Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives de Tag: abt 2011

BENIN : La Marina ou la maison de Fcbe …

Ce n’était pas assez pour les Béninois de ne plus avoir de parlement, de constitution, de « fierté » démocratique, en l’espace d’une présidentielle. Ils doivent désormais se faire une raison sur la perte du palais de la présidence de la République (affectueusement La Marina). L’Etat-Fcbe a décidé d’y installer ses quartiers. Le docteur-président y multiplie les conseils de guerre, les tentatives de fusion de ses différents alliés concurrents, le tout en l’honneur du combat des émergents pour les législatives 2011. En clair, le siège national du regroupement politique de Yayi n’est rien d’autre que la présidence de la République avec pour démembrements naturels sur le terrain, les préfectures de département. Ne parlons pas des ministères, des directions d’entreprises publiques. Tout espace appartenant à la République devrait être dédié à la cause des candidats Fcbe, les vrais, ceux choisis par le docteur-président pour être ses soldats pour la refondation de la nation.

Côté finance, pas de souci à se faire puisque chaque sou du contribuable dépensé est forcément estampillé Yayi. Même une table en bois dans une école sur financement du budget national débouche fatalement sur la célébration du régime ; près d’un millier de milliards l’an, exclusivement consacré à la propagande. En plus des moyens de l’Etat (hélicoptères, avion, véhicules et cadres administratifs), les émergents ne se sont pas gênés pour aller en chercher dans les tirelires en ville, en campagne, au sein des hameaux les plus reculés. Des centaines de milliards volés, en 4 ans, auprès des fonctionnaires, des étudiants, des petits commerçants, des paysans, des militaires, des journalistes ; tout le monde a participé à l’effort de propagande sous le premier mandat grâce aux relais des faux pasteurs placeurs. Tout pour Yayi et son Fcbe, y compris les institutions constitutionnelles truffées d’ex-rentiers et de zélateurs attitrés. Cet attelage pouvait manier les textes de la République à sa guise. Il fallait plus que le légalisme de Houngbédji, la politesse de Bio Tchané et la retenue des citoyens privés du droit de vote pour enrayer le diabolique dessein de vider la constitution et les lois électorales de leur substance.

Une Opa sur tous les biens publics avec la manière. L’Etat n’a plus un chef mais un propriétaire ou peut-être plus, un maître à pensée. Il pense et exige que tous ses partisans devraient s’aligner derrière la liste sur laquelle figure sa tendre épouse, et cela devrait pouvoir se faire. Plus qu’une exigence, c’est un ordre Fcbe, doté de plus de légitimité et de force qu’un ordre républicain. Un jeu de pouvoir qui se joue sans aucune considération pour l’électorat. Le prêtre suprême s’emploie à déplacer les pions sur sa liste. Comme si le nombre de députés refondés que les mages de la Cour allaient sortir de leur laboratoire de miracle était connu d’avance. A la manière de ce qui s’est passé après le 13 mars 2011. Par ailleurs, le refondateur dispose de l’arsenal qu’il faut pour parfaire une stature de despote grâce à ses chars d’assauts dressés pour faire le coup de feu en pleine cité, si nécessaire, à l’encontre de tout contestataire. Plus rien ne manque au tableau sur la route de la régression démocratique : le parti-Etat, la pensée unique, la répression, l’Etat sans constitution, sans loi, sans parlement. En plus d’un épilogue connu d’avance : telle présidentielle, telles législatives. Un drame qui se déroule à guichet fermé puisque personne, à l’étranger, sur les médias internationaux, ne souhaite évoquer ce spleen du modèle continental. Les nouveaux propriétaires de l’Etat n’en demandent pas plus ; jouir de leur forfait en toute inquiétude. Et après le Bénin refondé en Etat-Fcbe ?

L’Etat-Yayi très certainement !!!

arimi choubadé http://arimi.freehostia.com

BENIN : L’alliance ABT annonce des mesures fortes contre le complot en cours

L’alliance ABT 2011 a rendu publique une déclaration dans laquelle elle promet de s’opposer contre le hold-up électoral en cours au Bénin. C’était samedi dernier à son siège à Guinkomey à Cotonou.

« L’alliance ABT 2011 a déjà fait connaître à l’opinion publique nationale et internationale qu’elle n’acceptera pas le hold up électoral en cours de finalisation… », a déclaré ce week-end en à Cotonou, le porte-parole de l’alliance ABT 2011, Me Raymond Dossa, en présence de plusieurs autres membres de la coalition. Le groupe politique du candidat Abdoulaye Bio Tchané indique qu’elle demandera par des voies légales l’annulation pure et simple du scrutin du 13 mars 2011 en raison de toutes les irrégularités avérées dont il est entaché et par voie de conséquence, la reprise des opérations électorales dans des conditions acceptables.

Elle rappelle aux autorités du pays, en l’occurrence à la Cour constitutionnelle, les dispositions de l’article 66 alinéa 2 de la Constitution qui prescrit que dans l’hypothèse d’un coup de force quelconque : ‘’Tout Béninois a le droit et le devoir de désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime et ce droit et ce devoir constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs’’.

L’alliance ABT 2011 rappelle enfin à l’armée béninoise et les forces de l’ordre qui ont toujours démontré leurs valeurs républicaines qu’aux termes de l’article 19 alinéa 2 de la Constitution : « …tout individu, tout agent de l’Etat qui rendrait coupable d’acte de torture, de sévices ou traitements cruels, inhumains ou dégradants dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions, soit sur instruction, sera puni conformément à la loi ».

La coalition ABT 2011 soutient avec fermeté que les nombreuses irrégularités du scrutin du 13 mars dernier ont pour noms : bureaux fictifs, bourrages d’urnes par des bulletins pré-cachetés, distribution massive d’argent, la veille et le jour même du scrutin, transport de citoyens d’une ville à une autre pour voter contre de l’argent payé après la remise du bulletin blanc aux commanditaires, distribution de micro-crédits aux plus pauvres jusqu’à l’avant-veille du scrutin, propagande en faveur du candidat Boni Yayi sur les lieux du scrutin.

Elle a aussi fait cas des menaces, intimidations et violences de toutes sortes exercées sur les votants, la corruption des scrutateurs et autres responsables des bureaux de vote aux fins d’obtenir d’eux la non signature des procès verbaux pour annuler les élections dans les bureaux de vote non favorables à Boni Yayi et des urnes sans scellées et cantines non cadenassées remises à la Cena hors délai.

« En dépit de ces fraudes criardes et inacceptables en démocratie, certains observateurs étrangers ont pu affirmer, sans honte, que le scrutin du 13 mars 2011 au Bénin s’est déroulé normalement. Yayi et les Fcbe en ont tiré avantage pour déclarer avant même que la Cena ait compilé les résultats et que la Cour constitutionnelle ait procédé à une proclamation provisoire que le président sortant est vainqueur au 1e tour avec 53% des suffrages… », a dénoncé la coalition ABT 2011.

Selon Raymond Dossa, le score de 53% pour le candidat Boni Yayi annoncé par le président de la Cena est bel et bien dans le schéma du complot contre le peuple. Pour la coalition ABT 2011, le hold up électoral en cours en connaîtra un échec cuisant.

DECLARATION DE L’ALLIANCE ABT-2011

Mesdames et messieurs les journalistes,

Il ya quelques jours seulement, l’Alliance ABT-2011 a rendu publique par vos différents organes, une déclaration dans laquelle, elle rappelait les graves irrégularités qui ont émaillé le scrutin du 13 Mars 2011.

En substance, étaient dénoncées, outre les insuffisances de la LEPI, cette LEPI controversée, parce que non fiable, source de fraudes massives. L’Alliance ABT-2011, mettait l’accent sur les grossières tricheries organisées par le candidat YAYI et sa mouvance et qui ont pour noms  :

Bureaux fictifs.

Bourrages d’urnes par des bulletins pré-cachetés

Distribution massive d’argent la veille et le jour même du scrutin.

Citoyens transportés d’une ville à une autre et d’un village à un autre pour voter contre de l’argent payé après la remise du bulletin blanc aux commanditaires.

Distribution de micro-crédits aux plus pauvres jusqu’à l’avant-veille du scrutin.  :-

Propagande en faveur du candidat YAYI Boni sur les lieux du scrutin.

L’appel au pardon du Candidat YAYI Boni lui-même le jour du vote dans le but d’influencer le vote des citoyens en jouant sur leurs fibres émotionnelles.

Menaces, intimidations et violences de toutes sortes exercées sur les votants pour exiger d’eux qu’ils votent YAYI Boni.

Corruption des scrutateurs et autres responsables des bureaux de vote aux fins d’obtenir d’eux, qu’ils ne signent pas les procès verbaux, cause d’annulation du scrutin, dans les bureaux de vote non favorables à YAYI Boni.

Urnes sans scellées et cantines non cadenassées remises à la CENA hors délai.

Ces faits accusent une gravité particulière dans la partie septentrionale de notre pays. En dépit de ces fraudes criardes et inacceptables en démocratie, certains observateurs étrangers, ont pu affirmer, sans honte, que le scrutin du 13 mars 2011 au Bénin s’est déroulé normalement. YAYI Boni et les FCBE, en ont tiré avantage pour déclarer avant même que la CENA ait compilé les résultats et que la Cour constitutionnelle ait procédé à une proclamation provisoire, que le Président sortant est vainqueur au 1er tour, avec 53% des suffrages.

Chose promise, chose due !

Le scénario yayiste a réussi : il a consisté à battre Knock–out (K.O) ses adversaires au 1er tour, grâce à des méthodes inédites, en tout cas jusqu’ici inconnues au Bénin multiplication à volonté de bureaux de vote fictifs et donc d’urnes et de bulletins pour les remplir, bulletins massifs pré-cachetés, cantines aux résultats tripatouillés et rendues ouvertes à la CENA, etc…

Le score de 53% annoncé depuis plus d’un an et rappelé le soir même du scrutin par Marcel de SOUZA, porte –parole du candidat YAYI Boni, a été confirmé par le Président de la CENA, Monsieur Joseph GNONLONFOUN. Qu’a-t-il fait pour rendre à Boni YAYI un tel service contre les intérêts de la Nation ?

Alors que les informaticiens n’avaient pas bouclé leurs travaux et que la plénière ne s’est pas encore réunie pour valider les grandes tendances à annoncer au peuple béninois, Joseph GNONLONFOUN hyper protégé par les militaires armés jusqu’aux dents, à la suite d’échauffourées avec ses autres collègues de la CENA, s’est enfermé dans son bureau aux fins d’exécuter son contrat avec YAYI Boni : le déclarer vainqueur au 1er tour à 53% des suffrages.

Il suffit pour s’en convaincre de retenir la préparation psychologique du peuple qu’il a tenté de faire : ‘‘ Ne regardez plus dans le rétroviseur’’ a-t-il conseillé en substance. Est-ce là le rôle de la CENA, structure chargée de l’organisation matérielle des élections ? Est-ce là le rôle du Président de la CENA qui ne détient aucun pouvoir propre en la matière ? L’alliance ABT-2011 qui a déjà fait connaître à l’opinion publique nationale et internationale qu’elle n’accepterait pas ‘‘le hold-up électoral’’ en cours de finalisation, tient aujourd’hui, eu égard à la gravité de la situation, à indiquer :

Qu’elle demandera par des voies légales l’annulation pure et simple du scrutin du 13 mars 2011 en raison de toutes les irrégularités avérées dont il est entaché et par voie de conséquence, la reprise des opérations électorales dans des conditions acceptables.
Qu’elle s’associera franchement et fermement à tout appel à la résistance pour contester avec la dernière énergie ce simulacre de résultats, émanation on ne peut plus normale du simulacre d’élection qui les a engendrées.

Qu’elle rappelle aux autorités de notre pays, en l’occurrence à la Cour constitutionnelle, les dispositions de l’article 66 al.2 de notre constitution qui prescrit que dans l’hypothèse d’un coup de force quelconque, notre situation actuelle, ‘’tout béninois, a le droit et le devoir de désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime et (ce droit et devoir ) constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs’’.

Qu’elle rappelle enfin à notre armée et nos forces de l’ordre qui ont toujours démontré leurs valeurs républicains, qu’aux termes de l’article 19al.2 de notre constitution, ‘‘…Tout individu, tout agent de l’Etat qui se rendrait coupable d’acte de torture, de sévices ou traitements cruels, inhumains ou dégradants dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions, soit de sa propre initiative, soit sur instruction, sera puni conformément à la loi.’’

A tous ses militants et sympathisants, l’Alliance ABT-2011 demande de rester mobilisés et déterminés pour les actions futures en vue de la sauvegarde de notre démocratie.

Béninoises et Béninois,

Tous ensemble, sauvons la démocratie en péril.

Non à la confiscation des libertés publiques !

Non à la confiscation du droit de vote des citoyens !

Non au massacre de notre démocratie !

Vive le Bénin

Vive la démocratie béninoise.

Alliance ABT-2011, Cotonou le 19 Mars 2011.

BENIN : Présidentielle 2011 – Pourquoi ne pas voter pour Abdoulaye Bio Tchane ?

Après «Mes 10 raisons pour voter contre Boni Yayi », voici à présent «Pourquoi ne pas voter pour Abdoulaye Bio Tchane ? 3 raisons pour ne pas voter pour le candidat de l’alliance ABT ».

Avant d’évoquer ces trois (03) raisons qui ne militent pas en faveur de sa candidature,  je tiens à m’exprimer (même si ça n’en vaut pas la peine) sur un article du professeur Andoche Amégnissè, article publié dans son journal, TSYB 20011 N° 0015 Janvier 2011.

Je suis resté coi après la lecture de cet article intitulé « 6 raisons pour ne voter pour Houngbedji », une analyse d’une rare subjectivité (l’angle d’attaque était trop personnel) , d’une autre époque et dépourvu de tout sens objectif. Par ce genre d’articles malheureux dont il est coutumier, le professeur Amégnissè apporte une réponse maladroite à ceux qui se sont toujours posés et se posent des questions sur son état de santé après son séjour où on sait de quelques mois suite à une de ces parutions mal appréciée par le prophète du changement.

Dans son article de journal, Amégnissè s’est évertué à ternir l’image du candidat de l’Union fait la Nation.

L’auteur affirme dans sa première raison que Houngbedji n’a jamais été un opposant véritable et que je cite : « Après sa défaite électorale de 2006, Houngbedji avait renoncé à prendre la tête de l’opposition quand je suis allé le supplier de le faire. Il trouvait plus intéressant d’envoyer des personnalités du PRD comme Ministres dans le gouvernement qu’il accuse aujourd’hui de tous les maux simplement parce que Yayi a chassé du gouvernement les gens du PRD. Ce n’est pas opposition sincère et par engagement politique. C’est plutôt la preuve que maître Adrien Houngbedji ne choisit pas par conviction et par amour pour son peuple. Il choisit hélas par intérêt personnel ou partisan ».

Selon donc Amégnissè, Houngbedji a donc péché en n’acceptant pas sa proposition d’inclure le PRD dans une posture d’opposition directe et en préférant composer avec Boni Yayi en 2006. En acceptant d’aller au premier gouvernement de Boni Yayi, Houngbedji a adopté la meilleure attitude et montré par la même occasion qu’il se soumettait à la volonté du peuple qui a préféré Boni Yayi, qu’il préfère une gouvernance apaisée en lui laissant la chance de s’affirmer que de commencer à tirer à boulets rouges sur lui dès le 07 avril. Je ne lui apprend rien de nouveau : c’est juste de la real politik. Il faut savoir abandonner ses idéaux pour composer avec la réalité.

Cette attitude proposée par Amégnissè à Houngbedji aurait embrasé le pays depuis et la situation de blocage politique actuelle où toutes les parties se sont radicalisées aurait été observée depuis 2007 car Boni Yayi aurait radicalisé son pouvoir. Ce qui pourrait se retourner contre Houngbedji que Boni Yayi doigtera pour masquer l’échec de sa gouvernance car dira t’il Houngbedji n’a pas voulu de sa main tendue et…

Où se trouve le problème de Amégnissè si Adrien Houngbedji et son frère Gratien ne s’entendent plus ? Ceci est la cinquième raison évoquée pour laquelle il demande aux béninois de ne pas voter pour Houngbedji.

Amégnissè rajoute que les leaders actuels de l’UN disaient en 2005 et 2006 au peuple que c’est de Boni Yayi que le pays avait besoin.

Inexact ! C’est entre les 2 tours, donc en 2006 et jamais 2005 que ces derniers ont appelé leurs militants à reporter leurs voix sur Boni Yayi. Peut-être auraient-ils mieux fait de demander à leurs militants de reporter leurs voix sur Amégnissè ?

Même si ces leaders avaient demandé au peuple de voter pour Houngbedji et non Yayi, Houngbedji n’aurait pas été élu car le peuple verrait en leur décision un complot contre lui pour le bloquer dans sa volonté de changement ; volonté qu’il a exprimé en votant pour Boni Yayi à 35% au premier tour et ceci aurait amené tout net un conflit post-électoral. On n’a pas besoin d’être sociologue ou anthropologue pour comprendre cela, ces leaders n’ont fait que tenir compte des aspirations de leurs militants sinon les militants les auraient désavoués et ils auraient été comme des généraux sans troupe.

Pour finir, il revient comme, Boni Yayi dont le projet de société est le programme Nord contre Sud sur le fait que l’Union fait la Nation est un regroupement régionaliste dont les leaders ne sont tous qu’au Sud ; ceci, pour faire peur aux populations.

C’est vraiment inquiétant, ABT n’a pas encore gagné les élections et celui qui se veut son chantre (même s’il ne fait pas l’unanimité au sein de l’alliance) fait déjà la chasse aux sorcières.

Je revois le même scénario de 2005-2006 qui a consisté à diaboliser la classe politique de l’époque et à proposer Boni Yayi comme l’alternative crédible et cela me met très mal à l’aise. Et pour qu’on ne revive plus ce calvaire qu’on a dû vivre depuis 2006 et pour éviter le pilotage et la navigation à vue,  il est vital de ne pas voter pour Abdoulaye Bio Tchané.

Voici trois (03) raisons fondamentales pour lesquelles il serait suicidaire de voter pour Abdoulaye Bio Tchané, le candidat de l’alliance ABT.

Je n’ai rien contre l’homme mais je suis obligé compte tenu de l’enjeu d’évoquer ces raisons qui feront de lui un pas meilleur président que Boni Yayi.

1ere raison

Comme Boni Yayi en 2006, Bio Tchane vient de la BOAD

Comme Boni Yayi en 2006, Bio Tchane vient sans parti politique et est porté par une coalition de mouvements, de partis et d’associations.

Comme Boni Yayi en 2006, Bio Tchane vient de passer cette dernière décennie hors du territoire national même s’il dit connaître le pays et que je le trouve mieux connaisseur que l’intrus qui s’est installé et qui a affirmé depuis peu ne pas connaitre la maison.

Qui l’avait même invité ?

La vie d’une nation est trop chère, vu que nous venons de perdre cinq (05) années inutilement  pour qu’on puisse tolérer de la navigation et du pilotage à vue à la tête de notre pays encore pour cinq ans.

En politique, comme l’affirmait Georges Clémenceau, il ne saurait y avoir de génération spontanée, le cas de Boni Yayi est le dernier exemple en date de l’échec du technocratisme africain et des intellectuels africains. Confondant les sciences politiques et les sciences de développement qui sont indubitablement liées, ils choisissent de faire l’une sans l’autre.

2e raison

L’alliance ABT qui soutient Bio Tchane est composée des déçus du changement de Boni Yayi, ses militants de première heure qui n’ont pas été appelés par Boni Yayi à s’asseoir près de la table pour partager le gâteau national qu’est le Bénin, les recalés sociaux, des démissionnaires des partis politiques qui voient leurs avenirs politiques en pointillés dans ces formations politiques qui les ont fait connaitre. Bref, c’est une alliance hétéroclite où chacun milite pour ces intérêts en posant en première ligne Bio Tchane et se servir de son image afin d’être élu ou réélu députés, conseillers, chef quartiers, nommés directeurs de sociétés d’Etat et ainsi de suite. Comme des fauves blessés, ils sont tous liés par l’instinct de survie, l’instinct de survie politique. Ce conglomérat milite au nom de Tchane pour la réalisation, chacun à son niveau de son vœu secret.

Bref, c’est du déjà vu. Cette scène a déjà été observée en 2005 et nous sommes toujours dans le même scénario qui aura aussi la même fin.

Comme s’ils ne tiraient leçon du passé et pour donner raison à Kérékou selon qui les cadres béninois sont tous des intellectuels tarés, Amégnissè et consorts veulent jeter une fois de plus le pays en aventure comme Tévoédjrè l’avait fait en 2005-2006 avec l’aventurier qui est au pouvoir actuellement et qui vient de passer cinq ans à voyager, à festoyer et à détruire tout ce qui a été fait depuis des décennies.

3e raison

Comme l’alliance FCBE, le projet de l’alliance ABT est porté par un homme et tourne autour d’un homme : Abdoulaye Bio Tchané. Tout autour de lui, gravitent des électrons libres ; la plupart sans base électorale fixe mais qui comme des opportunistes veulent se servir de son image.

En cas de victoire électorale, l’alliance sombrera inéluctablement dans le culte de la personnalité (que je hais tant) et l’autosatisfaction. Chacun des membres de l’alliance voudra à tout prix se mettre dans les bonnes grâces du nouveau chef et cela conduira à une déification de son pouvoir et ceci même si l’homme affirme être posé et ne pas être impulsif. Bien sûr, Dieu ne donne pas le pouvoir, c’est le peuple qui le donne.

En vérité, je le dis dans le contexte actuel ABT ne sera pas un bon président, n’en déplaise à Amégnissè et compagnie. Dans les mêmes conditions, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.

Comme en 2006 où Tévoédjrè a trompé le peuple (au profit de ses intérêts) en lui faisant croire qu’il n’y a pas meilleur homme de développement que Boni Yayi, Amégnissè et consorts s’apprêtent à retromper le peuple en lui faisant croire que ABT est la solution.

Peu importe, eux ils seraient déjà devenus ministres, députés, conseillers ou autres.

A vous de choisir chers compatriotes entre une mort certaine programmée et une renaissance !!

aymard

Election présidentielle de mars 2011 : Antoine Dayori rejoint Abdoulaye Bio Tchane

Comme ils ont pris l’habitude depuis la semaine dernière, les membres de l’Alliance ABT étaient face à la presse hier dimanche 27 février 2011. Co animée par Me Dossa et le Professeur Guy Midiohouan, la conférence de presse a porté essentiellement sur le consensus auquel sont parvenues les parties contractantes de la commission mise en place par la médiation Zinsou ; les tracasseries et provocations dont est victime le candidat Abdoulaye Bio Tchané sur le terrain quant aux campagnes électorales et le ralliement du candidat Antoine Dayori à l’alliance ABT.

Le candidat de l’avenir du Bénin triomphant, Abdoulaye Bio Tchané vient de recevoir un soutien de taille. Il s’agit de l’adhésion du deuxième vice-président de l’Assemblée nationale et candidat à l’élection présidentielle de cette année, Antoine Dayori. L’annonce a été faite hier dimanche au cours d’une sortie médiatique des membres de l’Alliance ABT. En effet, selon Me Dossa, ce député qui a bien un fief et qui pèse lourd dans la balance politique du Bénin en matière d’électorat roule désormais pour le candidat ABT dans le cadre de la course pour le prestigieux fauteuil du palais de la Marina. D’ailleurs dans les tout prochains jours, l’honorable lui-même fera des déclarations pour confirmer cette information au cours des campagnes électorales du candidat Bio Tchané. En dehors de ce point, d’autres sujets ont meublé la rencontre avec les hommes des médias.

Le consensus des acteurs politiques

Selon Me Dossa, les parties contractantes se sont entendu, sous la houlette des anciens présidents Emile Derlin Zinsou et Nicéphore Dieudonné Soglo, sur deux points. Le premier est que la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) qui fait objet de vives contestations depuis peu soit auditée par une expertise internationale appuyée par une autre nationale pour apprécier sa vraie qualité. Le second point est la prise d’une loi dérogatoire visant à prendre en compte les 1.300.000 citoyens qui n’ont pas été pris en compte dans le processus de la réalisation de la liste électorale conduite par le superviseur général de la Commission politique de supervision (Cps-Lépi), Nassirou Arifari Bako. Pour le conférencier, l’Alliance ABT espère que toutes les parties contractantes à savoir la mouvance et l’opposition pourront exécuter ce contrat en bonne et dure forme. Pour le professeur Midiohouan, il s’agit d’un accord précurseur de la paix pour le Bénin et donc il devrait être au dessus de tout. Car à l’écouter, « celui qui déclare la guerre n’est pas sûr d’en être vainqueur ». raison pour laquelle il est important que tous les acteurs politiques se plient aux accord issus de cette médiation.

Le professeur Midiohouan, le respect des textes et le processus

Est-ce que ce consensus tient compte des délais ? Est-ce que les délais seront respectés vu le temps qui reste pour l’application des recommandations du comité de la médiation ? Les journalistes ont pris en compte ces préoccupations des populations au cours de la conférence de presse. Répondant à ces interrogations, le professeur Guy Midiohouan a précisé que la loi prescrit que la Lépi doit être validée, affichée, les cartes d’électeurs doivent être distribuées dans une durée bien précise. Malheureusement rien de cela n’a été fait. Pour le professeur d’université, « nous sommes à 8 jours de la date du premier tour de l’élection et c’est maintenant qu’on forme ceux qui vont distribuer les cartes ». Tout cela l’amène à marteler que « la loi n’a pas été respectée ».  Partant de ce fait, il a indiqué qu’ils sont légalistes et militants de la paix au niveau de leur alliance et donc ils seront très vigilants face à tout ce qui se passe aujourd’hui autour du processus électoral.

Le candidat ABT victime des tracasseries et des provocations

« C’est le candidat Boni Yayi et ses supporters qui nous empêchent de faire notre campagne comme cela se doit » a confié avec indignation Me Dossa, porte-parole du candidat Abdoulaye Bio Tchané. Pour lui, à Kandi, au moment où leur cortège allait, les militants des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) se sont mêlés au cortège et ont perturbé leur manifestation. Au niveau de Penco et d’Avrankou, les affiches de leur candidat ont été vandalisées sans que les principaux commanditaires ne soient inquiétés. A kérou, il y a eu une grande perturbation de leur campagne électorale avec à la tête des éléments perturbateurs, la première autorité de la zone. Dans cette division territoriale, les véhicules du cortège de ABT ont même été bloqués. Me Dossa va plus loin en précisant que dans l’arrondissement de Goumori dans la commune de Banikoara, les thuriféraires du gouvernement de changement ont franchi le rubicond en barrant la voie afin d’empêcher le cortège de l’ancien N°1 de la BOAD.

L’usage des moyens de l’Etat dans la campagne dénoncé

Au cours de la rencontre d’hier, les membres de l’Alliance ABT ont estimé que les moyens de l’Etat sont abusivement utilisés dans la campagne électorale. En effet, à entendre Me Dossa, « il y a amalgame entre le candidat Boni Yayi et le président Boni Yayi ». Pour lui, l’actuel locataire du palais de la Marina, candidat à sa propre succession utilise les véhicules et même l’hélicoptère de l’Etat pour faire sa campagne. Ce qui n’est pas normal à l’en croire, dans la mesure où tous les candidats sont égaux devant la loi et ne doivent pas  utiliser les moyens de l’Etat dans leur campagne électorale.

A noter qu’avant la fin de la sortie médiatique, Guy Midiohouan a lancé un vibrant appel au président de la République l’invitant à accepter de rentrer résolument dans sa fonction de chef d’Etat et de jouer son rôle. Car, a-t-il martelé, il n’est pas bon que Boni Yayi dise une chose et fasse son contraire. Il dira qu’on observe des violences verbales, physiques dans les agissements du camp présidentiel contre d’autres candidats. Son appel n’a pas été seulement lancé à l’endroit du président de la République. Il a également appelé à la responsabilité des institutions de la Républiques. Par rapport à la Haute autorité de l’audiovisuelle et de la communication (Haac), il a déclaré qu’il a l’impression que cette dernière ne joue pas correctement son rôle. Elle devrait donc aider à séparer le rôle du président de la République de celui de candidat.

Hubert DJOGUE, L’autre fraternité

BENIN : L’opposition réclame des sanctions à l’encontre des fautifs après l’incident à l’assemblée nationale

Après l’incident qui s’est produit jeudi dernier au sein de l’hémicycle entre le député Ahouanvoébla et des forces de l’ordre, une délégation de l’opposition parlementaire a aussitôt eu une séance de travail avec le commandant militaire de l’Assemblée nationale, le colonel Adjaho. Les députés de l’opposition réclament des sanctions à l’encontre des fautifs.

La délégation conduite par le vice-président du Parlement l’honorable Dassoundo est composée entre autres des députés Ibatou Glèlè, Amouda Ahlonsou Gbadamassi, Jules Lodjou, Quenum, Lazare Sèhouéto, Gabriel Tchokodo. M. Dassoundo a exposé au commandant militaire du parlement les faits et l’amertume de son groupe par rapport à l’incident. « Que les militaires qui ont contribué à la bousculade de notre collègue soient  sortis  de votre effectif.  Des militaires à l’hémicycle avec les armes, c’est au Bénin qu’on peut voir de pareilles choses. Nous espérons que vous allez rendre compte à la hiérarchie militaire », a déclaré le député Dassoundo. L’inquiétude de l’opposition est grande et manifeste.  « Nous avons  le sentiment que des instructions sont données pour embraser le pays à partir du Parlement » a ajouté le vice-président du parlement avant de passer la parole à ses collègues. L’honorable Quenum estime que l’armée doit rester dans son rôle républicain. Mais au regard de ce qui s’est passé dans l’hémicycle, le député conclut que l’armée s’implique et devient partisane. « Si les gens ont sacrifié leur vie pour que la démocratie soit une réalité, nous sommes prêts à mourir pour que le Bénin continue d’être », précise le député. Très remonté par les accusations de l’honorable Quenum, le commandant militaire déclare ce qui suit : « Je voudrais simplement dire à l’Honorable Dassoundo et  aussi  à l’Honorable Quenum que ce n’est pas le moment d’être excessif dans les propos. Je ne voudrais pas porter un jugement de valeur sur ce qui s’est passé à l’hémicycle. Mais je voudrais simplement restituer la mission qui est la notre ici. Cette mission est de protéger les députés dans leur ensemble et en particulier le président de l’Assemblée Nationale contre toute agression pour son intégrité physique. Mais aucun militaire quel qu’il soit n’a jamais reçu l’ordre de qui que ce soit pour porter la main sur un député à moins que vous avez des preuves pour me contredire. Alors si le pays est embrasé, ce sera le fait des politiques toutes tendances confondues. Je suis désolé, ne dites pas que le colonel Adjaho en portera la responsabilité. Je ne porterai la responsabilité de quoi que ce soit et les politiciens du Bénin tout bord confondu en porteront la responsabilité. Si vous conduisez le pays dans la  déchéance, l’armée est là pour aviser. Donc, ne venez pas dans mon bureau pour me dire que j’en porterai la responsabilité. Excusez-moi d’avoir ce ton, c’est naturelle de mon coté, mais je ne porterai aucune responsabilité de ce qui s’est passé à l’hémicycle ou de ce qui se passe ailleurs dans le pays. Mais je dis et je réitère qu’aucun ordre n’a été donné à un militaire pour porter la main sur un député. Vous êtes libre de vous exprimer comme vous voulez. On n’est en démocratie et je crois que quant on n’est démocrate, on respecte l’un des principes fondamentaux qu’est l’expression. Mais dans l’hémicycle, nous avons le devoir de protéger tous le monde et de protéger particulièrement le président de l’Assemblée Nationale. S’il y  a agression ou on veut attenter à sa vie, nous avons le devoir de le retirer. Donc ne nous empêchez pas de le protéger. Mais nous ne sommes par là pour porter la main sur un député quel que soit son bord. Moi, je ne regarde aucun député ici par rapport à sa position politique, je vous le dis. Je ne connais ni mouvancier, ni opposant, je connais des Béninois qui ont été élus par des Béninois et qui sont à l’Assemblée Nationale et qui travaille pour le Bénin. Je suis un républicain dans l’arme et dans la formation. »

Léonel  EBO

BENIN : André Dassoundo dénonce le retard de Yayi à la Cour Constitutionnelle pour la Visite médicale des candidats

Convoqués par le président de la Cour constitutionnelle Me Robert Dossou, les candidats à l’élection présidentielle du 27 Février ont entamé hier les examens médicaux qui serviront à valider leurs candidatures. Si presque tous étaient là- en dehors d’un ou deux -il faut tout au moins déplorer le retard accusé par certains  comme le président Boni Yayi.

Devanture de la Cour constitutionnelle, hier matin. Il sonnait  7h 40 environ, la brume matinale n’a pas empêché Abdoulaye Bio Tchané, Victor Tokpanou, Kessilé Tchalla et Issa Salifou, d’être à l’heure pour l’examen médicale auxquels les candidats doivent se soumettre. Les militaires en faction devant l’institution et ceux qui assuraient la sécurité des lieux donnaient systématiquement la consigne aux  véhicules des candidats de marquer un arrêt afin de déposer leurs occupants. 7h56, Me Adrien Houngbédji arrive à la Cour constitutionnelle. Suivront successivement les autres. François Xavier Loko à 8h06, Cyr M’po Kouagou à 8h12, Marie Elise Gbèdo à 8h13. Sept minutes après, soit à 8h20, Jean Yves Sinzogan et Yacouba Badarou arrivent à la Cour. Antoine Dayori à 08h22, Janvier Yahouédéhou à 08h25. Henri Médrid arrive à 8h26 et cinq minutes après, Joseph Biokou et Christian Lagnidé. Il y eut comme un temps mort. Puis à 8h48, Joachim Dahissiho arrive. L’impatience monte dans le rang des journalistes qui attendent l’arrivée du président sortant Boni Yayi. 09heure passe mais il n’est toujours pas là. On craint pour lui surtout que la Cour a averti, dans son communiqué, qu’aucun candidat ne sera accepté au-delà de 09h. A partir de 9h05, on constate l’arrivée de certains membres de la garde présidentielle puis la «presse présidentielle». 9h10, les sirènes de l’éclaireur annonce l’arrivée du président Boni Yayi. Le Chef de l’Etat  descend du dernier 4×4 noir du cortège. Vêtu d’une tenue d’été chocolat, il salue timidement la presse, tend la main à quelques militaires en faction et entre dans l’enceinte de l’institution, accompagné du ministre de l’énergie Sacca Lafia et de sa garde rapprochée. Venu assister son candidat, l’honorable André Dassoundo n’hésite pas à taquiner un militaire de la garde présidentielle. «Vous et votre président, vous venez en retard, si c’est Tchané, vous allez fermer la porte», fulmine-t-il à l’endroit du soldat qui n’hésite pas à le ceinturer par la taille. Mais le Chef de l’Etat ne sera pas le seul retardataire. Quinze minutes après l’arrivée du Chef de l’Etat, Thierry, alias Le Majestic apparaît. Vêtu d’un costume sombre usé par les intempéries, l’étrange personnage qui rêve de devenir président de la république tenait en main un porte dossier de couleur bleue. Malgré son retard, il ne rate pas l’occasion de saluer la presse avant de rejoindre les autres candidats. Dehors, les critiques fusent de toutes parts. Quel drôle de candidat ! «Ils ont clochardisé la fonction présidentielle», lance dans la foulée Denis Babaèkpa, le conseiller à la communication du candidat Bio Tchané. A la sortie de l’examen, c’est encore Thierry Adjovi qui se manifeste le premier pour parler à la presse, soutenu et encouragé par l’honorable Issa Salifou et Christian Enock Lagnidé apparemment amusés par leur compagnon. «On a soumis à l’examen du sang et de l’urine et il reste l’examen cardio», affirme le «candidat de la danse». Il sera suivi par Antoine Dayori puis par le président Boni Yayi qui sort, souhaite bonne année aux journalistes avant de se donner à une petite randonnée pédestre vers le marché Ganhi. Bien que discrète, la sortie de Me Adrien Houngbédji assis dans son véhicule 4×4 ne passe pas inaperçue et sera d’ailleurs immobilisé par la presse. Harcelé par la presse, il a dû descendre la vitre de son véhicule mais refuse de dire un mot. «Qu’est ce que vous souhaitez que je vous dise…non, non, moi j’estime que ce n’est pas un exercice pour se donner en spectacle, vous m’avez vu venir, ça se passe très bien, c’est très bien organisé», affirme-t-il à la presse. A la question de savoir s’il se porte bien, il répond à brûle pourpoint: «Moi? Les médecins vont le dire» avant de partir pour le reste des examens dirigés sous la direction d’un collège de trois médecins coordonné par le cardiologue Hippolyte Agboton.

Propos de quelques candidats

Abdoulaye Bio Tchané

«L’organisation est parfaite. Les médecins sont très compétents et très connus au Bénin -le professeur Agboton qui est leur coordonnateur. Je crois qu’il faut leur faire confiance. Ils ont prêté serment vendredi. Je suis confiant et j’attends de finir ça pour me lancer dans la campagne».

Marie Elise Gbèdo

«L’apparence correspond à la réalité. Là, je veux aller chez Sèzo pour continuer mais je pense qu’il n’y aura pas trop de bobos, il y aura de bonne confirmation côté santé. On a fait des examens de sang et puis je suis déjà passée chez le psychiatre pour voir si tout marche bien dans ma tête ou si je suis assez folle pour ne pas être chef d’Etat au Bénin. Cet après midi, j’irai au Cnhu et revenir après pour voir le cardiologue. Les frais de la visite sont à notre charge et avoisinent les 500.000F globalement. Mais on veut être Chef d’Etat, hein ! Donc on assume»

Philippe Noudjênoumè

«J’ai souligné au cours de l’entretien préliminaire des aspects qui ne sont pas justes. La décision de la Cour nous oblige à payer les frais médicaux alors que chaque candidat paie sa caution. Alors, à quoi sert la caution s’il faut que nous soyons obligés de payer les frais médicaux? L’Etat a besoin de nous, d’avoir un président qui soit en bonne santé, il faut que l’Etat prenne en compte les charges. Sinon en dehors de ça, je crois que nous allons aux élections en ayant confiance qu’elles se dérouleront très bien avec clairvoyance et crédibilité. Pour ça, nous devons avoir toutes les conditions de réussite des élections au Bénin. Par rapport à ça, nous devons avoir une élection fiable et crédible. On ne peut pas accepter que plus d’un million de personnes soient exclues de leur droit de vote. Il faut pour ça que le peuple dise, non! Nous ne saurons accepter que des gens, parce qu’ils sont investis d’une autorité temporaire, s’arrogent le pouvoir d’exclure des citoyens du droit de vote, c’est un hold-up réalisé avant les élections».

La nouvelle tribune

« Le remboursement des spoliés de ICC Service doit commencer aujourd’hui et non après les élections », dixit Abdoulaye Bio Tchane

Le président Abdoulaye Bio Tchané a déposé son dossier de candidature à la Commission nationale électorale vendredi dernier. Occasion pour lui de répondre à quelques questions des hommes de médias.

Monsieur le président, pouvez-vous nous dire un peu plus sur l’acte que vous venez de poser ?

Je tenais vraiment à être candidat. Le 04 janvier passé, j’ai fait une déclaration solennelle. J’ai essayé d’expliquer à travers tout le pays, le sens de ma démarche au-delà de ce que j’ai fait le 04 janvier. Et là, je crois que l’acte est également fondateur de mon ambition qui s’affiche à travers le dépôt ma candidature. Je tenais à le faire moi-même pour montrer que l’acte est solennel, volontaire et délibéré. Il n’y avait pas lieu de le laisser faire par quelqu’un d’autre. J’ai des amis qui sont très compétents et qui m’ont aidé à rassembler mes pièces. Je viens du terrain, du Bénin profond. J’ai vu et entendu des choses qui me donnent beaucoup d’espoir. Les jeunes et les femmes ont parlé et j’ai compris que mes concitoyens ont des attentes et elles sont nombreuses.

Quelles sont vos appréhensions par rapport au processus électoral et la LEPI ?

Ecoutez ! Moi je m’en tiens à ce qui a été retenu officiellement. La Cena nous dit que la date est maintenue tandis que le gouvernement dit quant à lui que la date est réaliste. Je prends acte et en attendant, j’accomplis les formalités conformément à cette date. Il faut que chacun joue sa partition. La mienne est de déposer mon dossier et ce, conformément à la loi et aux propositions des institutions qui ont la responsabilité des élections. C’est ce que j’ai fait. Pour le reste, nous aviserons, vous et moi le moment venu.

Abdoulaye Bio Tchané, dites nous quand vous serez élu le 06 avril prochain, que pensez-vous faire à l’endroit de ces nombreux concitoyens qui ont été grugés par les promoteurs de structures illégales de placement d’argent ?

Bien ! Je pense qu’il faut poser la question au gouvernement actuel qui a eu beaucoup de responsabilités dans la gestion de ce dossier. D’abord dans la gestion avant crise, pendant et l’après crise. Le régime actuel dispose suffisamment de temps pour rembourser les pauvres populations qui ont été victimes de cette arnaque. Et je crois qu’il doit le faire. Car mon intime conviction est que le gouvernement doit rassurer les nombreux épargnants spoliés. Ils sont plus de 300.000 pour un montant qui dépasse 300 milliards de francs. Ce remboursement doit commencer aujourd’hui et non après les élections.

Réalisation Cellule de communication ABT

Campagne prématurée pour la démission de Bio Tchané de la BOAD : voici la lettre qui confond Yayi

« …Par la présente, je voudrais vous confirmer que suite à la validation par la Cour constitutionnelle de ma candidature et conformément à mes engagements, je vous remets ma démission de mes fonctions de président de la BOAD laissant ainsi au vice président, Monsieur Issa Coulibaly…le soin d’assurer l’intérim jusqu’à la nomination du prochain président ».

C’est en substance un extrait de la lettre adressée le 30 janvier 2006 par le candidat Thomas Boni Yayi au Président de la République du Niger et Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat de l’Uemoa pour faire part à ce dernier de sa démission de la tête de l’institution sous-régionale pour briguer la magistrature suprême dans son pays.

Ces propos qui confirment l’effectivité de la démission de Boni Yayi alors président de la Boad seulement après la validation par la Cour constitutionnelle, suscite bien des interrogations sur l’initiative du Chef de l’Etat d’exiger la démission de son challenger à l’élection présidentielle auprès des Chefs de l’Etat de l’Uemoa après la déclaration de candidature de ce dernier.

Débouté par ses collègues le renvoyant à sa propre expérience en 2006 où après sa démission intervenue après la validation de cette dernière par la Cour constitutionnelle, elle n’a été effective qu’une quinzaine de jours plus tard, Boni Yayi a fait l’option de l’acharnement l’une des méthodes pour la conservation de son pouvoir.

Sinon, comment comprendre qu’alors qu’Abdoulaye Bio Tchané n’ait pas encore obtenu l’aval de la Cour, l’ancien président de la Boad devenu Président de la République déploie autant d’énergie auprès de ses pairs pour obtenir le départ de l’un de ses plus redoutables adversaires dans la course au fauteuil présidentiel ?

C’est d’ailleurs conscients du précédent créé par Boni Yayi à la tête de l’institution sous régionale que le Conseil des ministres de l’Uemoa a refusé catégoriquement de donner une suite favorable à la demande formulée par le Chef de l’Etat béninois en le renvoyant à la démarche suivie pour aboutir à sa propre démission en 2006.

Ainsi, à l’occasion du 15ème sommet de la Conférence des Chefs d’Etat de l’Uemoa qui se tient demain, samedi 22 décembre 2010, à Bamako au Mali sous la houlette du président en exercice de ladite conférence, Amadou Toumani Touré, tous les observateurs s’attendent à la validation de la position adoptée par le conseil des ministres de rejeter la demande de Boni Yayi.

De même, cette rencontre sera l’occasion de réaffirmer, selon certaines indiscrétions, la souveraineté de la conférence d’apprécier les possibilités d’un probable retour du président de la BOAD à la tête de l’institution en cas d’échec dans sa volonté de se faire élire à la tête de son pays.

Il va alors s’en dire que les conclusions du 15ème sommet qui s’ouvre ce samedi à Bamako retiendront l’attention de l’opinion publique béninoise et viendront confirmer le camouflet essuyé par Boni Yayi auprès de ses homologues dans son acharnement contre un compatriote dont le seul tort est de vouloir mettre au service de son pays son expertise saluée à travers le monde.

Jean-Claude DOSSA, L’événement précis

BENIN : Tenue de la présidentielle à bonne date, le camp Abt accuse le gouvernement d’entretenir l’incertitude

Le régime du Changement serait l’auteur de la confusion qui s’observe autour de l’organisation de la prochaine présidentielle. A tout le moins, l’Honorable Amouda Issifou Razaki lui impute cette responsabilité et l’invite à démissionner.

Au fur et à mesure que le Bénin s’approche de la date fatidique du 27 février 2011, date du 1er tour de la présidentielle, des inquiétudes se précisent par rapport à l’effectivité des échéances électorales. De réels problèmes liés à la réussite du processus électoral se font jour. La Liste électorale permanente informatisée (Lépi) désormais « imposée par la Cour constitutionnelle » pour la présidentielle reste encore à établir, car le respect des délais constitutionnels de sa mise en œuvre relèverait d’une gageur. Selon plusieurs observateurs de la scène politique nationale, de graves menaces planeraient sur le Bénin. Pour d’aucuns, le Chef de l’Etat fort de son influence sur la Cour constitutionnelle « tramerait tout pour entraîner le peuple dans le chaos ». Et même la convocation du corps électoral ne garantirait pas la tenue effective de l’élection présidentielle. L’honorable Amouda Issifou Razaki s’est voulu très incisif en soutenant que « le président Yayi Boni et la Cour constitutionnelle devenue une deuxième chambre de Parlement façonnant et taillant les lois telles que le veut le Prince, ont entrainé le Bénin dans une pente sérieusement glissante avec leur enfermement sur la Lépi ». Il enfonce le clou en affirmant que l’élection présidentielle ne peut se dérouler dans les conditions d’une Lépi rendue incontournable, à la date du 27 février 2011. Et une analyse du processus électoral en cours semble malheureusement confirmer les appréhensions de l’Honorable Razaki. En effet, la Lépi que le peuple réclame de tout vœu, et qui se réalise à pas forcé, voire sans consensus ni véritable dialogue, n’est pas encore prête. Et elle ne le sera peut-être pas au jour du scrutin, car c’est désormais un exercice assez difficile pour les acteurs impliqués dans ledit processus de respecter scrupuleusement les délais d’affichage (15 jours), de réclamation des citoyens (10 jours), de recours à la Cour constitutionnelle (05 jours) et décisions de la Cour (10 jours suivant sa saisine) fixés par les dispositions de la loi n°2009-10 portant organisation du Rena et établissement de la Lépi. Pis, les déclarations de candidature qui devraient être déjà déposées par les candidats ne le sont pas encore. Selon l’article 33 de la loi n° 2010-33 portant règles générales pour les élections en République du Bénin, « la déclaration de candidature est déposée trente (30) jours avant la date fixée pour le démarrage de la campagne électorale à la Céna où à l’un de ses démembrements ». Des faits qui annoncent certainement le climat peu serein fait de précipitations qui devrait caractériser les tout prochains jours. Et face à cet imbroglio perceptible, l’Honorable Razaki préconise la démission du Chef de l’Etat pour un report des élections. « La démission permettra sans violer la Constitution, de reporter les élections pour mieux les organiser, d’améliorer et terminer la Lépi désormais incontournable. Le pays pourra ainsi disposer d’environ deux (02) mois supplémentaires… c’est la seule chose qu’il est possible de faire pour nous éviter le chaos », a-t-il estimé. Très convaincu par l’efficacité de sa proposition, l’Honorable a poursuivi en invitant Yayi Boni qui a toujours proclamé « son amour pour son pays et pour lequel il est d’ailleurs prêt à verser son sang » à démontrer cet amour en démissionnant. « Toutes les forces vives de la Nation doivent s’unir dans ce sens », a insisté le député.

AS