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Archives de Tag: Adrien Houngbédji

BENIN : Déclaration de constitution du Groupe Parlementaire PRD / UNION FAIT LA NATION

Le Groupe parlementaire PRD/ Union fait la Nation a vu le jour, sa présidence est assurée par l’Honorable Augustin Ahouanvoébla ; Atao Mohamed Hinouho en est le vice-Président. Les membres de ce nouveau groupe parlementaire sont les députés du Parti du Renouveau Démocratique (PRD) de Me Adrien Houngbedji. Ils quittent ainsi le grand groupe « Union fait la Nation » pour faire bande à part. Le groupe revendique toujours son appartenance à l’Union fait la Nation.

DECLARATION DE CONSTITUTION DU GROUPE PARLEMENTAIRE PRD/UNION FAIT LA NATION

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Chers collègues,

Depuis la Conférence Nationale des forces vives de la Nation, notre peuple a affirmé solennellement sa détermination à créer un état de droit et de démocratie pluraliste dans lequel les droits fondamentaux de l’homme, les libertés publiques, la dignité de la personne humaine et la justice sont garantis, protégés et promus. Pour y parvenir, plusieurs institutions ont été prévues dont l’Assemblée Nationale. Celle –ci a pour mission de légiférer et de contrôler l’action du gouvernement.

En dépit des légitimes contestations qui ont caractérisé la préparation et l’organisation des dernières élections présidentielles et législatives, les Béninois continuent d’exprimer avec insistance leur désir de voir le Bénin accéder au progrès et au mieux-être dans un environnement de paix. Le peuple tout entier aspire à voir ses élus au Parlement se consacrer davantage aux questions liées à son développement. Le peuple souhaite voir le Parlement exercer ses attributions de contre-pouvoir conformément au texte et à l’esprit de la Constitution du 10 décembre 1991, en vue de la satisfaction de ses aspirations.

Réaffirmant sa totale appartenance à l’Union fait la Nation, le Parti du Renouveau Démocratique(PRD) s’engage aux côtés des différentes entités constitutives de l’Union fait la Nation, en faveur de la paix et du développement ; il adresse ses félicitations au groupe parlementaire UN et à son Président pour leur ardeur et leur dévouement à soutenir les points de vue du groupe.

Cependant soucieux d’une meilleure implication et d’une plus grande efficacité dans l’accomplissement de la mission qu’ils ont reçue du peuple, les députés signataires de la présente déclaration ont formé un groupe parlementaire dénommé « PRD-UNION FAIT LA NATION «.

Le groupe parlementaire PRD/UNION FAIT LA NATION composé des députés dont la liste est annexée, a pour :

– Président l’Honorable Augustin AHOUANVOEBLA

-Vice-président l’Honorable Atao HINOUHO

 Vive la démocratie

Vive le Bénin

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R-Bourgi : Une bougie sans flamme

Robert Bourgi, ami et conseiller de Nicolas Sarkozy, a tenté de s’attirer de la lumière en ce temps de galère pour la droite au pouvoir en France. Il a tenté de révéler quelque chose sur le couple Chirac-Villepin, apparemment opposé à la réélection de celui qui a renforcé dans le monde, le sentiment anti-français.

L’histoire a consisté à exposer comment la campagne présidentielle sous Chirac a été financée. Bourgi veut paraître une bougie dans la double querelle Chirac-Sarkozy, Villepin-Sarkozy. Cette bougie se révèle sans flamme puisqu’elle n’éclaire personne. La blancheur de l’interview n’est qu’une illusion de couleur. En effet, le sieur Bourgi Robert est un instrument au service de la manipulation du candidat à sa propre succession.

Quelle crédibilité faut-il accorder à un conseiller et ami personnel de Sarkozy qui accuse sans ménagement,  » les anciens patrons  » de son mentor dans un contexte bien marqué par la précampagne présidentielle de 2012 et le jugement en appel de l’affaire Clearsteams ? Aucun crédit. L’homme du Président est sur un réseau sans tonalité. Les deux personnalités mises en cause ont déjà exprimé leur démarcation vis-à-vis de la politique menée par le Président Nicolas Sarkozy.

La vision présidentielle a plongé la France dans la précarité. Au plan des relations internationales, la diplomatie française ne ressemble qu’à une fleur en période d’harmattan. Méconnaissable, elle est devenue une diplomatie de promotion d’armes à feu.

Quel est l’intérêt de l’interview de Robert Bourgi ? Cette conversation a un double intérêt. D’abord, elle vise à saper le moral à l’ancien patron de Sarkozy, Villepin, qui constitue au sein de la majorité, le contrepoids à sa politique d’improvisation sans culture de performance. Ensuite, le soutien de Chirac n’est plus évident avec l’humour positif sur François Hollande. Dans l’affaire Clearsteam, on sait bien que le jugement en appel, – le droit reste le droit-, est probablement en défaveur de l’ancien ministre de l’intérieur. Il s’agit donc de faire des révélations pour détourner l’attention de l’opinion. C’est donc une histoire qui aurait pu faire l’objet d’un livre. Bourgi Robert amuse l’opinion avec une histoire qui n’aura aucune incidence sur le cours du système des choses. La francophonie politique est faite de ces choses horribles. Qui ne sait pas que l’Afrique est dirigée par des potentats qui ne sont pas assez conscients de leur rôle historique?

Avec de Gaulle, la France n’a pas d’amis mais des intérêts. Celui qui détermine et conduit cette politique d’intérêt, c’est le Président de la République. Bourgi ne dit rien de nouveau. Pire, il ennuie les lecteurs et ne fait finalement aucune révélation si ce n’est de démontrer qu’il demeure un valet  » heureux  » du  » sarkozysme  » désormais en lambeaux.

Que l’argent du contribuable ivoirien atterrisse à Paris, ce n’est pas nouveau. Ce n’est pas une information. La Côte d’Ivoire reste et demeure une vache à lait pour la France. Qui ne le sait pas ? Le nourrisson ivoirien le sait. Depuis la maternité, il sait très bien qu’il a un destin bloqué. Ce que Houphouët a institué pour abrutir son peuple n’est pas une curiosité particulière en France. Aussi grand qu’il puisse nous paraître, Bourgi Robert s’est fait noyer dans un gobet de café cacao ! Yako ! Son interview, sa bougie à lui, comme le constate le lecteur, est sans flamme.

H-Tauyé, la presse du jour bénin

BENIN : chronique de la défection de la Renaissance du Bénin

Livre blanc sur l’Union fait la Nation : chronique de la défection de la Renaissance du Bénin

Au lendemain des retentissants Ko de Yayi Boni et sa machine électorale des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), « une crise » sans précédent divise l’Union fait la Nation (Un). Cette crise qui est née des différentes positions actuelles de la Rb a été passée au scanner par le Comité des cadres et personnes ressources (Ccrpr) et le Groupe de réflexion, d’initiatives et d’actions (Gria). Ce travail a été sanctionné par un livre blanc inédit publié le 08 juillet 2011 et qui montre dans le temps et l’espace, comment la Rb a trahi l’Un. C’est un document croustillant, intitulé « Livre blanc sur l’Union fait la Nation » (chronique d’une défection).

« On ne peut entrer dans l’histoire à reculons. Je comprends le mépris de ceux qui ont plaisir à se jouer de nous. Mais je comprends bien moins la traitrise de ceux qui se sont prêtés à ce jeu en cassant ce qui s’essayait tant bien que mal sur cette terre béninoise…Il vaut mieux prévenir que d’avoir du mal à guérir. Cela est un devoir pour tous. Ceux qui ont leurs intérêts rivés à leur ventre y perdront autant que nous tous ». Citation du Père Alphonse Quenum.

Le présent « Livre Blanc » vise essentiellement à instruire, à éclairer l’opinion nationale sur ce qu’il est convenu d’appeler la « crise » de l’Union fait la Nation. Cette crise fait suite aux prises de position actuelles du parti de la Renaissance du Bénin. Ce parti dit avoir saisi la « main tendue » du Président Yayi Boni et a négocié sans en aviser ses partenaires dans l’Union, l’élection d’un de ses élus, Boniface Yêhouétomey comme deuxième vice-président du Bureau de l’Assemblée nationale. Le même parti a fait entrer un de ses membres, Blaise Ahanhanzo-Glélé au gouvernement comme ministre de l’Environnement, de l’habitat et de l’urbanisme. Enfin, un de ses membres, Epiphane Quenum, a été élu comme président d’une Commission de l’Assemblée nationale. Le Samedi 19 juin 2011 et à la sortie d’une audience avec le chef de l’Etat, le président de ce Parti Léhady Soglo affirme être venu « pour le remercier sincèrement pour avoir fait preuve de clairvoyance en initiant cette politique d’ouverture ». Puis il ajoute « nous serons des partenaires déterminés, fidèles, loyaux et exigeants ». Beaucoup de téléspectateurs furent scandalisés.

Ainsi, la Rb est le seul parti de l’Un à avoir saisi la « main tendue » du pouvoir en place. Malgré cela, elle continue, contre toute logique et tout bon sens, à se réclamer à cor et à cri de l’Un ainsi qu’en témoignent les récentes déclarations de Boniface Yêhouétomey et Léhady Soglo (cf. aussi les récents communiqués et conférence de presse de la Rb) prétextant de l’art.39 des Statuts de l’Un, lequel établit l’autonomie des partis constituant l’Un, mais oubliant délibérément l’art 40 des mêmes Statuts qui limite l’usage de cette autonomie dans un certain nombre de domaines. Cet article stipule que « l’autonomie d’un parti ou alliance de partis membres de l’Union, ne peut être évoquée à l’occasion de la conception ou la mise en œuvre d’une position commune à l’Union. C’est le cas notamment lorsqu’il s’agit : De prises de position politique majeure sur des sujets déterminants pour l’intérêt de notre pays ou pour l’avenir de l’Union.

De la structuration d’une position politique commune à l’ensemble de l’Union dans les institutions de la République, notamment le Parlement ». A la suite de cette irruption insolite de la Rb dans la mouvance présidentielle, la question se pose de savoir si elle peut se prévaloir encore d’une quelconque appartenance à l’Un, si son acte n’est pas une trahison punie d’exclusion conformément à l’article 73 des statuts de l’Union qui stipule : « Tout membre de l’Union peut être exclu en cas : De trahison manifeste des objectifs de l’Union ; D’accointance ou d’intelligence politique avec les adversaires politiques de l’Union ; De comportements ou déclarations manifestement incompatibles avec la visibilité, la crédibilité de l’Union et faisant directement ou indirectement entrave à la réalisation des objectifs de l’Union ; De manquements graves aux obligations énumérées dans le protocole d’Union et les présents statuts. » Le présent « Livre Blanc » qui veut donc être le plus impartial et le plus objectif possible, s’efforce d’établir la vérité. Voilà pourquoi il présente des faits vérifiables et s’interdit, là-dessus, toute prise de position partisane. Toutefois, ses auteurs se donnent le droit de porter des appréciations, de formuler quelques jugements sur la base de ces faits. Les faits, les voici…

1 – De la naissance de l’Union fait la Nation aux dernières élections présidentielle et législatives.

1. Naissance de l’Union fait la Nation

L’Union fait la Nation est née, du moins officiellement, le 1er septembre 2009 par la signature d’un Protocole d’Union. Elle a été, on le sait, un long et patient cheminement. Monsieur Léhady Soglo revendique la paternité de cette création pour en avoir été l’initiateur. Il est permis d’en douter si l’on se réfère à la première sortie du G4 le 12 mars 2008 au stade de l’Amitié et a la qualité des principaux animateurs de cette manifestation. Aucun autre responsable de l’Union ne s’est prononcé sur les affirmations de Léhady Soglo jusqu’a ce jour. Si les préoccupations électorales avaient relégué au second plan le rôle exact de chaque responsable de l’Union dans sa création et son fonctionnement, l’usage qui est fait de la paternité de l’initiative commande le rétablissement de la vérité historique. Là-dessus, il serait intéressant que chacun relise le texte du discours prononcé par Adrien Houngbédji au domicile des Soglo, le 29 Novembre 2009 pour le 75ème anniversaire du Président Nicéphore Soglo et où il a prononcé le fameux pardon. Il a situé devant les Soglo, l’origine de l’initiative de la création de l’Union fait la Nation ? Aucun des Soglo n’a apporté non plus, à ce jour, le moindre démenti. L’on peut cependant noter que c’est en brandissant cet argument d’initiateur que la Renaissance du Bénin s’est permis beaucoup d’entorses à la discipline de groupe au sein de l’hémicycle, devenant par moments un allié objectif de la mouvance pour faire échec a l’Un. Quelques exemples :

. Lors de la mise en place des organes de la cinquième législature de l’Assemblée nationale, le député Rb, Epiphane Quenum a été élu président de la Commission du plan, en entente avec la mouvance présidentielle et en parfaite situation de fait accompli devant les députés de l’opposition, qui ont dû s’y plier, par solidarité . lors de la désignation des membres de la Haute Cour de justice, le député Rb Malèhossou a été élu en lieu et place d’un député de l’opposition avec les voix de la mouvance présidentielle ; . lors de la mise en place de la Commission politique de supervision du processus de réalisation de la Lépi (Cps-Lepi), le député Epiphane Quenum a été élu Superviseur général avec les voix de la mouvance présidentielle contre le candidat de l’opposition ; lors de la mise en place du bureau de la Commission électorale nationale autonome, le militant de la Rb Jérôme Alladayé a été élu premier vice-président avec les voix de la mouvance présidentielle contre le candidat de l’opposition. On peut énumérer de nombreux autres cas, où la Rb, par ses prises de position à fait perdre à l’opposition de nombreux combats stratégiques. Aucun député contacté n’a pu oublier le vote de la loi, qui devait affranchir la Haac de la tutelle de fait que lui imposait le gouvernement, pour l’empêcher d’attribuer des fréquences à nos concitoyens qui voulaient créer ou étendre leurs entreprises de radiodiffusion ou de télévision. A cause de la Rb, Canal 3 est resté confiné à Cotonou et dans le Zou. La Télévision du groupe « Le Matinal » n’a jamais démarré. Il en est de même pour la Télévision de Cajaf Comon. Au jour d’aujourd’hui, on peut affirmer que la Rb a aidé Boni Yayi à conserver la haute main sur les moyens de communication au Bénin. C’est à ce niveau que le cri du cœur poussé par le militant Rb, Didier Kokou Ouagni prend tout son sens, quand il écrit : « chaque fois que la presse relate que les G & F ont perdu un vote à l’Assemblée nationale, à cause du comportement des députés de La Renaissance du Benin, nous avons honte… On ne peut proclamer vouloir quelque chose et le compromettre par son comportement » (Cf. annexe 2).

2. Du séminaire des 28 et 29 novembre 2008 à Abomey-Bohicon à la convention de l’Union fait la Nation du 30 au 31 janvier 2010. Dans le souci d’élargir dès le départ ses bases, l’Un de concert avec les « G et F  » a organisé le séminaire des 28 et 29 Novembre 2008. Ces assises, inédites dans les annales de notre histoire, avaient soulevé un immense espoir. C’était un frémissement qui annonçait une ère de relance de la démocratie et de renouveau du combat politique. C’est à ce moment précis, qu’à l’Assemblée nationale, pour le vote du budget, la Rb a décidé d’apporter son soutien au gouvernement, réduisant ainsi à néant plusieurs semaines de travail d’analyse et de critique du projet gouvernemental de loi des finances, travail effectué avec engagement et patriotisme par les députés de l’opposition. Les autres composantes des « G et F » avaient été contraintes de se ranger sur la position de la Rb pour sauver l’apparence. Les apparences sauvées n’annihilaient pas les déviances. Mais pour porter les difficultés internes sur la place publique, c’est encore la Rb, à travers la mémorable émission d’Epiphane Quenum, député Rb très proche de Madame Rosine Vieyra Soglo qui, comme animé d’une volonté satanique de ruiner tout espoir, s’est livré à une exhibition doloriste d’un passe où la Rb aurait subi toutes les avanies, victime privilégiée de ses actuels partenaires. La Rb est toujours irréprochable, elle est toujours victime des autres…

On relira avec intérêt ce « devoir de mémoire » qui se trouve en annexe dans ce document. Interrogé sur les propos de ce « devoir de mémoire » d’Epiphane Quenum, Léhady Soglo affirme « n’avoir rien à retrancher et rien à ajouter ». « Ce devoir de mémoire », en totale discordance avec l’ambiance d’enthousiasme que vivaient les animateurs du séminaire, se présentait comme l’expression de l’incapacité notoire des élus Rb à se hisser au niveau des évènements comme une volonté délibérée de saper l’entreprise en cours de construction.

3. La désignation du candidat unique Le Vendredi 9 Avril 2010 au terme de longues tractations ponctuées par des déclarations d’élus Rb sur l’organisation de primaires au sein de l’Union pour la désignation du candidat unique, la Conférence des Présidents élargie a quelques responsables de l’Union a procédé à la désignation du candidat unique de l’Union. Le choix fut porté sur Maître Adrien Houngbédji. Deux voix discordantes se sont alors manifestées. La voix de Rosine Vieyra Soglo en symbiose particulière avec son fils Léhady Soglo, qui après avoir maugréé a accepté ce choix en l’assortissant d’une condition : qu’en 2016, ce soit le tour de son fils Léhady. On sait l’exploitation qui a été faite de cette prise de position de Mme Rosine Vieyra Soglo. Une délégation dépêchée par Yayi Boni pour sonner le rassemblement des fils du Nord a mentionné cette exigence de Mme Rosine Vieyra Soglo comme volonté des sudistes de confisquer le pouvoir pour eux-mêmes et leurs progénitures. La voix de Blaise Ahanhanzo-Glélé alors maire d’Abomey se lève et dit son opposition ferme au choix de Maître Adrien Houngbédji comme candidat unique de l’Un et déclare qu’il ne votera jamais pour lui. Est-ce pour cela qu’il a été récemment gratifié d’un ministère ? En tout cas il doit y avoir des hasards troublants.

4- La démarche de réconciliation, du parti de maître Adrien Houngbédji Le 29 Novembre 2009 à l’occasion du 75ème anniversaire du président Nicéphore Soglo Maître Adrien Houngbédji, effectue une démarche inédite. Il alla présenter des vœux au Président Soglo. Dans le camp Rb certains y ont vu une démarche politique intéressée et ont banalisé la démarche. Les œillères qui fermaient les yeux n’ont pas vu, à travers cette rencontre, celle plus symbolique de Porto- Novo et d’Abomey, rencontre donc de deux (02) hommes représentants de deux (02) communautés dont les divisions stupides factices ont toujours freiné la marche en avant de notre pays. Et puis un pardon réciproquement donné et reçu est toujours un bien, acte de courage, d’honneur et de noblesse. Il faut le dire et le crier : en politique comme en toute vie sociale, le pardon ouvre toujours un espace de paix et de concorde, et débloque les verrous qui ferment les cœurs envahis par les haines et les trahisons. Cet événement porteur de semence d’unité et de paix a été occulté par la Rb. Aucun responsable Rb n’en a souligné le sens et la portée. Faudra t-il faire cas de l’interview accordée à Vox Africa par Léhady Soglo, le 12 Avril 2011. Le commentateur de cet organe de presse a écrit à ce sujet : « Reconnaissance de la victoire écrasante du Président Yayi Boni, Léhady Soglo lâche enfin ses pairs de l’Union fait la Nation ». On rappellera au passage que Léhady Soglo était directeur de campagne de l’unique candidat de l’Un, Adrien Houngbédji. Qu’il ait été le premier et le seul responsable de l’Un, à faire une telle déclaration tendancieuse ne pouvait que surprendre. Mais n’est-ce pas déjà le signe avant-coureur de l’acceptation empressée de la main tendue ? C’était déjà une reddition. Léhady allait déjà à « Canossa ». Voilà donc quelques exploits et agissements de la Rb qui ont jalonné toute cette période de gestation de l’Un. Faits massifs et éloquents dans leur nudité. Ils n’ont pas besoin d’être accompagnés de commentaires. Mais ils autorisent des questions. Nous n’en posons qu’une pour l’instant. Pourquoi tant de récriminations, tant de comportements indélicats, vis-à-vis d’une Union qu’on prétend avoir initiée ?

II. – De l’installation de la nouvelle Assemblée à la formation du gouvernement : la défection déclarée de la Rb

Selon les informations recueillies, le scénario serait le suivant : Premier acte : Election du Bureau de l’Assemblée nationale Premier temps : Sous la conduite du Président de l’Union, Bruno Amoussou, une délégation d’élus de l’Un, dont Léhady Soglo et Epiphane Quenum, rencontre une délégation d’élus Fcbe dirigée par Débourou et comprenant les députés Chabi Sika, Thomas Ahinnou et Saka Lafia. Il s’agissait de s’entretenir sur la répartition des postes au sein du bureau de l’Assemblée, dans la lettre et l’esprit du virement jurisprudentiel lié a la décision Dcc 09- 002 du 08 Janvier 2009. Selon cette décision, les élections des députés devant siéger dans les instances de l’Assemblée Nationale doivent se faire selon une clef de répartition dont la Cour Constitutionnelle a fixé les modalités. Après plus d’une heure d’entretien, aucun accord n’étant intervenu, la délégation Fcbe a demandé une suspension d’une heure pour consulter les autres élus Fcbe. Deuxième temps : Pendant que le Président Bruno Amoussou rendait compte a tous les députés Un de la rencontre des deux délégations, ceux-ci voient avec stupéfaction sortir du bureau de madame Rosine Soglo les députés Fcbe Débourou et Saka Lafia puis Léhady Soglo. Il n’était nul besoin d’être un prophète pour deviner l’objet de leur conciliabule. Troisième temps : Pendant que la délégation de l’Union attendait la reprise die la concertation, les députés Léhady Soglo et Epiphane Quenum informent Bruno Amoussou que la Renaissance du Bénin a été approchée par les délégués de Fcbe et qu’un accord est intervenu pour la participation de la Rb au Bureau de l’Assemblée nationale. Après plus de deux heures d’attente le Président Bruno Amoussou dépêcha un des siens auprès de Débourou. L’envoyé revint avec cette réponse de Débourou : « La Fcbe n’est plus intéressée par l’entretien et il n’est plus nécessaire de négocier ». Quatrième temps : La réponse de Débourou est portée à la connaissance de Léhady Soglo qui confirme que la Rb avait effectivement conclu un accord avec les Fcbe et que l’un de ses députés sera membre du Bureau de l’Assemblée nationale. Il ajouta que la Rb avait déjà fait déposer sa candidature.

Cinquième temps : Bruno Amoussou informe tous les députés Un de ce qui s’est passé. Tous décident de demander une saisine de la Cour constitutionnelle afin de clarifier l’application qu’il convenait de faire de sa Décision Dcc 09 -002 du 08 Janvier 2009. L’envoi de cette lettre était suspensif de l’élection du Bureau de l’Assemblée. Madame Rosine Vieyra Soglo accepta chaleureusement la démarche. La lettre fut aussitôt rédigée et adressée à la doyenne d’âge qui n’est autre que Madame Soglo. Selon les recommandations de Mme Rosine Vieyra Soglo, cette lettre devait lui parvenir aussitôt après enregistrement à son secrétariat. Sur ce, elle se dirige vers l’hémicycle pour porter le contenu de la lettre à la connaissance de l’ensemble des députés et suspendre la séance du moins dans l’entendement de tous les députés présents. Sixième temps : Contrairement à ce qui était convenu Madame Soglo ouvre la séance et engage le processus d’élection des membres du Bureau de l’Assemblée nationale. Interpellée par un élu Un, Mme Soglo répondit : « Que ceux qui veulent saisir la Cour constitutionnelle le fassent eux-mêmes. Je suis juriste et je m’en tiens au texte ». Les députes Un outrés, sortent de l’hémicycle et ne participent pas au vote Voilà le film de l’événement du jour. Deuxième acte Léhady Soglo fait parvenir à Yayi Boni la liste des membres de la Rb proposés pour être ministres du gouvernement en gestation. Figurent sur cette liste les noms suivants :
Léhady Soglo

 Blaise Ahanhanzo-Glèlè

 Mme Zinzindohoué

Yayi Boni ne choisit que Blaise Ahahanzo-Glèlè. Rappelons que le frère de Léhady, Ganiou Soglo était Ministre en fonction du gouvernement de Yayi. En se proposant comme ministre, quelles sont les véritables intentions de Léhady ? Evincer son frère, ou voir dans le nouveau gouvernement les deux frères ennemis ? Troisième acte Epiphane Quenum est élu Président d’une Commission de l’Assemblée. Enfin pour parfaire sa démarche, Léhady conduit une délégation Rb pour remercier Yayi Boni et fait acte d’allégeance à la mouvance en déclarant « qu’il sera un partenaire loyal ». Depuis ces évènements, l’opinion, indignée du comportement des responsables de la Rb, indignée surtout de l’acharnement avec lequel ils tentent de justifier l’injustifiable, oui, l’opinion parle de trahison. Est-il juste de parler de trahison ? La participation à la vie politique, pour tout homme qui se respecte, repose sur l’acceptation d’une certaine éthique, c’est-à-dire un ensemble de valeurs et de normes, véhiculées par des textes ou des institutions, fondées sur une certaine tradition. Au cœur de cette éthique, il y a le respect de la parole échangée, de la parole partagée. Quand un membre d’un groupe s’émancipe de ce qui régule l’échange, quand, méprisant la parole engagée, il ne tient plus à ses promesses, quand il falsifie sa parole, cela n’a qu’un nom : La Trahison.

Oui, il faut savoir dire du noir qu’il est noir savoir dire du blanc qu’il est blanc, appelons chat un chat. Plus aucun doute, la crise de l’Un est finie. Que ceux qui veulent continuer l’ouvrage se remettent à l’œuvre, urgemment. Le peuple les attend fiévreusement, dans l’impatience. Délesté du pesant fardeau de la Rb, plutôt d’une certaine Rb, celle des affamés, il est plus facile aujourd’hui de bâtir une Un viable et crédible. La vraie Rb restera toujours digne, généreuse et attachée au projet que porte l’Union fait la Nation, ainsi que l’atteste le Président Nicéphore Soglo lui-même dans le document publié en annexe 3. Cette Rb, vivante sur le terrain, de Cotonou à Abomey mais aussi à Parakou et partout ailleurs, dira son mot. Tôt ou tard. Elle n’acceptera pas la liquidation opportuniste de ses combats. Nous sommes, nous, membres du Comité des cadres et personnes ressources (Ccpr) et du Groupe de réflexion d’initiatives et d’action (Gria) toujours acquis à l’idée du maintien et de la consolidation de l’Un, force politique incontournable sur l’échiquier politique de notre Pays. Nous réaffirmons donc notre attachement et notre soutien de tous les instants à l’Union fait la Nation. Cette dernière ne doit pas se laisser distraire par la défection de ceux qui courent à leur perdition, poussés par une faim et une soif insatiables. Le départ de cette frange de la Rb est un bien, puisque clarification. Désormais, l’Un peut parler d’une seule voix, communier aux mêmes valeurs, a la même éthique. Les cadres réunis au sein du Gria et du Ccpr considèrent que l’Un est aujourd’hui un patrimoine collectif que nul n’a le droit de galvauder et c’est pourquoi ils lancent cet appel pressant à toutes les Béninoises, à tous les Béninois encore« Debout » :« La seule réaction positive face a la défection de la Rb et celle de tous les affamés qui retardent le progrès dans ce Pays, la seule réaction, c’est d’adhérer massivement a l’Union fait la Nation pour entretenir l’espoir. »

Annexe 1 : Devoir de Mémoire (Par Epiphane Quenum)

Béninoises et Béninois, chers compatriotes. Adorables militants de la Rb, la Renaissance du Bénin, notre cher parti, est encore sur une sellette des commentaires tous azimuts des détracteurs, des vendeurs d’illusions, de ceux qui ont juré enterrer la Rb et son leader charismatique Nicéphore Dieudonné Soglo. Militantes et militants, nous avons le devoir de mémoire de nous rappeler l’héroïque lutte de la Présidente Rosine Vieyra Soglo pour maintenir la Rb dans le parterre des grands partis politiques du Bénin, après le Hold-up de la victoire des Présidentielles de 1996, qui a poussé notre parti dans le cycle infernal de l’opposition politique à un régime très remonté.

1. Nous avons le devoir de l’historique audience du Tribunal de Cotonou pour entendre, notre leader Charismatique a/s des présumés véhicules administratifs du palais de la Présidence qui auraient disparu après sa passation de service en Avril 1996.

2. Nous avons le devoir de mémoire de ne jamais oublier les circonstances du déroulement du 2ème tour de l’élection Présidentielle de Mars-Avril 1996 où le partenaire le plus attendu pour réaliser la victoire du peuple, seulement quelques petites heures à l’avance a lâché le Président Nicéphore D. Soglo, jetant ainsi la Rb et des milliers de militantes et militants sur la longue et ardue route de la traversée du désert.

3. Nous avons le devoir de mémoire de ne pas oublier notre histoire : la dure et violente bataille du logo de la Rb pendant laquelle le Président Nicéphore D. Soglo a été gazé par les forces de police sous la direction du tristement célèbre commandant aux ordres Azinlo.

4. Nous avons le devoir de mémoire de nous souvenir aussi des honteuses et tristes élections de 2001. Une mascarade électorale à nulle autre pareille, qui a vu notre candidat Nicéphore D. Soglo se retirer de la course pour permettre la tenue du légendaire match amical du 2eme tour aux fins d’un deuxième mandat de cinq ans sans intérêt évident pour la Nation.

5. Nous avons le devoir de nous souvenir, qu’en 2002, que c’est grâce à notre intrépidité, notre engagement et la farouche détermination de nos deux leaders Nicéphore Dieudonné Soglo et Rosine Vieyra Soglo que la Renaissance du Bénin a pu organiser son 2ème Congrès ordinaire contre la volonté du pouvoir et ses sbires.

6. Nous avons le devoir de mémoire de rappeler à notre souvenir la féroce bataille de la Céna des élections communales et municipales de 2002 contre les ténors du régime de cette période pour empêcher le vol du vote des électeurs et la réalisation de leur vœu de ne pas laisser à Nicéphore D. Soglo la chance de devenir même le chef des vidangeurs de la République.

7. Nous avons le devoir de mémoire de rappeler à notre souvenir qu’au lendemain de la victoire de la Rb et de l’élection de Nicéphore D. Soglo déclaré maire de Cotonou, le régime avait juré urbi et orbi de mettre en œuvre ses relations intérieures et extérieures pour bloquer le Président Soglo et cela n’a pas raté.

8. Nous avons le devoir de mémoire de ne pas oublier en 2005, l’insidieuse crise qui a failli emporter le Groupe parlementaire Rb et la Rb. C’était la victoire de la raison sur la passion. Beaucoup de ceux qui ont mené ces luttes ne sont plus avec nous : certains sont décédés, paix à leurs âmes : d’autres sont à d’autres services. Avions-nous posé, par une fois, la question de savoir après ces luttes, à quoi ressemble l’état de santé de notre formation politique ? Jusqu’en 1999, notre formation avait le contrôle électoral pour près de 70% dans les régions du Sud-Bénin, Cotonou, Ouidah, Kpomassè, Abomey-Calavi, Allada, Tori, Toffo, Zogbodomey, Bohicon, Abomey, Agbangnizou, Djidja Za-kpota, Côvè, Zagnanado, Ouinhi, Savalou, Glazoué, ainsi que certaines villes du Nord particulièrement à Parakou. La Rb rivalisait d’égal à égal avec d’autres formations politiques dans leurs fiefs. Avec cet embonpoint, notre formation politique, la Rb, avait successivement réalisé des scores élogieux. 21 députés aux 2ème « législatives » de 1995. 27 députés aux 3ème « législatives » de 1999. Avec ces victoires, la Rb aurait pu chercher à prendre le perchoir de l’Assemblée Nationale. Non ! Elle a préféré, pour l’équilibre de la gouvernance, donner à ceux-là mêmes, qui trop jaloux de son envergure électorale, chercheront à lui faire la peau, planifiant, en dirigeant de loin la « guérilla » au sein de la Rb. C’était le début des crises. 1999 : 1ère crise à la Rb menée par Bah, Guy Adjanohoun et consorts. Elle va durer jusqu’en 2002. 2005 : 2ème crise à la Rb menée par Azannai et consorts. Elle va durer jusqu’en 2006. Ainsi, nos ennemis étaient parvenus à briser les membres à la Rb et réduire son hégémonie. A partir de 2003, la Rb entre dans une période d’affaiblissement : 15 députés aux 4ème « Législatives » de 2003 ; 08 députés aux 5ème « législatives » de 2007, avec des pertes de fiefs importants comme Ouidah, Kpomassè, Tori, Allada, Toffo, Zogbodomey, Agbangnizou, Djidja, Côvè, Zagnanado, Ouinhi. De la liste des fiefs traditionnels du parti il ne reste que Cotonou, Abomey, Bohicon, Za-Kpota, Abomey-Calavi (en gros Godomey). Ce que nos ennemis ont voulu et ont fait de nous. Ceux qui sont nos partenaires aujourd’hui dans les ensembles G4, G 13 et Force-Clé. Oui ! Avaient-ils voulu nous faire si tant de mal alors que nous ne défendions que la Nation croupisse dans une misère infernale, conséquence d’une gestion infamante des affaires publiques. Oui ! Quelles raisons pouvaient justifier cette haine sordide contre un Président de la République qui, au risque de sa vie, a réussi à recapitaliser un pays que les mêmes ont mis à sac. Oui ! Aussi est-il vrai que sans laisser tomber les avatars du passé, on ne pourra pas construire l’avenir. Mais le mal a été nocif qu’il est très pénible d’oublier tout ça en si peu de temps. Et nos relations avec le régime du Changement qui auraient pu être cousues de fil blanc ne l’ont pas été. C’est notre gros regret. Là encore, c’est la manœuvre des ennemis endurcis de la Rb. Nous ne perdons pas espoir et nous ne devons non plus publier notre histoire et leitmotiv de nos luttes : le développement de la Nation béninoise. C’est pour toutes ces raisons, que la Renaissance du Bénin décide de faire ces mises au point : La Rb n’a de leçon à recevoir de personne. La Rb a été et est la seule formation politique qui reste dans le collimateur de tous les autres partis politiques. La Rb est et reste un parti démocratique où les questions majeures touchant à la vie du parti sont discutées ouvertement avant toute prise de décision. La Rb, en son temps, n’avait pris conseils de personne pour faire sa déclaration d’appartenance à l’opposition au régime du Président Mathieu Kérékou. La Rb, a contre tous, assumé cette opposition pendant une bonne dizaine d’années. La Rb est un parti nationaliste engagé dans les luttes de développement, d’équité sociale et de justice. La Rb ne cédera pas aux provocations politiciennes visant à discréditer et à diviser ses dirigeants ainsi que ses militantes et militants à la base.

 La Rb rejette l’accusation malveillante de trahison alors que c’est elle qui a été tant de fois trahie.

Annexe 2 : Lettre d’un militant Rb au président Nicéphore D. Soglo

Mon cher Président et papa, Je viens de recueillir un nouveau témoignage. Ce dernier m’a informé que vous avez fait du succès de « l’Union fait la Nation « , le combat décisif pour clôturer votre carrière politique. Vous auriez Nelson Mandela comme modèle et Desmond Tutu comme père spirituel. Ce témoignage et d’autres m’ont motivé à vous écrire la présente lettre ouverte, même si je sais ce qui est vrai dans tout cela.

Pourquoi une lettre ouverte ?

C’est le seul moyen pour moi de vous joindre. Je ne sais dans quelles mains une lettre conditionnelle va atterrir. Par rapport à ce que j’ai à vous dire, je crains que vous ne la receviez jamais, si la lettre tombait entre les mains de votre fils Léhady, ou de ses clients qui passent leur temps à la mairie à flagorner aux frais du contribuable Cotonois. C’est un secret de polichinelle, votre fils a instauré à la mairie si ce n’est au sein de la Renaissance du Bénin une logique d’écrasement systématique de tous ceux qui ne lui vouent un culte infini d’adoration. Ainsi sont-ils nombreux, des gens comme moi qui ne veulent pas se laisser censurer par votre fils, qui ne pouvons plus nous faire entendre de vous. Faites un effort pour nous offrir des possibilités de contribuer aux débats des « renaissants » en toute sécurité. Qu’est- ce que je veux vous dire ? Je veux vous dire trois choses importantes. La première des choses est un sentiment de honte qui m’anime actuellement, moi et la majorité des militants Rb, qui suivons de près les informations, depuis la naissance des G&F, jusqu’à la naissance de l’Union fait la Nation, puis la désignation du candidat unique. Pourquoi laissez-vous la Présidente, une brave et admirable dame aller à certaines dérives ? Je ne veux pas parler de ses sorties sur le régionalisme. Elle a été saluée par le peuple entier pour ces déclarations. Mais à chaque fois que la presse relate que les G&F ont perdu un vote à l’Assemblée nationale, à cause du comportement des députés de la RB, nous avons honte. Imposez la cohérence. On ne peut pas proclamer vouloir quelque chose et la compromettre par son comportement. L’autre motif de la honte qui taraude nos cœurs et nous meurtrit actuellement, c’est cette curieuse idée de retirer la Rb de l’Union fait la Nation, si les autres ne concédaient pas d’office à votre fils Léhady Soglo la prérogative d’être le candidat du groupe en 2016. Imposez la cohérence, car tout cela n’est pas cohérent. Il est révoltant que nous militants de la Rb soyons présentés comme un fonds de commerce. Il parait que c’est nous militants qui exigeons ces choses avant d’épouser la dynamique de l’Union. J’ai honte de défendre une telle position, puisqu’en vérité, l’Union fait la Nation nous aide à redorer notre blason toutes analyses faites. La candidature forcée de Léhady sert à quoi ? Pourquoi ne pouvons- nous pas gagner d’abord en 2011 ? Quelle certitude avons-nous que nous gagnerons en 2011 en semant la zizanie comme la présidente, votre épouse et votre fils Léhady le font depuis si longtemps ? Nous compromettons la victoire de 2011. Mais, si indirectement nous faisons gagner Yayi Boni en 2011 à cause de nos approches actuelles et de nos prises de position, quelles chances avons-nous pour survivre politiquement jusqu’en 2016 afin d’être le candidat de l’Union fait la Nation ?

La deuxième chose dont je voudrais parler, c’est la gestion de la base de notre parti. Tout se passe comme si nous, militants de base sommes condamnés à tout accepter. Moi j’ai tout accepté en pensant que vous aviez la commande en main et que vous êtes un bouclier rassurant, contre toute aventure suicidaire. Mais, les résultats de 2006 m’ont montré que la plupart de nos militants n’ont pas accepté la candidature de Léhady. S’ils avaient accepté cette candidature on ne recueillerait pas les 8% que nous avons eus. Je regrette que depuis lors, aucun débat transparent n’ait été fait en notre sein. Je constate que vous n’empêchez pas que notre parti se lance dans de nouvelles aventures sans le bilan des élections de 2006 afin de lire intelligemment le message envoyé par les militants qui ont fait dégringoler notre parti, à travers la candidature de Léhady, à l’indigne situation de ne peser que 8% des électeurs béninois malgré votre implication personnelle et celle de votre épouse la présidente Rosine Vieyra-Soglo. Nous avions tous rêvé d’avoir plus. Les Législatives et les Communales/Municipales, qui ont suivi nous ont donné des résultats très mitigés. Nous n’avons pas fait de progrès visibles. Une bonne analyse des résultats des Communales/Municipales nous montre très clairement que nous ne sommes pas en progression. Il faut donc davantage coller à l’opinion des militants, si vous voulez que notre parti ne continue pas de dégringoler. La troisième et dernière chose que je voulais vous dire, c’est qu’il faut que vous preniez vos responsabilités. Je n’ai rien à vous apprendre Monsieur le Président. Mais, vous ne pouvez pas et ne devez pas continuer à couvrir les dérives et à ne rien faire face au danger du discrédit total, voire de disparition qui planent sur notre parti à terme. Arrêtez s’il vous plait, cette histoire de congrès qui est projeté parait-il pour propulser Léhady à la tête du parti, alors qu’il n’a même pas le sens de ses propres intérêts et des intérêts du parti dans le contexte actuel. Si ce congrès se tient et que, grâce à votre silence, Léhady écrase tout le monde pour s’imposer, il sera seul après.

Arrêtez s’il vous plait cette histoire de signature d’un document qui proclame Léhady candidat en 2016. Il apparaît aujourd’hui comme un traitre, un égoïste qui n’est pas capable de comprendre que l’enjeu de 2011 dépasse sa petite personne. Il salit toute la Rb et nous discrédite. Je compte sur vous. Je suis sûr que la multitude de vos militants et sympathisants comptent sur vous et sur la présidente Rosine, même si on n’est pas toujours d’accord avec elle. Nous savons qu’elle n’est pas mauvaise. Nous ne la comprenons pas toujours mais elle est franche et claire dans ses positions. Ensemble avec elle, sauvez-nous. Sauvez la Rb. Sauvez-le Bénin.

Je vous remercie.

Didier Kokou Ouagni

Annexe 3 : Le président Soglo soutient le candidat Houngbédji

Nicéphore Soglo

1. Adrien Houngbédji est le candidat désigné par l’Union fait la Nation (Un) pour porter ses couleurs à l’élection présidentielle de 2011, celle qui en principe doit avoir lieu dans quelques jours. Je suis Président d’honneur de l’Un et à ce titre. Adrien Houngbédji est mon candidat et il va de soi que je le soutienne en vue d’une campagne électorale victorieuse. Cela dit, l’Un procède de la traduction d’une vision politique qui m’est chère. Le multipartisme intégral a montré ses limites en 20 années de vie démocratique au Bénin. Désormais, Il faut bâtir de grands ensembles politiques, représentatifs de grandes tendances et forces politiques de notre Pays et capables de nous proposer de réels programmes de développement économique et de progrès social. L’Union fait la Nation se veut être un tel creuset, ouvert à toutes les Béninoises et à tous les Béninois, de toutes les conditions sociales, de toutes les confessions religieuses, de toutes les régions du pays qu’ils soient originaires du Centre, du Nord, du Sud, de l’Est ou de l’Ouest. Contrairement à ce que colportent quelques personnes mal intentionnées, l’Un n’est pas le rassemblement spécifique d’une telle région du Bénin contre telle autre région. Autrement moi Nicéphore Dieudonné Soglo, je serai incapable de participer à un tel projet, compte tenu de ma culture et des attaches sociales nombreuses que j’ai dans toutes les régions de notre pays. Mais le pouvoir doit tourner.

2. Ce qui nous unit c’est notre appartenance actuelle à un espace géographique et culturel commun fondé sur la terre de nos aïeux. Ce qui devrait nous unir c’est notre volonté de bâtir ensemble un avenir commun de prospérité et de partage à l’abri des injonctions et des interférences extérieures. La terre de nos aïeux ici dans notre pays c’est notamment le socle des royaumes d’Abomey, de Porto-Novo et de Nikki sans oublier tous les autres à partir desquels nous pouvons et devons créer un sentiment, national qui nous permette de nous réconcilier et de jeter les bases de la Nation béninoise qui reste à construire.

3. Ce qui anime, ce n’est donc pas une soi-disant volonté d’une région du pays, le Sud, d’arracher le pouvoir à une autre région, le Nord de notre pays. Ce serait triste et dérisoire. Ce qui est le fondement de notre lutte c’est plutôt l’idéal de construction de la Nation béninoise, la sauvegarde de nos libertés et de la Démocratie acquises aux prix de multiples sacrifices de Béninoises et Béninois célèbres ou anonymes, et le danger d’étouffement et d’écrasement qui planent aujourd’hui sur elles. Alors que nous commémorons en ce mois de février le 2ème anniversaire de notre Conférence nationale. Voilà autant de raisons qui expliquent la création de l’Union fait la Nation, une organisation ouverte à toutes les filles et fils du Bénin et notre soutien à la candidature de Houngbédji.

BENIN : Les lettres de démission de Moukaram BADAROU du PRD et de L’Union fait la Nation

Monsieur le Président, C’est avec tristesse que du bout de ma plume, je vous écris les lignes qui suivent. Mes charges au secrétariat général du parti et dans la coordination de l’Union fait la nation m’obligent, au moment où je dois prendre les responsabilités qui sont les miennes, à avoir une pensée pour ces nombreux militants du PRD et de l’Union fait la nation dont la fidélité, le dévouement et l’esprit de sacrifice m’ont marqué.

Porto-Novo, le 23 juin 2011

LE SECRETAIRE GENERAL A

MONSIEUR LE PRESIDENT DU PARTI DU RENOUVEAU DEMOCRATIQUE

Objet : Démission

Monsieur le Président, C’est avec tristesse que du bout de ma plume, je vous écris les lignes qui suivent. Mes charges au secrétariat général du parti et dans la coordination de l’Union fait la nation m’obligent, au moment où je dois prendre les responsabilités qui sont les miennes, à avoir une pensée pour ces nombreux militants du PRD et de l’Union fait la nation dont la fidélité, le dévouement et l’esprit de sacrifice m’ont marqué.

D’entrée, je voudrais féliciter les militants du PRD, le parti dans lequel je milite depuis 1991, pour l’endurance au combat et leur esprit de sacrifice. Pour ce que nous avons partagé et appris l’un de l’autre durant toutes ces années, j’exprime mes réels regrets. J’ai découvert, à l’épreuve que les militants du PRD sont de véritables militants et de grands militants. Je voudrais rendre hommage à ceux et celles d’entre eux, qui de jours comme de nuits, jours ouvrables ou non, sont prêts à tout braver pour porter très haut les idéaux du parti et soutenir systématiquement sans conditions, son président dans ses différents challenges. Mais malheureusement, tous ces vaillants et valeureux militants consentent de si lourds sacrifices dans la méconnaissance des dysfonctionnements au sommet du parti.

Monsieur le président, je voudrais également dire à tous les militantes et militants de l’Union mes vives félicitations pour le chemin parcouru en si peu de temps et malgré les handicaps subjectifs et objectifs, structurels et conjoncturels dont l’Union a souffert. Mes regrets pour le rêve non réalisé et l’expérience inédite restée inachevée et qui est aujourd’hui mise à mal par l’échec d’une candidature, d’un candidat pour qui nous nous sommes tous mobilisés et pour lequel chacun a donné le meilleur de lui-même.

A tous ces compagnons dévoués à la cause du PRD et de l’Union fait la nation, je dis félicitations, j’exprime mes regrets et je rends hommage, parce que par la présente, je viens donner ma démission du poste de secrétaire général du parti. Les raisons de ma démission sont multiples et vous les connaissez toutes, mais j’en retiens deux. D’abord, il s’agit du dysfonctionnement récurent des organes du parti. Je l’évoque parce que, selon toute vraisemblance et de l’avis de vos principaux collaborateurs, anciens comme actuels, ce dysfonctionnement est la cause de vos échecs successifs, des mésaventures du parti, mais également de tous les revers qu’essuient les militants depuis plusieurs années déjà. Ensuite, c’est la profonde divergence que j’ai avec vous sur la morale en politique et plus spécifiquement du sens de la parole donnée.

En ce qui concerne le disfonctionnement du parti, mon expérience à vos cotés me permet de soutenir qu’il est dû pour l’essentiel à la vision que vous avez d’un parti politique. Au PRD, elle s’est traduite dans la pratique par un fonctionnement défectueux des organes du parti. Figurez vous que pendant cinq ans, le bureau politique ne s’est réuni que deux fois et ce, après insistance du secrétaire général du parti et de votre directeur de cabinet. Quant à la direction nationale, elle ne s’est réunie qu’une seule fois. Alors qu’au terme de l’article 20 du règlement intérieur du parti, le bureau politique doit se réunir en session ordinaire au moins une fois par mois sous la présidence du président du parti et qu’au terme de l’article 38 des statuts le bureau politique ne peut être convoqué que sur les instructions du président du parti qui d’ailleurs en fixe l’ordre du jour. Et pourtant, des situations graves et déterminantes comme par exemple l’entrée du PRD dans l’Union fait la nation, votre désignation comme le candidat unique de l’Union, l’organisation pratique des élections présidentielles et législatives commandaient que le PRD se réunisse, se rassemble et se mobilise.

J’ai souvent pris sur moi la responsabilité d’assumer les critiques des camarades sans jamais leur indiquer que ces dysfonctionnements résultaient de votre aversion pour le travail en équipe, votre conception personnelle et patrimoniale du parti. Pour vous sortir de l’isolement et davantage vous renforcer, je vous ai proposé à maintes reprises de réunir autour de vous au tant que de besoin, un comité restreint composé du secrétaire général, de votre directeur de cabinet, du président du groupe parlementaire et au moins de trois vice présidents parmi les plus anciens que sont M. Saliou AKADIRI, Maire de Pobè, M. Ismaël TIDJANI SERPOS, ancien garde des sceaux et député expérimenté et Mme Collette HOUETO, ancienne ministre et 1e adjointe au maire de Porto-Novo.

Cette formule apparaissait, du moins de mon point de vue, comme une solution de rechange, plus légère que le bureau politique et la direction nationale dont vous ne vouliez pas. Elle vous permettrait de ne pas gérer seul, car seul on ne sait pas tout et on est plus faillible ; elle vous permettrait aussi de travailler en équipe, de peser et de soupeser par une équipe les décisions importantes dont vous ne pouvez pas seul envisager tous les contours. Hélas, cette proposition n’a pas reçu votre assentiment. Le seul moyen de contournement que j’ai trouvé et développé durant ces cinq (5) dernières années, c’est de réunir souvent les secrétaires nationaux et ceci en évitant soigneusement de heurter votre susceptibilité dont j’ai une parfaite idée.

Par ailleurs, l’article 73 des statuts du parti indique clairement que « l’investiture et les positionnements des candidats aux élections législatives relève du bureau politique ». Mais jamais ça n’a été le cas. Conséquence, les positionnements sont conduits par vous seul et en tenant compte exclusivement de ce que chacun et beaucoup ont fini par savoir, réduisant ainsi le militantisme, les sacrifices, la loyauté et le dévouement, bref, le mérite de vos compagnons d’aventure et ceux des militants au second rang, que dis-je, au dernier rang. Oui au dernier rang, comme l’illustrent d’ailleurs fort tristement les derniers positionnements aux élections législatives. Pire, en plus d’avoir méconnu les règles élémentaires de la méritocratie, les lois de la nature, les positionnements que vous avez faits ont cette fois-ci, comme jamais auparavant remis en cause les équilibres fondamentaux des deux grandes communautés qui constituent la plus grande base électorale du parti à savoir les goun et les yorouba.

Ainsi à Porto-Novo, dans la 19ème circonscription électorale, vous n’avez identifié, pour vous remplacer sur la liste, aucun de tous les cadres et notables goun qui vous ont servi et accompagné depuis si longtemps. Même pas ceux d’entre eux qui ont payé leur fidélité et leur dévouement à votre cause, de leur carrière, de leurs affaires y compris au prix de la prison. Ainsi, il n’y a aucun goun sur la liste, le seul député goun de Porto-Novo qui siège aujourd’hui, à l’Assemblée nationale nous est paradoxalement offert par la Renaissance du Bénin (RB). Il s’agit de l’Honorable Francis LOKO. De même, à Akpakpa, dans la 15ème circonscription, le PRD n’a positionné aucun yorouba, ni comme titulaire, ni comme suppléant. Le seul député yorouba de cette circonscription nous est aussi offert par nos amis de la RB. Il s’agit de l’honorable Kamarou ALI.

Vous le savez vous-même désormais, puisque vous avez le retour des réactions suscitées par vos choix. Ces positionnements, ont surpris plus d’un dans le parti, dans l’Union et même dans l’opinion. Dans cette surprise, certaines absences de la liste PRD parvenue à l’Union ont plus que surpris encore. Beaucoup sont ceux qui s’interrogent de l’absence sur votre liste de vos jeunes collaborateurs que les Béninois ont vus au front au lendemain de votre échec en 2006. Chacun voulait savoir ce qui s’est passé exactement.

Me concernant, il m’est revenu beaucoup de commentaires dont le plus choquant est que vous auriez dit que : « Mouka, je ne l’ai pas positionné parce que je ne l’aime pas ». Rien de plus pour choquer un homme qui a tout laissé et sacrifié pour se battre nuit et jour à vos cotés pour votre élection à la présidence de la République. Quoi de plus choquant ! Mais vraiment quoi de plus choquant ! Ne pas tenir constamment parole à mon égard est choquant, dire par-dessus le marché ne pas m’aimer est encore plus choquant. En quoi le positionnement sur la liste électorale peut-il relever du domaine de l’affection ? Je m’interroge.

Militant de section du parti à l’extérieur, responsable de structures verticales et horizontales depuis mon retour au pays et même après avoir été promu secrétaire général du parti au cours du congrès de décembre 2006, j’étais loin de penser que vous pouvez donner la moindre parole sans la tenir. Et pourtant au contact de la réalité, que de paroles données et non tenues à mon endroit et à l’endroit de beaucoup d’autres dont j’ai connaissance. Pour illustrer, je citerai un seul cas :

2006, « Mouka, je vais te faire député parce qu’à voir ce que tu as fait et comment tu t’es battu, ce n’est pas en une journée, ce n’est pas en une semaine encore moins en un mois, tu as tellement travaillé que, quand je m’écoute, je me dis qu’est ce que je peux te faire pour te récompenser ? Je vais te faire député ». Ainsi me parliez-vous quelques jours après les résultats des élections présidentielles de mars 2006.

2007, Quelques mois plus tard, après plusieurs autres confirmations de cette promesse, vous me disiez un jour à votre résidence à Porto-Novo : « Tu es le secrétaire général du parti, il n’y’ a pas de raison que tu ne sois pas à l’Assemblée nationale. C’est vrai, c’est une question d’argent mais laisse-moi faire ». De tels propos, vous les avez multipliés jusqu’au jour où vous me disiez de préparer deux dossiers de ma candidature aux élections législatives de 2007, un pour Cotonou et un pour Porto-Novo. Ce que j’ai fait et déposé à votre niveau. Trois (3) jours avant le dépôt des dossiers à la Commission Nationale Electorale Autonome (CENA), dans une conversation téléphonique, vous me disiez exactement ceci : « Mouka, le positionnement se fera à Porto-Novo et non à Cotonou », c’est en allant déposer les dossiers des candidats PRD à la CENA avec Frédéric Joël AÏVO, votre directeur de cabinet, que j’ai su que je n’étais que suppléant. Il y a-t-il une confusion possible entre être député et suppléant, la question est posée. Une semaine après le dépôt des dossiers, dans une rencontre d’explication, je vous disais exactement ceci : « le problème pour moi n’est pas forcement le fait d’être positionné ou pas mais beaucoup plus un problème de repères parce que de mon point de vue, quand on ne peut pas retrouver un ainé dans la parole donnée, il y a véritablement problème pour la suite ». Les arabes disent que l’homme vaut la parole, la parole vaut l’homme et Nicolas Sarkozy enseigne à raison que : « la question de la parole donnée n’est pas une question politique mais relève de la moralité ».

Pour montrer que le combat qui est le mien n’est pas personnel, j’ai accepté d’être le directeur national de campagne de ces élections législatives de 2007. Cette campagne a permis au PRD de s’en sortir avec dix députés. Ce n’était pas évident à l’époque. Mieux, comme si de rien n’était, avec d’autres, j’ai continué le travail du repositionnement du parti sur l’échiquier politique national. Nous avons réussi à rendre le parti plus fréquentable, ce qui d’ailleurs à favoriser son rapprochement avec les autres formations politiques pour créer l’Union fait la nation et pour enfin débouchez sur votre désignation comme candidat unique aux élections présidentielles de mars 2011.

Ce cas de parole non tenue est le premier d’une série que j’aurai avec vous au cours des années suivantes au point qu’au jour d’aujourd’hui, je suis en mesure de certifier sans aucune hésitation que vous êtes un homme qui ne tient pas à sa parole ou alors celui dont la parole donnée n’a aucun sens. Ma conviction sur cette question est davantage confortée par la mésaventure de beaucoup d’entre vos soutiens y compris, et c’est le plus attristant, de la majorité de ces jeunes cadres qui vous ont défendu, sans doute avec candeur, naïveté, mais avec un dévouement et un esprit de sacrifice étonnant. Mais vous n’y avez pas été sensible, au contraire nombre d’entre nous ont payé leur loyauté et leur fidélité par des engagements pris mais non tenus.

Tout ceci m’a posé et me pose encore aujourd’hui un problème profond de convenance et de ligne, mais il fallait faire avec. L’essentiel du combat étant ailleurs à savoir réussir avec l’ensemble de nos militants et sympathisants à vous porter à la magistrature suprême. Nous avons joué notre partition mais hélas !

Fort étrangement, depuis qu’on a fini les élections présidentielles à ce jour, aucune réunion formelle ni informelle pour apprécier et analyser la situation afin de tirer les conséquences idoines et savoir qu’est ce qu’il faut faire pour faire face à l’avenir. Je comprends votre gène par le non positionnement de vos deux plus proches collaborateurs et probablement deux de vos ardents défenseurs : le secrétaire général et votre directeur de cabinet. Vous n’avez pas cru devoir tenir la moindre séance avec eux jusqu’à ce jour. Cela voudrait-il dire que nous repartirions pour les mêmes pratiques et sans doute pour les mêmes résultats ?

Or, nous savons tous quelles sont les causes profondes de nos échecs successifs aux différentes élections présidentielles, notamment à ce dernier scrutin. Nos maux ont pour noms : impréparation, inorganisation, absence de travail en équipe et manque de coordination. Combien de fois n’ai-je pas attiré votre attention sur l’improbabilité de l’addition automatique des scores des partis membres de l’Union fait la nation à votre profit ? Et qu’en conséquence, seul un travail minutieux de terrain couvrant l’ensemble du territoire national pourrait nous permettre de rallier l’électorat de nos partenaires. Combien de fois, monsieur le président, n’ai-je pas tiré la sonnette d’alarme sur l’approximation de notre stratégie sur la gestion du dossier de la Liste Electorale Permanente Informatisée (LEPI) ? Combien de fois, n’ai-je pas, avec le concours d’autres, souligné la nécessité d’une organisation rationnelle autour de vous et qui tienne compte de la réalité du terrain et surtout des forces et faiblesses de nos adversaires. Les nombreuses fiches que je vous ai adressées dans la période attestent de ces signaux d’alerte et surtout de l’urgence de votre décision et de votre action sur certains dossiers. Vous conviendrez ainsi avec moi que dans la dernière fiche que je vous ai faite, concernant la stratégie électorale et sur un certains nombre d’urgences, j’écrivais mot pour mot qu’ « attendre encore serait trop tard ».

Monsieur le président, vous me permettrez de revenir ici sur les réserves que je vous ai exprimées sur notre attitude à l’égard des institutions de la République et notamment à l’égard de la Cour constitutionnelle. Ma vision de la politique et ma compréhension du jeu démocratique est que dès lors que la haute juridiction a décidé de ce qui relève de sa compétence, en l’occurrence la proclamation des résultats définitifs, nous devrions, en bons républicains, nous y conformés scrupuleusement. C’est le prix à payer pour préserver les acquis de la conférence nationale et maintenir notre pays et son peuple dans la démocratie et dans la paix. C’est d’ailleurs cette divergence qui explique mon absence à vos cotés le jeudi 31 mars 2011 lors d’une ultime déclaration contestant les résultats définitifs de la Cour. Sur tout un autre plan, alors que vous étiez réticent à engager le parti à prendre part aux dernières législatives, ma vision de la politique et ma compréhension du jeu démocratique m’a amené avec d’autres à vous convaincre de la nécessité d’y aller pour continuer de compter parmi les forces politiques de notre pays et de préserver son image à l’extérieur.

C’est pour ces raisons et pour d’autres que le sens de la responsabilité m’oblige à taire, que je suis obligé de vous rendre mon tablier de secrétaire général du parti. Jacques Chirac a dit dans ses mémoires, tome 1, que « chaque pas doit être un but ». Mais notre politique au PRD ces cinq (5) dernières années, mais en réalité, depuis 1996, me conduit à penser que nos pas furent isolés et non coordonnés vers un but.

Aux présidents de cellules, de sous sections, de sections ainsi que leurs différents membres et l’ensemble des militants du parti, je confesse toute ma désolation et que faute d’éclairage nécessaire au sommet du parti, leurs multiples efforts ont eu du mal à aboutir. Ce qui est regrettable. Comment peuvent-ils comprendre que notre candidat aux élections présidentielles de mars 2011 a abordé le scrutin avec comme représentant à la CENA et comme équipe restreinte de travail, des prestataires de service, des mercenaires ? Ceux-ci sont, depuis la proclamation des résultats, repartis à leurs affaires et occupations habituelles, mais laissant les militants et le parti à leur peine et triste sort.

A mes collègues de la coordination nationale de l’Union fait la nation ainsi qu’à l’ensemble des militants de ce regroupement politique, j’exprime également tous mes regrets. L’abnégation et la foi à l’œuvre de Bruno AMOUSSOU, président de l’Union et de Kolawolé IDJI, coordonnateur général ainsi que la détermination des militants de l’Union n’ont pourtant pas fait défaut. Il semblait difficile et très difficile que les efforts des uns et des autres aboutissent parce que quoi qu’en soit la qualité et le nombre des wagons, l’état de la locomotive comptera pour aller à terme. Je voudrais réitérer mes regrets et dire que je suis dans l’obligation conséquente de rendre instamment au président Bruno AMOUSSOU, le tablier de directeur exécutif de l’image et de la communication que j’occupe au titre du PRD.

Avec ceux et celles du PRD et d’autres compatriotes avec qui je partage la même vision du développement et du destin de notre pays, je poursuivrai le même combat politique sous un autre format surement avec la même détermination, la même foi en l’avenir pour apporter ma modeste contribution à la construction d’un Bénin qui renoue avec les repères et qui gagne. Monsieur le président, Je pars du secrétariat général du parti en vous suggérant modestement de continuer avec les autres en faisant l’effort de distinguer désormais l’argent du travail militant tout en sachant concilier les deux pour de meilleurs résultats.

Avec ma cordiale considération. A bientôt président.

Moukaram BADAROU

LE DIRECTEUR EXECUTIF A L’IMAGE ET A LA COMMUNICATION

A MONSIEUR LE PRESIDENT DE L’UNION FAIT LA NATION

Objet : Démission

Monsieur le Président, Suite à ma démission du secrétariat général du Parti du Renouveau Démocratique, j’ai l’honneur de vous donner ma démission du poste de Directeur exécutif à l’image et à la communication de l’Union Fait la Nation que j’occupe au titre de ce parti. Je salue votre leadership éclairé et espère vivement que nos chemins se croisent à nouveau. Aux collègues de la coordination nationale de l’Union Fait la Nation ainsi qu’à ses nombreux militants, je dis toute ma désolation mais face au disfonctionnement interne au PRD, je suis dans l’obligation politique de prendre cette ultime décision. Veuillez croire, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations militantes

Moukaram BADAROU

BENIN : De l’UN à la mouvance, Lehady Soglo ravale ses vomissures et descend pieds joints dans la turpitude

Hier voilé aujourd’hui mis à nu, le ralliement du parti la Renaissance du Bénin (RB) à la mouvance présidentielle est déjà officiel depuis le week-end dernier. Une option prise par le président Léhady Soglo président de cette formation politique qui fragilise davantage ses chances de se voir assis un jour dans le plus prestigieux fauteuil du palais de la Marina.

Avec les derniers développements de l’actualité politique au Bénin, on se rend bien compte de l’incontinence et du manque de conviction de certains hommes politiques. Pour ces derniers, rien ne compte plus que leurs intérêts personnels mêmes les plus minables. Dans le rang de ces « politicards », on retrouve malheureusement le président Léhady Soglo de la Renaissance du Bénin aux premières loges. En effet, depuis plusieurs années ce dernier s’est engagé dans la course pour la Marina avec des résultats encourageants qui donnaient encore d’espoir à la jeunesse béninoise, aux militants et sympathisants de son parti. La mise en place de l’alliance politique dénommée « Union fait la nation » sous ses hospices était bien un grand pas pour son élection à la tête du pays s’il travaillait réellement pour cela. Mais contre toute attente, le fils bien aimé de l’ancien président de la République, Nicéphore Dieudonné Soglo a décidé, au nom de la réponse à une prétendue main tendue de renoncer à ce fondement qu’il a pris des années pour poser.

Les vraies raisons de l’échec de Me Houngbédji

Au lendemain de l’échec du candidat unique de l’Union fait la nation, Me Adrien Houngbédji à la dernière élection présidentielle, nombre de voix s’étaient élevées pour pointer d’un doigt accusateur son directeur de campagne, actuel président de la Renaissance du Bénin, Léhady Vinangnon Miton Soglo. Pour les uns, ce dernier n’a pas fait la campagne électorale comme cela se doit aux fins de permettre au candidat unique de l’UN de franchir la barre du premier tour du scrutin. Pour d’autres, les renaissants ont contribué activement à son camouflet pour deux raisons. La première est que le siège de Vidolé qui a servi de direction de campagne pour l’union a été loué à coût de plusieurs millions au candidat Houngbédji. La deuxième estiment-ils, reste la bagatelle somme de 150 millions que le premier adjoint au maire de Cotonou aurait pris chez le candidat malheureux lors des derniers jours de la campagne électorale. Des allégations qui ne sont peut-être pas totalement fausses. Car, lorsqu’on analyse à fond et avec sérieux les agissements de la Renaissance du Bénin et de son président, on se rend compte qu’en réalité il n’ya avait pas de sincérité entre les responsables de l’UN à commencer par ceux de la RB.

Un marché de dupe ?

Si la Renaissance du Bénin rejoint ainsi la mouvance présidentielle, que se passera-t-il en 2013 au cours des élections municipales et communales ? Et en 2016 ? Léhady Soglo aura-t-il toujours le courage de se présenter à l’élection présidentielle ? Si c’était le cas, sous quelles couleurs ? Ces interrogations qui font la préoccupation des populations et observateurs de la vie politique du Bénin doivent également faire réfléchir les responsables de la RB et surtout son président Léhady Soglo. En effet, en s’alliant au régime en place, certains d’entre eux estiment que le chef de l’Etat va garantir la mairie aux Soglo puis soutenir leur président au cours de la prochaine élection présidentielle. Un véritable leurre. Les Houézèhouè doivent commencer par se détromper avant qu’il ne soit trop tard.

En fait, ces types de contrats que le président Boni Yayi a conclu avec les politiciens ont toujours fini mal et même parfois très mal. Les députés G13 de la 5e législature et même certains de leurs homologues des Fcbe en savent quelques choses. Cela est clair que même si le président Yayi donnait son soutien à Léhady Soglo, les cauris au niveau de la base ne l’accepteront jamais. Les injures, les critiques acerbes, les affrontements verbaux et même physiques entre les militants et parfois entre responsables de ces deux partis ne seront pas totalement digérés. Par ailleurs, il a tout été vrai que la mairie de Cotonou intéresse les Cauris. Or, l’entrée des renaissants dans les arcanes du pouvoir crée du coup une fosse entre eux et leurs anciens alliés de l’UN. C’est vraiment dans une situation très compliquée que Léhady Soglo et la RB viennent de se mettre. Aussi vrai que cela puisse paraître, le président de la RB a simplement ravalé ses vomissures.

Prince BOCO, L’autre fraternité

BENIN: Fidélités traîtresses des leaders béninois

Au XIXe siècle, pour échapper à l’impérialisme dévastateur de son cousin d’Abomey, le roi Toffa 1er plaça Porto-Novo sous le protectorat de la France, à l’impérialisme plus fort que celui d’Abomey. A preuve, la France vainquit Abomey et envoya son souverain en exil là même où séjournaient d’anciens esclaves partis du Dahomey, vendus par les leurs. Cette terrible humiliation infligée à Abomey poussa les Hwègbájaví à installer définitivement les Ayinonví en territoire boueux de félonie honteuse. ‘‘Ca leur colle à la peau. Ils ne font que trahir.’’ Affirmation qu’aura eu tendance á illustrer le gros malentendu de 1996, lorsque le leader des Tchokotchoko, également coryphée des Ayinonví, refusa ses voix au leader des Hwèzèhwè, également coryphée des Hwègbájaví. ‘‘On vous l’avait dit, ce sont des traîtres’’.

Pas impossible. Mais à la réflexion, pourquoi Toffa 1er aurait-il pris le risque de voir son royaume vassalisé par celui d’Abomey ? Pourquoi les Tchokotchoko auraient-ils sacrifié pour les beaux yeux d’Abomey les intérêts personnels de leur leader et les intérêts généraux de Porto-Novo ? Pourquoi s’obstine-t-on, du côté d’Abomey, à appeler trahison ce qui, du côté de Porto-Novo, est fidélité rigoureuse à des intérêts personnels et généraux bien compris ? Du XIXe siècle au XXe siècle, Porto-Novo a fait preuve d’une fidélité subjective constante.

Fidélité subjective qu’approuve parfaitement Abomey qui, au travers de la RB, vient, au XXIe siècle, de déserter l’Union fait la Nation (UN) pour se rallier spectaculairement au camp des vainqueurs au Parlement et au Gouvernement. Ralliement d’autant plus alarmant que la RB serait l’initiatrice de la constitution de l’UN, et qu’elle-même et ses partenaires n’ont eu de cesse de dénoncer une LEPI tronquée et une élection volée. Oui ! Mais les unions et les dénonciations, c’est pour prendre le pouvoir et en jouir à son tour dans un pays où, en l’absence d’idée, d’idéologie et de projet de société, la politique se veut un grand banquet où les plus habiles mangent et boivent sans retenue. Sous prétexte d’élections perdues, va-t-on vraiment laisser les gagnants proclamés continuer à se gaver de méchouis pendant que soi-même, par vertu politique, l’on se contenterait de manger des rats galeux, et ce, pendant cinq ans encore ? Aucun prétendu politicien béninois n’est assez vertueux pour appliquer une vertu politique que le Bénin n’a jamais cultivée. La RB a fait le premier pas vers le méchoui, ce qui reste de l’UN fera le second pas, et le peuple, naguère hurlant et dansant pour l’amélioration de ses conditions de vie, restera hagard et bouche bée. Il n’y a jamais de trahi que le peuple.

En son temps, on a fort critiqué une forte déclaration d’un leader béninois pour qui ‘‘les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient’’. On avait cru devoir crier haro sur le bodet, on avait eu tort, et on avait été injuste, car c’est toute la classe politique béninoise qui ne se nourrit que de ce principe tranquillement machiavélique. Du reste, la politique, ici et ailleurs, n’est jamais très loin du Prince de Machiavel. Ainsi, au XIXe siècle, si la France a protégé Porto-Novo contre Abomey, ce fut pour mieux asservir Porto-Novo et Abomey car, comme on le saura plus tard, ‘‘la France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts’’. Et l’on a la faiblesse de croire que les auteurs de l’assertion servent vraiment les intérêts de la France et que, s’ils pillent de vastes empire en Afrique ce n’est pas pour s’enrichir personnellement : dans quelle poche enfouir tant de richesses pillées ?

On voudrait pouvoir faire état des mêmes circonstances atténuantes pour les politiciens béninois, praticiens assidus et verbeux des vaines promesses électorales à l’adresse du peuple analphabète, tenu pour bête et crédule, et qu’ils s’interdisent absolument d’éduquer. Mais alors qu’ils n’ont pas de poches assez grandes où enfouir tout ce qu’ils pillent, leurs mentors, qui n’ont que des intérêts, leur ont ouvert de vastes espaces de placement chez eux des richesses pillées de Cotonou à Malanville. Voilà pourquoi la circulation des biens va bon train tandis que celle des personnes achoppe sur Schengen. Un jour peut-être, pour leur simple distraction, ils demanderont aux peuples de se jeter à la mer ou de se précipiter du haut des collines. Alors, lassé des fidélités traîtresses de ses leaders, le peuple béninois se réveillera.

Roger Gbégnonvi

Halte à l’intoxication ! Le Président Adrien HOUNGBEDJI sort de son mutisme

Le Président Adrien HOUNGBEDJI

COMMUNIQUE DE PRESSE

Depuis la fin des élections présidentielles et législatives, et comme à l’accoutumée, le Président Adrien HOUNGBEDJI fait l’objet d’une intense campagne d’intoxication dont le but évident est de détruire son image, et par ce biais, de démoraliser les forces politiques et sociales qui lui ont accordé ou renouvelé leur confiance, de mettre à mal la cohésion et la combativité de nos compatriotes qui luttent pour faire du Bénin une terre de liberté et de bonne gouvernance, un pays où le développement et la prospérité se réalisent dans la concorde.

La cabale tient à présenter le Président Adrien HOUNGBEDJI comme l’homme qui voulait provoquer la guerre civile, qui s’est rendu à Paris où il se serait fait rembourser huit milliards FCFA de frais de campagne (excusez du peu!), qui aurait rencontré nuitamment le Président YAYI Boni à son retour, et qui négocierait en cachette et en solitaire, des postes pour ses militants, à l’insu des responsables de l’Union fait la Nation.

Elle est d’autant plus intense que ses auteurs se comptent aussi bien dans les rangs du pouvoir que dans ceux de «l’opposition»: les uns pour en finir avec un adversaire qui demeure debout malgré les coups reçus vingt ans durant; les autres pour camoufler et se dédouaner des pratiques dont ils sont coutumiers, et dans lesquelles ils viennent encore de s’illustrer.

Cette cabale est aussi vaine que les précédentes: elle s’essoufflera et s’éteindra comme tant d’autres.

Le Président Adrien HOUNGBEDJI reste aux yeux de nos compatriotes, un homme de paix, de probité et de loyauté.

Il n’a pas accepté et n’acceptera pas que le Bénin soit ravalé au rang des républiques bananières où les élections et les résultats proclamés ne constituent qu’une mascarade. Il a affirmé que le Bénin aspire à la Paix, mais qu’il n’y a pas de paix sans justice: nul n’ignore ici comme ailleurs, le rôle qu’il a joué dans le passé et récemment pour la préservation du climat de paix. Personne ne pourra rien y changer !

L’allégation selon laquelle, le Président Adrien HOUNGBEDJI se serait fait rembourser des milliards de frais de campagne en France ne peut séduire que des esprits non avertis; elle est aussi ridicule que celle diffusée il y a un an au sujet d’un appartement prétendument acheté en 2010 à Neuilly; aussi stupide que les pseudos virements bancaires opérés à partir de Lomé par un certain Lokossou.

En effet, quiconque connaît la place financière de Paris, sait que des manipulations ou transferts d’un tel montant ne peuvent s’opérer sans laisser des traces. Le Président Adrien HOUNGBEDJI défie quiconque, quel que soit son positionnement dans l’appareil de l’Etat, d’apporter le moindre commencement de preuve de cette allégation. Au demeurant, la question est posée de savoir qui aurait remboursé cette somme, et en contre partie de quoi. Le parcours du Président Adrien HOUNGBEDJI, et les sacrifices auxquels il s’est astreint par conviction depuis tant d’années, pour la démocratie, la liberté et l’état de droit, témoignent pour lui et n’autorisent personne à ramener son combat à la dimension pécuniaire d’un remboursement de frais de campagne.

Quant au grief également mensonger d’avoir négocié avec le Dr YAYI Boni des postes pour ses militants, il traduit en réalité la mauvaise conscience de ses auteurs. En effet, entre la proclamation des résultats des élections présidentielles et la formation du Gouvernement YAYI Boni 2 (soit huit semaines), le Président Adrien HOUNGBEDJI a séjourné à trois reprises hors du Bénin pendant un total de six semaines environ: deux fois en France, une fois dans la sous- région. Une telle mobilité et des absences d’aussi longue durée sont peu compatibles avec une disponibilité à «négocier» des places. Bien au contraire, cette absence du terrain prouve que, loyal comme à son habitude, le Président Adrien HOUNGBEDJI s’en est remis au premier responsable de l’Union fait la Nation pour agir au nom de l’alliance, dans le cadre de la «politique de main tendue» annoncée par le Président YAYI Boni. (Pour la petite histoire, la nuit où selon une certaine presse, il aurait été vu au domicile du Président YAYI Boni «glissant vers la mouvance», le Président Adrien HOUNGBEDJI était à l’étranger !).

Tant qu’elle restera fondée sur la ruse et le débauchage, tant qu’elle n’aura pour objet que de détruire les uns et les autres, la pseudo-politique de «la main tendue» se réduira à un simple manège; elle ne séduira que quelques opportunistes, car elle n’induira ni la confiance ni le sursaut nécessaires au redressement du Bénin.

Elle prend au contraire tout son sens lorsqu’elle marque une volonté sincère d’ouverture dans l’intérêt supérieur du Pays; dans ce cas, elle ne peut être refusée, et il ne sera point nécessaire d’entreprendre des démarches nocturnes, secrètes et solitaires, pour la saisir.

Comme par le passé et davantage encore aujourd’hui, le Président Adrien HOUNGBEDJI n’a de préoccupation que les intérêts supérieurs de notre Pays et de notre peuple; il s’y tiendra.

Fait à Cotonou, le 31 mai 2011

La Cellule de Communication du Président Adrien HOUNGBEDJI

Parole de Lehady : Yayi, l’ennemi de Houngbedji mon ennemi, est mon ami !!

Quelqu’un qui le connaît bien mieux que moi, m’a dit de Maître Houngbédji, qu’à part le fait de ne vouloir faire la politique qu’avec des dentelles et des gants blancs (ce qui, entre parenthèses, ne marche que quand on a affaire à des gens civilisés et convenables), comme manœuvrier tactique, il a du génie. Son défaut majeur, c’est qu’il est absolument nul en manœuvres stratégiques. Et ce proche du Maître, de justifier ses affirmations : en 1996, lorsque contre toute attente, il porta son choix sur Mathieu Kérékou plutôt que sur Soglo, il n’avait sûrement pas réfléchi à fond aux implications stratégiques de cette décision, pourtant hautement historique.

Parce que les données étaient simples, en principe. D’un côté,

– il y avait ses inimitiés persistantes avec Soglo Père, qui l’avait même affublé du sobriquet peu aimable et peu convenable de « Petit Mussolini de Porto Novo » ;

– il y avait tout ce qui se reprochait au clan Soglo qui, maladroitement, s’illustrait comme exerçant un pouvoir clanique et d’exclusion (ce qui était faux !, en réalité) ;

– et il y avait une soi-disant propension à l’autoritarisme, qui imposait coûte que coûte de priver le Père Soglo d’un second mandat.

De l’autre côté,

– il y avait le Bénin brillant de mille feux au plan international, Laboratoire de la démocratie sur le continent, après avoir donné à ce continent un concept de génie : La Conférence Nationale ;

– il y avait qu’en dépit des imperfections et des dérapages, le pays avançait sous la conduite d’Hercule (Aujourd’hui, même ses pires ennemis reconnaissent ses mérites);

– il y avait qu’il fallait nécessairement amorcer, au plan économique, le cercle vertueux après quoi il ne peut plus y avoir de marche arrière possible.

A ce sujet d’ailleurs, le slogan le plus expressif et le plus véridique de Soglo en 96 était : « LE BENIN AVANCE… N’ARRÊTONS PAS LE MOUVEMENT ! ». C’était donc là, les éléments à prendre en compte pour prendre une décision, je l’ai dit, hautement historique.

Mais ça, c’était au plan national. Au plan strictement personnel, il y avait d’un côté, les inimitiés avec Soglo, et de l’autre côté, le choix de Kérékou.

Kérékou, l’animal politique redoutable que Me Houngbédji connaît plus qu’il ne connaît n’importe quel autre Béninois. Le meilleur expert de l’affaire Kovacs (dans laquelle le Général – Commandant à l’époque – était impliqué jusqu’au cou), c’est lui, Houngbédji. Cette affaire pour laquelle il fut jeté en prison, s’en évada de façon rocambolesque, pour prendre la route de l’exil. Et se faire condamner à la peine capitale par contumace par deux fois. C’est d’ailleurs la gestion du même Kérékou pendant 27 ans, qui imposa au pays d’inventer une Conférence Nationale, afin de rattraper une situation sociopolitique qui commençait à échapper à tout contrôle.

Au vu de ces données, tant nationales que personnelles, un politique ayant une vision stratégique, et pas uniquement des préoccupations tactiques, se serait dit :

1 – Le pays avance, quoi qu’on dise à l’intérieur. A l’extérieur, ce ne sont que lauriers partout, pour les Béninois, qui ont su trouver eux-mêmes, disait-on, le chemin de sortie de l’enfer de l’autocratie.

2 – Les considérations personnelles pèsent peu, au regard de l’intérêt supérieur de la Nation. Cherchons et trouvons au plus tôt les moyens de régler nos inimitiés avec Soglo et les siens.

3 – Entre porter mon choix sur Soglo, qui est en train de mettre en terre les fondations d’un pays économiquement solide, qui devrait donc faire son second mandat et partir, m’ouvrant pratiquement un boulevard jusqu’à la tête de l’Etat, ou sur Mathieu Kérékou, gestionnaire médiocre, accroc au pouvoir, dont on sait désormais ce que les 27 ans de présidence ont coûté au pays, il n’y a pas photo !!!

4 – D’ailleurs, que peuvent peser mes inimitiés avec Soglo, en face de la décision qui fut prise naguère de me condamner deux fois à mort ? Comme si une seule fois ne suffisait pas…

Or, le monde entier interloqué, sait le choix que fit Maître Houngbédji à l’époque. L’Afrique consternée – consternée parce qu’elle croyait être débarrassée à jamais des vieux dinosaures comme Kérékou – apprit le choix de Maître Houngbédji. Un choix purement tactique : Kérékou, vieux roublard, lui avait garanti un poste de Premier ministre, et cerise sur le gâteau si on peut dire, lui avait assuré qu’il ne voulait faire qu’un mandat, pratiquement à contrecœur (mon œil !), son seul souci étant de gommer quelque peu son insupportable réputation de dictateur militaro-marxiste.

Et le monde, et l’Afrique, et le Bénin ont vu la suite du film : en le nommant Premier ministre (Poste non prévu par la Constitution béninoise, faut-il le préciser ?), le vieux Général n’avait pas cru devoir lui préciser qu’il lui mettrait le vieux trublion Albert Tévoédjrè dans les pattes, pour le neutraliser, lui pourrir la vie et l’écœurer. La tactique du vieux Général marcha à la perfection (preuve que lui était à la fois tacticien et stratège) : après deux ans à peine de Primature notoirement « kpayo », le Maître dut démissionner de façon spectaculaire, écœuré et l’estomac alourdi par les grosses couleuvres que le vieux roublard n’avait cessé de lui faire avaler. Et bien évidemment, Kérékou « oublia » sa promesse de ne faire qu’un mandat et rempila, de façon assez acrobatique, il faut le dire.

Si l’histoire s’arrêtait là, elle n’aurait qu’un intérêt mitigé : par la suite en effet, le vieux fit encore avaler au Maître, une grosse salade à base d’un hypothétique Ministère d’Etat Chargé des Affaires Etrangères et du NEPAD, salade qui fut – dirent les initiés à l’époque – le deal pour que le Maître, de façon tout aussi spectaculaire, retournât dans le camp présidentiel ; en 2002, si je ne m’abuse. Beaucoup de militants PRD (le parti du Maître) furent tétanisés ; beaucoup de Béninois médusés. Mais ce fut Kamarou Fassassi, cet expert avéré en retournements de veste en tout temps et en tout lieu, qui révéla le pourquoi du comment du show de girouette auquel se livrait le Maître. Pléthorique physique et tonitruant verbal comme à son habitude, l’oncle Kafass, lors d’un meeting, déclara que nul ne pourrait être président au Bénin, s’il n’avait l’onction de Kérékou ; que nul ne pourrait aspirer à s’asseoir un jour dans le fauteuil présidentiel si le Général lui était hostile. Et tout s’éclaira.

Et tout s’éclaire aujourd’hui quand on regarde sous cet angle les derniers développements de l’actualité nationale : Léhady Soglo, qui semble désormais le seul à la manœuvre au sein de la galaxie Soglo, s’est dit qu’il ne pourrait accomplir son destin de devenir président du Bénin en 2016, s’il n’a pas, dès à présent, l’onction de Boni Yayi ; qu’il ne pourrait aspirer à s’asseoir en 2016 – comme aurait dit l’oncle Kafass – dans le fauteuil actuellement occupé par Boni Yayi, si ce dernier lui est hostile. La politique au Bénin, il n’y a pas à dire, c’est simple à suivre… comme les mouvements d’une girouette.

Mais que les ricaneurs arrêtent de ricaner ! Parce que la suite de mon histoire va montrer à quel point nous-aussi au Bénin, nous savons faire de la haute politique. De la haute politique, comme celle que faisait François Mitterrand, par exemple. François Mitterrand qui était, de l’avis des spécialistes, un orfèvre en la matière.

Et c’est là que je suis obligé de me brutaliser la sternum – comme dirait l’autre – en faisant un vigoureux mea culpa. J’avais laissé entendre, il n’y a pas très longtemps, que l’admission du renaissant Yêhouétomè dans le Bureau vert foncé de l’Assemblée Nationale, qui parachevait la mainmise magistrale de Boni Yayi sur TOUTES les Institutions du pays, et consacrait la mise en terre de la démocratie, venant après d’autres « trahisons » des renaissants, NE POUVAIT PAS faire partie d’un plan d’ensemble concerté et méthodique ; parce que, avais-je dit, « So dan wê yé non flin nou kpo », à savoir que ce n’est pas parce que la Renaissance du Bénin multiplie les dérapages aujourd’hui qu’on peut s’autoriser à oublier qu’elle avait mené de rudes batailles dans le passé pour la sauvegarde des acquis démocratiques.

« Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa » donc, puisqu’à l’annonce de l’entrée probable des renaissants dans le gouvernement du Docteur-Fraudeur, le doute n’est plus permis :

l’entrée de Yêhouétomè dans le Bureau de l’Assemblée n’était donc pas un accident. Il y avait bel et bien un plan !… Et c’est là que Léhady prend la dimension manœuvrière de Mitterrand :

– L’union Fait la Nation, dont il est l’un des géniteurs les plus actifs, est créée en fanfare,

– Maître Houngbédji est imposé comme candidat unique de cette union,

– Il exige d’être le Directeur de Campagne du candidat unique,

– Sa relative tiédeur lors de la campagne a été notée, son mutisme après la forfaiture du 13 juillet également,

– Toutes choses auxquelles il faut ajouter le maintien de son frère au gouvernement du Docteur, en dépit de quelques épisodes tragi-comiques,

Tout cela faisait donc partie d’un plan d’ensemble. Un plan d’ensemble machiavélique – disons les choses comme elles se présentent – dont le but unique était de se venger du coup mortel porté au clan en 96 par Maître Houngbédji.

Si c’est effectivement cela, eh ! bien, chapeau fiston !

« Chapeau, fiston ! », c’est bien ce qu’Hercule a pu dire à son rejeton, après que son « Petit Mussolini de Porto Novo » a été méchamment et frauduleusement smashé à la présidentielle. Parce qu’alors, non seulement Léhady acquiert désormais ses galons de super tacticien et stratège (A la manière d’un François Mitterrand, excusez du peu !) et renvoie Maître Houngbédji à ses petits talents de simple tacticien, mais en plus, il mérite désormais son prénom africain « Vinagnon » (Traduction libre : « C’est un gamin qui promet »).

Du coup, nous nous retrouvons avec un héros cornélien : le coup de 96 est en effet une gifle qu’Hercule Don Diègue Nicéphore n’a jamais pardonnée. A-t-il dit un jour à son fils : « Le Petit Mussolini de Porto Novo, alias Le Comte a offensé ton père qui n’a plus la force de se venger… Venge-moi !, venge-moi, montre-toi digne fils d’un père tel que moi !… Accablé des malheurs où le destin me range, je vais les déplorer… Va, cours, vole, et nous venge !… » ? Hercule Don Diègue Nicéphore a-t-il ordonné cela à son fils préféré ?… Nul ne le saura jamais, je présume. Ce qui est certain par contre, c’est qu’avec l’échec retentissant de Houngbédji, qui semble maintenant avoir été préparé et mis en œuvre de façon magistrale, Nicéphore Hercule Don Diègue l’a eue, sa vengeance. Préparée et mise en œuvre par son fils Vinagnon Rodrigue Léhady Soglo.

Si tout cela s’avérait, qui pourra encore venir dire qu’au Bénin, nous ne faisons pas de la haute politique, mais uniquement de la petite politicaillerie vile et puérile, qui désespère tant les Béninois ?…

Mais mais mais, en s’élevant à la hauteur de Mitterrand qui aurait affirmé un jour, m’a-t-on dit, que « C’est en politique que tous les moyens sont bons, MÊME LES BONS ! », le fiston Vinagnon Rodrigue Léhady mérite respect. Mais il ne le sait que trop, « En toute chose, il faut considérer la fin ». Et peut-être ne le sait-il pas, auquel cas, de façon fraternelle – « fraternelle » parce que son père avait un regard bienveillant pour mon journal satirique et pour moi-même à une certaine époque – de façon fraternelle, dis-je, je l’informe : « Quand on dîne avec le diable, il faut se munir d’une très longue cuillère ».

Qu’il me permette de douter, le fiston, qu’avec le Docteur-Fraudeur, la sienne soit suffisamment longue.

C’est ce que je crois.

par Tlf Cequejecrois

BENIN : La Marina ou la maison de Fcbe …

Ce n’était pas assez pour les Béninois de ne plus avoir de parlement, de constitution, de « fierté » démocratique, en l’espace d’une présidentielle. Ils doivent désormais se faire une raison sur la perte du palais de la présidence de la République (affectueusement La Marina). L’Etat-Fcbe a décidé d’y installer ses quartiers. Le docteur-président y multiplie les conseils de guerre, les tentatives de fusion de ses différents alliés concurrents, le tout en l’honneur du combat des émergents pour les législatives 2011. En clair, le siège national du regroupement politique de Yayi n’est rien d’autre que la présidence de la République avec pour démembrements naturels sur le terrain, les préfectures de département. Ne parlons pas des ministères, des directions d’entreprises publiques. Tout espace appartenant à la République devrait être dédié à la cause des candidats Fcbe, les vrais, ceux choisis par le docteur-président pour être ses soldats pour la refondation de la nation.

Côté finance, pas de souci à se faire puisque chaque sou du contribuable dépensé est forcément estampillé Yayi. Même une table en bois dans une école sur financement du budget national débouche fatalement sur la célébration du régime ; près d’un millier de milliards l’an, exclusivement consacré à la propagande. En plus des moyens de l’Etat (hélicoptères, avion, véhicules et cadres administratifs), les émergents ne se sont pas gênés pour aller en chercher dans les tirelires en ville, en campagne, au sein des hameaux les plus reculés. Des centaines de milliards volés, en 4 ans, auprès des fonctionnaires, des étudiants, des petits commerçants, des paysans, des militaires, des journalistes ; tout le monde a participé à l’effort de propagande sous le premier mandat grâce aux relais des faux pasteurs placeurs. Tout pour Yayi et son Fcbe, y compris les institutions constitutionnelles truffées d’ex-rentiers et de zélateurs attitrés. Cet attelage pouvait manier les textes de la République à sa guise. Il fallait plus que le légalisme de Houngbédji, la politesse de Bio Tchané et la retenue des citoyens privés du droit de vote pour enrayer le diabolique dessein de vider la constitution et les lois électorales de leur substance.

Une Opa sur tous les biens publics avec la manière. L’Etat n’a plus un chef mais un propriétaire ou peut-être plus, un maître à pensée. Il pense et exige que tous ses partisans devraient s’aligner derrière la liste sur laquelle figure sa tendre épouse, et cela devrait pouvoir se faire. Plus qu’une exigence, c’est un ordre Fcbe, doté de plus de légitimité et de force qu’un ordre républicain. Un jeu de pouvoir qui se joue sans aucune considération pour l’électorat. Le prêtre suprême s’emploie à déplacer les pions sur sa liste. Comme si le nombre de députés refondés que les mages de la Cour allaient sortir de leur laboratoire de miracle était connu d’avance. A la manière de ce qui s’est passé après le 13 mars 2011. Par ailleurs, le refondateur dispose de l’arsenal qu’il faut pour parfaire une stature de despote grâce à ses chars d’assauts dressés pour faire le coup de feu en pleine cité, si nécessaire, à l’encontre de tout contestataire. Plus rien ne manque au tableau sur la route de la régression démocratique : le parti-Etat, la pensée unique, la répression, l’Etat sans constitution, sans loi, sans parlement. En plus d’un épilogue connu d’avance : telle présidentielle, telles législatives. Un drame qui se déroule à guichet fermé puisque personne, à l’étranger, sur les médias internationaux, ne souhaite évoquer ce spleen du modèle continental. Les nouveaux propriétaires de l’Etat n’en demandent pas plus ; jouir de leur forfait en toute inquiétude. Et après le Bénin refondé en Etat-Fcbe ?

L’Etat-Yayi très certainement !!!

arimi choubadé http://arimi.freehostia.com

BENIN : Forum national de vérité et de sursaut patriotique – Le Forum de la farce, de la ruse et de la honte du renard de Djrègbé

On a beau lui attribuer tous les qualificatifs ou tous les noms, on se surprendra toujours par l’intelligence pernicieuse et la ruse destructrice du « renard de Djrègbé ». Par malheur pour notre pays et encore par ruse, il est actuellement affublé du titre de Médiateur de la République, ce qui, de toute évidence, lui confère depuis quelques temps les attributs et le place au rang de Président d’institution constitutionnelle.

S’il y a des citoyens qui depuis 1960 ont, par leurs actions, causé beaucoup de torts à l’avancée politique et au progrès économique de notre pays, l’actuel Médiateur de la République en fait partie et serait probablement l’un des maux dont le Bénin souffre en ce moment difficile de son histoire. A l’analyse du fonctionnement et de la démarche de ce Monsieur, on se rend compte que toutes les entreprises qu’il met en chantier convergent vers la satisfaction exclusive de ses intérêts personnels au détriment de ceux du peuple béninois au bonheur duquel il donne pourtant l’impression de travailler. Et l’histoire retiendra le nom de ce Monsieur comme celui de la ruse et de la farce faites par cet homme pour détruire notre patrie commune.

Mon propos n’est pas de revenir sur les faits que tout le monde connait déjà puisqu’il est coutumier des coups de poker et des règlements de compte sur fond de ruse et de farce. Mais il est important que les personnes de notre génération et surtout les jeunes se convainquent du rôle destructeur que ce Monsieur a joué et continue de jouer depuis l’avènement du Renouveau Démocratique dans notre cher pays.

Quand je l’ai observé au cours de l’émission de près de deux heures que lui a consacrée notre Office de Radiodiffusion et Télévision (ORTB) où seuls les thuriféraires du régime ont eu droit à la parole, à propos de la crise post -électorale en Côte d’Ivoire et ses leçons supposées pour le Bénin, j’ai compris et je l’espère avec la plupart des béninois qui l’ont suivi, son rôle et son poids dans les nombreux dysfonctionnements que connait le système politique actuel ainsi que le discrédit dont sont couvertes la quasi-totalité des institutions républicaines. Lui-même se positionne d’ailleurs comme une institution et ne s’en cache guère. Il aurait déclaré jadis qu’un homme politique, dont la formation l’a anéanti politiquement sur le terrain au début du Renouveau Démocratique et dans son propre terroir, ne parviendrait jamais au pouvoir au Bénin, de son vivant. Tout un programme n’est-ce pas? Et de façon méthodique, combinant ruse, fraude et farce, il y a travaillé, au vu, au su de tous et à la satisfaction de ses admirateurs. Peut-être ignore t-il qu’il n’est pas Dieu, ni le peuple béninois pour décider ou décréter qui va gouverner le Bénin. Son attitude depuis 2006 inspire honte et dégoût. Malheureusement, il ne connait ni la honte ni le scrupule. Il avance, il produit et vend des idées, mais aussi surtout du vent, du cynisme et cela semble lui réussir pour le moment. De fait, il multiplie les pratiques qui font reculer inexorablement le pays. Il veut produire des idées pour régenter le pays et apprivoiser l’exécutif, d’où l’idée qu’il faut un Premier Ministre pour pallier les insuffisances insurmontables de qui vous savez. Il trace aussi avec patience le chemin irréversible de la Cour Constitutionnelle vers l’imposture en philosophant sur sa prétendue « performance » et ses mérites dans l’accaparement des prérogatives des autres institutions.

La 6ème législature de l’Assemblée Nationale offrira peut-être l’opportunité à notre «savant» de faire goûter au peuple béninois la sauce qui se prépare et dont le fameux forum servira de cuisine et d’ingrédients. Une sauce à laquelle la démocratie béninoise sera mangée. Soyez rassurés, le peuple béninois disposera toujours des ressorts et des ressources pour ne pas avaler cette sauce, et mieux pour réagir un jour, s’il plait à l’Eternel. Il n’est jamais trop tard pour réagir et des exemples sont proches de nous.

Monsieur l’intellectuel tombe parfois dans le ridicule sans le savoir, tellement obnubilé par la soif de régler ses comptes à ses adversaires politiques sur le dos des béninois. Comme récemment cette attitude qui a consisté à claquer la porte à la veille de l’élection présidentielle, lorsque les anciens Présidents Émile Derlin Zinsou et Nicéphore Soglo s’échinaient à négocier avec les acteurs politiques pour trouver une porte de sortie à la crise pré-électorale engendrée par la LEPI. Comme surtout ses propositions bancales pour régler les mêmes errements et incongruités du fameux monstre de la LEPI, consistant à ouvrir des cahiers sur une table dans chaque bureau de vote pour y recueillir les laissés-pour-compte et à transmettre les informations les concernant à la Cour Constitutionnelle qui leur réservera le sort qu’on connait.

Les béninois ont peut-être été surpris d’apercevoir à la télévision nationale, le Médiateur de leur République au salon d’honneur de l’aéroport international Bernardin Cardinal Gantin, lors de la visite éclair de Monsieur Goodluck Jonathan, venu préparer l’esprit des béninois à avaler le hold-up électoral du 13 Mars 2011. A quel titre était-il présent au salon d’honneur? Médiateur? Consultant? Président d’institution? Le mélange des genres et les amalgames font aussi partie de son arsenal avec, en coin, beaucoup de cynisme.

Qu’il vous souvienne qu’en Mars 1996, après avoir réussi à mobiliser Bruno Amoussou et Adrien Houngbedji pour faire revenir Mathieu Kérékou, il avait déclaré, parlant du candidat Nicéphore Soglo: « la bête est atteinte, l’agonie est difficile, mais la mort est certaine« . Si cela n’est pas du cynisme, il y ressemble fort bien. Cela inspire surtout la médiocrité et démontre à souhait le complot permanent d’un homme et de ses commanditaires contre l’édifice démocratique que les béninois ont mis en chantier dans notre pays au prix de lourds sacrifices y compris de privation des libertés depuis Février 1990.

Le forum dont l’idée est actuellement agitée est une étape supplémentaire dans la chaîne hideuse des réalisations du programme de Monsieur Tévoédjrè dont l’ambition est de toujours peser sur le destin du peuple béninois qui semble lui avoir définitivement refusé et mandat présidentiel et mandat législatif. Un éminent et jeune Avocat béninois avait, à raison, semblé indiquer dans un récent article publié sur internet, que ce qui arrive actuellement au peuple béninois, n’est que la résultante des faits et gestes d’un certain nombre de personnalités qui n’ayant pu réaliser leur ambition de diriger le pays par le pouvoir acquis dans les urnes, ont trouvé l’astuce auprès du Prince actuel, pour assouvir leur rêve, que dis-je, leur vengeance sur l’histoire et contre le peuple aux moyens de la ruse et des manipulations de toutes sortes. Cela les arrange et arrange le Prince lui-même.

Les résultats du forum ainsi que l’attente que le paisible peuple béninois pourrait en avoir dépendent largement de la crédibilité de ceux qui en sont les commanditaires et les concepteurs. Avant et pendant la Conférence Nationale de Février 1990, les béninois ont combattu l’arbitraire, la privation des libertés et la mauvaise gouvernance de notre pays. Les béninois qui savent faire des analyses, ceux qui ont la capacité de comprendre la manœuvre et les manipulations qui sont en cours dans notre pays doivent dire NON et rejeter ce projet et cette comédie qui mettront davantage à mal la démocratie béninoise, sans compter la tension qu’ils créeront sur les caisses déjà vides de l’Etat. En somme, c’est un autre marché de dupes, dont les bénéficiaires sont connus pour leur cupidité. Si le peuple leur laisse la main, ils lui prendront bientôt tout le bras et après ils vont le berner pour bien le contrôler sous tous ses ressorts avant de chanter le requiem de la refondation dans cinq ans, comme ils viennent de faire les funérailles du changement.

Si le «produit» proposé au béninois de 2006 à 2011 pour les conduire vers le développement n’a pas comblé leurs attentes, faut-il s’attendre à un miracle de 2011 à 2016? Nous devons en toute légitimité, en douter. C’est de l’hypocrisie et ceux qui proposent ce marché de dupes devraient avoir honte de gaspiller les ressources (temps, finances, ressources humaines, etc.) de notre pays pour satisfaire leur envie de laver leur souillure dans une marre au verbiage après leur forfaiture du 13 Mars 2011. On en a assez des grandes réunions pour tromper le peuple. Il faut une gouvernance de qualité qui rejette définitivement les mauvaises pratiques du régime en place. En observant le silence assourdissant sur les nombreux scandales ayant parsemé les cinq années du système dit de changement et en cautionnant le maintien du même système, l’initiateur du forum se retrouve, de fait, dans un mauvais rôle et dans une entreprise de farce, de ruse et inspire donc aux citoyens ordinaires, la honte.

La chance de ce Monsieur et de ses acolytes, c’est que les béninois sont un peuple épris de paix. S’est-il déjà interrogé de savoir pourquoi malgré les actes anti-démocratiques d’intimidation, de prédation sur les libertés et de bâillonnement de la presse qui sont insidieusement posés tous les jours, les béninois gardent toujours leur calme? S’est-il déjà interrogé de savoir pourquoi malgré le refus du régime, dont il est le consultant, d’admettre la contradiction, sève de tout progrès, «l’interdiction» de l’opposition sur les antennes de l’ORTB, il n’y ait pas eu d’actes de violences, ni le moindre geste de protestation de la part de ses leaders?

Le forum qui est projeté, s’il a l’avantage de réunir des personnes triées sur le volet pour remplir une salle besogne et philosopher sur la gouvernance du Bénin et son avenir supposé, ne comblera pas les attentes des béninois, plongés dans une frustration sans pareille depuis le braquage électoral du 13 Mars 2011, étape cruciale dans la volonté de plomber la démocratie béninoise. Le projet de forum comporte, néanmoins, pour ses commanditaires et ses concepteurs, tous les motifs de continuer à penser que les béninois accepteront toujours tout, y compris les produits de leur rêve.

Vingt et un ans après la conférence nationale des forces vives, il s’est trouvé que son fameux Rapporteur Général court encore et toujours vers la réalisation de son objectif sacré :

VAINCRE LA FATALITE!

Alors que le Mali et d’autres pays qui nous ont emboîté le pas, affinent et polissent leur processus démocratique, les béninois demeurent, depuis plusieurs années, l’otage de la ruse, de la rouerie politique et autres stratagèmes montés pour servir des intérêts bassement égoïstes.

« La paix n’est pas un vain mot. C’est un comportement » a dit l’ancien Président Ivoirien, feu Félix Houphouët-Boigny.

Pendant combien de temps encore la ruse, la fraude et la tricherie présideront-elles à la destinée et à la gouvernance de notre pays? Pourquoi et pendant combien de temps encore leurs auteurs prendront-ils les béninois pour ce qu’ils ne sont pas ?

Questions à qui de droit !

Apollinaire METOGBE

Politologue

Ontario, Canada