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Football : racisme, stop !

Chronique de Jerome Carlos

Joseph Sepp Blatter

Sepp Blatter, le Président de la FIFA, est aussi connu dans le monde que le football. Il préside aux destinées planétaires de la discipline sportive la plus populaire sur la terre des hommes. Nous avons affaire à un personnage considérable, nanti d’une stature exceptionnelle. C’est « le phénix des hôtes de ces bois », pour parler comme le fabuliste. Qui a le privilège d’atteindre, dans l’esprit de ses contemporains, un tel niveau de respectabilité et d’honorabilité ne peut plus et ne doit plus se laisser aller à dire n’importe quoi. Et Sepp Blatter a gaffé. Il a laissé entendre que le racisme n’existait pas dans le football et qu’une poignée de main suffisait à régler le problème.

Disons-le comme çà : une bêtise a toujours la taille de son auteur. Elle tend à être proportionnelle à la personnalité de celui-ci. Voilà que Sepp Blatter est au nombre des plus grands de la terre. On comprend que sa déclaration, à tout le moins regrettable, a fait le tour du monde et a bénéficié de l’effet grossissant d’un fait non ordinaire qui sort de l’ordinaire.

A la décharge du Président de la FIFA, Sepp Blatter est de nationalité suisse. Il est, par conséquent, un Blanc bon teint. Le racisme s’exerçant généralement et davantage dans un sens plutôt que dans l’autre, on peut soutenir que l’homme ne sait pas ce que racisme veut dire. Car il y a lieu de faire la démarcation entre celui n’a qu’une idée plutôt vague d’un phénomène et celui qui vit ce même phénomène. Pour que Sepp Blatter éprouve les blessures et les salissures du racisme, il lui aurait fallu changer de peau. Impossible ! Ce sont d’autres qui sont les victimes de cette abomination. Ils ne peuvent, de ce fait, en parler à la légère. Ce sont d’autres qui sont les cibles quasi naturelles des racistes. Ils ne peuvent pas ne pas tenir le racisme pour un fléau qui insulte l’intelligence et piétine notre commune humanité.

Nous n’apprendrons pas à Sepp Blatter que le football, avec tous les enjeux qu’il traine et draine à sa suite, est sorti depuis longtemps du champ du jeu. Le football moderne est une jungle « civilisée ». C’est le champ clos d’une guerre qui ne dit pas son nom. Le football est comparable à un immense chaudron constamment sous pression et chauffé à blanc. Il peut exploser à tout moment. Et il explose quelquefois.

Dans un stade qui gronde de la joie des uns ou qui bout de la colère des autres, un but marqué ou un but encaissé, peuvent faire valser, soit à la hausse, soit à la baisse, les cotations en bourse. S’il en est ainsi, on ne peut s’autoriser, comme l’a fait Sepp Blatter, de simplifier la complexe équation humaine. Dans certaines situations, les vilains sentiments tapis en nos cœurs ressurgissent. Ils ont tôt fait de prendre le dessus sur les bonnes manières que nous recommande le fairplay sportif.

Sur un terrain de football, la concurrence est féroce. Les intérêts en jeu atteignent des pics insoupçonnés. Tous les moyens semblent bons pour parvenir à ses fins. Les principaux acteurs, les joueurs notamment, les nerfs à fleur de peau, se barricadent dans la logique des gladiateurs de l’enfer : tuer pour éviter de se faire tuer. Dans ces conditions, le joueur raciste qui n’a ravalé son vice que le temps des petits sourires et courtoisies devant les photographes et les cameramen révèle sa vraie nature. C’est tout l’arrière fond d’une éducation, d’une conception des êtres et des choses qui se réveille et s’exprime, insulte et blesse.

Comme quoi le racisme n’est jamais loin. Par son environnement, le football réveille ce racisme, le fortifie et le conforte. Une fois dressé sur ses ergots et avec l’extrême rapidité du naja, ce racisme frappe, en crachant son venin mortel à la figure de sa victime.

Non, Sepp Blatter, une poignée de main ne peut suffire à gommer la faute. Non, Sepp Blatter, une poignée de main ne peut suffire à changer le raciste, à lui faire faire amende honorable, à l’amener à enterrer les démons du mépris qui le hantent. Vous avez reconnu votre erreur. Vous avez présenté des excuses. C’est tout à votre honneur. Cela vous grandit. Vous devenez un de nos meilleurs alliés contre le racisme. Vous avez fait le bon choix. Bienvenu en notre armée.

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Sepp Blatter réélu à la tête de la FIFA – Le sport, pas du tout roi célébré !

Le sport, un domaine comme tout autre infecté, infiltré de corrompus sans vergogne. Sport, Football, tiercé, un repère de fauves en mal d´or et d´argent, le sport n´a jamais été un bel art. Ainsi donc, nous assistons impuissants, assis au pourtour des stades, regardant, admirant, des empoignades qui ressemblent à des partis de compétition.

En réalité, tout a été répété, revu, corrigé, discuté et enfin mis en scène à l´issue d´un maquillage, voir, un arrangement à l´amiable basé sur un tarif exorbitant, à coup de billets de banque, de dollars. le sport est au jour d´aujourd’hui réduit à sa plus simple expression, dénué de beauté et de toutes ces valeurs humaines et artistiques, un maquillage lourd, une pièce de théâtre mal foutue, une affaire de gros sous, rien d´autres et même, un véritable dopage. En réalité, il s´agit là d´un tissu de scénarios montés de toutes pièces dans le but d´enrichir des parieurs de grosses sommes. Le sport n´a rien du bel art dont le but était de communier dans un fair-play d´excellence. Il est désormais dénué du but de rapprocher, rien de tout cela, vanité et magouille transpirent dans les compétitions de bas-étages, sur des pelouses synthétiques où se meuvent des produits achetables à la vitrines des petits footballeurs dopés bloc ! Ainsi donc, nous pouvons nous permettre de dire: A Dieu bel art, que le plus fort et le plus riche l´emporte aux dépends du meilleur et de la qualité, souvenirs et mirages que tout ce maquillage de scénarios médiocres, véritables pourritures et puanteur dénués d´étique et de morale. Maquillage et bêtise mal fignolés. Comme si cela ne suffisait pas, nous avons assisté, hier, à Zurich, en Suisse, une fois de plus impuissant au couronnement de Sepp Blatter qui a brillé par un égoïsme et une usurpation de pouvoir empirique. Il aura le culot de transformer, de déformer, de s´accaparer et de faire du fauteuil de No 1 des sports, le trône d´un royaume qui devrait se perpétuer de père en fils alors que nous pensions avec conviction que seul, le sport est roi. Roi ? Alors, dites nous chers spectateurs, qu’est-ce qui aura changé depuis la nuit des temps ou des gladiateurs étaient en empoignade avec des fauves dans des arènes byzantines avec au pourtour, des véreux et minables spectateurs en attente d´effusion de sang ?

Candidat unique sans concurrent, pas de ticket de participation ni d´entrée en salle, le « malheureux pétrodollar » aura jeté l´éponge avant que le Suisse ne dégaine son volumineux portefeuille. Il sera chassé, interdit de montrer « sa bouille », tel un minable tuberculeux, il se tiendra à distance respectable de peur de ne contaminer la ribambelle d´Africains, yeux hors d´orbite, corruptibles à merci, candidature unique, donc.

Et pourtant, et pourtant, l´on a vu M. Blatter en Afrique du Sud danser. Il n´a pas eu un seul mot de compassion avec la pauvre main d´œuvre qui a construit des stades pour des salaires misérables.

Même son de cloche, pas de courage pour accuser la supercherie d´un Blatter, ivre de pouvoir. Et que dire de tous ces figurants Africains réduits au rôle d´applaudimètre ?

La même mésaventure que celle qui s´est répétée plus d´une fois lors des cérémonies de choix d´un pays hôte pour la coupe du monde…Nous avons encore en mémoire, une victoire insinuée par ce même Blatter au profit de l´Allemagne qui a eu les faveurs des pronostics face à un Nelson Mandela d’Afrique du Sud qui avait souhaité à corps et à cri la palme du choix face à un Franz Beckenbauer aux poches bien garnies… Échec, pile et face, puissance d´argent et de faiblesse corruptible oblige ! Blatter ou d´autres, rien que des oiseaux de même plumage, mieux encore, vautours rapaces assoiffés de pouvoir et d´argent, cupides et malhabiles. A dieu art noble, pelouse jaunie par la crasse d´affairistes véreux et minables, une racaille en pagaille dans un bain acide de poisse !

Ils ont adoré le veau d´or !

Le sport, pas du tout roi !

Kaisa Ilunga Kaisa

Rhénanie du Nord – Westphalie – Allemagne