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Le Franc Cfa menacé : La dévaluation, bel et bien à nos portes

Comme il fallait s’y attendre, le scoop livré par Notre Voie, dans son édition n°3988 du lundi 21 novembre 2011 relativement à la dévaluation du franc Cfa, annoncée pour janvier 2012, suscite des réactions divergentes. Pendant que des économistes africains trouvent cette triste réalité inévitable au regard de la rude crise économique qui frappe l’Europe, les gouverneurs des banques centrales africaines concernées (Bceao et Beac) tentent de nier l’éventualité. Et pourtant, le franc Cfa se situe à un micron de sa deuxième profonde dévaluation.

«Si rien ne vient entre temps changer la donne, dès le 1er janvier 2012, c’est-à-dire dans moins de 40 jours, le Fcfa sera dévalué à nouveau. La parité fixe qui jusque-là était de 1 euro = 655,59 Fcfa passera à 1 euro=1000fcfa. Selon une source diplomatique occidentale, c’est pour apporter cette information aux chefs d’Etat de l’Uemoa qu’Alassane Dramane Ouattara a fait le tour de la sous-région, la semaine dernière. Il a été mandaté, selon la source, par le Président français, Nicolas Sarkozy. En Afrique centrale, c’est à Denis Sassou N’Guesso que la mission a été confiée par Paris d’informer ses homologues de la Cemac mais aussi des Comores. Le diplomate assure que Sarkozy, compte tenu des problèmes que le Président sénégalais rencontre actuellement et surtout à cause de sa grande susceptibilité, a tenu à parler personnellement à Abdoulaye Wade lequel devrait informer son petit voisin bissau-guinéen». Cette exclusivité publiée par le quotidien Notre Voie n°3988 du lundi 21 novembre 2011 a visiblement créé un séisme à la rencontre annuelle de concertation entre la Bceao et la Beac qui se tient à Abidjan, depuis mardi 22 pour prendre fin aujourd’hui 24 novembre 2011. Au point où, au sortir d’une audience avec le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, le mardi 22 novembre, lendemain de la publication de l’article de Notre Voie, le gouverneur de la Beac, Lucas Abaga, a déclaré : «La dévaluation n’est pas d’actualité. La croissance reste rigoureuse en 2011 ; le taux de couverture monétaire est presque de 100% alors qu’il faut un minimum de 20%, tous les indicateurs sont dans le bon sens». Le nouveau gouverneur de la Bceao, Tiémoko Meyliet Koné, qui se tenait à ses côtés, a partagé la même vision que son homologue.

Le prêteur en difficultés financières

Ces propos du gouverneur de la Beac sont plus du registre de la politique, qui vise à amadouer les populations afin de prévenir toute manifestation de rue, que celui de l’économie, où la démagogie ne prospère pas face aux clignotants rouges. Si une timide croissance est constatée en Afrique depuis quelques années, ce n’est pas le cas en Europe où sévit une crise économique rude qui menace même les fondements de l’euro, la monnaie commune à 27 pays européens. Dont la France, ex-pays colonisateur de la majorité des pays, membres de la Bceao et de la Beac. Mais surtout «parrain» du Fcfa et principal pourvoyeur de «l’aide» au développement des Etats de la zone monétaire.

Frappée par la crise économique qui touche l’Europe, la France se trouve profondément dans l’incapacité de jouer son rôle comme par le passé. De son côté, l’Allemagne, la première puissance économique européenne, se refuse à servir de «parapluie» à la France en Afrique au risque de mettre en péril tout l’édifice européen. D’autant qu’en Europe, les conséquences de la crise se font durement ressentir. L’exemple de la Grèce est bien récent. «Le prêteur est en difficulté, c’est cela la réalité. Pour prêter de l’argent aux pays de la zone Cfa dans le cadre de l’aide au développement, la France empruntait, avant la crise, sur le marché européen à un taux de 2%. Elle prêtait ensuite aux pays africains à un taux de 4%. Avec la crise, le taux d’emprunt de la France sur le marché européen s’est accru. La France ne peut plus continuer puisqu’elle est frappée de plein fouet par la crise. Elle a donc décidé de dévaluer le Fcfa pour ne pas porter les pays de la zone Bceao et Beac comme un boulet au pied», soutient une source informée.

Ancien gouverneur de la Bceao, Alassane Dramane Ouattara que la France a activement contribué à installer au pouvoir a été chargé par Paris d’expliquer la pilule amère de la dévaluation du Fcfa aux autres chefs d’Etat de la zone. Quant aux gouverneurs de la Bceao et de Beac réunis à Abidjan avec les autres partenaires dont la France, il s’agit de réfléchir sur comment appliquer cette mesure sans faire sombrer les économies sous-régionales.

Comme avant le 11 janvier 1994

La tâche est ardue comme ce fut le cas en 1993, quelques mois avant la dévaluation du Fcfa survenue en janvier 1994. En effet, à partir de septembre 1993, le soutien financier de la France était conditionné à l’adoption par les pays de la zone Cfa de programmes économiques et financiers crédibles soutenus par le Fmi. Ce changement d’attitude préfigurait de la dévaluation du franc Cfa. Aujourd’hui encore, le schéma est identique. Pendant que le Fmi est sollicité par l’Europe pour appuyer les économies de certains pays de la zone euro en grande difficulté, il soumet les pays africains à des conditionnalités socio-économiques qui ne seront pas sans conséquences pour la stabilité de certains Etats. Des sources parlent, par exemple, de réduction du personnel de la Fonction publique et d’une privatisation totale de tous les secteurs des économies des pays africains. La dévaluation va renchérir le coût de la vie déjà intenable dans certains pays comme la Côte d’Ivoire. C’est à juste titre que Houphouët s’opposait vigoureusement à la dévaluation. Quelques semaines après sa mort, le 7 décembre 1993, la France et le Fmi ont décidé, le 11 janvier 1994, la dévaluation de 50% du franc Cfa pour les 13 pays africains du continent et 33% pour les îles Comores. Pour janvier 2012, des sources parlent d’une dévaluation de plus de 60% du franc Cfa. C’est dire que la catastrophe est à nos portes. Et les pluies de milliards Fcfa dévalués n’y pourront rien. Comme en 1994…

Didier Depry didierdepri@yahoo.fr

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OPA sur la Côte d’Ivoire !

Vente aux enchères de la Côte d’Ivoire : Drômè kélé-kélé (5 francs) ou drômè fla-fla (10 francs)…

Rosalie Kouamé

Mr Alassane Ouattara, depuis votre prise de pouvoir «par tous les moyens», vos hommes (loubards, sbires en treillis comme en civil et autres initiés à la violence…) ne cessent d’agresser les Ivoiriens dans les campements, les villages et les quartiers. Pire, pendant que vous vous promenez pour vouloir ramener les refugiés ivoiriens «par tous les moyens », votre solution préférée,  pendant que vous sifflez la réconciliation comme un serpent en quête de proie, vos hommes (loubards, sbires en treillis comme en civil et autres initiés à la violence…) agressent, agressent et agressent…

• Vous avez entretenu des hommes pour prendre les armes et attaquer notre chère et mère patrie, la Côte d’Ivoire, pour des raisons personnelles… Et vous le savez mieux que quiconque.

• Vous avez fait le tour du monde pour vilipender la Côte d’ivoire en vue de ternir son image…

• Vous avez profité de votre aventure voltaïque au FMI et à la BCEAO pour vous faire des amis, que vous avez réussi à liguer contre la Côte d’Ivoire…

• Vos amis qui ne sont autres que des rapaces qui lorgnaient les ressources naturelles de la Côte d’Ivoire, n’attendaient que ça pour justifier une attaque contre notre pays.

• Vous et vos amis ont mis sur pied une stratégie guerrière à laquelle vous avez donné une forme électoraliste pour distraire la grande galerie…

• Vous et vos amis, à la fois acteurs et arbitres des soi-disant élections ou de ces élections guerrières, avez  gagné la guerre, au prix de la vie de plus de 3000 âmes…

• Vous et vos amis donc pouvez maintenant vendre et racheter la Côte d’Ivoire au prix qui vous convient… drômè kélé-kélé (5 francs) ou drômè fla-fla (10 francs), c’est comme bon vous semble!

Alors je me demande encore: Pourquoi cette série de violence qui au moment où l’on s’attend à ce qu’elle prenne fin, ne fait que s’amplifier? Pourquoi tenez-vous tant à détruire notre pays?

Ce qui est curieux, c’est que vos supporteurs et partisans qui devraient attirer votre attention sur les dangers de cette attitude nauséabonde, disent plutôt que Gbagbo et son équipe ont fait la même chose. Disons que Gbagbo et son équipe ont fait la même chose… Et alors ???

Lorsque quelqu’un fait «la même chose» et qu’on a critiqué, on ne vient pas pour faire pareil ou pire… Cela est valable pour tout le monde!

Et si ceux que vous traquez dans les campements, les villages, les réunions politiques, les meetings et autres décident de s’organiser en guérilla pour contrattaquer les actes de barbarie dont ils sont victimes, n’est-ce pas alors le schéma d’une vraie guerre civile qui se dessinerait ainsi ??? On me dira que vos hommes sont tellement forts dans la violence au point où personne ne peut s’aventurer dans une contre-attaque… Qu’à cela ne tienne! Néanmoins, le danger peut se situer au niveau de vos amis du Club International Démoniaque, pardon de la soi-disant «communauté internationale.»

• Ceux-là mêmes qui font et défont les leaders du 1/3 monde ou des pays émergeants, selon leurs intérêt…

• Ceux-là mêmes qui n’ont pas d’amis mais n’ont que des intérêts!

Autant ils vous ont aidé à mettre sur pied une cellule de rebelles contre le pouvoir d’hier, autant ils vont profiter des actes de violence de vos sbires pour faire de vos victimes, des rebelles contre vous. Pas par amour pour vous, ni pour votre ennemi… Mais parce qu’ils n’ont pas d’amis, mais n’ont que des intérêts.

Et qui en souffrent? L’Afrique! Les Africains! Les Ivoiriens et même vos larbins!
Evidemment  vous qui avez l’argent comme dieu, le matériel comme ange, pardon comme démon et le matérialisme comme religion, vous n’avez rien à cirer avec les «blablabla» de ceux qui parle du Dieu d’Abraham, de Jacob, de Moise, de David…

Tout ce qui permet de piller la Côte d’Ivoire pour vous enrichir est une bonne stratégie, où une vraie guerre civile n’est pas à écarter. Et pour ne pas vous retrouver à la CPI, ces geôles de vos amis, construites que pour les Africains qui leur tiennent tête comme Gbagbo, alors vous prêcher la paix et la réconciliation pour mieux pratiquer la violence, le mensonge, la vengeance et «la justice des vainqueurs»??? Sinon, comment comprendre votre mutisme sur les agressions et les tueries à travers le pays par vos «adeptes» qui n’ont pour dieu que l’esprit sanguinaire?

En philosophie, on nous disait que «l’homme naît bon, mais c’est la société qui le rend mauvais». L’antithèse par contre est que «l’homme naît mauvais, mais c’est la société qui le rend bon»… Mais avec vous et vos amis, je ne me retrouve ni dans la thèse, ni dans l’antithèse. Pourquoi? Tout simplement parce que mon observation me fait penser que «l’homme nait mauvais et c’est la société qui le rend inhumain…» Voici ma philosophie à moi en vous observant…

Mr Alassane Dramane, dans l’opinion générale, ceux qui vous ont soutenu malgré eux-mêmes et à cause de vos canons sur leurs têtes, ont donné comme explications à leur soutien ce qui suit: «Comme c’est lui qui sait où il est allé chercher ses TUEURS pour venir les déverser dans le pays, alors surpassons-nous en lui laissant ce pouvoir qu’il cherche tant, afin qu’il ramène ses TUEURS d’où il les a pris»… A ce niveau, j’ai failli me faire convaincre, tellement je croyais que vous auriez la volonté de nous redonner notre paix et notre quiétude que vous et les vôtres, nous avez volées… C’est mal vous connaître! Ahhh! Ayahowé!

Un adage baoulé dit: «Même quand ça ne fait pas honte, ça doit au moins faire pitié!»

Mr Alassane Dramane, ayant raté l’occasion d’avoir honte en hypothéquant avec vos amis, la souveraineté de la Côte d’Ivoire, nous vous demandons maintenant de saisir l’occasion d’avoir pitié de la population ivoirienne qui ne sait que vivre en paix…
Evitez-nous Mr Dramane, une guerre civile qui tuera plusieurs milliers d’Ivoiriens pendant que vous et vos amis seriez  en train de piller le pays.

Le vol et le pillage de l’Afrique se font plus aisément pendant les guerres, certes! Néanmoins, le printemps arabe n’a pas encore révélé tous ses secrets relatifs au pétrole… Alors de grâce, épargnez à la Côte d’Ivoire un printemps du cacao, du diamant et du pétrole, au prix des âmes qui survivent déjà dans la précarité, la peur, l’angoisse et le traumatisme que seuls vos sbires savent produire. Après la guerre gagnée, pourquoi ne pas ramener les tigres, les panthères et les serpents dans leurs cages respectives pour que le peuple Ivoirien retrouve un peu sa quiétude?

NB : Libérez le Président Gbagbo pour que nous entamions la réconciliation si nécessaire pour le retour de la Côte d’Ivoire dans les normes humaines. Il ne mérite pas d’être en prison quand vous, vous êtes en liberté! De même, vous ne méritez pas d’être en liberté quand lui, Gbagbo est en prison… Alors laissons tomber les histoires de « capturation, de capturage, de capturement» et même de «transfèrement» qui ne font que compliquer de plus en plus votre équation…

Dieu bénisse la Côte d’Ivoire et l’Afrique!

13 Octobre, 2011

Une contribution de Rosalie Kouamé «Roska»

Ingénieur en Management, Leadership & Strategy Development

Activiste de la Paix, des Droits de l’Homme, de l’Education, de la Culture, de Jésus et des lois Divines

Présidente Fondatrice – Fondation Roska

roska_net@hotmail.com roska_net@yahoo.com

L’Argent de la BCEAO, le malheur des Ivoiriens !

BCEAO est la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest. Cette institution a été créée par le Colonisateur français le 04 avril 1959 par la Transformation de l’Institut d’Emission de l’Afrique Occidentale Française et du Togo en Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest d’abord pour conduire une politique protectionniste dans les Colonies françaises.

A l’époque coloniale, le franc CFA frappée par l’Institut d’Emission de l’Afrique Occidentale Française avait à un moment donné une valeur supérieure au franc français, empêchait les autres puissances coloniales de commercer avec les colonies françaises d’Afrique de l’Ouest. Ainsi, ces puissances étaient obligées de racheter les matières premières avec la France et non directement dans les colonies où les grandes industries agricoles coloniales françaises produisaient de grandes quantités de matières premières agricoles comme le café et le cacao grâce aux travaux forcés.

Ensuite, cette monnaie alors arrimée au franc français a été utilisée comme un instrument de politique budgétaire jusqu’à ce jour, grâce aux devises générées par le commerce international des colonies devenues ex-colonies dans la forme. Ces devises sont logées pour 65 pour cent d’abord et ensuite pour 50 pour cent, au Trésor français. Je laisse le soin aux Economistes pour nous instruire sur la question. Revenons donc à l’objet de cet Article 72ème de la Révolution Permanente.

Alors pour récapituler, le franc CFA émis par la BCEAO a donc été créé par la France, pour servir les intérêts de la France et pour piloter les projets français dans les anciennes et nouvelles colonies. Dès lors, pour la déstabilisation de la Côte d’Ivoire, le CFA émis par la BCEAO va jouer son rôle premier : permettre d’atteindre les objectifs de la France en Côte d’Ivoire.

Que s’est-il passé avant l’attaque du 19 septembre 2002 ?

Tout commence avec l’affaire du braquage de la BCEAO par un certain Prosper Sia Popo, alors Chef vigile au sein de l’Agence Centrale BCEAO d’Abidjan Plateau. C’était le 27 août 2002 environ 20 jours avant l’attaque de la Côte d’Ivoire le 19 septembre 2002 par la rébellion de Monsieur Dramane OUATTARA l’ex-MPCI, rebaptisée Forces Nouvelles par la France et plus tard, FRCI par OUATTARA lui-même lorsqu’il en prend officiellement le commandement en mars 2011.

A l’époque, tout l’espace UEMOA regroupant les 8 Etats de l’Afrique de l’Ouest ayant en commun le franc CFA, fut en émoi. 20 milliards de francs CFA auraient été soustraits frauduleusement des coffres forts de l’Agence Centrale de la BCEAO à Abidjan Plateau. Incroyable !

Les premières informations font alors état de ce que le sieur Sia Popo, se serait enfui avec le butin de 20 milliards de francs CFA en liquide en passant par le Ghana. Trois jours avant l’attaque d’Abidjan, soit le lundi 16 septembre 2002, Sia Popo est arrêté avec brio par le « redoutable » Blaise Compaoré puis dans la foulée, il est extradé vers la Côte d’Ivoire.

L’arnaque est enfin révélée au sujet de l’affaire Sia Popo

Voici pour ceux qui ne le savent pas encore, ce qui s’est réellement passé. Ces informations ont été données par des sources très proches du dossier. D’abord le Sieur Sia Popo, capturé magistralement par le « chasseur de prime » Blaise Compaoré n’a pas pu ouvrir les Coffres forts  de la BCEAO hyper blindés et contrôlés par un puissant système informatique qui aurait été mis en place par la société Bull France. Le coffre principal serait équipé d’un dispositif de destruction par perforation multiples des billets dès que le coffre est forcé à l’ouverture par un individu qui ne fait pas entrer les codes de sécurité exacts. Ces codes sont gérés à partir d’un serveur central installé à Dakar et relié à toutes les Agences BECAO. Ce serveur a pour rôle, entre autres, de gérer la sécurité des coffres forts mais aussi de consolider et centraliser les états journaliers des opérations réalisées en chambre de compensation par les Banques commerciales et autres établissements de crédit.

Donc Sia Popo n’a pas pu forcer le coffre fort pour partir avec 20 milliards de francs CFA. Mieux, les montants sortis sont supérieurs à 20 milliards de francs CFA. Le sieur Sia Popo a tout simplement été convaincu de jouer le bouc émissaire contre forte récompense mais aussi de convoyer du liquide vers le parrain des futurs événements du 19 septembre 2011.

Pour simplifier, disons tout net qu’il devait remettre de l’argent liquide à Blaise Compaoré, qui devait à son tour, utiliser cet argent pour payer les frais de location des mitrailleurs lourds à pédale, des grenades offensives et autres matériels militaires mis à disposition par le Guide Libyen, Mouammar Kadhafi.  Eh oui ! C’est lui qui aurait fourni les armes lourdes qui ont servi à attaquer les camps militaires d’Abidjan dont celui d’Agban.

Alors une fois l’argent réceptionné par Blaise, il brandit Sia Popo comme un code de communication à l’attention des commanditaires de l’attaque pour dire : c’est fait, vous pouvez y aller ! Après quoi, il se fit fort d’extrader Sia Popo vers la Côte d’Ivoire. Dès lors que Sia Popo est incarcéré, l’attaque devait être lancée dans les 72 heurs au maximum pour ne pas qu’il parle sous la pression. Ainsi, pendant l’attaque, Sia Popo devait être libéré puis disparaître de la circulation. Il connaissait même le nom de celui qui devait conduire le détachement qui devait le libérer.

Mais la libération de Sia Popo, incarcéré à l’Ecole de Gendarmerie d’Abidjan alors dirigé par l’ancien Colonel Guiai Bi Poin, va échouer grâce à la perspicacité de cet excellent officier qui a vite compris que l’assurance et l’arrogance de Sia Popo cachaient un projet d’évasion et donc a pris le soin de mettre en place un dispositif de veille. Je vous prie de ne pas demander plus de détails sur ce qui sait passé dans la nuit du 19 septembre 2002 au risque de nous éloigner du sujet principal traité dans le présent article de la Révolution Permanente.

Voici donc comment le premier pseudo braquage de la BCEAO a servi à déclencher le processus de déstabilisation de la Côte d’Ivoire.

Le secret des braquages des Agences BCEAO de Bouaké, Korhogo et de Man par le MPCI et la Force Licorne

Oui, les hommes de Dramane OUATTARA qui poursuivent fallacieusement aujourd’hui Laurent GBAGBO pour « crime économique », ont braqué trois Agences de la BCEAO respectivement en 2003 (Bouaké et Man) et en 2004 (Korhogo). Officiellement, la BCEAO a annoncé avoir perdu plus de 58 milliards de francs CFA alors que certaines sources annoncent 300 milliards de francs CFA dans ces actes de braquage. Pour l’histoire, voici les circonstances dans lesquelles ces braquages sont intervenus.

A cette époque, la France avait coupé le pays en deux à partir de Bouaké : Zone Forces Nouvelles et Zone gouvernementale. Les zones minières (or et diamant) dûment identifiées en territoire rebelle et le rançonnage des populations ne suffisaient plus à entretenir la rébellion et à couvrir certaines dépenses de la Licorne. Plus grave, Laurent GBAGBO a réussi à se rapprocher du Guide Libyen pour le convaincre de retirer ses armes de la Côte d’Ivoire. Cet accord aboutira plus tard à la première visite du Guide Libyen en Côte d’Ivoire.

Alors, à court d’argent et désarmés pratiquement, la rébellion va organiser le braquage de la BCEAO avec l’aide de soldats français de la Licorne pour financer leur réarmement par la France, l’enrichissement des Chefs de guerre et les dépenses liées au fonctionnement du MPCI rebaptisé Forces Nouvelles par la France. Plusieurs milliards sont ainsi récupérés.

Selon nos sources, les milliards emportés sont partis d’Abidjan pour se retrouver dans les deux Agences braquée en août 2003. Le même procédé a du être utilisé pour Korhogo en 2004.

Après quoi, le dispatching a été fait. Soro Guillaume s’en tirera avec plus de 10 milliards de francs CFA dont il va loger environ 7 milliards en Afrique du Sud. Le reste servira à financer des projets immobiliers au Sénégal, notamment à Dakar puis au Burkina Faso où le « pseudo Chef » de la rébellion et ses hommes vont investir des sommes faramineuses dans la construction de OUAGA 2000, un ensemble immobilier qui fait la fierté du Burkina Faso. Le reste de cet énorme butin de guerre servi par la BCEAO à la rébellion de OUATTARA et de la France, financera la construction d’immeubles et d’hôtels à Abidjan et dans certaines villes avec un somptueux hôtel construit par le chef rebelle Ouattara Issiaka alias Watao, dans la ville d’Agboville.

Les circuits empruntés après les faux braquages de la BCEAO à Bouaké, à Man et à Korhogo

C’est là que la BCEAO va jouer son énième rôle dans la déstabilisation de la Côte d’Ivoire. Pour créer des circuits verts, certains cadres de cette institution vont utiliser des prête-noms pour créer des agences de Change à Abidjan. Ces Agences vont très vite être agréées par la BCEAO et permettront un recyclage de l’argent volé et son transfert hors des frontières de la Côte d’Ivoire.

Mais ces gros mouvements financiers n’attireront l’attention de personne ; je veux dire ni le siège de la Banque Centrale à Dakar ni l’Agence d’Abidjan ne se sentiront interpellées par les gros mouvements financiers réalisés par ces toutes nouvelles Agences de change et de transfert d’Argent. C’est normal. Parce que le circuit est au vert. Il a été huilé. Nos sources révèlent que ce même circuit a servi aux détournements dans la filière café cacao.

Mais pour convoyer l’argent de Bouaké ou Man vers Abidjan, ce sont des personnes de bonne volonté, des hommes de confiance accompagnés d’hommes de confiance armés qui vont faire le boulot. Là encore la négligence de l’armée ivoirienne, notamment Police, Gendarmerie, Douanes, va rendre les choses faciles.

Une fois le recyclage terminé à travers les circuits verts « non surveillés » par  BCEAO, la rébellion va retrouver une nouvelle santé de fer pour aujourd’hui mettre la Côte d’Ivoire à sac avec l’appui désormais officiel de la France.

Une nuisance nommée BCEAO en 2011

Dans les Statuts de l’Institution, elle est neutre et ses agents sont protégés par une immunité. Mieux, l’Institution ne peut recevoir d’injonction de la part des Etats membres encore moins de ses organes de surveillance comme le Conseil des Ministres de l’UEMOA ou la Conférence des Chefs d’Etat. Mais la BCEAO va servir d’instrument de guerre contre la Côte d’Ivoire en s’érigeant en censeur politique de la Côte d’Ivoire.

En plein contentieux électoral, la BCEAO va d’abord décider de fermer ses agences en Côte d’Ivoire pour compter du mercredi 26 janvier 2011. Ensuite elle va déconnecter les Agences de Côte d’Ivoire du système bancaire sous-régional pour provoquer l’isolement bancaire de la Côte d’Ivoire. Elle va par ailleurs enjoindre les autres banques qui n’ont pas suivi les mouvements de fermeture sans préavis enclenchés par les banques françaises, de fermer sous peine de sanction. Le but visé : asphyxier l’Economie ivoirienne et aider Dramane OUATTARA à vaincre Laurent GBAGBO.

Dans un communiqué publié par la Presse le 11 février 2011, Jean-Baptiste Compaoré alors Gouverneur par intérim après le limogeage de Philippe-Henry Dacoury-Tabley menace en ces termes : « La BCEAO rappelle aux établissements de crédit de l`Union monétaire ouest-africaine (UMOA) que ses agences sont fermées depuis le mercredi 26 janvier 2011, sur l`ensemble du territoire de la Côte d`Ivoire, jusqu`à nouvel ordre. La BCEAO demande instamment aux établissements de crédit de l`Union, et en particulier ceux établis en Côte d`Ivoire, de s`abstenir de contribuer à la violation de la fermeture de ses agences dans ce pays.
« Toute opération effectuée par un établissement de crédit avec lesdites agences ou dans leurs locaux (…) est passible de sanctions ».

Conséquence : les entreprises vont fermer, plus de 200 000 Ivoiriens vont perdre leur emploi en moins de deux mois, plusieurs personnes vont trouver la mort faute d’argent pour se soigner et les dégâts se poursuivent aujourd’hui.

Des précautions à prendre

La Révolution Permanente a déjà pris en compte cette donne. La nuisance BCEAO sera neutralisée. Au moment de la Révolution, des actions précises seront initiées pour anéantir les velléités de gestion de la Côte d’Ivoire par une Banque Centrale instrumentalisée pour déstabiliser le pays qui la fait vivre.

Et ce n’est pas l’affaire de la seule Révolution Permanente. Chaque Ivoirien doit aussi prendre ses dispositions pour ne plus subir le sort connu après la fermeture des banques françaises et le terrorisme économique perpétré par la BCEAO en violation de toutes les règles qui la régissent.
Un combat se gagne avec la collaboration de ceux au profit desquels il est mené. Ensemble, nous devons prendre des précautions pour neutraliser la nuisance BCEAO lorsque l’heure de la libération sonnera. Et nous y sommes.

A très bientôt.

Hassane Magued

Côte d’Ivoire : Fermeture des banques – SGBCI, BICICI: Ouverture au grand public la semaine prochaine

La Banque internationale pour le commerce et l’industrie de Côte d’Ivoire (Bicici) et la Société générale de banque de Côte d’Ivoire (Sgbci) qui sont, depuis jeudi dernier, entrées dans le patrimoine de l’Etat de Côte d’Ivoire à la suite de leur nationalisation décidée par le gouvernement ont, chacune, un nouvel administrateur général par intérim. L’information a été donnée hier par le ministre de l’Economie et des Finances, Désiré Dallo. C’était au cours de sa première conférence de presse qu’il a animée en tant que ministre à son cabinet en fin d’après-midi. Par ces nominations, l’Etat traduit dans les faits, en plus de la possession des locaux, sa pleine autorité sur ces deux établissements de crédit qui ont décidé de fermer au mépris des règles qui régissent la profession bancaire et sans préavis, ni information des épargnants. Outre cette information, le ministre Désiré Dallo a indiqué, concernant ces deux banques nationalisées, que l’état des lieux devant précéder l’ouverture effective de leurs guichets aux épargnants a commencé depuis lundi dernier et devrait se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine. Parce que «c’est une opération très délicate. Il faut accéder à des données informatiques afin d’établir exactement pour chaque client la situation du compte en termes de ressources disponibles et d’engagements. Ce qui exige que nous prenions tout le temps pour pouvoir arriver à une appréciation exacte. Les informaticiens que nous avons commis à la tâche sont en train de travailler et nous pensons que très bientôt, nous aurons des informations fiables afin de reprendre très rapidement le service clientèle, et que les épargnants aient accès à leur argent», a dit l’argentier du gouvernement. Qui insiste sur le fait que cette situation le préoccupe et qu’il en fait une urgence de premier ordre. « Nous faisons tout pour que cette opération se déroule rapidement mais de façon précise pour un meilleur service à la clientèle».

Un audit en vue

Un état des lieux qui se veut exhaustif, notamment au plan informatique, et ce, à l’effet de restaurer toutes les données de la clientèle. Une fois achevé, l’ouverture de ces banques au grand public sera communiquée par voie de presse. Il a cependant fait savoir que depuis hier, la Bicici a été ouverte momentanément pour permettre aux agents d’y accéder afin de percevoir leur salaire. Il en est de même de la Société générale qui a ouvert sous la supervision de l’Inspecteur général des finances, mais l’état des lieux va s’y poursuivre pendant quelques jours encore. En tous les cas, le conférencier assure que ces deux banques devenues étatiques pourront s’ouvrir à nouveau aux épargnants probablement la semaine prochaine. Mais il se veut incisif sur un aspect : «Nous allons aller au-delà de l’appréciation des actifs de ces banques en procédant à un véritable audit». Le ministre Dallo a tenu au cours de cette rencontre avec la presse à rassurer les fonctionnaires et agents de l’Etat ainsi que les militaires dont la solde était en général payée à partir du 22 du mois, que leur paie est imminente, et comme d’habitude, ils recevront leur solde prioritairement dès que les banques nationales commenceront à payer le salaire des fonctionnaires.

 

Salaires: les banques nationales sont prêtes

A ce niveau justement, le directeur général de la Caisse nationale des caisses d’épargne (Cnce), Marcellin Zahoui, a, au nom des autres dirigeants des banques publiques, rassuré tous ceux qui ont désormais leurs comptes domiciliés chez eux sur leur capacité à faire face au flux. « La banque est un métier, et nous le démontrerons dans cette situation. Nous avons pris des dispositions pour payer dans de bonnes conditions ces nouveaux clients. Nous sommes prêts, et vous le verrez ! ». Pour lui, certes, c’est un héritage inattendu que les banques internationales laissent aux banques nationales, mais n’évoluant pas dans leur stratégie à vue, les fonctionnaires et militaires bénéficieront des meilleurs services bancaires. « Nous ferons en sorte que ces fonctionnaires qui sont venus chez nous restent et continuent avec nous », a révélé le porte-parole des banquiers ivoiriens.

Pour tout dire, les dispositions sont prises pour que la semaine prochaine, tous ces agents de l’Etat perçoivent leurs salaire et solde. Ce décalage est dû au fait que la fermeture, notamment de la Sgbci et la Bicici qui cumulent à elles seules plus de 80 000 fonctionnaires, est intervenue à un moment critique, c’est la période de la paie. Il fallait donc s’adapter et c’est ce qui a provoqué ce léger décalage de date.

Relativement aux autres questions liées aux soldes des compensations qui n’ont pu être réglés parce que les banques internationales qui ont fermé ne participaient aux séances de compensation, le ministre Dallo a indiqué que la direction nationale de la Bceao s’attelle à les solutionner rapidement. Il a, par ailleurs, souligné que les deux banques nationalisées que sont la Sgbci et la Bicici ne porteront plus les dénominations actuelles, elles en changeront sous peu dans le cadre de la restructuration à venir du système bancaire ivoirien.

 

Difficultés des entreprises, un souci

Dans ses échanges avec la presse, l’argentier du gouvernement du Premier ministre Aké N’Gbo n’a pas passé sous silence la situation difficile provoquée par la fermeture des banques internationales chez les entreprises privées ayant leurs comptes domiciliés dans leurs livres, et celle que traverse également les employés desdites entreprises en cette fin du mois. « Nous en sommes très préoccupés, mais nous allons doucement pour faire l’état des lieux pour éviter de se tromper. Nous oeuvrons à ce qu’elles (les entreprises, ndlr) sortent le plus tôt possible de cette mauvaise situation ». Pour Désiré Dallo, c’est une exigence pour l’Etat d’y trouver rapidement une solution, car la relance des activités productives et donc de la croissance en dépend. «Le système bancaire est certes perturbé du fait des fermetures, mais la Côte d’Ivoire a des banques publiques capables de le remettre en selle», a dit convaincu le ministre ivoirien de l’Economie et des Finances. N’a-t-il pas lancé à l’endroit de tous que « le gouvernement est soucieux de bâtir un système bancaire viable et crédible, à même de répondre convenablement aux besoins et attentes des populations? ». Aussi a-t-il appelé au calme et à éviter toute attitude de nature à provoquer une panique bancaire. «Les solutions idoines seront trouvées ».

Soulignons que le système bancaire est réduit aujourd’hui à 7 banques, soit 5 d’Etat (Bfa, Bni, Bhci, Cnce, Versus bank) et deux privées, Cofipa et Bridge bank, après la fermeture de 13 banques à capitaux étrangers. Selon le conférencier, après la prise de contrôle de la Bicici et de la Sgbci, d’autres mesures suivront à l’encontre de celles qui ont fermé.  .

 

Brève historique

Le ministre Désiré Dallo a, dans ses propos liminaires, rappelé toutes les péripéties et actes illégaux posés par le conseil des ministres de l’Uemoa depuis sa session extraordinaire tenue en Guinée-Bissau, en violation des textes régissant l’Union, dont le seul objectif était d’écarter le Trésor public ivoirien du système financier de l’Uemoa afin de bloquer le fonctionnement de l’Etat de Côte d’Ivoire et de la rendre totalement incapable d’honorer ses engagements via la Bceao. Objectif qui s’est traduit par la démission forcée de l’Ivoirien Philippe-Henri  Dacoury-Tabley au poste de gouverneur de la Bceao, le 22 janvier dernier, par la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union, lors de sa 15è session tenue à Bamako. Ainsi qu’à l’isolement de la Côte d’Ivoire du système informatique par le tout nouveau gouverneur par intérim, le Burkinabé Jean-Baptiste Compaoré. Lequel a menacé les banques internationales de sanctions au cas où elles participaient à la compensation sous l’autorité de la direction nationale de Bceao réquisitionnée par les autorités ivoiriennes. La suite, on la connaît…

Gooré Bi Hué, Fraternité matin d’Abidjan

Côte d’Ivoire : Le gouvernement réquisitionne la Bceao nationale

Pour assurer le bon fonctionnement de l’Etat : Le gouvernement réquisitionne la Bceao nationale

Le gouvernement ivoirien a annoncé, hier, au journal télévisé de 20H de la télévision nationale, la réquisition par décret, signé du président Laurent Gbagbo, de la BCEAO nationale pour assurer le fonctionnement régulier de l’Etat de Côte d’Ivoire au plan financier, en réaction à une tentative illégale du clan Ouattara de bloquer la BCEAO nationale dans l’optique d’assécher l’Etat de Côte d’Ivoire. Voici le décret lu au journal de 20H par M. Désiré Dallo, ministre de l’Economie et des Finances de Côte d’Ivoire.

Art. 1 : La direction nationale et les agents de la banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), sur toute l’étendue du territoire de la république de Côte d’Ivoire, ainsi que le personnel ivoirien en activité dans ces agences sont requis pour compté du 25 janvier 2011 afin d’assurer les services ordinaires y comprit les opérations avec la direction nationale du trésor et de la comptabilité publique dans les conditions prévues par les lois et règlements en vigueurs.
Art. 2 : Il est établit à la prise de possession des locaux, un état descriptif et s’il y a lieu un inventaire en présence du directeur national de la BCEAO ou de son représentant ou à défaut d’un représentant de la municipalité. Ces documents sont signés contradictoirement par le représentant de l’autorité requérante et les personnes susvisées. L’un des exemplaires sera remis à la BECAO ou à celui agissant pour son compte et l’autre exemplaire est conservé par l’autorité requérante.

Art. 3 : L’autorité requérante et ses représentants sont tenus au secret professionnel pour tous les renseignements confidentiels dont ils peuvent avoir connaissance notamment sur le fonctionnement de la BCEAO.

Art. 4 : Les dispositions du présent décret qui prennent effet à compté de la date de signature sont applicables pendant une période de trois (3) mois.

Art.5 : Le ministre de l’Economie et des Finances, le ministre de la Défense et du service civique et le ministre de l’Intérieur sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié selon la procédure d’urgence ainsi qu’au journal officiel de la République de Côte d’Ivoire.

Fait à Abidjan, le 25 janvier 2011

Laurent Gbagbo

Président de la République de Côte d’Ivoire

Propos recueillis Par Coulibaly Zié Oumar

Philippe-Henri Dacoury-Tabley regrette l’intrusion de la politique à la BCEAO

Le gouverneur Philippe-Henri Dacoury-Tabley a décrié, samedi, l’intrusion de la politique à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO). Au terme des travaux de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA) tenue à Bamako, M. Dacoury-Tabley a été contraint à la démission à la tête de l’institution financière sous-régionale pour n’avoir pas pu mettre en œuvre des décisions du sommet extraordinaire du Conseil des ministres du 23 décembre.

Sous pression des chefs d’Etat du Mali, du Bénin, du Burkina Faso et du Togo ainsi que des représentants de la Guinée-Bissau et du Niger, le gouverneur Philippe-Henri Dacoury-Tabley a présenté, lors de la 15ème session de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA, sa démission pour « n’avoir pas pu appliquer les décisions » de la réunion extraordinaire du Conseil des ministres de l’Union tenue le 23 décembre à Bissau.
« Face au fait que la politique a tendance à être introduite à la Banque centrale, nous avons accepté de rendre la décision qui nous a été demandée, en espérant que les jours à venir ne seront pas sombres pour l’UEMOA », a-t-il affirmé dans une déclaration.

A ce propos, dans un communiqué lu par le porte-parole du gouvernement ivoirien, Ahoua Don Mello, ministre de l’Equipement et de l’Assainissement, cette démission « forcée » de M. Philippe-Henri Dacoury-Tabley, « reste illégale, nulle et de nul effet ».

La Côte d’Ivoire, estimant qu’il « est dangereux de mêler la politique aux affaires monétaires et financières (…) », a saisi la cour de justice de l’UEMOA et relève, à ce titre, que « la décision des chefs d’Etat apparait comme précipitée et inappropriée ».

« Il est indispensable que notre zone monétaire continue d’être ensemble, continue de se consolider« , a conclu le Gouverneur.

A noter que, l’UEMOA a été créée en 1994 et a pour objectif, le renforcement de la compétitivité des activités économiques et financières des Etats membres dans le cadre d’un marché ouvert et concurrentiel et d’un environnement juridique rationnalisé et harmonisé.

James Lossa