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Archives de Tag: Dominique Strauss-Kahn

France : Confrontation entre Strauss-Kahn et Banon le jeudi

La confrontation décidée la semaine dernière par le parquet de Paris entre Dominique Strauss-Kahn et Tristane Banon aura lieu jeudi. Elle se déroulera au siège de la brigade financière ou dans les locaux de la brigade de répression de la délinquance à la personne, selon les sources.

La journaliste et écrivain Tristane Banon accuse DSK de tentative de viol lors d’un entretien en 2003, accusations que l’ex-patron du FMI récuse, qualifiant son récit d' »imaginaire » et de « calomnieux ». Il a déclaré aux policiers avoir essayé d’embrasser la jeune femme mais dément toute agression sexuelle.

Actuellement au Maroc, Dominique Strauss-Kahn devrait rentrer mercredi pour le face-à-face annoncé.

Une enquête préliminaire est en cours depuis juillet. Les deux protagonistes ont déjà été entendus séparément dans cette affaire. (7sur7)

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Dsk chez Chazal – une interview surréaliste

On attendait des excuses, on a eu droit à des leçons.

Dsk ne s’est pas excusé. Il a reconnu une faute morale et affirmé que c’en était fini avec  ses « légèretés ». Un terme soigneusement choisi mais qui montre bien le décalage entre l’analyse de son comportement et le sentiment de la majorité de l’opinion publique.

Les femmes seront déçues, comme les 53 % des français qui auraient voulu le voir dès  ce dimanche soir, renoncer à toute carrière publique.

Il considère  avoir bénéficié d’un non lieu. Il se dit innocenté par l’abandon des poursuites pénales  et s’insurge contre le procès au civil. Il  a laissé entendre qu’il allait enquêter sur le piège ou le complot dans lequel il soupçonne être tombé. On sent bien qu’il a une idée derrière la tête. Il dénonce l’attitude des responsables  de l’hôtel comme  certains de ses partisans qui avaient mis en cause la proximité des dirigeants du  groupe Sofitel avec l’Elysée.

Ce qui est  surprenant, c’est la longueur de l’entretien consacré  à l’ analyse économique de l’ancien président du Fmi. Ce n’était peut être pas le soir, c’était en tout cas trop tôt. Dsk n’est pas en mesure de donner des leçons seraient-elles économiques.

Ce comportement  démontre que l’homme a confiance en lui et même en un avenir politique d’analyste économique. On lui a d’ailleurs  largement tendu la perche.

Pour un retour : le choix singulier d’une chaîne privée

On peut s’étonner de cette tribune dans le JT le plus regardé de France et dont  les patrons de chaine  sont proches du président Sarkozy.  Claire Chazal a été habilement objective et a posé les bonnes questions sauf sur la partie économique faite pour valoriser l’homme et même le relancer. Et cela peut paraitre complètement téléphoné,

On peut aussi s’interroger sur le choix de Claire Chazal, ancienne collègue de travail d’Anne Sinclair et même plus, une amie. Elle lui a manifesté durant cette dernière période une compassion prononcée. Dans quel autre pays démocratique cela serait-il possible ? Poser la question c’est y répondre.

Claire Chazal, l’amie compatissante 

Par cette relation Chazal/Sinclair, Dsk connaissait-il  les questions et le scénario, comme on pourrait s’en douter ? Il aurait dû être interrogé par plusieurs journalistes et sur des questions uniquement relatives à l’affaire.

L’homme est  talentueux. S’il reconnait une faute « morale » , principalement vis-à-vis de son épouse, il n’avoue aucune « addiction » sexuelle. Bien plus, il ne dit rien de ce qui s’est passé dans la suite 2806. Or il s’est bien passé quelque chose. Il aurait dû donner sa version au lieu de démolir les versions de son accusatrice et de s’abriter derrière le rapport du procureur Cyrus Vance.

En somme, il n’en dit pas assez sur « l’affaire » et trop sur sa vision de la situation économique du monde.

Dsk n’a pas compris que les français  souhaitaient, contrairement aux journalistes, que l’on tourne la page et qu’il disparaisse dans son riad de Marrakech. Il pourra toujours y inviter Jack Lang, toujours le premier à s’exprimer et à le soutenir.

Raoul Fougax

Affaire DSK : La justice américaine débande

Non, le miracle n’aura pas lieu pour Nafissatou Diallo : la troisième comparution de DSK aura été celle de la bonne fortune. Il la subodorait déjà, puisque mardi 22 août 2011, les assistantes de Cyrus Vance Jr notifiaient à la plaignante, Nafissatou Diallo, la décision du procureur d’abandonner les poursuites contre DSK. La séance du 23 août n’avait pour objectif que l’entérinement de ladite mesure par le juge ; ce qui fut fait séance tenante, puisque Michael Obus déclara classée l’affaire DSK, mettant fin à une affaire juridique des plus rocambolesques qui dura trois longs mois et demi.

Et du coup, voilà l’ancien grand boss du FMI de nouveau libre comme le vent ; il peut reprendre son passeport et s’en aller où bon lui semble. A présent il a bien le droit de jubiler tandis que son adversaire pleure à fendre l’âme.

Et pourtant, cette relation sexuelle a eu lieu, puisque même le procureur le reconnaît ; quant à savoir si elle a été consentie ou non, « that is the question » ; c’est bien là que même la justice américaine achoppe ; et dans ce duel qui opposait la parole de DSK à celle de Nafissatou, la femme de chambre était vouée à perdre la face ; la raison en est simple : elle s’était permis certains petits arrangements avec la vérité, et sur sa vie passée et sur les évènements de la chambre 2806 de l’hôtel Sofitel ; des arrangements jugés coupables au point de la rendre elle-même peu crédible.

Il n’y aura pas de procès au pénal de l’affaire, et Nafissatou peut rengainer son souhait de voir DSK croupir dans quelque cellule secrète d’un pénitencier américain. Cette procédure pénale, la femme de chambre l’aura perdue sur toute la ligne et grâce à ses propres soins. Aura-t-elle plus de chance de remporter celle civile, puisqu’une plainte a été déposée à cet effet ?

On devra attendre pour le savoir. Mais à supposer qu’elle y obtienne gain de cause, on doute que les dommages et intérêts qu’on pourrait lui verser puissent lui faire oublier ce qui aura assurément constitué le pire de ses cauchemars au pays de l’Oncle Sam, où elle avait eu la malencontreuse idée de croire qu’elle pourrait faire fortune.

DSK n’en a cure, à présent, que Nafissatou Diallo pleure comme une Madeleine ; elle est bien celle par qui le ciel américain lui est tombé sur la tête ; elle est encore celle à cause de qui il a goûté aux rigueurs du pénitencier de Rikers Island. Lui, à présent, est libre ; et son souci premier, on l’imagine, sera de faire ses cliques et ses claques, de faire un crochet au FMI, histoire d’aller faire des adieux émouvants à des amis qui se seront lamentés trop longtemps sur son infortune, avant de sauter dans un avion, en compagnie de sa très fidèle compagne, Anne Sinclair, pour retrouver, à Paris, amis, parents et fidèles qui les attendent pour sauter le champagne.

Mais ce champagne-là a de fortes chances de présenter quelque part quelque goût amer ; car, même libre de toutes les charges qui pesaient sur lui, DSK ne sera jamais blanchi ; cette affaire ne lui vaudra pas une sévère réclusion dans quelque pénitencier mal famé du Bronx ou de Brooklyn, mais l’ancien grand patron du FMI ne bénéficiera pas non plus de la pureté d’un sou neuf. La liberté est acquise, certes, mais l’honneur est loin d’être sauf ; pis est, l’opprobre est là, qui risque de ternir un peu plus et à tout jamais la réputation, déjà fort sulfureuse, d’un homme qui a tellement accumulé les affaires de mœurs qu’il finit par faire croire qu’il a décidé de faire du soin de sa vie privée le cadet de ses soucis. Même libre comme le vent, DSK serait bien inspiré de garder un profil bas en évitant la parade facile, car, pour le dire tout net, cette affaire dont il réchappe, à vrai dire, ne l’honore absolument pas.

La procédure alambiquée du système judiciaire américain aura tourné en sa faveur ; cela ne signifie absolument pas que sa relaxe est synonyme de virginité morale et qu’il est indemne de tout égarement dans ce mystère qui se sera passé dans le secret de la chambre d’hôtel. Et peut-être même qu’au fond de lui-même, l’homme se dit bien qu’il est coupable de quelque chose, que les avocats de Nafissatou Diallo se seront révélés incapables de prouver, ladite chose se trouvant dans le for intérieur de celui qui l’a commise. Mais enfin… l’homme est libre ; espérons seulement que pour lui ce ne soit pas la seule chose qui compte.

DSK n’est pas au bout de ses peines cependant ; mais les plaintes qui l’attendent, qu’elles proviennent de Nafissatou Diallo ou de Tristane Banon, qu’elles soient déposées en France ou aux Etats-Unis, on peut les cumuler, elles paraissent de simples broutilles si on les compare au verdict qui aurait attendu DSK si toutefois le procès avait eu lieu.

Dans le pire des cas, l’ancien patron du FMI devra se délester de quelques liasses de billets de banque qui dédommagent les plaignantes, et sa vie nouvelle poursuivra son cours. Pour faire court, on dira que dans juste quelques jours, peut-être, DSK ne sera plus à la une de l’actualité ; tout comme il est fort probable qu’il ait perdu, peut-être à tout jamais, l’opportunité d’être le numéro 1 des Français à l’issue de la présidentielle de 2012 ; cette sombre affaire aurait alors compromis pour toujours le destin politique qu’il avait à portée de main ; on ne le plaindra pas outre mesure : même ayant perdu la direction du FMI, DSK ne mourra pas de faim. Il n’est pas sûr, par contre, que l’on puisse dire pareille chose de Nafissatou Diallo : il se pourrait que la femme de chambre, dans son humiliation, agonise et voie désormais sa vie pourrir et devenir un enfer vécu au quotidien. Elle, à présent, sait que cette affaire désormais classée, commence pour elle le pire des cauchemars. Et la question se pose de savoir comment et combien de temps elle l’endurera.

Jean Claude Kongo

L’Observateur Paalga

Plainte au civil de Nafissatou Diallo contre DSK : Le document déposé par ses avocats

Les avocats de Nafissatou Diallo, Kenneth Thompson et Douglas Wigdor ont déposé dans le Bronx, le quartier noir et latino de New York par ailleurs, lieu de résidence de Nafissatou Diallo une plainte au civil contre DSK accusé entre autre de viol et d’agression sexuelle.

Ils apportent comme preuve dans leur argumentaire les conclusions des médecins qui ont examiné la victime et ont noté des «rougeurs» inhabituelles dans ses parties intimes, dont «des photos ont été prises». Les médecins notent aussi qu’elle est secouée par les sanglots lorsqu’elle raconte aux soignants son agression. Les deux avocats font remarquer dans leur document que Nafissatou Diallo ne connaissait pas DSK ni qu’il «était le directeur du fonds monétaire international et candidat à la présidence française».

Dans un communiqué, les avocats de DSK, William Taylor et Benjamin Brafman ont rétorqué que «depuis le début que les motivations de M. Thompson et de sa cliente ne sont autres que de se faire de l’argent. Le dépôt de cette plainte fait tomber tous les doutes sur cette question. La plainte au civil n’a aucune valeur et M. Strauss-Kahn va la combattre vigoureusement».

Lire l’intégralité du document

« La France doit retirer ses troupes de Côte d’Ivoire. Sa présence n’y est plus nécessaire » dixit François Hollande

François Hollande

François Hollande, candidat aux primaires socialistes, considère que le quinquennat de Nicolas Sarkozy n’a pas mis fin aux pratiques de la Françafrique.

« La volonté du président de gérer lui-même la relation avec l’Afrique et la persistance d’un certain nombre d’intermédiaires me confirment que les réseaux demeurent », déplore-t-il dans un entretien à l’hebdomadaire « Jeune Afrique ».

Quant aux propos du Premier ministre François Fillon, selon qui la Françafrique n’a « plus aucune réalité », M. Hollande y voit « une volonté d’en terminer avec ce qu’a fait le président depuis bientôt cinq ans ». Et d’ajouter: « Nous verrons bien si les réseaux et les connivences sont abolis ».

Stephane Mahe / Reuters

S’il est élu à l’Elysée, le député de Corrèze promet d’en finir « avec ces rapports de domination, d’influence et d’affairisme pour les amis du pouvoir ». Il s’engage à ne pas tenir « de discours comme ceux, profondément blessants, sur l’Homme africain de Nicolas Sarkozy ».

Par ailleurs, François Hollande considère que « la France doit retirer ses troupes de Côte d’Ivoire. Sa présence n’y est plus nécessaire ».

Quant à l’intervention en Libye, « c’est la politique du rattrapage », accuse-t-il. Selon lui, « l’empressement » de Nicolas Sarkozy visait à « occulter deux fautes qu’il avait commises: la visite grotesque du colonel (Moammar Kadhafi) à Paris (en 2007) et le silence des autorités françaises à l’égard de la Tunisie quand s’est déclenché le printemps arabe » en décembre 2010.

François Hollande prône une accélération de l’aide à la Tunisie post-Ben Ali. « Le G-8 a été trop frileux », estime-t-il. L’aide internationale de 40 milliards d’euros promise à l’Egypte et à la Tunisie « ne doit pas s’étaler sur cinq ans mais être immédiate ».

Tandis que le régime de Bachar el-Assad continue d’écraser les manifestations populaires en Syrie, François Hollande considère que les sanctions contre Damas « n’ont pas été prises comme elles auraient dû l’être ». « Je n’oublie pas les ambiguïtés et les connivences longtemps du parti de Nicolas Sarkozy à l’égard d’Assad père et fils », tance-t-il. « Je n’oublie pas davantage le fait que le seul pays représenté à haut niveau pour l’investiture de Bachar el-Assad fut la France ».

Associated Press (AP)

La Baule + publie un scoop: Et si DSK était victime d’un complot ?

Et si Dominique Strauss-Kahn était finalement victime d’un complot ? Le témoignage exclusif de la femme d’affaires la plus influente d’Afrique.

Pourquoi un entretien avec Chantal Colle dans La Baule+ ?

C’est seulement quelques heures avant de lancer l’impression de ce numéro d’août que nous avons décidé de bouleverser sa mise en page pour publier cet entretien. Je connais Chantal Colle depuis plus de 25 ans. Son parcours l’amène à partager sa vie entre les grandes capitales africaines, les Etats-Unis et Paris. Elle est notamment PDG d’ALO Guinée, elle a créé la Fondation Chantal Colle et elle est la première opératrice de téléphonie mobile en Afrique. Elle est en contact permanent avec la communauté peule américaine. Lors d’un déjeuner à La Baule le 30 juillet, la veille de la mise sous presse de La Baule+, j’apprends qu’elle revient de New-York et qu’elle dispose d’éléments sérieux qui l’interpellent au point de lui donner à penser que Dominique Strauss-Kahn pourrait être finalement innocent. Chantal Colle est une femme connue et respectée, elle est invitée par Nelson Mandela et de nombreux chefs d’Etat. Au cours de cet entretien, nous sommes d’accord sur le fait que si DSK est coupable, il doit être puni. Mais s’il s’agit d’une manipulation, il est ignoble et scandaleux d’infliger cela à un homme pour des raisons politiques. Une manipulation ? Mais émanant de qui ? Dominique Strauss-Kahn, m’explique-t-on de source bien informée, aurait travaillé à la mise en place d’une sorte de monnaie commune avec la Chine, l’Inde, le Brésil et la Russie, ce qui ne faisait évidemment pas plaisir aux Américains… A ce jour, nous n’avons aucun élément de plus et nous savons que de nombreux rebondissements peuvent intervenir. Si ce témoignage peut contribuer à faire avancer la réflexion, nous nous devons de le publier en l’état. Nous n’avons pas eu le temps de réaliser un entretien sonore pour la radio Kernews. Devant reprendre un avion, Chantal est repartie avec mes questions en me promettant de travailler dessus pendant le vol. Nous avons reçu son courriel et nous le publions dans son intégralité, avec quelques retouches de ponctuation destinées à en faciliter la lecture. Il s’agit d’une exclusivité pour La Baule+ car Chantal Colle avait refusé, jusqu’à présent, de  s’exprimer sur ce sujet sensible.

Yannick Urrien.

Chantal Colle

Chantal Colle en bref…

Chantal Colle est souvent présentée comme la femme d’affaires la plus influente d’Afrique : elle a une société de télécommunications, des médias, une école de communication et elle dirige même un club de football ! Elle commence sa carrière comme conseillère en communication pour l’ancien président du Sénégal Adbou Diouf. Forte de cette expérience et repérée par la classe politique guinéenne de l’époque, elle est invitée à travailler pour le président de la République de Guinée, Lansana Conté, ce qui lui donne ainsi l’occasion de rejoindre son pays. Née à Fria d’une mère guinéenne et d’un père français, Chantal Colle a en effet toujours voulu affirmer son identité guinéenne et les richesses que son métissage lui a apportées. Cette collaboration avec feu le président Lansana Conté, qui a duré plus de dix ans, a fait d’elle une experte en communication politique. Parallèlement à cela, Chantal Colle crée son agence de communication et édite de nombreux ouvrages de promotion et de communication sur la Guinée, destinés tous particulièrement aux investisseurs étrangers. En 2006, elle fait venir le premier opérateur privé de téléphonie mobile, Areeba, (appartenant aujourd’hui à la multinationale cotée en bourse MTN), et démocratise ainsi, en un temps record, l’accès des Guinéens au téléphone portable. Créée parallèlement à la venue de l’opérateur privé Areeba, sa propre société, Alo-Guinée, distributeur d’Areeba, est aujourd’hui un exemple de réussite en Guinée. Elle est également vice-présidente du Club guinéen de football de l’AS Kaloum au côté du sportif internationalement connu, Titi Camara.

La Baule+ : Vous êtes une femme, vous êtes métisse guinéenne, vous êtes connue et respectée comme chef d’entreprise, vous êtes une personnalité publique influente en Guinée… Vous suivez comme nous tous l’affaire DSK : pouvez vous nous livrer vos sentiments ?

Chantal Colle : En effet, comme chacun, j’ai suivi la fameuse affaire de l’été ou affaire DSK. Métisse guinéo-française, je me sens donc concernée à plusieurs titres comme vous pouvez l’imaginer. Dominique Strauss-Kahn est un politique français, Nafissatou Diallo est une femme guinéenne. Mais j’avoue que plus le temps passe dans cette affaire, plus je me conforte dans ma position initiale du premier jour, à savoir la manipulation face à un homme influent et dérangeant pour beaucoup. Comme je l’ai indiqué à différents médias africains dans les 48 heures, puis français, beaucoup de points me semblent peu crédibles venant de l’accusation. Bien que je sois une femme, je veux garder une totale objectivité sur l’analyse de l’accusation. Je refuse de me cantonner dans le raccourci de «l’homme fort avec tous les pouvoirs et la pauvre femme victime». Je souhaite par la grâce de Dieu pouvoir rester objective au risque de me tromper ou de choquer. Ainsi, expliquez-moi, comment une femme de chambre peut rentrer dans une suite d’hôtel de ce standing, sans un minimum de respect des règles de la profession, chambre laissée ouverte par une porte bloquée (par conséquent difficilement «refermable avec une seule main», puisque l’autre main, selon Nafissatou Diallo, aurait permis à DSK de la tenir), vérification du départ du client VIP avant d’entrer… Cela a été, comme pour BHL, ma première réaction, mais je vous rassure, les femmes de chambre guinéennes du Novotel à Conakry ont eu la même réaction que moi ou BHL et ont livré spontanément leurs remarques à votre collègue du Monde, venu en Guinée, qui n’a pas manqué de l’écrire dans ses lignes… Et elles sont femmes aussi avec l’expertise de leur profession ! En tant que femme, si je me retrouve face à un homme nu, accidentellement, je me tourne immédiatement et présente mes excuses tout en me retirant très vite. Au lieu de cela, Nafissatou Dialo reste devant en s’excusant, laissant le temps à l’accusé de lui dire qu’elle est belle, de s’approcher, de l’attraper… selon elle, car nous n’avons jamais eu la version de DSK ! Puis, au fil des informations données par les médias américains, je me suis prêtée à l’analyse du profil de la plaignante. Nafissatou Diallo a obtenu ses papiers aux États-Unis en ayant aussi prétendu avoir été violée par deux militaires guinéens sous le régime de Lansana Conté…  Puis elle reconnaît aujourd’hui que c’était faux, mais comme défense pour cette dame, «tout le monde mentirait pour obtenir le sésame du droit d’asile»? Va-t-on la croire et décider de refuser tous les dossiers de demandes de réfugiés dans les pays du G7, parce que Nafissatou Diallo a dit que tout le monde ment ? Mais, avec cette fausse accusation, elle a eu ses papiers pour le paradis de l’oncle Sam. En suivant la presse américaine, encore, je découvre qu’elle a fait d’autres fausses déclarations enregistrées légalement. Un exemple, elle a prétendu avoir trois enfants et non un, pourquoi ? Nafissatou Diallo a vu sur son compte être versée la somme de 100 000 dollars, selon elle sans savoir pourquoi vraiment, car elle aurait donné son numéro de compte sans qu’on lui explique pourquoi ! Puis, dans son carnet d’adresses intimes ou très personnelles, un homme enfermé pour trafic de drogue (plusieurs dizaines de kilos trouvés à son domicile), mais là encore elle ne savait pas : pour elle, c’est son gentil fiancé… Elle serait donc l’éternelle gentille fille, permanente victime de toute sa vie… Pardonnez-moi, mais j’avoue, en tant que femme et croyante, que chacune de nous est responsable de ses choix et de ses actes… Elle aurait pu ne jamais avoir un dollar illégal qui transite sur son compte, comme des milliards de femmes que nous sommes, ne jamais avoir un «fiancé» drug dealer, comme la majorité des femmes normales du monde, si elle avait choisi d’évoluer dans un monde normal et propre ! Dans l’affaire DSK, nous passons du viol à la tentative de viol, puis au fil des heures, pardonnez-moi, ne me trouvez pas triviale je vous prie, c’est une fellation «obligée». Ne soyez pas choqué par mes propos, mais là, si une femme ne veut pas, elle mord, enfin je crois, en tout cas c’est ce que j’aurais fait, DSK ou non ! Et l’homme qui se retrouve dans une telle situation, mordu par une femme qui a refusé, cela lui passera l’envie de recommencer… et il n’en sera pas fier je crois ! Quant à Nafissatou, elle aurait là déposé plainte avec une preuve irréfutable… la morsure. Son plaidoyer du «Je ne voulais pas perdre mon travail» me semble là encore difficilement recevable. En quelques minutes, celle qui donne son numéro de compte sans savoir pourquoi et perçoit 100 000 dollars, qui a son fiancé aux arrêts pour trafic de drogue mais qui n’est pas prête à perdre son travail, alors fait une fellation de force, décide quelques minutes après de le dénoncer après qu’il a quitté l’hôtel, tout cela semble être une jolie machination. Que DSK soit un homme à femmes est un euphémisme ou une «lapalissade» car tout le monde le sait, comme beaucoup de politiques ou hommes de pouvoir dans le monde, et nous en connaissons tous une liste… Mais je crois là encore à l’adage «l’homme propose, la femme dispose». Dans tous les milieux, les femmes sont abordées et décident. Il arrive malheureusement qu’il y ait des viols ou des tentatives d’abus sexuels. Mais dans ce cas précis, je me crois dans un film de série B. DSK n’a jamais nié la relation avec la femme de chambre et, quand vous voyez le temps entre l’entrée de Nafissatou dans la suite, et l’appel de DSK à sa fille, soit après avoir «conclu»… 9 minutes, cela semble surréaliste pour une relation non consentie mais consommée… Mais tout ceci n’est que l’analyse personnelle que je fais du dossier et qui n’engage que la citoyenne que je suis. Toutefois, j’étais à New York quand Nafissatou a fait sa première apparition télévisée. Conscient de cela aujourd’hui, une autre orchestration s’est mise en place par la défense, accuser la presse et plus particulièrement deux grands journaux de la place, mais également l’accusation de racisme ou de sexisme. Le procureur de Manatthan en charge du dossier, qui au fil des éléments fait son travail, devient de plus en plus précis, ce qui dérange apparemment la présumée innocente et son avocat. Ils demandent donc, par la voix des associations noires américaines, que le procureur soit dessaisi du dossier. Mais j’ai confiance dans le rôle des médias et des journalistes, surtout aux États-Unis, ils sauront mener l’enquête et éclairer en toute objectivité l’opinion publique sur l’affaire DSK… Même si le procureur devait être démis ! Les médias américains en toute objectivité, conscients de leur rôle depuis plus d’un siècle, savent qu’ils doivent éclairer le monde sur cette affaire, comme ils n’ont pas manqué de le faire dans des dossiers beaucoup plus lourds en perte de vies humaines par exemple.

Selon vous, d’où viendrait la manipulation ?

Plusieurs possibilités, y compris celle de Nafissatou Diallo, qui sait que la thèse du viol au Etats-Unis peut rapporter beaucoup… Je vous rappelle qu’elle a obtenu ses papiers légaux, alors qu’elle a de nombreuses soeurs africaines, toujours dans l’illégalité, parce qu’elles n’ont pas choisi cette thématique «de viol» devant les fonctionnaires américains, très sensibles au sujet… ce qui est humain ! J’ai moi-même, lors des viols perpétrés dans le stade du 28 Septembre à Conakry, sous la junte, été la première femme à accuser publiquement les militaires au pouvoir. Je me suis engagée dans une lutte contre eux dès le premier jour, avec la presse guinéenne à mes côtés, pour dénoncer. Ils m’ont menacée, mais je n’ai pas choisi le silence, j’ai continué. Ces hommes devront être traduits un jour au tribunal de La Haye. Ils avaient tous les pouvoirs alors et j’ai lutté comme d’autres, au risque peut-être de ma vie. Croyante, j’ai choisi la vérité… Mais dans l’affaire Nafissatou, je suis une femme, je ne suis pas de gauche en France et pourtant les éléments de preuve me font douter chaque jour davantage de la sincérité de cette accusation… DSK, lorsque j’écoute certains accusateurs, en plus d’être puissamment influent, est riche et sa femme aussi, un autre délit semblerait-il ! Le procureur de Manhattan maintenant est aussi mis au banc des accusés parce qu’il ne suit plus «comme un mouton» les accusateurs et semble choisir d’exercer sa profession en toute objectivité et en toute liberté. Les questions et les analyses semblent devenir un crime et pour réussir cette nouvelle manipulation, la défense implique les associations noires américaines. Lors d’une conférence de presse organisée par Nafissatou, nous avons pu voir réellement physiquement Nafissatou et découvrir qu’elle est plus grande et plus carrée que son avocat, qui lui-même est bien plus grand que DSK ! Pour ma part, jusqu’à l’apparition de Nafissatou, je pensais qu’elle était comme la majorité des femmes peules, mince et de taille moyenne… Là, c’est une femme plus grande que son agresseur que je découvre, mais qui aurait réussi à la maintenir d’une main, pendant que l’autre fermait la porte ! Je vous laisse analyser cela aussi.

Quel est le point de vue de la communauté peule de New-York sur cette affaire ?

Permettez-moi de vous donner les réactions de la communauté guinéenne de New-York de façon générale dans un premier temps. Pour eux, un constat, cette femme n’a jamais fréquenté la communauté guinéenne. En effet, il semblerait que depuis son arrivée aux Etats-Unis, elle fréquente le milieu sénégalais et gambien de New-York. Je vous rappelle pour confirmer cela, que le premier appel qu’elle passe à son fiancé devenu frère au fil du temps, le restaurateur de Harlem «Dialo» comme elle, est un Sénégalais, puis son fiancé enfermé pour trafic de drogue est quant à lui Zambien… Je vous rappelle que l’imam de New-York guinéen dira à la presse américaine ne pas la connaître, alors que l’on sait combien en Afrique la foi a une véritable place pour les gens «normaux» même lorsqu’ils sont hors de leurs pays d’origine. Chaque communauté a ses lieux de prières dans les différents quartiers de New-York, les Guinéens aussi et les Peuls plus particulièrement, car la foi est essentielle pour eux. Lors du 28 septembre 2009, la communauté guinéenne de New-York a été la plus active du monde pour dénoncer les viols et crimes perpétrés dans leurs pays, ils se sont rendus jusqu’à la Maison Blanche et ils ont donné le ton à la diaspora guinéenne. Cette même communauté est aujourd’hui divisée au fil des semaines, car au départ les Peuls comme les autres Guinéens ne s’étaient pas impliqués comme nous avons pu le constater. Ils ont été contactés par la défense pour rejoindre les associations noires américaines dans le soutien à Nafissatou et le font, pour certaines organisations, pour des raisons purement ethniques, mais malgré cela, même ces organisations ethniques (peules) demandent «que justice soit rendue, sans dicter la voie à suivre», car ils croient en la justice américaine, ce qui pour moi reste un appel au bon sens, ils soutiennent «leur sœur» pour le principe, mais croient en la valeur de la justice et veulent lui laisser l’ensemble de ses prérogatives. C’est ce qui m’a été dit lors de mon dernier entretien avec des membres peuls d’associations à New-York, le 27 juillet dernier.

En conclusion?

Je suis persuadée que nous connaîtrons la vérité dans ce dossier. Et si la présumée victime devenait la victime de DSK, je lui présenterais mes excuses en tant femme et en tant que Guinéenne pour avoir réellement douté. Pour le moment, je pense qu’il devrait, particulièrement pour cette affaire, y avoir aussi des comités de soutien à DSK, car il reste par les règles du droit un présumé coupable et non un coupable. Ne faisons pas de cette affaire une autre affaire Dreyfus ! Je suis persuadée que je vais choquer par ces propos, mais je voudrais l’équité et l’objectivité dans ce dossier pour un jugement objectif des hommes, tout en sachant que l’homme, DSK, a le vice des femmes… Cela ne fait pas de lui un criminel, dans la mesure où ce sont des adultes consentants.

Propos recueillis par Yannick Urrien.

Etats-Unis : Les discussions sur la dette américaine se poursuivent

Aux Etats-Unis, les discussions sur la dette américaine se poursuivent. Barack Obama a donné dix jours aux élus pour trouver un accord pour relever le plafond de la dette actuellement à 14 300 milliards de dollars.

L’Etat américain a atteint le seuil maximum légal de ce qu’il peut emprunter – ce que l’on appelle également le « plafond de la dette ».

Pour l’heure, il est fixé à 14 300 milliards de dollars [10 120 milliards d’euros].

L’argent obtenu grâce à ces emprunts, le gouvernement s’en sert pour tout payer, des restitutions de l’impôt aux guerres en passant par les pensions des anciens combattants.

Sans oublier les remboursements des créanciers – dont la Chine, le Japon, le Royaume-Uni, les Etats et les municipalités américaines, les fonds de pension, des investisseurs en Amérique et dans le monde entier.

Le principe du plafond de la dette existe depuis 1917.

Auparavant, le Congrès devait donner son approbation à chaque fois que le département du Trésor souhaitait vendre la dette américaine pour récupérer des fonds. En instaurant une limite à l’emprunt, on donnait davantage de flexibilité au gouvernement fédéral, dès lors capable de remplir ses coffres sans passer systématiquement par le Congrès.

Les législateurs ont bien souvent relevé le plafond de la dette (dont huit fois au cours des dix dernières années), et le secrétaire au Trésor Tim Geithner a prévenu que si, cette fois, on ne le faisait pas, les Etats-Unis se déclareraient en cessation de paiement.

Le président se dit prêt à discuter sans relâche. Les républicains exigent une réduction des dépenses publique et l’abandon de programmes sociaux tandis que les démocrates préconisent des hausses d’impôts.

Les discussions sur la dette se poursuivent donc depuis hier lundi 11 juillet, mais sans être plus fructueuses que celles de dimanche.

Même si Barack Obama souhaite toujours une réduction du déficit de 4000 milliards de dollars, les discussions d’hier auraient surtout porté sur un projet moins ambitieux de 2,4 milliards qui avait déjà fait l’objet de négociations présidées par le vice-président Joe Biden, mais sans aboutir non plus.

DSK ou l’impossible retour…

“C’est encore du parole contre parole et cette fois sans même les constatations médico-légales… », commente-t-on dans les milieux proches du Palais de justice de Paris. La plainte pour tentative de viol contre DSK déposée dans la capitale française par Tristane Banon, huit ans après les faits allégués, est-elle plus crédible que les accusations portées à New York par Nafissatou Diallo ? Rien n’est moins sûr alors que beaucoup s’interrogent sur la personnalité pour le moins « fragile » de cette jeune journaliste et écrivaine qui, après avoir colporté son histoire dans le tout-Paris mondain et jusque sur un plateau de télévision, a tergiversé pendant près d’une décennie avant de saisir la justice. Un rebondissement plus médiatique que judiciaire qui tombe à pic. Il a surtout de forts relents de règlement de compte politique si l’on en juge par les déclarations de la mère de la plaignante, Anne Mansouret, vice-présidente socialiste du Conseil général de l’Eure (un moment candidate à la primaire), mettant en cause François Hollande qui aurait été au courant de faits. La réplique du député de la Corrèze qui dénonce un climat « détestable » a donc été cinglante : « Lorsqu’il se passe un événement, c’est à la victime supposée de porter plainte et le plus tôt est le mieux ! » Or Anne Mansouret avait justement reconnu avoir dissuadé sa fille de porter plainte mais c’était, il est vrai, à une époque où elle nourrissait de grandes ambitions politiques…

Primaire polluée

Une chose est certaine, l’affaire DSK n’en finit plus de polluer la primaire socialiste. Les revers subis par le procureur de New York et l’éventuel abandon des charges contre l’accusé, loin de détendre l’atmosphère au PS, ont relancé les spéculations les plus hasardeuses sur son retour possible dans la course à l’Élysée. Les militants qui croyaient avoir terminé leur deuil se retrouvent avec un fantôme qu’ils ne savent trop comment accueillir. Du coup, la campagne de la primaire qui venait de prendre péniblement son envol s’est mise à tanguer dangereusement. Tous les candidats ont donc dû se positionner par rapport à cette hypothèse d’un retour, même si, comme le dit Benoit Hamon, « c’est la plus faible des probabilités ». C’est, à n’en pas douter, ce qu’espère le porte- parole du PS et il n’est pas le seul même si d’autres préfèrent donner le change. L’agenda politique du PS ne correspond toujours pas avec celui du tribunal de New York dont la prochaine audience (décisive ?) est prévue le 18 juillet, mais la date limite de clôture des candidatures est fixée au 13 juillet. Dilemme. « S’il faut la repousser à la fin de l’été pourquoi pas ? » suggère François Hollande, soucieux de donner une image très fair-play et qui a donc été le premier à ouvrir la porte à cette éventualité. Si l’ex-grand favori des sondages peut et veut revenir, « Personne n’osera lui opposer un quelconque calendrier » lâche Martine Aubry. En réalité, la première dirigeante du parti est de loin la plus pénalisée par les rebondissements imprévisibles de cette affaire. DSK et Aubry étaient liés, on le sait, par ce fameux pacte de non concurrence passé à Marrakech. Or, tant que l’ombre du premier continue de peser sur la primaire, c’est la crédibilité de la seconde qui est entachée. Dans le duel qui l’oppose à François Hollande le rapport de force interne devrait être favorable à la maire de Lille. Sa machine est bien huilée, programmée pour monter en puissance, mais pour l’heure « ça rame » avoue l’un des proches d’Aubry. Sa candidature était trop annoncée à l’avance pour faire le buzz et surtout son plan média a été parasité par la désignation de Christine Lagarde au FMI et surtout par le coup de théâtre de New-York.

Complot et officines

Difficile de faire du social et de s’occuper des vrais dossiers qui intéressent les Français, comme dirait Martine Aubry, alors qu’une grande partie de l’appareil reste polarisé sur « l’affaire », à la grande satisfaction de la droite. Ainsi, la théorie du complot a refait surface avec la charge du député PS François Loncle qui évoque des « connexions entre le groupe Accor et certaines officines françaises » ainsi que des liens troubles avec l’Élysée. La chaîne hôtelière française propriétaire du SOFITEL de Manhattan s’insurge dans un démenti virulent mais un coup de téléphone qui a suivi l’interpellation de DSK fait polémique. Il a été passé par le directeur de la sécurité du groupe Accor René Georges Querry, par ailleurs ex-patron de l’anti-gang et de l’Unité de coordination pour la lutte anti-terroriste, pour annoncer la nouvelle à son ancien collègue Ange Mancini, coordinateur national du renseignement et bras droit de Roger Squarcini, patron de la sécurité intérieure, un proche de Nicolas Sarkozy. Le chef de l’État était aussitôt avisé. A noter que le ministre de l’Intérieur Claude Guéant ne conteste pas le fait, mais n’y voit qu’une procédure normale et il dénonce des « insinuations odieuses ».

Sacrilège ?

A cela s’ajoutent d’autres questions sans réponse sur le statut exact de Nassifatou Diallo dans le grand hôtel new-yorkais dont la direction la présentait comme une « employée modèle » ! On se rappelle aussi que, dans la nuit du 14 mai à 22h59 sur Twitter, un internaute envoie le message suivant : « Un pote aux États-Unis vient de me rapporter que DSK aurait été arrêté par la police dans un hôtel à New York il y a une heure ». Personne, en France, n’est alors au courant de cette affaire. La source est un employé du Sofitel et l’auteur du message un certain Jonathan Pinet… est militant UMP. Seuls les naïfs peuvent se voiler la face, ce mélange des genres un peu douteux qui verrait les coulisses d’un grand hôtel servir de couverture à des activités parallèles ou de renseignement n’existe pas que dans les polars. De là a échafauder la thèse d’une manipulation pire d’un « attentat politique », comme l’assène Michèle Saban élue socialiste et passionaria de la cause strauss-kanhienne, il n’y a qu’un pas vite franchi par les inconditionnels, ce qui n’est pas du goût de tous. « Bien évidemment, si l’on s’en tient à cette lecture des événement, DSK n’est qu’une victime et n’est pour rien dans les frasques qui depuis quelques années ont secoué de façon récurrente sa vie privée et sa carrière politique jusqu’au séisme de Manhattan » s’emporte-t-on dans le sillage d’Arnaud Montebourg, le trublion du parti où l’on n’a pas peur d’être sacrilège.

L’autre péché

A droite aussi on semble un peu dépassé par ce scénario. On répète que le problème est chez les socialistes, mais les avis divergent. Intox ou conviction, dans l’entourage de Nicolas Sarkozy on affirme ne plus avoir peur de DSK. « Ceux qui militent pour son retour politique à la faveur d’un non-lieu font un acte de foi, mais ils font aussi l’impasse sur l’essentiel. Il a été happé par la machine judiciaire et médiatique américaine. Son image a été broyée, puis remodelée. Son profil machiste de dragueur impénitent et lourd et ses appétits sexuels resteront collés à sa peau. « Mais en France, il y a péché plus grave encore que le sexe, c’est l’argent » avance un communicant proche de l’Élysée. Il est vrai que l’ancien patron du FMI n’a pas eu le choix. Il lui a fallu mettre en œuvre (grâce à son épouse Anne Sinclair) des ressources financières colossales, des millions de dollars versés en direct devant les caméras de télévision pour payer sa caution, ses avocats, ses enquêteurs, sa propre surveillance et se loger à prix d’or dans le quartier le plus huppé de Manhattan. Les électeurs de gauche qui s’apprêtaient à le plébisciter ont pu mesurer combien est immense le fossé qui les séparait. Si l’on en croit le site du Monde, en ressortant libre de l’audience du Tribunal de Manhattan, l’ex- favori de la présidentielle aurait appelé Martine Aubry, (ce que dément cette dernière), pour l’informer de son renoncement dans la primaire socialiste. Plus lucide que ses proches, mais ce n’est pas une surprise, aurait-il compris que son retour serait un second cadeau, après celui de son arrestation, fait à Nicolas Sarkozy ? Car sur le terrain des valeurs morales, la partie est désormais équilibrée entre la droite et la gauche. La première traine toujours comme un boulet le bling-bling ravageur du président sortant. La seconde aura bien du mal à faire oublier DSK et les mystères de la suite 2806.

Alex PANZANI, VIA


Affaire DSK : c’est la fin« d’un cauchemar affreux »

Le rebondissement sur les doutes autour de la crédibilité de la plaignante fait le bonheur des proches de l’ex-patron du FMI…

Un mois et demi après le « coup de tonnerre » de l’arrestation de DSK à New York pour des accusations de viol, les proches de DSK respirent mieux ce vendredi matin. Les doutes du bureau du procureur sur la crédibilité de la femme de chambre qui a porté les graves accusations pourraient en effet faire tombe les accusations. « C’est une nouvelle incroyable pour Dominique, pour Anne Sinclair, pour sa famille. Je pense qu’ils ont sans doute l’impression ce matin de se réveiller d’un cauchemar affreux », a expliqué sur France 2 Jean-Marie Le Guen, le député de Paris proche de DSK.

« Nous avons de l’espoir et nous allons suivre maintenant les événements avec beaucoup d’attention et beaucoup d’espoir », a-t-il ajouté. Le député a fait le tour des rédactions puisque sur BFM TV que l’ex-patron du FMI devait être « libéré de toutes ses contraintes et de l’opprobre ». « La justice américaine doit réhabiliter DSK », a-t-il insisté.

« J’espère que DSK sera réhabilité » Et si toutes les accusations tombaient, DSK pourrait-il revenir dans le jeu politique français ? « Ses proches ont beaucoup souffert aussi, il faut donc d’abord réparer cette souffrance puis ensuite faire face aux événements avec clairvoyance », a répondu le socialiste. Mais « dans les mois qui viennent, la parole de DSK sera décisive pour notre pays », a-t-il dit, précisant sur I-télé un peu plus tard que DSK prendrait sûrement sa part dans la campagne socialiste, sans préciser laquelle.

« J’espère que DSK sera réhabilité », a également réclamé sur BFM TV, Michel Sabban, vice-présidente du Conseil régional d’Ile-de-France, a également réclamée

Autre socialiste proche qui soutenait DSK, Claude Bartolone a exprimé son « soulagement » sur BFM TV. Le président du Conseil général de Seine-Saint-Denis a ajouté qu’il espérait que DSK retrouve « le plus vite possible sa liberté et dise sa vérité ». Quand il lui est demandé si DSK redevenait le meilleur candidat socialiste dans l’hypothèse où il était blanchi, Claude Bartolone a temporisé : « impossible de commenter ce genre de chose ». « Pour le moment qu’il s’en sorte personnellement, après on verra », a-t-il dit. Et d’ajouter que « le tapis rouge affectif et amical » lui sera déroulé au PS, se demandant si DSK lui-même aurait envie de replonger. Il devra s’interroger sur « le sens qu’il veut donner à son existence après son passage dans la machine à laver judiciaire ».

Maud Pierron pour 20minutes.fr

FMI : Christine Lagarde remplace DSK

Christine Lagarde, choisie hier mardi pour diriger le FMI, a déclaré que son objectif premier serait que l’institution continue dans la même voie et a appelé à une entente nationale en Grèce.

La ministre française de l’Economie et des Finances entamera son mandat à la tête du Fonds monétaire international le 5 juillet dans un contexte de crise des dettes publiques en Europe et plus particulièrement en Grèce, où les marchés redoutent un défaut de paiement.

Christine Lagarde, première femme à diriger le FMI après dix hommes, a été soutenue par l’Europe, les Etats-Unis et des pays dits émergents comme la Chine, la Russie et le Brésil.

Elle succède à Dominique Strauss-Kahn, qui a démissionné en mai après avoir été inculpé pour tentative de viol à New York et qui clame son innocence.

« L’action du FMI doit être pertinente, proactive, efficace et légitime, pour assurer une croissance plus forte et durable, la stabilité macroéconomique et un avenir meilleur pour tous », a dit Christine Lagarde dans un communiqué.

« Le FMI a été au service de ses 187 pays membres pendant la crise économique et financière mondiale, ce qui l’a amené à évoluer profondément. Mon objectif premier à la tête de notre institution sera de faire en sorte qu’elle continue dans cette voie avec la même détermination et le même engagement », poursuit-elle.

APPEL À L’UNITÉ EN GRÈCE

Sur TF1, la ministre française a appelé l’opposition grecque à une entente nationale avec le parti au pouvoir pour sortir le pays de la crise.

« Si j’ai un message à faire passer ce soir concernant la Grèce, c’est un appel à l’opposition politique grecque pour qu’elle rejoigne dans une entente nationale le parti qui est actuellement au pouvoir. Il y va vraiment du destin d’un pays, de sa sécurité », a dit la ministre.

Interrogée sur une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro, elle a répondu : « C’est le scénario du pire qu’il faut impérativement et par tous les moyens éviter ».

Quant à la situation de l’économie française à l’heure de son départ à Washington, Christine Lagarde a déclaré : « Nous avons tenu le pays face à la crise dans des conditions qui sont probablement les meilleures en Europe actuellement ».

Agustin Carstens, le gouverneur de la banque centrale du Mexique qui était en concurrence avec Christine Lagarde, lui a adressé tous ses voeux de réussite.

« Je salue le choix de Christine Lagarde comme directrice générale du FMI; je lui souhaite le meilleur et elle a tout mon soutien », a-t-il dit dans un communiqué.

La présidence française a salué sa désignation. « C’est une victoire pour la France », souligne l’Elysée dans une déclaration. « La présidence française se réjouit qu’une femme accède à cette importante responsabilité internationale. »