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6ème législature de l’ère du Renouveau démocratique : Les indices d’un Parlement de godillots

A part le poste de deuxième-vice président concédé au dernier moment à la Renaissance du Bénin, c’est le bureau concocté à Lokossa, en présence du président Yayi Boni, qui a été entériné pour diriger l’Assemblée nationale de la sixième législature. Les ingrédients sont apparemment réunis pour la mise en place d’un Parlement de godillots au Bénin.

Toutes les conditions sont réunies pour que la sixième législature soit une réelle caisse de résonance de l’Exécutif. En effet, au prime abord, c’est seulement sur les militants les plus fidèles du groupe Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), que les choix ont été portés, pour figurer sur les listes gouvernementales pour les législatives. Un autre tri fut ensuite fait lors des concertations de Lokossa, pour dégager les membres du bureau de l’Assemblée nationale actuel. A vrai dire, c’est pour la toute première fois dans l’histoire du pays, que le chef de l’Etat entouré de certains de ses ministres, organise aussitôt après les résultats définitifs des élections législatives, une séance de travail avec ses députés pour imposer de façon officielle, un bureau pour l’institution. Et malgré les critiques dans la presse comme dans l’opinion, ce bureau « nommé » a été accepté par plus de 70% des députés en vue d’une continuité dans les actes. C’est désormais tout l’hémicycle qui se retrouve à la solde de l’Exécutif. Un Parlement de godillots en somme, parce qu’aucun des députés n’a le courage de contester cette procédure. Ils ont eu tous peur d’émettre un avis contraire. Et ceux d’entre eux à qui les chantres du Changement n’ont pas confiance, ont dû abandonner leurs sièges et ont délivré des procurations pour se faire représenter. Selon un élu Fcbe, Justin Agbodjèté prévu pour occuper le fauteuil du deuxième vice-président selon le schéma de Lokossa, a dû disparaître du Palais des Gouverneurs à Porto-Novo. En effet, un message lui est parvenu du sommet de l’Etat pour l’obliger à surseoir à ses ambitions. L’homme a en effet rapidement déposé une procuration vers 23 heures ce vendredi, avant de vider les lieux sous les yeux des éléments des services spéciaux. Entre-temps, on a appris que les députés Vénance Gnigla et Valentin Aditi Houdé avaient déjà, des jours plus tôt, envoyé des procurations aux ténors des Fcbe. Dans l’administration parlementaire, c’est plutôt la désolation et l’amertume, parce qu’on ne comprend pas que des gens aussi responsables ne parviennent pas à cerner la plénitude de leur qualité de députés. Plusieurs fonctionnaires parlementaires critiquent l’unanimité obtenue aussi facilement. D’autres évoquent quant à eux, les piètres performances de la législature passée. C’est plus d’une centaine de questions orales et/ou d’actualité rangée au placard. C’est plus de ratifications d’accord de crédits et de convention en quatre ans que de lois votées. C’est aussi et surtout la mauvaise image de marque du parlement béninois. Il faut simplement craindre le pire ainsi que les conséquences qui en découleraient pour le pays, dès lors que cette proportion de députés n’aura vraiment pas les coudées franches pour jouer son rôle de législateur et de contrôle de l’action gouvernementale. En réalité, tout ce beau monde s’est senti redevable au chef de l’Etat dans la nuit du vendredi, au point de rater l’occasion d’arracher ses moyens républicains pour donner une bonne image à la sixième législature.

J-C.H (Br.Ouémé-Plateau/le matinal)

BENIN : Le chantage interne…

Nul ne peut être émergent s’il ne passe par le docteur-président. Après tout, ne se proclame-t-il pas substitut de Dieu sur le territoire béninois. Quand certains courtisans ne le trouve pas nettement plus-que-Dieu. Julien Akpaki, tout puissant directeur général de l’Ortb est passé par l’auto-reniement public pour avoir osé se positionner sur une liste autre que celle bénie par le chef pour les législatives 2011. À peine si on ne lui a pas fait dire qu’il est indigne d’être un député cauris, un vrai. L’Etat Fcbe a ses règles ; le K.O. pour les adversaires politiques, la terreur pour les affidés incontrôlables.

Tout auréolé de son rempilage à polémique, Yayi a décidé de faire le ménage au sein de la troupe. Les chaînes de télévision se gavent de ces images de hauts cadres de l’administration et du monde des affaires qui se relaient sur les plateaux, reniant leurs propres positionnements sur des listes de candidatures aux législatives et appelant à voter pour l’unique liste directement sortie des entrailles de la Marina. Allez leur demander si chez eux, à domicile, ou dans leurs villages, des enfants, des époux, des frères, des amis, des parents ne suivent pas ces représentations d’indignité d’un autre âge.

Que dire de ces porteurs de gale qui refusent de s’auto-humilier publiquement tout en continuant à prêcher leur béguin inconditionnel pour le docteur-inventeur-du-Changement ? Des joueurs de poker qui savent à l’avance ce que leur réserve le grand maître à l’issue du scrutin. Certainement le bannissement total pour les recalés et la terreur pour ceux qui parviendraient à siéger au palais des gouverneurs. Un traitement de faveur tout de même à comparer à ce qui attend les anti-émergents au sein de ce parlement du K.O. Exclusion garantie pour eux si jamais les extrapolations combinées de la Commission électorale nationale autonome (Cena) et de la Cour constitutionnelle leur attribuent la minorité congrue. Musèlement assuré, par contre, s’il arrivait que la vérité des urnes leur concède la majorité conséquente.

Le régime peut compter sur les « sages » pour leur rendre la vie dure. Pas évident que ces derniers aient perdu leur réputation de contorsionniste après leur chef-d’œuvre à l’occasion de la présidentielle de 2011.

Mais la purge interne dans les rangs des caurisants ne s’est pas faite au hasard. A la lecture du profil des positionnés on se rend bien compte qu’il y a eu des critères de sélection assez stricts avec une prime particulière aux casseroles. Aucune chance pour ceux dont les pedigrees n’affichent pas des traces de marchés gré à gré suspects, de surfacturations, de rapports de commissions d’enquête accablants, de complicité de faux placements d’argent, de bourrages d’urnes ou de pré-estampillage de bulletins de vote. Des gens qui 4 ans durant peuvent se prémunir contre toute inquisition judiciaire. Les autres qui n’ont pas osé aller assez loin dans la gadoue émergente doivent subir la stature de pestiférés pourchassés sur toute l’étendue du territoire national par le docteur-président lui-même. Des mauvais cauris indignes des suffrages de la fraude, de la bienveillance sélective du juge électoral ou de la complaisance de (ou des) organe en charge de l’organisation du scrutin.

L’autre réalité est que la mangeoire s’est considérablement rétrécie. Le Bénin est loin de figurer au registre des pays aux ressources extensibles à souhait. Sous l’effet conjugué des hausses de prix de produits de première nécessité, des factures de plus en plus élevées d’eau, de téléphone, de gaz et de la considérable rapine des faux placeurs pasteurs, il ne reste plus de compatriotes à escroquer afin d’alimenter le réseau de prospérité partagée entre coquins. Les acrobatiques « arrangements » n’ayant pas suffit à aseptiser le paysage cauris selon les gouts du prince, il fallait procéder au chantage, aux humiliations et à la chasse aux impies.

Il y a émergent … et émergent…

arimi choubadé http://arimi.freehostia.com

BENIN : L’imposture était imparable…

La faute aux opposants s’il y a eu K.O. dès le premier tour du 13 mars. Leur faute si la bêtise émergente a choisi de faire sauter tous les délais constitutionnels. Un scrutin hors-la-loi dont la déclinaison ne s’est embarrassée d’aucun scrupule. Chaque loi électorale a reçu une véritable attaque en règle consistant à l’expurger de toutes les dispositions pouvant contrarier les projets de rempilage du docteur-président ; ceci avec la bénédiction des gardiens du temple. Et tout cela par la faute des opposants. La théorie de la victime, coupable de s’être fait voler ouvertement avec la complicité de gens sensés défendre le droit, l’unité nationale et la paix. On comprend mieux la passivité légendaire reprochée aux forces de sécurité publique face aux actes crapuleux à répétition dont sont régulièrement victimes les paisibles populations. Puissance publique très en verve, en revanche, lorsqu’il s’agit de réprimer des citoyens privés du droit de vote ; de se positionner en situation de bombardement, à l’artillerie lourde, de contestations électorales de rue ; ou de faire cogner des députés en plein hémicycle.
Comment arrêter une collusion manifeste entre juge électoral, force publique et organes en charges de l’organisation du scrutin (il y a deux au moins : Cena, Cps-Lépi) ? En plus des sacrifices visant à réduire le nombre de candidature face à Yayi, des explications sur les projets de société et de la croisade en vue de l’intégration des déchus du droit de vote, les opposants devraient-ils envisager la belligérance illégale voire armée ? La Marina l’avait d’ailleurs anticipé en faisant proclamer à la tribune de l’Assemblée nationale par un de ses affidés que l’adversaire trafiquait des armes de guerres, était en intelligence avec des rebellions armées de la sous région, était impliqué dans des trafics divers et ambitionnait d’assassiner le chef de l’Etat. Le prétexte tout trouvé pour imposer au budget national des recrutements massifs de militaires, policiers et gendarmes, et d’achats d’armes de guerre. Le holdup électoral a eu lieu, des députés ont été cognés dans les rues, du sang de journalistes et de manifestants a coulé, mais aucun des agents répressifs n’a essuyé le moindre coup de feu des opposants. C’est de ce pacifisme qu’elle semble être coupable, visiblement. La victime est coupable de ne pas avoir enrayé le crime commis par le garant de l’ordre et de la force.
Il faut au moins deux camps antagonistes, plus ou moins équivalents, animés de haine et de rancœurs ethnocentriques réciproques, pour que la promesse de feu et de sang s’accomplisse. A l’arrivée, tous les Béninois connaissent le camp qui a lancé la croisade anti-sudiste, à travers une mission officielle, dans tous les départements du nord ; lequel camp a considérablement œuvré pour faire acheter des armes et faire enrôler des milliers de jeunes gens à des fins purement partisanes. Hélas ! À l’heure de la confrontation, au moment de mettre le feu et de faire couler abondamment du sang, l’adversité n’a pas existé. La main sur la gâchette, les conducteurs de chars lancés dans les rues de Cotonou et de Porto-Novo n’ont pu identifier la moindre cible. Une absence de réactivité constitutive du péché originel reproché aux opposants. Même Goodluck Jonathan savait que son K.O., à lui, en préparation dans son grand Nigéria, ne se solderait jamais par le pacifisme assourdissant enregistré dans les grandes cités du Bénin y compris dans les régions où les tripatouillages avaient fait le plus de tort aux opposants. Mais sans armes, sans miliciens, sans arguments ethnocentristes, Houngbédji, Abt, Salé et consorts ne pesaient pas lourd devant la machine conçue pour le « feu et le sang ». Que leur reproche-t-on finalement ?
De n’avoir pas offert des cibles aux chars d’assaut de l’émergence…
arimi choubadé http://arimi.freehostia.com

BENIN: Le SG des FCBE à propos de sa démission

Écrit par La Nouvelle Tribune du 16/12/2010

Nous annoncions dans une précédente parution le départ du secrétaire national des Fcbe Codjo Sodokin pour rejoindre le camp adverse l’Union fait la Nation. N’ayant pu recueillir la part de vérité de l’intéressé en son temps, nous nous sommes rapprochés de lui afin qu’il confirme ou infirme l’information. Si l’ancien maire d’Athiémé réaffirme son appartenance à la mouvance présidentielle, il reconnaît cependant que « Rien ne vient du néant ». (Lire l’intégralité de l’interview qu’il nous a accordée…
Lnt : Confirmez-vous M. Sodokin l’information selon laquelle vous êtes sur le point de rejoindre la coalition « Union fait la Nation » au détriment des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) dont vous êtes le secrétaire national ?

Codjo Sodokin : Je vous remercie d’abord pour votre démarche à mon endroit afin de comprendre cet imbroglio qui touche ma personne. Rien ne vient du néant. Il y a certainement un feu quelque part que les gens ont voulu attisé. Tout a commencé samedi dernier lorsque mon fils a effectué une visite éclaire dans notre commune. Il a rendu visite à certains de ses amis qui l’ont pris à partie en relevant son absence à mes côtés lors des réunions des Fcbe. C’est là qu’il leur apprend qu’il n’était pas au pays. Mais depuis qu’il est revenu, sa léthargie vient du fait que la situation faite à son père ne l’incite guère à un engagement actif et qu’il préférait rester en marge de la politique. Il a fait à peine trois heures d’horloge à Athiémé. Il ne pouvait donc réunir cinq arrondissements pour leur expliquer quoique ce soit. C’est de cette manière que tout est parti.  Je tiens à préciser que mon arrivée aux Fcbe est le fruit d’un processus engagé par le parti Upd-Gamesu dont je suis membre fondateur et présidé par le professeur Mathurin Coffi Nago. Je n’ai pas encore démissionné de l’Upd-Gamesu pour pouvoir le faire aux Fcbe. Nous sommes dans un mouvement d’ensemble. Donc j’y suis et j’y reste jusqu’à nouvel ordre.

Lnt : Pour autant, les propos de votre fils sont-ils dénués de sens ? Surtout que depuis votre adhésion à cette famille politique, vous n’avez apparemment rien gagné. Ou alors la politique n’est-elle pas un jeu d’intérêt ?

CS : A un certain âge, on a le souffle long. Cependant, quelques soient les arrières qu’on a, assurer la permanence pendant deux ans, c’est des plumes qui tombent. Je ne peux pas vous dire que je suis content de mon sort. Mais, la politique c’est des débats, c’est la fidélité. Nous continuons le débat. Mais honnêtement, je ne peux pas vous dire que suis satisfait de mon sort.

Lnt : Au vu de cette situation, comment pourrez-vous vous impliquez dans les mouvements pour la réélection de Boni Yayi que votre parti soutient ?
CS : C’est vrai que c’est l’Upd-Gamèsu qui nous a amené aux Fcbe. Il est aussi vrai que  pour exercer la vertu, il faut un minimum. Il faut donc avoir les moyens pour animer les débats et rencontres avec les militants. Sans moyen, on devient un général sans troupe. Or, très tôt, nous avons constaté que le président Boni Yayi a des tendances de travailleur pour sortir notre pays de l’ornière.  Nous nous sommes donc mis ensemble pour le soutenir. Au-delà de ce que le collectif peut faire, si vous n’avez pas les moyens d’entretenir votre  électorat, cela se ressent.  Donc à l’impossible nul n’est tenu. Mais nous espérons que les débats qui sont encore en cours permettront à chacun de prendre la mesure de la situation.

Mais au-delà de tout, quelque soit la position de chacun, il faut qu’il puisse travailler pour le développement du pays de sorte que la paix puisse régner.

Benoit METONOU

BENIN : Du soutien pour Houngbédji et des soucis pour Boni Yayi : Le SG des FCBE rallie l’Union fait la Nation

Démission du secrétaire général national des FCBE : Codjo Sodokin rallie l’Union fait la Nation

Bonne nouvelle ce week-end pour l’Union fait la Nation (UN). Elle a enregistré le ralliement d’une grosse pointure des FCBE en l’occurrence son secrétaire général national en la personne de Codjo Sodokin. Un coup dur donc pour le pouvoir du Changement à quelques mois de la prochaine élection présidentielle.

Les jours et semaines ne cessent de devenir pénible pour le régime du Changement. Après les dernières déclarations tonitruantes du député Rachidi Gbadamassi sur le caractère mauvais des collaborateurs et partisans du chef de l’Etat, voici un ralliement de taille pour l’UN. Il s’agit de celui de Codjo Sodokin jusque-là secrétaire général national des FCBE. Natif d’Athiémè dans le département du Mono l’intéressé, a vu son fils Toulas Sodokin et ses proches diffuser la nouvelle toute la semaine dernière. Pour ceux-ci en effet, le secrétaire général national des FCBE a décidé de rompre les amarres avec sa formation politique après avoir fait l’amer constat que celle-ci n’est plus en phase avec ses idées, convictions et espérances.

En ralliant l’UN, Codjo Sodokin a donc opéré un judicieux et libre choix dans la mesure où il a, après analyse, constaté que le régime du Changement est en chute libre au près de l’opinion nationale et qu’accablé par les scandales, dérives et une mauvaise gestion à nul autre pareil, celui-ci n’avait plus de crédit au sein des populations éprouvées par la cherté de la vie.

L’UN peut se frotter les mains

Mobilisée ou engagée depuis lors dans sa noble course pour l’alternance au pouvoir en 2011, l’UN, nous l’avions déjà dit, ne cesse d’enregistrer les ralliements. Après l’UNDP de l’honorable Basile Ahossi et bien d’autres personnes, mouvements ou partis politiques, voici Codjo Sodokin qui a suivi le mouvement. En somme, Athiémè, Lokossa et environs sont désormais dans l’escarcelle de l’opposition qui ne peut que se frotter les mains. Ceci, à quelques mois de la présidentielle de mars 2011 où elle espère gagner avec la manière. De l’autre côté, c’est sûr que dans la mouvance, on grimace et on a presque les yeux larmoyants. Perdre des personnalités de calibre en la personne de Codjo Sodokin a de quoi donner le vertige à celui qu’il a quitté.

Par ailleurs, comment ne pas finir sans annoncer les autres départs annoncés au sein de la mouvance présidentielle ; une hémorragie sans garrot qui finira par emporter le régime du Changement. En d’autres termes, le départ de Codjo Sodokin, même s’il n’est pas encore officiel n’est que le début de la fin de ce régime.

Johnson Z. OLOKIKI

Sois cauris ou tais toi

  Les Béninois depuis 2006 ont fait l’option du changement. Ce changement qui, de jour en jour montre des facettes inconnues à tout commun béninois ou alors facettes relevant d’un passé tristement célèbre que les béninois ont jeté aux oubliettes un soir du 28 février 1990.

 Point n’est besoin de rappeler les nombreuses descentes du chef de l’Etat fraichement élu dans les campagnes, les hameaux et les habitations des paisibles populations en 2007 pour leur rappeler le devoir de voter massivement pour sa liste FCBE afin de lui permettre de contrôler tout le pays pour installer la machine qui leur amènerait la croissance à deux chiffres et l’émergence.  Les députés cauris peuvent remercier l’illuminé président, le docteur qui a eu la grandeur d’esprit de descendre lui –même sur le terrain pour appeler ses compatriotes à voter pour eux. En cela, le député Benoit DEGLA fait bien son travail, lui qui n’aurait jamais imaginé siéger au palais des gouverneurs sans la volonté de Yayi. Pourtant les années où ils avaient la majorité, ils n’ont pensé à aucune loi de développement.

 Même le grand Ioannis Metaxas n’aurait pas fait mieux  dirait l’autre ; chose qui a amené bon nombre de ces émergents à qualifier le pouvoir exercé par Boni yayi d’essence divine et que Boni Yayi était plus que Dieu. On pourrait tomber des nues en pensant que ce sont des chrétiens qui prononcent de telles affabulations mais vu la déchéance morale dans laquelle le pays est tombé depuis 2006, on ne peut qu’en rire à moins d’avoir encore assez de force pour faire couler des larmes en attendant, que la colère divine s’abatte sur de tels individus.

 Le grand penchant du pouvoir à tout contrôler, la domestication des institutions même de contre pouvoir et le bâillonnement de toutes formes de commentaires et d’appréciation non conforme à celles établies par les cauris émergents sont des faits qui doivent interpeller plus d’un. Il est des choses qu’on ne se hasarde pas à faire ou à dire lorsqu’on est élu chef d’Etat.

 Boni Yayi n’a pas compris, ses conseillers n’ont plus. En attendant, soyons FCBE ou taisons-nous à jamais, en tout cas le temps qu’il faudra au docteur président pour nous amener l’émergence et la croissance à deux chiffres.

 C’est le changement…

 aymard