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Côte d’Ivoire : Ouattara revendique enfin les massacres ciblés de civils !

Tout est parti du massacre par les FRCI, la milice officielle de Ouattara, de 6 Malinkés (groupe ethnique regroupant les populations du Nord de la Côte d’Ivoire et de certains pays au Nord de la Côte d’Ivoire) le dimanche 18 décembre dernier à Vavoua dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire.

Au lendemain de cet énième assassinat de civils, il semblerait que Ouattara aurait piqué une colère et aurait donné l’ordre à sa milice de rentrer sous 48 heures en caserne. Mais les 48 heures sont passées et les FRCI sont encore dans les rues et ruelles de tous les hameaux de Côte d’Ivoire. Comme d’ordinaire, la parole de Ouattara se révèle être une fois de plus, un canular.

Alors que faut-il comprendre dans ce qui s’est passé entre Ouattara et les FRCI ?

Premier constat : c’est que chaque mois, les FRCI font au minimum entre 5 et 25 civils tués. Les rapports de la mission corrompue des Nations Unies en Côte d’Ivoire et de certaines organisations non gouvernementales, sont très éloquents sur les faits et les circonstances de ces crimes massifs. Mais vous le savez tous, ces crimes massifs n’émeuvent pas Ouattara. C’est pourquoi leurs auteurs n’ont jamais été inquiétés et que la France et ses alliés se comportent comme si le massacre de 25 civils au moins par mois est un fait banal de société. Parce qu’à la vérité, ces crimes sont commis contre les autres peuples, ceux que Ouattara considère comme peuples ennemis car pro-GBAGBO. Donc ce sont des crimes pour le « bonheur » de la Communauté Internationale qui l’a élu président en Côte d’Ivoire et qui entend faire un retour sur investissement avant de se souvenir de ses propres principes.

Deuxième constat : c’est la loi du nombre. Le bombardement massif de la résidence des chefs d’Etat ivoiriens où vivait Laurent GBAGBO et sa famille et aujourd’hui sa déportation à la Haye alors qu’il reste le Président légal et légitime en exercice de la Côte d’Ivoire, se sont nourri de la prétendue mort de 6 femmes du groupe ethnique Malinké à Abobo. Celles-là avaient eu un peu plus de chance car elles ont ressuscité aussitôt. Malheureusement, ce ne sera pas le cas pour les 6 Malinkés qui viennent d’être tués à Vavoua car quand FRCI te tue, tu ne ressuscites pas. C’est quand GBAGBO te « tue » que tu ressuscites aussitôt. Bref, Il faut au moins 6 Malinkés tués pour que Ouattara considère qu’il y a eu bavure ou crime intolérable.

Troisième constat : c’est l’appartenance ethnique des personnes tuées. Je reste convaincu que cet indicateur révèle beaucoup plus la psychologie toute particulière de Ouattara en Côte d’Ivoire. Si les 6 tués de Vavoua étaient des Gourou (peuple autochtone) Ouattara aurait traité les circonstances de cet énième massacre de civils comme la répression par des moyens légaux conventionnels d’une insurrection menée par les partisans de GBAGBO. Et les média français auraient passé cela en boucle pour apaiser l’opinion internationale et renforcer la haine contre le pauvre Laurent GBAGBO. Malheureusement ou heureusement, les FRCI sont allés au-delà de leur sphère de chasse habituelle. Ils ont tué jusqu’à 6 Malinkés, une espèce protégée par Ouattara et menacée par GBAGBO. Quel sacrilège !

La psychologie de celui qui divise les Ivoiriens se dévoile !

Il y a quelques mois, Ouattara a rendu hommage à des cercueils vides à Abobo soi-disant au cours d’une cérémonie pour inhumer les 6 femmes du groupe Malinké qu’aurait tuées l’armée loyale au Président GBAGBO. Dans le même temps, les morgues d’Abidjan sont pleines encore de corps de jeunes étudiants tués en masse à Yopougon et dans plusieurs autres quartiers tout simplement parce que la milice de Ouattara et ses mercenaires assimilent ces jeunes à des pro-GABGBO (il suffit de lire les rapports de Human Right Watch pour s’en convaincre). Dans le même temps, les 800 Guérés tués avec femmes et enfants puis brûlés et, environ 2000 autres civils massacrés dans la même région par les mercenaires Dozo burkinabés, sont restés sans tombe et dans l’indifférence totale de OuattaraQuand un homme qui prétend unir, s’adonne à un tel niveau de discrimination, méprise les morts des autres groupes ethniques et considère cela comme des faits divers, c’est que cet homme est le démon de la division !

La « colère » de Ouattara ne vise pas à mettre fin aux massacres, mais à préciser les cibles !

Non. Ouattara n’est pas fâché avec les FRCI. Il leur rappelle tout simplement leur cahier des charges ou mieux, les termes de référence de leur mission de massacres de civils pro-GBAGBO. S’il foulait dénoncer les exactions contre les civils, il aurait été interpellé par les rapports convergents produits par ses propres alliés et qui font état de massacres à grande échelle de civils jugés pro-GBAGBO depuis plus de 8 mois. Pour 6 femmes malinkées « mortes » et ressuscitées à Abobo, la Côte d’Ivoire a ployé sous les bombes françaises et Laurent GBAGBO et toute sa famille sont en prison. La semaine dernière, soit 3 ou 4 jours avant les faits de Vavoua, dans la commune de Koumassi, les FRCI ont exécuté froidement 3 jeunes Guérés. Dans la même période, les FRCI ont enlevé 7 personnes à Bonoua pour une destination inconnue jusqu’à ce jour. Toujours à Bonoua dans la même semaine, un enseignant a été battu à mort par les FRCI. La liste est trop longue, trop trop longue pour seulement une seule semaine à Abidjan et banlieues. Et que dire du reste du pays ?

Mais ces crimes, tant qu’ils visent les ennemis de Ouattara, ne sont pas des crimes. C’est du protectionnisme politique. Tuer les contestataires de Ouattara, c’est le devoir et la mission de tout milicien membre des FRCI.

Alors quand Ouattara s’énerve après un massacre de civils, c’est qu’il y a eu bavure, c’est que les effets collatéraux de la mission ont touché des espèces protégées. Quelle bassesse morale !

Ne pas respecter la vie de civils simplement parce qu’ils ne sont pas de ton bord politique ou du groupe ethnique que tu revendiques être le tien ; c’est abominable !

Mais au fait, il s’agit de revendiquer les massacres des civils par les FRCI

Ouattara s’énerve et donne des ordres. Donc il est le chef suprême, le commandant véritable des FRCI. Cela veut dire qu’il supporte en premier, la responsabilité de commandement pour toutes les violations massives des droits de l’homme perpétrés par une milice sous son commandement. Enfin ! Nous le tenons !

Et il faut donc en tirer toutes les conséquences !

Les civils tués en masse en Côte d’Ivoire, c’est sous le commandement et les ordres de Ouattara. Et cela ne gène pas les faiseurs de printemps africains. Quel cynisme !

C’est donc le lieu de comprendre qu’il ne sert à rien de convaincre une certaine opinion internationale sur la gravité et le caractère ciblé et massif des tueries de civils par la milice officielle de Ouattara.

Le peuple ivoirien doit tout simplement prendre son destin en main, combattre et vaincre les tueurs et ceux qui les protègent. C’est le seul gage de sa survie.

A Très bientôt !

Hassane Magued

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Le nouveau logiciel de l’impunité

Le nouveau logiciel de l’impunité

In Le Nouveau Courrier N°338 Du 10 octobre 2011 par Théophile Kouamouo

Le concept d’impunité a été évoqué à maintes reprises en Côte d’Ivoire ou au sujet de la Côte d’Ivoire durant la semaine qui vient de s’écouler. Et pour cause : les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont ouvert la voie à des enquêtes sur les crimes de guerre, crimes contre l’humanité et autres violations graves des droits de l’Homme durant ce qu’il est convenu d’appeler la «crise post-électorale» et – peut-être – depuis le déclenchement de la rébellion dirigée par Guillaume Soro, le 19 septembre 2002.

Justifiant avant toute inculpation la déportation future du président Laurent Gbagbo à La Haye, Guillaume Soro, chef visible de l’insurrection qui a déclenché «le grand malheur» ivoirien, a affirmé qu’il ne fallait pas «laisser survivre l’impunité ». L’impunité des autres, pourraiton rétorquer à celui qui a tenu à affirmer qu’il a dirigé en personne l’attaque du 19 septembre 2002 à Abidjan, et qui a joué au général en costard lors des nombreuses et sanglantes purges internes à la rébellion et bien entendu, entre décembre 2010 et avril 2011, l’apothéose de sa dernière épopée militaire ayant été, si l’on en croit les proches du défunt, la torture et l’exécution d’un Ibrahim Coulibaly désarmé et, pour faire bonne mesure, de plusieurs de ses compagnons.

Le vocable «impunité» a également été utilisé à plusieurs reprises par l’ONG de défense des droits de l’homme Human Rights Watch, qui a publié un rapport où elle est apparue comme le procureur maladroit de Gbagbo, à qui elle a prêté des propos qu’il n’a jamais tenus, et comme l’avocat empressé d’Alassane Ouattara, qu’il ne faut surtout pas – ah bon ! – mêler aux crimes du «commando invisible» et dont les forces n’ont cédé aux crimes massifs que «très tardivement ». Comme en guise de légitime défense, a-t-on envie de suggérer pour en finir avec les sous-entendus indécents ! Quelques mois plus tôt, Florent De Geel, de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), tentait de venir au secours du régime ivoirien en sous-entendant, sur SlateAfrique, qu’Amadé Ouérémi, le chef de milice burkinabé qui terrorise Duékoué, n’avait rien à voir avec la hiérarchie officielle de l’armée de Ouattara et de Soro. Ce qui signifie que les tueries innommables de Duékoué ne sauraient être de leur fait.

Mardi dernier, les avocats Roland Dumas et Jacques Vergès se faisaient injurier, et voyaient leur livre «Sarkozy sous BHL» traité de chose «méprisable» par une meute de journalistes «vertueux» parce qu’ils affirmaient que Nicolas Sarkozy, qui assume de manière volubile la direction politique des opérations de l’OTAN en Libye, pourrait être responsable de «crimes contre l’humanité». Voyons donc, tout cela est «excessif» donc «insignifiant», raisonnaient les raisonneurs.

Et pourtant, l’armée française a souvent commis des crimes contre l’humanité en Afrique depuis la décolonisation.

Et pourtant, des forces soutenues par la France officielle ont commis, il y a moins de vingt ans, un génocide au Rwanda. Et pourtant, les organisations de défense des droits de l’Homme les moins compromises nous informent quotidiennement sur les crimes du CNT, qui font, sous le haut commandement de l’OTAN, dans les villes du Sud de la Libye, ce que le «monde libre» se glorifie d’avoir empêché à Benghazi. Un beau, bel et grand massacre !

Ces contradictions apparentes entre un idéal généreux et des pratiques réelles d’une perversité machiavélique constituent le socle du nouveau logiciel de l’impunité. Un nombre incroyable de «partenaires» venant des univers des ONG, des médias, de la diplomatie et du savoir convergent, dans une unanimité inédite, pour imposer une fausse évidence : l’Empire occidental incarnant le bien absolu, ses alliés et lui ne peuvent commettre le mal que par «mégarde», quand ceux à qui il fait la guerre ou qui s’opposent à lui sont d’une perversité «naturelle». Les morts civils causés par les frappes de l’OTAN sont des «bavures», mais l’obus «de Gbagbo» qui serait tombé, nous dit-on, sur un marché d’Abobo, est une «faute morale». Les résolutions 1973 et 1975 interdisent l’usage d’armes lourdes qui peuvent menacer des civils, mais devraient pouvoir autoriser le largage de bombes et de missiles en pleine ville, à Yopougon, à Syrte et partout où tous les civils sont assimilés à des «pro-Kadhafi», donc à de légitimes cibles militaires.

Le nouveau logiciel de l’impunité veut nous faire admettre que le fait que certains criminels contre l’humanité supposés soient pris dans les filets de la «justice internationale» alors que leurs alter ego y échappent effrontément est une bonne nouvelle. Pour mieux saisir l’absurdité d’un tel point de vue, transposons la querelle dans les limites d’un village atchan. Un fils de Mobio a volé les poules d’un fils de Kodo, et un fils de Kodo a volé les poules d’un fils de Mobio. Parce que le chef du village est persuadé que le fils de Kodo est «mauvais » et «a poussé à bout» son adversaire, lui seul doit être arrêté. Alors que le village s’interroge sur une telle logique, celui qui tient le rôle du sage du village tranche en disant qu’il aurait aimé que les deux soient arrêtés, mais que l’arrestation du fils de Kodo est une «avancée» de la lutte contre l’impunité.

Qui peut croire à ce mensonge éhonté ? Personne.

Mais puisque cette nouvelle chorégraphie douteuse se déroule au plan international, l’ignorance des uns et l’indifférence des autres entretiennent les pires absurdités. Jean Pierre Bemba est à la CPI pour des crimes que ses soldats, «loués» à Ange-Félix Patassé, auraient commis. Patassé est mort de sa belle mort, loin de toute angoisse. Bozizé, dont les «libérateurs» tchadiens ont commis des crimes équivalents, gouverne la République centrafricaine, tout juste troublé par de nouveaux bruits de

Bottes Charles Taylor est à La Haye pour avoir financé et soutenu une rébellion meurtrière en Sierra Leone. Blaise Compaoré a trempé dans les mêmes magouilles, mais puisque sa dernière expédition – en Côte d’Ivoire – a été «sanctifiée» par la France et les Etats-Unis, tout va bien pour lui. Ellen Johnson-Sirleaf a financé, nous apprend la Commission Vérité et Réconciliation de son pays, la rébellion sanglante de Charles Taylor, et ne devrait pas, pour cette raison et parce qu’elle est inéligible au regard de la Constitution, rempiler. Mais elle est l’alliée privilégiée des Américains dans la région. Du coup, le prix Nobel de la paix lui a été «offert», pour l’aider à mieux faire campagne.

Dans le monde qui vient, vous pourrez toujours commettre les pires atrocités. Il faudra tout simplement vous assurer d’être du «bon» côté.

Le meilleur et le pire par Djamel Labidi

Le meilleur et le pire

Conformément à la résolution 1973, ou du moins l’interprétation qu’ils en ont faite, l’OTAN ne devrait-il pas à présent bombarder… les positions du CNT ? En effet, c’est celui-ci qui est désormais le pouvoir et ce sont les autres, les «gueddafistes», qui sont à présent «les rebelles».

C’est donc le nouveau pouvoir, le CNT, qui aujourd’hui «bombarde son propre peuple», à Syrte et ailleurs, et qui tombe sous le coup de la résolution 1973 de l’ONU.

Je plaisante ? A peine. Car on voit ainsi à quoi a été réduit le droit international. C’est le cas aussi de la reconnaissance de l’Etat palestinien. Le Gouvernement français s’était empressé de reconnaître le CNT libyen alors que rien ne prouvait sa légitimité. C’est de l’étranger que le CNT a tiré d’abord sa légitimité. Mais le gouvernement français ne veut pas reconnaître l’Etat Palestinien qui lui, est légitime depuis 60 ans… depuis toujours. Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères français, cherche actuellement, sous mille prétextes, à décourager les palestiniens de présenter leur candidature à l’ONU.

On se souvient par contre de la vitalité et de l’énergie dont il avait fait preuve pour convaincre de l’intervention étrangère en Libye puis pour que le CNT occupe, sans attendre, le siège de la Libye à l’ONU.

Ce renversement de situation en Libye où c’est désormais le nouveau pouvoir en place qui bombarde des populations civiles n’a semble-t-il pas été prévu. Il explique la gêne actuelle de l’alliance OTAN-CNT libyen, son hésitation à installer le CNT dans la capitale, et son insistance à annoncer que «la lutte n’est pas finie tant que Gueddafi n’est pas mis hors d’état de nuire».

Ces contradictions dévoilent chaque jour les buts réels de l’intervention militaire étrangère aux yeux de l’opinion arabe et mondiale.

Comme par un heureux hasard, l’actualité vient elle-même dénoncer cette situation et ceux qui cherchent à la justifier. Au même moment où le CNT s’installait précautionneusement à Tripoli sous la protection de l’OTAN, les Talibans attaquaient le quartier général de l’OTAN à Kaboul. Où sont les « révolutionnaires », à Kaboul ou à Benghazi ? L’OTAN et les insurgés libyens avaient justifié l’intervention militaire par le rapport de force disproportionné entre les forces du régime de Gueddafi et les insurgés, et afin d’éviter qu’ils soient écrasés. Les résistants afghans eux affrontent une armada de l’OTAN infiniment plus puissante et meurtrière. Un 1er novembre 1954 quelques dizaines d’hommes s’étaient levés contre la France et toute la puissance de l’OTAN derrière elle. Ces hommes là ne demandaient pas qu’on fasse la révolution à leur place.

Les révolutions arabes continuent de charrier le meilleur et le pire. Je lisais dans un journal français (« le Nouvel Observateur » 13 septembre 2011) un reportage sur une jeune Libyenne de 24 ans qui s’enorgueillait d’avoir fourni des renseignements à l’OTAN, par le relais d’Eldjazeera, sur les cibles libyennes à attaquer, quand l’intervention militaire se préparait. Elle décrit tout cela avec force détails. Elle rodait, le jour, la nuit, autour des sites, prenait des notes, utilisait plusieurs portables. Vrai ou faux ? On finit par se méfier de tout tant l’intoxication médiatique a pris des proportions nouvelles.

Mais c’est significatif d’un état d’esprit où on ne sait même plus ce qu’est la trahison, où elle est banalisée, voire valorisée. Ici 50 ans après l’indépendance, en Algérie, une famille se vantera d’avoir été proche de la France pendant la colonisation, comme d’un label de distinction sociale. Un autre algérien, résident pourtant en Algérie, et même parfois haut fonctionnaire, se vantera lui d’avoir la double nationalité algérienne et française. Il vous expliquera que «c’est uniquement pour des raisons pratiques, pour ne pas avoir à demander de visa», sans se rendre compte qu’il exprime ainsi son peu de considération pour 2 nationalités, aussi bien la Française que l’Algérienne en réduisant un acte majeur à une raison si triviale. Et on les verra souvent, est-ce un hasard, justifier l’intervention étrangère.

LES NOUVEAUX INTELLECTUELS ORGANIQUES

Dans les CNT qui fleurissent actuellement, ici des intellectuels syriens connus appellent à l’intervention étrangère; certains d’entre eux ont la double nationalité : française et syrienne. Là ce sont des cadres intellectuels libyens de nationalité anglaise ou américaine qui avaient appelé l’OTAN à l’aide. On assiste à l’émergence d’une nouvelle catégorie d’intellectuels organiques. Ils ne sont pas comme l’émigration politique intellectuelle du siècle passé qui vivait difficilement et clandestinement dans les pays occidentaux.

Ils s’en distinguent par le fait qu’ils bénéficient en général d’une situation confortable, dans des universités occidentales, ou dans les médias chargés d’émettre en direction des pays arabes comme la BBC, France 24 etc.

Grâce à la lutte des peuples arabes et après avoir été longtemps ignorés, ils bénéficient désormais de la sollicitude des plateaux de télévision des grands medias occidentaux. Le message, bien que feutré, est clair : «nous vous avons accueilli longtemps, il est temps de nous rendre nos bienfaits ». Ces nouveaux intellectuels organiques semblent être libres et indépendants de pensée. Ne dénoncent-ils pas les pouvoirs dans leur pays. Mais les apparences peuvent être trompeuses.

Qu’on y prête attention et on s’apercevra qu’il n’y a jamais, chez eux, la moindre critique du pouvoir du pays où ils vivent où dont ils ont pris la nationalité, le Royaume Uni, La France ou les Etats-Unis. Gueddafi ou Bachir El Assad seront dénoncés mais pas l’action de la France au Sénégal ou en Afghanistan. Pas celle des Etats Unis en Irak ou vis à vis de la Palestine. Comment dénoncer en effet ceux qui vous rémunèrent, dans les universités desquels vous enseignez. Ces nouveaux intellectuels organiques ressemblent comme une goutte d’eau aux mêmes de leur pays natal. A la différence que leur complaisance à l’égard du pouvoir concerne celui du pays occidental où ils vivent.

La mondialisation devient chez eux alors une idéologie de justification leur permettant de masquer toutes ces contradictions ou d’essayer de les concilier, de vivre avec. Elle se transforme en la théorie d’un monde où la nationalité, l’indépendance n’ont plus de réalité et d’utilité si ce n’est dans la vision nostalgique d’une génération qui, comme ils la critiquent, « s’accroche aux idéaux des années 70 et à l’épopée de la lutte anticoloniale et du mouvement de libération ».C’est ainsi que ce sont multipliées, ces derniers temps, sous la plume des nouveaux intellectuels organiques, des analyses qui convergent étrangement toutes vers la justification du droit d’ingérence et des interventions militaires actuelles. Elles puisent d’une manière ou d’une autre leur inspiration dans les théories qui proclament «la fin de l’Histoire», l’universalité du capitalisme occidental, la généralisation de la communication grâce aux nouvelles technologies et donc la fin des antagonismes du 20éme siècle entre l’Occident impérial et le reste du monde, entre pays dominants et pays dominés. Ainsi nous est proposée sous le couvert d’un modernisme de pacotille une réédition de la vieille idéologie colonialiste et de quoi justifier la remise en cause de l’acquis essentiel des révolutions du 20éme siècle : la libération de la domination étrangère et la souveraineté nationale. Ce qu’on nous propose, en fait, c’est un Alzheimer historique.

LA BRIGADE DE TRIPOLI

Sur la chaîne France 24, les 8, 10 et 11 septembre, un reportage passe en boucle, au sujet de la «brigade de Tripoli», une brigade de «rebelles» libyens composés d’émigrés arabes binationaux, d’Angleterre, des USA, d’Irlande… Le reportage vise, d’évidence, à convaincre du rôle joué par les «rebelles libyens» dans la prise de Tripoli. Toujours les mêmes images : armes flambant neuf fournis par l’OTAN, rien à voir avec la Kalach’ traditionnelle du « rebelle », débauche de tirs nourris en l’air ou à l’aveuglette, V de la victoire devant les caméras, un ennemi «gueddafiste» invisible, des insurgés qui font retraite pour laisser l’OTAN nettoyer la place. Le héros du reportage, Sam, un homme jeune, la trentaine, de père libyen et de mère irlandaise. Propre, net, rasé de frais, barbe claire effilée, soignée, des gants noirs, une tenue de camouflage élégante, un vrai héros de cinéma. Il ajuste posément, devant la caméra, comme au stand de tir, au loin, un «gueddafiste» juché sur un pickup. Celui-ci ne bouge pas, comme pour la pose, avant d’être abattu et de s’écrouler. Il ne restait plus à notre héros qu’à souffler sur le canon de son arme, comme dans les westerns. Puis il part à l’assaut avec sa brigade. Le commentateur français, soudain islamophile, nous dit que la brigade n’a rien bu ni mangé depuis le matin, vu le Ramadhan. Mais celui qui a monté le reportage a laissé trainer un plan qui surprend notre héros Sam la cigarette aux lèvres en plein jeûne. A la fin du reportage (du film j’allais dire) Sam confie tristement mais virilement qu’un de ses amis est mort et qu’il va devoir annoncer la nouvelle à ses parents à son retour en Grande Bretagne. Puis il s’éloigne lentement du champ de la camera. Coupez !

Tout cela peut prêter à sourire. Mais on ne peut s’empêcher d’en être peiné et de se demander laquelle de leurs deux nationalités ces binationaux servent. Mais aussitôt posée, la question parait injuste. Injuste envers l’immense majorité des émigrés arabes en Europe qui accueillent comme nous, avec réserve et méfiance les appels à l’intervention étrangère, et dont le sentiment national est d’autant plus fort, qu’il est renforcé par leur éloignement du pays et les atteintes à leur identité et leur dignité. C’est notamment le cas des centaines de milliers d’intellectuels et de chercheurs arabes qui se trouvent à l’étranger faute des conditions du travail scientifique dans leur pays. Ceux-là sont bien placés pour connaitre la réalité des pays où ils vivent et les mécanismes de domination.

Ils en témoignent souvent d’autant plus lucidement. Ils font partie de ce que le monde arabe a de meilleur. Mais on ne les verra eux, jamais, sur les plateaux de télévision. Le piège est en effet énorme et nouveau: Créer la suspicion envers ceux des nôtres qui ont émigré et qui sont partis pour des raisons économiques ou autres, et qui ne ressemblent en rien à une certaine émigration de confort. Empêcher la jonction de l’intelligentsia arabe, aussi bien celle vivant au pays qu’à l’étranger, dans l’immense élan qui se dessine de réveil du monde arabe, et de volonté de démocratisation et de modernisation. La crise libyenne est décidément pleine d’enseignements.

Djamel LABIDI, Le Quotidien d’Oran

L’opposition tchadienne appelle à la cessation immédiate du massacre des Tchadiens et des populations noires en Libye

Le CNCD exprime son indignation devant le massacre et les traitements inhumains et dégradants perpétrés actuellement à l’encontre des tchadiens et des populations noires en général vivant en Libye. Les témoignages et rapports de différentes associations des droits humains dont Human Rights Watch et Amnesty International, font état de centaines de civils tués ou torturés en raison de leur couleur de peau.

Dans ce drame qui se déroule sous nos yeux, dans l’indifférence quasi totale de la communauté internationale, les citoyens tchadiens se retrouvent hélas doublement victimes. D’une part, de l’incurie du régime d’Idriss Déby Itno, qui faisant du mercenariat son fond de commerce, a livré comme chair à canon en Libye (comme en RCA, au Togo, en RDC…) de centaines de jeunes Tchadiens désœuvrés par une absence de perspectives sérieuses dans leur pays, et d’autre part, victimes de la vindicte et du lynchage  des insurgés du Conseil National de Transition (CNT) au mépris de toutes les règles de droit international en matière de protection des prisonniers de guerre. Le CNCD  condamne avec force ces crimes racistes et exige leur arrêt immédiat et inconditionnel.

Le CNCD lance un appel pressant :

    • Aux nouvelles autorités libyennes pour qu’elles prennent toutes les mesures garantissant  la sécurité des prisonniers parmi lesquels se retrouvent sans distinction beaucoup de paisibles citoyens dont certains vivent en Libye depuis des décennies ;

    •  Aux responsables de l’OTAN et notamment à la France, chef de file des opérations en Libye, pour qu’ils protègent toutes ces populations civiles au nom desquelles,  faut il le rappeler, une résolution fut votée aux Nations Unies et pour lesquelles, ils se targuent d’intervenir en Libye ;

    •  Au  Conseil de Sécurité des Nations Unies de voter une résolution condamnant clairement ces exactions et exigeant la poursuite des responsables devant les juridictions internationales ;
•  A l’Union Africaine pour organiser le rapatriement de ces citoyens dans leurs pays respectifs ;

    • Au gouvernement Tchadien pour organiser le retour immédiat en territoire national de nos compatriotes qui paient un lourd tribut à sa politique irresponsable et criminel.

Le CNCD, demande aux dirigeants du CNT :

    •  D’autoriser  la Croix Rouge à se rendre au chevet de ces populations terrorisées et leur apporter l’assistance nécessaire ;

    • De diligenter  une enquête indépendante sur les exactions commises sur toutes ces personnes et de traduire les responsables devant la justice.

Dans cette phase de transition et de reconstruction de la Libye, le CNT se doit d’envoyer à la communauté internationale, des signaux positifs. La protection et le respect des droits de l’Homme doivent figurer parmi ses priorités.

Paris le 5 Septembre  2011

Annette Yoram LAOKOLÉ

Coordinatrice du CNCD

Drame continue de la Côte d’Ivoire, la réconciliation ne fait pas bon ménage avec la vengeance politique et judiciaire

En accédant au pouvoir, Alassane Dramane Ouattara a fait connaître au monde entier sa volonté d’engager immédiatement le combat de la réconciliation nationale pour permettre à la Côte d’Ivoire de recouvrer rapidement tous ses attributs et de reprendre le cours de son développement.

Mais des faits de plus en plus nombreux viennent contredire cet engagement et qui donnent le sentiment que le pays n’en a pas encore fini avec la souffrance.

C’est d’abord au plan politique -où une volonté de vengeance surclasse toute autre initiative- que l’on voit les obstacles à la réconciliation.

Le communiqué exigeant la libération de Laurent Gbagbo, des membres de sa famille et du FPI, publié par leurs avocats le 05 juin dernier, est tout à fait éloquent à cet égard. Ainsi que les éminents conseils le révèlent, les conditions de détention de Laurent Gbagbo, des siens, des membres du FPI, ne sont pas du tout conformes à l’humanité qui doit leur être réservée ni aux autres responsabilités qu’ils ont occupées dans leur pays. Non seulement, disent-ils, ces personnes ont été «enlevées, séquestrées et arbitrairement assignées à résidence », mais « ne bénéficient pas des droits les plus élémentaires à savoir : • la lecture de journaux et de livres, • l’écoute de la radio et de la télévision, • la liberté de circulation ne serait-ce que dans l’enceinte des cours des lieux de leur supplice, • un lit et des soins minima pour les malades (médicaments, contrôle médical, régimes alimentaires adéquats …), • le droit élémentaire et démocratique de visite des avocats et parents, hors la présence de personnes en armes… » Pire, « Ces personnes sont (…), soit enfermées dans des cellules infectes d’une prison poreuse aux intempéries (Bouna), soit détenues dans des locaux infestés de mambas et de moustiques (Katiola) ».C’est ici une volonté d’humiliation, de vengeance, dont les séquelles viendront s’ajouter à tant d’autres qui restent encore largement ouvertes.

Manifestation en faveur de la libération de Laurent Gbagbo  à Caen

L’autre vengeance antinomique avec la réconciliation, c’est celle d’une sanction pénale à l’encontre de Laurent Gbagbo et des siens, conduite dans des conditions d’iniquité choquantes parce qu’elles décrédibilisent la Cour pénale internationale, les Nations Unies et qu’elles montrent que quelques Etats du monde décident de l’avenir de tous en foulant au pied l’éthique. La Déclaration des Evêques catholiques de l’Afrique de l’Ouest (Lue sur Ivoire-blog.com et sur EEMNI –Eglise évangéliste Méthodiste Suisse/France – 08.06.2011 http://eemnews.umc-europe.org/2011/juin/08-01.php) est à cet égard, fort éclairante. Sans oublier de faire le parallèle avec la Libye, les Evêques reviennent sur les conditions de la dénégation de la souveraineté de la Côte d’Ivoire et prennent position ! « Pour nous en tenir à la CI, la question qui se pose n’est pas de savoir qui a mis la main sur le président Gbagbo et son épouse, mais de savoir si l’Organisation des Nations Unies avait ou n’avait pas le droit d’autoriser l’ancien pays colonisateur qu’est la France à bombarder des attributs de souveraineté que sont un palais présidentiel et une résidence de Chef d’Etat : ces lieux représentent en soi un sanctuaire pour le peuple souverain… L’Eglise ne saurait s’aligner tout simplement sur ce qu’il est convenu d’appeler Communauté Internationale… ». Sur la justice internationale partisane, elle s’interroge : « Que pourrait signifier d’autre l’étrange succession de ces bombardements et de ces captures de personnes humaines par les scènes actuelles de pillage des populations d’Abidjan, sous le regard indifférent des forces d’intervention dites impartiales prévues pour la protection de ces mêmes populations ? ».

Parlant de la Cour pénale internationale, les Evêques reviennent sur cette justice à deux vitesses qui risque de faire plus de mal que de bien. Ils posent à cet égard des questions troublantes sur « le choix sélectif de la seule période visée par le Parquet de la CPI, lequel amnistie de fait des violations massives des droits de l’homme consécutives à la commission de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre, utilisation d’enfants soldats et de génocide perpétrés de 2002 – 2003 au 28 novembre 2010 lesquels entrent dans la compétence rationae materiae et temporis de la Cour Pénale internationale ». La presse a beau annoncer la reprise des activités dans les ports, l’argent qui circule, l’Administration qui se ranime, on n’a pas besoin d’être devin pour savoir que les nuages planent encore sur la Côte d’Ivoire. Chaque jour apporte son lot de témoignages en termes d’exactions quasiment dans tout le pays. Le fait est si patent que les avocats des détenus rappellent que nombre d’ONG (La CROIX ROUGE INTERNATIONALE, AMNESTY INTERNATIONAL et HUMAN RIGHT WATCH…), d’institutions spécialisées des Nations Unies, sortent de la réserve et se voient même par moments contraints de réajuster leur jugement sur le nouveau pouvoir, elles qui « ont des éléments probants sur cette période, et que nul n’ignore. Par ailleurs, les conseils s’interrogent sur l’harmonie du ménage de cette démarche hâtive et prématurée d’avec le principe de la compétence subsidiaire de la CPI ».

Ils sont dans le vrai, tous ceux qui demandent la libération de Laurent Gbagbo, des siens et des membres du FPI. Ils sont dans le vrai, tous ceux qui sans relâche, préconisent la réconciliation vraie qui fera des anciens dignitaires, des acteurs à part entière de la reconstruction du pays. Il est illusoire, imprudent, de croire que l’on peut gommer en un tour de main, l’impact, l’influence d’un homme, Laurent Gbagbo, et d’un parti, le FPI, présents sur la scène politique depuis pratiquement l’indépendance du pays et qui l’ont gouverné pendant plus de 10 ans. La Facilitation burkinabé, comme le demande l’UNDD, devrait bien réfléchir à cette dimension de la crise ivoirienne et engager, avec les atouts qu’elle a en main, une action déterminée d’apaisement et de réconciliation !

VT

San Finna N°616 du 13 au 19 Juin 2011

Représailles politiques ou banditisme gratuit ? Bernard Dadié braqué et dépouillé

Le week-end écoulé a été traumatisant pour Bernard Binlin Dadié, 94 ans. Samedi, aux environs de 7h, trois hommes armés de kalachnikov ont fait irruption à son domicile sis à Cocody, derrière l’Institut national des Arts et de l’Action culturelle (INSAAC), précisément à l’arrière de la Médiature. La brutalité exercée sur les occupants des lieux a duré quelques minutes. Les agresseurs, apparemment bien renseignés sur l’identité du vieil écrivain mondialement vénéré, ont dépouillé la famille Dadié de tout : argent, portables, bijoux et autres objets de valeur. En se retirant, heureusement sans tuer et blesser personne, ils ont emporté le véhicule du vieux, une Mercedez de couleur noire.

Les agresseurs ont pointé très tôt chez Bernard Binlin Dadié. Apparemment, ils ont attendu que la maisonnée se réveille avant d’opérer. Vers 7h, une jeune fille est sortie de la maison  pour chercher le pain matinal pour le petit déjeuner. C’est elle qui a été maitrisée la première. Kalachnikov aux poings, les agresseurs l’ont obligée à leur ouvrir le portail extérieur. L’accès au salon n’était plus qu’un jeu d’enfant. A l’intérieur de la résidence, ils ont rapidement mis en joue l’épouse de l’écrivain et d’autres enfants. A la maisonnée tenue en respect, ils ont déclaré être là  «pour accomplir une mission pour Bernard Dadié». Le vieil écrivain était encore sous la douche. Il n’a fait que tomber plus tard dans l’opération en cours dans sa maison. «Quelle mission ? ». La question n’a jamais trouvé de réponse. A part les insanités et les menaces déversées par les hommes armés pour se voir remettre les objets et biens arrachés.

Chez les Dadié et dans l’entourage du célèbre dramaturge, tout le monde se demande comment cette agression contre l’icône ivoirienne de la littérature a-t-elle pu se passer, au nez et à la barbe des hommes du commandant Dosso des FRCI (forces pro-Ouattara) qui quadrillent le quartier et campent à la station Oil Libya, ancienne station Mobile de la Cité des Arts. Pour l’instant, selon M. Albert Tousséa, un des proches de Dadié qui a confirmé l’information de cette agression humiliante et traumatisante, «l’affaire a été portée à la connaissance du général Boblaé au ministère de l’Intérieur».

Bernard Binlin Dadié, auteurs de plusieurs œuvres littéraires d’envergure, est le président du Congrès national pour le Rassemblement et la Démocratie (CNRD), allié du Front populaire ivoirien de Laurent Gbagbo, président ivoirien renversé le 11 avril 2011. Le président Dadié avait pour Secrétaire générale, dans cette organisation, une certaine…Simone Ehivet Gbagbo, aujourd’hui en résidence surveillée à Odienné. Ceci explique-t-il les moments d’enfer infligés au vieil écrivain de 94 ans ? Simple conséquence de l’insécurité de la guerre imposée à la Côte d’Ivoire ? Affaire à suivre.

César Etou, Notre voie

Côte d’Ivoire: Des partisans de Gbagbo torturés et exécutés par les Frci

Human Rights Watch a rendu public le 02 juin 2011 un rapport dont une partie a pour l’instant été traduite en français.

Dakar – Les forces armées fidèles au président Alassane Ouattara ont tué au moins 149 partisans réels ou perçus comme tel de l’ancien Président Laurent Gbagbo depuis sa prise de contrôle de la capitale commerciale, à la mi-avril 2011, déclare Human Rights Watch aujourd’hui. Les miliciens Pro-Gbagbo ont tué au moins 220 hommes dans les jours précédant et suivant immédiatement l’arrestation de M. Gbagbo, le 11 avril, lorsque le conflit de près de quatre mois touchait à sa fin.

Entre le 13 mai et 25, Human Rights Watch a interrogé 132 victimes et des témoins des violences perpétrées par les deux camps lors de la bataille d’Abidjan et les semaines après l’arrestation de M. Gbagbo. Homicides, torture et traitement inhumain par les forces armées Ouattara a continué, pendant qu’un chercheur de Human Rights Watch se trouvait à Abidjan, avec une visée beaucoup plus ethnique au cours de nombreux actes de représailles et d’intimidation.
“L’espoir d’une ère nouvelle après l’investiture du président Ouattara va s’estomper rapidement à moins que ces exactions horribles contre les militants pro-Gbagbo ne cesse immédiatement », a indiqué Corinne Dufka, chercheur à Human Rights Watch pour l’Afrique de l’Ouest. “Le président a promis plusieurs fois des enquêtes crédibles, impartiales et des poursuites contre les personnes inculpées; il est maintenant temps de tenir ces promesses”

Les Forces de Ouattara appelée: Forces Républicaines de la Côte d’Ivoire, FRCI) ont tué au moins 95 personnes non armés à Abidjan au cours des opérations à la fin avril et en mai, quand elles ont bouclé et fouillé les zones auparavant sous contrôle des milices pro-Gbagbo , constate Human Rights Watch. La majorité des violations documentées ont eu lieu dans le bastion pro-Gbagbo de Yopougon durant une longue période, l’épicentre de la bataille finale à Abidjan. La plupart des meurtres ont été des exécutions à bout portant de jeunes issus de groupes ethniques généralement favorable à Gbagbo, dans ce qui semblait être une punition collective pour la participation de ces groupes au renforcement des milices de Gbagbo.

Un homme a décrit comment les soldats des Forces républicaines ont exécuté son frère de 21 ans: «Deux d’entre eux ont attrapé ses jambes, deux autres lui tenaient les bras derrière lui, et un cinquième tenait sa tête, dit-il. “Puis un mec a sorti un couteau et a tranché la gorge de mon frère. Il criait. J’ai vu ses jambes s’agiter après l’égorgé, le sang ruisselait. Pendant qu’ils posaient cet acte, ils ont lancé qu’ils avaient pour objectif d’éliminer toutes les jeunes patriotes qui avaient causé tous les problèmes dans le pays. “

Une autre femme qui a assisté le 8 mai au meurtre de 18 jeunes caché dans Yopougon a été brutalement violée par un soldat des Forces républicain après avoir été contraints de charger leurs véhicules avec des biens pillés. Le 23 mai, un autre homme âgé vivant dans le même quartier a vu Forces républicaines exécuter son fils, qu’ils accusaient d’être un membre de la milice pro-Gbagbo.

Human Rights Watch a aussi documenté des exécutions extrajudiciaires dans 54 lieux de détention officiels et officieux, y compris dans les commissariats du 16e et du 37e arrondissement de Yopougon et aussi de l’utilisation d’un entrepôt d’huile et de gaz situé à GESCO comme une base des forces républicaines. Le 15 mai, Human Rights Watch a observé un corps brûlant vif à moins de 30 mètres du commissariat du 16e arrondissement. Plusieurs témoins ont raconté à Human Rights Watch le lendemain que c’était le corps d’un milicien capturés qui avaient été exécutés dans l’enceinte de ce poste de police.

Un soldat des Forces républicaines a aussi décrit l’exécution de 29 détenus au début du mois de Mai mais cela s’est passé à l’extérieur de leur entrepôt de GESCO. Le soldat a signalé que l’ordre d’execution est venu de Chérif Ousmane, proche allié du Premier ministre Guillaume Soro et commandant de zone de longue date de Bouaké. Deux autres témoins interrogés par Human Rights Watch ont déclaré qu’ils ont vu Ousmane dans un véhicule qui a exposé le corps torturé et exécuté d’un chef de milice d’un sous-quartier de Yopougon connu sur le nom de Koweit vers le 5 mai. Ousmane supervise les opérations des forces républicaines à Yopougon.
Human Rights Watch a non seulement recueilli des informations sur des meurtres, mais aussi interrogé des jeunes hommes qui avaient été arrêtés par les Forces républicaines et ensuite libérés, et documenté la détention arbitraire et le traitement inhumain de bon nombre d’autres jeunes hommes – souvent arrêtés pour aucune autre raison apparente que leur âge et leur groupe ethnique. Presque tous les ex-détenus ont indiqué avoir été frappés à plusieurs reprises avec des crosses de fusils, des ceintures, des cordes et à coups de poing pour leur arracher des informations sur l’endroit où des armes étaient cachées ou pour les punir pour leur appartenance présumée aux Jeunes Patriotes, un groupe de miliciens pro-Gbagbo. Plusieurs ex-détenus ont fait état d’actes de torture, notamment l’arrachage de dents d’une victime et le placement d’un couteau brûlant sur une autre victime, la coupant ensuite.

Human Rights Watch a appelé le gouvernement Ouattara à assurer immédiatement un traitement humain de toutes les personnes détenues et de fournir sans entrave l’accès aux sites de détention aux observateurs internationaux et membres de la division des droits de l’homme de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Opération des Nations VI Côte en d’Ivoire, ONUCI).

Les témoins ont souvent identifié les assassins ou les agresseurs en détention comme étant les Forces républicaines qui sont descendues sur Abidjan en provenance de leurs bases du nord, vêtus d’uniformes et de bottes militaires et arrivant souvent dans des véhicules marqués FRCI. Ces forces sont supervisées par Soro et le président Ouattara. De nombreux témoins et deux soldats qui avaient participé aux massacres ont déclaré que des commandants de rang moyen et supérieur avaient été présents à l’endroit même où certains meurtres ont eu lieu, ou à proximité.

Human Rights Watch a appelé le gouvernement de Ouattara à mettre en congé administratif immédiat, dans l’attente d’une enquête, les commandants contre lesquels il existe des preuves crédibles d’implication, soit directement, soit par la responsabilité de commandement, de meurtres, de tortures ou d’autres exactions graves. Au minimum, cela devrait inclure Chérif Ousmane et Ousmane Coulibaly pour d’éventuelles exactions commises à Yopougon et le capitaine Eddy Médy pour son rôle dans la supervision de l’offensive de l’ouest qui a fait des centaines de morts parmi les civils.

Le retrait des milices pro-Gbagbo a également laissé une trace sanglante au cours de la bataille finale pour Abidjan, a déclaré Human Rights Watch. Human Rights Watch a identifié et documenté l’assassinat de plus de 220 personnes par des groupes de miliciens pro-Gbagbo dans les jours et heures avant d’être contraints d’abandonner Abidjan. Le jour après que les Forces républicaines ont capturé Gbagbo, ses milices se sont déchaînées dans plusieurs zones de Yopougon, tuant plus de 80 personnes originaires du nord de la Côte d’Ivoire et des pays voisins d’Afrique occidentale en raison de leur soutien présumé à Ouattara.

Un homme de 65 ans qui se trouvait là a raconté comment des miliciens avaient tué cinq de ses fils après avoir fait irruption dans sa résidence le 12 avril, le lendemain de l’arrestation de Gbagbo. Les corps ont été enterrés dans une petite fosse commune, faisant partie de 14 sites identifiés par Human Rights Watch rien qu’à Yopougon. Human Rights Watch a documenté sept cas de violences sexuelles perpétrées par des miliciens, en particulier à Yopougon, accompagnés souvent par l’exécution de l’époux de la victime.

Au moins 3 000 civils ont été tués lors de la crise postélectorale du fait de graves violations du droit international de la part des forces armées des deux bords, a indiqué Human Rights Watch.

Le 19 mai, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a fait connaître son intention d’ouvrir une enquête sur les crimes commis en Côte d’Ivoire. Une enquête de la CPI pourrait apporter une contribution importante à la lutte contre l’impunité, mais Human Rights Watch a aussi exhorté l’administration Ouattara à tenir des procès nationaux équitables afin de garantir la justice pour les victimes et d’encourager le respect pour l’État de droit dans le pays dévasté par le conflit.

Human Rights Watch a présenté ses conclusions au ministre de l’Intérieur Bakayoko Hamed, qui a promis de convoquer une réunion d’urgence avec Soro et les principaux commandants des forces républicaines. Il a également assuré que le gouvernement Ouattara ne saurait protéger les forces militaires et de sécurité contre des poursuites pour les crimes qu’elles avaient commis ou qu’ils commettent. Les engagements du ministre ont été un signe positif et devraient être tenus rapidement, a ajouté Human Rights Watch.

«Si le président Ouattara envisage sérieusement de mettre cette décennie de violence à sa fin, il doit immédiatement suspendre et d’enquêter sur les commandants responsables de ces abus horribles”, a déclaré Mme Dufka. «Ceux qui seront inculpés pour crimes graves des deux côtés doivent être traduits en justice.”

Lire l’intégralité du communiqué en anglais en cliquant ici

Côte d’Ivoire : « Ils ont regardé sa carte d’Identité et l’ont abattu »

Les victimes ont souvent été tuées en raison de leur appartenance ethnique ou politique

Deux missions d’enquêtes ont été menées par Amnesty International entre janvier et avril 2011.

Le rapport publié le 25 mai 2011 montre clairement que toutes les parties au conflit ont commis des crimes au regard du droit international, y compris des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

Des centaines de personnes ont été tuées, souvent sur la base de critères ethniques ou d’affiliations politiques supposés. Des femmes et des fillettes ont été victimes de violences sexuelles. Des centaines de milliers de personnes ont dû fuir leur domicile.

Aujourd’hui encore, dans l’ouest du pays, des milliers de personnes continuent à vivre dans la brousse par crainte de rentrer chez elles. Elles appartiennent à des groupes ethniques considérés comme favorables à l’ancien président Laurent Gbagbo et ne sont que peu ou pas protégées, que ce soit par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire créées par le président Ouattara ou par les forces de maintien de la paix de l’ONU (ONUCI).

Amnesty International a recueilli à Duékoué (situé à près de 500 km à l’ouest d’Abidjan) plus d’une centaine de témoignages de personnes qui ont survécu au massacre commis le 29 mars par les membres des Forces républicaines de Côte d’Ivoire et leurs alliés.

 « Ils ont demandé aux hommes et aux jeunes de s’aligner et leur ont demandé de décliner leurs prénoms et noms et de présenter leurs cartes d’identité. Puis ils les ont exécutés.  » Il y a eu plusieurs centaines de morts.

Une base de l’ONUCI se trouvait à 1 km du lieu principal de ces tueries. Une femme a déclaré à Amnesty International : « Je suis allée voir les gens de l’ONUCI pour leur dire que nos hommes et nos garçons étaient en train de se faire massacrer et qu’il fallait intervenir et ils n’ont rien fait « .

De nombreux autres témoignages ont fait état des violences commises par les forces soutenant Laurent Gbagbo.

Une habitante de la commune d’Abobo à Abidjan a raconté que le 19 décembre 2010, des hommes étaient entrés chez elle en pleine nuit : « Deux ont emmené mon mari dehors et six sont venus vers moi. Ils m’ont tous violés à tour de rôle. Ils ont jeté les enfants par terre. Les enfants pleuraient. Moi je criais. […] Puis ils sont partis et j’ai trouvé mon mari couché dehors sur le ventre. Il était mort. »

En février et mars, ces forces ont aussi bombardé des zones très peuplées d’Abobo. Un témoin a déclaré : « J’ai encore l’image de ces deux femmes dont les jambes ont été coupées quand l’obus est tombé. Elles ont été conduites à l’hôpital mais n’ont pas survécu à leurs blessures« .

Les nouveaux dirigeants du pays, notamment le président Alassane Ouattara et son Premier ministre Guillaume Soro font face à trois impératifs :

mettre immédiatement fin aux violations des droits humains commises actuellement à l’encontre des partisans supposés ou avérés de Laurent Gbagbo ;

rétablir l’état de droit et ordonner aux forces de sécurité de protéger toutes les populations ;

enquêter de façon impartiale sur les violences commises par toutes les parties au conflit depuis décembre 2010.

La crise qui vient de se dérouler trouve son ancrage dans l’impunité totale qui règne depuis une dizaine d’années dans le pays. Pour mettre fin au cycle de violences et de représailles, il est essentiel que justice soit rendue à toutes les victimes.

Lire l’article sur le site d’Amnesty International  Côte d’Ivoire : « Ils ont regardé sa carte d’Identité et l’ont abattu »

Téléchargez le Rapport d’Amnesty « Ils ont regardé sa carte d’Identité et l’ont abattu »

Silence on continue de massacrer des civils à Yopougon

Voici plus de trois semaines que le Président légitime de la Côte d’Ivoire a été enlevé par les soldats français après 11 jours de bombardement intensif de sa résidence. Ces bombardement par hélicoptères qui ont tué des milliers de civils ivoiriens n’ont ému ni l’ONU ni la pseudo communauté internationale encore moins les organisations des droits de l’homme prompt à s’égosiller sur des vidéos truquées de femmes qu’auraient tués les forces de défenses et de sécurité de Côte d’Ivoire.

En effet TF1 et France 24 toute honte bue se sont permis de diffuser ces images truquées, trafiquées afin de justifier ce qui s’avérera quelques jours plus tard être le plus grand massacre de civils innocents par la force coloniale française en 2011. Oui les français ont massacré des patriotes aux mains nues en leur tirant dessus avec des roquettes d’hélicoptères et des tirs d’obus de chars entre le 1er et le 11 Avril lors de l’assaut final sur Abidjan. Personne n’a levé le petit doigt pour condamner cette sauvagerie des hommes de Sarkozy. Au contraire la presse occidentale a été aux abonnés absents comme si les supporters de Gbagbo n’étaient pas des êtres humains.

Silence aussi des pseudo défenseurs des droits de l’homme comme Arielle
Domsballe, émanuelle Béard, Josiane Balasco, B.H.Lévy le nouveau « ministre de la guerre » etc… etc …

Et Robert Ménard qui durant tout les jeux olympiques de Chine était omniprésent sur toutes les télévisons et radios pour dénoncer la colonisation du Tibet ici son silence est assourdissant…
Silence l’armée française continue de massacrer des civils à l’arme lourde à Yopougon

Depuis le coup d’état de Sarkozy en Côte d’Ivoire, force est de constater que ce sont les soldats français qui assurent la garde des bâtiments officiels en Côte d’Ivoire, ce sont encore eux qui font la police à la place des dozos du sieur dramane ouattara. Il y a cependant une commune qui résiste à l’assaut des forces françaises de sarkozy. Cette cité c’est Yopougon l’imprenable. Depuis 3 semaines les populations des quartiers koweit, nouveau quartier, toits rouges, base maritime, yopougon kouté sont soumis à des pillonnages intensifs par armes lourdes sans que les dizaines de reporters occidentaux présents dans les hôtels du sud de la ville d’Abidjan n’en fasse cas.

Alors qu’ils ont injustement accusé Gbagbo d’utiliser les armes lourdes contre les civils, ils s’en sont servis pendant onze jours contre les civils pro Gbagbo pendant les attaques de leur coup d’état. Plusieurs semaines après le coup d’état français contre Gbagbo, ce sont les populations civiles de Yopougon qui sont maintenant victimes des armes lourdes de la France.
Le seul tort de cette population ayant été de s’être organisée pour se défendre contre les massacres à grande échelle qui y étaient perpétrés par les rebelles dès le lendemain du coup d’état de sarkozy.

Hier pour les besoins de la cause ils ont dit que les rebelles de dramane ouattara qui tuaient les forces de l’ordre à Abobo étaient des civils, aujourd’hui à Yopougon alors que cette fois ci ce sont de jeunes civils ivoiriens qui se battent pour sauver la vie de leurs parents, la presse occidentale les traite de miliciens et ferment les yeux sur le massacre de civils innocents de la plus grande commune de Côte d’Ivoire à l’arme lourde par l’armée française et les chasseurs traditionnels analphabètes qui servent de soldats au gouverneur français de la Côte d’Ivoire, j’ai nommé le sieur dramane ouattara.

Oui pour maintenir son gouverneur sur place sarkozy autorise l’utilisation d’armes de destruction massives contre les civils de Yopougon.

Ils veulent construire la réconciliation forcée à coups de tirs d’obus français et autres roquettes d’hélicoptères gazelles et personne n’en parle.

Jusqu’à quand le cynisme français sera-t-il couvert ? Jusqu’où sarkozy est il prêt à aller pour imposer son ami de la (GLNF) Grande Loge Nationale de France aux ivoiriens? Jusqu’à quand les ivoiriens vont-ils se laisser piétiner par sarkozy sans réagir ?
Après Chirac en 2002 qui a fomenté la rébellion et en 2004 où il a massacré des ivoiriens sans raison, voilà sarkozy en 2011, ne laissons pas la France exterminer les civils de Yopougon en les désignant sous le fallacieux terme de miliciens. Non à Yopougon il n’y a pas de miliciens, oui à Yopougon il y a des civils qui refusent de se laisser égorger par les soldats d’alassane ouattara. Ce qui aux yeux de sarkozy constitue un crime de lèse majesté qui mérite qu’ils soient brulés sous les bombes des hélicoptères français et de l’onu.

Chers frères le temps de la bataille de l’immortalité a sonné. Que chacun fasse son introspection afin de trouver les voies et moyens pour se rendre utile à la lutte que nous devons nécessairement mener contre le colonisateur sur la terre de nos ancêtres. Elle sera peut être difficile et longue, mais rien ne vaut l’honneur de lutter pour défendre la terre de ses ancêtres.

par Ishman Grhenberg

VIA

Côte d’Ivoire : Voici les crimes et exactions que l’ONUCI ne voit pas

Trop occupés à rechercher des charniers virtuels,  naturellement à attribuer au “camp Gbagbo”, les agents “impartiaux” de l’ONUCI n’ont visiblement pas le temps d’investiguer sur les exactions listées ci-dessous.

  • 26/04/2011 : Enlèvement de MahanGahé basile, secrétaire général de la centrale syndicale “Dignité” par les forces pro-Ouattara pour une destination inconnue
  • 25/04/2011 : Thérèse Blabo, une militante en vue du Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo, âgée d’une cinquantaine d’années et mère de deux enfants émigrés aux Etats-Unis, a été brûlée vive près de chez elle, aux 220 Logements, un quartier d’Adjamé. (lien)
  • Exécutions sommaires dans les localités de Pinhou, Binao & Bahé par les hommes d’Alassane Ouattara (lien)
  • Les dozos, milice traditionnelle acquise à la cause de Ouattara responsable de la mort de 330 personnes à Duékoué (lien)
  • 02/04/2011 : Suite aux exactions massives des hommes de Ouattara à l’ouest de la Côte d’Ivoire (environ 1000 morts), l’ONG Human Rights Watch invite Ouattara à “controler ses troupes” (lien)
  • 01/04/2011 : L’armée d’Alassane Ouattara exécute deux cadres FPI à Bahé B (lien)
  • 01/04/2011 : Le chef du village d’Abrévé est égorgé par les FRCI de Ouattara & Soro Guillaume, le duo de terroristes ivoiriens activement soutenu par Nicolas Sarkozy (lien)
  • 02/04/2011 : Les forces pro-Ouattara assassinent 6 jeunes à Dahoua (lien)
  • 01/04/2011 : Les hommes de Guillaume Soro abattent P. Raymond, un ressortissant français proche de Gbagbo à Yamoussokro (lien)
  • 31/03/2011 : Exécution d’une quinzaine de civils par les forces acquises à la cause de Ouattara à Yopougon (lien)
  • 29/03/2011 : L’escadron de la mort pro-Ouattara – “Le commando invisible” – revendique l’assassinat du ressortissant libanais Ali Khali Fawaz (lien)
  • Mars 2011 : Toulépleu, ville de l’ouest tombée aux mains de la rébellion pro-Ouattara passe de 50 000 à 3000 habitants (lien)
  • 25/03/2011 – Une attaque terroriste des partisans d’Alassane Ouattara contre un bus à Adjamé cause la mort de 3 civils (lien)
  • 24/03/2011 – Exécution de 5 personnes dont un policier à Proniani (s/p Sinfra)  par les rebelles pro-Ouattara
  • 17/03/2011 – Selon l’UNicef, 800 000 enfants privés d’école zones Centre Nord Ouest (CNO) sous contrôle d’Alassane Ouattara (lien)
  • 16/03/2011 – Les hommes de Guillaume Soro assassinent le Vice-président du Conseil général de Sinfra (lien)
  • Mars 2011 – Suite à l’occupation de Doké par les troupes de Soro Guillaume 65 habitants seront exécutés (lien 1lien 2)
  • Mars 2011 – La nouvelle armée d’Alassane Ouattara exécute 11 civils à Dénan dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire (lien)
  • Mars 2011 – Le chef du village de Péhé est égorgé par des terroristes se réclamant d’Alassane Ouattara (lien)
  • 15/03/2011 – “le commando invisible”, un escadron de la mort pro-Ouattara abat en plein jour 4 civils à Cocody-les 2 Plateaux (lien)
  • 14/03/2011 – Une position des FDS à Yopougon est attaqué par les rebelles pro-Ouattara, bilan 7 blessés. (lien)
  • 14/03/2011 – Les rebelles d’Alassane Ouattara, soutenus par Nicolas Sarkozy et la communauté internationale, abattent froidement 2 gendarmes à Guézon (lien)
  • 11/03/2011 – Attaque de la société Filtisac à Abobo par les rebelles, un gendarme tué (lien)
  • 07/03/2011 – Le ministère de la santé révèle que l’embargo sur les médicaments imposés à la Côte d’Ivoire par le mari de Carla Bruni et l’UE a déjà causé la mort de 24 malades. (lien)
  • 07/03/2011 – La centrale électrique d’Azito et le groupe Fraternité Matin attaqués par des individus armés (lien)
  • 06/03/2011 – Le commando invisible, l’escadron de la mort acquis à la cause de ouattara attaque de nuit le village d’Anokoi Kouté à Abobo, bilan une vingtaine de mort dont une femme brûlée. (lien 1lien 2lien 3)
  • 27/02/2011 – Les chiens de guerre dirigés par Guillaume Soro attaquent à l’arme lourde le centre émetteur de la RTI sis à Abobo. 3 techniciens de la RTI égorgé ou brûlés vifs (lien 1lien 2)
  • 27/02/2011 – Les militans du RDR, le parti d’Alassane Ouattara incendient un dépôt de la SOTRA à Abobo (lien)
  • 24/02/2011 – L’ONUCI abat un sous officier de l’armée ivoirienne à Daloa (lien1lien 2)
  • 22/02/2011 – Le “commando invisible” l’escadron de la mort pro-Ouattara abat 3 éléments du CECOS dans une embuscade à Abobo (lien)
  • 14/02/2011 – Fermeture abusive des filiales des banques françaises en Côte d’Ivoire…des millions d’ivoiriens se retrouvent privés d’accès à leurs avoirs (lien)
  • 27/01/2011 – Le préfet d’Abengourou agressé, son domicile saccagé par les militants du RDR d’Alassane Ouattara (lien – lien 2)
  • 20/01/2011 – Les domiciles de responsables LMP sont incendiés par des militants du RHDP à Daoukro (lien)
  • 14/01/2011 – Enlèvement et assassinat de 2 militants LMP à Abobo (lien)
  • 12/01/2011 – 5 policiers tués suite à une attaque à l’arme lourde à Abobo (lien)
  • 11/01/2011 – 2 civils & 2 FDS tués au cours d’affrontements à Abobo (lien)
  • 29/12/2010 – L’ONUCI tire sur des manifestants aux mains nues à Marcory (lien)
  • 25/12/2010 – Les militants du RDR, le parti d’Alassane Ouattara essentiellement soutenu par la France, attaquent à la machette la Cité Universitaire de cocody Mermoz (lien)
  • 17/12/2010 – Un policier brûlé vif à Aobobo à l’issue d’une marche dite pacifique du RDR, la formation politique d’Alassane Ouattara (lien)