Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives de Tag: chine

Libye : la presse chinoise critique Sarkozy

Le gouvernement chinois, et la presse officielle, critiquent l’intervention occidentale en Libye. La France est particulièrement ciblée, et son Président est présenté comme agissant pour des raisons électorales et économiques.

« Pékin appelle à un cessez-le-feu« , indique un petit titre au milieu de la Une du South China Morning Post.

« Depuis le début des bombardements le samedi, le gouvernement central, via le ministère des Affaires étrangères et le Quotidien du Peuple, a condamné l’opération, en le comparant aux invasions américaines de l’Irak et l’Afghanistan, et en critiquant les interventions soi-disant humanitaires qui sont des tentatives masquées pour renverser des régimes que l’Occident n’apprécie pas ou tout simplement pour protéger leur propres intérêts économiques. » La Chine s’était abstenu jeudi lors du vote de la résolution de l’ONU autorisant le recours à la force.

Le Quotidien du peuple, organe officiel du parti (ici traduit en français), est clair : « Cela fait longtemps que les pays occidentaux nourrissent en leur sein l’envie de faire tomber le régime de Mouammar Kadhafi. Les récentes batailles entre les troupes gouvernementales et les rebelles dans le pays ont offert une excuse immédiate et rare pour une intervention militaire occidental. »

« Certains hommes politiques occidentaux utilisent aussi l’action militaire en Libye comme un moyen de se sortir eux-mêmes de leurs problèmes politiques actuels. »

« La France, fer de lance de l’intervention occidentale en Libye, souffre aussi de problèmes sociaux importants. Malgré les frappes, et malgré plusieurs remaniements ministériels, le Président Nicolas Sarkozy reste toujours, d’après les derniers sondages d’opinion, derrière sa rivale politique Marine Le Pen, qui dirige le Front National, parti d’extrême droite. Son parti espère que l’action militaire de la France en Libye aidera à donner un coup de fouet à la popularité du président, alors que les élections présidentielles de l’année prochaine se profilent. »

« Le 10 mars, la France a été le premier pays à reconnaître le Conseil national libyen établi par l’opposition en Libye. Pourquoi la France s’est-elle portée à l’avant-garde contre Mouammar Kadhafi ?« 

« Des analystes estiment que si la France a réagi si rapidement sur le problème de la Libye, c’est que Nicolas Sarkozy aime à se montrer « actif », d’autant plus qu’il avait été critiqué d’avoir réagi trop lentement sur les événements en Tunisie et en Egypte. En outre, les élections présidentielles vont avoir lieu d’ici moins d’un an, tandis que sa cote de popularité continue à baisser. M. Sarkozy veut profiter de cette occasion pour réparer son image aux yeux du public. » ajoute Le Quotidien du Peuple.

« Du point de vue géo-politique, la Libye est très importante pour la France. La France a eu une mainmise pendant un certain temps sur le sud de la Libye. Et cette situation n’a pris fin, que quand la Libye a proclamé son indépendance en 1951. Le plus important, ce serait des raisons économiques. Selon le site Internet de l’hebdomadaire américain Time, des entreprises françaises du pétrole ont des investissements de plusieurs milliards de dollars en Libye. La France serait la plus bénéficiaire, si elle pouvait aider les forces armées anti-gouvernementales de ce pays à prendre le pouvoir.« 

South China Morning Post

Publicités

La réponse de Mbombog Ntohol à l’appel d’Hillary Clinton sur la Libye et la Chine

L’appel de Hillary ne sera pas entendu sauf par les dictateurs Africains, les mêmes qui ont participé  au complot et meurtres contre le peuple ivoirien.

De quel droit elle se permet de dire aux présidents Africains de lâcher un homme qui a beaucoup  fait pour l’Afrique. Ceux qui ont déjà répondu à son appel comme les présidents du Sénégal et Mauritanien ne représentent pas l’esprit qui anime l’Afrique d’aujourd’hui, et sabotent l’union Africaine qui est contre le meurtre du peuple Libyen. Les agents occidentaux que le président Laurent Gbagbo désignait lors des réunions de l’Union Africaines se dévoilent de plus en plus.

Les Etats-Unis n’ont jamais demandé pardon pour l’esclavage que les noirs ont subit, les Etats-Unis continuent à maltraiter les noirs.

Ces leçons contre la Chine ou contre le guide de la jamahyra Libyenne, elle n’a qu’à se les mettre là ou elle veut. Nous africains ne voulons pas de ces conseils.

Elle peut prendre ses collabos Africains avec elle, les Africains n’en veulent pas.

Comment peut-elle osée dire  je cite : « les présidents Africains doivent retirer leur soutien à leur homologue libyen Mouammar Kadhafi, estimant qu’il était temps qu’ils mettent en œuvre leurs engagements en faveur de la promotion de la démocratie sur le continent. ». Est-ce Alcide Dje Dje Ministre ivoiriens des affaires étrangères pourrait demander a tous les présidents de l’Europe+Etats-Unis de lâcher le président Sarkozy.

Concernant la démocratie en Irak, Afghanistan, Cote d’ivoire et Bahreïn, on voit de quelle démocratie elle parle, nous n’en voulons pas. Leur démocratie n’existe et n’a jamais existée, elle est génocidaire, finalement beaucoup de gens ont finalement compris avec le tourbillon du golf ce qu’on appelle démocratie.

En Libye existe une vraie démocratie, basée sur le peuple, c’est elle qui a permis aux libyens d’avoir la qualité de vie qu’ils ont par rapport au pays comme le Sénégal ou on nous a toujours chanté la démocratie.

Dommage que des petits hommes Africains puissent répondre à ce genre d’appel. D’ailleurs étant petits,  peuvent –ils faire autrement. Un grand homme ne suit pas, on le suit.

Cet appel est un aveu d’échec sur le plan militaire pour l’OTAN qui n’arrive pas à déloger le régime populaire du guide Libyen. C’est la raison pour laquelle elle en appelle aux meurtriers Africains. On les connait. Ils répondront à l’appel. Mais leur réponse sera inaudible et inopérante. Le colonel Kadhafi est eternel, ne partira que lorsque le peuple Libyen le souhaite et non par une bande de terroristes ne serait-ce étatique.

Elle parle de la longévité au pouvoir. Venons-en. Et les royautés Européennes alors ?

Le peuple Africain ne pose pas comme préalable la longévité de ses dirigeants au pouvoir. C’est de la corruption, la dictature et le bradage des ressources du pays, l’incompétence des administrations à gérer le pays. Or le colonel a été tout au long de son règne à ce jour le contraire de la dictature et du bradage des ressources.

Donc Madame Clinton fait fausse route. Si elle est venue en Afrique pour les vacances et rencontrer ses amis les dictateurs, je lui souhaite bonne vacances. Sinon qu’elle retourne en Europe son pays.

Mbombog Ntohol

Et si la Chine aidait vraiment l’Afrique ?

(Slateafrique) La Chine est devenue en 2009 le premier partenaire commercial de l’Afrique. L’Afrique doit-elle avoir peur de la puissance chinoise? Doit-elle redouter une nouvelle forme de colonisation? Voici 5 raisons de croire à un nouveau partenariat.

Raison numéro 1: Pékin redonne à l’Afrique un rôle et une dimension sur l’échiquier international

Ceux qui n’ont pas connu la guerre froide ne savent pas que jusqu’à l’effondrement de l’URSS (décembre 1991), l’Afrique était courtisée par les pays qui formaient les deux blocs. L’ONU était un champ de bataille où chaque voix comptait. Les Etats-Unis et l’Europe de l’Ouest d’un côté, et le bloc soviétique de l’autre passaient leur temps à choyer les pays du Sud, et notamment les Etats africains, en quête de soutien. L’Afrique avait un poids dans les enceintes du monde.

Après 1991, tout change. Plus besoin de courtiser en permanence l’Afrique, l’hyperpuissance américaine règne en maître. L’irruption de la Chine, devenue la deuxième puissance économique de la planète, redonne à l’Afrique une visibilité diplomatique. D’un côté, Pékin se veut l’avocat des pays africains, y compris les «bad boys»; de l’autre, les grandes puissances occidentales courent derrière leurs alliés traditionnels qui ne se privent pas de faire jouer la concurrence diplomatique.

Raison numéro 2: la Chine contribue à faire bondir les cours des matières premières

Si Pékin aime tant l’Afrique, c’est avant tout parce qu’elle y trouve les matières premières dont elle a besoin pour son développement. Ses achats sur ce marché étant de plus en plus massifs, la Chine contribue à l’augmentation des prix. Avec un baril de pétrole à plus de 100 dollars (69 euros), un cours du cuivre qui a triplé en deux ans et des matières premières chaque jour plus chères, l’Afrique perçoit des flux financiers de plus en plus importants. Certes, les dirigeants africains doivent se méfier des capitalistes de l’empire du Milieu qui n’hésitent pas à recourir aux crédits gagés, comme le dénonce depuis quelques années le FMI. En gros, Pékin prête des milliards en échange de concessions minières ou de parcelles forestières.

Afin de profiter au mieux de l’envolée des cours des matières premières, les dirigeants africains doivent veiller à ne pas brader leurs ressources. Une prise de conscience commence à voir le jour, et les institutions de Bretton Woods ainsi que les partenaires traditionnels de l’Afrique, soucieux de contrebalancer le pouvoir grandissant de la Chine, aident les Etats à mieux gérer leur relation avec Pékin.

Raison numéro 3: la Chine attire une concurrence en Afrique

Les Chinois ne sont pas les seuls à avoir (re)découvert l’Afrique au début du 21e siècle. Dans le sillage des capitalistes rouge de l’empire du Milieu, on voit désormais débarquer les Turcs, les Russes (encore que timidement) et surtout les Indiens, les Saoudiens, les Sud-Coréens, etc. L’Afrique a beaucoup à y gagner. Ces pays qui disposent tous de ressources financières importantes sont à la fois de nouveaux pourvoyeurs d’aide bilatérale et aussi des investisseurs pressés. Ainsi, en multipliant les partenaires économiques, les pays africains multiplient les possibilités d’investissement.

Raison numéro 4: la Chine finira bien par délocaliser ses industries en Afrique

Pourquoi les dirigeants Africains ne mènent-ils pas une politique «à la chinoise»? Dans les années 90, lorsque Pékin s’est ouvert aux investisseurs étrangers, le Parti communiste a fixé des règles, devenues depuis intangibles. Pékin exige qu’une partie de la production étrangère écoulée en Chine soit fabriquée localement. Elle impose que les entreprises occidentales s’associent à un partenaire chinois à qui sera donné, dans la plupart des cas, la majorité du capital de la coentreprise ainsi créée. Voilà comment en vingt ans, l’industrie chinoise a explosé.

Les dirigeants africains auront-ils le courage d’appliquer un tel modèle? Déjà, les choses bougent d’elles-même. En développant les zones de coopération économiques spéciales  (ZES) dans six pays d’Afrique, la Chine reproduit le modèle qui a permis à Shenzhen de devenir en trente ans l’un des piliers de l’économie chinoise. La zone qui se crée en Egypte servira aux entreprises chinoises à réexporter vers l’Europe et les Etats-Unis, profitant pour ce faire des accords économiques liant Le Caire à ses partenaires occidentaux. Des industries chinoises peuvent donc s’implanter sur le continent. Aux Africains de décider s’ils obtiendront ou non des transferts de technologie.

Raison numéro 5: la Chine n’applique pas un modèle colonial

Bien entendu, Pékin défend ses intérêts. Prendre des marchés, acheter des matières premières au meilleur prix, écouler ses produits… Elle tisse petit à petit des liens de dépendance financière vis-à-vis de ses partenaires. En cela, elle ne diffère pas des autres puissances. Mais son histoire africaine est radicalement différente de celles des pays européens. Elle ne s’impose pas à coups de baïonnettes ou de canon, comme l’ont fait les colonisateurs. De plus, beaucoup de dirigeants commencent à comprendre que les Chinois peuvent être mis en concurrence. Aussi, il n’est pas évident que la Chine, malgré ses nombreux atouts, puisse aussi facilement que cela s’imposer à des états africains encore fragiles.

Alex Ndiaye

Le règne des Etats-Unis d’Amérique en tant que première puissance du monde s’achève en 2016

Une information bombe de la FMI qui est passée sous silence: le règne des Etats-Unis d’Amérique en tant que première puissance du monde s’achève en 2016.

Le Fonds monétaire international vient de larguer une bombe, et personne ne s’en ai aperçu.
Pour la première fois, l’organisation internationale a fixé une date pour le moment où l ‘«âge d’or de l’Amérique» prendra fin et l’économie américaine sera dépassée par celle de la Chine.
Et il est beaucoup plus proche que vous ne le pensez.

Selon les dernières prévisions officielles du FMI, l’économie Chinoise dépassera celle de l’Amérique en termes réels en 2016 – à peine cinq ans à partir de maintenant.
Mettez-le quelque part dans votre agenda.

Il fournit un contexte douloureux pour les querelles de budget qui se déroule en ce moment à Washington. Il soulève des questions énormes sur ce que le système de sécurité internationale va ressembler dans une poignée d’années. Et il jette un nuage incertain à la fois sur le dollar américain et le marché du géant Trésor US, qui ont été calés pendant des décennies par leur statut privilégié et le passif de la puissance hégémonique du monde.

Selon les prévisions du FMI, qui était tranquillement sur le site Web du Fonds il ya deux semaines, celui qui est élu président des États-Unis l’année prochaine – Obama? Mitt Romney? Donald Trump? – Sera le dernier à la présidence de la plus grande économie du monde.

La plupart des gens ne sont pas préparés pour cela. Ils ne savent même pas que c’est tout près. Écoutez des experts de diverses tendances, et ils vous diront ce moment des décennies. La plupart des baissiers mettront le chiffre dans le milieu des années 2020.

Mais ils font des mauvais calcul. Ils sont seulement la comparaison des produits intérieurs bruts des deux pays en utilisant les taux de change actuel.

C’est une comparaison en grande partie vide dans le sens en termes réels. Les taux de change évoluent rapidement. Et les taux de change de la Chine sont faux. La Chine sous-évalue artificiellement sa monnaie, le renminbi, grâce à une intervention massive sur les marchés.
La comparaison qui compte vraiment

En plus de comparer les deux pays sur la base des taux de change, l’analyse du FMI s’est également tourné vers le vrai, l’image en termes réels des économies en utilisant « les parités de pouvoir d’achat. » Cela se compare ce que les gens gagnent et dépensent en termes réels dans leurs économies nationales.

En vertu de PPP, l’économie chinoise augmentera de 11,2 milliards de dollars cette année à 19 milliards de dollars en 2016. Pendant ce temps la taille de l’économie américaine passera de 15.000,2 milliards de dollars à 18.000,8 milliards de dollars. Ce serait prendre des parts de l’Amérique dans la production mondiale qui baissera de 17,7%, plus bas dans les temps modernes. La Chine devrait atteindre 18%, et à la hausse.

Il ya 10 ans, l’économie Américaine était trois fois la taille de la Chine.

Naturellement, toutes les prévisions sont faillibles. Temps et circonstances à tous. La date effective à laquelle la Chine dépasse les États-Unis pourrait venir encore plus tôt que le FMI prévoit, ou un peu plus tard. Si les grands coups mastodonte Chinois un peu, un nombre croissant de peur que cela, il pourrait même retarder les choses de plusieurs années. Mais le résultat n’est guère mis en doute.

C’est plus qu’une histoire de statistiques. C’est la fin de l’Âge d’or de l’Amérique. Un stratège obligataire en Europe m’a dit il ya deux semaines, « Nous assistons à la fin de l’hégémonie économique de l’Amérique. »

Nous avons vécu dans un monde dominé par les États-Unis aussi longtemps qu’il n’y a plus personne en vie qui ne se souvient de rien d’autre. L’Amérique a dépassé la Grande-Bretagne comme le leader mondial de la puissance économique dans les années 1890 et n’a jamais regardé en arrière.

Et ces deux pays vivent sous des règles très similaires d’un gouvernement constitutionnel, le respect des libertés civiles et les droits de propriété. La Chine est différente. L’âge de la Chine sera très différent.

Victor Cha, conseiller principal sur les affaires asiatiques au Washington Center for Strategic and International Studies, m’a dit les voisins de la Chine en Asie sont déjà éveiller aux dangers. «La région est essentiellement a la recherche aux États-Unis d’une manière qu’il n’a pas fait dans le passé, dit-il. «Ils voient les États-Unis comme un contrepoids à la Chine. Ils ont également voir l’hégémonie américaine sur le dernier demi-siècle comme relativement bénigne. En Chine, on voit l’émergence d’une puissance économique qui n’est pas bienveillant, qui peut être prédateur. Ils ne le voient pas comme une hégémonie bénigne. « 

La montée de la Chine, et le déclin relatif de l’Amérique, est la plus grande histoire de notre temps. Vous pouvez voir ses implications partout, des usines de volets dans le Midwest à la flambée des coûts du pétrole et d’autres produits. L’automne dernier, lorsque j’ai assisté à une conférence à Londres sur l’investissement agricole, j’ai été frappé par le nombre de personnes qui y ont raconté des histoires sur les intérêts Chinois qui s’arrachent des terres agricoles et des fournitures alimentaires –en Afrique, Amérique du Sud en Chine et ailleurs.

Ceci est le résultat de décennies au cours de laquelle la Chine a poursuivi avec succès des politiques économiques visant à l’expansion nationale et de la puissance, tandis que les États-Unis ont adopté une ou l’autre de libre-échange ou, à défaut d’un meilleur terme, l’apaisement économique.
« Il ya deux systèmes dans une collision », a déclaré Ralph Gomory, professeur de recherche à l’école NYU Stern affaires. « Ils ont une forme d’État-guidée du capitalisme, et nous avons un ancien beaucoup plus libre du capitalisme. » Ce que nous avons vu, dit-il, est «un changement majeur dans la capacité des États-Unis à la Chine.

Ce que nous avons fait est cotée emplois pour les bénéfices. Les emplois sont passés à la Chine. La capacité érode aux États-Unis et se développe en Chine. C’est très destructeur. C’est une raison importante pour laquelle les États-Unis deviennent de plus en plus polarisée entre une petite classe très riche et une classe moyenne en pleine érosion. Les gens qui obtiennent les bénéfices sont très différents de ceux qui ont perdu du salaire. « 

Le prochain chapitre de l’histoire ne fait que commencer.

Spree U. S. dépenses Won’t Work

Ce que la montée de la Chine des moyens de défense et les affaires internationales, a à peine été abordé. Les États-Unis sont maintenant entrain de dépenser des sommes gigantesques – d’une économie en difficulté – pour tenter de conserver sa place au soleil.
C’est une leçon que nous pourrions en apprendre davantage à un prix avantageux de la triste histoire des empires britanniques, espagnols et autres. Ca ne fonctionne pas. Vous ne pouvez pas rester au top, si votre économie ne fonctionne pas.

De même, pour le point, voici ce que cela signifie économiquement, et pour les investisseurs.
Il ya quelques années j’étais en train de déjeuner avec des investisseurs les plus intelligents que je connais, basée à Londres, gérant de hedge funds Crispin Odey. Il a fait l’argument selon lequel les marchés sont raisonnablement efficaces, la plupart du temps, à la fixation des prix. Où sont-ils plus susceptibles d’échouer, cependant, c’est en anticipant correctement et les prix élèves révolutionnaires, «paradigme» des changements – que ce soit une hausse de technologies de rupture ou de changements révolutionnaires dans la géopolitique. Nous vivons un moment.

Le marché américain du Trésor continue de fonctionner sur l’hypothèse qu’il restera toujours la référence mondiale de l’argent. Les écoles de commerce enseignent encore aux étudiants, par exemple, que le taux d’intérêt sur les obligations à 10 ans du Trésor est le «taux sans risque » sur l’argent. Et il a été pendant plus d’un siècle. Mais tout cela est fonction de l’âge dor de l’Amérique.

Pas étonnant que tant de personnes ont été acheté de l’or. Si le dollar des États-Unis cesse d’être la monnaie de réserve du monde unique, que sera L’euro ? il serait bien si elle agit comme le vieux deutschemark. Si c’est juste la drachme grecque de la traînée … pas tellement.
La dernière fois que la puissance hégémonique dominant le monde a perdu sa capacité à diriger les choses seul, a été au début du siècle passé. C’est alors que les États-Unis et l’Allemagne avaient dépassés la Grande-Bretagne. Il ne tourne pas bien.

Mise à jour avec la réaction du FMI

Le Fonds monétaire international a répondu à mon article.

Dans un communiqué envoyé à MarketWatch, le FMI a confirmé le rapport, mais a contesté mon interprétation des données. En comparant les économies américaine et chinoise à l’aide « du pouvoir d’achat à parité», selon elle, « n’est pas la mesure la plus appropriée. Parce que les niveaux de prix PPP sont influencés par des services non échangeables, qui sont plus pertinents localement que globalement. »

Le FMI a ajouté qu’il préfère comparer des économies en utilisant les taux de change du marché, et qu’en vertu de cette comparaison, les Etats-Unis sont actuellement de 130% plus grand que la Chine, et sera toujours 70% plus d’ici 2016. »

Mon point de vue?

Le FMI est en droit de faire valoir ses arguments. Mais son argument soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses.

Tout d’abord, aucune mesure n’est parfaite. Tout le monde le sait.
Mais c’est aussi vrai du PIB, ce sont chiffres. L’ouragan Katrina, par exemple, a amélioré le PIB des États-Unis, car il a suscité un grand nombre d’activités économiques – comme la fourniture de secours d’urgence et la reconstruction des maisons. Est-ce qu’il ya quelqu’un qui pense sérieusement que Katrina a été un net positif pour les États-Unis? Toutes les statistiques ont besoin de mises en garde.

Deuxièmement, les économies sont comparés en utilisant des taux de change simple, comme le suggère le FMI, pose d’énormes problèmes.

Les marchés des devises fluctuent. Ils représentent les rentrées de fonds internationaux, et non pas la production réelle.

Le dollar américain a baissé de près de 10% contre l’euro jusqu’à présent cette année. Quelqu’un suggère que la taille réelle de l’économie américaine a reculé de 10% en comparaison avec l’Europe au cours de cette période? L’idée est absurde.

La Chine supprime activement du renminbi sur le marché des devises grâce à des achats massifs de dollars. En conséquence, le renminbi est sous-évalué profondément sur les marchés des changes. Une simple comparaison des économies sur leurs taux de change qui manque complètement.

Parité du pouvoir d’achat n’est pas une mesure parfaite.

Il n’en existe pas. Mais il mesure la production des économies en termes de biens et services réels, pas seulement du papier-monnaie. C’est pourquoi il est largement utilisé pour comparer les économies. Le FMI publie des données PPP. Il en va de l’OCDE. De nombreux économistes comptent sur eux.

SOURCE : AFROHISTORAMA

HU JINTAO Chez OBAMA en fieffe feinteur sur les droits de l’homme ?

La visite officielle du président chinois Hu Jintao aux USA du 18 au 22 janvier 2011 est généralement considérée comme un succès même si eu égard à la tonalité générale prise par la rencontre entre Barak Obama et le premier Chinois à l’accueil que les Américains ont fait à l’invité et à l’ouverture d’esprit de Hu Jintao par rapport à certains sujets épineux abordés.  Sur la question du yuan, il semble que la Chine ait fait quelques promesses, suscitant des espoirs américains mais attendons de voir venir. Sur la Corée du Nord aussi, on sent des évolutions positives allant dans le sens de pressions plus accentuées sur le régime de Pyongyang par la Chine. Au plan commercial, 45 milliards de dollars de commandes pour les USA, ce n’est pas rien ! Dans le domaine quelque peu sensible des libertés,  au grand étonnement de beaucoup d’Américains, Hu Jintao s’est montré plutôt relaxe même si certains journaux ont pu lui attribuer des qualités de dribbleur. Effectivement, le premier des Chinois a surpris plus d’un par sa répartie lorsque les journalistes, se délectant par avance, ont voulu le titiller sur le sujet. Voyez plutôt.


Michèle Obama, Hu Jintao et Barack Obama

La Maison Blanche avait lutté pour que le président chinois Hu Jintao accepte departiciper à une conférence de presse commune et était bien décidée à poser la fameuse question des droits de l’homme, histoire de prouver aux yeux du monde que cela compte pour la première puissance mondiale. D’autres pays peuvent hésiter, zapper sur le sujet quand ils sont devant les dirigeants de l’Empire du Milieu mais pas ceux des Etats-Unis d’Amérique !

Ainsi apprenait-on, peu avant le début de la conférence de presse, qu’il y aurait deux questions côté américain et deux autres côté chinois. Bien ! L’homme de Pékin s’y est soumis, sans broncher.

La première question portait sur les droits de l’homme et était destinée aux deux présidents. Barack Obama s’est longuement étendu sur le sujet en répondant posément, précisant que certes la  Chine a un système différent, une histoire différente mais que les Américains pensent que la démocratie et le respect des droits de l’homme transcendent la culture, etc… Mais détail important, il n’y a pas eu de traduction simultanée pour permettre au président chinois de suivre la réponse d’Obama. L’interprète fut alors contraint de traduire la longue réponse du président américain, lequel était visiblement agacé. Une fois le travail fastidieux réalisé,   Hu Jintao a fait comme si de rien n’était et a demandé la  question suivante, à une journaliste chinoise qui a posé une question qui n’avait évidemment rien à voir avec les droits de l’homme.

Comme les Américains avaient droit à une autre question, la dernière, ils sont revenus sur les droits de l’homme, posant exactement la même question.

C’est là que le premier des Chinois, un rien agacé, a dit « Je suis tout à fait en mesure de répondre à la question ». Et d’affirmer que la Chine est bien déterminée à respecter les droits de l’homme, qu’elle respecte leur universalité mais que c’est un pays qui a une population gigantesque et qui surtout se trouve à une étape cruciale de son développement. Il fera donc  une déclaration inhabituelle  sur la question puisqu’expliquant que « beaucoup rest(ait) à faire en Chine » sur ce dossier et promettant d’améliorer la situation. Et il conclura que les dirigeants sont prêts à étudier les  “best practices” (comprenez les bons exemples) des Etats-Unis. Qu’est-ce à dire ?

En effet, cette réponse peut être interprétée de deux façons.
Soit Hu Jintao accepte que les USA sont un modèle en matière de droits de l’homme (liberté de presse, cinquième Amendement…) et qu’effectivement, son pays va le suivre dans cette voie, soit  Hu Jintao s’est montré ironique. Voyons pourquoi.

Si dans l’ensemble, on considère qu’il y a un infléchissement de la position de Pékin sur la question et que l’avenir pourrait se révéler riche en rapprochement sur les droits de l’homme entre les deux pays, on peut aussi avoir des doutes et trouver des finesses dans  la réponse du Chinois. Et là, on pense naturellement aux immixtions insupportables de la première puissance mondiale dans bien d’affaires intérieures de pays tiers, aux exécutions des prisonniers, au refus de signer le Traité instituant la CPI et de se lancer dans une véritable politique écologique à la mesure de ce que font les autres Etats du monde, la guerre en Irak et nous en passons  de pires et de meilleures !

Dans ce cas, ce sacré premier Chinois aurait eu une répartie insoupçonnée qui a mouché ceux qui voulaient le déstabiliser, ramenant du coup  à son avantage  les pendules à l’heure. Et de fait, si Obama a pu placer tous les sujets délicats comme on l’attendait au cours de la visite du premier Chinois, et avec beaucoup de diplomatie, il n’a cependant  rien obtenu à leur sujet malgré les politesses de son homologue : rien n’a été concédé sur  le Tibet, sur Taiwan, sur les prisonniers politiques (notamment le Prix Nobel de la Paix toujours incarcéré). Et l’homme de Pékin, en disant qu’il souhaitait une coopération « dans le respect mutuel » s’est fait bien comprendre : il ne faut pas se mêler des affaires intérieures chinoises.

Oui, décidément, cette puissance n’est pas pour rien montante !

San Finna N°600 du 24 au 30 Janvier 2011