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Le générique de fin a commencé : La France vient de perdre son triple A

La malédiction de Kadhafi et des morts de Duekoué a encore frappé : La France perd son triple A

En Afrique les morts ne sont pas morts. Ils sont là et punissent les méchants. Sarko n’a encore rien vu.

Le générique (musique) de fin a commencé. La France vient de perdre son Triple A. Comme m’écris Claire, une amie de Paris : « Ils n’ont perdu qu’un A et pourtant….Tremblements et relative stupeur: ça pleure de tous les côtés, gémissements et grincements de dents. Se souviennent-ils de ce qu’ils ont imposé à l’Afrique noire en général et au Cameroun en particulier depuis 30 ans? A force de brasser la m…, on finit par tomber dedans ».

Avait-on besoin d’être un magicien pour déclarer comme je l’ai fait dans mon article sur les guerres de l’Occident en Afrique que ce tripatouillage au nom de la guerre humanitaire pour tuer 60.000 personnes en Libye, y compris son Chef d’Etat et Kidappé un autre en Côte d’Ivoire pour être exposé à la Haye, tel un lion en cage au cirque dénomé CPI, ne les aurait pas sauvé de leur apnée financière ? Comme cela semble lointain le jour où M Sarkozy accompagné de M. Cameron est allé fêté sa victoire à Benghazi. Au fond, que fêtaient vraiment ces deux là? Alors qu’au même moment les banques françaises perdaient jusqu’à 65% de leur valeur boursière, les régions sombraient dans l’endettement sans qu’on sache comment elles allaient s’en sortir, le Groupe publique Areva (supposé, fierté du nucléaire français) creusait un trou historique de 3,5 milliards d’Euros de pertes etc. Lisez plutôt : Source: AFP 13/01/2012 17: 40’ L’agence S&P dégrade la note souveraine de la France

La note de la France a été dégradée, vendredi 13 janvier, par l’agence de notation Standard & Poor’s selon une source gouvernementale française citée anonymement par l’AFP. Une source européenne citée par Reuters confirme cette information. L’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg auraient été épargnés par cette dégradation. Deux autres pays de la zone euro bénéficient jusqu’ici de la meilleure note possible : l’Autriche et la Finlande. Mais la source citée par l’AFP n’a pu donner immédiatement de précisions les concernant. L’agence S&P, tout comme l’Elysée et Bercy, se sont refusés à tout commentaire.

« Plusieurs » pays verraient leur note souveraine abaissée ce vendredi. L’Autriche pourrait également être dégradée de AAA à AA+ selon le Financial Times. Selon une source de la zone euro, la Slovaquie serait aussi concernée par un abaissement de la note.

« Ce serait une difficulté de plus », avait déclaré Nicolas Sarkozy lundi 12 décembre. Mais « pas un cataclysme », a poursuivi le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé mercredi 14 décembre.

Les commentaires des responsables politiques sur la dégradation de la note de la France par Standard and Poor’s évoluent au rythme de la crise européenne. Nicolas Sarkozy n’avait-il pas glissé il y a quelques temps : « Si on perd le triple A, je suis mort » ?

Ainsi, après avoir fait de la préservation de la note souveraine l’indicateur sacré de la réussite de sa politique, la majorité tente d’en minimiser l’impact auprès de l’opinion. Mais quelles seront les conséquences réelles de la perte du AAA en France ?

Les 10 conséquences de la perte du triple A

Créé le 16-12-2011 à 13h19 – Mis à jour le 13-01-2012 à 17h30 Par Donald Hebert

1. Une hausse des taux d’intérêts

C’est un avertissement pour les créanciers de la France. Le triple A, décerné par les agences de notation comme Standard and Poor’s, indiquait que le risque de non-remboursement de la dette française était quasi nul. Rassurant pour les investisseurs à la recherche de placements sûrs, qui acceptaient de lui prêter à taux bas. Vont-ils désormais réclamer des taux supérieurs pour couvrir ce risque ?

2. Une confirmation de la crise

Se basant sur les analyses du Fonds monétaire international, sur les notes des deux autres grandes agences (Moody’s et Fitch) et surtout, sur les analyses des banques, les investisseurs n’ont pas attendu la perte du triple A pour paniquer.

La preuve de cette anticipation ? Avant sa dégradation, les taux d’intérêts des emprunts réalisés par l’Agence France Trésor n’ont cessé de monter ces dernières semaines, notamment par rapport à l’Allemagne. Et d’ailleurs, l’annonce, en décembre, de la mise sous surveillance par S&P de la note française a à peine fait ciller les marchés.

Cela dit, bien qu’anticipée, une dégradation n’arrange rien à la situation, car la France n’est pas le premier marché de la dette. Contrairement aux Etats-Unis qui, de ce fait, paient moins chers leurs emprunts aujourd’hui, bien qu’ils aient perdu leur triple A l’été dernier.

3. La fuite des investisseurs

En décembre, Standard and Poor’s avait mis sous surveillance quinze pays européens, mais elle avait ciblé plus particulièrement la France, en menaçant de lui retirer deux crans. « Si tous les pays de la zone sont dégradés d’un cran, c’est moins grave pour la France : les investisseurs ne la délaisseront pas au profit de ses voisins », expliquait Pascal Canfin, eurodéputé Verts et fondateur de Finance Watch, le Greenpeace de la finance.

Les fonds de pension, qui gèrent les actifs des retraités, ne prendront aucun risque : ils se tourneront mécaniquement vers les pays les mieux notés.

4. Le début d’un cercle vicieux

La dette de la France est de plus de 1.600 milliards d’euros. Le montant des intérêts est supérieur au plus gros budget de l’Etat. Et ce n’est pas fini : la France devra emprunter près de 180 milliards d’euros pour son financement public en 2012.

La poursuite de la hausse des taux d’intérêts signifierait une nouvelle réduction des marges de manœuvre du gouvernement. Notamment pour réformer l’Etat, relancer l’investissement et mettre en place une économie compétitive. Sans quoi il est impossible pour la France de retrouver une croissance suffisante pour réduire sa dette !

5. Une action de la banque centrale

La BCE n’est pas censée acheter des obligations souveraines. Son indépendance, gravée dans le marbre par les traités européens, lui interdit de financer un pays. Cependant, face au risque d’écroulement du système, elle a tout de même racheté des obligations grecques, irlandaises, portugaises, espagnoles et italiennes ces derniers mois.

Son but ? Restaurer la confiance sur les marchés obligataires et enrayer la hausse des taux, afin de sortir ces pays du cercle vicieux. En cas de déclenchement d’un tel phénomène en France, la BCE interviendra-t-elle ?

6. Une menace sur le système bancaire

Quelques jours après la menace de déclassement de la France, Standard and Poor’s a placé les banques françaises sous surveillance. Son exécution entrainera-t-elle une nouvelle dégradation du système bancaire ?

Là encore, les marchés ont sûrement anticipé. Les règles prudentielles européennes obligent les banques à détenir une proportion minimum de dette souveraine dans leur bilan, considérée il y a peu de temps comme un actif sûr.

Mais « elles vont avoir besoin de financement au premier trimestre 2012 », expliquait récemment Moritz Krämer, analyste chez S&P. Il estime à 200 milliards d’euros le montant des crédits arrivant à maturité pour une cinquantaine de banques européennes au premier trimestre 2012. Les banques françaises vont devoir vendre des actifs qu’elles avaient gardés jusqu’ici. Les prix étant bas sur les marchés, elles vont afficher des pertes dans leurs comptes. D’où les milliers de suppressions de postes annoncées cette année.

Conséquence de cette menace sur les banques : une hausse probable des taux d’intérêts pour les crédits aux entreprises et aux particuliers.

7. Une dégradation des institutions publiques

Certaines entités, disposant de la même signature que l’Etat pour leurs emprunts, devraient être dégradées. L’Unedic, la Caisse des dépôts et consignations (CDC), Réseau ferré de France (RFF), perdraient tous leur AAA. Même chose pour La Poste dont le coût de financement augmenterait.

Quelle conséquence pour la CDC, qui doit justement venir en aide à l’assureur Groupama et à la banque Dexia ? Ou pour la banque de financement des PME Oseo ? « Bénéficiant d’autres sources de financement que les marchés, elle ne sera pas nécessairement contrainte d’augmenter les taux pour ses clients dans un premier temps », explique un de ses cadres. Mais à plus long terme, il est possible qu’elle doive le faire dans certains cas. Reste à savoir lesquels, et quand.

8. Une augmentation des prix pour les particuliers

L’Etat participe au capital d’EDF, la SNCF, GDF-Suez, Air France-KLM, EADS, France Telecom, Renault, etc. A leur tour, ces grosses entreprises pourront voir leurs coûts de financement augmenter. Cela posera notamment problème aux filiales les moins solides, pour lesquelles la garantie de l’Etat est précieuse.

« Difficile de savoir quand se matérialiseront les conséquences de la perte du triple A pour les clients. L’impact sera probablement inégal et réparti sur plusieurs années », affirme Karine Berger, conseillère de François Hollande pour l’économie.

9. Un nouveau risque pour les collectivités locales

Leur système de financement par les banques est « en train d’exploser » affirme une analyste chez S&P. Leur budget dépend pour moitié des subventions de l’Etat, et elles utilisent sa garantie pour se financer ailleurs à des prix raisonnables. Et « parmi elles, il y a des centaines de petite Grèce », affirme Karine Berger.

10. Un tournant dans l’élection présidentielle

A qui profite la pression des agences ? Pour le président socialiste de la commission des Finances, Jérôme Cahuzac, « en acceptant par avance une dégradation et en refusant de mener une politique de redressement juste et efficace qui permettrait de l’éviter, Nicolas Sarkozy privilégie son intérêt électoral de court terme plutôt que l’intérêt de moyen et de long terme des Français ».

François Hollande avait ajouté en décembre : « Je ne sais pas ce qui se passe avec le triple A mais pour l’instant il y a un triple échec de Nicolas Sarkozy: échec par rapport à l’obligation de croissance, nous sommes en récession, échec par rapport à l’objectif de réduire le chômage, échec par rapport à la réduction des déficits ».

Jean-Paul Pougala

pougala@gmail.com

http://www.pougala.org

(*) Jean-Paul Pougala est un Ecrivain Camerounais, Directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégique et Professeur de Sociologie et Géopolitique à la Geneva School of Diplomacy de Genève en Suisse.

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Le Bénin, 9eme pire économie africaine selon Slate Afrique

S’inspirant des méthodes du magazine américain Forbes, le magazine d’information en ligne Slate Afrique a publié la semaine passée la liste des dix pays qui d’après lui connaissent les pires performances économiques en Afrique cette année. Le Bénin y figure en neuvième position avec des pays comme Madagascar, la Côte-d’Ivoire, la Guinée Equatoriale ou encore le Lesotho.

La méthode utilisée par les journalistes de ce magazine dirigé par le Français Jean-Marie Colombani, ancien directeur du quotidien Le Monde (1994-2007) a consisté à utiliser les chiffres de la croissance économique tels que publiés par le Fonds Monétaire International (FMI), l’Indice de développement humain (IDH) calculé par le PNUD et le classement de Transparency International sur le taux de corruption dans chaque pays du monde.

A la charge du Bénin, il est cité notamment la corruption, la très faible croissance économique et l’atmosphère politique peu propice aux activités économiques. Voici l’intégralité de l’article publié le 26 juillet 2011 par Slate Afrique. Rappelons que ces derniers mois, tous les classements effectués par la Banque Mondiale ou le FMI ou encore Transparency International mettent systématiquement le Bénin dans une très mauvaise posture par rapport aux autres Etats.

Les 10 pires économies africaines

Loin du «miracle économique africain», certains pays du continent cumulent les tares et les retards bien souvent aggravés par des crises politiques désastreuses.

Le miracle économique africain se serait-il évanoui ? L’économie du continent n’est pas au mieux de sa forme en 2011. Les révolutions arabes, la crise politique en Côte d’Ivoire, ou encore la hausse du prix du pétrole et l’inflation qui en découle, sont autant de raisons qui poussent la Banque africaine de développement (BAD) à prévoir un ralentissement économique cette année.

Toutefois, les 54 Etats du continent ne sont pas tous logés à la même enseigne. Le classement 2011 du magazine américain Forbes, qui prend en compte tous les pays du monde, place Madagascar en tête des pires dégradations économiques de ces trois dernières années. Car la Grande Île s’enfonce depuis 2009 dans une crise politique qui provoque une baisse de la croissance.

Pour obtenir ce résultat, Forbes liste les 10 pays du monde ayant actuellement le plus faible taux de croissance du produit intérieur brut réel (PIB) (source CIA The World Factbook). Ce même classement tient compte des projections établies par le Fonds monétaire international (FMI) pour l’année 2011, ainsi que le taux de corruption mesuré par Transparency International. Car ce dernier «affecte tout le développement économique, pas seulement les revenus», précisait un membre de l’ONG à Forbes.

Il est établi ci-dessous un classement, non des «pires» économies du monde comme celui de Forbes, mais des «pires» économies africaines. La méthode est toutefois la même que celle du magazine américain: elle repose sur les indices fournis par la CIA, le FMI, la Banque mondiale et de l’ONG Transparency International. En outre, l’indice de développement humain (IDH) est également pris en compte. Il est calculé par le programme des Nations unies pour le développement (Pnud) à partir des moyennes nationales de l’espérance de vie, du niveau d’éducation, et du niveau de vie (PIB par habitant).

Comme le notait l’auteur du classement Forbes Daniel Fisher, il ne faut pas s’étonner de ne pas voir y figurer la Somalie. Car bien que détenant le triste record du pays le plus corrompu ainsi que celui dont les indicateurs sont les moins mis à jour, la Somalie a actuellement une croissance du PIB plus stable que de nombreux pays figurant dans le «top 10» ci-dessous.

10. CÔTE D’IVOIRE

La crise postélectorale de l’ancienne locomotive de l’Afrique de l’Ouest est un coup dur pour l’économie. Déjà affectée par un ralentissement depuis la fin de la guerre civile en 2003, la croissance du PIB ivoirien devrait, selon le FMI, s’effondrer de 2,6% en 2010 à -7,5% en 2011.

Et notamment car les exportations de cacao, la force économique du pays, avaient été interrompues pendant la crise. Après l’arrestation du président sortant Laurent Gbagbo le 11 avril, le pays espère retrouver une croissance positive en 2012.

Dans cette perspective, la France compte rester le «partenaire de référence de la Côte d’Ivoire», avait déclaré le Premier ministre François Fillon lors de sa visite à Abidjan le 14 juillet 2011.

9. BÉNIN

Le pays était sur la bonne voie jusqu’à ce que la crise économique divise de moitié la croissance du Bénin, d’où cette position dans le classement. A plus de 4%, la croissance de son PIB est retombée à 2,5% en 2010. Le pays peut toutefois compter sur sa production de coton, sa principale force, pour regagner du galon.

Cette dégradation économique du Bénin s’est par ailleurs incarnée lors des vagues de protestation suivant la réélection du président sortant Boni Yayi en mars 2011. Celui-ci a été accusé d‘avoir surendetté le pays et d’avoir «utilisé l’argent public à des fins électoralistes», notait le journaliste Marcus Boni Teiga.

8. LESOTHO

L’économie de ce petit d’Afrique australe dépend presque entièrement de l’Afrique du Sud, dans laquelle il est enclavé. Le Lesotho est cependant riche de sa principale ressource naturelle: l’eau, qu’il vend au pays voisin et lui permet d’être indépendant à 90% en matière d’énergie électrique.

Malgré une croissance économique rapide, le pays garde un IDH faible. La défaillance de l’Etat s’est aggravée en 2011 et le pays reste le 12e Etat le moins avancé au monde (PMA).

7. ÉRYTHRÉE

L’économie du deuxième plus récent Etat d’Afrique, qui a pris son indépendance en 1991, souffre durablement du conflit qui l’a opposé à l’Ethiopie entre 1998 et 2000. Elle repose principalement sur une agriculture de subsistance, mais le sous-sol du pays regorgerait de minerais, un secteur qui n’est pas développé.

Pour en tirer parti, il faudrait que le Front pour la démocratie et la Justice d’Issayas Afeworki (le parti unique du président) exprime sa «volonté d’installer un vrai marché économique» en Erythrée, écrit le CIA World Factbook — l’économie du pays étant effectivement peu favorable aux entreprises privées.

6. COMORES

L’archipel de l’océan Indien est le deuxième pays le plus pauvre du monde en terme de PIB, après Sao Tomé-et-Principe. Sa croissance devrait stagner en 2011.

Les habitants vivent de la pêche et de l’agriculture vivrière. L’archipel des Comores est riche de sa vanille, son clou de girofle et de l’ylang-ylang. Il peine cependant à assurer son autosuffisance alimentaire. AInsi, l’argent envoyé par la diaspora soutient activement l’économie.

En outre, le pays du président Ikilikou Dhoinine, élu le 26 mai 2011, figure parmi le top 20 des Etats plus corrompus.

5. SWAZILAND

Malgré un IDH moyen, il est difficile de dire que l’économie du pays se porte bien. Elle repose principalement sur l’exportation de sucre. Comme le Lesotho, le Swaziland est dépendant de l’Afrique du Sud, vers qui il exporte 60% de sa production.

Les projections du FMI pour ce petit Etat enclavé sont désastreuses, avec une croissance du PIB qui se réduirait à 0,5% en 2011. Le pays est classé 8e en prenant en compte tous les continents (Forbes).

4. GUINÉE

L’économie guinéenne a souffert de la mauvaise gestion de la junte militaire en 2009, qui a provoqué inflation, corruption et placé le pays en tête des Etats les plus défaillants au monde.

La Guinée a pourtant d’importantes ressources naturelles: il détient deux tiers des réserves mondiales en bauxite, mais possède de l’or, des diamants, et un gros potentiel de production hydroélectrique.

Le retour à la stabilité politique, avec Alpha Condé, le premier président élu démocratiquement en décembre 2010 fait espérer un redémarrage de l’économie. De 1,9% en 2010, la croissance pourrait atteindre 4% en 2011.

3. ANGOLA

L’Angola, qui fait partie de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) depuis 2006, tire la majorité de ses revenus de l’or noir. Ce secteur contribue en effet à 85% du PIB. Mais le taux de croissance du pays a chuté de 13,8% en 2008 à 1,6% en 2010, notamment en raison de la baisse du prix du pétrole.

D’autre part, l’Angola est le 6e pays le plus corrompu d’Afrique selon Transparency International et présente un indice de développement humain faible malgré un revenu national brut (RNB) par habitant élevé —ce qui reflète une répartition des richesses particulièrement inégale.

2. GUINÉE ÉQUATORIALE

Les deux «premiers» de ce classement ont en commun une croissance négative de leur PIB en 2010. -0,8% pour la Guinée équatoriale en 2010, alors qu’elle plafonnait à 10% en 2008. Comme l’Angola, le pays a souffert de la baisse du prix du pétrole. Il s’agit par ailleurs du 5e pays africain le plus corrompu.

Le grand paradoxe de la Guinée équatoriale est qu’il fait partie des PIB par habitant les plus élevés au monde grâce aux revenus du pétrole, mais se retrouve parmi les pays les moins avancés (PMA) au regard de la pauvreté de la population.

1. MADAGASCAR

Tous les indicateurs économiques de la Grande Île sont actuellement dans le rouge: une croissance négative (-2% en 2010), un IDH faible, un RNB par habitant faible, un Etat défaillant et une crise de confiance de la part des investisseurs étrangers depuis la prise de pouvoir de l’ancien maire de la capitale, Andry Rajoelina, en mars 2009. La perspective de croissance en 2011 est également faible aux yeux du FMI.

Le potentiel économique de Madagascar est inexploité malgré des ressources naturelles abondantes. A la campagne, la population vit toujours de la culture sur brûlis, aggravant le problème de la déforestation; sur les côtes et dans les réserves naturelles, les touristes se font attendre; et plus généralement, les forces vives du pays préfèrent attendre le retour à la stabilité politique pour se lancer dans des projets.

Agnès Ratsimiala