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Archives de Tag: ali bongo

L’ambassadeur du Gabon à Washington agressé par un de ses compatriotes

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Suite à l’arrestation à l‘aéroport de Cotonou de l’avion présidentiel gabonais :Boni Yayi présente ses excuses à Ali Bongo

C’est un communiqué de la présidence de la République qui est revenu sur l’incident survenu le dimanche 13 novembre 2011 à l’aéroport Bernardin Cardinal Gantin de Cotonou, incident ayant trait à l’arrestation de l’avion présidentiel du président gabonais par la Police nationale. Une opération qui vient de coûter au commissaire Nazaire Hounoukpè, son poste. Mais l’essentiel du message est axé sur les excuses du chef de l’Etat Yayi Boni à son homologue gabonais, Ali Bongo. Lire le communiqué

Communique de la Présidence de la République

Le vendredi 11 novembre 2011, une mission en provenance du Gabon est arrivée par vol spécial conduite par le Directeur de Cabinet de Son Excellence Ali Bongo, Président de la République sœur du Gabon. Le vol spécial est reparti à Libreville pour revenir le dimanche 13 novembre 2011 chercher le Directeur de Cabinet et sa suite qui étaient descendus à Cotonou. C’est au retour de cet appareil que les services de sécurité de l’aéroport ont voulu procéder à un contrôle de l’aéronef et vérifier l’identité des personnes à bord. Ce à quoi l’équipage s’est opposé. Au même moment, le passeport diplomatique du Directeur de Cabinet a été saisi au mépris des règles diplomatiques, des conventions internationales et d’excellentes relations qui existent entre nos deux pays. Informé de cet incident, le Président de la République a ordonné de libérer immédiatement l’appareil et de restituer le passeport. Malgré ces instructions, le Commissaire de l’aéroport a disparu des lieux avec le passeport, obligeant la délégation gabonaise à repartir au petit matin sans le document confisqué. Malheureusement, cet incident a donné lieu à une intoxication, à de graves accusations mensongères et diffamatoires à l’encontre du Gabon allant jusqu’à ternir l’image de ce pays frère et de ses dirigeants. Face à cette situation, le Président de la République présente au nom de son Gouvernement et du Peuple béninois toutes ses excuses à son frère et ami le Président Ali Bongo, à son Directeur de Cabinet, à tous les membres de la délégation ainsi qu’au Peuple gabonais. Une commission d’enquête a été mise sur pied pour situer les responsabilités. Au regard de la gravité de la faute commise, le Commissaire Nazaire Hounoukpè, Commissaire de l’air et des frontières de l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin est relevé de ses fonctions à compter de ce jour mardi 15 novembre 2011. S’agissant du journal, une procédure en diffamation sera immédiatement engagée devant les juridictions compétentes.

Edouard A. Ouin Ouro

Secrétaire Général de la Présidence

La famille Bongo et les « Biens mal acquis »

L’ancien président du Gabon et sa famille ont dépensé des centaines de milliers d’euros en espèces pour l’achat de costumes, selon une enquête judiciaire à Paris pour détournement de fonds publics révélée par le Canard enchaîné.

Cette instruction déclenchée contre l’avis du parquet par un arrêt en 2009 de la plus haute juridiction française vise les biens détenus en France et les dépenses de plusieurs chefs d’Etat de pays africains stratégiques pour la France.

Le président gabonais Omar Bongo, mort en juin 2009 après 41 ans à la tête de cette ancienne colonie française, a dépensé 344.000 euros en espèces le 30 octobre 2007 pour l’achat de costumes de marque dans une boutique de luxe parisienne, montre une note de Tracfin, cellule anti-blanchiment de Bercy, versée aux dossiers des juges, selon l’hebdomadaire.

Son fils Ali Bongo, qui lui a succédé, a acheté en 2010 pour 88.000 euros de costumes à Pape N’Diaye, couturier renommé, et les factures ont été réglées par un tiers, selon une autre note de Tracfin.

Une troisième note de Tracfin montre que Pascaline Bongo, fille aînée d’Omar Bongo, a acheté en mars 2009 pour plus de 158.000 euros d’Armagnac. Sa demi-sœur Flore a dépensé 1.037.500 euros entre avril 2010 et avril 2011, relève aussi Tracfin.

Les juges ont obtenu au total la transmission de 11 notes dans lesquelles cet organisme officiel que les banques doivent obligatoirement informer faisait la liste des dépenses suspectes.

L’hypothèse de l’instruction française est que les fonds proviennent de détournement de fonds publics de ces Etats africains. Les responsables concernés le nient et voient l’enquête comme une atteinte à la souveraineté de leurs pays.

Une première phase de l’enquête en 2007 avait recensé 39 propriétés immobilières de luxe et 70 comptes bancaires détenus par la famille Bongo et ses proches, 24 propriétés et 112 comptes bancaires pour la famille Sassou N’Guesso, président du Congo-Brazaville.

L’instruction s’alimente régulièrement de nouveaux éléments, comme dernièrement une note des Douanes de mars 2011 montrant que Teodorin Obiang, fils du président de Guinée équatoriale, a affrété en 2009 un avion ayant fait escale en France avec à son bord 26 voitures de luxe, dont sept Ferrari et cinq Bentley.

Il a aussi été découvert qu’il avait dépensé 18 millions d’euros lors de la vente aux enchères de la collection d’Yves Saint-Laurent et de Pierre Bergé en mars 2009.

Thierry Lévêque

Article un peu modifié

Voir l’article original sur lexpress.fr

Trafic de drogue et de devises – L’avion de Bongo arrêté à l’aéroport de Cotonou

Par le quotidien « Le Béninois Libéré »

Les temps sont durs, très durs au Bénin et l’on se demande si les 63 milliards réunis par la Caisse autonome d’amortissement (Caa) dans le cadre de l’emprunt obligataire peuvent suffire à soulager les Béninois de cette conjoncture économique et financière lamentable. L’espoir n’est pas permis. Et pour cause, le Bénin déjà sous perfusion fait aujourd’hui l’objet d’une hémorragie financière des plus drastiques. En effet, l’argent part du Bénin comme d’un vulgaire marché. On se rappelle encore la catastrophe aérienne du 25 décembre 2003 dans laquelle la communauté libanaise avait plus pleuré ses dollars que ses ressortissants morts dans le drame. C’est dans le cadre d’une politique soigneusement menée par la police béninoise pour boucher les canaux de sorties de devises que l’avion présidentiel de Ali Bongo Ondimba a été pris dans la nasse depuis quelques heures à Cotonou. Il faut signaler que l’avion, 48 heures avant, était à Cotonou avec à son bord une haute personnalité du cabinet de Bongo et 3 (trois) ravissantes jeunes filles. C’est lors de son décollage pour le Mali que les autorités chargées de la sécurité aéroportuaire ont mis la main sur le coucou suspect. Résultats : une grosse quantité de coupures de billets de banque saisie. Quant aux trois jeunes filles précédemment à bord de l’avion présidentiel, elles ont été arrêtées à bord d’un autre avion de ligne commerciale après avoir été positives au contrôle antidopage. A l’heure actuelle, elles sont gardées à l’Ocertid pour les besoins de l’enquête. Une odeur de poudre qui vient sans doute corser la note déjà très salée.

Au nombre des personnes arrêtées, figure un jeune agent des renseignements béninois qui informait les complices gabonais au fur et à mesure que les informations sur les mesures sécuritaires évoluaient. On apprend que le directeur du cabinet de Ali Bongo, Accrombessi veut descendre dans les heures à venir à Cotonou pour influencer Yayi qu’il est convaincu de pouvoir faire trembler. Cette arrogance et assurance dans les propos dudit Dc donnent la preuve qu’il a le soutien de son président et si tel est effectivement le cas, il y a de fortes chances que Boni Yayi en soit aussi informé. Mais jusqu’à l’heure où nous mettons sous presse, le Dc attendu, n’est pas encore à Cotonou. Par ailleurs, il faut rappeler que cet avion présidentiel a une mauvaise réputation de convoyeur de devises car il y a quelques mois, il avait été arrêté pour le même motif ici même au Bénin. En son temps, le directeur de cabinet du président gabonais, le sieur Accrombessi, avait laissé entendre que le ministre de la défense Kogui N’douro était informé. Une information qui s’est révélée fausse après investigations. De sources proches de la présidence gabonaise, le président Ali Bongo aurait déjà retiré au directeur de cabinet son passeport gabonais qu’il n’hésitait pas à remettre à ses complices sur le vol pour leurs basses besognes.

Aboubakar Sidikou

L’Afrique ne se mettra jamais à genoux

Comme à une cérémonie macabre d’ogres, Ces répugnants hommes au visage sombre massacrent nos populations d’Afrique pour le vol de nos richesses et leur trafic.

Derrière leur masque de l’Otan, Tous d’un mensonge plat puants, Ils débarquent en faux libérateurs là où tout leur semble dictateur.

L’Afrique en a assez des prédateurs !

Ils sont la bande à « Franco » Nicolas, Ce nostalgique du temps de Caligula.

Ça joue aux majordomes dans nos cocottes

Abandonnant leurs femmelettes à leurs popotes.

Nicolas mange ainsi à toutes les sauces moisies mais se sert de ses propres plats fumants nazis.

Depuis la Hongrie à l’île de Gorée via Paris, Le connard tient à son cynique pari : Dévaster tout, au nom de la démocratie.

En évitant de bon gré nos pires dynasties : C’est cela la physionomie de la francafrique ; Celle du partage éhonté d’huile et de fric.

Ils ont des laquais africains. Des bénis oui-oui

Les inamovibles prégos ; de méchants ouistitis ; On s’accommode mal d’une lugubre monotonie et ce, malheureusement, depuis tant de décennies.

Rien ne surprend guère avec Paulo de Billard Ou au Tchad avec le Débile du désert d’Idrissa Et là au Gabon où pestifère l’insipide Gombo !

Que dire de l’héritier foiré, le sumo du Togo Ou encore, l’homme à la face fardée du Congo ?

La liste est longue de ces nuisibles échantillons Qui tournent hélas en rond comme du tourbillon.

Ils sont tous la honte de l’Afrique des Samory, eux qui vendent leurs peuples aux Chiens à vil prix.

Le rocher ne cède jamais, non jamais aux torrents.

Et les braves triomphent toujours des impénitents.

L’Afrique notre mère ne se mettra jamais à genoux.

Tant que ses dignes fils pour elles, se battront debout.

Allemagne, le 29 Octobre 2011.

Le Coordinateur d´AfroManif Allemagne,

Ali Akondoh

Obama et les chiens d’Afrique (Obama and african’s dogs)

Obama et les chiens d’Afrique (Obama and african’s dogs)

Le premier avec son chapeau indécrottable pour mieux cacher sa tête de corbeau. Le second avec ses cheveux défrisés comme un amuseur public. Le premier s’appelle Goodluck Jonathan, peut-être, aurait-il été badluck que le Nigeria irait mieux. Et le second, c’est Ali Bongo, fils de son père Ondimba Bongo, le nano « Roi de la forêt » mort (au pouvoir) en Espagne après l’avoir exercé durant 41 ans au profit de la France essentiellement et de sa famille ainsi que d’une clientèle accessoirement.

Le premier a été reçu le mercredi 08 juin 2011 à la Maison Blanche par Uncle Barry, le fameux Prix Nobel de la Paix des guerres justes et humanitaires.  Le second, quant à lui, l’a été ce vendredi 10 juin 2011. Ces deux-là ce sont des chiens de guerres des Occidentaux en Afrique. Ce sont des garçons de courses des « Grands 8 », cette oligarchie occidentale constituée d’ennemis d’hier de l’Axe (Allemagne, Japon, Italie) et des Alliés (USA, France, Grande-Bretagne) avec à leurs côtés, le Canada et la Russie cooptées.

Ces deux chiens d’Afrique qui viennent chercher leur os à la Maison Blanche pour avoir contribué à la chasse, ont ceci de particulier qu’ils aiment bien le rôle de sous-lieutenant et de garçons de courses des Occidentaux en Afrique. Le Gabon et le Nigeria (l’Afrique du Sud aussi) avaient voté la résolution 1973 de l’ONU autorisant les pays occidentaux à agresser la Libye. Les deux et l’Afrique du Sud avaient également voté la résolution 1975 autorisant la France à attaquer la Côte d’Ivoire, capturer le président Gbagbo et mettre à sa place leur frère maçon Ouattara. Sur la Côte d’Ivoire, que n’avait pas fait ce Goodluck Jonathan, ce chien de guerre?

Après la chasse, il faut donc une petite récompense aux chiens qui y ont contribué. Un p’tit cadeau, n’est-ce pas Bongo et Jonathan? Un tour à la Maison Blanche? ça fait du bien de prendre une pose avec le Prix Nobel de la paix des guerres justes et humanitaires, n’est-ce pas?

Mais le Gabon et le Nigeria, c’est aussi du pétrole. Et comme les Yankees reniflent l’odeur du pétrole où qu’il se trouve, eh bien, Uncle Barry Obama fait bien de recevoir ces deux voleurs patentés non seulement d’élection mais surtout de deniers publics privant ainsi des millions d’africains de nourriture et assassins d’africains et donc bons serviteurs.

D’ailleurs, Jay Carney, porte-parole de la Maison Blanche a défendu la réception de Bongo par Obama en confirmant que ces laquais sont bel et bien des garçons de courses: « le Gabon a effectué des votes très importants aux Nations unies (…) sur l’Iran, la Libye, la Côte d’Ivoire, dont sur des questions liées aux droits de l’homme …et le président Bongo a effectué de nombreuses réformes au Gabon, et le Gabon joue un rôle de plus en plus important au niveau régional et mondial ». Autrement dit, on les utilise tant en Afrique qu’ailleurs dans le monde pour atteindre nos objectifs, donc, il est normal qu’on les reçoit à la Maison Blanche.

L’Afrique, avec ces individus de cet acabit, a de l’avenir. Il reste donc à Uncle Barry à recevoir Jacob Zuma dont le pays a toujours voté pour toutes ces missions de guerre occidentales contre des pays africains et Wade qui, dans son zèle infantile, fait pieds et mains pour être reconnu comme un important dirigeant avec des interventions ici et là au Yémen et en Libye alors que tout ce qu’on lui demande c’est de travailler à améliorer l’existence des africains du Sénégal, chose qu’il n’arrive pas à accomplir jusqu’ici.

Pauvre Afrique! Qu’as-tu fait pour avoir des individus pareils comme « dirigeants »?

Komla KPOGLI

Secrétaire Général de la J.U.D.A

Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A)

Changer de régime, les Gabonais en rêvent, Ali ‘le Défrisé » l’a fait !

Le 17/07 aux alentours de 4h, le Mollah’Son Ali « X », alias Ali Ben Bongo Ondimba (Dégage !) s’est discrètement envolé pour la France afin d’y suivre une cure d’amaigrissement dans un centre de thalassothérapie. Dans l’après-midi du 31/07, de nombreux témoins ont vu le Mollah’Son, tout de blanc vêtu (short, chemise, chaussures), se pavaner à St-Tropez. Dans ce must couru par la jet set internationale en cette période, le gaillard s’est offert un mega yacht… Avant son retour au Gabon, il pourrait se rendre en Angleterre où souvent ses séjours sont ponctués de quelques concerts et beuveries entre amis. L’étape londonienne pourrait, toutefois, être écourtée ou reportée à cause d’une invitation à honorer en Guinée Equatoriale.

En vue de préparer cette virée franco-britannique, le superintendant Maixent Accrombessi – que plus personne n’ose appeler, même pour rigoler, « le Béninois », comme dans le film d’Audiard auquel ressemble de plus en plus le Gabon gouverné par ces gens – avait pris l’avion quelques jours auparavant, histoire de purifier les lieux à l’aide de son drap blanc et de ses bâtonnets d’encens. Dans un monde traversé par tant de turbulences, on n’est jamais trop prudent…

Photo – Jeunes Gabonais pour le changement (www.alibendegage.com)   Texte – J.O.

Karim Wade et tonton Sarko

Malgré les efforts répétés d’Abdoulaye Wade pour propulser son fils Karim au sommet de l’Etat, la presse d’opposition sénégalaise veille et refuse d’entendre parler de succession dynastique.

On croyait Karim Wade lessivé par sa défaite cuisante à l’élection municipale de Dakar en mars 2009. C’était sans compter avec la volonté de son père, le président sénégalais Abdoulaye Wade, de le fixer au sommet de l’Etat, dès le mois de mai, à l’aide d’un portefeuille ministériel d’une ampleur démesurée: ministre d’État, ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures.

À 43 ans, Karim Meïssa Wade s’est-il résigné à profiter de l’ombre du grand baobab paternel, à défaut de pouvoir planter lui-même ses racines à la présidence? La candidature annoncée d’Abdoulaye Wade, à 86 ans, à la présidentielle de 2012, semblait le suggérer…

Mais la presse sénégalaise est vigilante. Elle scrute les signes les plus cabalistiques, les actes les plus manqués, les lapsus les plus révélateurs; tout ce qui pourrait être interprété comme une tentation renouvelée de succession dynastique. Et le choc des photos, là aussi, vaut souvent le poids des mots.

Le geste qui fâche le Sénégal

Ainsi, une saynète pleine d’enseignements s’est-elle déroulée dans la foulée du cliché officiel du G8 de Deauville. L’anecdote visuelle fait aujourd’hui les choux gras d’une presse d’opposition sénégalaise outrée. Ce jour-là, aussitôt libérés par le photographe chargé de la photo de famille des chefs d’Etat présents au sommet, les uns et les autres s’éparpillent. Mais des caméras filment toujours.

Le maître des lieux, Nicolas Sarkozy, joue les groupies auprès de la «rock star» incontestée du moment: Barack Obama. Il invite son homologue américain à tailler une bavette avec Abdoulaye Wade. Au bout de quelques secondes, le président français fait signe d’approcher à une quatrième personne qui se situe hors du champ de la caméra. C’est le super-ministre sénégalais Karim, qui surgit au milieu du trio, échangeant une poignée de main avec le «leader du monde libre»…

Que se sont dit les deux métis? Personne ne le sait. Et personne ne cherche à le savoir. C’est la manifeste cooptation qui fait débat. Pour le Sénégalais moyen, la scène n’est pas banale. La presse s’enflamme. Le journal L’Observateur affirme que le geste de Sarkozy a «froissé» le pays de la Teranga, l’hospitalité sénégalaise. On y voit un adoubement de Wade fils comme candidat de la France à la succession de son père…

En des termes ampoulés, une lettre ouverte accuse le président français de «prendre part au projet inavoué d’Abdoulaye Wade de porter son fils Karim au pouvoir, dans des conditions quasi dynastiques, donc antirépublicaines».

Si la réaction de l’opinion sénégalaise est fulgurante, c’est que la mise en orbite forcée de Karim Wade agace depuis longtemps. Depuis que le fiston était conseiller personnel de son père, puis président de l’Agence nationale de l’Organisation de la conférence islamique dont le onzième sommet s’est tenu à Dakar en mars 2008.

Et si l’accusation de procès d’intention est vite balayée par la presse, c’est que le procédé dynastique a fait florès sur le continent africain…

La tentation dynastique, une «tradition» africaine

En 2001, à la mort du président congolais Laurent-Désiré Kabila, son fils Joseph prend le pouvoir. En février 2005, après 38 ans de règne sans partage du général togolais Gnassingbé Eyadéma, un de ses rejetons, Faure Gnassingbé, prend la relève. En septembre 2009, Ali Bongo succède à son père Omar qui meurt après un mandat de 42 ans à la tête du Gabon. En Guinée équatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangué, surnommé Teodorin, espère bien prendre la suite du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. On prête le même dessein à José Filomeno de Sousa dos Santos, fils du président angolais. Inutile d’évoquer les successions monarchiques du Maroc ou du Swaziland…

Au nord de l’Afrique, c’est la même tentation de transmission filiale du pouvoir qui est aujourd’hui mise à mal par les révolutions arabes. Gamal Moubarak ne remplacera pas son père en Egypte. Saif Al Islam Kadhafi, lui, voit s’amenuiser ses chances de succéder au guide de la Révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste.

«Nous ne sommes pas le Gabon», assène le peuple d’un Sénégal historiquement cité en exemple en matière de démocratie. Qu’est donc venu faire le président français dans cette galère aux relents de népotisme? Il est devenu friand, il est vrai, d’interventions en terres africaines. Par ailleurs, des Sénégalais taquins rappellent qu’il a été tenté, lui aussi, de propulser son fils Jean à la présidence du tout-puissant organisme public de développement qui gère le centre d’affaires de la Défense…

Damien Glez

Slateafrique.com

La Nouvelle Constitution de la République du Gabon

PREAMBULE

Le Peuple gabonais, conscient de sa Responsabilité devant Dieu et devant 1’Histoire, animé de la volonté d’assurer son Indépendance et son Unité Nationale, d’organiser la vie commune d’après les principes de la Souveraineté Nationale, de la Démocratie pluraliste, de la Justice sociale et de la Légalité Républicaine (L. 14/2000 du 11 Octobre 2000) ;

Affirme solennellement son Attachement aux Droits de 1’Homme et aux Libertés Fondamentales tels qu’ils résultent de la Déclaration des Droits de 1’Homme et du Citoyen de 1789* et de la Déclaration Universelle des Droits de 1’Homme de 1948, consacrés par la Charte Africaine des Droits de 1’Homme et des Peuples de 1981, et par la Charte Nationale des Libertés de 1990 (L. 1/97 du 22 Avril 1997) ;

Proclame solennellement son Attachement à ses Valeurs Sociales Profondes et Traditionnelles, à son Patrimoine Culturel, Matériel et Spirituel, au respect des Libertés, des Droits et des Devoirs du Citoyen. (L.47/2010 du 12 janvier 2011)

En vertu de ces Principes et de la Souveraineté des Peuples, Il adopte la présente Constitution.

Télécharger le document La Constitution de la 3eme Republique Gabonaise

Gabon : Le vrai-faux acte de naissance d’Ali Bongo devant les tribunaux !

L’histoire du vrai-faux acte de naissance délivré à Ali Bongo, le 29 mai 2009, soit dix jours avant le décès d’Omar Bongo continue à faire des vagues dans l’opinion. A preuve : après le meeting qui s’est tenu au siège de l’Union Nationale, le 14 mai dernier, et au cours duquel le Premier ministre, Raphaël Bandega-Lendoye est revenu sur la question avec insistance, de nombreux Gabonais – qui ont eu pour la première fois une copie du document entre leurs mains – n’en sont toujours pas revenus. « Comment, avec un faux aussi grossier, la CENAP et la Cour constitutionnelle ont pu laisser passer la candidature d’Ali ? », s’est par exemple exclamé Justin Nguélé qui se dit militant de l’UPG.

En effet, comme si Ali était informé du décès imminent du président Bongo, il s’est fait établir dans des conditions scabreuses, un acte de naissance totalement bricolé, mais qui lui a tout de même permis de concourir à l’élection présidentielle anticipée de 2009. Et c’est justement en s’appuyant sur l’utilisation de ce vrai-faux document d’état-civil et sur les conséquences induites que des citoyens ont décidé de saisir la justice. Une plainte contre X a été déposée au tribunal de grande instance de Libreville pour « faux, usage de faux et faux en écriture publique ».

Le spectre des personnes visées par cette procédure inédite est assez large : le maire du 3ème arrondissement, le président de la Cour constitutionnelle, son collègue de la CENAP seraient en première ligne. En toute logique, il n’est pas interdit de penser que le principal bénéficiaire de cette forfaiture, en l’occurrence Ali Bongo pourrait être aussi amené à s’expliquer. Idem pour le ministre délégué à la Santé, Nziengui Mihindou, alias Azme qui, selon des informations dignes de foi, devrait son entrée au gouvernement au rôle central qu’il a joué dans la confection de ce fameux document. A l’époque, rappelle notre informateur, l’intéressé était secrétaire général de la mairie du 3ème.

La divulgation publique de ce qui constitue, aux yeux de l’opinion, un scandale et une humiliation pour le Gabon a rendu Ali Bongo et son gouvernement hystériques. Conséquence : depuis près d’une semaine, aux déclarations rageuses de la présidence succèdent des communiqués vengeurs du gouvernement avec, comme dénominateur commun, la diabolisation d’André Mba Obame.

Mais tout cet enfumage ridicule n’abuse personne, car les populations savent que l’acharnement médiatico-judiciaire dont est victime le vrai vainqueur de l’élection de 2009 ne poursuit qu’un objectif : éluder le vrai débat sur les origines d’Ali Bongo dont le dossier de candidature en 2009 comportait à la fois un vrai-faux acte de naissance et un certificat médical bidonné.

Pour l’honneur du Gabon et pour celui de ses institutions, nous demandons très respectueusement au pouvoir Bongo/PDG de laisser, au moins pour une fois, la justice (la vraie, celle qui fait partie de notre devise nationale) faire son travail. On dit chiche ?

Source : grigriinternational