », Esprits criminels, Le Mentaliste et John Le Rouge (rouge comme le sang…) en devant se mettre à la place d’un « sériôl quilleur » pour le comprendre. Les gamins de 10 ans deviennent les premiers fans, ils sont shootés à l’adrénaline et aux odeurs de cadavres en état de décomposition : Le stress est leur came, la pub leur héroïne. Déflorés à 5, 7 ou 8 ans avec quelques sitcoms, empalés par « Plus belle la vie » à ces âges, les gamins plongent dans le grand bain à 9 ou 10 ans avec « Les Experts », « Le top du top » ! La téléphonie mobile, le gel pour les cheveux, les capotes, les chewing-gums dégueulasses et leurs acolytes se portent bien. Mais les méfaits du Moloch ne s’arrêtent pas là.

Donnons la parole à Desmurget : « Les études montrent que les gens qui regardent (trop) la + TV + finissent par voir la réalité telle qu’elle y est montrée. Si l’on amène des télévisions sur une île Fidji, on voit que les dossiers médicaux montrent qu’avant la + TV + le nombre de filles au régime est quasi nul et le nombre d’anorexiques est nul. Trois ans après, vous avez 70% de gamines qui se sont mises au régime, et 12% qui se font vomir, parce que la + TV + a insufflé cet idéal de minceur ». Les scientifiques ont observé le même phénomène pour la consommation de tabac et d’alcool… Non contente de pourrir les esprits, la télévision putréfie également les corps et exténue les organismes : Si l’on enlève la télévision à un adolescent, il gagne ainsi une heure de sommeil par nuit. Une étude canadienne a d’autre part montré que l’introduction de la « TV » dans une zone enclavée qui n’y avait pas accès a diminué de 30 à 40% la fréquentation des installations sportives et culturelles, dont les bibliothèques.

La « télévision » agit donc comme une drogue dure et particulièrement nocive. Elle ronge les âmes et les corps mais elle entraîne également une addiction sévère chez ses consommateurs (l’immense majorité d’entre eux). Pour Desmurget, il n’existe qu’une seule solution pour s’en sortir : Se débarrasser de sa télévision, la fracasser sur l’autel de la consommation et de la manipulation ! A vos masses !

Michel Desmurget, invité d’Audrey Pulvar dans le 6/7 de France Inter (6h50 – 3 février 2011).

http://www.dailymotion.com/video/xgvcr5_michel-desmurget_news?start=0#from=embed

Football : racisme, stop !

Chronique de Jerome Carlos

Joseph Sepp Blatter

Sepp Blatter, le Président de la FIFA, est aussi connu dans le monde que le football. Il préside aux destinées planétaires de la discipline sportive la plus populaire sur la terre des hommes. Nous avons affaire à un personnage considérable, nanti d’une stature exceptionnelle. C’est « le phénix des hôtes de ces bois », pour parler comme le fabuliste. Qui a le privilège d’atteindre, dans l’esprit de ses contemporains, un tel niveau de respectabilité et d’honorabilité ne peut plus et ne doit plus se laisser aller à dire n’importe quoi. Et Sepp Blatter a gaffé. Il a laissé entendre que le racisme n’existait pas dans le football et qu’une poignée de main suffisait à régler le problème.

Disons-le comme çà : une bêtise a toujours la taille de son auteur. Elle tend à être proportionnelle à la personnalité de celui-ci. Voilà que Sepp Blatter est au nombre des plus grands de la terre. On comprend que sa déclaration, à tout le moins regrettable, a fait le tour du monde et a bénéficié de l’effet grossissant d’un fait non ordinaire qui sort de l’ordinaire.

A la décharge du Président de la FIFA, Sepp Blatter est de nationalité suisse. Il est, par conséquent, un Blanc bon teint. Le racisme s’exerçant généralement et davantage dans un sens plutôt que dans l’autre, on peut soutenir que l’homme ne sait pas ce que racisme veut dire. Car il y a lieu de faire la démarcation entre celui n’a qu’une idée plutôt vague d’un phénomène et celui qui vit ce même phénomène. Pour que Sepp Blatter éprouve les blessures et les salissures du racisme, il lui aurait fallu changer de peau. Impossible ! Ce sont d’autres qui sont les victimes de cette abomination. Ils ne peuvent, de ce fait, en parler à la légère. Ce sont d’autres qui sont les cibles quasi naturelles des racistes. Ils ne peuvent pas ne pas tenir le racisme pour un fléau qui insulte l’intelligence et piétine notre commune humanité.

Nous n’apprendrons pas à Sepp Blatter que le football, avec tous les enjeux qu’il traine et draine à sa suite, est sorti depuis longtemps du champ du jeu. Le football moderne est une jungle « civilisée ». C’est le champ clos d’une guerre qui ne dit pas son nom. Le football est comparable à un immense chaudron constamment sous pression et chauffé à blanc. Il peut exploser à tout moment. Et il explose quelquefois.

Dans un stade qui gronde de la joie des uns ou qui bout de la colère des autres, un but marqué ou un but encaissé, peuvent faire valser, soit à la hausse, soit à la baisse, les cotations en bourse. S’il en est ainsi, on ne peut s’autoriser, comme l’a fait Sepp Blatter, de simplifier la complexe équation humaine. Dans certaines situations, les vilains sentiments tapis en nos cœurs ressurgissent. Ils ont tôt fait de prendre le dessus sur les bonnes manières que nous recommande le fairplay sportif.

Sur un terrain de football, la concurrence est féroce. Les intérêts en jeu atteignent des pics insoupçonnés. Tous les moyens semblent bons pour parvenir à ses fins. Les principaux acteurs, les joueurs notamment, les nerfs à fleur de peau, se barricadent dans la logique des gladiateurs de l’enfer : tuer pour éviter de se faire tuer. Dans ces conditions, le joueur raciste qui n’a ravalé son vice que le temps des petits sourires et courtoisies devant les photographes et les cameramen révèle sa vraie nature. C’est tout l’arrière fond d’une éducation, d’une conception des êtres et des choses qui se réveille et s’exprime, insulte et blesse.

Comme quoi le racisme n’est jamais loin. Par son environnement, le football réveille ce racisme, le fortifie et le conforte. Une fois dressé sur ses ergots et avec l’extrême rapidité du naja, ce racisme frappe, en crachant son venin mortel à la figure de sa victime.

Non, Sepp Blatter, une poignée de main ne peut suffire à gommer la faute. Non, Sepp Blatter, une poignée de main ne peut suffire à changer le raciste, à lui faire faire amende honorable, à l’amener à enterrer les démons du mépris qui le hantent. Vous avez reconnu votre erreur. Vous avez présenté des excuses. C’est tout à votre honneur. Cela vous grandit. Vous devenez un de nos meilleurs alliés contre le racisme. Vous avez fait le bon choix. Bienvenu en notre armée.

Un noir à la maison blanche

Un Noir à la Maison Blanche, par aymard

Le mardi 4 novembre 2008, suite à la victoire de Barack Obama sur le sénateur républicain John Mccain, toute l’Afrique a vibré, les Africains avec. J’ai encore en mémoire la sale journée que j’ai dû passer à l’époque parcequ’ayant été empêché de faire la grasse matinée ; le téléphone ne cessant de sonner et à chaque appel, c’était pour m’entendre dire que l’Afrique était sauvée et surtout cette phrase qui m’a réveillé définitivement : « le continent va sortir du sous-développement ». Même si je n’étais pas devin, je m’époumonais à expliquer à mes interlocuteurs que Barack Obama a été élu pour régler les problèmes des américains et non ceux des Africains. Je pense aujourd’hui avoir pleinement raison en ayant préconisé la prudence à l’égard de ce nègre qui n’est en effet qu’une marionnette placée au pouvoir pour jouer le messie avec le résultat que nous avons. Il me rappelle un certain Kofi Annan à l’Onu. Ce Ghanéen, entré à l’Onu en 1962 pour devenir 35 ans plus tard secrétaire général a été une sorte de pantin aux mains des américains. C’est sous son mandat qu’il y a eu plus de conflits et de massacres. Il s’est personnellement investi en RDC pour que Kabila soit élu au détriment de Tsisekedi, le « sphinx de Limete » qui depuis, je pense appelle à une insurrection populaire. C’est lui qui envoya en Côte d’Ivoire après le coup d’état raté de septembre 2002, le béninois Albert Tévoédjrè en tant qu’envoyé spécial de l’Onu. Tévoédjrè qui, n’a d’ailleurs rien apporté de bon pour son propre pays depuis 1960 a osé dire à la délégation du FPI qui s’agaçait de son trop grand rapprochement avec les rebelles, de se comporter comme des gens civilisés et laisser l’Onuci travailler ; cette dernière travaillant bien évidemment au renversement de Laurent Gbagbo comme on a pu le constater par la suite en vue de l’installation d’Alassane Ouattara qui devient neuf ans plus tard soit en Avril 2011, le Président de la République de la Communauté Internationale. Son passage en tant que 1er ministre aura laissé un goût sucré à ses soutiens internationaux ; période pendant laquelle cet économiste cède aux bras financiers de la Françafrique toutes les entreprises d’Etat de la Côte d’Ivoire. Aucun secteur n’a été épargné. Bouygues, France Telecom ou encore Bolloré se frottent les mains. Martin Bouygues a l’Eau et l’Electricité mais aussi la plate-forme pétrolière d’Azito, les Grands moulins, l’exploitation de l’or et du diamant, le gaz, le chantier du troisième pont d’Abidjan… France Telecom, la téléphonie et Vincent Bolloré le transport multimodal et les ports. Ses maîtres, nostalgiques de cette époque ont tout mis dans la balance pour le faire revenir aux affaires ; même s’il a fallu tuer 3.000 ivoiriens.

Barak Obama disais-je, a été placé au pouvoir pour jouer le messie et il semble bien adorer ce rôle qu’il joue à merveille.

Comme le pygmé de l’Elysée, son compère de France, Obama est un médiaphile. Il adore le spectacle. Le voir marcher en se dandinant et en balançant les bras me fait sourire et me fait chaque fois penser à John Travolta dans « Saturday Night Fever ». A la maison blanche, aux conférences de presse il arrive en sautillant. Il descend les passerelles des avions en sautillant. Puis, quand il arrive, il annonce votre mort tout en souriant.

Pendant la campagne électorale, il avait promis la fermeture de la prison de Guantanamo, le retrait des troupes américaines d’Afghanistan et d’Irak, la création d’un Etat palestinien. Rien de tout cela n’a été obtenu à ce jour même pas un angstrœm d’État palestinien et pourtant ce ne sont pas les palestiniens qui ont voté pour son élection. Il s’était engagé en 2008 à doubler l’aide au développement, à soutenir l’initiative d’allègement de la dette des pays les plus pauvres, à investir 50 milliards dans la lutte contre le Sida ainsi de suite. Et pourtant, c’est le même Obama qui approuve le coup d’état perpétré en Côte d’Ivoire et ordonne l’assassinat de Kadhafi en Libye bref, le renversement de deux (02) régimes qui avaient des résultats économiques et sociaux mémorables avant qu’ils ne soient attaqués le premier en 2002 par une horde de mercenaires africains venus du Burkina et alimentés en armes par la France et le second en 2011 par des islamistes d’Al Qaeda, des soldats du Qatar, des forces spéciales occidentales dont américaines. Et dire que cet homme est prix Nobel de paix !

Hélas, le prix Nobel de la paix est l’instigateur de guerres et de conflits un peu partout et donc, pour la crédibilité du Comité d’Oslo, ce prix doit lui être retiré. Il appelle ouvertement à la violence puisqu’en s’opposant à la reconnaissance de la Palestine par l’ONU, avant cela par l’UNESCO dont il a fait couper les vivres, il participe de ce fait à radicaliser la position du Hamas qui ne restera pas les bras croisés face à Israël qui, non content d’étrangler économiquement la Palestine a décidé d’occuper Jérusalem-Est en y construisant davantage de logements après avoir détruit les plantations d’oliviers des Palestiniens. Plutôt que de pratiquer la paix pour laquelle ce prix lui a été décerné, il a décidé de faire du terrorisme d’État, en appelant à l’assassinat d’un Chef d’Etat bref, un praticien du crime de masse comme témoigne le bilan macabre de l’expédition libyenne : 70.000 morts. Bientôt – réélection oblige – il pourra se targuer d’avoir fait plus que Georges W. Bush pour protéger les américains du terrorisme.