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Les « États Arabes», otages de leur « Ligue »

Les « États Arabes», otages de leur « Ligue » : Entre l’immobilisme, la subordination et l’attrape-nigaud, par DJERRAD Amar

Depuis sa création en 1945 par sept pays arabes, dont la Syrie, la «Ligue des États arabes» a pour objectif d’unifier la «nation arabe», de défendre les intérêts des États membres, de faire face à toute ingérence des puissances dans la région. Elle se voulait aussi une force de proposition et d’impulsion. Mais les divergences sont telles que ses actions et initiatives, même de paix, restent au mieux à effets modestes. Les 22 États membres connaissent des divisions liées aux vicissitudes des relations dues à la nature de leurs systèmes politiques souvent antinomiques.

Deux visions politiques s’affrontent à ce jour. L’une ‘pro-occidentale’ que mène l’axe monarchique, l’autre plus indépendantiste que mène l’axe républicain. Sur la trentaine de sommets organisés entre 1946 et 2011, dont 12 sommets en urgence – où les  résolutions les plus importantes concernent la Palestine – on ne relève aucun qui eut un impact signification. Le semblant d’unité apparait plutôt dans l’hostilité à Israël; quoi que… car, le dossier palestinien n’a pas vraiment unis les membres même lors de l’agression israélienne contre Gaza, le Qatar, pays hôte du sommet de 2009, avait tenté de mener un camp favorable au Hamas contre l’Autorité palestinienne, ou contre le Liban. Il y a aussi ce «lâchage» de la Syrie qui avait refusé, avec le Liban, d’adhérer à la convention sur le «terrorisme» qui ne distingue pas ceux qui  luttent pour la liberté et l’indépendance ; allusion au Hezbollah. Ajoutons la partition du Soudan, le chaos de la Somalie, l’invasion de l’Irak, l’agression du Liban et de la Libye et maintenant les provocations et menaces sur la Syrie. La ligue arabe a été non seulement d’aucune utilité, mais a joué un rôle négatif contre certains de ses propres membres.

La géniale maxime anonyme, (elle n’est pas d’Ibn Khaldoun) qui dit que  «les arabes se sont entendus pour ne pas s’entendre» est d’une réalité affligeante qui va plus loin puisque c’est la première fois qu’ils «s’entendent», dans la même année, mais pour…autoriser l’agression par l’Otan de la Libye ; suspendre, sanctionner et  menacer la Syrie. Une première dans l’art de se faire châtier par l’organisation censée protéger ses membres. Un grand progrès dans le…ridicule et l’abaissement!

Les peuples arabes savent que cette organisation a perdu son sens pour s’être laissée pervertir en un instrument au service du Grand Capital comme le sont toutes les organisations internationales, y compris droits de l’homme, l’AIEA. La plupart dépendantes des multinationales, leurs donatrices. L’ONU et ses institutions ne servent plus qu’à produire des alibis contre les pays ciblés ; que les ONG et les ‘journalistes’ font dans l’espionnage ; que la CPI s’utilise pour criminaliser les dirigeants indociles ; que le FMI sert à ruiner et gager les pays ; que la presse dite «mainstream» se consacre à la manipulation, la tromperie et le contrôle de l’opinion ; que l’OTAN se réserve pour l’agression et dévastation.

La Ligue arabe ne peut échapper aux plans des lobbies militaro-financiers, de quadrillage du monde pour mieux se servir. Ce sont ces lobbies qui commanditent les guerres, déstabilisent et assassinent et qui, après l’Irak, l’Afghanistan, le Liban et la Libye, bousculent à une confrontation avec l’Iran via la déstabilisation de la Syrie. L’Afrique en paie le prix le plus cher avec l’assassinat de 21 présidents depuis 1960 : de Sylvanus Olympio en 1963 président du Togo à Kadhafi.

Quel autre moyen le plus sûr pour  déstabiliser les États arabes – qui présentent un danger pour leurs intérêts et Israël ou seraient un mauvais exemple pour les monarchies vassales – que celui de le faire par les arabes eux-mêmes en leur faisant la guerre avec leurs propres citoyens! La Syrie reste le dernier «verrou» tenace pour sa résistance, dans la région.

L’État le mieux indiqué pour mener la tâche de manipuler et de piéger, tel un cheval de Troie, la Ligue Arabe – après l’éviction par leur peuple des deux renégats Moubarak et Ben Ali – est bien le Qatar en la personne de son Émir –  ce vague mestre des américano-sionistes, celui qui a renversé son père, – et ce, pour sa forte dépendance de l’Occident et ses prédispositions à la félonie. Ce Qatar qui offre aussi des possibilités d’actions militaires proches des zones convoitées. Il est assisté par la Turquie de Erdogan, un nouveau ottoman, chargée de servir de base pour les actions armées et subversives.

Le choix de la Libye, en priorité, est stratégique – car un carrefour entre le Moyen Orient (MO), l’Afrique et l’Occident et constituant de plus, une porte moins risquée pour l’Afrique -puis tactique car, pays riche, moins peuplé et moins puissante militairement, dont la chute donnerait d’une part, selon leur vision, un exemple aux autres africains et d’autre part plus d’ardeur pour faire abdiquer la Syrie ; le point d’achoppement des velléités occidentales et sionistes. Cette indomptable Syrie qui fait le poids dans l’équilibre des forces entre l’Occident et l’Asie que représente en particulier la Russie et la Chine, dans ce que l’on appelle  l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) créée à Shanghai en 2001 dont l’Iran est membre.

Ce complot de l’Occident que pilote les EU pour le contrôle des richesses du MO  – qui vise à neutraliser ces puissances adverses traditionnelles afin de les rendre plus dépendante et donc plus vulnérables –  semble trouver en la Ligue un allié de taille au moment où des États Arabes traversent une période d’incertitudes politiques que l’Occident n’arrive pas à décrypter. D’où ses ingérences pour récupérer ces «révoltes» incontrôlées – qui remettent en cause les fondements et structures politiques archaïques – dans le sens de leurs intérêts sinon en susciter d’autres ‘contrôlées’ pour ensuite intervenir et recomposer dans le sens souhaité en usant des fallacieux prétextes humanistes et nouvellement du grotesque «protection des populations civiles».

Ce masochisme de la Ligue arrange bien certains. Nietzsche disait bien que  «si la souffrance, si même la douleur a un sens, il faut bien qu’elle fasse plaisir à quelqu’un…». Ce sont bien les États-liges du Golfe – organisés dans le «Conseil de Coopération des États arabes du Golfe», qu’appui la Turquie de Erdogan- qui sont chargés d’engager le bellicisme diplomatique en dictant à la Ligue ce qui doit et ne doit pas se faire. Ces monarchies ont le même rôle dans les institutions et organisations arabes que les sionistes dans les organisations et gouvernements Occidentaux; celui de déstabiliser tous ceux qui présentent un danger «idéologique» pour les monarchies ou «d’intérêts» pour le Grand Capital. D’où ce  ‘Conseil’ des «six pétromonarchies»  – qui se voulait un « bloc commercial » – mais qui travaille en fait pour des objectifs sournois ceux de servir les intérêts stratégiques de domination américaine et sioniste. Son influence est telle que ce CCG est surnommé le «bureau politique» de la Ligue puisque les résolutions sont décidées avant même que cette Ligue se réunisse. Avec le CCG, les valeurs sont inversées dans le sens où ce sont les monarchies qui gouvernent leurs contrées sans légitimité, que celle que leur fournit leurs protecteurs occidentaux, qui prennent le bâton de pèlerin pour imposer la démocratie et la liberté aux ‘ républiques’. Et la Turquie ? Les analyses soutiennent qu’Obama aurait répondu favorablement aux dirigeants d’Ankara pour  un« sous-impérialisme néo-ottoman » contrôlé par Washington après les inquiétudes de la Turquie de la domination exercée au M.O par Israël et les USA.

Par la Ligue, on se permet désormais d’exclure, de sanctionner et de menacer d’une intervention militaire étrangère, les Etats membres dont les politiques ne concordent pas avec les vues et objectifs de l’Occident sur la région, dont la prédominance d’Israël, conformément au projet du «Grand Moyen-Orient». Ce projet, devant dissoudre le monde musulman dans les fondements euro-atlantistes, consiste à agiter les peuples – en mettant en conflit les arabes musulmans et les chrétiens, les musulmans sunnites et chiites, les ethnies  – ensuite, recomposer dans le sens désiré. Le grand capital n’ayant pas de limite géographique ou morale considère le MO, d’un intérêt vital, région qu’il faut dominer par tous les moyens.

Il a été déployé un monstrueux dispositif d’endoctrinement et d’actions psychologiques que mènent des chaînes occidentales et les chaînes des pétromonarchies à savoir Al jazeera et Al arabia. Leur matraquage médiatique, a  dérouté les plus éveillés.  Beaucoup ont épousé leur cabale médiatique qu’a légitimé la Ligue du méprisant Amr Moussa et que semble aussi accepter l’autre nouveau égyptien Nabil Al-Arabi puisqu’il ne fait que lire ce qu’on lui présente sous l’œil du ministre Qatari des AE. Pour avoir encore plus de légitimité, on instrumentalise même la religion en obtenant la caution de Cheikhs réputés qui décrètent des ‘fatwas’ scélérates rendant licites ou illicites les mêmes choses et comportements en fonction des objectifs attendus du pays concerné, en s’appuyant sur des interprétations orientées et calculées de certains préceptes de l’Islam, allant jusqu’à rendre licite l’agression de la Libye par l’Otan ou bien appelant carrément à un bain de sang en Syrie comme le fait l’imam sunnite syrien al-Aroor, réfugié en Arabie Saoudite. Voilà encore le sinistre Cheikh Al-Qardawi, le protégé de l’Émir du Qatar, l’auteur de la ‘fatwa’ autorisant l’invasion de la Libye et l’assassinat de Kadhafi, qui appelle maintenant les libyens à se… «Réconcilier» en même temps qu’il autorise les «opposants syriens» à faire appel à l’Otan. Cet «Islam» là, modulable au gré des intérêts des puissants du moment et de leurs chimères, est bien étrange !

Dans cette offensive, on remarque bien que ce sont les régimes «républicains» réfractaire et pas les monarchies, que l’on vise pour les rendre au moins obéissants en installant des gouvernements  composés souvent d’opposants, félons et renégats. Sinon des États dit «Islamiques» sous forme d’«Émirat» en soutenant les tendances rétrogrades, obscurantistes et violentes désignées par «terroristes islamistes», que l’occident dit combattre, mais qu’il instrumentalise, comme en Libye, selon ses désidératas.

Que constate-t-on en Libye ? Un CNT – installé par l’Otan «représentant légitime du peuple libyen» pour réinstaurer un État-lige – dans la panique et aux abois qui n’arrive pas à mettre en place un gouvernement représentatif et qui fait appel, à nouveau, à la «communauté internationale» pour l’aider à se débarrasser des mêmes rebelles qu’il a employés pour installer le chaos. Un CNT qui cherche à récupérer les cadres de l’ancien régime pour reconstituer un état et redémarrer car, impossible de le faire avec l’armée de miliciens ignorants que l’on a utilisé comme chair à canon pour détruire leur pays et qui sombrent dans le désœuvrement. Un CNT qui constate des Benghazi se retourner contre lui par des manifestants réclamant une “nouvelle révolution”. Des libyens, ayant vécu dans la Jamahiriya mieux que beaucoup d’européens par les facilités et les biens gratuits que permet le système, qui se retrouvent maintenant par leur perfidie et prétention, en abattant l’ «nourricier», avec rien; obligés de quémander la nourriture ou de s’adonner au pillage, au racket et au trafic d’armes. Un pays déstructuré et insécurisé aux mains de brigands et d’aventuriers qui ont tué des dizaines de milliers (entre 50 et 70 000 morts) de leurs compatriotes civils que l’Otan a aidés par les bombardements aux missiles. Un pays où le peuple, de tempérament vengeur et tribal, n’oubliera jamais le sang innocent versé et les viols commis. Un pays réduit à la mendicité et aux pénuries y compris d’argent après des dizaines d’années de vie dans l’aisance. Des milices au début ‘unies’ mais qui maintenant, divisées, se font la guerre. Des «révolutionnaires» -composés de prisonniers libérés, de frustrés, d’ignares, de paumés –  floués et livrés au pillage et à la rapine, qui deviennent une armée de chômeurs…en arme défiant la nouvelle autorité. Une autorité – composée en grande majorité d’opposants opportunistes et cupides, de tendances contradictoires sous tutelle de la NED/CIA et le MI6 ou de renégats-  qui n’arrive pas à s’installer sur le territoire libyen à cause de l’insécurité et des attentats. Un pays ou les libyens, habitués au bien-être et au confort, ne sauront jamais faire le travail réservé à la main-d’œuvre immigrée qui représentait plus de 50 % de la population active; oui comment demander à 2 millions de libyens de remplacer les 02 millions d’immigrés qui sont partis. Même les candidats à l’émigration ne s’y aventureront plus à cause de l’insécurité et des caisses vides. Un pays où l’on a cédé la place au désordre et où l’on a éveillé l’esprit de résistance avec la naissance d’un «Front de libération». L’État libyen, avec ses institutions, est bien cassé et pour longtemps ! «Mais que croyaient ces zozos du CNT ?»disait Allain Jules. Citons aussi Félix Houphouët-Boigny «on n’apprécie le vrai bonheur que lorsqu’on l’a perdu».

Dans le cas de la Libye, le sinistre Bernard-Henri Lévy «philosophe» du mal a été l’entremetteur chargé de faire sous-traiter par la France de Sarkozy cette «opération Libye» et la Ligue arabe servir de caution. Avant même que la Libye ne tombe, ce manipulateur sioniste franco-israélien avait déclaré, à l’Université de Tel Aviv, en compagnie deTzipi Livni, «si nous réussissons à faire tomber Kadhafi ce sera un message pour Assad». Par affront, il a déclaré aussi lors d’une réunion du CRIF« c’est en tant que juif que j’ai participé à cette aventure politique, que j’ai contribué à définir des fronts militants, que j’ai contribué à élaborer pour mon pays et pour un autre pays une stratégie et des tactiques». Malgré les déclarations de Rasmussen, qui avait affirmé le mois d’octobre que l’alliance n’avait «… aucunement l’intention d’intervenir en Syrie…la seule façon d’avancer en Syrie … est de tenir compte des aspirations légitimes du peuple syrien…  nous avons pris la responsabilité de l’opération en Libye parce qu’il y avait un mandat clair des Nations unies, car nous avons eu un soutien fort et actif des pays de la région…aucune de ces conditions n’est remplie en Syrie », les choses ont évolué autrement.

Nous revoilà en Syrie avec les mêmes tactiques, mensonges et diversions avec l’usage des mêmes méthodes et procédés ! C’est-à-dire:

1/ Faire infiltrer les manifestations pacifiques et légitimes par des groupes chargés de détourner les revendications en révoltes contre le régime tout en chargeant d’autres embusqués de tirer sur les manifestants ; en même temps on active les cellules dormantes de passer à l’action armée

2/ Imputer les  exactions et crimes au «régime» en l’accusant de «tuer des civils qui manifestent pacifiquement».

3/ Tromper les opinions en leur faisant croire à un régime «dictatorial, répressif» pour le faire condamner par la «communauté internationale».

4/ Introduite auprès du CS des résolutions pour des sanctions économiques afin d’exacerber les choses et pousser le peuple à se révolter contre ses dirigeants.

5/ Faire admettre des «enquêteurs» et autres «journalistes» qui sont en fait des espions de guerre.

6/ Intervenir militairement sous des prétextes «humanitaire» en particulier «protéger les civils».

7/ Instaurer le chaos.

8/ Créer une entité, en lieu et place du gouvernement composée d’éléments à leur solde

9/ Traduire les responsables comme des criminels de guerre devant un Tribunal Spécial.

DJERRAD Amar

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Occident et «nucléaire iranien» : entre crainte, menace et sanctions fécondes

Lorsque le président israélien Shimon Peres a averti récemment de « la possibilité d’une attaque militaire contre l’Iran était plus proche qu’une option diplomatique » suivi d’un communiqué du bureau du premier ministre israélien appelant « la communauté internationale doit empêcher l’Iran de fabriquer des armes nucléaires qui représentent une menace pour la paix dans la région et dans le monde entier » immédiatement les relais sionistes et pro-sionistes engagent la polémique comme à l’accoutumée !

La réponse de l’Iran ne s’est pas faite attendre par la voix de son général Massoud Jazayeri, chef d’état-major adjoint des forces iraniennes, averti de « détruire Israël » en précisant que « le centre de Dimona est le site le plus accessible que nous pouvons viser et nous avons des capacités encore plus importantes. » Il ajoute  « Notre réponse à une attaque ne sera pas limitée au Proche-Orient, nous avons des plans prêts pour réagir ».

L’Ayatollah Khamenei confirme en déclarant, lors de la cérémonie de prestation de serment et de la remise des diplômes aux élèves officiers de l’Ecole supérieure des officiers, que « quiconque s’imagine pouvoir agresser la RII, se verra asséner des coups irréparables… les États-Unis et le régime sioniste, doivent savoir que le peuple iranien n’agresse aucun peuple, ni pays, mais qu’il saura répondre de toute sa puissance, à toute agression, même, menace, …»

L’Occident attaquera, n’attaquera pas. Israël bombardera, ne bombardera pas. C’est la même cacophonie d’annonces depuis des années. Tous les prétextes et moyens de pression ont été utilisés pour faire plier un pays qui s’est défait de la vassalité pour devenir indépendant et maitre de son destin et de ses ressources. Embargo, assassinat de ses scientifiques, complot pour susciter les révoltes. Tout converge vers une seule ‘crainte’, « l’imminence » de l’arme nucléaire que s’emploierait à fabriquer l’Iran, sous couvert d’un programme civil, «qui menace les voisins».18 années avec le même refrain, réitéré selon l’évolution de leurs projets hégémoniques, leur puissance ou leur faiblesse du moment, le rapport de force constaté etc.

Soyons réaliste et logique, si telle était l’intention ou l’objectif de l’Iran –celui de fabriquer l’arme nucléaire, il lui faudrait tout ce temps, c’est-à-dire 18 années avec les énormes capacités qu’il possède, pour la mettre au point ? Les réactions hostiles  et les menaces de frappes proférées régulièrement contre l’Iran et renouvelées de l’Occident, en particulier des EU et d’Israël, qui ne s’encombrent plus de considération morales, prêterait vraiment à rire s’il n’y avait pas derrière des calculs sournois visant à empêcher un pays de se développer en profitant des bienfaits de la science et de la technologie. Comme cet occident-là  empêche, par toutes les fourberies et mensonges, que s’installe dans les contrées ‘utiles’ la vraie démocratie pour mieux manipuler et garder le contrôle de leurs richesses.

Pendant tout ce temps que l’on diabolise, sans fin, l’Iran, l’heure en fait n’est plus du tout de se demander si ce pays est «  capable », « pourrait » ou « sur le point » d’avoir cette funeste arme nucléaire, mais de conclure s’il  « l’a ou ne l’a pas » et de négocier en conséquence. En effet, les capacités et la puissance de l’Iran permettent, depuis des années, de la fabriquer avec autant d’entrain et de volonté qu’il le fait avec la fabrication de ses armes défensives modernes et ses avancées dans la recherche scientifique et technologique. Pour illustrer nos propos, voici ce qui se disait déjà entre 1993 et 2000.

–  « 24 février 1993 : le directeur de la CIA James Woolsey affirme que l’Iran était à huit ou dix ans d’être capable de produire sa propre bombe nucléaire, mais qu’avec une aide de l’extérieur, elle pourrait devenir une puissance nucléaire plus tôt. »

–   « Janvier 1995 : le directeur de l’agence américaine pour le contrôle des armements et le désarmement John Holum témoigne que l’Iran pourrait avoir la bombe en 2003. »

–   « 5 janvier 1995 : le secrétaire à la défense William Perry affirme que l’Iran pourrait être à moins de cinq ans de construire une bombe nucléaire, bien que «la rapidité… dépendra comment ils travaillent pour l’acquérir» (‘how soon…depends how they go about getting it.’) »

–   « 29 avril 1996 : le premier ministre israélien Shimon Peres affirme qu’»il croit que d’ici quatre ans, ils (l’Iran) pourraient avoir des armes nucléaires». »

–   « 21 octobre 1998 : le général Anthony Zinni, chef de l’US Central Comand affirme que l’Iran pourrait avoir la capacité d’envoyer des bombe nucléaires d’ici cinq ans. «Si j’étais un parieur, je dirais qu’ils seront opérationnels d’ici cinq ans, qu’ils auront les capacités.» »

–   « 17 janvier 2000 : Une nouvelle évaluation de la CIA sur les capacités nucléaires de l’Iran affirme que la CIA n’exclut pas la possibilité que l’Iran possède déjà des armes nucléaires. L’évaluation se fonde sur la reconnaissance par la CIA qu’elle n’est pas capable de suivre avec précision les activités nucléaires de l’Iran et ne peut donc exclure la possibilité que l’Iran ait l’arme nucléaire. »

Selon ces analyses  cela fait donc au moins 10 ans que l’Iran aurait dû posséder cette arme. Pourquoi les mêmes refrains farfelus et les mêmes menaces en 2011, soit 11 ans plus tard ? Que disent-ils de nouveau et d’exceptionnel aujourd’hui ? Pourquoi menacent-ils l’Iran ?

Alors que cette ‘bombe’ on ne l’annonce toujours pas, des analystes constatent que cet alibi de «nucléaire qui menace les voisins» sans cesse réitéré a permis d’ériger l’Iran puissance régionale influençant la politique internationale. Ce qui est paradoxal c’est que ce sont toujours les agresseurs qui crient « à l’agression » et les moins « moraux » qui appellent à la vertu ! Ce sont toujours eux qui s’érigent en donneurs de leçons de morale et d’humanisme qu’ils n’ont pas !  Contrairement à l’Occident et Israël, l’Iran n’a jamais agressé quiconque. Quant à son  régime, on le voit plus démocratique que beaucoup de pays alliés à l’Occident, mieux, des pays dits à tradition démocratique. C’est la propagande et le mensonge qui pervertissent les valeurs en cachant la réalité, la vérité par la manipulation et la mainmise sur les médias lourds et les institutions et organisations dites internationales. Effectivement, l’ONU et ses organisations servent à produire des alibis contre les pays ciblés, la CPI pour «menacer de prison» les dirigeants de ces pays, le FMI pour ruiner et gager les pays, l’OTAN pour agresser et démolir, la presse pour manipuler et contrôler l’opinion.

Qui de ces pays puissants et d’Israël se permet de “flagrantes violations” des résolutions de l’ONU ? Alors que l’Iran a signé le TNP nucléaire (bien qu’elle soit en droit de se retirer) en admettant les inspecteurs, Israël refuse de signer et de permettre toute inspection internationale de ses centrales nucléaires reconnues pour être militaire.  La dernière résolution votée par 46 pays qui ont pris fait et cause pour un « monde “dénucléarisé” » appelant Israël, considéré comme la seule puissance nucléaire au Proche-Orient, à signer le TNP, avait été rejetée  malgré son caractère « non contraignante », voire symbolique. Le monde sait pourtant que le vote lui-même n’a aucun sens dans la mesure où même si l’écrasante majorité l’a voté “contraignante” elle ne sera pas appliquée quand il s’agit d’Israël ; y compris les résolutions du Conseil de sécurité! En revanche, elles seront appliquées “au-delà de lettre” si le pays visé est farouche aux États-Unis et à Israël avec son sionisme.

Le monde occidental ne veut pas voir en l’Iran – cet ex-État lige, vaste, peuplé, riche en pétrole et en gaz – un pays irréductible, entreprenant, maîtrisant la technologie nucléaire et développant de façon fulgurante ses moyens de défense militaire. Quand il arrive à se développer malgré 33 années d’embargo, il n’y a d’autres explications que celles d’un pays tenace et puissant! Les sanctions qu’il subit s’examinent, paradoxalement, fécondes car, l’astreignant à compter sur ses propres forces. Toute l’adversité envers l’Iran  apparait  sans effets au vu des progrès technologiques qu’il annonce  constamment. Les responsables ne cessent d’annoncer des avancées et autosuffisances dans l’industrie, les mines et la recherche médicale, mais aussi des succès dans le domaine de la fusion nucléaire par la méthode de « confinement inertiel par lasers » avec la fabrication d’une machine à laser permettant ce processus. Il a réussi même la production des barres et plaques de combustible nucléaire et à s’auto-suffire en matière de production des radars de défense anti-aérienne.

Avec ses annonces de sanctions et de menaces à répétition, son entêtement dans le mensonge et la diversion, dans le but de garder Israël, son gendarme, toujours dominant au Moyen-Orient, l’Occident a perdu toute crédibilité depuis longtemps au regard à l’aversion et à la répugnance des nations à son égard.  Le trouble est tel qu’un ministre israélien avait  évoqué, il y a quelques temps,  un «retard dans le nucléaire iranien» en conjecturant une autre échéance. Il avait été suivi par H. Clinton qui avait déclaré à Abou Dhabi – lors d’une tournée pour relancer l’«iranophobie» – «…les sanctions ont fait effet…L’Iran a des problèmes technologiques qui ont ralenti son calendrier». On l’avait compris quand on avait mis le lien avec les budgets consacrés pour « ralentir » les progrès de l’Iran pour l’assassinat de ses scientifiques, pour les réseaux  et les drones d’espionnages ou l’attaque du «Stuxnet» contre ses sites nucléaires. Pour T. Meyssan, «les prétendus soupçons occidentaux ne sont que des artifices…pour isoler un État qui remet en cause la domination militaire et énergétique des puissances nucléaires…». Lavrov avait estimé les menaces «contre-productives… la situation a pris un tour assez aigu… parce que l’Iran ne coopère pas suffisamment …et en grande partie parce que l’on suscite artificiellement des passions excessives». L’Iran est resté tenace en réitérant, au besoin, son choix du nucléaire civil et sa probité – en ouvrant même ses installations nucléaires aux États – tout en déployant ses efforts dans la production d’arsenaux défensifs de haute technologie.

Combien d’annonces sur les avancées technologiques avons-nous entendu depuis l’Iran pendant que l’Occident ne fait que bavarder, spéculer ou menacer. Nous avons retenu la construction d’un sous-marin de type baleine «comparables à ses équivalents étrangers» ; la livraison, à la Marine, de systèmes de missiles de croisière ; la mise en service de chars rapides et des véhicules équipés de missiles antichars et anti-hélicoptères ; le projet de lancement d’un satellite de reconnaissance Fajr et la mise sur orbite de Rasad 1, à énergie solaire.

Rappelons que l’Iran a construit des chasseurs Azarakhsh et Owaz ;  un avion d’appui le Shafagh ; des hélicoptères Shhbaviz 275 ; la série des Shahab ; deux chars de bataille Zulfikar et Towsan ; des véhicules de transport de troupes Boragh ; des destroyers et navires de patrouille ; des sous-marins de poche Sabehatet Ghadir et des missiles antinavires. Il a aussi modernisé le missile S-200 pour le rendre analogue au S 300 russes ; le missile sol-sol  «Fateh-110″. Il a produit en série le missile Mesbah1 conçu pour parer aux attaques aériennes ; le missile Mersad capable d’abattre des avions à basse et moyenne altitude «…opérationnel dans la guerre cybernétique». Il a fabriqué aussi des vedettes d’assaut Seraj et Zolfagar adaptées aux climats tropicaux ainsi qu’un drone bombardier Karrar d’une portée de 1.000 km tirant 4 missiles de croisière.

Il projette le lancement d’un vaisseau spatial en orbite géostationnaire de plus de 35.000 km d’altitude après celui lancé en février 2009 Omid à 250 km. Il compte, d’ici 2020, créer un réacteur thermonucléaire expérimental dont la conception est achevé. L’Iran a évolué de façon impressionnante non seulement en matière de défense militaire, mais aussi dans les domaines de l’aérospatial, de la biotechnologie et de la cellulothérapie. Ceci n’est que ce qui est annoncé ! Pour L. Ivashov  l’ex chef d’état-major russe,  favorable à la livraison des S 300 à l’Iran «…L’agression est moins probable quand la victime est en mesure d’infliger des dommages intolérables à l’agresseur»

Voici ce qu’avait répondu le journaliste italien Giorgio S. Frankel à Silvia Cattori lors d’un entretien, réalisé en mai 2011, à propos « d’ une attaque possible de l’armée israélienne ou d’autres, contre des sites iraniens ? » : « Je n’y crois pas parce qu’Israël a commencé à menacer d’attaquer l’Iran au début des années 90 … que l’Iran est en train de fabriquer la bombe atomique, que l’Iran est une menace. … dans l’histoire, un pays [qui] menace de faire la guerre et ne la fait pas pendant vingt ans, il ne la fera jamais. Cette menace … sert à Israël pour maintenir un climat de tension au Proche et au Moyen-Orient… il crée une situation de péril aux États-Unis et en Europe. …Mais si Israël attaque vraiment l’Iran, les conséquences mondiales seraient tellement catastrophiques … »

Un groupe de 13 généraux et amiraux américains avaient publié un rapport mettant en garde qu’une «perturbation soutenue » de l’approvisionnement en pétrole « serait dévastatrice…». Ce rapport intitulé « Ensuring américa ‘s Freedom of Movement : A National Security Imperative to Reduce US Oil Dependence”  signale que « Dans le cas du pire scénario de fermeture de 30 jours du Détroit de Ormouz l’analyse conclue que les US perdraient près de 75 milliards de $ en GDP »

Selon James T. Conway (GI retraité des Marines Corps) qui avait participé à la rédaction de ce rapport : «Vous pourriez vous réveiller demain matin et apprendre que les Iraniens ont senti venir une attaque contre leurs installations nucléaires et ont préventivement fermé le flux de pétrole dans le Golfe… Les US considéreraient certainement cela comme une menace à notre économie et agiraient. Et nous voilà plongé dedans ». Pour Arnaud de Borchgrave, qui écrit dans UPI Energy : « Le Détroit d’Ormouz … est le point de passage le plus important du monde avec un flux de 16 millions de barils par jour soit environ 33% de tout le commerce pétrolier effectué par mer soit 17% du commerce pétrolier mondial total. »… « Une bombe sur l’Iran et les prix du pétrole pourraient atteindre les 300 à 500$ par baril ».

Concluons par l’interview qu’avait accordée M. Ahmadinejad à Russia Today. Après avoir affirmé que les EU n’avaient pas les motifs et les conditions pour attaquer l’Iran, il conclut avec cette assurance quant à l’éventualité d’une attaque israélienne : «…nous ne le prenons même pas en considération…ils comprennent que toute attaque…entraînerait la destruction d’Israël».

DJERRAD AMAR

Libye : La Libye ne sera jamais conquise !

TRIBUNE LIBRE DE DJERRAD AMAR

Sept mois  de bombardements  par l’OTAN. Contre des civils, un carnage, de la rapine, des mensonges, de la tromperie, de la diversion et de la désinformation perpétuelle n’ont pas pu arriver à faire plier un peuple de 6 millions d’habitants  et qui vient de surcroit de commencer  sa résistance ! Quelle victoire a bien remporté l’OTAN ? L’OTAN – dont-il ne reste en Libye que la France de Sarkozy et la Grande-Bretagne de Cameron – connait Pyrrhus !

Les retraits des villes des forces armées libyennes est, en effet, purement  tactique car l’OTAN s’en sert comme argument – répondant à son objectif – pour viser les populations en bombardant en permanence les cités, en coupant l’eau et l’électricité mais aussi en empêchant l’approvisionnement des populations en nourriture et médicaments. C’est donc pour protéger les populations, en particulier, que ces retraits sont décidés.

Cette tactique s’avère un piège redoutable.  Malgré le retrait, les « rats » de l’OTAN n’arrivent pas à occuper les villes, y compris Tripoli, car ils rencontrent une forte résistance de la population qui pratique maintenant la guérilla et subissent de lourdes pertes face aux tireurs d’élite et ce, par le témoignage même de « Reuters » qui rapporte que des centaines de cadavres « d’insurgés » jonchent les rues ayant reçu une balle soit au front soit au niveau du cœur. Ceux qui y entre n’en sortent pratiquement jamais. Selon des rapports que la presse ne diffuse pas, les « insurgés » refusent  les ordres d’avancer. La débandade et la démoralisation sont réelles sur tous les fronts. De plus, l’OTAN n’arrive plus à mobiliser car la « chair à canon » n’est pas illimitée. Elle n’arrive plus à remplacer les centaines de morts que lui infligent les forces libyennes composées  de dizaines de milliers de volontaires libyens (les renforts des tribus arrivent tous les jours) et de l’armée. Elle n’arrive pas aussi à renforcer  un front par le transfert par manque d’effectifs au risque d’en dégarnir un autre.

Combien l’OTAN a bien pu avoir mobilisée ? 6000, 10 000 ? Exagérons à 20 000 !! Elle en a sacrifiée combien de ces clowns, sales, affreux et désorganisés ? Bien plus de 10 000.  Il reste disons  10 000 au maximum (sans possibilités de remplacement sinon pourquoi  en importer),  totalement démoralisés car se sachant vaincus, sans but que de se faire un « capital » par le vol et la rapine (puis déguerpir), actes qui deviennent de moins en moins possibles depuis que les Libyens ont totalement réorganisés leurs troupes, changés de stratégie et de tactique face à la folie, aux turpitudes,  l’empressement, la précipitation et les tâtonnements  de l’OTAN.  Donc 10 000 face à des dizaines de milliers motivés car défendant une cause juste ; leur pays et leur honneur ayant l’avantage du terrain, l’endurance et le temps. Au vu de l’évolution des choses ce nombre restant – inextensible – sera réduit à zéro en moins d’un mois !

C’est dans le sens de l’échec qu’il faut comprendre la diversion de Sarkozy et Cameron, singés par le vassal Erdogan de Turquie,  à l’approche de la réunion du Conseil de Sécurité même s’il ne faut pas trop y compter. C’est bien de sortir de ce guêpier aux conséquences politiques et économiques, voire personnelles, désastreuses. « Nous vous avons aidé dans votre révolution, vous voici donc à la capitale, à vous de poursuivre maintenant les réformes en tenant vos promesses. Nous on se retire » semblent dire ces deux idiots utiles, à un CNT qui s’avère être un ramassis hétéroclites de bras cassés, désunis, incompétents,  sans consistance et sans vision ni projet.  Même l’ONU, si force de « police internationale» de 5 000 hommes il y aura,  ne sera d’aucun secours ou utilité face à un peuple déterminé à défendre son pays. Le pétrole tant convoité ne dépassera pas les côtes libyennes. Il sera visé en priorité avec ses sociétés prédatrices, ses personnels, ses bateaux, ses pipe-lines  etc.  Toutes les forces étrangères,  sur le sol libyen, seront la cible légitime des Libyens. Elles seront terrorisées et traquées en permanence jusqu’à leur disparition.

L’enlisement est bien visible. La Libye ne sera jamais conquise. L’OTAN n’est plus qu’un géant aux pieds d’argile, l’ONU une escroquerie, les médias un instrument de propagande, les « journalistes » désormais des propagandistes et agents doubles, au service de la « démocratie » des « libertés » imaginaires, bien plus au service des mensonges et des leurres ! Le monde doit donc être refait sur d’autres bases, d’autres règles, d’autres pôles. L’échec est le débouché inexorable de tout ce qui est construit sur du faux, le mensonge, la falsification et l’escroquerie !

La Libye est bien l’endroit où les prétendues « valeurs universelles », dont se prévaut l’Occident autoproclamé « gardien du bien »,  sont mises à nues en s’avérant tromperies, où les institutions et organisations dites « internationales » chargés de défendre des droits, des principes et prévenir les conflits, se confirment être des instruments de domination et hégémoniques au service du Grand capital.

Libye – ONU : l’échec des visées euro-atlantistes et mondialistes

Durant toute cette guerre contre surtout la Libye, mais aussi la Syrie, les chaînes/ instruments de l’OTAN  ne font que dans la désinformation en manipulant l’image, inventant des faits, créant des évènements et ce, selon des tactiques ordonnées. Ces chaînes sont devenues un élément primordial, pour désinformer, faire diversion, susciter les conflits et les divisions, créer le désordre pour faciliter la  pénétration, la domination ou carrément la colonisation. Elles sont de monstrueuses machines de propagande et d’actions psychologiques de l’alliance  atlanto-sionistes contre les arabes, les musulmans et les pays impénitents qui refusent la vassalité.

Le pays le plus activiste, dans le cas de la Libye, est la France de cet « idiot », de cet écervelé payeur de rançons aux terroristes, de ce scélérat nommé Sarkozy qui s’appuie du soutien de la putréfiée Ligue arabe du sinistre Amr Moussa et des fetwas de certains  cheikhs de service! Quelle déchéance ont atteint la plupart des médias occidentaux et leurs alliés arabes comme  surtout Al jazeera de l’Émir du Qatar, Al arabia la Saoudienne – que singent idiotement certains autres médias arabes – lorsqu’ils débitent en continu des infos ridicules qui frisent la débilité ! Après 4 mois d’intenses matraquages médiatiques, elles ont épuisées tous les sujets de mensonges. Ils ne leur restaient que les cocasseries telle cette dernière de France 24 des «stars du football libyen » qui auraient rejoint le « camp des insurgés » et qu’elle conclue ainsi : « dans un pays où le football est très prisé, les défections de ces sportifs constituent un nouveau camouflet pour le colonel Kadhafi, après celles de militaires et de ministres de haut rang ». N’ont-ils pas de  journalistes de bon niveau et honnêtes, où sont-ils vraiment privés de cette liberté d’expression que l’Occident prétend défendre ?

Le métier de journaliste est souvent perverti pour servir de couverture aux actions d’espionnage. D’ailleurs, plusieurs de ceux qui se déclarent servir l’information, à Tripoli, (ne parlons pas de Benghazi) sont soupçonnés  de faire de l’intelligence au profit de l’Otan. Certains ne font que chercher des infos ‘stratégiques ’ou spéculer sur les endroits ou pourrait ‘se cacher’ Kadhafi. Ils ont été bien sûr repérés, mais bizarrement laissés faire.  C’est la raison pour laquelle ces « journalistes » sont souvent des cibles privilégiées dans les endroits ‘chauds’ de la planète. À ce propos qui sont réellement ces  400 ‘journalistes’  et/ou éléments travaillant pour des sociétés de ‘sécurité’ – dont Black Water- débarqués  à Benghazi ?

Les articles, images, reportages et témoins «oculaires» de ces chaînes se sont avérés, avec le temps, qu’un tissu de mensonges y compris les accusations de «bombardements de civils par Kadhafi» qui avaient «justifié» l’agression comme l’affirment des journalistes, analystes et observateurs sur les lieux. Ce terrible temps, qui donne du recul, qui permet  la réflexion et la bonne mesure. Ce temps qui joue toujours contre l’agresseur en mettant à nu ses visées et ses duperies. Ce temps, enfin, qui annonce souvent l’échec.  Échec  sur le plan financier qui avait prévu ‘quelques jours’ et nous en sommes à plus 3 autres mois ; sur le plan politique et  diplomatique puisque le monde et les libyens savent maintenant les tenants et aboutissants de cette agression – qui sent le pétrole et le gaz, le véritable but de cette guerre- en plus du retrait, de cette aventure, de certains pays de la coalition puisqu’il ne reste que 2, la France et la GB, sur 28 ( Berlusconi s’est même innocenté récemment en déclarant avoir été contraint par le parlement de s’engager) et la France cherche maintenant une issue de sortie à voir la déclaration ‘claire-obscure’ de son ministre de la défense; sur le plan militaire puisque les frappes ne donnent rien de significatif si ce n’est plus de destructions et de morts civils dont les effets sont plus de haine envers l’agresseur et plus de détermination des libyens autour de leur guide. C’est aussi la débandade du côté des  insurgés qui perdent du terrain et du CNT qui s’avère être un ramassis  d’apostats et d’envieux qui ne cherchent qu’à accaparer les avoirs du peuple libyen à l’étranger en plus d’être divisé et sans principes . Tous se sont constitués une fortune en détournant les « aides » et/ou en faisant main-basse sur le trésor de Benghazi laissant la population sans revenus et dans le besoin et ce, avec l’assentiment de l’Occident qui ne cherchent pas, dans ce cas, l’origine de cet argent. Des informations font état d’un projet du CNT d’imprimer une ‘monnaie de singe’ pour contenir la colère grandissante des Benghazis qui réclament « leurs droits ». C’est-à-dire les salaires, entre autres, que le gouvernement libyen affirme, avec preuves à l’appui, avoir versé pour les 6 premiers mois au trésor de Benghazi. Où est donc passé cet argent qui devait permettre aux benghazis, outragés, de vivre décemment ? Malgré cela, les responsables libyens déclarent s’employer à prendre toutes les mesures pour assurer les salaires du 2ème semestre.  L’échec se constate aussi dans cette volonté d’armer les insurgés – en violation des 2 résolutions –  par la France en parachutant des armes aux insurgés du djebel Nefoussa (dont une partie est récupérée par les forces loyalistes) et par le Qatar avec la capture, par l’armée libyenne, d’un bateau – portant pavillon tunisien – bourré d’armes estampillées « armée du Qatar » (en anglais). L’échec  s’observe enfin dans les informations de ces chaînes, battues en brèche  par les chaînes libyennes avec des preuves incontestables, au point où elles sont devenues une référence crédible mais aussi des cibles en empêchant la diffusion des chaînes libyennes sur ‘Arabsat’ (3 chaînes sur les 7 déjà ont des difficultés de diffusion). La vedette médiatique qui  met  à nu quotidiennement le complot, en direct sur Jamahiria sat, est un certain Youssef Amine Chakir, ex-opposant qui avait côtoyé l’opposition pour avoir vécu avec ses membres durant plus de 20 ans aux États-Unis. Il dit les avoir quitté pour leur hypocrisie et leurs accointances avec la NED/CIA et le MI6 ainsi que leur changement de nationalité (le dernier ‘converti’ est le président du CNT, Abdeldjalil, qui vient d’obtenir la nationalité Turc selon la presse de ce pays).  Il ne cesse dans son émission d’expliquer avec détails leurs frasques et leur félonie par l’image et documents à l’appui ! Maîtrisant l’arabe et l’anglais, ses analyses politiques pertinentes et ses commentaires de l’information internationale ont fait de lui le personnage le plus écouté sur la scène intérieure et  internationale et le plus redouté par le CNT et l’Otan, en leur donnant du fil à retordre,  au point où on ne trouve, pour le contrer, que les qualificatifs de « traître (?) » ou de « charlatan » ; à cause du chapelet qu’il porte et les préceptes de l’Islam qu’il cite fréquemment ou bien des mensonges qu’il dévoile ou des déductions et prévisions qui se réalisent ? Les plus visés et fustigés sont Abdeljalil, Bouchena, Hafter, Younes, Tarhouni, Chemmam, Chelgham, Dogha, Djibril,Koussa, Logelli, Fethi et Hassouna. Ces « révolutionnaires », qui sollicitent des frappes destructrices de ce qu’ils disent être leur pays, apparaissent comme de vulgaires renégats, de méprisants traitres aimant le pouvoir, l’argent et la bonne chair.

Il y a aussi et surtout ces manifestations monstre (du 1er juillet) pour la défense de l’unité de la Libye autour du Guide  et anti-Otan, sur la Place verte, rassemblant près de 2 millions  de Libyens exhibant un drapeau vert de 4Km 500 suivie de celle du 08 juillet à Sebha du sud, arborant un drapeau de 6 Km qui a rassemblé au moins 500 000 de personnes – et l’on prévoit 3 autres à Laadjilet  le jeudi, à Zliten le vendredi et à Azzaouiya le samedi – qui ont mis les agresseurs dans un profond désarroi ; car c’est toute la stratégie construite sur le mensonge et le faux qui s’effondre comme un château de carte.  Les réactions de certains, sur ces chaînes, montrent une certaine amertume et d’une certaine façon un sentiment de défaite cuisante. Certains opposants soutiennent, par exemple, toute honte bue, la version débile que la transmission en direct de celle de Tripoli n’était pas « vraie » et les images un « montage » ; certains avancent le chiffre de 5000 à 15000 personnes  et bien d’autres inepties  alors que pour porter ce drapeau il faut déjà au moins 3000 personnes (à raison d’une personne chaque 3 m, des 2 côtés). Ils savent qu’ils sont incapables de mobiliser 2000 personnes à Benghazi devenue ville morte qui s’est vidée d’une grande partie de sa population ; fuyant le ‘nouveau régime’.

La réalité est que l’Otan  avec ses « révolutionnaires » de pacotilles – composés de voyous, de truands, de prisonniers libérés de Benghazi et de Guantanamo, d’islamistes graciés, d’éléments de l’AQMI,  de jeunes désœuvrés et de sots, de félons de dissidence récente, de renégats, d’opposants inconnus de dernières minutes- montre des signes d’échec, voire de déroute face à un petit pays (qui n’a jamais agressé quiconque) de 7 millions d’habitants  qui vivaient correctement, mieux que beaucoup de pays Européens y compris la France.  La réalité est que l’on s’évertue à imputer les méfaits de la coalition, y compris les viols dont sont coupables les insurgés, aux « brigades de Kadhafi » expression fallacieuse visant à discréditer l’armée régulière de la Libye qui reste toujours fidèle. La réalité est que l’Otan s’est retrouvée face à un peuple résistant – qu’encadre moralement de puissantes tribus que ne peut comprendre l’Occident – qu’il bombarde au missile pour le  « protéger » lui dit-il , à un vrai Guide  farouchement soutenu par son peuple et qui n’est pas du tout celui  que l’on veut nous faire croire ; c’est-à-dire ce ‘tyran’, ce ‘despote’, ce ‘fou de Tripoli’, ce ‘dictateur’ qui s’avère plutôt intelligent et bien au fait des manigances impérialo-colonialistes, des tromperies de palais et des corruptions de l’Occident érigées en système et particulièrement fervent défenseur des opprimés, qui a fait de la renaissance de l’Afrique son cheval de bataille . Faire croire que Kadhafi est trahi de tous côtés ou qu’il n’a plus de « légitimité populaire » est de la désinformation de bas niveau. Si cela était vrai, il y a longtemps qu’il aurait été évincé. De plus, il est difficile de faire admettre que toute la population s’était liguée contre lui et du même souffle expliquer pourquoi  des centaines de milliers lui manifestent leur soutien, pourquoi il ne craint pas d’armer la population, pourquoi il se permet  des tours – en cortège et en voiture découverte – dans les rues et ruelles de la capitale sous les applaudissements de milliers de citoyens dont beaucoup sont armés, pourquoi les habitants de plusieurs agglomérations ont violemment répondu par les armes aux  rebelles qui avaient tenté de conquérir leur localité , pourquoi Benghazi et récemment Tobrouk,  mais aussi Derna – du tueur « Gambo » que soutien l’Otan – se révoltent. Mais l’équation insoluble est que l’Otan n’osera jamais prendre le risque d’une opération militaire terrestre avec ses soldats car, les insurgés, encore dans la croyance qu’ils combattent  pour ce qu’on leur a fait croire « juste et légitime » (selon les déclarations des capturés), s’apercevant qu’ils ont été  abusés, se retourneront vite contre leur « employeur » qui, le comble, les aura lui-même armé. Terrible dilemme ! La réalité, enfin, est que la stratégie de l’Otan était construite sur du mensonge et du faux.

Si la Libye était un pays « puissant », le clown  Sarkozy – qui fait le plus de zèle dans cette aventure – n’oserait jamais s’y aventurer. On se croit toujours fort devant les faibles dit-on. Cet apprenti guerrier, que guide par le nez ce « philosophe » sioniste, fait montre dans  cette « aventure libyenne » d’une pseudo force,  en la confondant à la puissance de la France Gaullienne, alors qu’il n’est qu’un myrmidon, un roitelet qui sera vite jeté aux oubliettes sauf pour nous rappeler une autre page sombre de l’Histoire de France. Nous avons bien vu ses mesquineries quand il est devant ses maîtres. Il est regrettable que la crédibilité et l’honneur de la vraie France ait été  engagé dans cette péripétie sans issue et sans intérêts que pour ceux qui lui ont fait sous-traiter cette « opération Libye ». On découvre aussi, en lui, le plus mauvais Président de l’histoire récente de France. Franchement, ce pays ne mérite vraiment pas un tel représentant qui a sali son histoire et compromis son avenir.

Ces médias de service, ne parlent de faits réels que s’ils sont impossibles à dissimiler, mais avec une forme absconse parfois absurde et sous conditionnel.  C’est ainsi que ces chaînes « informent » des 5400 (au 07/07/2011) frappes de missiles qui ont détruit les maisons, touché des hôpitaux, des écoles, des collèges, l’université, des bâtiments administratifs, les commissariats, les services chargés de la corruption, la cité de l’enfance, les infrastructures de bases, des réseaux de communication, les check-point, les dépôts de carburant à Bréga  etc. – tuant et blessant des milliers de personnes civiles parmi eux des femmes  des vieillards, des hommes de religions dans leur lieu de culte, des employés, des enfants, des bébés – des tentatives visant l’assassinat des personnalités politiques en particulier Kadhafi et son vieux compagnon Lakhouildi, mais atteignant leurs enfants et petits-enfants etc. Pour toutes ces cibles, l’Otan donne l’’excuse’ d’« erreurs » ou le prétexte de « lieu de commandement ».

Que reste-t-il du droit international, des conventions quand ils sont foulés du pied ou bafoués par les pays puissants qui les ont érigé et dont-on exige leur respect  aux pays pauvres ou faibles, mais riches en matières premières ? Qui désormais luttera contre le « terrorisme » quand l’Otan  s’en sert ou le suscite à l’ «occasion » pour ses intérêts – dans le cas de la Libye entre autre – ou quand la France le finance en payant des rançons par exemple ? Al Qaïda comme dit un analyste «c’est seulement où et quand ça arrange les États Unis». Qui va désormais faire confiance à ces institutions/organisations internationales dites  des « droits de l’homme », des « libertés », de « justice » et tutti-quanti quand elles sont détournées pour les rendre auxiliaires et faire valoir des lobbyings imposants leur politique, leurs objectifs, leur idéologie par la force souvent,  quand ces ‘instances’ sont devenues des attrape-nigauds pour les pays  africains surtout.

Réitérons ceci : Quand l’agresseur n’a pas de morale ou de règle, il est certain qu’il est moins tenté d’attaquer ou de menacer s’il sent que la victime potentielle peut lui infliger les mêmes dommages en usant des mêmes méthodes avec moins de moyens. L’agresseur s’encourage toujours des règles qu’il n’applique pas dans l’impunité. Mais s’il est certain qu’à chaque action criminelle  la réponse sera du même acabit, le monde serait moins trouble, plus raisonnable. On ne voit  aucune différence entre des États qui tuent des civils  en les bombardant au missile ou font assassiner  des chefs d’ État ou des politiques en usant de gros moyens et des individus ou groupes d’individus qui déposent des bombes dans des endroits public  ou assassinent des personnalités politiques en usant de peu de moyens. La nuance est que les 1er bafouent les règles qu’eux-mêmes ont instauré, destinées en fait à les protéger, alors que les seconds ne font que riposter à une injustice, à un outrage en violant, comme eux,  les mêmes règles afin de leur infliger, par revanche, les mêmes préjudices.

Il est logique qu’avec ce qui se déploie en Libye et les tueries programmées de l’Otan qui s’y déroulent que des dizaines de groupes de jeunes des villes et des tribus annoncent leur engagement aux combats ou  jurent leur vengeance sur les responsables (et leur famille) de la tragédie libyenne. Quand on connait la mentalité bédouine en particulier, l’affront ne s’éteindra jamais s’il n’est pas réparé de façon légale et juste. Les familles touchées dans leur chair riposteront tôt ou tard, sans aucun doute. Même Kadhafi, pour le cas de la Libye, n’y pourra rien faire. Cette pratique n’est pas plus sordide que ne l’est  le comportement moyenâgeux et sauvage de ceux qui se prétendent civilisés.  Quand la loi de la force se substitue à la force de la loi, quels moyens légaux laisse-t-on pour se protéger, quand les lois et règles internationales sont bafouées, quand les instances internationales, y compris l’ONU, sont détournées pour servir les pays puissants.

Cette aventure en Libye a mis à l’épreuve les règles internationales de l’ONU qui s’avèrent n’être érigées que pour mettre au pas, par la menace ou la force  les pays qui n’entrent pas dans le giron occidental – c’est-à-dire dans les fondements euro-atlantistes et mondialistes en les obligeant à adopter leurs principes politico-philosophiques – et non pour plus de justice dans le monde après l’effroi de la 2ème guerre mondiale. La SDN qu’Hitler a piétinée a été remplacée par l’ONU. Voilà que la même attitude se renouvelle avec l’Otan. Mais pour quelle autres organisations et regroupements cette fois ? L’avenir  proche nous le dira. Ce qui est sûr c’est que l’ONU, ses instances et ses organisations actuelles répondent plus aux intérêts des États puissants et oligarchies financières en légitimant les agressions, les invasions  pour accaparer les richesses des pays faibles en empêchant leur progrès et leur indépendance économique et sociale qu’à un souci d’équité ou de prévention des conflits pour l’équilibre mondial.

Si la raison humaine arrive au point où elle exige à la victime de financer ou de lui rembourser les dépenses de l’agression c’est qu’il y a matière à se poser des questions graves sur le niveau de déchéance des esprits de ceux qui mènent le monde.

Par DJERRAD Amar

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