Le Blog de Aymard

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Un noir à la maison blanche

Un Noir à la Maison Blanche, par aymard

Le mardi 4 novembre 2008, suite à la victoire de Barack Obama sur le sénateur républicain John Mccain, toute l’Afrique a vibré, les Africains avec. J’ai encore en mémoire la sale journée que j’ai dû passer à l’époque parcequ’ayant été empêché de faire la grasse matinée ; le téléphone ne cessant de sonner et à chaque appel, c’était pour m’entendre dire que l’Afrique était sauvée et surtout cette phrase qui m’a réveillé définitivement : « le continent va sortir du sous-développement ». Même si je n’étais pas devin, je m’époumonais à expliquer à mes interlocuteurs que Barack Obama a été élu pour régler les problèmes des américains et non ceux des Africains. Je pense aujourd’hui avoir pleinement raison en ayant préconisé la prudence à l’égard de ce nègre qui n’est en effet qu’une marionnette placée au pouvoir pour jouer le messie avec le résultat que nous avons. Il me rappelle un certain Kofi Annan à l’Onu. Ce Ghanéen, entré à l’Onu en 1962 pour devenir 35 ans plus tard secrétaire général a été une sorte de pantin aux mains des américains. C’est sous son mandat qu’il y a eu plus de conflits et de massacres. Il s’est personnellement investi en RDC pour que Kabila soit élu au détriment de Tsisekedi, le « sphinx de Limete » qui depuis, je pense appelle à une insurrection populaire. C’est lui qui envoya en Côte d’Ivoire après le coup d’état raté de septembre 2002, le béninois Albert Tévoédjrè en tant qu’envoyé spécial de l’Onu. Tévoédjrè qui, n’a d’ailleurs rien apporté de bon pour son propre pays depuis 1960 a osé dire à la délégation du FPI qui s’agaçait de son trop grand rapprochement avec les rebelles, de se comporter comme des gens civilisés et laisser l’Onuci travailler ; cette dernière travaillant bien évidemment au renversement de Laurent Gbagbo comme on a pu le constater par la suite en vue de l’installation d’Alassane Ouattara qui devient neuf ans plus tard soit en Avril 2011, le Président de la République de la Communauté Internationale. Son passage en tant que 1er ministre aura laissé un goût sucré à ses soutiens internationaux ; période pendant laquelle cet économiste cède aux bras financiers de la Françafrique toutes les entreprises d’Etat de la Côte d’Ivoire. Aucun secteur n’a été épargné. Bouygues, France Telecom ou encore Bolloré se frottent les mains. Martin Bouygues a l’Eau et l’Electricité mais aussi la plate-forme pétrolière d’Azito, les Grands moulins, l’exploitation de l’or et du diamant, le gaz, le chantier du troisième pont d’Abidjan… France Telecom, la téléphonie et Vincent Bolloré le transport multimodal et les ports. Ses maîtres, nostalgiques de cette époque ont tout mis dans la balance pour le faire revenir aux affaires ; même s’il a fallu tuer 3.000 ivoiriens.

Barak Obama disais-je, a été placé au pouvoir pour jouer le messie et il semble bien adorer ce rôle qu’il joue à merveille.

Comme le pygmé de l’Elysée, son compère de France, Obama est un médiaphile. Il adore le spectacle. Le voir marcher en se dandinant et en balançant les bras me fait sourire et me fait chaque fois penser à John Travolta dans « Saturday Night Fever ». A la maison blanche, aux conférences de presse il arrive en sautillant. Il descend les passerelles des avions en sautillant. Puis, quand il arrive, il annonce votre mort tout en souriant.

Pendant la campagne électorale, il avait promis la fermeture de la prison de Guantanamo, le retrait des troupes américaines d’Afghanistan et d’Irak, la création d’un Etat palestinien. Rien de tout cela n’a été obtenu à ce jour même pas un angstrœm d’État palestinien et pourtant ce ne sont pas les palestiniens qui ont voté pour son élection. Il s’était engagé en 2008 à doubler l’aide au développement, à soutenir l’initiative d’allègement de la dette des pays les plus pauvres, à investir 50 milliards dans la lutte contre le Sida ainsi de suite. Et pourtant, c’est le même Obama qui approuve le coup d’état perpétré en Côte d’Ivoire et ordonne l’assassinat de Kadhafi en Libye bref, le renversement de deux (02) régimes qui avaient des résultats économiques et sociaux mémorables avant qu’ils ne soient attaqués le premier en 2002 par une horde de mercenaires africains venus du Burkina et alimentés en armes par la France et le second en 2011 par des islamistes d’Al Qaeda, des soldats du Qatar, des forces spéciales occidentales dont américaines. Et dire que cet homme est prix Nobel de paix !

Hélas, le prix Nobel de la paix est l’instigateur de guerres et de conflits un peu partout et donc, pour la crédibilité du Comité d’Oslo, ce prix doit lui être retiré. Il appelle ouvertement à la violence puisqu’en s’opposant à la reconnaissance de la Palestine par l’ONU, avant cela par l’UNESCO dont il a fait couper les vivres, il participe de ce fait à radicaliser la position du Hamas qui ne restera pas les bras croisés face à Israël qui, non content d’étrangler économiquement la Palestine a décidé d’occuper Jérusalem-Est en y construisant davantage de logements après avoir détruit les plantations d’oliviers des Palestiniens. Plutôt que de pratiquer la paix pour laquelle ce prix lui a été décerné, il a décidé de faire du terrorisme d’État, en appelant à l’assassinat d’un Chef d’Etat bref, un praticien du crime de masse comme témoigne le bilan macabre de l’expédition libyenne : 70.000 morts. Bientôt – réélection oblige – il pourra se targuer d’avoir fait plus que Georges W. Bush pour protéger les américains du terrorisme.

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BENIN : Touche pas à ma Constitution

Tout a commencé un matin du 15 Janvier 2006 ; jour où Boni Yayi déclarait sa candidature à l’élection présidentielle de Mars 2006. Vint le 05 mars 2006 et, le peuple béninois préféra à 35 % Boni Yayi aux autres candidats à l’élection présidentielle, il eut le 19 mars où le peuple le porta définitivement au pouvoir avec 74,51%.

Son programme d’action était articulé autour du mot « changement » à travers le slogan « Ça peut changer ! Ça doit changer ! Ça va changer ! » ; Slogan dont lui seul connaissait bien évidemment le sens. Tout le peuple rêvait d’une meilleure gestion des affaires de la cité, d’un mieux vivre et d’un mieux être. Ses promesses ont donc été prises comme des paroles d’évangile et le peuple le plébiscita.

Et alors, vinrent les scandales ; les uns, plus calamiteux que les autres. Des promesses électorales de 2006 et du taux de croissance qui devait passer de 01 chiffre à 02 chiffres, rien n’y fit. Ces promesses et le fameux projet de société qui ferait du Bénin « un pays émergent » se sont noyés dans le flot des scandales politiques (les débauchages, l’achat de députés à coup de milliards), économiques et financiers de tous ordres (dossier CENSAD, des micro–crédits aux plus pauvres, des machines agricoles, ICC services,…), faisant du sommet de l’Etat un endroit où la morale et l’éthique ont déserté le forum. Les profondes aspirations du peuple ont été mises sous le boisseau par Boni YAYI pour qui seul comptait sa réélection en 2011 même si, pour cela il fallait passer par quelques mesures de gratuité et quelques constructions en bambou et gonfler inutilement le budget au-delà des 1.000 milliards. Le taux de croissance de deux (02) chiffres promis n’a jamais été atteint. Pis, on a régressé ; de 5,1 sous kérékou, le taux de croissance est passé à 2,7 sous Boni YAYI, docteur en économie et président pendant plus d’une dizaine d’années d’une banque régionale, entouré d’une pléiade de conseillers en finance.

Un chroniqueur de la télévision brésilienne disait il y a peu : « Plus un dirigeant est médiocre, plus il méprise l’intelligence et la culture et se transforme en une île entourée de médiocres ». Malgré son doctorat en économie et la pléiade d’économistes qui l’entourent, le bilan fut chaotique mais, Boni Yayi parvint à obtenir de la manière dont on sait ce second mandat pour lequel il s’est défoncé jour et nuit jusqu’à perdre selon ses dires, 45 kilos.  Elections organisées sans liste électorale, des bulletins de vote pré-estampillés Yayi, des bulletins de vote héliportés de manière unilatérale le jour du scrutin dans certains fiefs de Boni Yayi, des cantines parvenues à la Cena hors délai et non scellées,…bref, tout un imbroglio observé au Bénin pour la première fois depuis 91. Des élections dont, les résultats sont carrément en contraste avec la volonté populaire or c’est le peuple qui vote.

Le changement est mort sans bilan, vive la refondation ! Encore un fallacieux slogan ; slogan dont l’explication est très explicite pour le Parti Communiste du Bénin (PCB).

· Boni YAYI tue-t-il à Natitingou ou à Dogbo? Refondation !

· Vend-il Bénin-Télécoms pour une bouchée de pain ? Refondation !

· Brade t-il les reliquats du patrimoine national à ses amis BOUYGUES, BOLLORE, France TELECOMS, etc., bref aux intérêts financiers français comme reconnaissance de leur soutien au hold-up électoral ? Refondation !

· Prend-il des lois liberticides ? Refondation !

· Laisse-t-il des dizaines de malades mourir au CNHU faute de bonnes conditions de travail des médecins? Refondation !

· Condamne-t-il des millions d’enfants à l’échec scolaire? Refondation !

Refondation ! Refondation ! Refondation ! Depuis 2006, il s’est évertué à violer allègrement la Constitution et à faire cautionner toutes ces violations par les garants de cette même constitution avec en tête Robert Dossou, Président de la cour constitutionnelle et président d’une certaine « Alliance pour la social-démocratie » dont le siège a été celui qui a abrité la direction de campagne de Boni Yayi en 2006.

La Constitution n’est pas un texte intouchable, immuable comme l’ont clamé les constituants français de 1793 : « un peuple a toujours le droit de réformer et de changer sa Constitution… ». Pour autant, c’est incontestablement la Loi fondamentale de l’Etat car résultant en principe de la manifestation du pouvoir constituant. Dans cette perspective, cette Loi particulière ne devrait pas faire l’objet de modifications de circonstance, de retouches conjoncturelles et opportunistes au risque de participer d’un phénomène de désacralisation de la Constitution.

Même si, le principe de la réforme constitutionnelle et ses aspects les plus importants ne font l’objet d’aucun doute fondamental, quelques questions devront être posées face à la qualité des hommes qui sont garants de cette constitution ; ces mêmes hommes qui ont fait de l’utile, l’inutile et de l’inutile, l’utile en certifiant le hold-up électoral de Mars 2011.

Le gouvernement de Boni Yayi a perdu toute confiance et il serait illusoire de croire en ses bonnes intentions.

A quoi bon organiser un référendum alors que nous savons tous que le pouvoir de Boni Yayi le fera voter par K.O ?

A quoi bon réviser une constitution pour la mettre dans les mains des mêmes qui l’avaient royalement violée ?

Boni Yayi veut-il dribbler le peuple béninois en procédant à un changement de constitution pour nous imposer encore pour des années sa tête et toute la mauvaise gestion qui va avec ? Nous ne pouvons que répondre par l’affirmative parcequ’à la manœuvre nous avons encore l’obscur Tévoédjrè qui s’est donné depuis une vingtaine d’années le droit et le privilège d’écrire pour les Béninois le destin de leur pays. Certains en mal de sensation nous diront qu’une révision de notre loi fondamentale est opportune mais nous leur répondons tout simplement qu’elle est inopportune.

La révision de la constitution n’est pas plus préoccupant que les routes dégradées ; nous avons depuis une économie déliquescente, une industrialisation au point mort, l’analphabétisme, le chômage massif et systématique au niveau de la jeunesse, la misère et la précarité galopante,… ce sont là autant de situations sociales et économiques qui devraient préoccuper Boni Yayi.

Non aux révisionnistes inutiles et aux « idiots utiles » !

« Yayi » retro satanas !

Et comme, pour reprendre Madougou devenue depuis peu Ministre pour avoir chanté sur les plateaux et faire des affiches géantes avec les sous de Yayi pour Yayi en 2006, je dirai :

« TOUCHE PAS MA CONSTITUTION ! ».

aymard