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Burkina Faso : Blaise Compaoré mis en difficulté par une mutinerie

Burkina Faso : Blaise Compaoré, dégage !

Publié par : AFRIK ONLINE

Le Burkina Faso. C’était donc par le Burkina Faso que cette maladie devait commencer sa contagion, le pays des hommes intègres, le pays où le Président fraîchement élu est le chouchou de la communauté internationale, grand tribun de la région Ouest-Africaine, le grand Blaise !

Qui l’eût cru ? Nous, bien évidemment !

Nous avions parié sur le Cameroun ou le Burkina Faso ; nos prévisions sont donc sauves.

Il est quand même risible de considérer les voies de fait, le truchement par lequel se fait cette révolution.

C’est un peu comme dans les 7 solitudes de Lorsa Lopez (Roman Fiction de Sony Labou Tansi) où, à cause de « la chose », tout un gouvernement s’écroule !

En Tunisie le détonateur s’appelait Mohamed Bouazizi, en Afrique noire, ça se passe sous la ceinture !

A chacun ses armes, profil psychologique oblige.

La grande pagaille qui règne au Burkina Faso depuis des semaines, sans que l’opinion internationale n’en parle, est partie certes du « meurtre » consécutif aux bavures policières sur un jeune Lycéen, mais la mutinerie de la grande muette d’Ouagadougou qui couve depuis est, elle, prédicable à une affaire de fesses, dans laquelle seraient impliqués des hommes en kaki !

Les mutins entendaient acquitter tout bonnement leurs frères d’armes inculpés dans cette affaire d’adultère, à la manière Turque.

Mal leur en a pris et ils ont balancé des roquettes sur le palais de justice pour manifester leur désaccord avec les magistrats qui n’ont fait que lire le droit.

Les commerçants victimes de pillages, ont fermé boutique et les établissements scolaires ont été fermés.

En fin stratège, « grand Blaise » a initié une rencontre avec les insurgés, promettant d’augmenter leurs salaires, avec des primes supplémentaires, et la relaxe de leurs compagnons d’armes.

Quelle n’a pas été leur surprise en recevant leurs fiches de paie ! Pas d’augmentation de salaires, pas de primes !

Une erreur de débutant que « grand Blaise » n’aurait pas dû commettre car la grève des militaires est la chose à éviter vu les temps qui courent et ce n’est pas pour rien que les militaires ont leur mot à eux pour grève : mutinerie, pas très loin d’ailleurs de mutilerie

D’après les dernières informations, Blaise Compaoré se serait réfugié dans son village natal.

Une épreuve de plus pour la communauté internationale, après tous les muscles déployés en Libye et en Côte d’Ivoire pour faire partir des dictateurs dont leurs peuples ne voulaient plus.

Comment va-t-elle réagir face à ce test ?

Défendre Compaoré contre son peuple ou appuyer la volonté de changement ?

Ouattara vient de prendre le pouvoir et Blaise doit s’en aller !

Qui va donc le babysitter ?

Et si c’était la main noire du « boulanger d’Abidjan » derrière cette surprise ?

On pourrait donc dire, au risque de s’y méprendre, qu’il y a du pain sur la planche !

Nous avons une piste, regardez plutôt ces images d’archives, on dirait qu’il l’avait prévenu à maintes reprises :

Je te dis que chez toi aussi tu vas voir draps, mon frère !

Je te le redis devant Guillaume, même si j’en ris un peu c’est vrai…

Au fait, est-ce que tu as pris tes dispositions ?

Sans déconner ! Laisse-moi plutôt en rire !

Toi aussi tu dois faire gaffe, je te dis !

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Les journalistes Burkinabè dans la crise ivoirienne : journalisme de pacotille ou des journalistes en pacotille

Journalistes burkinabè, vous qui travaillez pour le compte de Blaise Compaoré, parrain de la rebellion de Ouattara, vous qui détruisez la profession de journalisme par votre course effrénée au gain facile, à la prostitution et à la désinformation.

N’avez-vous pas honte d’avoir à la tête de votre pays un homme qui porte sur ses mains les traces de sang de son ami et frère d’arme Thomas Sankara ?

N’avez-vous pas honte d’avoir à la tête de votre pays et de servir un homme qui porte sur ses mains les traces de sang de votre confrère Norbert Zongo ?

N’avez-vous pas pitié de la famille de David Ouedraogo le chauffeur de François Compaoré décédé d’une mort mystérieuse, décès sur lequel enquêtait votre confrère Norbert ?

Blaise peut redorer mille blasons de négociateur de paix, il sera le même assassin. Sans lui, le Burkina se porterait mieux, très mieux mais hélas !

N’avez-vous pas honte d’avoir à la tête de votre pays  le même personnage que Blaise depuis plus de 23 ans en oubliant bien sûr le coup d’état par lequel il a assassiné votre frère Sankara ?

Vous voilà malheureux burkinabè entrain de jubiler parceque tout simplement Ouattara a fait tuer des milliers d’ivoiriens et fait enlever le président Gbagbo juste pour être président.

Depuis 2002 où la crise a commencé, vous n’avez eu de cesse de critiquer et d’incriminer le président Gbagbo alors que c’était lui qui venait d’être attaqué par le rebelle Ouattara après juste un an d’exercice de pouvoir. Que voulez-vous à la fin ?

Aucun d’entre vous ne s’est jamais posé la question de savoir pourquoi le coup d’état de 2002 alors que Gbagbo était en visite en Italie où il devait rencontrer (le lendemain du putsch manqué) le pape Jean Paul II pour discuter de l’argent de la Côte d’Ivoire placé au Vatican du temps de Houphouët et de la manière dont ces sous seraient rapatriés dans son pays pour le plus grand bonheur de son peuple ?

Vous ne vous êtes jamais posés la question de savoir si c’était à la communauté internationale d’élire à la place d’un peuple son président. C’est normal puisque vous avez à la tête de votre pays un homme qui se fait réélire à plus de 80% alors qu’il est au pouvoir depuis une vingtaine d’années : c’est le parfait exemple du démocrate selon la communauté internationale.

Honte à vous journalistes burkinabè, vous qui avez corrompu la mentalité de vos frères burkinabè et qui depuis lors ne voient en Gbagbo que ce que vous leur faites lire et voir.

Vive la désinformation, la manipulation médiatique, le mensonge et la schizophrénie !

Bande d’attardés, joignez-vous à la presse sénégalaise (qui laisse l’octogénaire Wade torturer la constitution de son pays afin de s’offrir un troisième mandat) et à celle française (qui a toujours été naine à l’image de son président) pour désinformer et prendre parti.

Votre cécité vous perdra.

aymard

Heures chaudes au Burkina Faso : La rue menace Compaoré

Il souffle sur le Burkina Faso, un vent de révolution anti Compaoré. Les élèves n’arrêtent plus de narguer l’autorité du « beau Blaise », au pouvoir depuis 1986. Vingt cinq ans après la mort de Thomas Sankara, c’est peut-être l’heure de la seconde révolution du Faso, que sonne cette rue qui n’a certainement connu le révolutionnaire et panafricaniste, que dans les livres d’histoire.

Cela n’arrive pas qu’aux autres ! Blaise Compaoré est aussi à l’épreuve de vives contestations sociales dont on parle peu dans les médias internationaux. Pourtant elles s’intensifient malgré le caractère disproportionné de la répression policière. La révolte monte en puissance et fait tâche d’huile à travers le pays : Bobo Dioulasso, Koudougou, Gaoua, Fada Gourma, Tengodogo, Pô et Léo…

La révolution « en culottes kaki», celle que mènent les collégiens burkinabè depuis des semaines contre Compaoré, a déjà fait 6 morts dont : quatre élèves tués par balles lors des marches de fin février  dans le Centre-ouest, un policier lynché par les « jeunes révolutionnaires » et un garagiste qui au hasard des tirs a perdu la vie. Plus rien ne peut émousser, la détermination de ces jeunes « frondeurs », résolus à braver les mains nues, toutes les menaces en affrontant de face le pouvoir de celui qui tient depuis 1986, « le pays des Hommes intègres » d’une main de fer.

En réponse à l’ordre de reprise les cours intimé par le Gouvernement burkinabé, les élèves indifférents, sont plutôt descendus dans les rues pour réclamer justice. Et ils sont allés encore plus loin dans la défiance du pouvoir. Brûlant quatre commissariats à Yako (100 km au nord de Ouaga), à Koupéla (140 km à l’Est), à Gourcy (au nord) et à Dori (Nord Est).

A chaque fois, ils faisaient le bonheur des détenus, heureux de retrouver leur liberté. Un autre casse-tête pour l’administration burkinabé. Impuissant, le pouvoir, n’a pu constater que les dégâts. Il a « condamné fermement ces dérives inacceptables et ces comportements dont il est difficile de faire le lien avec le désir de manifestation de la vérité » suite à la mort de leurs camarades.

Des « actes de vandalisme » condamnables, certes. Mais ils ne sont peut-être que l’expression violente, d’une irrésistible aspiration, à plus de liberté et à plus de démocratie. Comme quoi, les enfants savent aussi montrer aux anciens, « les sentiers de la liberté ». Pour l’instant, ils ne demandent pas à Blaise de « dégager ». Mais il y a des signes qui ne surprennent personne, encore moins, Monsieur Compaoré !

Par Prunelle P. (Afreekelection.com)

Le Président Blaise Compaoré réélu à la tête du Burkina Faso

La commission électorale vient de proclamer les résultats provisoires des élections présidentielles du 21 novembre.

Le chef de l’Etat burkinabè, candidat à sa propre succession Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 23 ans vient de remporter l’élection présidentielle haut les mains dès le premier tour avec 80,2% des suffrages.

Selon Moussa Michel Tapsoba, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), il aurait obtenu un peu plus de 1,3 million des voix, soit 80,2% des suffrages exprimés. Pour une élection dont le taux de participation avoisine les 50%.

Ses deux gros challengers ont obtenu : 8,18 % pour Hama Arba Diallo le député-maire de Dori (nord) et 6,34 % pour  Bénéwendé Stanislas Sankara, chef de file de l’opposition qui avait obtenu en 2005 4,88%.

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Burkina Faso – Présidentielle 2010 : Le concept de l’émergence pour la réélection de Blaise Compaoré

Meeting de campagne du président burkinabè Blaise Compaoré à Ouagadougou, le 19 novembre 2010. 

Meeting de campagne du président burkinabè Blaise Compaoré à Ouagadougou

Décidément, le concept de l’émergence commence à prendre de l’ampleur sur le continent. Le président Blaise Compaoré, candidat à sa propre réélection a battu sa campagne sur ce fabuleux slogan de l’émergence.

Blaise pour un Burkina émergent. Lui qui est au pouvoir depuis 23 ans et qui n’a rien apporté de mieux au pays qu’une classe politique disséquée, faisant de lui le seul homme fort du pays dans un système qualifiable de figurant démocratique.

Lui qui avait promis en 2005 le « progrès continu pour une société d’espérance » à l’horizon 2010 et avait donné six axes principaux pour la réalisation de cette promesse : la valorisation du capital humain, l’élargissement des opportunités de création de richesses, la modernisation des infrastructures économiques et des services, le raffermissement de la gouvernance, la promotion de la culture, des arts et du sport et le rayonnement international du Burkina Faso.

En quatre (04) mandats bien comptés (en oubliant bien sûr le coup d’Etat du 15 octobre 1987 qui l’amena au pouvoir) depuis l’accession du Burkina à l’ordre constitutionnel en 1991, il n’a pas pu apporter le «progrès continu pour une société d’espérance»  et subitement il passe à l’émergence, l’émergence au « Pays des hommes intègres » passe donc par un cinquième mandat de Compaoré.

Et pour sa réélection, il s’est appuyé sur une coalition de partis politiques et d’associations. Parmi eux, son parti, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), majoritaire, l’ADF-RDA, la deuxième force politique à l’Assemblée et la Fédération des associations pour Blaise Compaoré (FEDAP-BC) ; des formations politiques qui n’ont que pour seul projet de société Blaise Compaoré et ne se préoccupent même pas un instant du bilan des réalisations faites au cours du mandat finissant par le candidat à sa propre réélection.

Lui qui, affirmait lors de la campagne électorale de 2005, avoir tous les atouts pour conduire le peuple burkinabè vers son bonheur. « Construire une nation, ce n’est ni bâtir une case, ni cultiver un champ, c’est coordonner les intelligences de millions d’hommes et de femmes vers un objectif commun (…) C’est un combat patriotique pour le bonheur de chacun. Ne vous laissez pas distraire par des marchands d’illusions », affirmait-il à presque tous ses meetings.

Les populations qui ont eu foi en lui et cru en l’exécution de ces différentes promesses faites lors de la campagne électorale de 2005 résumées en la reconstruction du marché central de Ouagadougou (Rood Woko), la construction d’un second hôpital national plus performant à Ouagadougou, d’un aéroport international, des échangeurs pour rendre fluide le trafic routier à Ouagadougou et d’une autoroute reliant Ouaga à Bobo-Dioulasso, l’accord de crédits aux femmes, l’ouverture de centres de formation pour les jeunes, la construction du plus grand barrage hydroagricole à Samandeni (Bobo-Dioulasso) capable d’accueillir de 150 mille à 200 mille employés, la construction de l’Usine de Tambao à Dori en 2007, la construction du chemin de fer Ouaga – Accra, capitale du Ghana, n’ont pas été satisfaites.

Finalement qui était le marchand d’illusion ? A chacun d’en juger ! Le voilà qui parle maintenant d’émergence ; trop fort pour être vrai. Les Béninois en savent quelque chose. Et, il va du coup se faire réélire parce qu’ayant en face une opposition déstructurée, en panne d’imagination et plus préoccupée par les questions de leadership.

Avec ça le développement est assuré et le Continent ira de l’avant, c’est sûr.

aymard