Le Blog de Aymard

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Noël : la part de l’Afrique dans l’universel

Noël est devenu une fête universelle. Aux quatre coins de la planète terre, elle est célébrée avec ferveur, vécue comme l’un des temps forts de la vie des communautés humaines. Au point qu’on en oublie les origines religieuses. Il reste que les Chrétiens continuent, à travers Noël, de célébrer la naissance de l’enfant Jésus, laissant à d’autres de n’y voir qu’une pause festive dans la ronde des jours. Dans cette mouvance universelle de Noël, où situer le Bénin, où situer l’Afrique ? Devons-nous nous laisser entraîner dans le courant d’une mondialisation qui tend à uniformiser, à standardiser Noël à l’échelle de la planète ? Concédons aux plus futés, aux plus malins d’entre nous, les commerçants en l’occurrence, d’avoir récupéré Noël pour de bonnes affaires. Noël, comme la fête des enfants, c’est l’une de leurs trouvailles. Il en est de même de Noël rendu synonyme de jouets à distribuer généreusement aux enfants. Sans oublier le père Noël qui a l’art de frapper les esprits, de faire rêver, de donner de la couleur à la fête,

Ne prenons pas de gants pour le dire : les Africains en général, les Béninois en particulier ne vivent pas encore Noël comme une fête qu’ils se sont appropriés, une fête qui porte leur marque, leur sceau distinctif. A Cotonou comme à Dakar, Ouagadougou, Kampala, Nairobi, on fête Noël comme à Paris, Berlin ou Washington. Nous nous laissons couler dans un moule sans nous poser trop de questions. Nous suivons le fil d’un mimétisme de mauvais aloi sans nous remettre en question. Au regard de quoi, nous nous acceptons comme des imitateurs plats, des contrefacteurs sans génie, des plagiaires sans talent, des singes grimaçants. Est-il aussi difficile que cela d’imaginer une Noël béninoise, africaine ? Une Noël qui serait notre part contributive à la civilisation de l’universel dont Senghor s’était fait le poète inspiré ?

Commençons par l’arbre de Noël. Il trouve, chaque année, une place dans les foyers de certains de nos compatriotes. Le pin, cet arbre des latitudes tempérées, surgit dans nos salons par 40° à l’ombre. Une aberration. Nous n’avons rien contre l’arbre de Noël. Bien au contraire. Mais de grâce, activons nos imaginations. Et nous trouverons un arbre de Noël qui soit de chez nous. Un arbre qui nous parle une langue que nous pouvons aisément comprendre. Un arbre avec lequel nous pouvons dialoguer, entrer en débat. Est-il dépaysé celui qui mange les mets de chez lui ? Oublie-t-il les sentiers qui conduisent à sa maison celui dont les chaussures ne manquent de porter un peu de la terre du pays qui l’a vu naître ? Nous avons, sous nos latitudes béninoises, africaines, à réinventer l’arbre Noël.

Venons-en à ce personnage appelé le père Noël. Nous l’avons adopté sans grand effort d’imagination. Nous n’avons cherché ni trop loin ni trop longtemps. Ce seul et même toubab à la grande barbe, tout de rouge vêtu, la hotte, c’est-à-dire le panier qu’il porte sur le dos, rempli de cadeaux, a le don d’ubiquité. Ce qui veut dire qu’il a la possibilité d’être présent à Washington comme à Bamako, à Madrid comme à Abidjan, à Rome comme à Nairobi.

Il en aurait été autrement si le père Noël au Bénin, par exemple, était pour l’enfant béninois à qui, à l’occasion, il apporte des jouets, la projection de son grand-père qu’il connaît bien et qu’il aime tant. Pourquoi, diable, attendre Noël pour donner à cet enfant un autre grand père, blanc de surcroît ? Comme si seul un Blanc pouvait lui donner le jouet dont il rêvait. Comme si seul un Blanc pouvait satisfaire ses désirs et combler ses attentes. Voilà comment nous creusons les fondations des complexes qui risquent de marquer durablement nos enfants.

Enfin, les jouets. Où sont nos psychologues ? Où sont nos éducateurs ? Où sont nos artistes et artisans ? Si le jouet a un rôle de tout premier plan dans l’évolution de l’enfant, comprenons que nous ne pouvons plus mettre dans les mains des enfants béninois, africains des jouets complètement déconnectés d’un projet de développement humain que nous sommes en devoir de concevoir pour eux. Jouer pour s’éduquer, grandir béninois, africain sans cesser de prétendre d’être un citoyen du monde. Voilà comment nous avons à jouer notre partition béninoise et africaine dans la grande symphonie universelle de Noël.

Jérôme Carlos

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Remise de cadeaux de Noël 2011 aux enfants d’une école à Cotonou, le Père Noël descend d’un corbillard

Papa Noël à bord d’un corbillard ! C’est le fait insolite qui alimenté les commentaires samedi dernier dans le 8ème arrondissement de Cotonou. Le père Noël est arrivé dans la matinée de ce samedi 17 décembre 2011 devant le complexe secondaire « Cœur Sacré de Jésus » dans la Rue Le Cyclone au quartier Sainte Rita.

Alors que les enfants s’impatientaient dans l’attente de voir le Père Noël leur remettre en main propre leurs cadeaux pour la Noël 2011, ce dernier a été emmené sur les lieux à bord d’un corbillard. Scandaleux pour certains et amusant pour d’autres, l’incident n’a pas manqué ce samedi de susciter des commentaires dans le rang des curieux qui ont envahi les lieux.

Phares allumés, klaxon enfoncé, le corbillard du Père Noël ne pouvait passer inaperçu. A peine est-il entré dans le quartier qu’une innombrable foule de curieux s’est formée pour vivre l’événement. « Ah, c’est Papa Noël, venez le voir ! », « Mais que cherche-t-il à bord d’un fourgon funèbre ? », « Non, ce n’est pas commode çà » : voilà quelques unes des réactions lancées pêle-mêle dans le rang des curieux. Le véhicule est allé s’immobiliser devant le collège « Cœur Sacré de Jésus » situé dans la rue Le Cyclone de Cotonou où les enfants étaient assemblés pour attendre les cadeaux de Noël 2011. Le généreux Père Noël est descendu du corbillard noir drôlement long et a regagné la pièce où les enfants l’attendaient pour recevoir leurs cadeaux. Peu de temps après, le corbillard s’est retiré des lieux pour revenir chercher son locataire après la distribution des cadeaux.

Certains se demandent s’il venait de la morgue et s’il repartira au cimetière après la distribution des cadeaux.

Justin Ojouchoni EDIKOU

BENIN : Déclaration de constitution du Groupe Parlementaire PRD / UNION FAIT LA NATION

Le Groupe parlementaire PRD/ Union fait la Nation a vu le jour, sa présidence est assurée par l’Honorable Augustin Ahouanvoébla ; Atao Mohamed Hinouho en est le vice-Président. Les membres de ce nouveau groupe parlementaire sont les députés du Parti du Renouveau Démocratique (PRD) de Me Adrien Houngbedji. Ils quittent ainsi le grand groupe « Union fait la Nation » pour faire bande à part. Le groupe revendique toujours son appartenance à l’Union fait la Nation.

DECLARATION DE CONSTITUTION DU GROUPE PARLEMENTAIRE PRD/UNION FAIT LA NATION

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Chers collègues,

Depuis la Conférence Nationale des forces vives de la Nation, notre peuple a affirmé solennellement sa détermination à créer un état de droit et de démocratie pluraliste dans lequel les droits fondamentaux de l’homme, les libertés publiques, la dignité de la personne humaine et la justice sont garantis, protégés et promus. Pour y parvenir, plusieurs institutions ont été prévues dont l’Assemblée Nationale. Celle –ci a pour mission de légiférer et de contrôler l’action du gouvernement.

En dépit des légitimes contestations qui ont caractérisé la préparation et l’organisation des dernières élections présidentielles et législatives, les Béninois continuent d’exprimer avec insistance leur désir de voir le Bénin accéder au progrès et au mieux-être dans un environnement de paix. Le peuple tout entier aspire à voir ses élus au Parlement se consacrer davantage aux questions liées à son développement. Le peuple souhaite voir le Parlement exercer ses attributions de contre-pouvoir conformément au texte et à l’esprit de la Constitution du 10 décembre 1991, en vue de la satisfaction de ses aspirations.

Réaffirmant sa totale appartenance à l’Union fait la Nation, le Parti du Renouveau Démocratique(PRD) s’engage aux côtés des différentes entités constitutives de l’Union fait la Nation, en faveur de la paix et du développement ; il adresse ses félicitations au groupe parlementaire UN et à son Président pour leur ardeur et leur dévouement à soutenir les points de vue du groupe.

Cependant soucieux d’une meilleure implication et d’une plus grande efficacité dans l’accomplissement de la mission qu’ils ont reçue du peuple, les députés signataires de la présente déclaration ont formé un groupe parlementaire dénommé « PRD-UNION FAIT LA NATION «.

Le groupe parlementaire PRD/UNION FAIT LA NATION composé des députés dont la liste est annexée, a pour :

– Président l’Honorable Augustin AHOUANVOEBLA

-Vice-président l’Honorable Atao HINOUHO

 Vive la démocratie

Vive le Bénin

Dans les coulisses du Conseil de l’Entente

A un journaliste qui lui demandait à quoi sert encore le Conseil de l’entente, un ministre des affaires étrangères venu au sommet de Cotonou lundi dernier, a eu une réponse curieuse : « Sans vous mentir, c’est la question que moi-même je me pose », a-t-il confié. Dans un environnement ouest-africain déjà jonché d’institutions à visée intégrationniste, l’embarras du ministre est loin d’être un épiphénomène.

Les assises de Cotonou ont été en apparence une grand-mess pour rien, sentiment largement corroboré par le communiqué final désespérément pompeux et désespérément vide. Au total, on aura simplement retenu que Boni Yayi a été reconduit pour un autre mandat d’un an et qu’il bénéficie du soutien de ses pairs franchement ravis de voir son enthousiasme communicatif sur une institution donnée pour morte depuis plus de dix ans. Et c’est tout.

La douce mélodie écrite à la résurrection a été composée en sol majeur, éclatante de visée diplomatique, riche de lendemains qui chantent. « Much ado about nothing » (beaucoup de bruit pour rien) disait la fameuse pièce de Shakespeare. Comme toutes les assises panafricaines qui réunissent nos chefs d’Etats et de gouvernement, celles de Cotonou auront été marquées par un déploiement médiatique préfigurant de grandes résolutions sans lendemain.

Pas d’actions fortes en vue sur l’agriculture, la pêche ou l’élevage, rien sur l’industrie et l’artisanat, et rien encore sur le commerce, le transport ou le tourisme. On se dit tout au moins que les pauvres deniers de l’Etat béninois n’ont pas servi à financer du vent, et que, certainement, le Chef de l’Etat a des raisons suffisantes pour ressusciter la plus vieille institution de l’Afrique de l’Ouest enterrée depuis longtemps sous les scories du temps.

Pratiquement à l’abandon depuis une décennie, c’est dans la morosité qu’elle a célébré ses cinquante ans d’existence en 2009. Son siège situé à Cotonou a été évacué, malgré les contorsions rhétoriques employées pour montrer qu’il a été transféré ailleurs. Réellement, il y a un malaise Conseil de l’Entente. L’institution a été conçue au départ par Félix Houphouët-Boigny pour servir de creuset aux Etats en marche vers la souveraineté internationale.

 A n’en point douter, c’était le premier outil d’intégration sous-régionale, même s’il a pu être utilisé à des fins diplomatiques par le vieux sage de l’Afrique (comme on appelait Houphouët à l’époque). Dans la réalité, le seul instrument de coopération qui appelle encore son nom reste l’Organisation des loteries nationales du Conseil de l’Entente qui tient des réunions régulières. Tous les programmes de développement qui maintenaient la flamme (hydraulique villageoise, l’assistance aux entreprises, électrification rurale, etc.) sont au ralenti depuis pratiquement 1990.

Ce long sommeil provient, on s’en doute, du regain d’activité au sein des autres institutions ayant pratiquement le même objet. Que ce soit l’Union africaine, la CEDEAO ou encore et surtout l’UEMOA, elles ont réussi à éclipser le Conseil de l’Entente qui n’avait plus de rôle à jouer. Mais cela ne voudrait nullement dire que l’éveil actuel correspond à une quelconque léthargie de ces institutions. Et c’est là où la curiosité perce vers la clarté.

En réalité, le sommet de Cotonou a tout l’air d’une manœuvre diplomatique du Bénin. L’agenda de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) peut expliquer le curieux enthousiasme du gouvernement. Désireux de placer son candidat à la tête de la CEDEAO, Boni Yayi ne compte pas rester les bras croisés face au Burkina-Faso qui ne ménage pas non plus ses efforts.

Toutes les occasions sont bonnes pour rehausser l’image de marque du pays et le présenter ainsi aux yeux des autres membres de la CEDEAO comme un pays panafricaniste, rassembleur et soucieux d’intégration. D’autant d’ailleurs que le sommet devant décider (enfin !) en dernier ressort se tient samedi prochain.

Rendez-vous crucial pour le Bénin qui attend impatiemment que la CEDEAO lui fasse justice, puisque notre pays n’a jamais occupé un poste de décision au sein de la Commission depuis 36 ans. Et le Conseil pourrait apparaître comme un espace permettant aux challengers de la CEDEAO de se retrouver pour négocier avec l’intermédiation de leurs pairs.

Inutile en réalité mais utile en fin de compte, le Conseil de l’Entente est donc une ressource diplomatique dont Boni Yayi s’est habilement servi, sans y paraître. Samedi nous dira s’il a réussi son jeu ou si au contraire Blaise Compaoré était plus futé que lui.

Olivier ALLOCHEME

En finir avec le Conseil de l’Entente !

«Le Conseil de l’Entente», vous connaissez ? A cette question banale, on peut être sûr qu’il n’y aura pas beaucoup de gens de la génération des vingt à trente ans pour répondre par l’affirmative. Tellement «la vieille dame» s’est assoupie jusqu’à l’oubli de sa propre existence! «Tiens! Ce machin existe-il toujours?» Si on poursuit le sondage pour demander combien de pays il regroupe et à quoi il sert, très peu de sondés peuvent donner une réponse satisfaisante. Pourtant, ce regroupement d’Etats dont les présidents se sont réunis pour une dizaine d’heures, y compris le temps de route, celui de la cérémonie d’ouverture et de clôture des travaux, a déjà 52 ans d’existence.

Son dernier conclave avant celui de Cotonou s’est tenu déjà à Yamoussoukro en 2009 sous le régime de Laurent Gbagbo, l’ennemi intime du vieux Houphouët Boigny qui a dû se retourner dans sa tombe ce jour–là de voir Gbagbo, le pourfendeur du pacte colonial français, célébrer sa descendance. Parce que le Conseil de l’entente est une vraie créature d’Houphouët Boigny, en complicité avec l’ex-colonisateur qui l’a fortement encouragé à maintenir ce conclave des «pays du champ», ceux qu’on classait dans le pré-carré. L’objectif assigné en ce moment était d’empêcher les partisans de la grande fédération de l’Aof (l’Afrique occidentale française) d’atteindre leur but. Et il a réussi! La grande fédération de l’Aof a éclaté, la petite fédération du Mali avec le Dahomey et la Haute Volta, le Sénégal et l’ancien Soudan français aussi.

Ce bref rappel historique que les historiens professionnels sont appelés à affiner en situant les responsabilités des uns et des autres, pour dire que le Conseil de l’Entente n’a pas été créé dans le but d’unir véritablement les peuples de cette région de l’Afrique, loin s’en faut! C’est une création des anciens colonisateurs français pour maintenir les Etats actuels dans leur configuration lilliputienne pour que prospère la domination française. Et le Conseil a admirablement joué son rôle de frein à l’émancipation de notre sous région ouest-africaine. Ainsi, malgré la création de l’Ocam qui a regroupé en son temps toutes les ex-colonies françaises jusqu’à Madagascar, «la vieille dame» a été maintenue. Plus tard, lorsque l’ensemble ouest-africain a compris la nécessité de se replier sur lui-même en créant l’Umoa puis l’Uemoa, le Conseil de l’Entente a survécu. Et il survivra à la naissance de la grande Cedeao regroupant toutes les ex-colonies françaises britanniques et portugaises. Le magicien Houphouët, malgré toutes les vicissitudes traversées par nos pays, retombaient sur ses jambes, pour la remettre en selle, pour bloquer toutes les tentatives de regroupement où l’enfant chéri du pré-carré se retrouvait en minorité. Conséquence: le Conseil dit de l’entente a survécu à tout, sans vraiment vivre.

Alors aujourd’hui, on peut se demander à quoi sert ce «machin», s’il doit faire la même chose que l’Uemoa, quand cette dernière fait déjà la même chose que la Cedeao qui piétine depuis des lustres sur le chemin de l’intégration. Le constat est fait que si aucun grand projet de la sous région n’avance, c’est parce que, entre deux réunions de la Cedeao, il y a en toujours trois autres de l’Uemoa autour d’une monnaie appelée le franc Cfa, ex-sous multiple du franc français et aujourd’hui de l’Euro garanti, hier comme aujourd’hui, par le Trésor français. Pendant ce temps, la monnaie commune de la Cedeao est devenue un serpent de mer qu’on exhibe à chaque grand’messe annuel de l’organisation pour le fondre dans la paperasse des débats byzantins sur le sexe des anges. Pendant ce temps, l’Union Européenne sous la houlette de ses deux locomotives que sont la France et l’Allemagne ne cesse de resserrer les rangs, en attendant la création dans un futur qui ne semble plus trop lointain, la grande fédération qui ne fait peur qu’aux politiciens chauvins de l’Extrême droite et autres attardés mentaux de la droite française. Alors, à quoi sert le Conseil de l’entente aujourd’hui au 21è me siècle, dans une Afrique happée par la bourrasque de la mondialisation néolibérale? A rien! Sinon à nous faire reculer sur le chemin de l’intégration véritable qui va sortir nos pays de l’économie de rente et de la consommation imbécile des biens produits d’ailleurs.

A preuve, la réunion de Cotonou n’a débouché sur aucune grande décision applicable hic et nunc. Etait-ce utile de convoquer une grand’messe à grands frais pour le contribuable pour se répartir les postes de grands commis de l’institution destinés à récompenser des clients politiques et éloigner les indésirables? Le communiqué final est à cet égard un exercice de haute voltige digne d’un club de vieux copains, où il y a à boire et à manger pour tout le monde. Le premier tiers du communiqué a été consacré aux congratulations réciproques pour des élections dites démocratiques et tout le monde a été servi: le Bénin, le Niger le Burkina Faso et la Côte-d’Ivoire débarrassée de l’Intrus Gbagbo. Puis, dans le second tiers, on parle d’audit et de restructuration de «la vielle dame» et le dernier tiers, encore et encore des congratulations et les bla bla bla de remerciements à l‘hôte. Rien sur la récente déportation de Gbagbo ni des mesures concrètes à prendre pour aider ce pays à se réconcilier avec lui-même. Ni des marches hebdomadaires de Lomé pour l’intégration des députés togolais expulsés du parlement. Tout comme hier, il n’avait rien dit de Tanja tripatouilleur de Constitution. Alors, finissons chers amis Africains avec ce machin de la Françafrique et pensons à «l’heure de nous-mêmes» qui a sonné depuis longtemps!

Vincent Foly

Lutte contre la corruption : Le Bénin reste un mauvais élève

L’ONG Transparency International a publié le 2 décembre dernier le classement 2011, des pays en vertu de son Indice de perception de la corruption (IPC) qui évalue 183 pays en fonction de la perception du niveau de corruption affectant leur administration publique et classe politique. Le Bénin occupe la 100ème place (96è en 2010) et reste un mauvais élève.

Elle a donné une note de 0 (haut niveau de corruption perçu) à 10 (haut niveau d’intégrité perçu). Sur les 183 pays concernés par ce classement, l’Indice de perception de la corruption (IPC) 2011 montre que certains gouvernements échouent à protéger leurs citoyens de la corruption. Il s’agit ici de détournements de ressources publiques, de pots-de-vin ou de prises de décisions tenues secrètes. L’indice utilise les données de 17 enquêtes portant sur des facteurs tels que l’application des lois anti-corruption, l’accès à l’information et les conflits d’intérêts.

Avec une note de 9.5, la Nouvelle Zélande arrive en tête du classement. Elle est suivie de trois pays scandinaves (Finlande, Danemark, Suède) et du Singapour. C’est en somme des pays qui prônent la transparence et la bonne gouvernance. Second constat, les pays africains sont toujours les mauvais élèves de la classe : aucun pays africain ne figure parmi les dix (10) premiers. Le Botswana qui occupe le 32ème rang avec une note de 6,1 est le meilleur africain. Il est suivi du Cap Vert (41ème), de l’Ile Maurice (46ème) et du Rwanda (49ème). Ce dernier pays connaît l’un des plus grands progrès avec un score de 5.0 en 2011 contre 4.0 en 2010. Le Bénin occupe la 100ème place (96è en 2010) et reste un mauvais élève, malgré les mesures mises en œuvre dans le cadre de la Refondation et dont les effets restent encore à évaluer.

Conférence des Chefs d’Etat du Conseil de l’Entente à Cotonou, l’ombre de Gbagbo a plané

Les chefs d’Etat du Conseil de l’Entente ont célébré la messe de la refondation du Conseil de l’Entente. Yayi, Ouattara, Faure, Issifou, Compaoré ont, semble-t-il, réfléchi sur les voies et moyens pour ressusciter l’organisation. Pendant qu’ils se rassemblaient, le plus panafricaniste des Chefs d’Etat du Conseil de l’Entente, Laurent Koudou Gbagbo comparût devant la Cour Pénale Internationale.

L’actualité, c’est bien Laurent Gbagbo et non les élucubrations de seigneurs de guerre imposés comme Chefs d’Etat dans le Conseil de l’Entente. Derrière le sourire narquois du banquier rebelle, se révèle un mensonge. Ce banquier rebelle avait déclaré que son prédécesseur était bien traité à Korhogo. Faux ! Voici comment Laurent Gbagbo était traité : « … il n’avait droit qu’à un lit, une moustiquaire, une douche et deux repas par jour et n’a pu voir la lumière du jour ». C’est dans cet océan de mensonges que s’est ouvert le conclave des Chefs d’Etat du Conseil de l’Entente. A part les journalistes de service, les travaux n’ont intéressé personne.

A Abidjan, Ouagadougou, Lomé, Niamey et Cotonou, ce qui a fait l’actualité, ce sont les propos de Laurent Gbagbo : « Je ne suis plus un jeune homme, j’ai 66 ans. Mon épaule me fait mal, mes poignets me font mal. ».

Comme on peut le constater, la réunion de Cotonou a été une messe inutilement dépensière. Que peut-on construire de durable et de solide sur un sable mouvant de mensonges ? Rien, absolument rien.

La réunion de Cotonou prouve une fois encore que nos Etats sont dirigés par des lettrés et non des intellectuels.

Tout le long de la cérémonie, il n’y avait rien d’africain. Nos roitelets de chefs, ils étaient en costume sous ce chaud soleil, tels les nègres de la période coloniale. Pour développer le conseil de l’entente, il est impérieux que nous soyons nous mêmes, culturellement, philosophiquement et politiquement. Ce n’est pas le cas. Culturellement, extravertis, les nouveaux chefs ont trahi la pensée des pères fondateurs. Ils ont bavardé, pris du vin et ne pourront mettre en œuvre que ce qui est bon pour l’Elysée. Cette génération de Chefs d’Etat est l’ennui du développement de l’espace de  « mésentente ».

La valorisation de la richesse endogène devrait être une préoccupation, un symbole, une exhortation. Il y a de quoi, regretter le Ghana. Philosophiquement, le conseil de l’entente n’a pas une pensée dominante. Il veut naviguer à vue. Ce qui importe, c’est d’abord l’idée. Sans elle, rien n’est possible. Le développement, c’est un comportement, c’est le respect du sacré. Lorsqu’on fragilise les institutions en les sabordant à l’extérieur, on ne fait que le lit de la fragilisation. Regardez, un peu là -haut, la Présidence est une institution. Lorsqu’un ancien Président de la République est livré à la justice dite internationale, aussi bêtement qu’un vulgaire voleur de  « Placali », il n’y a rien de respectable pour ce pays-là. Dans un monde aussi globalisé que le nôtre, ce qui compte, c’est moins le discours long et ennuyeux de la refondation que la capacité à montrer une force de caractère qui permette d’imposer le respect.

La refondation du conseil de l’Entente aurait été une bonne chose si la base a été l’éducation et la mise en commun des programmes de formation. Il faudra bâtir l’avenir. Comment former des magistrats de qualité dans l’espace, des philosophes de haut niveau capables d’insuffler dans le subconscient collectif qu’être marionnette de quelqu’un, fût-il riche, est une honte, une déshumanisation et une injure à la vie sur terre. L’Afrique partout a le même problème. L’homme noir est un ennemi pour lui-même. Lorsqu’apparaît une lumière, on cherche rapidement à l’éteindre par tous les moyens.

Il n’y a rien à espérer de bon et de bien du Conseil de l’Entente. Ils ont déjà tout partagé, plus rien ne devrait étonner. Des chefs sous-tutelle, se réunissent pour s’affranchir !!! Il vaut mieux en rire pour suivre plutôt l’actualité honteuse de la Cpi. La réunion de Cotonou n’a fait que montrer des Chefs d’Etat fatigués, déprimés, abattus, accablés et préoccupés par la fragilité de leurs régimes.

Herbert Houngnibo

BENIN : Nouveau Programme d’Etude – L’argent est terminé

Ceux qui ont des enfants au primaire et surveillent leurs cahiers ont dû se rendre compte de profonds changements dans les leçons. Les anciennes appellations, autrefois proscrites, sont revenues en force. Morale, civisme, histoire, géographie ont été remises au goût du jour. Pourquoi ces curieux changements ? En attendant que la rédaction de votre journal n’achève une enquête qu’elle mène à cet effet, il est certain qu’il s’agit d’un revirement sémantique important au regard des options opérées par l’approche dite par compétence en usage depuis plus d’une décennie.

Pour y parvenir, les enseignants ont été recyclés aux nouvelles normes durant tout le mois de novembre. Avec interdiction formelle d’évoquer un quelconque retour à l’ancien programme. Sinon, les inspecteurs et autres conseillers pédagogiques piquent une vigoureuse colère. Pour eux effectivement, c’est une intolérable injure que de laisser supposer même qu’ils se sont fourvoyés durant une longue décennie.

Mais pour les instituteurs eux-mêmes, inutile de se voiler la face, l’argent est terminé. Quel argent ? Celui qui a servi à engraisser pendant tout ce temps les cadres de l’éducation primaire et secondaire, adeptes de ce nouveau programme devenu approche par compétence, contre l’avis de la grande majorité des enseignants. Sous cape et souvent avec une étonnante constance, ils ne manquent jamais d’attirer (en privé) l’attention des parents sur les dangers de cette approche suicidaire pour les enfants.

Chacun d’eux a peur de son CP ou de son inspecteur qui exerce ici une tutelle intellectuelle implacable, rendue possible par l’obséquiosité naturelle des personnels enseignants. Aucun d’eux ne pouvait réellement refuser d’appliquer l’hideux programme, sous peine de recevoir les notes minables que tout le monde redoute. L’administration scolaire elle-même, formatée pour défendre ses intérêts, s’était toute entière parée au profit des juteux émoluments provenant des bailleurs de fonds.

L’USAID et le FNUAP y ont investi leurs milliards, miel d’autant plus intéressant qu’il ne coûtait que le prix d’un ajustement des programmes nationaux sur les pratiques provenant des Etats-Unis ou du Canada. Exigence facile à satisfaire. Et nous voilà lancés à marche forcée dans une transformation en profondeur de la pédagogie et des contenus notionnels, avec les heurs et les malheurs que l’on sait.

Si les pratiques anciennes peuvent être critiquables, elles ne méritaient pas vraiment d’être « rasées » comme elles ont pu l’être. Conséquence, les résultats du CEP truqués au vu et au su de tout le monde, ont affiché des records de réussite tandis que parents et enseignants constatent au fil des années l’inquiétante dégradation du niveau de leurs enfants.

De grossiers montages docimologiques ont permis de gonfler les notes pour donner l’illusion que les enfants travaillent mieux qu’avant. Le temps a permis de les découvrir, même si les mécanismes de leur mise en œuvre se révèlent impossibles à enrayer d’un coup. C’est ainsi que nos enfants sont devenus des génies en classe, alors que tout le monde a pu constater la baisse généralisée des niveaux. Les plus avisés ont eu la bonne idée de solliciter les services de répétiteurs grassement rémunérés. La douce insistance des enseignants ne pouvait pas passer inaperçue non plus. Et la grande masse des parents pauvres est restée impuissante à arrêter le carrousel.

Au long de ces années d’incurie pédagogique et de démission de l’intelligence, quelques-uns ont poussé de véritables cris d’alarme. Comme toujours, ils n’ont pas été entendus, mais plutôt voués aux gémonies, ridiculisés. La CNSTB de Gaston Azoua ainsi que le parti communiste du Bénin y sont allés de leur verve et de leur énergie. Certains professeurs d’université comme le professeur Félix Iroko ont mené des travaux de terrain qui ont révélé des drames réels et le désarroi de la plupart des acteurs.

Un psychopédagogue comme le Professeur Jean-Claude Hounmènou, par ailleurs directeur adjoint de l’Ecole normale supérieure de Porto-Novo, ne rate aucune occasion pour dire sa désapprobation. Pour lui, l’APC est le résultat d’une mauvaise compréhension de la pédagogie participative.

Les corrections apportées d’année en année pour sauver les meubles ont permis d’endiguer quelque peu la descente aux enfers de l’éducation nationale. Nous nous rendons simplement compte que les fondamentaux de l’éducation se remettent en place, progressivement. Comme une parenthèse malheureuse, le « nouveau programme » rebaptisé APC a sacrifié des générations entières d’élèves, des générations entières de Béninois et finalement un pan de l’avenir de ce pays se trouve en point d’interrogation.

Olivier ALLOCHEME

Le Cfa, plus fort que l’Euro ???

Rien de mieux qu’une bouffonnerie des Africains (une de plus) autour du Cfa, pour amuser la galerie, en pleine tempête, là-bas, chez le parrain présumé en zone Euro. Des « nés avant la honte » comme dirait l’autre ; démentant tous azimuts l’imminence d’une dévaluation du Cfa. Gouverneurs de banque régionale (Beac et Bceao), ministres, diplomates et autres officiels de la zone franc devraient savoir que, moins que la rumeur de dévaluation, c’est l’absence d’initiative africaine face à la crise des marchés qui inquiètent leurs concitoyens. Et surtout du poids de ce qui leur tient lieu de monnaie sur le marché international. L’exercice attendu des dirigeants africains n’a donc rien à voir avec des allégeances renouvelées à la monnaie empruntée à l’ancien colon. Un démenti d’un ministre ouest africain ou de l’Afrique central vis-à-vis de questions monétaires dont eux-mêmes ne comprennent pas grand-chose ? Je préfère encore la parole d’un simple ambassadeur français puisqu’il est le représentant du parrain. En la matière, la chansonnette n’a perdu le moindre refrain depuis plus d’un demi-siècle : « le Cfa se porte très bien ».

Il y a un point sur lequel on peut qu’être d’accord avec les 14 Etats sous tutelle monétaire (unique au monde) : il n’y a pas de crise de marché chez eux parce que leurs pays respectifs ne représentent presque rien (ou plutôt ne savent pas eux-mêmes ce qu’ils représentent) sur le marché international. Pour agir sur le Bénin, le Cameroun, le Gabon, la Côte d’Ivoire et compagnie, les traders ne peuvent que s’adresser directement au tuteur à Paris. Ce qui donne un aperçu sur l’approximation des informations distillées par la Bceao ou la Beac sur la santé financière et monétaire de leur propre zone. On voit d’ailleurs pourquoi leurs responsables respectifs préfèrent s’arcbouter à une rumeur (plus ou moins fondée) qu’à un discours responsable sur la crise. Car, ce dont il s’agit c’est le devenir de la monnaie unique européenne, l’Euro. Pendant que les experts se posent la question de savoir si l’Euro dispose des capacités de survivre au-delà de l’horizon 25 décembre 2011 et après, les fanfaronnades se multiplient dans la zone franc au sud du Sahara. Plutôt que de s’égosiller sur la prétendue bonne santé du Cfa, nos grands banquiers tropicaux feraient mieux de nous parler des futures conditions d’arrimage monétaire en cas d’implosion de l’Euro.

Les pathétiques rengaines des limiers du Cfa font presque penser que c’est l’Euro qui est arrimée à leur monnaie et non le contraire. On parle des menaces sur leur protecteur, l’Euro pendant qu’eux-mêmes ne pensent qu’à chanter : « tout va bien ». Comme si la décision de dévaluation pouvait venir de Dakar, Bamako, Bangui ou N’djamena. De quoi devenir dingue. L’évidence montre très clairement que la solution à la crise des marchés se trouve à Bruxelles via l’axe Berlin-Paris. A ce jeu, l’Allemagne que l’on dit être la locomotive de l’Euro-groupe se refuse à tout sacrifice en solidarité à la Grèce, l’Espagne, l’Italie ou tout autre Etat frère de l’Europe. Jusque là, personne n’a encore entendu la Chancelière allemande ou aucun autre protagoniste de la crise actuelle prononcée une seule fois le mot : « Cfa ». Le dévaluer, le surévaluer ou le dissoudre ne semblent donc n’avoir aucune espèce d’importance aux yeux des marchés mondiaux. L’évidence que cette monnaie n’existe pas par elle-même. Sa trajectoire dépend exclusivement de son véritable propriétaire, la France. S’il devrait exister une problématique pour les Africains sur le sujet, cela porterait sur les conséquences d’un retour d’arrimage sur une monnaie française et non sur des rumeurs de dévaluation d’une monnaie insignifiante à tout point de vue. Ce n’est donc pas de l’avenir du Cfa qu’il s’agit mais de celui de l’Euro, son tuteur.

Juste un changement de dénomination du tuteur…

arimi choubadé http://arimi.freehostia.com

Le Parti Communiste du Bénin (PCB) proteste contre la déportation de Laurent Gbagbo à la Haye

PARTI COMMUNISTE DU BENIN (P.C.B)01 B.P. 2582 Recette Principale Cotonou (Rép. du Bénin)

Tél. :21 30 03 22/97 98 35 65 – Site : www.la-flamme.org

LE PCB PROTESTE CONTRE LA DEPORTATION DE LAURENT GBAGBO A LA HAYE

Selon le quotidien « La Nation » en date de ce jour 30 novembre 2011 rapportant l’AFP, « Le procureur a notifié un mandat d’arrêt international au Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo. Il va s’agir de le transférer à la Haye, je ne sais pas quand, ça peut être aujourd’hui, demain au plus tard » (sic). Ainsi, ce jour mercredi, deux jours après l’audition qui a débuté le lundi 28 novembre et dix jours avant les élections législatives auxquelles le parti de Laurent Gbagbo, le FPI a décidé de ne pas participer, les puissances étrangères qui ont agressé la Côte d’Ivoire, bombardé le Palais présidentiel et ont réduit le pays en un protectorat, sous mandat de l’ONU, transformée en agence de couverture des agressions et de recolonisation des pays pauvres, notamment ceux d’Afrique, les puissances étrangères déportent l’ex chef d’Etat avec la complicité de celui qu’on ne peut pas ne pas qualifier de pantin des puissances étrangères, Alassane Ouattara.

Ainsi, sous nos yeux, se répète le scénario de déportation des rois et chefs de communautés qui ont, pour une raison ou une autre, résisté à la volonté des colons. Que les auteurs des crimes qui ont endeuillé la Côte-d’Ivoire et semé la mort dans les populations doivent être jugés, il n’y a aucun doute là-dessus. Et le PCB qui en appelle au jugement et au châtiment des criminels politiques l’a toujours exigé dans notre pays et partout. Mais cela doit l’être dans chaque pays, et en occurrence ici, en Côte-d’Ivoire avec la législation ivoirienne afin qu’un terme soit mis à l’impunité par le peuple ivoirien et non par des puissances étrangères. Il y va de la souveraineté, de la dignité et de l’honneur de chaque peuple et de l’Afrique.

C’est sur la base de ces principes que les Etats-Unis refusent le jugement de leurs citoyens en dehors de leur territoire et ont refusé de ratifier jusqu’aujourd’hui le traité de la CPI. La France également joue des pieds et des mains pour ramener sur son territoire ses citoyens accusés de crimes comme on l’a vu dans la ténébreuse affaire Arche de Zoé au Tchad. Ainsi les grandes puissances défendent leur dignité et s’acharnent à humilier les peuples africains et leurs dirigeants, à les traiter comme des esclaves.

C’est inadmissible, inhumain. Le PCB élève une vive protestation contre l’humiliation de l’Afrique, de ses fils et dirigeants. Il répète qu’il n’appartient à aucune puissance étrangère de juger les criminels politiques d’un autre pays. Il invite toutes les organisations démocratiques à protester contre les puissances étrangères et leur complice, Alassane Ouattara au pouvoir en Côte-d’Ivoire. Gbagbo doit être ramené en Côte-d’Ivoire pour y être jugé pour ses crimes.

Cotonou, le 30 novembre 2011

Le Parti Communiste du Bénin