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Et si l’Afrique avait besoin d’une autre diaspora

Le mot diaspora désignait dans l’antiquité la dispersion des Juifs (sans territoire). Aujourd’hui il a évolué et élargi à d’autres peuples. Mais le mot « diaspora africaine » désigne essentiellement les populations africaines déportées comme esclaves du 16ème au 19ème siècle. Pour les populations africaines vivant hors du continent et résultant des récentes migrations, je préfère la terminologie : « Population d’origine africaine ». « Les africains de la diaspora » étant inapproprié, puisque le mot « diaspora » n’est pas synonyme de « l’étranger », encore moins « d’outre-mer ».

Selon un critère de regroupement par classe sociale, on peut diviser ces populations en 3 catégories : il y a le migrant traditionnel qui naturellement occupe le bas de l’échelle sociale dans les pays de destination. C’est malheureusement la très grande majorité des migrants africains, environ 90%. Il y a les cadres, les entrepreneurs, les professions libérales et les politiciens qui sont environ 9% et le restant 1% composé de personnes fortunées qui vivent dans des quartiers huppés ; ils ne travaillent pas et pour la plupart, ils n’ont jamais travaillé, parce qu’ils sont les frères, sœurs, cousins, cousines, amantes, amants des politiciens et des fonctionnaires africains et vivent grâce à un système généralisé de corruption et de détournements de biens publiques qui gangrène leurs pays d’origine. Lorsque des opérations de lutte contre la corruption les privent de leurs rentes, ils se découvrent alors les plus virulents opposants au système. Dans certains pays, ils vont jusqu’à financer des rebellions armées pour reprendre le pouvoir perdu.

Toutes les 3 catégories ont quelque chose en commun, ils souffrent tous de ce que j’appelle le « Syndrome du Ghetto ». Même si dans leur pays d’accueil ils n’ont jamais démontré de vanter la moindre compétence dans un domaine spécifique, pour eux, le seul fait d’habiter sans participer à la vie publique de Paris, Washington ou Londres devrait être suffisant pour être vu comme l’Expert pouvant résoudre tous les problèmes du continent africain liés à l’économie, la finance, la politique, le juridique, la technique etc… Ils savent tout, sur tous les sujets. Aux multiples rencontres hebdomadaires ils parlent de funérailles, anniversaires, mariages, remariage, baptême des enfants … avec des conséquents déplacements intercontinentaux, jamais de la création de richesses, ils ne parlent jamais de ce qui sert à l’Afrique. Ils vivent en circuit fermé de la médiocrité, avec des comportements tout aussi achroniques. Aux USA, 95% des enfants asiatiques vont à l’université, contre 12% des enfants Africains qui sont pour la plupart destinés à la prison parce que l’irresponsabilité des parents aidant, ils s’installent dans une délinquance qui est tôt ou tard exportée vers les pays d’origine des parents, salissant au passage l’image de ces pays.

C’est dans ce contexte que de plus en plus en Afrique, on fait le choix de faire participer les ressortissants de chaque pays résidents à l’étranger à l’effort de développement sans au préalable se préoccuper de la qualité et de l’opportunité des contributions. C’est comme si on signifiait que l’astrophysicien Modibo Diarra ne pouvait être utile qu’à son pays d’origine le Mali.

Malheureusement, c’est la logique du laxisme qui caractérise les gouvernements nationaux et ce, jusqu’au niveau de l’Union Africaine affronter ce sujet de grande importance pour le continent. Lors du Sommet des Chefs d’Etat Africains à Lomé en 2000, la déclaration finale avait prévu d’organiser une Conférence regroupant 500 intellectuels de l’Afrique et de la diaspora pour réfléchir au  » rôle des intellectuels, artistes et hommes de culture dans la construction de l’Afrique « . C’est quoi un intellectuel ? Ce choix est sur la base des diplômes ou des publications ? Si c’est sur la base des diplômes, à partir de quel niveau commence-t-on ? Bac +2, +4, +10 ? Et si c’est sur la base des publications, combien de livres faut-il avoir publié ? et sur quels thèmes ?

C’est ainsi que les 7-9 Octobre 2004 sous le patronage du président de la Commission de l’Union africaine (UA), Alpha Omar Konaré et du Président Sénégalais A. Wade, avait lieu cette première Conférence dites « des intellectuels d’Afrique et de la diaspora » avec pour thème  : « L’Afrique au 21ème siècle : Intégration et renaissance ». Comme on pouvait le prévoir, la montagne a accouché d’une souris. Que pouvait-on attendre de 500 personnes, ne parlant pas la même langue, sous influence culturelle des plus éparpillées, sans un cahier de charge précis ? Une navigation à vue. Ne fallait-il pas d’abord organiser ces Africains ?

Un mois après, c’est l’Angola qui prenait le flambeau en organisant du 8 au 10 novembre 2004 à Luanda, sur l’initiative du gouvernement angolais, la première rencontre depuis l’indépendance (le 11 novembre 1975), des cadres Angolais de l’étranger, avec 263 professionnels formés et résidant à l’étranger et 253 professionnels formés en Angola et résidant à l’étranger. Dans le communiqué final, il était question de trouver comment faire participer les Angolais de l’étranger en fonction des secteurs et des domaines où leur contribution serait le plus efficace.

Deux mois plus tard, c’était au tour du Kenya de récidiver avec la « Rencontre africaine sur la fuite des cerveaux » le 19/12/2004 à Nairobi réunissant 250 intellectuels africains venus d’Afrique, Europe et Amérique du Nord, sous le haut patronage du ministre kenyan du Plan et du Développement national, Anyang Nyongo.

Et depuis lors, c’est chaque pays africain qui est entré dans la dance avec des petites variantes ici et là. Mais les erreurs que tous commettent sont de 2 sortes :

1- il est utopique de croire des Africains qui sont souvent victimes de racisme et d’exclusion en Occident, pourront faire des miracles en occupant des postes de responsabilité en Afrique qu’ils n’ont jamais eu la chance d’occuper auparavant dans leur pays de résidence. 2- le taux de chômage des populations d’origine africaine dans les principaux pays occidentaux est souvent le plus élevé pouvant arriver au double de la moyenne nationale. Faire croire à ces populations qu’elles peuvent trouver du travail dans leurs pays alors que le chômage reste encore le plus grand problème non résolu du continent est une faute politique qui peut avoir des conséquences dramatiques sur la vie des personnes qui retournent dans leurs pays.

QUE FAUT-IL FAIRE ?

AU NIVEAU NATIONAL DE CHAQUE PAYS :

1- Mobiliser les citoyens qui habitent à l’étranger pour qu’ils retournent au bercail mais en insistant sur le fait qu’ils doivent venir créer leur propre travail, qu’ils auront une facilité dans les démarches administratives pour créer leur propre entreprise.

2- Eduquer ses citoyens à s’impliquer d’avantage dans la vie politique, administrative et politique de leurs pays d’accueils afin qu’ils murissent de l’expérience qui pourra ensuite être utile en Afrique

3- Entraide de la communauté pour les ressortissants les plus démunis, comme éducation à l’humanisme, car il est impensable qu’un Malien vivant à Paris qui a été indifférent au sort des Maliens les plus démunis de sa ville, prétende par la suite de s’occuper du destin des Maliens du Mali

SUR LE PLAN CONTINENTAL, L’UNION AFRICAINE DEVRAIT :

Recenser toutes les populations d’origine africaine qui ont excellé dans n’importe quel domaine dans le monde et les copter pour qu’elles contribuent à la mise en œuvre d’un cahier de charge pour un vrai développement panafricain. Tous les inventeurs d’origine africaine doivent être impliqués dans les débats pour l’industrialisation. La médiocrité sert d’exemple dans beaucoup de pays africains, il faut marquer une rupture et offrir à la population des modèles d’excellence, des références incontestables.

A titre d’exemple :

1- Dans le domaine du cinéma, est-il imaginable de faire une rencontre africaine sans réussir par tous les moyens de convaincre Charlize Theron qui vit à Hollywood, de faire partie de l’équipe de réflexion ? Charlize Theron est la première actrice africaine (Sud-Africaine) qui a remporté l’Oscar de la Meilleure Actrice pour son interprétation dans « Monster » en 2004 ; cette même année, elle a signé un contrat avec John Galliano pour prêter son image aux publicités du parfum J’Adore de Christian Dior. A ce jour, elle est l’ambassadrice des parfums Dior. Depuis lors, elle gagne pour chaque film comme actrice, 10.000.000 $.

2- Peut-on faire une rencontre africaine pour parler du système financier sans inviter autour de la table les Nigérians de Londres qui en 2007, grâce à leur ténacité ont permis à 2 banques nigérianes de s’installer dans la capitale britannique et surtout ont permis à 3 autres : Guaranty Trust Bank, Access Bank et United Bank for Africa de réussir l’exploit de mobiliser en quelques mois, 1 milliard 300 millions de dollars US à la London Stock Exchange (LSE), la Bourse des valeurs de Londres, de l’argent frais pour l’économie nigériane, sans passer par les humiliations et les tracasseries du FMI ou de la Banque Mondiale ?

Ces valeureux Africains faisaient-ils partie du casting de la dite « diaspora africaine » invitée par l’Union Africaine à Dakar ou à Durban ? Voici l’exemple suivi par 2 pays l’Inde et la chine qui émergent grâce aussi à ses enfants d’ailleurs :

L’INDE L’Inde a pris son envol en s’appuyant sur ses ressortissants qui avaient déjà réussi à émerger individuellement partout dans le monde. Elle a ainsi pu réunir ses ressortissants autour de la GOPIO (Global Organisation of People of Indian Origin), avec ses 22 millions d’inscrits dans 125 pays. Les représentants se rencontrent une fois par an dans l’un des 125 pays et élisent leur président et le Secrétaire. La rencontre a pour thème : partager les expériences positives de la communauté pour permettre une plus grande création de la richesse et comment faire profiter le pays, l’Inde de tous leurs acquis hors du pays. Elle aide les Indiens de l’étranger les plus démunis. Dans cette organisation, on trouve des illustres noms comme Lakshmi Mittal qui vit à Londres, et classé 5ème fortune du monde en 2010 avec 28,7 milliards de dollars US. L’histoire retiendra qu’en février 2006 toute l’Union Européenne s’était opposée à l’Offre Publique d’Achat (OPA) lancée par Monsieur Mittal sur la société sidérurgique française Arcelor, c’était pour l’Europe insultant qu’un fils des colonies mette la main sur un des fleurons de son industrie. Monsieur Mittal a attendu que le président Français Chirac aille en Inde pour signer pour 3 milliards de dollars US de contrats entre autre, de livraison de 43 avions Airbus à la compagnie nationale Indian Airlines et le partenariat pour la construction en Inde de satellites, pour le précéder et expliquer à la presse et sur les principales chaines de télévisions indiennes que le refus européen était motivé par du racisme parce qu’il était Indien tout en expliquant l’inutilité de collaborer avec des gens qui en eux-mêmes sont xénophobes et ne vous voient que comme de « colonisés » qui ne doivent jamais les dépasser. C’est ainsi que sous la pression populaire indienne, pour prouver le contraire, Monsieur Chirac dut céder et aujourd’hui grâce à son groupe Arcelor-Mittal, M. Mittal est devenu le premier sidérurgiste mondiale. Comme quoi il n’y a que les populations d’origine africaine que vous pouvez impunément appeler des « racailles » et avoir le mois suivant un bain de foules en Afrique, avec autant de tapis rouges que les officiels déroulent à votre passage.

LA CHINE En Chine, tout le monde parle aujourd’hui du succès de la Chine dans presque tous les domaines, mais on oublie très vite qu’elle s’est appuyée sur sa population qui avait murie de l’expérience d’excellence en Occident pour démarrer son développement, de la bombe atomique chinoise aux missiles balistiques.

Deng Jiaxian (1924-1986). PhD à seulement 26 ans en Physique nucléaire à l’Université de Purdue, dans l’Etat de l’Indiana aux USA est le père de la bombe atomique chinoise. Lorsqu’en 1958 les Soviétiques rompent avec la Chine, celui qu’on appelait « l’enfant-savant » prend la tête d’une équipe de 28 physiciens Chinois. Objectif : doter la Chine de la Bombe atomique. Et en 1964, il offre à la Chine sa bombe atomique et alors que les américains avaient mis 7 ans, il met 2 ans et 6 mois pour doter la Chine de sa première bombe à hydrogène. Deng Jiaxian se sacrifie 2 fois pour son pays, la première fois c’est de s’isoler de son épouse pendant 10 ans en s’enfermant dans son laboratoire pour trouver ces 2 bombes et le deuxième sacrifice qui lui coutera la vie, c’est lorsqu’à cause d’un essai raté, les fragments radioactifs non explosés tombent sur le sol. Pour éviter la contamination des terres, il va le prendre lui-même, en sachant bien qu’il en mourra. La Chine a su tirer profit des apports de ses fils d’ailleurs dont l’Afrique pourrait s’inspirer :

 Yang Zhenning, premier Prix Nobel Chinois, il le gagne en 1957 en Physique à l’âge de 35 ans. Il le partage avec un autre Chinois-Américain comme lui, du nom de Li Zhengdao (Tsung-Dao Lee).

 Wu Rukang, PhD à la Washington University à Saint Louis en 1947, expert en Anatomie

 Huang Weilu Créateur de Solide Missiles Stratégiques, PhD à la Imperial College Londres 1947

 Wang Xuan, créateur de la photocomposition numérique, mort le 13/2/2006 à l’âge de 70 ans.

 Zhang Xiangtong père de la Neurophysiologie chinoise, PhD à la Yale University en 1935

 Chen Nengkuan père de la métallurgie chinoise, PhD à la Yale University en 1950

 Qian Xuesen, père du premier Missile et de l’industrie aéronautique. Diplômé de la MIT (Massachusetts Institute of Technology), et 2 PhD en Aérospatiale et en Mathématique en 1939 à la California Institute of Technology aux USA. Il travaille ensuite aux Etats-Unis avant d’être copté par la Chine. Etc.

CONCLUSION :

L’Afrique doit faire la chasse à ses meilleurs talents où qu’ils se trouvent. Cela permettra d’éviter d’importer la médiocrité fut-elle de ses propres fils. C’est le prix à payer pour rivaliser avec le monde. L’Afrique doit enseigner à ses fils et filles d’Afrique et hors du continent que chacun doit exceller dans ce qu’il fait, et là où il se trouve et seulement à cette condition il pourra être utile à son pays, à son continent.

Jean-Paul Pougala

pougala@gmail.com 

(*) Jean-Paul Pougala est un Ecrivain Camerounais, Directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégique et Professeur de Sociologie et Géopolitique à la Geneva School of Diplomacy de Genève en Suisse.

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Le Colonel a été assassiné, et alors ?

Il était en guerre contre la haine raciale, l’arrogance fasciste, le négationnisme occidental. Il est tombé au Champ d’honneur. Dans la pure dignité qui caractérise un guerrier moudjahiddine. Que Allah l’accueille auprès de lui ! Et fortifie les guerriers qui lui succèdent pour mener la lutte jusqu’à la victoire finale ! Amin !

Après les honneurs que nous venons de rendre au Guide de la Révolution libyenne, que nous reste-t-il à faire ?

Pleurer et nous rouler dans le sable comme des frères et sœurs affectés par le meurtre gratuit, méchant et raciste d’un des leurs ou juste jouer les veuves et les veufs en portant le deuil, cloîtrés entre 4 murs pour recevoir la visite des amis et parents qui nous soutiennent dans la douleur ?

J’ai jusqu’ici pensé que tous ceux qui menaient le combat, qui par leur plume qui par leur voix ou encore par leur engament politique, étaient sur la même longueur d’onde. Parce que moi, je me considère en guerre et au front.

Et lorsqu’au front, un guerrier tombe, on lui rend hommage et on reprend le combat fût-il un guerrier de premier rang.

Alors quel est ce spectacle de pleurnichards qui se roulent dans la boue à travers tout le Continent africain pendant que l’ennemi prépare un nouvel assaut plus sanglant et plus destructeur ?

Qui sont ces guerriers qui n’ont pas compris que dans une guerre, ce sont des hommes qu’on tue et non des personnages de jeu vidéo ?

Qui sont ces guerriers qui veulent porter le deuil en restant cloîtrés entre 4 murs pour recevoir la compassion du monde ?

Qui sont ces guerriers qui veulent pleurer sur les toits du monde pour dénoncer une bataille gagnée par l’ennemi comme s’il avait faussé les règles du jeu ?

La guerre qu’ils ont déclarée à l’Afrique n’est pas un jeu ! C’est une guerre de destruction, de meurtres, d’assassinats, d’appauvrissement, de pillage où aucune règle, aucune loi de la guerre n’est respectée !

Alors que dénoncez-vous ? Et à l’attention de qui ? Comme si vous attendiez qu’un législateur multinational, qu’un censeur suprême viendrait pour sanctionner ceux qui ont tué le Colonel en leur appliquant les sanctions prévues dans un certain Code de la guerre !

Vous m’avez attristé par votre abattement car je m’attendais à autre chose que des pleurs.
Je m’attendais à vous voir prendre l’engagement de poursuivre la lutte et redoubler d’ardeur au combat, jusqu’à la victoire finale ou jusqu’à ce que l’ennemi abdique après avoir été contraint de prendre conscience qu’on ne transforme pas des peuples avec des bombes et le massacre de civils.

Mieux, jusqu’à ce que l’ennemi comprenne que les peuples d’Afrique n’ont point besoin et ne rêvent pas de vivre comme ses enfants : déshumanisés, faisant le culte de l’argent roi, n’accordant aucune valeur à l’être humain et résolument, follement, stupidement tournés vers le gain matériel au mépris de la Morale qui devrait sous-tendre les relations humaines.

C’est cela qui devrait être notre posture, notre engagement, notre conviction après l’assassinat du Colonel. Non le contraire. Encore moins des pleurs de défaitistes.

Alors la lutte se poursuit en Libye et bien d’autres fronts s’ouvriront bientôt.

Cameroun, je t’ai prévenu ! C’est pourquoi j’ai dit à l’aîné de ne pas leur donner le prétexte de ton agression. Mais il ne m’a pas compris parce qu’il n’a plus d’oreille pour écouter.

Guinée Equatoriale, Angola, Soudan du « Nord », ils vous ont dans leur viseur avec le doigt sur la gâchette.

Dans une telle ambiance, dans un tel décor, en attendant qu’ils lancent leur « Machin » appelé Conseil de sécurité de l’ONU contre vous, contre vos frères, contre nos peuples, je ne veux plus entendre quelqu’un d’autre pleurer !

C’est pourquoi, âmes sensibles, je vous prie de vous abstenir de vous rendre au front. Car lorsque vous y serez, lorsque vous y êtes, c’est pour tenir tête, pour gagner à chaque épreuve, en rage de vaincre. Toute autre posture ne fera que saper le moral des troupes. Alors soyez forts, car ils nous ont imposé une guerre que nous sommes obligés de gagner au risque de périr et laisser la postérité sans héritage !

A très bientôt.

Hassane Magued

Libération de l’Afrique : j’ai besoin d’une armée révolutionnaire !

Il faut apprendre de nos erreurs. Et nous en apprenons beaucoup. C’est pourquoi la Révolution Permanente a conclu qu’elle n’a pas besoin d’une armée républicaine, mais d’une armée révolutionnaire. Suivons ensemble cet Article hautement important.

Une Armée Républicaine, c’est quoi ?

Dans une République, une Armée Républicaine reste l’Armée nationale, chargée de défendre la Nation. Cela s’entend de l’ensemble des forces détenant de façon régulières les armes pour défendre les institutions, les autorités qui les incarnent, l’honneur de la Nation, la souveraineté nationale, les personnes et leurs biens.

L’Armée Républicaine est donc une armée de carrière, une armée professionnelle, formée pour faire la guerre conventionnelle, en cas d’agression extérieure. C’est aussi une armée composite, qui regroupe toutes les sensibilités sociales, politiques, religieuses. Elle est dans ce sens, une armée neutre politiquement, idéologiquement et spirituellement mais engagée aux ordres de celui qui en est le Chef suprême, c’est-à-dire, celui qui assure la fonction de Chef de l’Etat en toute légitimité.

Une telle armée est utile pour conduire les missions régaliennes de sécurité et de défense nationale, sans parti pris, mais selon les lois qui gouvernent la République.

Mais une telle armée ne peut pas conduire un combat révolutionnaire. C’est pourquoi la Révolution Permanente pense qu’elle est utile seulement en situation de paix et de rapports civilisés entre le pays et les autres Etats. Mais dans une posture d’agression asymétrique qui impose de conduire un combat révolutionnaire asymétrique, il faut une Armée Révolutionnaire aux côtés de l’Armée Républicaine.

Je m’explique

L’agression que subit actuellement l’Afrique ne trouve pas une réponse appropriée au plan militaire car les agresseurs ont conçu la stratégie en prenant en compte la pudeur républicaine qui caractérise les armées républicaines.

En effet, les agresseurs ne déclarent jamais la guerre directement. Car si tel est le cas, on serait en situation d’agression extérieure, ce qui libérera l’Armée Républicaine de cette pudeur.
Pour lier psychologiquement les mains de nos armées, ils mettent au devant de leurs projets d’agression, des fils du pays, généralement des renégats, armés, instrumentalisés, à qui ils promettent une impunité globale pour tous leurs crimes et le pouvoir d’Etat, une fois la conquête du pays parachevée.

Quand ces fils du pays, organisés sous la forme d’une rébellion, lancent leurs premières attaques contre l’Armée Républicaine, après avoir recruté des enfants soldats, le militaire de l’Armée Républicaine, formé pour protéger la vie de ses compatriotes se trouve devant un cas de conscience quand il tire et voit s’écrouler un enfant qui a l’âge d’un de ses fils. Alors son ardeur au combat s’en trouve ramollie. Et il est obligé de faire désertion, d’abdiquer, de laisser l’ennemi avancer.

Pendant ce temps, le vrai agresseur, dont les objectifs sont la reconquête du pays, son pillage et sa déconstruction, apporte le soutien militaire, logistique, médiatique qu’il faut aux enfants drogués, aux mercenaires armés, aux fils du pays instrumentalisés, pour s’offrir une victoire qu’il ne revendiquera qu’une fois l’imposture consommée dans un champ de ruine.

Alors il te faut une Armée Révolutionnaire

Elle n’est point une milice, une bande armée comme celle des renégats. L’Armée Révolutionnaire doit être conçue sous la forme d’une force d’élite au sein de l’Armée régulière, formée et équipée uniquement pour faire la guerre en situation d’agression asymétrique intérieure ou extérieure.

Elle doit être formée pour épouser une vision révolutionnaire et idéologique. Elle doit être formée pour conduire la guerre contre l’envahisseur, l’agresseur, d’où qu’il vienne et quelle que soit l’apparence qu’il emprunte. Cette Armée Révolutionnaire doit donc être une armée de guerre, non une armée de dissuasion classique.

Evidemment, sa grande force et sa très haute capacité opérationnelle restent des indicateurs pertinents de dissuasion. Mais sa vocation reste de faire aboutir une Révolution contre l’agresseur et de combattre en toutes situations de guerre.

Quand elle a fait aboutir la Révolution par un triomphe militaire et idéologique, elle retourne en caserne pour un recyclage afin d’entrer dans la peau de gardien des acquis de la Révolution, c’est-à-dire, de gardien en avant-poste de la Souveraineté nationale.
C’est pourquoi elle doit garder en tout temps, sa capacité militaire et la renforcer continuellement. Le renforcement et le rajeunissement de ses effectifs doivent rester également une priorité.

Alors, Cameroun, RD Congo, Guinée Equatoriale, Angola, et vous autres en phase d’étude pour trouver le mobile de votre agression, cet Article 92ème de la Révolution Permanente s’adresse à vous, après l’Article 90ème.

Sans des Armées Révolutionnaires, vous ne pourrez jamais mener de révolution contre la énième occupation coloniale qui a commencé avec la Côte d’Ivoire, la Libye et bientôt deux autres pays.

N’oubliez jamais le cas d’école de la Côte d’Ivoire ou de la Libye. Je vous ai prévenu.

A très bientôt.

Hassane Magued

Risque de déstabilisation de cinq autres pays Africains

Par AFROHISTORAMA

L’information se fait de plus en plus persistante ! Elle est à prendre au sérieux!

La guerre que l’occident a décidé de mener contre les Présidents africains qu’ils estiment  » impolis » n’est qu’à son début. Après le coup d’état contre le Président Laurent GBAGBO et les pseudos révolutions arabes, Il y a de cela quelques heures, nous venons de tomber sur une liste de Chefs d’états africains contre qui l’occident, à travers la France, USA, la Grande-Bretagne…etc, se basant sur des «résolutions » de l’ONU couper sur mesure et/ou sous le couvert de l’OTAN, a décider pour certains d’éliminer physique soit par des attentats ou des assassinats programmés. Pour cette catégorie, il s’agit du Président de l’Angola : José Eduardo Dos Santos, pour qui ils trouveront comme prétexte et slogan: José Eduardo Dos Santos32 ans au pouvoir, il est temps de partir ! Le deuxième de cette catégorie est Robert Gabriel Mugabe, l’actuel Président du Zimbabwe. La même chose sera retenue contre lui aussi (rappelez vous de la visite de Morgan Tsvangirai au sous-prefet Ouattara).

Lire la suite sur AFROHISTORAMA

Le Bénin, 9eme pire économie africaine selon Slate Afrique

S’inspirant des méthodes du magazine américain Forbes, le magazine d’information en ligne Slate Afrique a publié la semaine passée la liste des dix pays qui d’après lui connaissent les pires performances économiques en Afrique cette année. Le Bénin y figure en neuvième position avec des pays comme Madagascar, la Côte-d’Ivoire, la Guinée Equatoriale ou encore le Lesotho.

La méthode utilisée par les journalistes de ce magazine dirigé par le Français Jean-Marie Colombani, ancien directeur du quotidien Le Monde (1994-2007) a consisté à utiliser les chiffres de la croissance économique tels que publiés par le Fonds Monétaire International (FMI), l’Indice de développement humain (IDH) calculé par le PNUD et le classement de Transparency International sur le taux de corruption dans chaque pays du monde.

A la charge du Bénin, il est cité notamment la corruption, la très faible croissance économique et l’atmosphère politique peu propice aux activités économiques. Voici l’intégralité de l’article publié le 26 juillet 2011 par Slate Afrique. Rappelons que ces derniers mois, tous les classements effectués par la Banque Mondiale ou le FMI ou encore Transparency International mettent systématiquement le Bénin dans une très mauvaise posture par rapport aux autres Etats.

Les 10 pires économies africaines

Loin du «miracle économique africain», certains pays du continent cumulent les tares et les retards bien souvent aggravés par des crises politiques désastreuses.

Le miracle économique africain se serait-il évanoui ? L’économie du continent n’est pas au mieux de sa forme en 2011. Les révolutions arabes, la crise politique en Côte d’Ivoire, ou encore la hausse du prix du pétrole et l’inflation qui en découle, sont autant de raisons qui poussent la Banque africaine de développement (BAD) à prévoir un ralentissement économique cette année.

Toutefois, les 54 Etats du continent ne sont pas tous logés à la même enseigne. Le classement 2011 du magazine américain Forbes, qui prend en compte tous les pays du monde, place Madagascar en tête des pires dégradations économiques de ces trois dernières années. Car la Grande Île s’enfonce depuis 2009 dans une crise politique qui provoque une baisse de la croissance.

Pour obtenir ce résultat, Forbes liste les 10 pays du monde ayant actuellement le plus faible taux de croissance du produit intérieur brut réel (PIB) (source CIA The World Factbook). Ce même classement tient compte des projections établies par le Fonds monétaire international (FMI) pour l’année 2011, ainsi que le taux de corruption mesuré par Transparency International. Car ce dernier «affecte tout le développement économique, pas seulement les revenus», précisait un membre de l’ONG à Forbes.

Il est établi ci-dessous un classement, non des «pires» économies du monde comme celui de Forbes, mais des «pires» économies africaines. La méthode est toutefois la même que celle du magazine américain: elle repose sur les indices fournis par la CIA, le FMI, la Banque mondiale et de l’ONG Transparency International. En outre, l’indice de développement humain (IDH) est également pris en compte. Il est calculé par le programme des Nations unies pour le développement (Pnud) à partir des moyennes nationales de l’espérance de vie, du niveau d’éducation, et du niveau de vie (PIB par habitant).

Comme le notait l’auteur du classement Forbes Daniel Fisher, il ne faut pas s’étonner de ne pas voir y figurer la Somalie. Car bien que détenant le triste record du pays le plus corrompu ainsi que celui dont les indicateurs sont les moins mis à jour, la Somalie a actuellement une croissance du PIB plus stable que de nombreux pays figurant dans le «top 10» ci-dessous.

10. CÔTE D’IVOIRE

La crise postélectorale de l’ancienne locomotive de l’Afrique de l’Ouest est un coup dur pour l’économie. Déjà affectée par un ralentissement depuis la fin de la guerre civile en 2003, la croissance du PIB ivoirien devrait, selon le FMI, s’effondrer de 2,6% en 2010 à -7,5% en 2011.

Et notamment car les exportations de cacao, la force économique du pays, avaient été interrompues pendant la crise. Après l’arrestation du président sortant Laurent Gbagbo le 11 avril, le pays espère retrouver une croissance positive en 2012.

Dans cette perspective, la France compte rester le «partenaire de référence de la Côte d’Ivoire», avait déclaré le Premier ministre François Fillon lors de sa visite à Abidjan le 14 juillet 2011.

9. BÉNIN

Le pays était sur la bonne voie jusqu’à ce que la crise économique divise de moitié la croissance du Bénin, d’où cette position dans le classement. A plus de 4%, la croissance de son PIB est retombée à 2,5% en 2010. Le pays peut toutefois compter sur sa production de coton, sa principale force, pour regagner du galon.

Cette dégradation économique du Bénin s’est par ailleurs incarnée lors des vagues de protestation suivant la réélection du président sortant Boni Yayi en mars 2011. Celui-ci a été accusé d‘avoir surendetté le pays et d’avoir «utilisé l’argent public à des fins électoralistes», notait le journaliste Marcus Boni Teiga.

8. LESOTHO

L’économie de ce petit d’Afrique australe dépend presque entièrement de l’Afrique du Sud, dans laquelle il est enclavé. Le Lesotho est cependant riche de sa principale ressource naturelle: l’eau, qu’il vend au pays voisin et lui permet d’être indépendant à 90% en matière d’énergie électrique.

Malgré une croissance économique rapide, le pays garde un IDH faible. La défaillance de l’Etat s’est aggravée en 2011 et le pays reste le 12e Etat le moins avancé au monde (PMA).

7. ÉRYTHRÉE

L’économie du deuxième plus récent Etat d’Afrique, qui a pris son indépendance en 1991, souffre durablement du conflit qui l’a opposé à l’Ethiopie entre 1998 et 2000. Elle repose principalement sur une agriculture de subsistance, mais le sous-sol du pays regorgerait de minerais, un secteur qui n’est pas développé.

Pour en tirer parti, il faudrait que le Front pour la démocratie et la Justice d’Issayas Afeworki (le parti unique du président) exprime sa «volonté d’installer un vrai marché économique» en Erythrée, écrit le CIA World Factbook — l’économie du pays étant effectivement peu favorable aux entreprises privées.

6. COMORES

L’archipel de l’océan Indien est le deuxième pays le plus pauvre du monde en terme de PIB, après Sao Tomé-et-Principe. Sa croissance devrait stagner en 2011.

Les habitants vivent de la pêche et de l’agriculture vivrière. L’archipel des Comores est riche de sa vanille, son clou de girofle et de l’ylang-ylang. Il peine cependant à assurer son autosuffisance alimentaire. AInsi, l’argent envoyé par la diaspora soutient activement l’économie.

En outre, le pays du président Ikilikou Dhoinine, élu le 26 mai 2011, figure parmi le top 20 des Etats plus corrompus.

5. SWAZILAND

Malgré un IDH moyen, il est difficile de dire que l’économie du pays se porte bien. Elle repose principalement sur l’exportation de sucre. Comme le Lesotho, le Swaziland est dépendant de l’Afrique du Sud, vers qui il exporte 60% de sa production.

Les projections du FMI pour ce petit Etat enclavé sont désastreuses, avec une croissance du PIB qui se réduirait à 0,5% en 2011. Le pays est classé 8e en prenant en compte tous les continents (Forbes).

4. GUINÉE

L’économie guinéenne a souffert de la mauvaise gestion de la junte militaire en 2009, qui a provoqué inflation, corruption et placé le pays en tête des Etats les plus défaillants au monde.

La Guinée a pourtant d’importantes ressources naturelles: il détient deux tiers des réserves mondiales en bauxite, mais possède de l’or, des diamants, et un gros potentiel de production hydroélectrique.

Le retour à la stabilité politique, avec Alpha Condé, le premier président élu démocratiquement en décembre 2010 fait espérer un redémarrage de l’économie. De 1,9% en 2010, la croissance pourrait atteindre 4% en 2011.

3. ANGOLA

L’Angola, qui fait partie de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) depuis 2006, tire la majorité de ses revenus de l’or noir. Ce secteur contribue en effet à 85% du PIB. Mais le taux de croissance du pays a chuté de 13,8% en 2008 à 1,6% en 2010, notamment en raison de la baisse du prix du pétrole.

D’autre part, l’Angola est le 6e pays le plus corrompu d’Afrique selon Transparency International et présente un indice de développement humain faible malgré un revenu national brut (RNB) par habitant élevé —ce qui reflète une répartition des richesses particulièrement inégale.

2. GUINÉE ÉQUATORIALE

Les deux «premiers» de ce classement ont en commun une croissance négative de leur PIB en 2010. -0,8% pour la Guinée équatoriale en 2010, alors qu’elle plafonnait à 10% en 2008. Comme l’Angola, le pays a souffert de la baisse du prix du pétrole. Il s’agit par ailleurs du 5e pays africain le plus corrompu.

Le grand paradoxe de la Guinée équatoriale est qu’il fait partie des PIB par habitant les plus élevés au monde grâce aux revenus du pétrole, mais se retrouve parmi les pays les moins avancés (PMA) au regard de la pauvreté de la population.

1. MADAGASCAR

Tous les indicateurs économiques de la Grande Île sont actuellement dans le rouge: une croissance négative (-2% en 2010), un IDH faible, un RNB par habitant faible, un Etat défaillant et une crise de confiance de la part des investisseurs étrangers depuis la prise de pouvoir de l’ancien maire de la capitale, Andry Rajoelina, en mars 2009. La perspective de croissance en 2011 est également faible aux yeux du FMI.

Le potentiel économique de Madagascar est inexploité malgré des ressources naturelles abondantes. A la campagne, la population vit toujours de la culture sur brûlis, aggravant le problème de la déforestation; sur les côtes et dans les réserves naturelles, les touristes se font attendre; et plus généralement, les forces vives du pays préfèrent attendre le retour à la stabilité politique pour se lancer dans des projets.

Agnès Ratsimiala

Angola: le Gouvernement dénonce l’interventionnisme armé en Afrique

Le ministre angolais des Relations Extérieures, Georges Chicoty, a declaré jeudi à Addis Abeba, que l’Afrique était marqué par l’interventionnisme armé et par une forte implication politique des puissances occidentales dans la résolution de leurs problèmes dont la politique interne.

Georges Chikoty a fait cette dénonciation dans son discours prononcé à la session extraornaire de l’Assemblée des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA) qui se déroule depuis mercredi à Addis Abeba (Ethiopie).

Le Chef de la diplomatie angolaise qui y a participé en qualité de représentant du Président José Eduardo dos Santos, il  a cité à titre d’exemple les cas de la Côte d’Ivoire et de la Libye, rappelant que les Nations Unies ont autorisé les interventions militaires dans ces pays avec un soit-disant objectif de protéger les populations locales.

Selon lui, pour la première fois cette formulation a été utilisé de façon aussi claire par l’ONU pour justifier l’invention dans un conflit, faisant remarquer une nouvelle manière d’agir dans la gestion de crises.

Dans son allocution faite devant 13 Chefs d’Etat et 24 chefs de gouvernement africains, Georges Chicoty a souligné que la nouvelle tendance du conseil de sécurité de s’engager de façon active et se plaçant en faveur de l’une des parties en conflit, entre en choc avec le concept traditionnel de maintien de la paix conçue comme rigourireusement neutre depuis la création de l’ONU.

Pour le diplomate, le monde vit de grandes transformations qui ne peuvent être indifférent à aucune nation, vu que les pays africains qui avaient fait tant de progrès sont l’objet de destruction systématique et programmée avec des conséquences imprévisibles pour l’avénir du continent.

Il a fait observer que indépendamment des expériences vécues, aujourd’hui personne ne sait par où viendront les prochains conflits et par conséquent l’Afrique ne peut se croiser les bras et espérer que surgissent de nouvelles crises pour trouver des solutions.

« Les Etats africains doivent assumer leurs responsabilités devant l’organisation continentale, lui fournissant une autonomie financière, en évitant ainsi une dépendance des contributions des pays donateurs, en redéfinissant des priorités de l’organisation, en créant un agenda minime et plus efficace.

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