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La collusion entre les USA et les Islamistes

La collusion entre les USA et les Islamistes : Derrière les marionnettes européennes, le cynisme américain à l’œuvre

Au cours des deux dernières décennies, d’importantes réductions dans les dépenses militaires des États-Unis et de l’Occident ont été anticipées à deux reprises : après la chute du mur de Berlin, puis dans le sillage de la crise financière de 2008. Mais à ces deux occasions, les dépenses militaires ont rapidement augmenté, et l’on peut percevoir parmi les facteurs contribuant à ces hausses les interventions militaires des États-Unis dans deux territoires : les Balkans durant les années 1990 et la Libye aujourd’hui.

Dans les deux cas, il fut dissimulé à l’opinion publique à quel point al-Qaïda était un allié secret des États-Unis plutôt qu’un ennemi. Les interventions américaines dans les Balkans et à présent en Libye furent présentées comme humanitaires par les médias de masse des États-Unis et de leurs alliés. En effet, certains interventionnistes à Washington pourraient, de bonne foi, en avoir été persuadés. Cependant, des motivations plus profondes – allant du pétrole aux priorités géostratégiques – étaient également à l’œuvre dans ces deux cas.

Dans pratiquement toutes les guerres où elles ont été impliquées depuis 1989, des factions américaines et islamistes ont combattu pour déterminer qui contrôlerait le cœur de l’Eurasie dans l’ère post-soviétique. Dans certains pays – la Somalie en 1993, l’Afghanistan en 2001 – la confrontation a été directe, chaque partie en conflit utilisant les excès de l’autre afin de justifier le recours aux armes.

Mais il y a eu d’autres interventions dans lesquelles les Américains ont utilisé al-Qaïda comme ressource afin d’accroître leur influence : par exemple en Azerbaïdjan en 1993. Dans ce pays, un président favorable à Moscou fut renversé après qu’un grand nombre de combattants arabes ainsi que d’autres moudjahidines étrangers furent secrètement infiltrés depuis l’Afghanistan, et ce grâce à une compagnie aérienne hâtivement mise en place par trois vétérans de Air America, la compagnie aérienne de la CIA (Ces trois hommes étaient Richard Secord, Harry Aderholt et Ed Dearborn, qui avaient chacun leur tour été détachés du Pentagone vers la CIA).

Ce fut un mariage de convenance qui arrangeait tout le monde : les moudjahidines pouvaient défendre les musulmans contre l’influence russe dans l’enclave de Nagorno-Karabakh, tandis que les Américains disposaient d’un nouveau Président [en Azerbaïdjan] qui ouvrait aux compagnies pétrolières occidentales l’accès aux champs pétrolifères de Bakou.

La collaboration avec les fondamentalistes remonte à 1953

Le schéma de la collaboration des Etats-Unis, avec des fondamentalistes musulmans contre des ennemis plus laïcs, n’est pas une nouveauté. Il date au moins de 1953, lorsque la CIA recruta des mollahs de droite pour renverser le Premier ministre Mossadegh en Iran, et commença également à collaborer avec les Frères musulmans sunnites.

Toutefois en 2011, nous pouvons observer en Libye un mariage arrangé plus complexe entre les États-Unis et des éléments d’al-Qaïda : celui-ci répète un schéma qui a été observé en Bosnie de 1992 à 1995 et au Kosovo entre 1997 et 1998. Dans ces pays, les États-Unis ont répondu à un conflit local au nom d’une intervention humanitaire destinée à restreindre les atrocités. Néanmoins, dans ces trois cas de figure, des atrocités ont été commises des deux côtés, et les interventions des États-Unis ont, en fait, favorisé la partie alliée d’al-Qaïda.

Dans ces trois exemples, la cause de l’intervention militaire a été défendue par de flagrantes manipulations et autres déformations de la réalité. Ce qu’un historien a noté du conflit bosniaque était également vrai pour le Kosovo, et ses observations pourraient aujourd’hui trouver un écho en Libye : bien que les attaques fussent « perpétrées par des Serbes autant que par des musulmans », les médias occidentaux considéraient «que les assassinats de musulmans méritaient l’intérêt médiatique, au contraire des meurtres des non-musulmans. »

Il s’est avéré que les rapports au sujet de viols de masse touchant des milliers de personnes furent considérablement exagérés : un journaliste français « découvrit seulement quatre femmes prêtes à soutenir ces récits. » Dans le même temps, en 1994, l’intellectuel français Bernard-Henri Lévy (BHL) se rendit en Bosnie et défendit, avec ferveur, la cause de l’intervention dans ce pays ; en février 2011, BHL voyagea à Benghazi et endossa de nouveau son rôle interventionniste en Libye.

De plus, dans chacun des pays cités, des signes indiquent que des cellules des renseignements américains et/ou occidentaux ont collaboré avec des éléments d’al-Qaïda, depuis le début des conflits en question, c’est-à-dire avant les atrocités justifiant l’intervention. Cela suggère l’existence de raisons plus profondes derrière les interventions militaires des États-Unis, dont la volonté des compagnies pétrolières occidentales d’exploiter les réserves pétrolières de Libye (comme en Irak), sans avoir à traiter avec un homme fort puissant et gênant, ou bien leur désir de créer un oléoduc stratégique à travers les Balkans (au Kosovo).

Le fait que les États-Unis pourraient soutenir al-Qaïda dans des atrocités terroristes va complétement à l’encontre de l’impression générale façonnée par les médias américains. Pourtant, cette alliance perpétuelle et contre-nature est la résurgence et la continuité de la stratégie de provocation mise en place par Zbigniew Brzezinski en Afghanistan entre 1978 et 1979, alors qu’il était le conseiller à la Sécurité nationale du Président Carter.

Dans ces années-là, Brzezinski n’eut aucune hésitation à jouer la carte du terrorisme contre l’Union soviétique. Il soutint les efforts de la SAVAK (les services de renseignement du Shah d’Iran) visant à collaborer avec les ancêtres islamistes d’al-Qaïda dans le but de déstabiliser l’Afghanistan, ce qui aboutit rapidement à l’invasion de ce pays par les Soviétiques. À cette époque, comme il s’en vanta plus tard, Brzezinski écrivit à Carter : «Nous avons à présent l’opportunité d’offrir à l’URSS sa guerre du Vietnam.»

William Casey, en tant que directeur de la CIA, perpétua cette stratégie consistant à utiliser des terroristes contre l’URSS en Afghanistan. Grâce à la Direction pour le renseignement interservices du Pakistan (Interservices Intelligence Service ou ISI), la CIA transmit de l’aide aux extrémistes afghans comme Gulbuddin Hekmatyar (qui est aujourd’hui l’un des [principaux] ennemis des États-Unis en Afghanistan). Puis en 1986, «Casey engagea la CIA dans un soutien de long terme à une vieille initiative de l’ISI destinée à recruter des musulmans radicaux à travers le monde afin qu’ils se rendent au Pakistan et combattent aux côtés des moudjahidines afghans ».

Les aides de la CIA étaient dorénavant acheminées vers leur organisation de soutien, le Bureau de services [Maktab al-Khadamāt] à Peshawar, dirigé par un Palestinien nommé Abdullah Azzam et par Oussama ben Laden. Le centre al-Kifah, un bureau américain de recrutement pour ce que l’on appelait la légion étrangère des « Arabes afghans » (qui allait devenir al-Qaïda), fut installé au sein de la mosquée al-Farouk à Brooklyn.

Aujourd’hui, il est important de se souvenir de l’utilisation des terroristes par Brzezinski, puis par Casey. Car, en Libye comme au Kosovo et en Bosnie auparavant, l’on peut percevoir des signes alarmants indiquant que les États-Unis ont continué à utiliser le terrorisme islamiste comme moyen de démanteler les nations socialistes ou pro-socialistes qui n’étaient pas dans leur orbite : l’URSS tout d’abord, puis la Yougoslavie et aujourd’hui la Libye. Comme je l’ai écrit ailleurs, Kadhafi utilisait la richesse de la Libye, la seule nation méditerranéenne encore armée par la Russie et indépendante de l’orbite de l’OTAN, pour imposer des conditions de plus en plus difficiles pour les compagnies pétrolières occidentales. Il utilisait aussi cette richesse pour émanciper l’ensemble de l’Afrique de la tutelle européenne et américaine.

Le soutien pour les moudjahidines engendra une collusion lourde de conséquences avec des organisations enfreignant la loi. Dans la seconde partie de cet essai, je montrerai comment la protection gouvernementale de figures clés du centre al-Kifah de Brooklyn – y compris après qu’elles aient commis des crimes – leur a permis de s’engager librement dans des actes terroristes aux États-Unis, comme le premier attentat à la bombe contre le World Trade Center en 1993.

L’alliance entre les États-Unis et al-Qaïda en Libye

L’intervention de l’OTAN, en Libye, a été présentée comme une campagne humanitaire. Mais elle n’en est pas une : les deux factions ont commis des atrocités. En partie grâce à l’Harbour Group, une entreprise de relations publiques bien connectée, travaillant pour le compte du Conseil National de Transition [CNT], l’opinion publique états-unienne a eu beaucoup plus d’informations sur les atrocités commises par les forces pro-Kadhafi en Libye que sur celles perpétrées par l’opposition de Benghazi. Mais en réalité, comme l’a rapporté le Daily Telegraph de Londres : « Sous le contrôle des rebelles, les résidents de Benghazi sont terrorisés, la plupart d’entre eux étant ‘trop effrayés pour conduire de nuit à travers les rues sombres, craignant le racket – ou pire encore – aux points de contrôle qui sont en train de se multiplier’.

Par ailleurs, près d’un million et demi de migrants venant d’Afrique noire sont victimes de la suspicion qui pèse sur eux et veut qu’ils soutiennent le mauvais côté. Nombre d’entre eux ont été attaqués, certains ont été traqués, tirés de leurs appartements, battus et tués. Les soi-disant ‘révolutionnaires’ et les ‘combattants de la liberté’ sont en réalité des hommes armés qui saccagent tout sur leur passage et qui commettent des atrocités ignorées par les médias de masse, lesquels ne sont pas disposés à révéler à quoi ressemblerait la Libye nouvelle si Kadhafi était renversé. »

Thomas Mountain est d’accord sur le fait que « depuis le déclenchement de la rébellion à Benghazi, plusieurs centaines de travailleurs soudanais, somaliens, éthiopiens et érythréens ont été rackettés et assassinés par des milices rebelles racistes, un fait bien dissimulé par les médias internationaux. «  De tels rapports se sont multipliés au fil du temps. Récemment, Human Rights Watch a accusé les rebelles de tuer des partisans de Kadhafi qui n’étaient que de simples civils et de piller, brûler et saccager leurs maisons et leurs quartiers.

[Avant la prise de Tripoli par les hommes du commandant militaire islamiste Abdelhakim Belhadj], les Américains et les Européens [étaient] encore moins susceptibles d’apprendre par leurs médias que, parmi les factions composant la coalition de transition de Benghazi, celle qui est certainement la plus aguerrie regroupe des vétérans du Al-Jama’a al-Islamiyyah al-Muqatilah bi-Libya (Le Groupe islamique combattant en Libye, ou GICL).

L’importance du contingent du GICL dans le CNT a été minimisée dans une publication récente de l’International Business Times : « Le GICL est un groupe islamiste qui a mené une guérilla de basse intensité contre Kadhafi pendant près d’une dizaine d’années. La plupart des dirigeants du GICL sont d’anciens soldats ayant combattu sous l’égide des moudjahidines contre les forces soviétiques en Afghanistan. Depuis le début du soulèvement, des rapports ont indiqué que des membres du GICL auraient rejoint sur le terrain le mouvement rebelle du CNT, et beaucoup ont accusé ces combattants d’avoir des liens avec al-Qaïda, ce que le GICL a depuis nié.

Mais auparavant, le GICL avait déclaré que son but ultime était d’instaurer un État islamique en Libye, ce qui est assez inquiétant du fait que la plupart de ses combattants sont à présent du côté du CNT. Néanmoins, comme le GICL ne disposerait que d’une force ne dépassant pas quelques milliers d’hommes, on pense qu’il ne sera pas en mesure de provoquer beaucoup de problèmes au sein de l’opposition». Il reste à déterminer si le CNT victorieux serait capable de contenir les aspirations islamistes d’impitoyables vétérans jihadistes regroupés dans ses rangs.

D’aucuns craignent qu’un GICL aguerri par ses années de combats en Afghanistan et en Irak –bien que n’étant pas prédominant au sein du CNT –verrait son influence accrue lors de la distribution des rôles, si la coalition de Benghazi venait à l’emporter [NdT : cet article a été publié dans sa version originale peu avant la prise de Tripoli par les « rebelles »]. En février 2004, George Tenet, alors directeur de la CIA, déclara devant la commission du Renseignement du Sénat que « l’une des menaces les plus pressantes [pour la sécurité des États-Unis en Irak] vient de groupes extrémistes sunnites de moindre taille qui ont bénéficié de liens avec al-Qaïda. Ils incluent […] le Groupe islamique combattant en Libye. »

Les Occidentaux ont préparé l’insurrection en Libye

En 2007, une étude de West Point rapporta « la collaboration de plus en plus étroite ente le Groupe islamique combattant en Libye (GICL) et al-Qaïda, collaboration qui aboutit au ralliement officiel du GICL avec al-Qaïda le 3 novembre 2007. » Il est possible que l’étude de West Point exagéra la connexion entre al-Qaïda et le GICL. Ce qui importe est que la Grande-Bretagne et les États-Unis étaient parfaitement conscients de l’évaluation de West Point, mais que leurs forces spéciales respectives ont, quand même, secrètement soutenu le CNT de Benghazi, et ce avant le lancement des opérations aériennes de l’OTAN : « Le bombardement de ce pays a débuté alors qu’il venait d’être révélé que des centaines de soldats des Forces spéciales britanniques avaient été déployés à l’intérieur de la Libye, ciblant les troupes du Colonel Kadhafi – et que d’autres, en nombre supérieur, attendent de passer à l’action […]

Au total, il semblerait qu’un peu moins de 250 soldats des Forces spéciales britanniques et de leurs appuis ont été actifs en Libye avant le lancement des frappes aériennes destinées à imposer une zone d’exclusion aérienne aux forces de Kadhafi. » Il existe également des rapports indiquant que les Forces spéciales US ont aussi été envoyées en Libye le 23 et le 24 février 2011, soit un mois environ avant le début des bombardements de l’OTAN.

Le soutien britannique pour le GICL date en réalité d’une [quinzaine d’années] : « De violents accrochages entre les forces de sécurité [de Kadhafi] et les guérillas islamistes sont survenus à Benghazi en septembre 1995, faisant des dizaines de morts dans les deux camps. Après des semaines d’intenses combats, le Groupe islamique combattant en Libye (GICL) a formellement déclaré son existence à travers un communiqué qualifiant le gouvernement de Kadhafi de « régime apostat qui a blasphémé contre la foi de Dieu Tout-puissant’ » et déclarant que son renversement était « le principal devoir après la foi en Dieu ».

Ce communiqué du GICL ainsi que les suivants furent publiés par des Libyens afghans auxquels la Grande-Bretagne avait accordé l’asile politique. […] L’implication du gouvernement britannique dans la campagne du GICL menée contre Kadhafi suscite encore d’immenses controverses. L’autre opération importante du GICL, une tentative d’assassinat manquée contre Kadhafi en 1996 – tuant nombre de ses gardes du corps – aurait été financée par les renseignements britanniques à hauteur de 160 000 dollars, selon l’ancien officier du MI5 David Shayler.  .Le compte-rendu détaillé de David Shayler a été remis en cause, mais de nombreuses autres sources indiquent que le soutien britannique pour les jihadistes libyens est largement antérieur au conflit actuel.

Dans l’avenir, les combattants de la plus internationaliste al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), ayant saisi l’opportunité que représentait la guerre pour entrer dans le conflit et s’équiper dans les arsenaux pillés de Kadhafi, pourraient s’avérer encore plus menaçants que le GICL nationaliste.

AQMI suscite une inquiétude particulière. En effet, de récents rapports indiquent que cette organisation est financée, de manière croissante, par les bénéfices des trafiquants de drogue de la région, à l’image des autres groupes associés à al-Qaïda, de l’Afghanistan jusqu’au Kosovo. En résumé, la campagne de l’OTAN en Libye soutient une coalition au sein de laquelle la position des alliés d’al-Qaïda – anciens comme actuels – pourrait être renforcée. Et les forces occidentales les ont secrètement soutenus depuis le début.

Une carte publiée dans l’édition du 15 mai 2011 du New York Times montre une interprétation de la division territoriale de la Libye

L’Occident couvre des crimes et en dénonce d’autres

À l’instar de la guerre en Libye, les interventions de Clinton en Bosnie et au Kosovo ont été présentées comme humanitaires. Cependant, les deux parties ont commis des atrocités dans ces conflits. Washington et les médias occidentaux ont, par intérêt, minimisé les exactions perpétrées par les musulmans.

Beaucoup d’Américains savent que Clinton a déployé les troupes US afin d’imposer les accords de paix de Dayton, à la suite d’atrocités serbes amplement relayées par les médias : le massacre de milliers de musulmans à Srebrenica. Grâce à une énergique campagne menée par l’entreprise de relations publiques, Ruder Finn, les Américains entendirent beaucoup parler du massacre de Srebrenica. Mais ils en entendirent considérablement moins concernant les décapitations et autres atrocités commises par des musulmans –atrocités qui ont précédé Srebrenica et qui contribuent à expliquer ce massacre.

En effet, l’une des raisons majeures expliquant l’attaque de Srebrenica par les Serbes est qu’ils voulaient répondre aux attaques armées organisées depuis cette ville contre des villages avoisinants : « Des sources issues des renseignements ont déclaré que ce fut principalement ce harcèlement qui a précipité les attaques serbes contre 1500 défenseurs musulmans à l’intérieur de cette enclave. »Le général Philippe Morillon, commandant des troupes de l’ONU en Bosnie de 1992 à 1993, déclara devant le TPIY (le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie) que les forces musulmanes basées à Srebrenica « s’engagèrent dans des attaques durant les fêtes orthodoxes et détruisirent des villages, massacrant tous les habitants. Cela créa dans la région un degré de haine assez extraordinaire. »

Selon le professeur John Schindler, « Entre mai et décembre 1992, des forces musulmanes ont attaqué à répétition des villages serbes autour de Srebrenica, tuant et torturant des civils ; certains furent mutilés et brûlés vifs. Même des comptes-rendus venant de sources pro-Sarajevo concèdent que les forces musulmanes de Srebrenica […] assassinèrent plus de 1 300 Serbes […] et avaient ‘nettoyé ethniquement une vaste zone’. »

Peter Galbraith, ancien ambassadeur des États-Unis en Croatie, admit plus tard, au cours d’un entretien, que l’administration US était au courant d’un « petit nombre d’atrocités » en train d’être perpétrées par des moudjahidines étrangers en Bosnie, mais il les minimisa en déclarant qu’elles « ne représentaient pas un gros problème au vu de la situation d’alors. »

D’autres sources révèlent que Washington donna un feu vert tacite à la fourniture d’armes, depuis la Croatie, ainsi qu’à l’accroissement de la présence musulmane à Srebrenica. Peu après, des avions Hercule C-130, dont certains étaient iraniens, parachutèrent des armes aux musulmans, en violation de l’embargo international que les États-Unis respectaient officiellement. Des moudjahidines arabes afghans arrivèrent également. La plupart des largages, ainsi que certains moudjahidines, étaient concentrés à Tuzla, à 70 kilomètres de Srebrenica.

Selon l’hebdomadaire londonien The Spectator, le Pentagone avait recours à d’autres pays comme l’Iran et la Turquie pour organiser son flux d’armes et de combattants : « De 1992 à 1995, le Pentagone a facilité les déplacements depuis l’Asie centrale vers l’Europe de milliers de moudjahidines et d’autres éléments islamistes pour qu’ils combattent contre les Serbes aux côtés des musulmans bosniaques. […] Dans le cadre d’une enquête du gouvernement néerlandais sur le massacre de Srebrenica de juillet 1995, le professeur Cees Wiebes de l’Université d’Amsterdam compila un rapport intitulé Le renseignement et la Guerre en Bosnie, et publié en avril 2002. Il y détaille les alliances secrètes entre le Pentagone et des groupes islamistes radicaux venant du Moyen-Orient, ainsi que leurs efforts de soutien en faveur des musulmans de Bosnie. En 1993, il y avait énormément de contrebande d’armes depuis la Croatie vers les musulmans [de Bosnie]. Ce trafic était organisé par des ‘agences clandestines’ des États-Unis, de la Turquie et de l’Iran, associées à un éventail de groupes islamistes incluant les moudjahidines afghans et le Hezbollah pro-iranien. Les armes achetées par l’Iran et la Turquie avec le soutien financier de l’Arabie saoudite étaient aéroportées du Moyen-Orient vers la Bosnie – des acheminements aériens dans lesquels les États-Unis étaient ‘étroitement impliqués’, comme le souligne Wiebes. »

Le récit détaillé de Wiebes, basé sur des années de recherche, documente la responsabilité américaine autant que les démentis véhéments des États-Unis : « Le 10 février 1995 à 17h45, le capitaine norvégien Ivan Moldestad, un pilote du détachement norvégien d’hélicoptères (NorAir), se tenait au seuil de la porte de son logement temporaire, situé juste en dehors de Tuzla. Il faisait sombre, lorsqu’il entendit soudain le bruit des hélices d’un avion de transport en approche ; c’était assurément un Hercule C-130 à quatre moteurs. Moldestad remarqua que l’Hercule était escorté par deux avions de chasse, mais il ne put en déterminer le modèle à cause de la pénombre.

Il y eut d’autres témoins de ce vol nocturne secret vers la base aérienne de Tuzla (TAB). Une sentinelle qui montait la garde devant l’unité médicale norvégienne de l’ONU à Tuzla l’entendit également et vit les lumières de l’avion et des chasseurs qui l’escortaient. D’autres observateurs de l’ONU, utilisant des équipements de vision nocturne, ont également vu l’avion cargo et les chasseurs en question. Ces rapports furent immédiatement transmis au Centre des opérations aériennes combinées (CAOC) de l’OTAN, à Vicenza, ainsi qu’à la cellule Deny Flight de la FORPRONU, à Naples. Lorsque Moldestad téléphona à Vicenza, on lui répondit qu’il n’y avait rien dans le ciel ce soir-là, et qu’il devait avoir fait erreur. Lorsque Moldestad insista, la connexion fut interrompue.

Les vols secrets des avions cargo C-130 et les parachutages d’armes sur Tuzla provoquèrent une agitation encore plus grande au sein de la FORPRONU et de la communauté internationale en février et en mars 1995. Lorsqu’on lui posa la question de l’origine des livraisons secrètes d’armes via la base aérienne de Tuzla (TAB), un général britannique répondit avec assurance : « ces livraisons d’armes étaient des livraisons américaines. Cela ne fait aucun doute. Et des entreprises privées américaines y étaient impliquées ». Ce n’était pas une réponse surprenante, car ce général avait accès à des renseignements collectés par une unité du Special Air Service (SAS) britannique à Tuzla.

Les USA s’appuient sur la collaboration iranienne

L’avion s’était approché à portée de l’équipement spécial de vision nocturne de cette unité et les Britanniques l’avaient vu atterrir. Ce fut une confirmation qu’avait bel et bien eu lieu une opération clandestine américaine durant laquelle des armes, des munitions et de l’équipement militaire de communication ont été fournis à l’Armée de la République de Bosnie et d’Herzégovine (ARBiH). Ces opérations nocturnes ont généré beaucoup de consternation au sein de l’ONU et de l’OTAN, et elles furent sujettes à d’innombrables spéculations. »

Wiebes émit la possibilité que les C-130, dont certains auraient décollé d’une base de l’US Air Force en Allemagne, fussent en réalité contrôlés par les autorités turques. Mais l’implication américaine fut attestée par la dissimulation sophistiquée de ces vols. En effet, les avions AWACS américains, qui auraient dû fournir un enregistrement des vols secrets, furent soit retirés des opérations aux moments opportuns, soit pilotés et occupés par des équipages US.

Un résumé du rapport exhaustif de Wiebes fut publié dans Le Guardian : «Le rapport hollandais révèle comment le Pentagone a formé une alliance secrète avec des groupes islamistes dans le cadre d’une opération rappelant l’affaire Iran-Contra.

Des cellules des renseignements US, turcs et iraniens collaborèrent avec les islamistes dans ce que le rapport hollandais nomme le « pipeline croate ». Des armes, achetées par l’Iran et la Turquie et financées par l’Arabie saoudite, furent initialement envoyées, par avion, en Croatie via Iran Airline, la compagnie aérienne officielle iranienne. Puis elles furent acheminées, plus tard, par un « escadron » d’avions noirs, de type Hercule C-130.

Le rapport indique que des combattants moudjahidines ont également été introduits là-bas, par voie aérienne, et que les États-Unis étaient « étroitement impliqués » dans cette opération, qui constituait une violation flagrante de l’embargo. Toujours selon ce rapport, les services secrets britanniques ont obtenu des documents prouvant que l’Iran organisa aussi des livraisons d’armes directement en Bosnie.

L’opération fut encouragée par le Pentagone plutôt que par la CIA, qui craignait de violer l’embargo et d’utiliser des canaux islamistes pour transférer des armes. Lorsque la CIA introduisit ses propres hommes sur le terrain en Bosnie, ses agents furent menacés par les combattants moudjahidines et par les Iraniens qui les entraînaient. L’ONU s’appuyait sur les renseignements américains pour surveiller l’embargo, une dépendance qui permit à Washington de manipuler à volonté l’organisation. »

Dans le même temps, le centre al-Kifah à Brooklyn, qui avait soutenu les « Arabes afghans » combattant en Afghanistan dans les années 1980, détourna son attention vers la Bosnie : « Al-Hussam (l’épée), le bulletin d’information d’al-Kifah rédigé en anglais, commença également à publier des nouvelles régulières concernant le jihad en Bosnie. […] Sous le contrôle de subalternes du cheikh Omar Abdel Rahman, le bulletin d’information incitait violemment les sympathisants musulmans à rejoindre, à leur tour, le jihad en Bosnie et en Afghanistan. […]

En Croatie, le bureau de la branche bosniaque d’al-Kifah à Zagreb, abrité dans un bâtiment moderne de deux étages, était évidemment en étroite connexion avec le quartier général de New York, qui avait une fonction organisationnelle. Le directeur adjoint du bureau de Zagreb, Hassan Hakim, a avoué recevoir directement tous les ordres et les financements du bureau principal d’al-Kifah aux États-Unis, situé sur Atlantic Avenue et contrôlé par le cheikh Omar Abdel Rahman. »

L’un des instructeurs d’al-Kifah, Rodney Hampton-El, contribua à ce programme de soutien [au jihad bosniaque], recrutant des combattants, depuis des bases de l’armée US comme Fort Belvoir, les entraînant aussi au combat dans le New Jersey.

En 1995, Hampton-El fut jugé et condamné avec le cheikh Omar Abdel Rahman pour son rôle dans le complot visant à faire exploser des monuments de New York. Durant le procès, Hampton-El expliqua comment il reçut, en main propre, des milliers de dollars pour financer ce projet de la part du Prince Turki al-Faiçal, à l’ambassade d’Arabie saoudite à Washington.

À cette période, Ayman al-Zawahiri, aujourd’hui à la tête d’al-Qaïda, s’est rendu aux États-Unis pour collecter des fonds dans la Silicon Valley, où il fut hébergé par Ali Mohamed, un agent double US et vétéran des Forces spéciales de l’armée américaine, qui avait été instructeur en chef à la mosquée al-Kifah.Il est quasiment certain que la collecte de fonds d’al-Zawahiri était destinée à soutenir les moudjahidines en Bosnie, ce qui aurait été sa principale préoccupation à cette époque (« L’édition asiatique du Wall Street Journal rapporta qu’en 1993, M. ben Laden avait nommé le cheikh Ayman al-Zawahiri, numéro 2 d’al-Qaïda, pour diriger ses opérations dans les Balkans. »).

Le rapport détaillé de Wiebes, ainsi que les articles de presse basés sur celui-ci, corroborèrent des accusations antérieures, proférées en 1997 par Sir Alfred Sherman, l’un des principaux conseillers de Margareth Thatcher et cofondateur du Centre for Policy Studies, un influent cercle de réflexion nationaliste et conservateur. Selon lui, «les États-Unis encouragèrent et facilitèrent la fourniture d’armes aux musulmans via l’Iran et l’Europe de l’Est – un fait qui avait alors été démenti à Washington malgré des preuves accablantes. » Plus généralement, Sir Sherman dénonçait dans cette intervention que, selon lui : « la guerre en Bosnie fut, dans tous les sens du terme, la guerre des États-Unis. L’administration US contribua à la déclencher, à l’alimenter et à en empêcher le dénouement précoce. En effet, tout indique qu’elle désire continuer la guerre dans un avenir proche, dès que ses protégés musulmans seront suffisamment armés et entraînés. »

Plus précisément, Sherman accusa le secrétaire d’État Lawrence Eagleburger d’avoir donné instruction en 1992 à Warren Zimmerman, alors ambassadeur US à Belgrade, de persuader le Président bosniaque Izetbegović de revenir sur son accord visant à préserver l’unité bosniaque, croate et serbe, et d’accepter au contraire une assistance américaine pour instaurer un État bosniaque indépendant.

Le point précédent soulève une question dérangeante : des responsables américains étaient-ils enclins à ignorer les atrocités des moudjahidines d’al-Qaïda, en échange de leur aide dans les guerres successives de l’OTAN ; des guerres visant à démanteler la Yougoslavie, dernière république socialiste d’Europe ? Une chose est sûre : la prédiction de Sir Alfred Sherman, en 1997, selon laquelle les États-Unis voulaient « continuer la guerre dans un avenir proche» s’est rapidement concrétisée. En effet, le soutien américain pour les alliés d’al-Qaïda au Kosovo, l’Armée de libération du Kosovo (l’UÇK), aboutit en 1999 à une campagne de bombardements controversée de l’OTAN.

Les Etats Unis couvrent le trafic de drogue

Comme il fut largement rapporté à l’époque, l’UÇK était soutenue par les réseaux de ben Laden et d’al-Zawahiri, et également par le trafic de l’héroïne afghane : « Des membres de l’Armée de libération du Kosovo, qui finançait son effort de guerre par la vente de l’héroïne, furent entraînés dans des camps terroristes dirigés par le fugitif international Oussama ben Laden. Celui-ci est recherché pour les attentats à la bombe de 1998 contre deux ambassades US en Afrique, qui tuèrent 224 personnes, dont 12 Américains. »

Selon Michael Levine, un ancien agent de la DEA, la décision de Clinton de soutenir l’UÇK consterna ses contacts à la DEA, ces derniers sachant qu’elle était une importante organisation de trafic de drogue.46 Comme Ralf Mutschke d’Interpol l’a déclaré au Congrès, « en 1998, le département d’État US lista l’UÇK parmi les organisations terroristes, indiquant qu’elle finançait ses opérations grâce à l’argent du trafic international d’héroïne ainsi qu’à des prêts contractés auprès de pays musulmans et d’islamistes, dont peut-être Oussama ben Laden. Il existe un autre lien avec ben Laden : le frère d’un leader d’une organisation du djihad égyptien et commandant militaire de ben Laden dirigeait une unité d’élite de l’UÇK [il s’agit très probablement de Zaiman ou Mohammed al-Zawahiri, l’un des frères d’Ayman al-Zawahiri].

En 1998, l’UÇK fut décrite comme un acteur majeur dans le trafic « drogue-contre-armes » en 1998, « contribuant à transporter annuellement 2 milliards de dollars de drogue vers l’Europe de l’Ouest ». L’UÇK et d’autres groupes albanais semblent utiliser un réseau sophistiqué de comptes bancaires et d’entreprises afin de gérer leurs fonds. En 1998, l’Allemagne gela deux comptes en banque appartenant à l’organisation « United Kosova », après qu’on eut découvert que plusieurs centaines de milliers de dollars y avaient été déposés par un trafiquant de drogue albanais du Kosovo, qui avait été condamné par la justice. »

Selon le Sunday Times, de Londres, les antécédents de l’UÇK n’ont pas dissuadé les États-Unis de renforcer cette organisation et d’entraîner ses membres : « des agents des services de renseignement américains ont admis qu’ils contribuèrent à entraîner l’Armée de libération du Kosovo avant le bombardement de la Yougoslavie par l’OTAN. Cette révélation fâcha certains diplomates européens qui déclarèrent que cette action avait anéanti les efforts visant à trouver une solution politique au conflit entre les Serbes et les Albanais. Des officiers de la CIA étaient chargés de surveiller le respect du cessez-le-feu au Kosovo entre 1998 et 1999, développant alors des liens avec l’UÇK et donnant à cette organisation des manuels américains d’instruction militaire ainsi que des conseils tactiques pour combattre l’armée yougoslave et la police serbe.

Il y a un an, lorsque l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), qui coordonnait la surveillance du cessez-le-feu, quitta le Kosovo une semaine avant le début des frappes aériennes, la plupart de ses téléphones satellites et de ses systèmes GPS furent secrètement transmis à l’UÇK, permettant aux commandants de la guérilla de rester en contact avec l’OTAN et Washington. De nombreux leaders de l’UÇK avaient le numéro de téléphone portable du général Wesley Clarke, le commandant de l’OTAN. »

Selon David Hackworth, un ancien capitaine de l’armée US qui devint plus tard le spécialiste des questions de défense à Newsweek, d’anciens officiers de l’armée des États-Unis travaillant pour le contractant militaire privé américain, MPRI (Military Professional Resources Incorporated), ne se contentèrent pas seulement d’entraîner des membres de l’UÇK. Ils combattirent également à leurs côtés.Cette affirmation étaye des rapports antérieurs indiquant que du personnel de la MPRI avait aussi été impliqué dans l’entraînement de Croates à l’époque du trafic illégal d’armes organisé de la Croatie vers la Bosnie.

Après le Kosovo, Sherman mit une nouvelle fois en garde contre «l’hégémonie américaine en expansion », « exercée par le biais de l’OTAN et caractérisée par des degrés variables de partenariat et de subordination d’autres acteurs. […] Ce processus a débuté avec le démembrement délibéré de la Yougoslavie, mené par l’Allemagne et accepté par les autres membres de l’Union européenne et par les États-Unis (1991). Il évolua vers des sanctions contre la Serbie accusée de venir en aide aux Serbes de l’ouest (1992). En Bosnie, l’implication précoce des États-Unis fit éclater la guerre civile (la visite de Zimmerman à Izetbegović, après les accords de Lisbonne), et le processus abouti,t finalement, à la campagne de bombardements de 1999 et à l’occupation du Kosovo. »

D’autres analystes ont émis l’hypothèse que l’implication des États-Unis [au Kosovo] était motivée par leur désir d’installer un nouvel oléoduc transbalkanique ainsi qu’une base militaire US dans les Balkans pour le défendre. Bien que de telles critiques aient d’abord été tournées en dérision, ces deux prédictions se sont rapidement révélées exactes.

L’entreprise AMBO, une société de droit américain dirigée par Ted Ferguson, un ancien haut responsable de BP, débuta en 2007 la construction d’un oléoduc entre l’Albanie et la Macédoine.Et dans les environs est implantée une base semi-permanente de l’armée US, Camp Bondsteel, qui peut accueillir jusqu’à 7 000 soldats.

En 2007, le Président George W. Bush créa un commandement militaire pour les opérations en Afrique, l’US AFRICOM (United States Africa Command). Mais son QG actuel est situé à Stuttgart, en Allemagne, ce qui a déclenché des spéculations sur Internet selon lesquelles les États-Unis auraient des visées sur l’aéroport international libyen [de Mitiga]. Celui-ci avait été exploité sous le nom de « Wheelus Air Force Base » par l’US Air Force jusqu’à son expulsion de Libye en 1970.

Du premier attentat à la bombe contre le World Trade Center au 11-Septembre

Le fait que les États-Unis aient eu recours, de manière récurrente, aux islamistes d’al-Qaïda comme alliés dans leurs projets expansionnistes ne constitue pas une preuve de l’existence d’une stratégie pérenne et systématique, encore moins qu’il existe une alliance secrète. Je pense, plutôt, que les États-Unis souffrent d’une maladie maligne incarnée par un pouvoir militaire déchaîné et hors de contrôle ; un pouvoir qui, comme un cancer, tend parfois à se métastaser de manière contreproductive à l’accomplissement d’objectifs plus larges.

Ceux qui sont nommés pour gérer ce vaste pouvoir s’habituent à utiliser n’importe quel moyen disponible dans le but de soutenir une dynamique d’intervention globale qu’ils sont, ironiquement, impuissants à défier ou à modérer. Le peu de dissidents qui tentent de le faire sont évidemment mis à l’écart ou même éjectés des hautes sphères du pouvoir, étant alors considérés comme ne faisant « pas partie de l’équipe. »

Ceux qui, à Washington, ont décidé d’aider les terroristes et les trafiquants de drogue semblent ne pas avoir pris en considération les «externalités négatives » de ces politiques, c’est-à-dire les conséquences intérieures des accords officiels avec des réseaux terroristes criminels ayant une portée globale. Pourtant, ces conséquences ont été –et demeurent– graves, puisque les terroristes islamistes, qui furent protégés par les États-Unis dans leurs actions subversives au Kosovo et dans d’autres pays, ont rapidement bénéficié d’une protection aux États-Unis.

Comme l’ancien agent de la DEA Michael Levine l’a rapporté au sujet des réseaux de la drogue liés à l’UÇK : « Ces hommes disposent d’un réseau actif dans les rues de ce pays. […] Dans la société, ils sont les pires éléments que vous pouvez imaginer mais aujourd’hui, selon mes sources chez les stups, ils jouissent d’une protection politique. »

En d’autres termes, des Kosovars bénéficiaient, alors, d’une protection de facto dans leur trafic de drogue aux États-Unis, à l’image de la protection par la CIA –depuis les années 1940– de Chinois, de Cubains, d’Italiens, de Thaïlandais et d’autres associés de l’Agence issus d’ethnies différentes.

En 2000, après les bombardements de l’OTAN visant à soutenir l’UÇK, Mother Jones rapporta que l’héroïne afghane, dont la majeure partie était distribuée par des Albanais du Kosovo, représentait alors plus de 20 % de l’héroïne saisie aux Etats-Unis, presque le double du pourcentage mesuré quatre ans auparavant.55 Dans le même temps, des estimations indiquaient que « les Albanais du Kosovo [contrôlaient] 40 % de l’héroïne de l’Europe. »

De plus, il existe un consensus, quasi universel, sur le fait que le dénouement de la guerre, en Bosnie, favorisa comme jamais auparavant l’enracinement des jihadistes d’al-Qaïda dans les Balkans. Selon le professeur John Schindler, la Bosnie, « la société la plus pro-occidentale au sein de l’Oumma [le monde musulman] », fut « convertie en un « Jihadistan », à cause de la fourberie de certains autochtones, de la violence du conflit et de la mauvaise direction de l’intervention internationale. »

Il est trop tôt pour prédire, avec certitude, quelles seront les répercussions intérieures de l’accroissement par l’OTAN de la puissance et de l’influence des islamistes après que l’Alliance ait créé le chaos en Libye. Mais les conséquences –aux États-Unis– d’interventions comparables ont été indiscutablement négatives, et elles ont contribué à des actes majeurs de terrorisme dans ce pays.

La protection américaine de la base arrière des moudjahidines d’al-Kifah, à Brooklyn, engendra des interférences dans les institutions judiciaires et policières des États-Unis. Cela permit à des recrues moudjahidines d’al-Kifah de planifier et/ou de s’engager dans un certain nombre d’attaques terroristes contre les États-Unis, à l’intérieur de ce pays comme à l’étranger.

Ces attaques incluent le premier attentat à la bombe contre le World Trade Center en 1993, ce que l’on appelle « le complot des monuments de New York » en 1995 et les attaques des ambassades US au Kenya et en Tanzanie en 1998. Furent impliqués, dans chacun de ces événements, des terroristes qui auraient dû être arrêtés, plus tôt, pour des crimes déjà perpétrés, mais qui furent autorisés à rester en liberté.

Ali Mohamed, l’ancien agent double des Forces spéciales US à al-Kifah, ainsi que ses recrues jouèrent un rôle central dans toutes ces attaques. Ali Mohamed, bien qu’ayant été inclus dans une liste de surveillance du département d’État, était entré aux États-Unis vers 1984 dans le cadre de ce qu’un consultant du FBI a appelé « un programme de visas contrôlé par la CIA. »58 Le « cheikh aveugle » Omar Abdel Rahman, qui était le leader d’al-Kifah, entra lui aussi aux États-Unis de cette manière ; deux visas furent délivrés à Rahman, dont l’un « par un officier de la CIA travaillant sous couverture dans la section consulaire de l’ambassade américaine au Soudan. »

Ali Mohamed entraîna des recrues d’al-Kifah aux tactiques de guérilla près de Brooklyn. Cette opération fut considérée comme tellement sensible que la Police de New York et le FBI protégeront plus tard, de l’arrestation, deux de ces recrues, lorsqu’ils assassinèrent l’extrémiste juif Meir Kahane. Au lieu de les arrêter, la Police de New York appela le troisième assassin présumé (El Sayyid Nosair) un « déséquilibré solitaire et armé » et libéra les deux autres (Mahmoud Abouhalima et Mohammed Salameh). Cette libération permit à Abouhalima et à Salameh, agissant aux côtés d’un autre apprenti d’Ali Mohamed (Nidal Ayyad), de prendre part au premier attentat à la bombe contre le World Trade Center en 1993.

Les procureurs protégèrent de nouveau Ali Mohamed durant le procès des « Monuments » de 1994-95, lorsqu’Omar Abdel Rahman et certains des apprentis de Mohamed furent reconnus coupables d’association de malfaiteurs visant à faire exploser des édifices de New York. Dans cette affaire, le procureur Patrick Fitzgerald qualifia Mohamed de complice non inculpé, lui permettant toutefois de rester en liberté. Lorsque la défense lança une citation à comparaître pour contraindre Mohamed à se rendre au tribunal, le procureur Fitzgerald est intervenu afin de lui éviter d’avoir à témoigner.

Ali Mohamed était bien conscient de bénéficier d’une protection, et il l’utilisa, au début de l’année 1993, pour obtenir sa libération alors qu’il était détenu par la GRC [Gendarmerie Royale du Canada] à l’aéroport de Vancouver. Puisque cet épisode fut totalement ignoré par la presse US, je dois citer le récit de cet événement paru dans le premier quotidien canadien, le Globe and Mail de Toronto : « la GRC tenait l’un des hommes clés d’al-Qaïda, le réseau terroriste d’Oussama ben Laden, mais il fut libéré après que la police montée appela l’homme qui traitait avec lui au FBI.

Lorsqu’il fut interrogé en 1993, Ali Mohamed, un Californien d’origine égyptienne dont on pense qu’il est le plus important membre d’al-Qaïda jamais entré au Canada, travaillait, alors, avec des agents du contre-terrorisme US, jouant un double ou même un triple jeu. M. Mohamed est actuellement en détention dans une prison des États-Unis.

« Vers minuit, les gens de la GRC m’ont dit que je pouvais partir », écrivit M. Mohamed, dans une déclaration sous serment montrée mercredi dernier au Globe and Mail. À noter qu’aux États-Unis, Ali Mohamed a reconnu être un proche associé de ben Laden. Cet incident est survenu après que des agents des douanes de l’aéroport international de Vancouver eurent arrêté Essam Marzouk, un Égyptien arrivé de Damas via Francfort, car il était en possession de deux faux passeports saoudiens.

M. Mohamed, qui venait le chercher à l’aéroport, demanda à la police pourquoi son ami était détenu. Cette sollicitation suscita la curiosité de la GRC à l’égard de M. Mohamed, mais ce dernier dissipa leur suspicion en leur disant qu’il était un collaborateur du FBI. »

Ce récit du Globe and Mail indique clairement qu’en 1993, Mohamed avait d’ores et déjà un référent au FBI, la GRC étant entrée en contact avec celui-ci. Dans son témoignage devant la Commission d’enquête sur le 11-Septembre, Fitzgerald donna une version des faits assez différente : selon lui, après être revenu de Nairobi en 1994, Mohamed déposa sa candidature pour un emploi de « traducteur du FBI. »La différence entre les deux récits est cruciale : le FBI ayant demandé à la GRC de libérer Mohamed, il lui fut alors possible de se rendre à Nairobi et d’y planifier l’attentat à la bombe contre l’ambassade américaine.

L’opinion publique américaine : entre ignorance et inconscience

Selon l’auteur Peter Lance, en [1997], Fitzgerald disposait de suffisamment de preuves pour inculper et arrêter Mohamed, mais il s’est abstenu de le faire. Au contraire, il l’interrogea en Californie avec Jack Cloonan, un agent du FBI. Suite à l’entretien, Fitzgerald décida de ne pas arrêter Mohamed, mais plutôt de mettre son téléphone sous écoute et d’implanter un mouchard dans son ordinateur. Lance soulève une question pertinente : Fitzgerald craignait-il que « toute inculpation du principal espion d’al-Qaïda pourrait lever le voile sur des années de graves négligences chez trois des principales agences de renseignement des États-Unis?»

Le 10 septembre 1998, un mois après les attentats à la bombe contre les ambassades US, Ali Mohamed fut finalement arrêté. Pourtant deux mois plus tard, lorsque Fitzgerald prononça 13 inculpations, le nom de Mohamed ne fut pas cité. Au contraire, Fitzgerald l’autorisa de nouveau à éviter un contre-interrogatoire en acceptant une transaction pénale (un plaider coupable) dont les termes sont encore partiellement inconnus. Plus exactement, nous ne connaissons pas la durée de la peine de Mohamed : cette page de la transcription de son audition devant les tribunaux  est placée sous scellés.

Dans le cadre de ce plaider coupable, Ali Mohamed déclara au tribunal qu’à la demande personnelle de ben Laden, il surveilla l’ambassade US au Kenya : « Il prit des photos, dessina des schémas et écrivit un rapport » qu’il transmit personnellement à ben Laden au Soudan.Patrick Fitzgerald, le procureur qui négocia la transaction pénale, témoigna longuement au sujet de Mohamed devant la Commission d’enquête, qui conclut dans son Rapport final (qu’Ali Mohamed « dirigea » l’opération des attentats contre les ambassades. Ironiquement, ces attaques constituent la raison officielle expliquant pourquoi al-Zawahiri (comme ben Laden avant lui) est recherché par le FBI, avec une prime de 25 millions de dollars sur sa tête.

Mais l’on a refusé, au public américain, le droit de connaître le rôle d’Ali Mohamed dans d’autres événements terroristes. Son implication dans le 11-Septembre serait particulièrement digne d’intérêt. Comme son référent au FBI, Jack Cloonan, le rapporta ultérieurement, Mohamed lui expliqua qu’il entraîna personnellement les pirates de l’air présumés à détourner des avions :« Il [avait] mené les entraînements d’al-Qaïda sur les méthodes de détournement d’avions. Il dirigea des exercices au Pakistan où il indiqua : « Voici comment faire entrer un cutter à bord. Vous le saisissez, vous ôtez sa lame puis vous l’enveloppez dans [mots censurés] et vous le mettez dans votre bagage à main ». Ils avaient lu les règlements de la FAA. Ils savaient qu’une lame de plus de 10 centimètres ne passerait pas. « C’est comme ça que vous devez vous positionner », leur dit-il. « J’ai appris à ces gens à s’asseoir en première classe. Vous-vous asseyez ici et les autres s’installent ici ». Il écrivit tout cela. »

Aujourd’hui, les États-Unis se retrouvent au milieu d’une crise budgétaire sans précédent, en grande partie provoquée par ses multiples guerres. Malgré tout, ce pays est également sur le point de mener de nombreuses autres interventions : au Yémen, en Somalie, et potentiellement en Syrie, au sol en Libye ou en Iran (où la CIA aurait été en contact avec les Joundallah, une ramification d’al-Qaïda qui est impliquée dans le trafic de drogue).

Seul le public américain peut empêcher cela. Mais pour que le peuple se lève et hurle « Stop ! », il doit y avoir une meilleure compréhension populaire des sombres alliances sous-tendant les interventions prétendument humanitaires des États-Unis. Cette prise de conscience pourrait s’étendre lorsque les Américains réaliseront finalement que le fait de prêter assistance à des terroristes engendre aussi des répercussions nationales.

La longue et complexe « danse » entre Ali Mohamed et ses protecteurs du département d’État indique clairement que la prise en charge de terroristes pour des objectifs malhonnêtes corrompt autant le terroriste en question que ses soutiens institutionnels. Finalement, ils deviennent complices, chaque partie ayant des secrets à dissimuler au sujet de leur collusion.

Jusqu’à ce que l’opinion publique en soit consciente, cette dissimulation de la collusion entre Washington et les terroristes perdurera. Et aussi longtemps qu’elle persistera, on nous refusera la vérité sur les collusions qui sous-tendent le 11 septembre.

Peter Dale Scott sur METAMAG

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Libye : La tombe de la mère de Kadhafi profanée

Pour ceux qui doutaient de la bestialité de ces « rats », pseudo rebelles libyens, ils sont servis. Les Salafistes ont encore frappé en Libye. Après les meurtres et assassinats ciblés de noirs sous supervision de l’OTAN, cette fois-ci, ils s’en sont pris aux morts comme l’a rapporté le quotidien algérien d’information « Réflexion ».

Un groupe de combattants Libyens fanatiques appartenant au courant djihadiste proche d’al Qaida a profané des tombes dans le cimetière de la tribu Kadhafa. Ils ont profané le caveau familial des Kadhafi dans la région de WadiJaraf proche de la ville de Sirte.

Ils ont entre autres, saccagé les tombes, déterré les défunts dont le corps de la mère du colonel Kadhafi, ainsi que celui de son oncle et deux autres membres de sa famille. Ces corps ont été tout simplement brûlés. La tombe de la mère de Kadhafi est celle qui a été la plus visée par ces extrémistes qui l’ont complètement détruite et dont ils ont extrait la terre avant de brûler les ossements.

Cet acte s’ajoute à d’autres actes commis par les éléments de cette secte qui ne se comptent plus parmi lesquels faire manger aux prisonniers pros Kadhafi de la viande de chien, assassiner froidement des personnes au motif que ce sont des noirs, exécuter des centaines de prisonniers, piller les maisons et brûler des zaouias. Dans l’histoire récente, seuls les GIA en Algérie avaient commis de telles profanations de sépultures, destruction des épitaphes et saccage des mausolées des saints.

Du printemps arabe à l’été des islamistes

Le traître Moustapha Abdeljalil, Président du Conseil National de Transition libyen, ce conglomérat composé d’anciens tortionnaires, d’opposants politiques et d’islamistes d’Al-Qaeda a annoncé dimanche dernier l’instauration de la charia en Libye. Moustapha Abdeljalil : « En tant que pays musulman, nous avons adopté la charia (loi islamique) comme loi essentielle et toute loi qui violerait la charia est légalement nulle et non avenue« .

Pour le citoyen lambda, les protégés de l’Otan sont donc en train de déraper. Mais, cela n’était-il pas prévisible ? Le pouvoir que les Occidentaux ont mis en place était depuis miné par les islamistes. Sur  les ruines de la ville martyre de Syrte, un Etat islamique s’installera au grand dam des Occidentaux comme le prouve si bien ce communiqué laconique de l’Elysée.

« La disparition de Mouammar Kadhafi est une étape majeure dans la lutte menée depuis plus de huit mois par le peuple libyen pour se libérer du régime dictatorial et violent qui lui a été imposé pendant plus de quarante ans.

La libération de Syrte doit marquer, conformément aux engagements pris par le Conseil national de Transition, le début du processus agréé par le CNT pour établir en Libye un système démocratique dans lequel toutes les composantes du pays auront leur place et où les libertés fondamentales seront garanties.

Comme depuis les premiers jours du soulèvement du peuple libyen contre l’oppression, la France est à ses côtés pour le soutenir dans cette démarche.

Une nouvelle page s’ouvre pour le peuple libyen, celle de la réconciliation dans l’unité et la liberté. »

Des mois qu’on nous gave de fausses nouvelles, de mensonges médiatiques et de manipulations. Toutes ces populations manipulées et conditionnées pour contribuer au renversement de dirigeants soudainement devenus dictateurs pour l’Occident mais qui, s’étaient toujours efforcés de contenir les islamistes et de réduire leur champ d’action. Le « printemps arabe » vendu au monde entier serait-il donc pour faire sortir les islamistes du désert et les installer au pouvoir afin d’instaurer l’anarchie dans ces Etats ?

Les Etats-Unis, la France et la Grande Bretagne ne pouvaient pas ignorer ce risque d’islamisation. Ce «printemps arabe » aura profité aux islamistes qui ont profité pour élargir leur champ d’action. L’Occident pour nous apaiser nous parle déjà d’islamisme modéré. Dans quelques années, quand de réelles dictatures seront installées dans ces pays, ils viendront faire les étonnés.

Obama qui, lors de sa campagne avait promis la création d’un Etat palestinien est aujourd’hui celui là même qui aujourd’hui s’oppose au peuple palestinien en menaçant de bloquer ce projet de son droit de véto et de prévenir l’UNESCO de lui couper les vivres si cette dernière votait en faveur d’une adhésion de l’Autorité palestinienne, comme État membre, à part entière. Pour info, les États-Unis fournissent 22% du budget de l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) qui a ouvert mardi à Paris sa conférence générale et a mis à son agenda l’adhésion de la Palestine comme État membre à part entière à l’ONU.

En se référant aux nouvelles de ces derniers mois dans le proche et le moyen orient, les Palestiniens à qui on refuse le droit d’avoir un Etat ne se sentiraient t-ils pas frustrés par cette politique de deux poids deux mesures ? Frustrés, ils se tourneront vers le Hamas qui de facto consolidera son assise idéologique.

Pendant que Abdeljalil annonçait l’instauration de la charia en Libye, les tunisiens eux votaient. Résultat de ces élections tombé jeudi soir, le parti islamiste Ennahda, sort vainqueur avec 41,7% des voix contre 13% pour Moncef Marzouki, l’opposant historique de Ben Ali. L’Egypte quant à elle, n’attend que les élections pour qu’on voit défiler les frères musulmans.

Grâce à cette guerre idiote qui a coûté trois cents millions d’euros à la France et deux milliards de dollars aux Etats-Unis, nous pouvons nous féliciter d’avoir à présent sur le continent un régime de plus réclamant ouvertement la charia comme loi fondamentale. Quand on quitte zero (00) pour moins un (-1), n’est-ce pas une régression ?

aymard

Al Qaeda obtient un siège à l’ONU !

En décidant d’attribuer le siège de la Libye au CNT/Al Qaeda, l’ONU de Ban Ki Moon accepte dans son enceinte des supplétifs terroristes de CIA & C° après avoir bafoué la souveraineté nationale d’un état nation membre de l’Organisation provoqué une guerre civile ayant fait des dizaines de milliers de victimes civiles au nom de l’abjecte R2P et pris parti pour ces terroristes. Il lui reste à refuser la reconnaissance de la Palestine comme état pour peaufiner sa destitution politique et morale.

L’assemblée Générale des Nations Unies a approuvé vendredi ( 114 pour 17 contre dont 15 abstentions) une résolution donnant le siège de la Libye à l’ONU au CNT c’est-à-dire reconnaissant le CNT comme représentant de tous les Libyens ce qui sur le terrain est loin d’être le cas les combats continuent dans et autour des villes pro Kadhafi et les civils libyens continuent d’en payer le prix massacrés par l’OTAN.

Contrevenant à ses règles internes puisqu’habituellement la demande d’acceptation de la représentation est faite par le chef de l’état, du gouvernement ou le ministre des affaires étrangères du pays membre, l’Assemblée Générale de l’ONU vient d’ouvrir la boîte de Pandore des renversements de régimes par la force selon qu’ils sont ou non dociles aux US/OTAN, par conséquent la possibilité pour tous les personnels de l’ONU d’être considérés comme partie prenante dans les conflits et donc pris pour cibles.

Ces terroristes d’Al Qaeda supplétifs de CIA & C° en Libye vont désormais siéger à l’Assemblée Générale notamment lors de sa prochaine cession la semaine prochaine.

Ce n’est un secret pour personne que le CNT inclus des membres d’Al Qaeda dont le groupe LIFG (Libyan Islamic Fighting Group) et son chef, Abdel Hakim Beljad désormais militairement en charge de Tripoli, directement lié à la CIA. Autre pion de la CIA/Al Qaeda, Khalifa Haftar, qui a été nommé chef du commandement rebelle le 17 Mars certains pays comme la Russie et la Chine ayant mis en garde contre les risques d’extension d’une déstabilisation régionale.

L’impérialisme américano britannique (et leur petit empereur : SarkoNapoléon) est à ce point moribond que désormais il n’hésite pas à afficher publiquement ses liens avec les terroristes d’Al Qaeda/Libye les utilisant comme supplétifs pour harasser et détruire des états nations pour qu’ils se désintègrent réduits à des groupuscules tribaux, sectaires, criminels, entre les mains de chefs de guerre vivant dans le chaos. Al Qaeda a donc repris son rôle prépondérant de « guérilla » de CIA &C° comme ce fut déjà le cas en Afghanistan et en Irak.

Non seulement Al Qaeda dispose désormais d’un siège à l’ONU mais cette organisation terroriste à la solde de CIA&C° va bientôt avoir à sa disposition -puisque l’embargo sur le pétrole libyen vient d’être levé à l’ONU alors que la zone d’exclusion aérienne reste en place pour permettre à l’OTAN de continuer à massacrer des civils libyens – tous les avoirs libyens gelés et bénéficier des ventes du pétrole libyen de quoi s’armer jusqu’aux dents pour aller déstabiliser d’autres pays dont l’Algérie voisine pour le compte de ses maîtres de Washington Londres et Paris.

A l’ONU le 23 Septembre l’Autorité Palestinienne doit présenter formellement sa demande de reconnaissance de l’état palestinien auprès du Conseil de Sécurité suivant la procédure habituelle : d’abord les 15 membres du CS siègent et lors de cette cession aucun membre n’a de droit de veto. Puis leur recommandation doit ensuite être acceptée par une réunion habituelle du CSONU où les 5 membres permanents ont un droit de veto. Les Etats Unis ont promis d’exercer leur droit de veto risquant par là même de mécontenter leur fidèle alliée dans le Golfe la Maison des Saoud. De plus le vote risque de ne pas avoir lieu immédiatement et s’enliser dans des procédures sur lesquelles Ban Ki Moon – grand serviteur des américano sionistes à la tête de l’ONU – pourrait s’appuyer et retarder la discussion du CSONU sur cette demande de reconnaissance de l’état palestinien voire la bloquer.

Après avoir admis Al Qaeda pour siéger au nom de la Libye dans l’enceinte de l’ONU, L’ONU de Ban Ki Moon pourrait parachever la destitution politique et morale de cette organisation en s’opposant par des manœuvres diverses à la création d’un état palestinien.

Le voyage du ministre de la défense israélien, Ehud Barak , à Washington est-il le signe qu’Israël est entrain de préparer un sale coup type opération sous faux pavillon pour sortir de l’impasse où le régime sioniste se trouve acculé et provoquer une guerre?

Ehud Barak est parti ce samedi soir pour Washington pour officiellement y rencontrer le ministre de la défense US Leon Panetta( ex directeur de la CIA), le directeur de la CIA David Petraeus ( ex commandant en chef de CENTCOM incluant l’Afghanistan et le Moyen Orient), et d’autres membres d’organisations sécuritaires et de services secrets US. Barak doit selon la version officielle discuter de la question palestinienne de la situation en Egypte – où l’ambassade d’Israël a été prise d’assaut récemment obligeant le gouvernement sioniste à faire appel à l’administration Obama pour pouvoir rapatrier son personnel d’ambassade y compris l’ambassadeur – ainsi que le programme nucléaire iranien, Israël n’ayant pas renoncé à une attaque « préventive » contre les installations nucléaires de l’Iran, une folie selon bien des experts militaires. Une rencontre à huit clos est également prévue pour Barak avec le Comité du Senat au cours de laquelle sera justement présenté un rapport secret sur les capacités nucléaires de l’Iran et ses soit disant actions contre les forces américaines en Irak.

A l’œuvre en coulisses dans la campagne de déstabilisation de la Syrie, Israël, de plus en plus isolé dans la région – ses ambassadeurs en Turquie en Egypte et en Jordanie rapatriés- risque de chercher à provoquer une guerre régionale via une opération sous faux pavillon impliquant les US/OTAN pour sortir de l’impasse dans lequel il s’est volontairement placé en espérant rebondir une nième fois, mais peut être à tort cette fois ci.

En attendant de plus en plus de Juifs israéliens dont un grand nombre d’artistes quittent le navire destination Berlin retour au pays d’origine.

Mireille Delamarre, Planetenonviolence

Texte intégral de l’interview « exclusive » d’Oussama Ben Laden le 28 septembre 2001

Oussama Ben Laden nie toute participation dans les évènements du 11 Septembre.

Voici l’interview intégrale d’Oussama Ben Laden faite le 28 septembre 2001,  soit au lendemain des attentats du 11/9. Ce texte, dont l’authenticité n’a jamais été remise en question, provient d’une interview faite par le quotidien pakistanais Ummat de Karachi journal Ummat de Karachi le 28 septembre 2001, puis traduite en anglais par la BBC World Monitoring Service et communiqué le 29 septembre 2001. Bien que peu connu du public occidental, il apporte la preuve que Ben Laden a nié depuis le début toute implication dans les attentats du 11 septembre 2001, et ce, à plusieurs reprises et malgré certaines vidéos ou enregistrements douteux apparus ensuite.

Texte intégral de l’interview « exclusive » d’Oussama ben Laden au journal pakistanais de langue urdue Ummat de Karachi, le 28 septembre 2001, pages 1 et 7.

Introduction d’Ummat

KABOUL – Le fameux combattant moudjahidine arabe de la guerre sainte, Oussama ben Laden, affirme que lui ou son groupe Al-Qaida n’ont rien à voir avec les attaques suicides du 11-Septembre à Washington et à New York. Il dit que le gouvernement étatsunien devrait rechercher les responsables des attentats à l’intérieur des Etats-Unis. Dans son entretien exclusif avec « Ummat », il avance que ces attaques pourraient être l’acte de ceux qui font partie du système étatsunien et qui se rebellent contre celui-ci en travaillant pour un autre. Ou bien que cela pourrait être le fait de ceux qui veulent faire du siècle présent, celui du conflit entre l’Islam et le Christianisme. Ou bien encore, que les juifs étatsuniens, opposés au Président Bush depuis les élections de Floride, pourraient être les cerveaux de cette opération. Il y a aussi une forte possibilité de l’implication des agences de renseignements étatsuniennes, dont les budgets se montent à plusieurs milliards de dollars chaque année. Il déclare qu’il y a un gouvernement à l’intérieur du gouvernement aux États-Unis.

On devrait demander aux services secrets, qui sont derrière ces attaques, dit-il. Oussama indique que le soutien d’une attaque contre l’Afghanistan était nécessaire pour certains pays musulmans et contraint pour d’autres. Cependant, il dit être reconnaissant envers les courageux Pakistanais d’avoir érigé un rempart contre les forces infidèles. Il a ajouté que le monde islamique attendait beaucoup du Pakistan et qu’en temps de besoin, « nous défendrons ce rempart en sacrifiant des vies ».

Interview intégrale

Ummat : On vous accuse d’être impliqué dans les attaques à New York et à Washington. Qu’avez-vous à dire ? Si ce n’est pas vous, qui pourrait l’être ?

OBL [Oussama Ben Laden] : Au nom d’Allah, le bienveillant, le plus charitable. Loué soit Allah, créateur de l’univers qui a fait de la terre une demeure de paix pour l’humanité entière. Allah l’Eternel, qui a envoyé le Prophète Mahomet pour nous guider.

Je remercie les publications Ummat de me donner l’opportunité d’exprimer mon point de vue aux peuples et particulièrement aux valeureux Momins (les purs et vertueux fidèles musulmans – ndt) du Pakistan qui refusent de croire au mensonge du démon.

J’ai déjà dit que je ne suis pas impliqué dans les attaques du 11-Septembre aux États-Unis. Comme tout musulman, je fais de mon mieux pour ne pas dire de mensonges. Je n’avais aucune connaissance de ces attaques, et je ne considère pas le meurtre de femmes, d’enfants et de personnes innocentes comme un acte appréciable. L’islam interdit strictement de faire du mal aux femmes, enfants et aux personnes en général.

Une telle pratique est de surcroît prohibée lors d’une bataille. Ce sont les États-Unis qui maltraitent femmes, enfants et les personnes d’autres croyances, en particulier les disciples de l’islam. Tout ce qui se passe en Palestine depuis les 11 derniers mois suffit à appeler la colère de Dieu sur les États-Unis et Israël.

C’est un avertissement aux pays musulmans qui ont été témoins de tout cela comme des spectateurs silencieux. Qu’est-ce qui a récemment été fait aux peuples innocents d’Irak, de Tchétchénie et de Bosnie ?

Une seule conclusion qui peut être tirée de l’indifférence des États-Unis et de l’Occident envers ces actes de terrorisme et le soutien des tyrans qui les commettent : l’Amérique est une puissance anti-islamique et traite les forces anti-islamiques avec condescendance. Son amitié avec les pays musulmans est juste un spectacle, une supercherie. En dévoyant ou en intimidant ces pays, les États-Unis les forcent à suivre leurs propres intérêts. Jetez un coup d’œil autour de vous et vous verrez que les esclaves des États-Unis sont soit les autocrates, soit les ennemis des musulmans.

Les États-Unis n’ont aucun ami, pas plus qu’ils ne veulent traiter d’égal à égal, car le préalable de l’amitié est de se mettre à son niveau et de le considérer son égal. L’Amérique ne désire pas l’égalité. Elle demande la soumission des autres. Donc, les autres pays sont ses esclaves ou bien ses vassaux.

Cependant, notre cas est différent. Nous avons juré de servir seulement notre Dieu l’Omnipotent et après fait ce voeu, il est impossible de devenir l’esclave de quelqu’un d’autre. Si nous le faisions, cela serait irrespectueux envers notre Dieu Éternel et les autres êtres célestes. La plupart des pays qui préservent leur liberté sont des pays religieux et ennemis des États-Unis, ou bien ces derniers les considèrent comme leurs ennemis. Or les pays qui n’acceptent pas de devenir esclaves, comme la Chine, l’Iran, la Libye, Cuba, la Syrie et l’ancienne Russie sont tournés sur eux-mêmes.

Ceux qui ont commis les actes du 11-Septembre ne sont pas les amis du peuple étatsunien. J’ai déjà dit que nous sommes contre le système étatsunien, pas contre son peuple, alors que dans ces attaques c’est le peuple des Etats-Unis qui a été tué.

Selon mes informations, le bilan des victimes est bien plus lourd que ce qu’a déclaré le gouvernement. Mais l’administration Bush ne veut pas créer la panique. Les États-Unis devraient essayer de localiser les auteurs de ces attaques chez eux ; parmi ceux qui font partie du système étatsunien, mais qui le contestent. Ou parmi ceux qui œuvrent pour un autre système ; parmi les individus qui veulent faire de ce siècle celui du conflit entre l’islam et le christianisme, afin que leur propre civilisation, nation, pays, ou idéologie puissent survivre. Cela peut être n’importe qui, de la Russie à Israël, de l’Inde à la Serbie. Aux États-Unis même, il y a des douzaines de groupes bien organisés et bien équipés, capables de provoquer des destructions sur une grande échelle. Et puis il ne faut pas oublier les juifs étatsuniens, exaspérés par le président Bush depuis le résultat des élections en Floride et qui veulent le punir.

Ensuite il y a les agences de renseignements des États-Unis, dont les budgets dépendent des milliards de dollars décidés  chaque année par le Congrès et le gouvernement. La question du financement n’était pas un problème majeur lors de l’existence de l’ex-Union soviétique, mais après cela le budget de ces agences a été mis en péril.

Ils avaient besoin d’un ennemi. Ainsi, ils ont d’abord commencé la propagande contre Oussama et les Taliban, et puis cet incident est arrivé. Résultat, l’administration Bush a approuvé un budget de 40 milliards de dollars. Où ira cette énorme manne ? Elle sera fournie à ces mêmes agences qui ont besoin d’énormément d’argent pour exercer leur influence.

Elles vont maintenant dépenser l’argent pour leur expansion et augmenter leur influence. Je vous donne un exemple. Les trafiquants de drogue à travers le monde sont en contact avec les services secrets étatsuniens. Ces agences ne veulent pas éradiquer la culture de la drogue et son trafic parce que leur importance en serait diminuée. Le personnel du DEA (les stups étatsuniens – Ndt) encourage le commerce des stupéfiants afin de faire valoir ses performances et [continuer de] recevoir des millions de dollars de budget. La CIA a fait du général Noriega un baron de la drogue, puis dans le besoin en a fait un bouc émissaire. De la même façon, que ce soit le Président Bush ou les autres présidents, ils ne peuvent traduire Israël en justice pour ses atteintes aux Droits de l’homme ou le tenir responsable de tels crimes. Pourquoi cela ? N’y a-t-il pas un gouvernement dans le gouvernement aux États-Unis ? On devrait demander à ce gouvernement secret qui a commis ces attaques.

Ummat : Un certain nombre de pays ont répondu à l’appel des États-Unis pour lancer une attaque contre l’Afghanistan. Ceux-ci incluent aussi un certain nombre de pays musulmans. Est-ce qu’al-Qaïda va déclarer le jihad contre ces pays aussi ?

OBL : Je dois dire que mon devoir est juste de réveiller les musulmans ; leur dire ce qui est bon pour eux et ce qui ne l’est pas. Que dit l’islam et que veulent les ennemis de l’islam ?

Al-Qaida a été créée pour mener le jihad contre l’infidélité (sic), particulièrement pour contrer l’assaut des pays infidèles envers les états islamiques. Le jihad est le sixième pilier non déclaré de l’islam. Les cinq premiers étant les fondements sacrés de l’islam : les prières, le jeûne, le pèlerinage à La Mecque et l’aumône. Tous les opposants de l’islam en ont peur. Al-Qaida veut maintenir cet élément vivant et actif et en faire une partie de la vie quotidienne des musulmans. Il veut lui donner le statut de vénération. Nous ne sommes contre aucun pays islamique ni ne considérons une guerre contre un pays islamique comme jihad.

Nous sommes en faveur du jihad armé seulement contre ces pays infidèles, qui tuent des innocents, des femmes et des enfants, juste parce qu’ils sont musulmans. Supporter les États-Unis est une nécessité pour certains pays musulmans et une contrainte pour d’autres.

Cependant, ils devraient songer à ce qui reste de leur réputation religieuse et morale s’ils soutiennent l’attaque des chrétiens et des juifs sur un pays musulman comme l’Afghanistan. Les ordres de jurisprudence de la Shari’a islamique pour de tels individus, organisations et pays sont clairs et tous les érudits de la communauté musulmane sont unanimes à leur propos. Nous ferons de même ce qu’ordonnera le Vertueux Émir commandant des fidèles le mullah Omar et les érudits islamiques. Les cœurs des peuples des pays musulmans battent à l’appel du jihad. Nous leur sommes reconnaissants.

Ummat : Les pertes occasionnées par les attaques à New York et à Washington ont prouvé que de frapper les intérêts économiques des États-Unis n’est pas trop difficile. Les experts étatsuniens reconnaissent que de telles attaques supplémentaires peuvent faire effondrer l’économie américaine. Pourquoi al-Qaïda ne cible-t-elle pas ses fondements économiques ?

OBL : J’ai déjà dit que nous ne sommes pas hostiles aux États-Unis. Nous sommes contre le système, qui fait des nations les esclaves des États-Unis, ou les force à hypothéquer leur liberté politique et économique. Ce système est complètement sous contrôle des juifs étatsuniens, dont la première priorité est Israël, pas les États-Unis. Les étatsuniens sont carrément les esclaves des juifs et sont forcés de vivre selon leurs lois et leurs principes. En conséquence, Israël devrait être puni. En fait, c’est Israël qui ensanglante les innocents musulmans alors que les États-Unis ne disent rien.

Ummat : À part la lutte armée, n’y a-t-il pas d’autres moyens de nuire aux ennemis de l’islam ? Par exemple, en incitant les musulmans à boycotter les produits occidentaux, banques, lignes de transport maritime, chaines de télévision…

OBL : Primo, les produits occidentaux pourront seulement être boycottés quand la fraternité musulmane sera complètement réveillée et organisée. Secondo, les firmes musulmanes doivent devenir indépendantes en produisant des marchandises égales aux produits occidentaux. Le boycott économique de l’Occident n’est pas possible à moins que l’indépendance économique ne soit atteinte et que des produits de substitution voient le jour. La richesse est clairsemée à travers le monde islamique et il n’existe aucune chaîne de télévision pour prêcher les commandements islamiques selon les exigences de la vie moderne et atteindre une influence internationale. Les marchands musulmans et mécènes devraient juger de l’importance de l’utilisation de l’arme de l’opinion publique et de son contrôle. Le monde d’aujourd’hui est fait par l’opinion publique et le destin des nations est déterminé par la pression de celle-ci. Dès que vous obtenez les moyens de façonner l’opinion publique, tout ce que vous désirez devient possible.

Ummat : Toute la propagande de votre lutte a pour l’instant été véhiculée par les médias occidentaux. Mais aucune information n’est reçue de sources de votre réseau al-Qaïda ainsi que ses succès du jihad. Quelles sont vos remarques ?

OBL : En fait, les médias occidentaux n’ont plus grand-chose d’autre. Depuis longtemps, ils n’ont plus aucun autre thème pour survivre. Alors que nous, avons beaucoup d’autres choses à faire. La lutte du jihad et ses succès est pour  la gloire d’Allah, pas pour agacer ses serviteurs. Notre silence est notre vraie propagande. Les refus, explications ou erratas sont des pertes de temps, et à travers cela l’ennemi veut vous conduire dans des choses qui vous sont inutiles. Cela vous éloigne de votre cause.

Les médias occidentaux assènent une propagande injustifiée, surprenante, mais révélatrice de leur état d’esprit et progressivement ils deviennent prisonniers de cette propagande. Ils en prennent peur puis s’infligent des préjudices. La terreur est l’arme la plus redoutable des temps modernes et les médias occidentaux l’utilisent impitoyablement contre leur propre population. Cela augmente la peur et l’impuissance dans les esprits des Européens et des Étatsuniens. Cela indique que ce que les ennemis des États-Unis ne peuvent pas faire, ses médias le font. On peut comprendre ce que serait l’efficacité d’une nation en guerre, en proie à la peur et l’impuissance.

Ummat : Quel sera l’impact du gel des avoirs d’al-Qaïda par les États-Unis ?

OBL : Dieu ouvre des voies pour ceux qui travaillent pour Lui. Geler des avoirs ne changera rien pour al-Qaïda ou les autres groupes jihadistes. Par la grâce d’Allah, al-Qaïda a plus de trois systèmes financiers alternatifs, qui sont tous séparés et complètement indépendants les uns des autres. Ce système fonctionne par le soutien de ceux consacrés au jihad. Pas plus que les États-Unis, le monde même unifié ne peut infléchir ces personnes de leur voie.

Ces individus ne se comptent pas par centaines, mais par milliers et millions. Al-Qaida a dans ses rangs des jeunes gens éduqués et modernes aussi bien conscients des failles du système financier occidental que des lignes de leurs mains. Celles-ci sont les imperfections du système fiscal occidental, tel un nœud coulant autour de ce système qui ne pourra pas se ressaisir malgré le passage de nombreux jours.

Ummat : A part l’Afghanistan, y a-t-il d’autres zones sûres d’où vous pouvez continuer le jihad ?

OBL : Il y a des endroits partout dans le monde où de solides forces jihadistes sont présentes, de l’Indonésie à l’Algérie, de Kaboul à la Tchétchénie, de la Bosnie au Soudan et de la Birmanie au Cachemire. Ce n’est donc pas le problème de ma personne. Je ne suis qu’un misérable serviteur de Dieu, constamment dans la peur de rendre des comptes à Dieu. Ce n’est pas la question d’Oussama, mais de l’islam et du jihad. Grâce à Dieu, ceux qui poursuivent le jihad peuvent aujourd’hui marcher la tête haute. Le jihad existait déjà lorsqu’il n’y avait pas d’Oussama et il subsistera encore lorsqu’Oussama ne sera plus là. Allah ouvre des voies et remplit les cœurs d’affection de ceux qui marchent sur le sentier d’Allah avec leurs vies, possessions et enfants. Croyez bien qu’à travers le jihad, un homme reçoit tout ce qu’il désire. Et la plus grande aspiration pour un musulman est l’après vie. Le martyre est la façon la plus courte pour atteindre la vie éternelle.

Ummat : Que pouvez-vous dire de la position du gouvernement pakistanais concernant l’attaque de l’Afghanistan ?

OBL : Nous sommes reconnaissants aux Momins et au valeureux peuple du Pakistan qui a érigé un rempart contre les forces mauvaises en se tenant fermement en première ligne de la bataille. Le Pakistan est une grande inspiration pour la fraternité islamique. Son peuple est réveillé, organisé et riche en foi spirituelle.

Ils ont soutenu l’Afghanistan dans sa guerre contre l’Union soviétique et ont offert toute l’aide nécessaire aux moudjahidines et au peuple afghan. Ceux-là mêmes qui épaulent les taliban. Si ces individus apparaissent seulement dans deux pays, la domination occidentale diminuera en quelques jours. Nos cœurs battent pour le Pakistan, et grâce à Dieu, en cas de période difficile nous le protégerons avec notre sang. Le Pakistan est pour nous comme un lieu de culte sacré. Nous sommes le peuple du jihad et la lutte pour la défense du Pakistan est pour nous le suprême des jihad. Il nous importe peu qui gouverne le Pakistan. Le plus important est que l’esprit du jihad soit vivant et résolument fort dans les cœurs des Pakistanais.

Copyright Ummat, traduction de l’urdu en anglais par la BBC, 2001

Traduction en français par Paul Vetran pour ReOpenNews

Suivre le documentaire Contre enquête sur le 11 septembre 2001 en cliquant ici

11 Septembre : Mère de toutes les coïncidences, père de tous les hasards

En cette année de 10e anniversaire des attentats du 11-Septembre, bien que deux Commissions et plusieurs enquêtes se soient penchées sur ces événements, les questions que nous sommes en droit de nous poser sont de plus en plus nombreuses. Par exemple, nous ne savons toujours pas en quoi consistait « la ligne à ne pas franchir » imposée par la Maison-Blanche, ou ce qui a poussé la Commission d’enquête à censurer le témoignage d’un agent du FBI rapportant qu’un attentat de grande ampleur était sur le point de se produire, ni pourquoi aucune enquête n’a été menée sur les messages cryptés menaçant l’avion du Président Bush, Air Force One, ou encore pour quelles raisons aucune enquête n’a cherché à en savoir plus sur la tentative d’assassinat de Bush par un groupe d’hommes natifs du Moyen-Orient dont l’un des proches a été jusqu’à prévenir le service de protection présidentiel que la vie de G.W.Bush pouvait être menacée. Nous ne savons pas non plus pourquoi la Commission sur le 11/9 a donné une fausse date pour l’arrivée de Mohamed Atta sur le territoire des États-Unis, ni ce qui a motivé tous les changements successifs des comptes-rendus officiels sur ce personnage, passant d’un Mohamed Atta soûl et proférant des « Nom de Dieu ! » au barman du bar Shuckums, au Mohamed Atta amateur de « jus de myrtilles, » ou à celui qui n’aurait jamais mis les pieds dans ce bar… ou encore à ce Mohamed Atta dont les bagages seront d’abord officiellement « retrouvés dans une voiture abandonnée » puis « oubliés à l’aéroport »…

La liste est longue et les éléments à examiner sont innombrables. Dans cet article, nous nous proposons de revenir sur quelques-uns de ces faits généralement peu connus, qui nous permettront de mieux appréhender le 11-Septembre dans sa globalité. Ces éléments n’étant pas d’ordre technique, ce texte devrait être compréhensible par tous.

En juin 1999, le nouveau rapport de la FEMA intitulé « Réaction d’Urgence au Terrorisme » présentait en couverture la tour nord du World Trade Center, dont la partie supérieure se trouve au centre d’une cible.  Le rapport présentait plusieurs recommandations pour mieux faire face au terrorisme parmi lesquelles : « Examiner la vulnérabilité des bâtiments fédéraux et autres bâtiments d’importance nationale, » « Elargir le programme de contre-terrorisme, » « Réduire la vulnérabilité des aéroports, des avions, des passagers et des cargaisons » « Expulser les personnes suspectes en ce qui concerne le terrorisme, » « Protéger le président et les autres responsables contre une attaque terroriste, » ou encore « Réduire la vulnérabilité des États-Unis face au terrorisme international à travers la collecte et l’analyse d’informations, le contre-terrorisme et des actions préventives, »  c’est-à-dire absolument tout ce qui n’a pas fonctionné deux ans plus tard.

Remerciements : Nous remercions Corto pour son aide à la relecture de cet article et sommes redevables à Matthew Everett et Kevin Ryan pour certaines de leurs recherches synthétisées dans les deux dernières parties. La majeure partie des informations présentées dans cet article proviennent d’articles de la grande presse ou de documents officiels répertoriés, classés et synthétisés sur le site fondamental de Paul Thompson, sa 9/11 Timeline.

Joe Allbaugh et la FEMA

Le directeur de la FEMA, de février 2001 jusqu’à sa réforme de mars 2003 (la FEMA fut alors intégrée au sein du nouveau ministère de la Sécurité nationale), n’était autre que Joseph Allbaugh, le trésorier des campagnes électorales de Bush et l’un de ses plus proches conseillers (voir photos). Avec Karl Rove et Karen Hughes, ils formaient le « triangle de fer, » comme la presse les surnommait à l’époque. C’est aussi Allbaugh qui fut chargé de questionner Cheney avant qu’il ne soit placé au poste de la vice-présidence. Il en ressortira qu’Allbaugh laissa Cheney dissimuler ses stock options pour Halliburton, ses feuilles de vote, ses entretiens, témoignages, feuilles d’imposition, dossiers médicaux et tout autre élément compromettant. Joe Allbaugh sera également le futur conseiller de Rudolph Giuliani, le maire de New York au moment des attaques, pour sa campagne présidentielle de 2007 durant laquelle Allbaugh déclarera son enthousiasme pour que « l’Amérique reste dans une posture offensive dans la guerre que les terroristes mènent contre notre nation. »

Joseph Allbaugh, trésorier des campagnes de Bush

Notons aussi cette coïncidence troublante : le 11 septembre 2001 au matin se tenait la rencontre de la National Emergency Management Association (NEMA) [Association Nationale pour les Situations d’Urgence],réunion annuelle des responsables de la FEMA. Cette réunion se déroulait dans un complexe hôtelier de Big Sky, dans le Montana, et coïncidence étonnante, comme l’explique le New York Times, « l’un des sujets principaux du jour était : comment se préparer à des attaques terroristes. » C’est Allbaugh qui présidait la réunion et il expliqua que son objectif était d’ « améliorer la réaction aux situations d’urgence » et de pouvoir se préparer à « une catastrophe. »

Signalons au passage que le 8 mai 2001, l’administration Bush attribua à la FEMA la responsabilité de la réaction en cas d’attaque terroriste sur le territoire américain, et mis en place pour cela le Bureau national de Préparation dont l’objectif était de coordonner la réaction du gouvernement face à des attaques terroristes. Évidemment, la réunion de la FEMA fut interrompue dès que les attaques eurent lieu. Mark Wolfson, le porte-parole de la FEMA déclara qu’il ne savait pas si cela avait été fait exprès que les attaques se déroulent au même moment que leur conférence annuelle, mais « c’est quelque chose sur quoi les enquêteurs et les autorités devraient enquêter. »

Enfin, notons également qu’Allbaugh est à l’origine du remplacement une semaine avant les attentats de John Magaw, le directeur adjoint de la FEMA. John Magaw était un ancien agent de police puis agent du Secret Service dont il deviendra le directeur plus tard. Il était aussi spécialiste de l’antiterrorisme. En décembre 1999, Magaw avait dirigé la section antiterrorisme de la FEMA.Allbaugh remplacera Magaw par son proche ami Michael Brown, qui travaillait auparavant pour un club d’équitation et qui n’avait aucune expérience de la gestion des crises. Le journaliste d’investigation Russ Baker écrira : « Un jour, M. Allbaugh arrive et m’a dit : « Je sais que vous avez plein de projets. Je vais demander à M. Brown d’être mon adjoint », se souvient Magaw qui se retrouvera immédiatement à un poste à moindre responsabilité qu’il occupait sous Clinton. Le timing est incroyable, une semaine seulement avant le 11-Septembre, Allbaugh remplace un responsable-clé en matière d’antiterrorisme par un de ses meilleurs amis dont l’expérience en la matière était proche de zéro. »

Jérôme Hauer et Kroll Associates

En janvier 2001, Jérôme Hauer, qui avait été directeur de l’OEM (Office of Emergency Management, agence de gestion des situations d’urgence) du maire Rudolph Giuliani de 1996 jusqu’en février 2000, fut engagé chez Kroll Associates pour diriger le groupe de gestion de crise. Hauer avait quitté l’OEM pour devenir vice-président et directeur associé au Centre de technologie et d’analyse du contre-terrorisme de la SAIC.Hauer avait également travaillé pour IBM en 1993 afin de gérer les programmes d’Hazardous Materials Response ( Réponse face aux produits dangereux ) , la gestion des crises , et la sécurité incendie.

Jérome Hauer et l’ex-maire de New York, Rudolf Giuliani

C’est Kroll Associates qui avait en charge la sécurité du complexe du World Trade Center à la date du 11-Septembre. Il s’agit d’une société spécialisée dans la sécurité et le terrorisme, qui a accueilli en son sein des anciens agents du FBI et de la CIA et qui est également liée de près avec les grandes entreprises, notamment d’assurances. C’est la société Kroll Associates qui s’est vue confier en partie la gestion de la sécurité des tours dès 1993, année où les tours ont été la cible d’un attentat. Un article du New York Times  de 1996 nous explique qu’à partir de 1996, Kroll a commencé à devenir expert en sécurité aérienne, et que cette société de sécurité publiait un bulletin concernant la « sécurité des aéroports, les alertes de gouvernements et les alertes relatives à la sécurité aérienne. »

Un autre article du New York Times  de 1999, du journaliste Randy Kennedy, intitulé « Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? C’est son boulot de le savoir, » présentait Jérôme Hauer en ces termes : « Jérôme Hauer, pour faire court, aime les choses crades, c’est-à-dire les viscères, les entrailles, les boyaux. Il y a une histoire qu’il raconte où cette fascination est vraiment palpable… Mais l’on peut difficilement rater une autre illustration, un peu plus métaphorique, quand on entre dans son bureau au 23e étage du World Trade Center 7, connu aussi sous le nom de Bunker, le centre d’aide d’urgence (OEM) de 13 millions de dollars à l’épreuve des balles, des ouragans et des pannes de courant inauguré par la ville le mois dernier. » Voici comment l’article décrit ainsi le rôle de Hauer :

« En tant que Chef de Gestion des situations d’urgence, M. Hauer supervise la réponse apportée aux effondrements de bâtiments, dont il n’a pas été privé ces trois dernières années. (…) Pendant la plus grande partie de sa vie professionnelle, la tâche de Jérôme Hauer a été d’en connaître un rayon sur le fonctionnement des choses de telle façon que lorsqu’elles ne fonctionnent plus, quand elles s’effondrent, quand  on les fait tomber ou exploser, quand elles gèlent, ou éclatent, ou grillent, il sache quoi faire. Comme tous les accros des situations d’urgence, il reste assis à imaginer d’atroces manières qu’ont les choses d’être détruites et les gens de mourir, puis il espère que tous ses projets resteront sur l’étagère. » L’article met l’accent sur les situations d’urgence qu’il énumère dans son C.V. d’expert en « crash d’hélicoptère, en incendie dans le métro, en rupture de conduite d’eau, en tempête de neige, en canicule, en panne de courant et en effondrement d’immeuble. »

Il  a également été pointé du doigt suite à ses interviews le 11-Septembre. Lors d’un entretien ce jour-là avec Peter Jennings d’ABC, Hauer a calmement expliqué que « tout avait fonctionné comme il fallait. » Il s’est également posé en expert lorsqu’il a décrit la nécessité d’une continuité du gouvernement. Jérôme Hauer fut l’une des rares personnes qui semblait connaitre la cause exacte de l’effondrement du WTC, avant même le professeur Bazant. Le 11-Septembre, interviewé par Dan Rather, Hauer était déjà capable de présenter l’explication officielle de l’impact et des incendies responsables de la destruction complète des tours. Lorsque Rather demanda à Hauer si « cela aurait nécessité au préalable de placer des explosifs ? », Hauer répondit : « Non, mon sentiment, c’est que la seule vitesse de l’avion, et le fait que vous ayez un avion plein de carburant qui heurte le bâtiment qui a ensuite brûlé, c’est que la vitesse de l’avion a certainement eu un effet sur la structure elle-même. Ensuite, le fait qu’il ait brûlé et que vous ayez cette chaleur intense, ça a sans doute aussi affaibli la structure. Et je pense, tout simplement, que les avions ont frappé les immeubles et ont provoqué les effondrements. » Rather demanda ensuite à Hauer si les attentats avaient pu être réalisés sans être commandités par un État. Hauer répondit : « Je ne suis pas sûr d’être de cet avis, que cela a été forcément commandité par un État. Cela… porte incontestablement la marque de quelqu’un comme ben Laden. »

En mai 2002, Hauer s’est vu nommé au poste de secrétaire adjoint par intérim du Bureau de Gestion d’urgence de la Santé publique, devenant ainsi membre de l’administration Bush. En décembre 2004, accompagné de militaires et de représentants de la Sécurité intérieure, Hauer présenta au National Press Club de Washington une série de briefings concernant la Bio-Défense. Y participait également George Lowell, conseiller scientifique en chef de ID Biomedical Corporation. C’est ID Biomedical (désormais filiale de Glaxo Smith Kline) qui a fabriqué le vaccin contre le virus H1N1. C’est une filiale, propriété exclusive d’Apollo Management, appelée CEVA Logistics, qui avait été contractée pour expédier les vaccins, sous scellés, aux installations de traitement. Apollo Management a été fondée par Léon Black, qui fait maintenant partie du Groupe de travail de la Port Authority de New York. Parmi les directeurs de la société, on retrouve Jeffrey Benjamin de Bankers Trust et de Ressources Exco, des locataires du WTC, Henry Silverman de Cendant et de l’autorité portuaire de NYC, la PANYNJ, ainsi que l’épouse d’A.B. Krongard, Cheryl Gordon Krongard.

Deux mois après les événements, en novembre, Jérôme Hauer fit partie d’un comité du CFR (Conseil sur les Relations Etrangères) qui présenta un document intitulé Groupe de Travail Indépendant sur la Réponse de l’Amérique au Terrorisme. Ce groupe exigeait entre autres de promouvoir la politique extérieure des États-Unis de façon massive et que le Congrès vote d’énormes sommes d’argent dans ce but. Il préconisait aussi d’élargir la propagande de Guerre contre le terrorisme au monde entier et que les explications n’allant pas dans le sens du gouvernement américain soient neutralisées. Notons au passage qu’en novembre 2001, pour sa propagande, le CFR doublait le nombre de victimes du 11-Septembre, passant de 3000 à 6000 alors que dès le 7 octobre, American Airlines, United Airlines, le ministère de la Défense, l’Office médical de New Yorket le service de lutte incendie de New Yorkavaient déjà fourni les listes partielles des victimes qui évolueront assez peu par la suite, les disparus étant désormais comptabilisés comme victimes. Et le jour même des attaques, la presse comptait déjà environ 4000 disparus dont 556 étaient confirmés comme étant décédés, des chiffres cohérents avec le nombre final de victimes.

Enfin, n’oublions pas que le nom de Jérôme Hauer est aussi lié à l’affaire de l’Anthrax. C’est Hauer qui aurait conseillé à l’équipe de la Maison Blanche de prendre du CIPRO, un antibiotique efficace contre l’anthrax, le jour du 11-Septembre, c’est-à-dire une semaine avant que l’on ne reçoive la première lettre contaminée à l’anthrax.

John O’Neil et Larry Silverstein

John O’Neil

Avant le 11-Septembre, John O’Neil était responsable de l’antiterrorisme au bureau du FBI à New York. Le New Yorker décrit O’Neil comme « l’agent du FBI le plus engagé dans la traque d’Oussama ben Laden et de son réseau terroriste Al-Qaïda. » Le journaliste d’investigation Eric Laurent écrit que John O’Neil est « le premier à avoir déchiffré réellement les rouages du réseau d’Oussama ben Laden, considéré à l’époque comme un groupuscule inconnu. » Mais, continue Laurent, « O’Neil a été entravé dans ses enquêtes dès l’arrivée au pouvoir de l’administration Bush. Les consignes, tranchantes comme un couperet, l’empêchaient désormais d’enquêter sur la famille ben Laden et l’implication du royaume saoudien dans le financement du terrorisme. Désabusé, victime de cabales internes, O’Neil a fini par jeter l’éponge et quitter le FBI pour devenir le responsable de la sécurité du World Trade Center. »

En effet, John O’Neill avait démissionné de son poste de directeur adjoint du FBI au cours de l’été 2001 à la suite des obstructions répétées à son enquête par l’administration Bush. O’Neil expliquera que « le principal obstacle dans l’enquête sur le terrorisme islamique concerne les intérêts des compagnies pétrolières ainsi que le rôle joué par l’Arabie Saoudite. » Il ajouta que « toutes les questions, tout ce qu’il faut pour démanteler l’organisation de ben Laden, se trouvent en Arabie Saoudite. » D’après O’Neil, la Maison Blanche faisait obstacle à son enquête sur ben Laden, car ses responsables désiraient toujours négocier avec les Taliban afin de construire un pipeline en Afghanistan. O’Neil suspectait Tom Pickard, qui deviendra le directeur par intérim du FBI dès juin 2001, d’avoir fait écrire un article dans le New York Times  racontant qu’il avait égaré une serviette contenant des dossiers classés top-secret, valise qu’il retrouva quelques heures plus tard. D’après le New Yorker, le nouveau directeur du FBI voulait le remplacer par un proche de Bush.  Le 22 août, O’Neil quitta le FBI, il ne lira jamais les avertissements de la CIA concernant les pirates Nawaf Alhazmi et Khalid Almihdhar et qui avaient été reçus la veille, ni ne saura que Zacarias Moussaoui avait été arrêté le 15. Il n’avait pas non plus pu assister à une réunion en juin, au cours de laquelle la CIA avait révélé ce qu’elle savait de Khalid Almihdhar. Le journaliste Chris Isham, d’ABC News, expliquera que « John savait que la sonnette d’alarme retentissait. Et il savait qu’il y avait quelque chose, qu’il y avait beaucoup d’avertissements et que les voyants étaient au rouge (…) Et il a senti qu’il était mis à l’écart, qu’il était désormais dans l’incapacité de pouvoir y faire quelque chose à cause de sa relation avec le FBI. » O’Neil venait juste de prendre ses nouvelles fonctions de chef de la sécurité du World Trade Center. En fait, il avait commencé son travail quelques jours avant les attaques, le 23 août 2001, puis s’était installé au 34e étage de la tour sud du WTC (WTC2). Il y avait été attiré puis embauché par son ami Jérôme Hauer.

Le milliardaire Larry Silverstein

C’est Laurence Silverstein en personne qui a insisté pour qu’O’Neil prenne son poste avant la première semaine de septembre, du fait que c’est sa société Silverstein Properties qui prenait en charge les bâtiments. Apprenant son nouveau poste, son ami Chris Isham, d’ABC, lui avait dit, en se référant à l’attentat de 1993, « He bien, ça va être un boulot plutôt tranquille, ils ne vont pas une nouvelle fois y mettre des explosifs. » Ce à quoi, O’Neil lui répondit « Eh bien, en fait ils ont toujours voulu finir le boulot, je pense qu’ils vont réessayer. » Le 7 septembre, O’Neil s’était plaint de plusieurs problèmes relatifs à la sécurité du WTC, il avait expliqué par exemple que leurs téléphones n’avaient pas d’afficheur d’appel et qu’ils recevaient depuis peu des menaces de bombes. Le World Trade Center était en état d’alerte depuis la réception de nombreuses menaces. Le quotidien britannique The Independent rapporta que fin août, « les mesures de sécurité au World Trade Center avaient été augmentées avec l’arrivée de chiens renifleurs d’explosifs et une vérification systématique des camions de marchandises. Aucune explication n’a été donnée quant à ce renforcement de la sécurité. » Dans le même temps, les agents de sécurité devaient faire des rondes supplémentaires à cause des appels concernant les menaces à la bombe. Cependant, le 6 septembre, les chiens renifleurs d’explosifs furent immédiatement retirés et le niveau de sécurité fut même rabaissé juste avant le 11-Septembre. L’agent de sécurité Daria Coard expliquera dans une interview dans l’après-midi du 11-Septembre, après les attaques : « Aujourd’hui, c’était le premier jour où la sécurité n’était pas renforcée. » Le 10 septembre, O’Neil rencontra son ami Raymond Powers, ancien chef des opérations de la police de New York, afin de parler des procédures de sécurité. Leur conversation tournait autour de ben Laden. Le journaliste Murray Weiss écrit que « comme il ne cessait de le répéter depuis 1995 à tout haut responsable de Washington qui lui prêtait l’oreille, O’Neil disait qu’il était certain que ben Laden mènerait une attaque sur le sol des États-Unis, et il pensait que celui-ci s’en prendrait une nouvelle fois au World Trade Center. » Il expliqua à Powers que c’était « sur le point de se produire » et que « quelque chose était en train de se tramer. » Le 10 septembre au soir, O’Neil passait la soirée en compagnie de ses amis Robert Tucker et Jérôme Hauer, et une fois de plus la discussion tourna autour de ben Laden. Il leur dit : « Il faut s’y attendre, il faut s’attendre à quelque chose de gros. Des événements se sont produits en Afghanistan et je n’aime pas vraiment la façon dont les choses tournent en ce moment en Afghanistan. J’ai le sentiment que nous sommes à un tournant, et je sens que quelque chose va arriver. » Quand on lui demanda « quand ? » il répondit « Je ne sais pas, mais très bientôt. »

John O’Neil est mort lors de l’effondrement de la tour sud à 9 h 59, après avoir coordonné l’arrivée des pompiers et des policiers sur place. Son corps fut identifié dans les décombres du WTC le 22 septembre par son ami et celui-là même qui lui avait procuré son poste au WTC, Jérôme Hauer.

Il est intéressant de noter qu’Howard Rubenstein, représentant de Laurence Silverstein, devait rencontrer John O’Neil le 11-Septembre à 8h le matin. O’Neil lui avait demandé s’il pouvait venir le 11-Septembre afin de discuter de ce qu’ils pouvaient faire « afin d’empêcher une attaque terroriste, » mais Rubenstein lui expliqua qu’il avait un rendez-vous et qu’il ne pouvait pas venir. Le New York Times  rapporte que des représentants de Silverstein Properties devaient être en réunion au 88e étage de la tour nord le 11-Septembre au matin avec des responsables de l’autorité portuaire afin de discuter des mesures à prendre en cas d’attaque terroriste, mais que cette réunion sera annulée à cause d’un responsable ne pouvant pas s’y rendre. Rubenstein jouera un rôle central dans l’affaire qui opposa Laurence Silverstein à ses assureurs. Silverstein a en effet considéré, et ce, dès le 12 septembre, que les deux attaques contre les Tours Jumelles étaient deux événements distincts, et qu’il devait par conséquent être remboursé deux fois. Silverstein réclamera ainsi 7 milliards de dollars. Mais cela ne lui suffira cependant pas. En effet il accusera également les compagnies aériennes et de sécurité des aéroports de n’avoir pas mis en œuvre les moyens nécessaires pour empêcher les actes de terrorisme et donc la destruction de ses bâtiments et il cherchera à obtenir d’eux plus de 12 milliards de dollars.Silverstein venait d’acquérir le complexe du World Trade Center.Sept semaines avant le 11-Septembre, pour la première fois de son histoire, le World Trade Center changea de direction. Silverstein, qui possédait déjà le bâtiment 7, obtint pour 14 millions dollars un bail de 99 ans pour les Tours Jumelles ainsi que les bâtiments 4 et 5 du complexe du World Trade Center de 3,22 milliards de dollars, qui prévoyait spécifiquement les actes de terrorisme. Il s’agit de la plus grosse vente d’immobilier de la ville et de la plus grande privatisation dans l’histoire de la ville. Le complexe appartenait auparavant à la New York Port Authority. Avant la finalisation du bail, un rapport de risque sur le World Trade Center avait été produit par la société de Silverstein, ce rapport présentait justement le risque d’un avion entrant en collision avec l’un des bâtiments comme « la perte maximum à prévoir. » Le bail comprenait les droits de reconstruire les structures des immeubles au cas où celles-ci seraient détruites. Le jour même des attaques, Rudolphe Giuliani déclarera : « Nous reconstruirons : nous allons en sortir plus forts qu’auparavant, plus forts au niveau politique, plus forts au niveau économique. La skyline sera complète à nouveau. » Bush déclarera au cours d’une séance du Congrès que son administration travaillera de concert avec le Congrès « pour montrer au monde que New York sera reconstruite. » Silverstein expliquera à son tour que « ce serait la tragédie des tragédies de ne pas reconstruire cette partie de New York. Ce serait donner aux terroristes la victoire qu’ils cherchent. »

Notons que Silverstein avait failli perdre l’obtention du bail. En effet, le 15 février 2001, la proposition pour le WTC de Vornado Real Trust dépassait celle faite par Silverstein Properties pour un montant de 3,25 milliards de dollars. Vornado est une société d’investissement immobilier dont le principal actionnaire était Bernard Mendik, ex-meilleur ami, partenaire fondateur d’une affaire commune, et beau-frère de Silverstein, également grand ami du maire Rudolphe Giuliani que ce dernier avait choisi pour diriger un ensemble d’activités autour de la fourniture d’installations sanitaires, de services de sécurité ainsi que d’autres services  liés à la gare ferroviaire de Grand Central Terminal. On a expliqué qu’entre la fin mars et la mi-avril 2001, Vornado « changea soudain d’avis » et « se retira soudainement ». Le 26 avril 2001, Silverstein déposait son offre finale pour le WTC, tandis qu’à peine 4 semaines plus tard, Bernard Mendik décédait. C’est ainsi que le 24 juillet 2001, l’offre de Silverstein qui était inférieure de 50 millions de dollars à celle de Vornado fut officiellement acceptée et l’affaire conclue. Bernard Mendik est décédé le 28 mai 2001, officiellement d’une attaque cardiaque après être « soudainement tombé malade. » Seulement quelques semaines après que Vornado « se fut soudainement retirée » à la suite de sa proposition qui devait gagner face à Silverstein pour le WTC. Mendik était, pour autant que ses amis aient pu en juger, « un homme en pleine forme et soucieux de sa santé ». En fait, Mendik avait même joué au tennis comme à son habitude le jour même de sa mort. Il s’était aussi prêté à des check-ups réguliers auprès des meilleurs médecins.

O’Neil croise Mohamed Atta en Espagne

Pour rester dans les coïncidences étranges, notons au passage que John O’Neil et sa compagne Valerie James étaient en voyage en Espagne du 5 au 16 juillet. Ils étaient accompagnés de Mark Rossini, agent de la CIA affecté à Alec Station, l’unité de la CIA chargée de la traque de ben Laden. Après être restés 4 jours à Marbella, O’Neil et Rossini arrivèrent à Madrid le 9, or il s’agissait de la veille du jour où Mohammed Atta, le prétendu chef des terroristes était arrivé à Madrid pour finalement repartir le 9. Mais les coïncidences ne s’arrêtent pas là puisqu’après leur séjour à Madrid, O’Neil et Rossini se rendirent en Catalogne pour une conférence dans la petite ville de Salou où ils séjourneront à l’hôtel Casablanca Playa. La chose incroyable mais vraie, c’est que Mohammed Atta avait quitté Madrid pour se rendre en… Catalogne afin d’y rencontrer Ramzi bin al-Shibh, et que Atta se rendra également… dans la petite ville de Salou, dormant dans le même hôtel, le Casablanca Playa.

Le NIST et la nanothermite

Le NIST est l’organisme gouvernemental ayant conduit la seconde enquête sur l’effondrement du World Trade Center. Le NIST dépend directement du ministère du Commerce américain. L’un des problèmes majeurs qui se pose quant à l’étude du NIST est que le NIST n’était pas plus indépendant de la Maison Blanche que ne l’étaient la FEMA ou la Commission d’Enquête. Le NIST fait partie du ministère du Commerce, et donc à l’époque était directement rattaché à l’administration Bush. D’ailleurs, la première page du Rapport final porte le nom de Carlos Guttierez, le tout nouveau ministre du Commerce de Bush.

Pendant toute la durée de l’enquête du NIST, de 2002 à 2005, le ministre du Commerce, en charge des organismes rattachés à son ministère dont le NIST fait partie, n’était autre que Donald Evans, l’un des meilleurs amis de George Bush, et celui qui l’a présenté à une congrégation chrétienne pour le sauver de sa dépendance à l’alcool. En effet, en 1985, âgé de 39 ans, Bush traversait une crise profonde, marquée par les échecs professionnels. C’est à cette époque que Evans, qui traversait également de graves difficultés personnelles, avait convaincu son ami de l’accompagner au programme Community Bible Study afin d’étudier intensivement en petits groupes de dix un livre de la Bible par an. Pendant deux années, les deux amis se plongèrent dans l’étude de l’Évangile selon Saint-Luc, étudièrent la conversion de Paul sur le chemin de Damas et la création de l’Église chrétienne. À l’été 1986, après qu’Evans et lui aient fêté leurs 40 ans, Bush était désormais sauvé de l’alcool.Par ailleurs, comme le note Kevin Ryan, tous les directeurs de service rattachés au ministère furent nommés par Bush lui-même.

Arden Bement a été nommé par George Bush en octobre 2001 au poste de directeur du NIST, et il est resté directeur de l’organisme jusqu’en 2004. Il occupait auparavant la direction du Programme de Recherche pour le ministère de la Défense. Il a également travaillé comme directeur de recherche pour l’agence de projets de recherche avancée dans le secteur de la défense ( Defense Advanced Research Projects Agency, DARPA), c’est-à-dire l’agence chargée du développement des technologies militaires pour l’armée américaine. A l’époque, la DARPA développait déjà de nouvelles technologies de gel explosif, et ce programme de recherche incluait le Centre de conduite des opérations militaires navales de surface (U.S. Naval Surface Warfare Center), chargé de développer des nouveaux explosifs à base de thermite. Bement a également travaillé à l’université de Purdue, laquelle a réalisé une étude confirmant les analyses du NIST. Bement a également été directeur de Battelle Northwest Laboratories, laboratoire directement lié au ministère de la Défense, et c’est également là où l’anthrax de 2001 a été synthétisé. Il a aussi été directeur de la Lord Corporation, qui en 1999 travaillait sur la conception de composés chimiques pour l’armée américaine.

À partir de 2004, et donc jusqu’à la fin de l’enquête sur le World Trade Center, c’est Hratch Semerjian qui fut nommé directeur du NIST. Or Semerjian a coécrit plus de 10 articles avec Michael Zachariah, qui n’est autre que l’un des plus éminents spécialistes mondiaux en matière de nano-explosifs et qui travaillait pour la Defense University Research Initiative on Nanotechnology, un vaste programme de développement de composés chimiques explosifs pour le ministère de la Défense.

En janvier 2008, Jennifer Abel, du journal Hartford Advocate, rapporte une conversation très intéressante qu’elle a eue avec Michael Newman, le porte-parole du département des affaires publiques et commerciales du NIST. Abel lui a demandé : « Qu’en est-il de ce courrier où le NIST explique n’avoir jamais recherché de traces d’explosifs ? » La réponse de Newman fut : « Eh bien, c’est parce que rien n’indiquait que ce fût le cas. » Suite à cette réponse pour le moins étrange, Abel demanda : « Mais comment pouvez savoir que rien n’indiquait que ce fût le cas si vous n’avez même pas cherché ? », ce à quoi Newman répondit « Si vous recherchez quelque chose qui n’existe pas, c’est une perte de temps, et de l’argent du contribuable. »

Cette réponse est pour le moins étonnante lorsque l’on sait comme nous l’avons vu plus haut, que le directeur du NIST à l’époque, coauteur de plus de 10 articles avec l’un des plus éminents spécialistes mondiaux en matière de nano-explosifs , travaillait pour la Defense University Research Initiative on Nanotechnology, le programme de développement de composés chimiques explosifs pour le compte du ministère de la Défense évoqué plus haut.

En outre, le NIST possède son propre centre de recherche en nanomatériaux et le Reactive Flows Group du NIST s’occupe de la recherche en nanomatériaux et sur les réactions à haute température.En 2003, soit deux ans avant que le NIST ne rende sont rapport sur les Tours Jumelles, l’organisme avait signé un partenariat avec la University of Maryland College Park pour le développement des nanotechnologies telles que la nanothermite.

Ajoutons que Richard Gann, qui a rédigé le Rapport final du NIST, dirigeait un projet nommé « Next-Generation Fire Suppression Technology Program » avant et après le 11-Septembre. Collaborait à son projet Andrzej Miziolek, également un des plus grands experts mondiaux en nanothermite,auteur d’un document intitulé « Application militaire des Nanomatériaux. » Le projet de Gann fut financé par la Recherche en Stratégie environnementale et Programme de Développement du ministère de la Défense qui finançait également les laboratoires de Livermore pour leurs recherches en matière de nanothermite. Et justement, il se trouve que depuis 1999, Miziolek travaillait sur la nanothermite en collaboration avec les laboratoires de Livermore.

Un attentat entre novices et réunions

En ce qui concerne les attaques du 11-Septembre, il est important de souligner que le matin du 11 septembre 2001, de nombreux hauts responsables de l’administration civile et militaire des États-Unis en poste étaient soit des novices dans leurs fonctions, soit des remplaçants, soit en réunion au moment même où le pays était attaqué.

1) Le général de brigade aérienne Montague Winfield, le chef opérations (DDO) au National Military Command Center (NMCC) participe le matin du 11-Septembre à une réunion qu’il n’interrompra même pas après le deuxième crash d’avion. Il avait demandé, la veille, à un novice, le capitaine de vaisseau Charles Leidig, de le remplacer à son poste au NMCC lorsqu’il serait parti à sa réunion qui débutait à 8 h 30, soit 15 minutes avant la première frappe sur le World Trade Center. Le général de brigade aérienne Norman Seip, un des autres généraux qualifiés pour le poste de chef opérations au NMCC participait également à cette réunion.

Montague Winfield

Alors que les conférences du NMCC étaient en principe organisées par le général de brigade aérienne Montague Winfield, chef opérations de cet état-major, le 11-Septembre celui-ci s’était donc fait remplacer par son adjoint, le capitaine de vaisseau Charles Leidig. C’est Leidig, affirme le Pentagone, qui a organisé cette conférence le 11-Septembre et qui plus tard a témoigné à son sujet devant la Commission le 17 juin 2004. Même après que le deuxième avion se soit encastré dans la tour sud à 9 h 03, donc après qu’il était devenu manifeste que les attaques étaient un attentat organisé, Winfield restera à sa réunion. Il ne retournera à son poste qu’après la fin des attaques, entre 10 h 15 et 10 h 30. Le capitaine de vaisseau Charles Leidig Jr prit la place d’adjoint du chef des opérations de l’état-major seulement deux mois avant le 11-Septembre. En août 2001, il fut qualifié au poste de directeur adjoint des opérations du NMCC, situé au Pentagone. La veille du 11-Septembre, le général de Brigade aérienne W. Montague Winfield, chef des opérations du NMCC, demanda à Leidig de le remplacer le 11-Septembre. Par conséquent, entre 8 h 30 et 10 h 30 ce jour-là (c’est-à-dire pendant les attaques) un officier remplaçant était responsable de la tenue d’une téléconférence « événement grave » (qui est devenue par la suite une téléconférence « menace aérienne ») pour faire face aux attaques. Aucune explication ne fut donnée pour expliquer pourquoi cette situation s’était produite.

2) Le 11-Septembre, le général John Jumper entame son premier jour en tant que chef d’état-major de l’Air Force. Ce n’est que le 6 septembre qu’il fut nommé à son poste et le 11-Septembre il prenait ses fonctions pour la première fois au cours d’une réunion ayant lieu le matin même. Le vice-chef d’état-major, Lance Lord, et le chef de l’Air Force, James Roche, y étaient également présents. Après que quelqu’un ait allumé un poste de télévision, l’équipe serait restée près de huit minutes à regarder ce qui se passait. Roche et Jumper n’arriveront au centre des opérations du Pentagone qu’après la troisième frappe, soit après 9 h 37, après avoir mis en place la Crisis ActionTeam.

Le Général John Jumper

3) Ben Sliney, ancien aiguilleur du ciel et avocat du privé, entamait le 11-Septembre son premier jour comme National Operations Manager de la FAA. Le 11-Septembre au matin, au moment du détournement du vol AA11, il était en réunion. À 8 h 28, il sera informé du détournement du vol AA11, mais décidera de continuer sa réunion en annonçant le travail qu’il devait effectuer durant la journée. Ce n’est qu’à 8 h 40 qu’il décidera de stopper la réunion, après qu’un contrôleur soit entré dans la pièce en insistant sur le fait que la situation était grave et qu’une hôtesse de l’air venait d’être poignardée. Quand il sera informé qu’un avion inconnu approche de New York, la première chose que fera Sliney sera de se demander s’il était autorisé à demander l’aide des militaires.

L’ex contrôleur aérien Benedict Sliney

En plus de se le demander, il dit avoir contacté différents niveaux de sa hiérarchie pour savoir s’il était bien autorisé à demander cette aide. Et après que tout le monde lui ait confirmé que c’était précisément son rôle, il se décida enfin à agir, mais trop tard. Pourtant, Sliney va ensuite faire de son mieux. En effet, il a affirmé que c’était lui qui, à 9 h 42, avait ordonné à tous les avions d’atterrir à l’aéroport le plus proche.

4) Que faisait Cheney avant la première frappe contre le World Trade Center, c’est-à-dire avant 8 h 46 ? Cheney avait rendez-vous avec son rédacteur de discours, John McConnel, à 8 h 30. McConnel a attendu Cheney qui a discuté pendant une vingtaine de minutes, de  8 h 25 jusqu’à la première frappe, avec Sean O’Keefe, le directeur adjoint du Bureau de la gestion et du budget, et qui avait été directeur de la gestion des comptes du Pentagone et était très proche de Cheney lorsque celui-ci était à l’époque ministre de la Défense pendant l’administration Bush père. Cependant, de manière incroyable, que ce soit Cheney ou O’Keefe, ils diront tous deux qu’ils ne se souviennent plus de ce sur quoi portait leur discussion. Même le biographe de Cheney, qui l’admire, a rapporté cet épisode en ne masquant pas son étonnement : « Le 11-Septembre, à 8 h 30, O’Keefe a passé plus de 20 minutes dans le bureau de Cheney à discuter avec lui d’un sujet qui paraissait urgent. Mais ni l’un ni l’autre ne se souviendront de ce sur quoi portait leur discussion tellement importante ».

Sean O’keefe, directeur adjoint
du Bureau de la gestion et du budget

5) Le Général Ralph Eberhart, qui sera également chef de l’US Space Command, était le commandant en chef du NORAD et se trouvait, le 11-Septembre au matin, au siège du NORAD à la base aérienne de Peterson (Peterson Air Force Base). Lorsqu’il a appris que les attaques avaient commencés, il a, dit-il, essayé de joindre le général Henry Shelton qui lui était au-dessus de l’Atlantique, en partance pour l’Europe pour une réunion de l’OTAN, après quoi il a « appelé les plus hautes autorités du Pentagone, » c’est à dire soit Donald Rumsefld, soit le général Richard Myers. Ensuite il a fait un voyage en voiture de trois quarts d’heure jusqu’à Cheyenne Mountain, car expliquera-t-on, les moyens de communication y étaient plus sophistiqués, trajet durant lequel il fut injoignable. Shelton était le président du Comité des chefs d’état-major, mais en son absence, le 11-Septembre, c’est Richard Myers qui assurait son intérim.

Le Général Ralph Eberhart

6) Le Major général Peter Chiarelli a été nommé directeur des opérations pour l’armée un mois seulement avant les événements. Il travaillait pour le Centre des opérations militaires (AOC) du Pentagone. Chiarelli rapportera en 2002 qu’une fois en poste, il avait « prévu de réaliser un exercice pour l’Équipe d’Action de Crise (Crisis Action Team, CAT). » Cet exercice était une simulation de crash aérien contre les Tours Jumelles au cours de la semaine suivant le 11-Septembre.

Major Général Peter Chiarelli

7) Où se trouvaient Donald Rumsfeld, le ministre de la Défense, et Richard Myers, chef de l’US Space Command, les deux plus hauts responsables militaires ? L’un des éléments centraux en ce qui concerne l’affirmation de la Commission selon laquelle les militaires n’avaient pas connaissance du détournement du vol AA77 et par conséquent du fait que le Pentagone risquait d’être attaqué, est l’explication donnée à propos de ce que faisaient le ministre de la Défense Donald Rumsfeld et le général Richard Myers, vice-président du comité des chefs d’état-major. Pour son compte-rendu des événements, la Commission s’est basée sur les propres témoignages de ces deux responsables.

D’après la Commission d’enquête, après avoir appris qu’une seconde attaque avait eu lieu contre le World Trade Center, Rumsfeld serait resté à son bureau où un employé de la CIA lui faisait un compte-rendu, jusqu’au moment où le Pentagone fut frappé, après quoi il se serait rendu sur le lieu de l’attaque pour voir ce qui s’était passé et aider les brancardiers à transporter les blessés. Il serait ensuite retourné à son bureau vers 10h d’où il eut une conversation téléphonique avec le président Bush, puis il se serait alors rendu à l’Executive Support Center, « d’où il participa à la visioconférence de la Maison Blanche. » Ce n’est que vers 10 h 40 qu’il aurait été mis « au courant de la situation. »

Le Général Richard Myers

Toujours selon la Commission, le général Myers était à Capitole Hill en réunion avec le sénateur Max Cleland. Myers devait confirmer au cours d’un entretien son souhait de succéder au président du comité des chefs d’état-major lors de la relève à venir. Comme il pensait que la première frappe contre le World Trade Center n’était qu’un accident et qu’il n’aurait pas été informé de la seconde, ce n’est qu’après la troisième attaque, contre le Pentagone, que Myers aurait quitté le bureau de Cleland pour se rendre au Pentagone où il serait arrivé juste avant 10h.

Il se trouve que ces deux témoignages, outre le fait qu’ils sont tout à fait invraisemblables, ont été contredits par Richard Clarke dans son livre « Without Precedent » ( Sans Précédents ) publié alors que les auditions de la commission continuaient de se tenir. Le 11-Septembre, pendant la matinée, Clarke a participé à une visioconférence à partir de la salle de visioconférence de la Maison Blanche. D’après lui cette visioconférence a débuté à 9 h 10. Il explique y avoir vu Rumsefld et Myers, il s’est entretenu avec Myers à 9 h 28 et avec Rumsfeld vers 9 h 55.

8) Le président des États-Unis George W. Bush, chef suprême des armées, visitait ce matin-là une école primaire. Même après qu’Andrew Card lui eut appris que le World Trade Center avait été frappé pour la seconde fois, et donc que le pays était attaqué, le président non seulement ne bougea pas même un sourcil mais le Secret Service, la protection présidentielle, le laissa tranquillement continuer la séance de lecture de « Ma Chèvre Adorée», alors que l’école est située à seulement quelques kilomètres d’un aéroport, pour le laisser ensuite prendre quelques dernières photos et serrer la main du personnel éducatif avant de partir de l’école.

9) Deborah Loewer, capitaine de vaisseau et directrice de la « salle de situation » de la Maison Blanche, accompagnait le président Bush lors de son déplacement à l’école Brooker de Sarasota, alors que le directeur de situation de la Maison Blanche n’a jamais accompagné un président en déplacement. C’est Normalement Condoleeza Rice ou son adjoint Stephen Hadley, qui aurait dû l’accompagner, mais Rice expliquera que « compte tenu du fait qu’il s’agissait d’un court déplacement, nous avons choisi de procéder ainsi. » Notons que Deborah Loewer, après avoir appris le crash du premier avion sur la tour nord du World Trade Center par son adjoint qui était à la Maison Blanche, expliqua être sortie de sa voiture pour se précipiter vers celle de Bush pour l’informer de ce qui s’était passé à leur arrivée à l’école. Cependant, contre toute attente en décembre 2001, lorsqu’une jeune adolescente demanda à George Bush quelle fut sa première réaction aux attaques, Bush lui répondit qu’il avait pensé à un accident dû à un mauvais pilote et qu’il avait vu le premier crash à la télévision, avant d’entrer dans la classe. Cette affirmation soulève plusieurs énormes problèmes, de plus en plus graves : (1) Bush a affirmé le soir même que « tout de suite après la première attaque » il avait « demandé la mise en place des plans de réponse gouvernementale aux urgences, » ce qui suggère qu’il ne pensait pas à un accident et donc qu’il avait déjà été briefé sur le sujet (2) les images du premier avion frappant la tour nord n’ont été diffusées que le lendemain, après que les chaînes de télévision eurent pu récupérer l’extrait vidéo filmé par les frères Naudet (3) Bush n’a eu accès à une télévision qu’environ 15 minutes plus tard (4) Bush contredit directement Loewer qui explique avoir averti Bush avant d’arriver à l’école, et enfin (5), en plus de contredire le témoignage de Loewer, la « version Jordan » de Bush n’est autre que… la septième version des faits sur la manière dont Bush aurait pris connaissance des attaques (dans la limousine alors qu’ils étaient en route vers l’école, la version de Loewer, celle de Card, celle de Rove, celle de Gottesman, celle de Rice ou la version à la télévision.

Capitaine de vaisseau Deborah Loewer

10) Le directeur de la CIA, George Tenet, prenait ce matin-là son petit déjeuner avec le sénateur David Boren. Il prédit avant que cela ne soit connu qu’Oussama Ben Laden allait lancer une attaque de grande envergure. A noter également que Donald Rumsfeld a lui aussi «prédit» les attaques dans la matinée du 11-Septembre. Alors qu’ils étaient en train de prendre le petit déjeuner dans les appartements privés de Rumsfeld au Pentagone pour discuter de la réunion sur la Défense, tenue tous les quatre ans par le ministère de la Défense, Rumsfeld évoquait la défense antimissile, le danger terroriste et la vulnérabilité des États-Unis. Thomas White, Chef d’état-major de l’armée de Terre, présent à cette réunion expliquera : « Don Rumsfeld avait organisé un petit déjeuner, et pratiquement tous les hauts responsables du ministère de la Défense étaient présents, les directeurs des départements, le ministre, son adjoint, le Chef d’état-major des armées, tout le monde. À la fin du petit déjeuner, le premier avion frappait le World Trade Center. » Le député Christopher Cox se souvient des paroles de Rumsfeld lors du déjeuner : « Si nous restons vulnérables à une attaque de missile, un groupe terroriste ou un État voyou qui se montrerait capable de frapper les États-Unis ou ses alliées sur une longue distance pourrait avoir le pouvoir de nous maintenir en otages par rapport au nucléaire ou tout autre chantage. Et je vais vous dire, j’ai fait plusieurs fois le tour du problème. Il va se passer encore autre chose. Il va encore se passer quelque chose. » Suite à la mention de cette étrange coïncidence, Rumsfeld lui-même expliquera en décembre 2001 à Larry King : « Lors du petit déjeuner de huit heures, j’ai expliqué que dans les deux, quatre, six, huit, dix, voire douze mois à venir, il allait se produire un événement mondial, suffisamment choquant pour rappeler à tous ô combien il est primordial d’avoir un fort et énergique ministère de la Défense qui permet de contribuer à maintenir la paix dans le monde. » Ce à quoi, Paul Wolfovitz a répondu : « Et nous leur avons ensuite expliqué que d’après ce que Rumsfeld et moi-même avions vu et ce sur quoi nous avions travaillé, la menace de missiles balistiques, que nous allions surement avoir quelques mauvaises surprises dans les dix ans à venir. » Le représentant John Mica se souvient : « La discussion lancée par Rumsfeld concernait le fait que les ressources militaires avaient été négligées pendant les années 90, depuis la chute du mur de Berlin et ce en quoi nous devions changer cela si un autre – le terme employé par Rumsfeld était « incident » – se produisait. Et il essayait de bien nous faire comprendre qu’il fallait se préparer à quelque chose à quoi nous ne nous attendions pas. » John Mica ajoutera plus tard : « Ce que nous ignorions, c’est que quelques minutes plus tard après notre discussion, à la fin du petit déjeuner, le monde allait changer et que cet incident dont nous parlions quelques minutes plus tôt était en train de se produire. »

John Mica

11) Notons également que Robert Mueller, qui sera quelques jours plus tard à la tête de la plus grande enquête jamais effectuée, venait d’être nommé directeur du FBI le 4 septembre.

12) Notons aussi que le 11 septembre 2001 au matin se tenait la réunion annuelle des responsables de la FEMA, dans le Montana. Le 8 mai 2001, l’administration Bush avait placé la FEMA en charge de la réaction en cas d’attaque terroriste sur le territoire américain et mis en place pour cela le Bureau national de Préparation dont l’objectif était de coordonner la réaction du gouvernement face à des attaques terroristes. Mark Wolfson, le porte-parole de la FEMA, déclarera qu’il ne savait pas si cela avait été fait exprès que les attaques se déroulent au même moment que les responsables de l’organisme chargés d’y répondre tenaient leur conférence annuelle, mais, explique-t-il, « c’est quelque chose sur quoi les enquêteurs et les autorités devraient enquêter. »

13) Le 8 août 2001, c’est James R. Clapper que Donald Rumsfeld et George Tenet, directeur de la CIA, nommaient comme nouveau directeur de l’Agence nationale d’Imagerie et de Cartographie ( NIMA, National Imagery and Mapping Agency), avec pour adjointe Joanne O. Isham, adjointe du directeur de la CIA pour la science et la technologie. Clapper avait fait partie de l’équipe de direction de l’enquête sur l’attaque à la bombe des tours de Khobar, dont ben Laden serait responsable. La NIMA, créée en 1996, a pour rôle de produire et fournir des images recueillies par les satellites-espions du NRO et destinées à « renseigner les forces militaires du pays ». CNN décrit la NIMA en ces termes : « Elle espionne les terroristes et les États voyous, guide les avions de chasse jusqu’à leurs cibles et aide les équipes de secours après les désastres, tout ceci grâce à une technologie de pointe. »

James R. Clapper

Les zones d’impact des avions

Le NIST montre qu’il existe une incroyable corrélation entre les étages dont les protections ignifuges ont été remises en état peu avant le 11-Septembre, entre 1997 et 2000, et les zones percutées par les avions. Dans le rapport NCSTAR 1-6A, page xxxvii et page 20 on y précise quels étages furent remis en état. Page lxxi, le NIST explique qu’il s’agit de « 18 étages pour le WTC1, comprenant les étages où l’avion s’est encastré et où les incendies se sont développés » et « 13 étages pour le WTC2, bien qu’aucun de ceux-ci n’ait été directement touché par l’avion ou les incendies. » Le NIST se contredit plus loin puisqu’il explique dans le NCSTAR 1-6 pages lxvii-lxix que quelques étages du WTC2 remis en état ont subi l’impact de l’avion et les incendies, surtout pour le 78e étage.

Pour le WTC1, les étages correspondent exactement. Notons aussi que plusieurs des étages de cette même zone semblent avoir cédé simultanément. Pour le WTC2, il apparait que c’est au sud-est de l’étage 78 que les travaux ont été les plus importants, c’est-à-dire exactement à l’endroit où l’avion a pénétré la tour. Dans son tableau, le NIST liste également l’étage 85 comme étage renforcé. Se pourrait-il alors que d’autres étages entre le 78e et le 85e aient été également renforcés ? La coulée de métal fondu provenait des étages 81-82, peut-être ont-ils été renforcés eux aussi ?

Le NIST explique également que « l’épaisseur moyenne [de protection ignifuge] mesurée à partir de 356 relevés est de 6,35 cm avec un écart de 1,5 cm. »Plus loin, on trouve que « plusieurs épaisseurs moyennes présentées dans le tableau 4-2 sont égales ou supérieures à 8,9 cm. Aucune photographie des étages remis en état n’est disponible afin de montrer l’apparence d’une telle épaisseur moyenne pour les couches deSFRM. »C’est la même chose pour le 94e étage du WTC, avec une couche de plus de 10 centimètres. La valeur exigée pour la remise en état était de 3,8 cm seulement, et de 1,9 cm seulement au moment de la construction des édifices.

La zone d’impact de la Tour Nord (WTC1) : Marsh & Mc Lennan

Comme nous l’avons vu, le WTC1 a été impacté entre les étages 93 et 99, c’est-à-dire au niveau de la zone qui avait été rénovée peu avant le 11-Septembre. Un seul locataire occupait l’ensemble de ces étages, il s’agit de Marsh & McLennan (Marsh) qui, à cette époque, était la plus grande société de courtage d’assurance au monde. Au cours de la période allant de 1993 à 2000, Marsh avait apporté plusieurs modifications à ces étages, en plus des mises aux normes de  l’ignifugation mentionnées ci-dessus. Le NIST explique qu’en 1998, Marsh avait apporté des modifications sur le côté sud du 94e étage. Cette même année, l’autorité portuaire de New York(la PANYNJ) avait aidé Marsh à démolir les étages 95-98 afin d’en reconstruire les systèmes d’alarme incendie et le système d’extinction automatique. Marsh fit des modifications supplémentaires à l’étage 95 pendant l’année 2000.

Les mises aux normes de l’ignifugation sur les étages 93 à 100 furent réalisées entre août et novembre de l’année 1998, à l’exception de celles concernant le 94e étage qui avaient été faites en décembre 1996.

Depuis 1999, le directeur de Marsh était Jeffrey Greenberg. Celui-ci était membre de la Brookings Institution, de la Commission trilatérale, et le fils du président de l’American International Group (AIG), Maurice Greenberg.  À la Brookings Institution, Greenberg avait rencontré Lee Hamilton, le coprésident de la Commission sur le 11/9 ainsi que l’Irakien Nemir Kirdar Amin, directeur général d’Investcorp, une société fondée par le Saoudien Abdullah Taha Bakhsh et en lien avec la BCCI (Bank of Credit and Commerce International). Au début des années 90, la BCCI fit l’objet d’une vaste enquête pour blanchiment d’argent et  financement du terrorisme et elle fut finalement fermée par la Banque d’Angleterre en 1992.

Stephen Friedman, directeur de Marsh

Des personnes très puissantes travaillaient à la haute direction de Marsh. Il s’agissait entre autres de Stephen Friedman, directeur supérieur chez Marsh Capital et ancien associé de Goldman Sachs, qui devint plus tard le principal conseiller économique de George W. Bush. Friedman était également membre de la Brookings Institution, du groupe Bilderberg, du Conseil consultatif des Renseignements étrangers (Foreign Intelligence Advisory Board), et membre du Conseil chez In-Q-Tel, l’entreprise d’investissement fondée par la CIA en 1998. D’après son site internet,  In-Q-Tel avait investi dans des technologies de pointe liées à la Défense et au Renseignement, incluant les nanotechnologies et les technologies chimiques.Friedman, par le biais de l’université Cornell, appartenait à une société secrète nommée Quill and Dagger. Paul Wolfowitz, Sandy Berger et Stephen Hadley en étaient également membres. Wolfowitz, le secrétaire néo-conservateur adjoint à la Défense de l’Administration Bush, fut l’auteur en 1992 de la « doctrine Wolfowitz » sur la guerre préventive. Il était également membre du PNAC, qui avait anticipé une « surprise de type Pearl Harbor » plusieurs mois avant le 11-Septembre et s’était entretenu avec le général Mahmoud Ahmed de l’ISI pakistanais la semaine précédant les attaques.

Berger, Conseiller à la Sécurité nationale du Président Clinton, fut plus tard pris en train de sortir illégalement des documents d’enquête inaccessibles pour les étudier dans le cadre de la Commission d’enquête sur le 11-Septembre. Berger était également le supérieur de Richard Clarke, chef du contre-terrorisme à la Maison Blanche. Avec Hadley, il était l’adjoint de Condoleezza Rice, chargé de retarder ou d’entraver les plans de Clarke pour arrêter Al-Qaïda en janvier 2001.Craig Stapleton, le cousin par alliance de George W. Bush, fut président de Marsh Real Estate Advisors de 1982 à 2001. Cette division était chargée de négocier les baux des bureaux de Marsh aux États-Unis, au Canada et en Europe. Il fut un temps copropriétaire avec George W. Bush de Texas Rangers, un établissement d’investissement spectaculaire. En 1997, Stapleton faisait partie du Conseil d’administration de Cendant, qui fut inculpée en 1998 pour une importante fraude comptable. À l’époque, le président de Cendant était Henry Silverman, ancien partenaire du groupe Blackstone et plus tard vice-président de l’autorité portuaire de New York(PANYNJ). Stapleton se joignit à Winston Partners, une société privée d’investissement fondée en 1993 que dirigeait le frère de George W. Bush, Marvin Bush. Le 11/9, le vice-président de Marsh était Mathis Cabiallavetta. Bien que Cabiallavetta ait été membre du Conseil d’administration de Marsh de 1993 à 2000, il avait pris son poste de vice-président en 1999 après avoir été président de l’Union de banques suisses (UBS) de 1996 à 1998. Cette même UBS avait renfloué la société Harken Energy de George W. Bush en 1987 avec l’aide du milliardaire Jackson Stephens.

Paul Bremer PDG de Marsh Political Risk Practice

Le 11-Septembre, Paul Bremer était le PDG de Marsh Political Risk Practice, il avait un bureau dans la Tour Sud. Après les attaques, il a été interviewé à la télévision par NBC et affirma qu’ Oussama ben Laden était responsable des attaques, et que l’Irak et l’Iran y avaient peut-être également participé. Il avait demandé la réponse militaire la plus sévère qui soit.  Au mois d’octobre 2001, Bremer allait devenir le chef de la direction d’une nouvelle division de Marsh, Marsh Crisis. Fait intéressant, Bremer, diplômé de Yale, avait travaillé sur le Rapport national sur le terrorisme. Auparavant, il avait été directeur général de Kissinger Associates. D’après un rapport du Sénat, Kissinger Associates avait eu un certain nombre de réunions avec des représentants de la BCCI dans les années 80 et au début des années 90, il avait refusé de fournir les documents demandés par les enquêteurs du Sénat.Bremer avait également été membre du Conseil d’administration d’Akzo Nobel, lié à International Paint, une entreprise qui produisait l’application d’ignifugation pour gratte-ciel, Interchar. Bremer était membre du Conseil consultatif international pour la société minière et de machines japonaise, Komatsu. À l’époque, Komatsu avait été impliquée dans un accord de partenariat commercial avec Dresser Industries, une compagnie de renseignements sous couvert de services pétroliers. Prescott Bush père et George HW Bush Sénior avaient fait leurs débuts avec Neil Mallon, la division minière de Komatsu-Dresser qui avait fonctionné de 1988 à 1997. En juillet 1996, elle avait breveté un dispositif de démolition aluminothermique capable de « démolir une structure en béton avec une très grande efficacité, tout en empêchant le problème secondaire du au bruit, à la poussière et aux résidus en suspension, etc. » Dresser Industries fusionna avec la société du vice-président Richard Cheney, Halliburton, en 1998. Bremer a quitté Marsh en 2003 pour occuper le poste de Gouverneur en Irak, où il fut l’objet de nombreuses critiques.

La zone d’impact de la Tour Sud : Baseline, Fuji, AON Corp.

Le WTC2 a lui, été impacté entre les étages 78 et 83, dans l’angle sud-est de l’édifice. Dans la zone d’impact, les services financiers de Baseline étaient situés aux étages 77 et 78, la banque Fuji occupait les étages 79 à 82, enfin AON Corporation se trouvait au 83e étage.

Baseline était dirigée par Joseph Kasputys, réputé pour ses relations avec les plus hauts niveaux du gouvernement ainsi qu’avec les industries de la Défense et de Renseignement. Kasputys avait travaillé de 1972 à 1977 pour les ministères du Commerce et de la Défense.  Sous Nixon, il avait également été directeur adjoint du groupe de travail de la Maison Blanche chargé de s’occuper de l’embargo pétrolier arabe de 1973. Il avait aussi contribué à la création du ministère de l’Énergie. De 1977 jusqu’à au moins 1997, les liens unissant Kasputy au ministère de la Défense sont intéressants si l’on considère que le DOE développait des dispositifs d’allumage de la thermite dès 1983. En outre, les laboratoires nationaux travaillant pour le ministère de la Défense avaient développé la nanothermite à la fin des années 1990.

Kasputys était également membre de l’Institut de gestion de la logistique (LMI), qui compte parmi ses membres Paul Kaminski, de In-Q-Tel et de General Dynamics, Charles DiBona de Halliburton, le membre de l’association secrète des Skulls and Bones Samuel Joseph Nye, et Michael Daniels, de Science Applications International Corporation (SAIC). LMI avait proclamé que son rôle était  de « faire avancer la science du gouvernement. » Kasputys avait été également directeur de Primark Corporation de 1987 à 2000. Primark possédait Triad International Maintenance Company (TIMCO), une société qui, entre autres, modifiait les Boeing 757 et 767. Primark possédait également Analytic Sciences Corp (TASC), une société de sécurité et d’espionnage, société qui était sous contrat du ministère de la Défense. En tant que directeur général du World Markets Research Centre, Kasputys avait prédit en 2003 que les États-Unis étaient le pays cible à plus haut risque du terrorisme, et qu’ « un autre attentat du style 11-Septembre aux États-Unis est hautement probable. » Le NIST montre que Baseline  a modifié l’angle sud-est du 78e étage en 1999, à l’endroit exact où l’avion a frappé la tour le 11-Septembre.

Le locataire qui occupait les étages 79 à 82, juste au-dessus de Baseline, était la Fuji Bank. Fuji avait modifié le centre du 78e étage en 1998, le mur est du 80e étage en 1999, des parties inconnues de l’étage 80 en 2001, et l’angle sud-est du 82e étage en 1997.

Avant l’année 2000, la Fuji Bank était la deuxième plus grande banque du Japon. Les investisseurs les plus importants de Fuji étaient Union CarbideMobil Oil et Raytheon. En 1996, Yasuda Trust devenait une filiale de Fuji et en septembre 2000, Fuji fusionnait avec la Dai-ichi Kangyo Bank (DKB) et la Banque internationale du Japon (IBJ), pour former la plus grande banque du monde sous le nom de Mizuho Holdings. La deuxième banque la plus importante à l’époque était la Sumitomo Mitsui Banking Corp, créée en octobre 1999. La fusion de la Fuji Bank signifiait que le 11-Septembre, par le biais de DKBMizuho Holdings contrôlait non seulement les entreprises dans la zone d’impact de la Tour Sud, mais aussi celles situées aux étages 48 à 50 de la Tour Nord.

Toru Hashimoto, président de la Fuji Bank, était aussi de la Deutsche Securities Limited Direction de Tokyo et est actuellement, avec Norman Augustine, au conseil d’administration de la Deutsche Bank. Augustine, également PDG de Lockheed Martin, fut le fondateur d’In-Q-Tel et membre du conseil de Riggs National, l’entreprise bancaire de Jonathan Bush, l’autre frère de George HW Bush. En 2004, le New York Times a révélé que des comptes de l’Arabie Saoudite à la Riggs faisaient l’objet d’enquêtes pour blanchiment d’argent et pour le financement possible des terroristes du 11-Septembre.

C’est la Deutsche Bank et ses filiales qui ont été identifiées comme étant impliquées dans les délits d’initiés liés aux attentats du 11/9. La personne la plus intéressante dans ces opérations était A.B. Krongard, le chef de la direction d’Alex Brown, et conseiller de George Tenet à la CIA. De 2001 à 2004, Krongard fut le directeur exécutif de la CIA.

Un autre acteur important était Wolfgang Demisch, directeur général d’Alex Brown de 1993 à 1998, directeur général chez UBS Securities de 1988 à 1993, et membre du conseil chez SAIC.

Au 83e étage de la Tour Sud se trouvait AON Corporation, une société concurrente de Marsh, basée à Chicago. Aujourd’hui, le Général Richard Myers, chef d’État-Major le 11-Septembre, est administrateur chez Aon. Mais le 11-Septembre, le personnage le plus intéressant qui travaillait pour Aon était Jim Pierce, un cousin de George W. Bush. Jim Pierce, gérant d’Aon, avait organisé une réunion au 105e étage de la tour sud pour le 11/9 au matin. Bien que sur les douze personnes présentes à la réunion dans la Tour Sud, onze d’entre elles aient péri, Pierce survécut. Au cours de la nuit précédente, le lieu de la réunion avait été modifié pour l’Hôtel du Millénaire d’où Pierce put regarder la Tour Sud tandis que l’avion la percutait. Apparemment, tous les participants à la réunion n’avaient pas été informés de ce changement de lieu.

Les zones d’impact des avions

Corrélation entre les étages mis à jour et les étages impactés

Des exercices de simulations… copier-coller de la réalité

Après le 11-Septembre on a souvent pointé du doigt le fait que des exercices militaires menés avant le 11-Septembre avaient un scénario extraordinairement similaire à ce qui s’est déroulé durant les attentats. Par exemple, peu après que le New Yorker eut expliqué que « ces dernières années, le gouvernement a planifié et conduit des simulations d’attaques terroristes, y compris des scénarios où se produisaient des détournements d’avion multiples, » USA Today précisa : « les deux années qui ont précédé le 11-Septembre, le NORAD a mené des exercices de simulation (…) portant sur des avions de ligne détournés pour s’en servir comme armes en les crashant sur des cibles et causer de nombreuses pertes. L’une des cibles envisagées était le World Trade Center. » Bien que les informations à ce sujet soient assez parcellaires, nous pouvons cependant retrouver des témoignages et des documents indiquant que des simulations de crash aérien avaient eu lieu, ou devaient avoir lieu peu de temps avant ou après le 11-Septembre. Bien que d’autres éléments relatifs aux exercices soient dignes d’intérêt, attardons-nous ici sur le World Trade Center et sur le Pentagone.

Paul Wolfowitz

Notons que le secret et le peu d’informations disponibles autour de ces exercices sont dus au fait que ces informations sont classées top secret et que les personnes impliquées sont tenues au secret défense. En effet, prétendument à cause de l’état d’urgence nationale décrétée par le Président Bush suite aux attaques, Paul Wolfowitz, le sous-secrétaire à la Défense, a publié en octobre 2001 une note s’adressant aux responsables du ministère de la Défense, exigeant un haut niveau de discrétion. Il a exhorté que « les fonctionnaires du ministère de la Défense, de même que les personnes travaillant pour d’autres organismes en relation avec le ministère, fassent preuve d’une grande prudence quant à l’évocation d’informations concernant les activités du ministère, indépendamment de leur devoir. Ne menez pas de conversations dans lesquelles vous évoqueriez votre activité, que ce soit dans des lieux publics, sur le trajet vers votre lieu de travail, ou par des moyens électroniques non sécurisés. Les informations classifiées ne peuvent être évoquées que dans des espaces autorisés et avec des personnes ayant une raison spécifique d’en prendre connaissance et détenant une autorisation spéciale. Il se peut que les informations non classifiées requièrent une attention particulière, car elles peuvent souvent être recoupées et ainsi révéler des conclusions sensibles. La majeure partie des informations concernant les opérations menées par le ministère de la Défense doivent rester à l’abri d’une évocation publique de par leur caractère sensible. En cas de doute, ne parlez pas, ou n’évoquez pas d’informations officielles avec d’autres personnes que des fonctionnaires du ministère. »

New York

Le Pentagone préparait un exercice de crash aérien au World Trade Center deux jours après le 11-Septembre. Les préparatifs de cet exercice étaient cependant en cours à peu près une semaine avant le 11-Septembre. L’existence de cet exercice a été révélée par le Major général Peter Chiarelli. Chiarelli avait été nommé directeur des opérations pour l’armée un mois seulement avant les événements, il travaillait pour le Centre des opérations militaires (AOC) du Pentagone. Chiarelli rapporte dans un interview en février 2002 qu’une fois en poste, il avait « prévu de réaliser un exercice pour l’Équipe d’Action de Crise (CAT). » Il précise qu’ « au cours de discussions de préparations, au sujet de ce poste, on m’a appris que cette équipe n’avait été mise en place pour aucun rôle majeur, à l’exception d’un exercice, et ce, sur une période de 10 ans. » Ainsi, il demanda aux membres de son équipe de préparer un exercice pour la CAT, qu’il prévoyait pour le 17 septembre. Le Brigadier général Clyde Vaughn, l’historien du Centre de l’Armée de l’Histoire militaire Stephen Lofgren indique que l’exercice en question était prévu le 13 septembre.

Chiarelli a également expliqué que le personnel militaire de la cellule d’urgence de l’AOC avait pour mission d’élaborer une nouvelle procédure standard des opérations (SOP) après un événement provoquant d’importantes pertes humaines. Chiarelli rapporte qu’environ une semaine avant le 11-Septembre,  un de ses collègues, Robby Robinson, ainsi que deux autres officiers « entrèrent pour me donner des détails de cette nouvelle SOP de type « importantes pertes humaines. » » Au cours de cette rencontre, les hommes se sont concertés et ont finalement décidé que la SOP en question serait le fil directeur de la préparation de crise, Chiarelli explique qu’ils décidèrent que « nous utiliserions directement cette SOP comme le fil directeur de l’exercice. » Chiarelli rajoute : « La chose vraiment surprenante au sujet de cette nouvelle procédure, c’était que le scénario consistait en le crash d’un avion sur le World Trade Center. » Chiarelli aurait dit à ses collègues : « He bien, non seulement c’est une bonne procédure et un bon scénario, mais en même temps, nous devrions en faire un exercice pour vraiment en faire quelque chose d’utile. » Selon Chiarelli, « Nous avons alors décidé d’utiliser un scénario semblable pour conduire l’exercice. »

Notons à propos que l’AOC dont Chiarelli avait la charge est située dans les sous-sols du Pentagone, deux niveaux sous le parking. Le centre joue un rôle primordial. En effet, « des informations cruciales circulent au sein de ce site de haute sécurité, le personnel de l’AOC – tous ou presque en uniformes – travaille jour et nuit pour tenir les plus hauts responsables de l’armée au courant des problèmes et des événements sur toute la surface du globe, leur permettant de prendre immédiatement des décisions critiques. » Chiarelli décrit l’AOC comme étant « le centre de commande et de contrôle de l’Armée. » Le 11-Septembre, les responsables de l’Armée s’y sont réunis pour faire face aux attaques terroristes. L’Équipe d’Action de Crise, dont les membres devaient participer à l’exercice de Chiarelli, a été activée en réponse aux attaques contre le WTC. Chiarelli dit alors qu’il l’avait mise en action « pour répondre à l’urgence à New York si les responsables fédéraux et locaux en faisaient la demande. » Il rajouta qu’il avait anticipé que « le désastre du World Trade Center nécessiterait de considérables opérations de secours, de lutte contre l’incendie et de sauvetage. »

Plusieurs éléments nous amènent à penser qu’un exercice était prévu le 11-Septembre même. (1) Par le plus grand des hasards, l’étage 97 de la tour sud organisait un exercice d’évacuation le 11-Septembre pendant la matinée. Cet exercice, qui avait débuté avant 8h dans la matinée, simulait un incendie rendant l’étage 97 inaccessible. (2)  Deux signaux de détresse ont été émis respectivement deux et quatre minutes avant les deux crashs contre le World Trade Center, alors qu’ils auraient bien évidemment dû l’être au moment précis des impacts. En effet, ces radios-balises de détresse à bord des avions ne peuvent pas être déclenchées manuellement, et ne s’activent qu’en cas de choc violent. Le fait d’avoir un avion dans la zone de New York dont la balise de crash se déclenche accidentellement juste avant que le Vol 11 ne percute le World Trade Center, puis une autre d’un autre avion dans cette  même zone qui s’active elle aussi accidentellement quelques instants avant le crash du Vol 175, constituerait une coïncidence tout simplement trop incroyable pour être vraisemblable, cette anomalie signifie-t-elle qu’un exercice simulait un crash aérien au moment même des attentats ? (3) Tripod II était un exercice de guerre biologique réalisé conjointement par le ministère de la Justice et la ville de New York; il était prévu pour le 12 septembre 2001 et ne se déroula pour ainsi dire jamais. Cet exercice a-t-il un lien avec les attentats ? (4) Le fait que d’après la Commission d’enquête les contrôleurs aériens aient rapporté qu’un vol AA11 fantôme était toujours en vol plusieurs minutes après le crash suggère-t-il qu’une incrustation radar servait à camoufler le véritable avion ? (4) Autre élément curieux, un employé de la FAA chargé des suivis radars a rapporté que le premier appareil qui s’est écrasé contre le World Trade Center était un hélicoptère parti de l’aéroport de Poughkeepsie à 8 h 03 et qui aurait frappé la tour à une vitesse de 296 km/h à 8 h 28, soit vingt minutes avant les véritables attaques. L’employé affirme avoir contacté la tour de contrôle de l’aéroport qui lui aurait confirmé qu’un de leurs appareils était effectivement parti vers New York et que sa vitesse était conforme à la vitesse de l’appareil ayant frappé le World Trade Center. D’après la FAA, l’hélicoptère serait arrivé à New York « 20 minutes en avance, » donc son heure d’arrivée prévue était 8h48, soit l’heure exacte du crash du premier avion. Est-il possible que cette anomalie soit due à un exercice de crash aérien contre le WTC ? Même dans le cas contraire, pourquoi a-t-on repéré un hélicoptère qui se serait crashé contre le WTC vingt minutes avant les événements alors que l’heure d’arrivée prévue de cet hélicoptère coïncidait à la minute près avec le crash du premier avion contre la tour nord ?

Washington

Dès fin octobre 2000, les militaires du Pentagone prévoyaient un exercice, Pentagon Mass Casualty [nombreuses victimes au Pentagone], qui simulait le crash d’un avion commercial contre le Pentagone, totalisant 341 victimes. Cet exercice fut le premier à être évoqué dans une publication militaire, dans un article que le Daily Mirror a décrit comme « reflétant quasiment ce qui s’est réellement produit » le 11-Septembre. Le deuxième exercice s’est déroulé en mai 2001. Un médecin a expliqué plus tard que la réaction du ministère de la Défense aux attaques du 11-Septembre « avait été facilitée grâce au fait que le personnel médical avait participé à un exercice en mai, qui se basait sur le crash d’un Boeing 757 détourné qui se serait crashé contre le Pentagone. » La clinique DiLorenzo Tricare Health et la clinique Air Force Flight Medecine, toutes deux situées à l’intérieur même du Pentagone, ont participé à l’exercice. Les docteurs James Geiling et John Baxter ont plus tard expliqué que cet exercice les avait préparés à faire face à la tragédie le 11-Septembre. Le lieutenant-colonel John Felicio, sous-directeur de la clinique DiLorenzo Tricare Health a expliqué : « Nous avons su faire face aux événements grâce aux deux exercices MASCAL que nous avons préalablement effectués conjointement avec l’administration et le personnel de la clinique. En fait, c’était plutôt sinistre, le scénario des exercices MASCALS ressemblait vraiment à ce qui s’est réellement passé. Le scénario des deux exercices se basait sur le crash d’un avion dans la cour intérieure du Pentagone. » Le troisième exercice eut lieu en août 2001, un mois seulement avant le 11-Septembre. Il s’agissait une nouvelle fois d’un scénario impliquant un grand nombre de victimes, ainsi que l’évacuation du bâtiment. Comme nous venons de le voir, les exercices d’entraînement au Pentagone qui se sont déroulés avant le 11-Septembre impliquaient en général la simulation d’un crash d’avion sur le bâtiment. Mais se pourrait-il qu’un autre exercice du même genre ait été prévu pour se dérouler le 11-Septembre même ? Plusieurs éléments nous amènent à le penser.

En dépit de leur discrétion, comme le note Matthew Everett, la mise en relation des éléments résumés ci-après laisse penser qu’un exercice impliquant le crash d’un avion sur le Pentagone était prévu le 11-Septembre : (1) Comme nous l’avons vu plus haut, le capitaine de vaisseau Charles Leidig Jr prit la place d’adjoint du chef des opérations de l’état-major seulement deux mois avant le 11-Septembre et le 10 septembre, le général de Brigade aérienne W. Montague Winfield, chef des opérations du NMCC, demanda à Leidig de le remplacer le 11-Septembre. Aucune explication ne fut donnée pour expliquer pourquoi cette situation s’était produite. Cependant, comme le suggère Everett, on pourrait émettre l’hypothèse (ou l’excuse donnée) que Leidig avait besoin de s’exercer en tant qu’adjoint du chef des opérations lors d’un exercice d’entraînement. (2) Les témoignages d’urgentistes du Pentagone laissent penser qu’un exercice MASCAL (Mass Causalty [lourdes pertes]) était préparé pour avoir lieu le 11-Septembre. Par exemple, le sergent Matthew Rosenberg, médecin au Pentagone dans la clinique DiLorenzo Tricare Health, explique : « On avait presque terminé le MASCAL. Croyez-le ou non, la veille de la catastrophe, j’étais au téléphone avec le FBI et nous discutions de la manière de prendre les mesures nécessaires, de qui était responsable des interventions médicales, de qui fait ceci ou cela, nous avons parlé de tout cela pendant un long moment et il m’a bien aidé. Et le lendemain, pendant l’accident, je l’ai vu, il était là, sur les lieux de l’accident ce jour-là. » D’après le commandant Lorie A. Brown, infirmière en chef de la clinique DiLorenzo Tricare, le 11-Septembre au matin, « En fait, nous avions notre équipement pour les exercices MASCAL déjà en place, car on effectuait un inventaire. Donc notre équipement était par hasard au bon endroit au bon moment ce jour-là. C’est juste une coïncidence. C’est juste incroyable que les choses arrivent comme ça des fois. »

Comme nous l’avons vu plus haut, trois précédents exercices du Pentagone comprenaient la simulation du crash d’un avion sur le bâtiment. Tôt le matin même de l’attaque, Matthew Rosenberg se serait trouvé « au fond du 8e couloir » au Pentagone, « par chance en train d’étudier pendant une heure entière un nouveau plan d’organisation du service médical pour faire face au crash d’un avion sur le bâtiment. » Peut-être étudiait-il ce plan pour se préparer à un exercice qui devait avoir lieu plus tard dans la journée ? (3) Au moins deux bases militaires situées non loin du Pentagone menaient un exercice concernant des attaques terroristes ou des crashs d’avions le 11-Septembre au matin. A Fort Belvoir, à une vingtaine de kilomètres du Pentagone, les militaires organisaient un exercice de « contrôle de la garnison, » dont le but était de « tester la sécurité sur la base en cas d’une attaque terroriste. » Au centre d’éducation de Fort Myer, une base située à un peu plus de 2 kilomètres au nord-ouest du Pentagone, des pompiers participaient à un « exercice d’entraînement se basant sur le crash d’un avion » et un « exercice d’entraînement d’une semaine sur les interventions en milieu extérieur. » D’après le responsable Don Arias, officier chargé des Affaire publiques, « C’est tout à fait habituel, lors des exercices, d’être en situation la plus réelle possible. C’est pourquoi, quelquefois, plusieurs organismes participent au même exercice pour des raisons différentes. » Se pourrait-il que l’exercice d’antiterrorisme de Fort Belvoir ait été prévu comme faisant partie d’un scénario impliquant le crash d’un avion sur le Pentagone ? Après tout, le service anti-incendie de Fort Myer est responsable de la station de pompiers située au niveau de l’héliport du Pentagone, située à 45 mètres de l’endroit où le bâtiment fut frappé le 11-Septembre.

Autre élément curieux, cinq minutes avant le crash sur le Pentagone, le NRO, organe du Pentagone, à 35 km de là, simulait un crash d’un avion à 9 h 32 sur son bâtiment principal. Des détails importants sur cet exercice mené par le NRO depuis le centre de l’agence à Chantilly en Virginie sont révélés dans un document obtenu par la Commission d’enquête sur le 11-Septembre. Le document en question, intitulé « Early Morning Flight Activity September 11, 2001 » [Activité aérienne le matin du 11 septembre 2001]. Le document officiel décrit la scène : « De nombreux morceaux de l’avion touchèrent les portions externes du bâtiment, répandant du carburant. Les dernières sections de l’épave étaient éparpillées autour de la porte d’entrée entre les tours 1 et 2. Le carburant était en feu, incontrôlable, autour des mâts à drapeau. Il y a un certain nombre d’employés du NRO blessés ainsi que des morts. » Certaines cages d’escaliers et sorties du siège du NRO allaient être fermées afin de simuler les dégâts de l’accident, forçant ainsi les employés à trouver d’autres moyens pour évacuer leur bâtiment. Le document révèle en outre que l’exercice comprenait de nombreux éléments « accessoires, » tels que des appels ou d’autres actions qui l’auraient rendu plus réaliste à ceux qui y participaient. Il était également prévu qu’un générateur de fumée serait mis en marche afin de simuler le feu résultant du crash. À 9 h 32, de nombreux appels téléphoniques devaient arriver de personnes rapportant des feux à divers endroits du bâtiment. À 9 h 34, après que quelqu’un ait rapporté qu’un petit avion civil s’était écrasé, le personnel du NRO avait pour instruction de quitter le bâtiment.Nous ne pouvons que nous étonner que l’exercice soit parfaitement parallèle au modus operandi de l’attentat du Pentagone jusqu’au générateur de fumée destiné à simuler le carburéacteur. La seule fumée noire caractéristique observée au Pentagone, le 11-Septembre, émanait justement d’un générateur diesel opportunément percuté par l’aile droite de l’appareil. L’ASCE et l’Arlington County soulignent dans leurs rapports qu’aucune trace de carburéacteur n’a été découverte dans l’enceinte du bâtiment. De plus, le début de cet exercice NRO coïncide avec l’apparition de l’écho radar non identifié, repéré par les contrôleurs de l’aéroport de Dulles cinq minutes avant le crash sur le Pentagone.

Autres éléments suspects

Ces exercices à New Yorket Washington ne sont pas les seuls éléments suspects qui pourraient nous amener à conclure à un détournement des exercices militaires pour les transformer en véritables attentats. Voici quelques autres éléments suggérant que cette hypothèse n’est pas à exclure.

  • Un réseau de communication sophistiqué appelé SRAS et géré par une petite agence du nom de National Communications System (NCS) a été activé le 10 septembre 2001, la veille des attentats. Ce réseau était destiné à être utilisé en cas d’extrême urgence pour assurer la continuité du pouvoir, situation prévue depuis les années 80 dans le cadre d’un plan secret « Continuity of Governement » (COG). Ainsi, 24 heures avant les attentats du 11-Septembre, tout était prêt pour faire face à un événement catastrophique tel qu’une attaque terroriste majeure sur le sol des États-Unis. Comme l’indique Matthew Everett : « Un réseau de secours bien particulier permettant au gouvernement et aux agences militaires de continuer de communiquer en situation d’urgence fut « miraculeusement » remis en route la veille du 11-Septembre, et était donc déjà opérationnel quand les attaques se sont produites à New York et au Pentagone. Le Special Routing Arrangement Service (SRAS) fut, pour des raisons inconnues, activé en « mode exercice » le 10 septembre 2001, et était donc prêt à être utilisé le lendemain, quand survint une urgence comme celles pour lesquelles il avait été conçu. »
  • Les faux échos et tracés radars issus des simulations de guerre ne se sont pas arrêtés au moment des attaques réelles à New York et Washington, alors que plusieurs responsables ont déclaré qu’on les avait stoppés immédiatement. Everett s’interroge : « Le fait que des personnes-clefs du NEADS et du Centre des opérations du NORAD aient vu de fausses informations s’afficher sur leurs écrans radars tout au long des attaques du 11/9, soulève des questions cruciales qui doivent encore être investiguées. Nous devons savoir qui était responsable de la transmission vers les écrans radars des « données simulées de l’exercice ».  On nous a dit qu’il existait une « équipe pour les simulations »  travaillant au NEADS le matin du 11-Septembre. Était-ce cette équipe qui envoyait les fausses données ? Si c’est le cas, qui étaient ses membres ? Pourquoi ont-ils poursuivi la simulation quand il aurait dû être évident qu’une véritable crise dans le monde réel avait lieu ? Et pourquoi leurs supérieurs ne leur ont-ils pas ordonné de stopper la transmission des fausses trajectoires ? »
  • Parmi les 5 niveaux d’alerte possibles (Normal, Alpha, Bravo, Charlie et Delta) du système informatique de la Défense US, c’est celui le plus bas (Normal) qui a été positionné à peine 24 heures avant les attentats du 11/9. En effet, aux environs de 21 heures le 10 septembre – soit moins de douze heures avant que les attaques ne débutent – l’armée américaine a abaissé son niveau d’alerte « Infocon » à son plus bas niveau, prétendument à cause d’une « baisse de la menace d’attaques des réseaux informatiques. » Le système Infocon est conçu comme « un dispositif structuré et coordonné de défense et de réaction aux attaques contre les systèmes et réseaux informatiques du Département de la Défense. » Le Général Ralph Eberhart, commandant du NORAD (North American Aerospace Defense Command) était responsable de la diffusion [des  niveaux] d’Infocon à l’armée américaine, et il était donc probablement responsable de l’abaissement du niveau d’alerte le 10 septembre.

Conclusion

Comme nous venons de l’entrevoir, le 11-Septembre représente à la fois une tragédie et un incroyable tissu de coïncidences pour la plupart extrêmement étranges, que pourrions aller jusqu’à qualifier de faisceau de présomptions envers un certain nombre de personnes-clés citées. Qualifier ces centaines d’éléments fort curieux sur le 11-Septembre de « purs hasards » ou de « simples coïncidences » défie l’entendement. Nous avons abordé quelques-uns de ces éléments dans cet article, mais bien d’autres restent encore à explorer comme le fait qu’un exercice du NORAD un an avant le 11/9 simulait un pilote essayant de crasher son avion contre un gratte-ciel de New York : le siège des Nations unies ou  les « jeux de guerres » du NORAD le jour même du 11-Septembre, sans oublier que quatre mois avant les événements, la ville de New York organisait des exercices pour réagir à des incendies d’immeubles, des crashs d’avions et même des effondrements de bâtiments ! ou encore que le 30 août, le ministère des Transports organisait un exercice au cours duquel les participants passaient des coups de téléphone portable et dont l’une des participantes déclarera plus tard que « c’est très étrange que 12 jours plus tard (…) tout ceci soit devenu la réalité ».

Comme le souligne le journaliste d’investigation Eric Laurent qui a longuement enquêté sur l’administration Bush et le 11-Septembre : « Existe-t-il un avant et un après 11-Septembre ? L’événement a-t-il marqué l’avènement d’un monde nouveau comme le pensent de nombreux observateurs ? Si tel est le cas, ce tournant radical s’est bâti sur une série de mensonges d’une gravité inouïe. » Plus loin, Laurent écrit : « En fouillant dans les zones d’ombre entourant le 11-Septembre (…) le parallèle avec un autre événement historique s’imposait : l’assassinat du président Kennedy. Dans ces deux tragédies, tout semble avoir été fait pour interdire l’accès à la vérité. Telle est la conclusion à laquelle je suis arrivé. J’avais lu le rapport Warren et je l’ai comparé à celui de la commission d’enquête sur le 11-Septembre. Le premier évoquait la plupart des hypothèses, pour les réfuter, le second ne prend même pas cette peine. Il ignore complètement tous les faits troublants, les contradictions et les mensonges avérés. L’assassinat [sic] du président américain en 1963 demeure un mystère entouré de mensonges ; le 11-Septembre, lui, reste un ensemble de mensonges, entouré de mystère. »

Ainsi, 10 ans après les événements, il convient plus que jamais de mettre en place une enquête internationale indépendante et exhaustive sur cette « série de mensonges d’une gravité inouïe.  »

Kikujitoh pour ReOpen911 , Publié en Mai 2011

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Suivre le documentaire Contre enquête sur le 11 septembre 2011 en cliquant ici

Libye: l’opération psychologique de l’OTAN s’effondre, Kadhafi sort une nouvelle fois vainqueur

Une fois de plus un Kadhafi défiant et résolu sort vainqueur de ce bras de fer avec la force toute puissante de l’OTAN, qui inclut une campagne meurtrière de bombardements, suivie par le soutien au sol des forces spéciales de l’OTAN, incluant des militaires des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne de la France et du Qatar, qui ont appuyés les bandits d’Al Qaïda qui avaient investis Tripoli ce week-end.

Les « illustres » agences de presse du gouvernement qatari Al Jazeera ont été exposées, jusqu’aux fraudes maintenant exposées au grand jour de CNN, BBC, Reuters, AP, AFP, qui ont été prises la main dans le sac à perpétrer une campagne de propagande de guerre concertée afin de vaincre la résistance psychologique du peuple libyen, surtout celui de Tripoli. (légende le la photo sur l’article original): Photo prise cette nuit du fils de Kadhafi Saif Al-Islam, qui avait été « confirmé » capturé et prêt à être transféré à cette cour pénale illégale internationale; il est en fait bien libre et mène les efforts de repousser les assassins d’Al Qaïda soutenus par l’OTAN de Tripoli.

Des rapports que le fils de Kadhafi Saif Al-Islam avait été capturé par les rebelles libyens, ont émané des agences médiatiques partiales et cette information qui fut « confirmée » par la cour pénale internationale sponsorisée par les Fortune 500de ce monde, annonça même que Saif Al-Islam était prêt pour un transfert à la Hague. Il apparaît désormais que l’intéressé soit bel et bien libre et qu’il soit apparu devant des journalistes logés à l’hôtel Rixos au sud de Tripoli; il était accompagné de forces militaires libyennes loyalistes et il menait apparemment une contre-attaque d’envergure. Il apparaît de fait que les opérations de l’OTAN en Libye se terminent comme elles ont commencé: sur la base d’un paquet de mensonges éhontés (Please see March’s « Libya: Another War, Another Pack of Lies « )

Tout ce qui nous a été dit, des annonces d’Obama depuis son téléprompteur au boss de de la cour pénale internationale Luis Moreno-Ocampo qui déclara la capture « confirmée » de Saif Al-Islam, en passant par les médias de masse et au « conseil national de transition » libyen infesté d’agents d’Al Qaïda, tout cela est maintenant exposé au grand jour, des mensonges vérifiés de ce qui risque de devenir la plus grosse opération de guerre psychologique de l’histoire moderne. Al Jazeera, qui était déjà en train de programmer le narratif des « derniers jours de Kadhafi », est obligée de faire face à la réalité et aux preuves de plus en plus irréfutables que l’opération rebelle à Tripoli était une manœuvre de propagande et de guerre psychologique sur-gonflée et que la réalité s’affirme être que Kadhafi et le peuple libyen ont exposé ce gros bluff de l’OTAN.

Juste pour illustrer combien les médias occidentaux sont devenus absurdes au travers de leurs mensonges répétés se brisant sur le roc de la réalité, une tentative de sauver la face en regard de La « capture de Saif » fut effectuée devant les journalistes de l’hôtel Rixos, où Al Jazeera rapporta que les leaders des rebelles avaient eu la confirmation que Saif Al-Islam avait bien été capturé mais « qu’ils n’avaient aucune idée du comment il s’était échappé » (NdT: info relayé par le Figaro en France). Pour aider les médias, simplement suggérons le fait que Saif ne fut jamais appréhendé et que l’annonce de sa capture n’était en fait qu’un plan de déception afin de faire croire que le momentum de la bataille était définitivement du côté de l’OTAN. (Pour plus de mensonges du département d’état américain à travers les médias, veuillez consulter ce lien: « Libyan Rebels Lying Left and Right )

La cour pénale internationale « confirme » le mensonge vérifié que Saif Al-Islam a été capturé par les rebelles (NdT: voir la capture d’écran sur l’article original). Le procureur de la cour Luis Moreno-Ocampo déclare dans une bordée de mensonges que « nous avons l’information confidentielle émanant de plusieurs sources que noius avons en Libye qui confirme cette information ». Il continue: « Il est très important de notifier clairement qu’il y a une obligation de transférer Saif à la cour pénale internationale en accord avec la résolution des Nations-Unies. » Ceci renforcé par la déclaration du boss de l’ONU Ban Ki-Moon qui a dit que la « communauté internationale » se doit d’obtempérer avec la CPI. Nous voyons se dérouler devant nos yeux les exactions d’une organisation criminelle de menteurs et de dégénérés dans des proportions encore jamais atteintes.

Ce qui va suivre est incertain. Avec le président du Council on Foreign relations (CFR) Richard Haaset d’autres officiels demandant un débarquement urgent et une occupation de la Libye par les forces de l’OTAN, il semble que ces gens savaient à quel point de faiblesse était la position des rebelles dans Tripoli. Comme nous l’avons expliqué auparavant, la guerre de Libye va bien au-delà de l’appropriation des biens d’une nation, il s’agit d’établir plus avant l’ordre international Wall Street-City de Londres et sa primauté sur les états-nations. Un échec de l’OTAN en Libye compliquerait très certainement les opérations déjà planifiées contre la Syrie, l’Iran et sur la périphérie de la Russie et de la Chine.

Alors qu’il apparaît de plus en plus que la dernière chance de charge meurtrière de l’OTAN a échoué, avec tant d’enjeux sur la table, tout devient possible, du tapis de bombes à une invasion terrestre des forces de l’OTAN sous le déguisement d’une « mission de paix » de l’ONU ou aux forces d’occupation préconisées par Haas, ce sont des possibilités qui sont en cours de planification.

Ce que nous savons pour sûr, c’est que « l’élite » de la finance et de l’industrie est désespérée et aussi combien elle contrôle de manière absolue les médias de masse. Une telle campagne de désinformation et de propagande à cette échelle ne peut être possible que si chaque agence de presse de l’AP, Reuters, BBC, Guardian, Telegraph, New York Times, CNN, Al Jazeera aux autres (NdT: en France de l’AFP à tous les canards de masse, chaînes de télé et de radio; idem pour le reste de l’Europe…), est complètement compromise et assujettie aux intérêts de la finance et des corporations multinationales.

La liste qui suit montre qu’effectivement, beaucoup de ces « agences de presse » partagent des affinités et appartenances communes avec quelques uns des intérêts financiers et industriels sur terre, présentant un énorme conflit d’intérêt et ainsi produisant une duplicité sans équivoque.

Council on Foreign Relations

Chatham House (Major Corporate Members )

Chatham House (Corporate Members )

Chatham House (Corporate Partners )

Brookings Institution (page 20 of Annual Report )

Quand nous voyons les représentants de Reuters assis côte à côte de ceux de BP, Exxon, Chevron au sein des halls du CFR et de Chatham House et ensuite nous voyons des rapports de presse encensant les compagnies occidentales du pétrole qui remplacent les investissements chinois et russes en Libye, leur duplicité et leur manque totale d’indépendance devient plus qu’évident. Ces organisations médiatiques ne sont en fait que des agences de relation publique pour les entreprises du Fortune 500 et leur but collectif est de réaliser l’avènement d’un empire global d’une nation à l’autre. Pour l’heure, ils sont suffisamment obssédés par la Libye et des implications de la conclusion de l’affaire sur leur futures conquêtes planifiées, la prochaine sur la liste étant la Syrie.

Il serait sage pour ceux suivant le déferlement meurtrier de l’OTAN en Libye d’abandonner toute confiance en ces agences telles Reuters, AP, BBC, CNN, MSNBC, CBS, NBC, ABC (NdT: de la clique habituelle chez nous: TV, Radio, canards de masse…), ainsi que dans tous les « journaux réputés » qui gâchent espace et papier dans les porte-journaux de la nation, et dont les destinés sont liées inextricablement aux intérêts de la haute finance et de l’industrie multinationale, et qui fondent tout espoir sur une victoire de l’OTAN en Libye.

Au lieu de cela, il serait bon de vous investir dans des sources d’information alternative, ainsi que de vous motiver à rechercher par vous-même les informations les plus viables et solides. Prenons tous bonne note de la nécessité de boycotter et de remplacer tout ce qui touche de près ou de loin au cartel des Fortune 500, ceci incluant bien évidemment leur armée de menteurs professionnels connue sous le nom de « presse de masse » écrite et audio-visuelle.

Tony Cartalucci est rédacteur en chef du Land Destoyer Report

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Que viennent faire les agents de la CIA à Abidjan ?

LA CHRONIQUE DE MBOMBOG NTOHOL

L’administration de Barak Obama a récemment dépêché des agents spéciaux de la CIA (Central Intelligence agency)  spécialistes du trafic international de la drogue et des minerais spéciaux à Abidjan pour enquêter sur les rapports mafieux des rebelles avec la célèbre AQMI (Al- qu’Aïda au Maghreb islamique) la branche nord Africaine d’Al-Qaïda qui écume le Sahara depuis plusieurs années.

Leur Mission en arrivant à Abidjan consistait premièrement  à vérifier la traçabilité des quelque 300 000 carats d’or pur produits chaque année localement et illégalement depuis 2002 par la rébellion et  qui  échappent au gouvernement central d’Abidjan.

Deuxièmement, ils devaient comprendre quels étaient les rapports entre la rébellion du Nord de la Côte d’ivoire composée essentiellement d’Africains Mahométans et la branche armée d’AQMI.

 Ce business très juteux du trafic de l’or depuis la division de la Côte d’Ivoire en deux, est essentiellement contrôlé par les seigneurs de la guerre Issiaka Ouattara (alias « Wattao ») et Hervé Touré (alias « Vetcho »)  et donc indirectement par l’initiateur de la rébellion ADO. Comme toute chose rapportant du « blé ». On n’arrête pas en si bon chemin. Surtout lorsque le pays est dans le chaos total depuis le coup d’état du 11 avril.

Cette expédition des super-agents américains loin  d’être ordinaire, soulève plusieurs interrogations, le timing, pourquoi maintenant ? Après la mort du chef présumé Ben Laden. Ont-ils trouvé dans sa villa, comme ils le prétendent des documents compromettant, qui mettent en lien la rébellion et AQMI.

 Y-a-t-il eu des échanges de service entre les deux organisations mafieuses ? Est-ce que l’enquête sur l’or n’est pas qu’une couverture pour exiger la part de l’Amérique dans le «outing» du régime démocratique de Côte d’Ivoire. Autant de questions qui ne peuvent être répondues que si nous avions d’autres éléments au sujet de l’enquête. Pour l’instant nous ne pouvons qu’émettre des scenarii que nous essayerons de vérifier au fur et à mesure que cette enquête progresse.

Trois scénarii possibles.

Le premier qui consiste à venir dire à la nouvelle équipe arrivée au pouvoir par un coup d’état. Ecoutez les gars maintenant le petit jeu est fini. On sait avec qui vous fricotter depuis 2002 pour vendre votre or et vous arrêtez maintenant.

Le deuxième consiste à démontrer au gouvernement ivoirien que, écoutez les gars, vous avez fricotter avec un mouvement que nous considérons «terroriste» et «ennemi».  Comme disait l’ancien président Bush Junior je cite : «Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous», entendez par là, les amis de nos ennemis sont nos ennemis, donc si vous ne voulez pas d’ennui, vous acceptez ce que nous vous dirons. Sinon vous savez ou nous allons vous envoyer bientôt (TPI).

Le troisième: Les Agents sont uniquement venus poser leurs conditions pour une reconnaissance internationale et définitive du régime putschiste du 11 avril. maintenant que la partie militaire est accomplie, et vogue la galere la partie diplomatique.

Comment peut-on imager qu’un produit aussi sensible et réglementé comme l’or puisse être vendu sur les places de Tel-Aviv ou Amsterdam sans la parfaite connaissance de la CIA. Cela veut dire qu’ils ont laissé faire tout en sachant que c’était dans leurs intérêts.

Beaucoup d’Africains croient encore que le monde est cloisonné, ou l’information détenue par les uns ne parvient pas aux autres. Le monde est un jeu d’alliances qui se font et se défont au gré des intérêts de chacun. Si jusqu’à présent La rébellion ivoirienne a pu vendre cet or volé au peuple ivoirien sans problème. C’est tout simplement parce que cela servait les intérêts de la nébuleuse. Cet argent servait à acheter les armes utilisées pour assassiner les ivoiriens. Sinon quel intérêt pour la nébuleuse.

Un jour chaque Africain devra répondre de ses actes même a travers sa descendance, et ce jour n’est pas lointain.

Mbombog Ntohol

La rebellion d’Alassane finance le terrorisme international

La poursuite de l’exploitation illicite des mines de diamants dans la zone Nord de la Côte d’Ivoire inquiète la communauté internationale, en particulier les Etats-Unis qui soupçonnent la filière de financer le groupe terroriste AQMI (Al-Qaeda au Maghreb islamique) En dépit de l’installation du président Alassane Ouattara (ADO) au pouvoir à Abidjan le mois dernier, le Nord du pays demeure toujours sous contrôle des ex-rebelles. Au cœur des inquiétudes, les quatre sites miniers de Bobi,Diarabala, Séguéla et Tortiya et la présence permanente sur place de personnes liées à des émirs d’AQMI. Pour mieux comprendre les flux du commerce des pierres, le gouvernement américain a récemment dépêché des agents de la CIA sur le terrain. Ceux-ci ont tenté de vérifier la traçabilité des quelque 300 000 carats produits chaque année localement et qui génèrent des recettes de l’ordre de 25 millions de dollars. Le business est essentiellement contrôlé par les seigneurs de guerre Issiaka Ouattara (alias « Wattao ») et Hervé Touré (alias « Vetcho ») et la production transite principalement par le Mali et la Guinée avant de se retrouver sur le marché international à Tel-Aviv.

Cette situation entraîne un manque à gagner important pour l’opérateur minier national, la Société pour le développement minier (Sodemi), toujours « persona non grata » sur les quatre sites miniers du Nord. Surtout, elle met « ADO » dans l’embarras. Si bien que, selon nos sources, ce dernier a donné des instructions fermes à son premier ministre, patron des ex-rebelles,Guillaume Soro, afin de mettre fin à l’exploitation illicite des diamants par ses hommes.

(Africaintelligence)