Le Blog de Aymard

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Côte d’Ivoire : Soro, ta tête sera bel et bien brandie au Palais !

Je t’ai lu dans les journaux de l’imposture, en rigolant. « Si GBAGBO avait gagné, nos têtes seraient brandies au Palais Présidentiel ». C’est toi qui l’as dit. Alors je raisonne a contrario. Mais GBAGBO n’a pas gagné, donc c’est ton droit légitime de brandir sa tête devant les caméras du monde.

Petit. Et souffre que je t’appelle « Petit », car tu es petit en tout. Si Laurent GBAGBO voulait ta tête, il l’aurait prise depuis longtemps. Tu le sais mieux que quiconque. Il aime le jeu politique, le jeu démocratique, le jeu d’intelligence politique. Il aime rigoler et il est généreux. Il n’a pas l’âme d’un criminel comme toi.

Je m’étonne alors que tu n’aies pas compris ce qui se joue.

Le Président GBAGBO n’a rien perdu. Ni la guerre que la France lui a imposée ni le combat démocratique ou le combat pour l’Indépendance économique de la Côte d’Ivoire. C’est parce que tu es petit que tu ne comprends pas encore.

Alors le Petit, personne ne te demande ton avis pour la libération du Président GBAGBO. Car même si tu le voulais, la France aurait refusé. Et tu n’y pourrais rien.

La France a demandé à Ouattara de n’envisager la libération de GBAGBO Laurent qu’en 2016. D’ici-là, Ouattara aurait eu le temps de brader toute la Côte d’Ivoire et aurait fraudé pour entamer un deuxième mandat qu’il va négocier en proposant un troc électoral aux militants LMP contre la libération de GBAGBO Laurent.

Alors tes sorties ridicules, ça ne nous intéresse pas. Tu me perds le temps en m’amenant à te consacrer un article.

Mais comme l’éducation citoyenne fait partie de ma mission de guerrier, je suis obligé de m’y consacrer en quelques minutes. Alors écoute-moi bien !

La victoire de Laurent GBAGBO n’est pas une victoire pour un Homme ou la victoire d’un Homme. C’est le triomphe d’une cause, d’un combat, d’une vision idéologique. Ce combat est porté par Laurent GBAGBO comme chef de file. Mais il n’est pas seul. La relève est complètement et qualitativement assurée.

Quand nous parlons de gagner ou perdre le combat dont tu es sorti en 2002 en te proclamant rebelle et en mélangeant le sang des Gendarmes de Bouaké à du café noir pour boire, nous nous inscrivons dans une vision idéologique et historique.

Cela n’a rien à avoir avec verser le sang et faire tomber une ville ou un Palais Présidentiel. Ces lieux ne sont que les cadres administratifs d’expression du combat idéologique et souverainiste. Leur chute n’enlève rien à la dimension intellectuelle et populaire de notre engagement.

Malheureusement, tu n’as rien compris de tout cela lorsque les Pr Zadi Zaourou ou Harris Memel-Fotê et bien d’autres vous enseignaient les principes du combat socialiste en vue d’engager la lutte contre le capitalisme clanique, méchant et égoïste du PDCI-RDA. Normal. Parce que dans tous les cas, personne ne peut assimiler une leçon sur les valeurs en dehors de sa vraie nature.

Alors tu as compris qu’il s’agissait d’une affaire de prendre le pouvoir, par tous les moyens et, instaurer un gros festin de hors-la-loi, pour partager le l’Etat comme un butin de guerre. Parce que ta nature est ainsi faite. Cupidité, meurtre, sorcellerie, rituels du sang, destruction et mort d’homme. C’est pourquoi Dieu t’a refusé et t’a prié d’aller servir ton Maître, Lucifer.

Mais sache que Laurent GBAGBO incarne et incarnera toujours le combat idéologique et la lutte pour l’indépendance économique de la Côte d’Ivoire. Ni son emprisonnement, ni sa disparition, ne le couperont de l’issue de ce combat. Et pour l’issue, notre victoire inévitable est la sienne.

C’est pourquoi je voudrais te rassurer que ta tête sera bel et bien brandie au Palais Présidentiel. Mais elle sera posée dans une poubelle et confiée à des éboueurs pour la brandir car personne ne voudra se salir les mains en y touchant.

Alors Petit, tu n’es rien. Tu ne seras rien. Ni aujourd’hui, ni quand il s’agira un jour de célébrer les valeurs en Afrique et en Côte d’Ivoire.

Tu prospères par la mort et l’immoralité. Tu n’as qu’une prospérité inique qui ne te profitera pas. Ni à toi. Ni à tes descendants. Fruit du mal. Nourris par le fruit du mal.

Quant à Laurent GBAGBO, ne t’en fais pas. Quand le temps de sa libération sonnera, tu nous verras. Et tu comprendras que tu as parlé inutilement.

A très bientôt.

Hassane Magued

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Côte d’Ivoire : FRCI, rien que du pipeau !

On leur avait promis 2 à 3 millions de francs CFA chacun. Ils n’ont empoché que la mort. On leur a promis une formation militaire, ils n’ont reçu qu’un abrutissement militaire. On leur a finalement promis un statut de militaire. Et patatras ! Ils ne comprennent plus ce qu’il leur arrive.

Chaque matin, dans les rues de Yopougon, Abobo, Adjamé, Anyama et peut-être bien ailleurs, ils sont des centaines à courir et à chanter comme les militaires de le font. Les uns arborant des Tee-shirts et culottes bleues flottantes car n’étant pas à leur taille, d’autres, en tenues militaires déchirées, un hélicoptères de l’ONUCI faisant un gros bruit dans le ciel au-dessus de leurs têtes, ceux que certains observateurs sans scrupules appellent les sauveurs, font la joie de plus d’un ou rallument la flamme de la colère chez beaucoup d’autres.

Eux, ce sont les nouvelles recrues FRCI. Je suis FRCI maintenant. Ah non. “Ça c’est avant avant! Anchien temps quoi. Maintenant j’ai dévéni FRCI”. Oui. Les nouvelles recrues FRCI. Ils ont tous une histoire. Anciens mécaniciens, anciens et nouveaux brigands, ancien éboueur, ancien apprenti de mini car urbain, ancien cultivateur, ancien voleur, ancien tôlier, ancien taulards. Bref. Tout y passe ; mais ça, ce n’est que le curriculum vitae. Le profil au moment du recrutement.

Mais ce que vous ne savez pas, c’est qu’avec les FRCI, il n’y a pas de recrutement à proprement parler. On devient FRCI. On adhère à l’armée des FRCI. On est toujours un volontaire. On devient d’abord FRCI et ensuite on gravit des échelons pour finir soit abattu par un autre FRCI soit affecté dans une unité de braqueurs FRCI. Du coup, la plupart des chômeurs, désœuvrés, indigents sociaux qui se réclament du RHDP sont des FRCI. Ils ont tous une carte FRCI. Ils se cachent pour aller participer aux footings des FRCI. Puis après, ils regagnent leurs domiciles. Leur rêve: devenir Policiers, Gendarmes ou Militaires.

L’arnaque que certains sont finalement en train de découvrir, c’est que tout ce traquenard dans lequel ils ont été attirés ne vise qu’à les exploiter et à se servir d’eux.

D’abord, l’adhésion à l’armée des FRCI n’est pas gratuite. Les gros tee-shirts et culottes bleues qu’ils portent sont vendus à 5 000 francs CFA. Pour obtenir une carte FRCI, il faut débourser la somme de 2 000 francs CFA. Pour manger, il faut se débrouiller. Pour être affecté dans une Unité FRCI, les enchères sont ouvertes. Les mieux-disants ont toujours la chance. Si un droit de cuissage aussi peut en rajouter à l’atout physique et au paiement des frais d’adhésion, alors la question du genre est réglée.

Ensuite, l’acceptation des nouvelles adhésions vise à créer un effet de nombre. Quand vous les voyez courir le matin, selon nos sources, avec des grands bruits sur terre et dans le ciel, vous avez l’impression qu’il y a une armée de plusieurs dizaines de combattants aguerris qui se met en place. Mais tout ça n’est que du vent. C’est le petit blanchisseur du quartier ou le gérant de cabine téléphonique ou un désœuvré parti tenter sa chance, qui crie dans vos oreilles comme s’il faisait quelque chose de sérieux.

Par ailleurs, la plupart des tenues autres que les tee-shirts qui sont vendues aux nouveaux adhérents, sont des tenues qui ont été confectionnées pour le service civique sur demande du Président GBAGBO. Ces tenues ont été mises à disposition gratuitement. Mais les Commandants FRCI en ont fait un business rentable.

Enfin, et c’est sur ce point, que je voudrais insister, les adhésions ouvertes au sein des FRCI visent un seul vrai objectif: mobiliser la chair à canon en cas d’attaque. Ces jeunes naïfs, croyant être devenus des militaires parce que participant à quelques exercices sportifs, seront armés, poussés devant les lignes ennemies pour se faire arroser comme des mannequins de champs de tirs. Pendant ce temps, ceux qui savent ce qui se joue, les FRCI-FAFN rescapés des combats d’Abidjan, auront le temps de prendre la poudre d’escampette en cherchant à rejoindre la base arrière de Bouaké, puis de Korhogo, et ensuite du Burkina Faso.

Alors, la vérité c’est que ces jeunes dont on abuse de la confiance ont pour seul avenir réel que de servir de chair à canon. Donc, comme ils ne servent à rien de bon pour l’instant, ceux qui les font rêver les laissent dans la faim la plus horrible. Finalement, les Gendarmes ou les Policiers ivoiriens épris de pitié pour eux leur offrent à manger matin et soir, pendant les “patrouilles” à main nue qui leurs ont imposées avec une présence de quelques FRCI affamés mais armés. Ce qui est d’ailleurs raisonnable. Sinon, ils courent le risque de se faire tirer dessus par ces individus sans formation qui tiennent des armes d’assaut alors qu’ils ont très faim.

Dans tous les cas, ces hommes armés ou utilisés comme des militaires sont attirés dans une grosse arnaque qui va leur coûter la vie. Pour l’heure, cette escroquerie ne leur coûte que de l’argent qu’ils n’ont pas, mais aussi et surtout, leur avenir pour avoir abandonné les petits métiers qui les faisaient vivre.

Il est donc urgent que chaque parent prenne conscience et insiste auprès de son fils pour lui éviter le destin tragique qui sera le sien dans cette aventure de “militaires” FRCI affamés, infâmes et voleurs.

A très bientôt.

Hassane Magued

Côte d’Ivoire : la Résurrection a fait des recalés !

Le Petit Gros les avait tous rencontré et leur avait promis une nouvelle vie après la mort de leur âme. Cette mort au départ quelque peu rentable, bien rémunérée surtout, et qui a pris la forme d’une mort collective baptisée la Trahison des Généraux ou des Officiers.

Qui ne les a pas vu dans les heures qui ont suivi le 11 avril 2011, avec des sourires larges à fendre leurs mâchoires, en train de roder et d’être brandis comme des traîtres d’une rare noblesse, devant les Caméras du Monde.

Monsieur Haut les Cœurs. Messieurs les doyens d’âge de cette affaire. Puis les nouvelles recrues. Arborés de quelques barrettes sur l’épaule ou de deux à quatre étoiles sur les poitrines ou les képis, ils avaient tous rejoint l’Hôtel du Golf croyant en une montée collective, que dis-je, une descente collective, dans l’antre « paradisiaque » promis par l’Imposteur en Chef par la bouche du Petit Gros.

Mais que non ! Même chez le diable, la résurrection obéit à un minimum de règles. D’abord, il ne faut pas être un ouvrier de la dernière heure. Ensuite, il faut avoir semé, notamment la mort, soit en la donnant personnellement soit en aidant à la donner avec quelques secrets défenses hautement stratégiques diffusés volontiers à l’attention de l’ennemi. Alors, il ne suffit pas d’arroser ce qui a été planté en lui donnant un vernis d’allégeance. Cela ne suffit pas pour ressusciter d’entre les vendus et les lâches. Enfin, il faut être originaire du bon côté de la Côte d’Ivoire, là où le soleil rouge sang brille et distille une odeur de putréfaction.

Or ni Mangou, ni Kassaraté, ni Bi Poin, ni Doué Mathias et les officiers supérieurs avec qui il a partagé ce destin d’exilé provoqué par sa propre lâcheté et l’arrivisme exacerbé de Philippe Mangou, ne remplissent l’ensemble de ces conditions. Dès lors, leur résurrection tant rêvée, tant espérée, tant convoitée, ne pouvait qu’avorter. Normal. Beaucoup d’appelés, très peu d’élus, même pour un voyage gratuit vers l’enfer de l’Imposture.

Le Petit Gros a été efficace sur ce coup là. C’est pourquoi il se fait surveiller désormais par 500 Chairs à Canon FRCI assaisonnées d’Armes lourdes de tous types, afin d’échapper à la riposte des recalés de la résurrection à l’Hôtel du Golf ou, à la rage mal cachée du Moro Naba qui sent que l’élève veut accélérer sa chute parce qu’il a appris à voler de ses propres ailes.

Tout compte fait, un traître trahi ne peut se plaindre auprès des victimes de ces trahisons croisées et dynamiques. Dans la pègre, cela s’appelle « être un esprit » que te pouvoir faire ce que Soro Guillaume et son Maître ont fait à tous ces gradés qui croyaient que la résurrection après avoir vendu leurs âmes était une chose acquise de droit.

Maintenant, j’imagine qu’ayant été recalés advit aeternam, ils s’attendent à une autre résurrection du côté de la Révolution Permanente. Cela me donne un petit sourire aux lèvres. Ils peuvent venir tenter leur chance si cela ne leur fait pas peur. Au fait, la Religion Catholique n’enseigne-t-elle pas que le purgatoire existe ? Ce lieu où après la mort, l’âme du défunt est admise pour se faire pardonner ses péchés et, espérer le salut dont il n’a pu bénéficier de son vivant.

Le petit problème technique qu’ils peuvent rencontrer cependant, c’est que nous n’avons pas le temps de trier entre ceux qui regrettent leur résurrection ratée ou ceux qui veulent se racheter sincèrement. Sinon pour le principe, nous ne refusons pas le mea-culpa d’un tel ou d’un autre. Sauf que dans le feu de l’action, tout ira si vite et si fort que tout reste imprévisible.

A très bientôt.

Hassane Magued

Côte d’Ivoire : Bienvenue au Centre de Dressage Simone Gbagbo d’Odienné !

Debout ! Assis ! Debout ! Assis ! La Révolution Permanente vous souhaite la bienvenue, dans le Centre de Dressage FRCI d’Odienné, dans le Nord de la Côte d’Ivoire. Présentez-vous !

Moi je s’apel Abou Cissé dit « lé vié », Company Guépard, Zone 3. Moi je s’appel moi Ouadraogo Pissinga, Guépal zon 3. Moi je s’appel Koffi Dozo, j’ai plantair é Dozo, … et ainsi de suite, ils se présentent tous.

Alors comme vous avez fini de vous présenter, Moi c’est Simone GBAGBO, je vais vous apprendre à lire et écrire. Comme ça, si vos chefs demandent des rapports, vous allez pouvoir écrire. Je vais aussi vous apprendre à connaître d’autres choses que les militaires doivent savoir sur la Côte d’Ivoire ; des choses comme l’Hymne National, la Devise de la Côte d’Ivoire, etc. etc.

Alors, vous tous ici, c’est compagnie Guépard ? Oui Mandam !!! Un Guépard c’est quoi ? Silence de cimetière. Qui connaît ce que c’est qu’un guépard ?

Dans le fond : moi. Il se lève. Oui, Koffi Dozo ! Guépal c’est petit animau dozo. Y trappé viande en brousse pour manger lui !

Très bien ! Merci Koffi Dozo.

Alors venons-en aux choses sérieuses. Il faut le faire. Dresser ces broussards d’un autre âge, les domestiquer et en faire des hommes utiles et non nuisibles.

Ne me dites pas que vous assistez-là, à une drôle de dialectique du geôlier et du prisonnier. Une mère reste une mère, même vis-à-vis d’un bourreau. Un nationaliste reste un nationaliste, sauf si son engagement n’était qu’une farce pour se trouver du côté où ce discours nourrit son homme. Alors un intellectuel doublé d’une conviction nationaliste et panafricaniste, ça doit faire œuvre utile !

Et c’est ce chantier de l’engagement utile que cet Article 95ème de la Révolution Permanente nous invite à ouvrir partout où nous sommes et peu importent nos moyens, notre condition, notre colère, notre révolte. Il faut en tout temps et en tout lieu, poser un acte pour sauver la mère patrie, la Côte d’Ivoire, la Libye, l’Afrique !

Alors à Odienné, Simone GBAGBO arrêtée le 11 avril par l’Armée Française en même temps que le Président GBAGBO, livrée à la haine débordante des illettrés et buveurs de sang de l’Imposteur, nous invite depuis son lieu de déportation à mener le combat de la civilisation des renégats. Ce sont eux que l’envahisseur instrumentalise. Ce sont eux qui servent à porter le glaive dans les entrailles de nos Nations. Il faut alors les domestiquer, leur enseigner le civisme, l’amour de la Nation !

Qui connaît l’Hymne National de la Côte d’Ivoire ? De nouveau silence de cimetière. Vous êtes des militaires et vous ne connaissez pas l’Hymne National de Côte d’Ivoire ? Le Commandant geôlier en Chef va se lever et il se leva. Mandam, je suis au serré ! Ça là, Papa n’a pas montré nous oh ! Qui est Papa ? Papa Chérif, Chérif Ousmane.

Et pourtant ses hommes sont réputés les plus formés. Ici, Simone, l’instructrice médite. Alors voilà. L’Hymne National, c’est le chant que les militaires chantent quand ils font rassemblement autour du Drapeau de Côte d’Ivoire pour le faire monter haut sur un mât. Ce chant-là s’appelle l’Abidjanaise ! Donc l’Hymne National de la Côte d’Ivoire, c’est l’Abidjanaise.

Han, Mandam, c’est femme de Abidjan il a fait chant qui est doux là ? Tchié, femme là est fort dèh !

Ah ignorance quand tu nous humilie notre Afrique ! Ah analphabétisme quand tu nous maintient dans l’abîme !

Très bien. Alors je vais vous apprendre à chanter chanson de Drapeau de Côte d’Ivoire qui est doux là !

Autre chose à présent. Quelle est la devise de la Côte d’Ivoire ? Ça murmure dans le fond. Ils se sentent agacés. Je devine naturellement. Le Commandant se lève de nouveau. Mandam, tout ça nous on connaît pas ! Y fo nous aider !

Bon esprit de collaboration. Je vois. Alors voilà : la devise de la Côte d’Ivoire, c’est comme le Cri de guerre de la Côte d’Ivoire. Le Cri de guerre des Ivoiriens. Ce cri c’est : Union, Discipline, Travail !

Et ainsi de suite. Puis encore et encore. Elle y va avec ce travail de fourmi, d’intellectuel, de personnes qui a compris qu’il faut transcender nos meurtrissures pour sauver la Côte d’Ivoire. D’abord les 26 lettres de l’alphabet. Un casse-tête chinois pour eux. Ensuite, les grands symboles de la République. Et plus tard ou peut-être concomitamment le Civisme, la valeur sacrée de la Vie humaine, la valeur sacrée de la Souveraineté Nationale, la valeur sacrée de la Liberté, le devoir citoyen de protéger la Nation contre les pillards et les voleurs.

Alors si je suis Journaliste, ma plume doit accélérer la mission de libération de la Côte d’Ivoire. Si je suis un militaire, mon art de la guerre doit ramener le sourire aux lèvres de ce peuple meurtri. Et si je suis un serviteur de Dieu, ma prière doit viser à mettre fin au règne du mal. Et chacun selon son petit métier !

Alors, Fiers Ivoiriens, le pays vous appelle et vous dit :

Salut ô terre d’espérance

Pays de l’hospitalité

Tes légions remplies de vaillance

Ont relevé ta dignité.

Tes fils, chère Côte d’Ivoire,

Fiers artisans de ta grandeur,

Tous rassemblés pour ta gloire,

Te bâtiront dans le bonheur.

Fiers Ivoiriens, le pays nous appelle

Si nous avons, dans la paix, ramené la liberté,

Notre devoir sera d’être un modèle

De l’espérance promise à l’humanité.

En forgeant unis dans la foi nouvelle,

La patrie de la vraie fraternité !

A très bientôt.

Hassane Magued

Biens mal acquis des patrons de la rebellion ivoirienne des Forces Nouvelles, l’enquête de La Lettre du Continent qui dérange

Biens mal acquis des patrons des FN l’enquête de La Lettre du Continent qui dérange

Ah ! que la guerre en Côte d’Ivoire a été jolie pour certains ! C’est la conclusion à laquelle on arrive lorsqu’on lit l’enquête que la feuille confidentielle La Lettre du Continent a consacrée aux biens accumulés au cours de la guerre – qui a commencé il y a presque exactement neuf ans – par Guillaume Soro et ses lieutenants de l’exrébellion des Forces nouvelles.

On y apprend qu’avec la disparition annoncée de la Centrale, les anciennes figures du MPCI investissent à fond dans l’immobilier les sommes issues de « l’économie de rente » installée dans les zones Centre Nord et Ouest. Ainsi, en un temps trois mouvements, Guillaume Soro a racheté, nous apprend la publication, et la résidence de l’ancien procureur de la République Raymond Tchimou (Beverly Hills) et un immeuble appartenant à l’ancienne Première Dame Thérèse Houphouët-Boigny, à la rue des Jardins (Deux-Plateaux).

Wattao possèderait de son côté des dizaines de grosses cylindrées (Ferrari, Compressor, BMW X5. En comparaison, explique le titre édité à Paris, Teodorin Obiang Nguema Mangue, le fils du président équato-guinéen, internationalement connu pour son côté flambeur impénitent, serait un « petit joueur ».

Hervé Touré dit « Vétcho » s’enrichit de son côté dans la contrebande des produits pétroliers venus du Burkina Faso et du Mali. Chérif Ousmane quant à lui fait fortune dans le « gardiennage » des banques du Plateau. Il aurait aussi réquisitionné pour son plus grand profit l’hôtel Harmattan de Bouaké, si l’on en croit La Lettre du Continent. Il possède plusieurs résidences, explique le titre, au Burkina Faso, pays de sa femme, petite fille de l’ancien président Sangoulé Lamizana. On se rappellera opportunément qu’Alassane et Dominique Ouattara étaient les témoins de leur mariage…

Morou Ouattara, plus entreprenant, a une ferme agro-pastorale à Bouna. Fofana Losséni dit « Loss » a de son côté gagné beaucoup d’argent dans la contrebande du café de la région des Montagnes. L’on comprend, à la lecture de cet article, la sourde colère qui habite la base des soldats FRCI d’origine MPCI… qui n’ont jamais été payés en neuf ans de combats. Et ont décidé de se rémunérer en se transformant en coupeurs de route et en braqueurs. Bien entendu, la « rigueur » du chef de l’Etat Alassane Ouattara ne touchera pas les milliardaires de la guerre…

Par Benjamin Silué du Nouveau Courrier

Lire l’article Les châteaux des rebelles ivoiriens à Ouagadougou

Côte d’Ivoire : Vive le printemps des Daltoniens !

Je vous l’ai promis, ensemble, nous lèverons tous les points d’ombre sur la grosse arnaque qui a cours avant que l’Imposteur ne chute avec fracas dans une nuée de poussière. Le temps faisant son œuvre, petit à petit, nous nous rapprochons du point d’achèvement de cette noble mission qui n’est plus qu’à quelques coudées d’efforts. C’est dans cette dynamique qu’aujourd’hui, la Révolution Permanente a décidé de vous révéler les critères qu’il faut remplir en ces temps de lamentations pour vivre et même « vibrer » heureux en Côte d’Ivoire.

Vous l’aurez peut-être deviné. Je n’ai rien inventé. Je n’ai fait qu’observer avec mes nombreux yeux, certains militants du RHDP de Dramane et Konan, pour comprendre qu’il faut remplir des critères tous particuliers pour vivre et vivre heureux de nos jours en Côte d’Ivoire. Parce que dans ce chaos sans qualificatif, il se trouve des personnes d’apparence normale, qui prétendent être heureuses et qui le sont visiblement, pendant que la Côte d’Ivoire reste pantoise face aux défis que les temps nous imposent :

Défi de domestication des FRCI :

« Maadou va au biolo, biolo, lo, l, o, lo. Biolo… » On ne dit pas « biolo », on dit « Bureau… !» ; ça, c’est la mère et l’intellectuelle Simone GBAGBO qui se donne tout ce mal en ouvrant une école pour domestiquer les FRCI affectées à sa surveillance comme geôliers. Et cet exemple fait déjà école.

Défi de désenvoûtement des frères Ivoiriens tombés sous le charme du menteur à la langue fourchue :

« Arrière de moi Satan ! « Escudo Maechi ! » Ce Bouclier céleste qu’il faut à tous.»

Défi de trouver la pitance quotidienne :

« Mon viééé, ton péti a faim dèh ! » cette phrase inachevée, cette sommation qui signifie : si tu ne fais rien dans l’immédiat pour me trouver de l’argent, je vais te braquer tout de suite.

Puis en regardant ailleurs qu’à ces défis, vous les verrez : commerçantes ruinées, tenancières de restaurant mises à la rue, parents pauvres vivant dans des habitats précaires qui datent des années 80 déguerpis sans être relogés, Universités fermées pour loger des bandits évadés de prison, prisonniers libérés pour conduire le développement en lieu et place des cadres qui les remplacent désormais en prison, cadres compétents licenciés pour embaucher en leurs lieux et places des militants qui auront proclamé leur haine contre Laurent GBAGBO, et ainsi va la vie dans la Côte d’Ivoire de nos jours.

Mais ne cherchez pas beaucoup plus loin que dans votre environnement immédiat. Ils sont là, les plus heureux, ceux qui ont pu s’adapter et faire corps avec le chaos qu’ils ont pris l’option de regarder comme le bonheur suprême. Eux, ce sont les militants du RHDP ayant trouvé à manger et à boire dans ce deal de la honte. Deal des charognards, deals des dealers, deal des mécréants.

Dès lors qu’on y trouve une promotion non méritée, un emploi en occupant le poste d’un cadre jugé pro-GBAGBO et licencié pour restructuration ethnique des entreprise selon le modèle enseigné à la Présidence de la république occupée par un Imposteur ; dès lors qu’on a le sentiment d’être du bon côté, du côté de ceux qui donnent les coups et n’en reçoivent pas, du moins pour le moment, alors, on peut être heureux, très heureux, trop heureux, narguant les militants et sympathisants de la Majorité Présidentielle déchus, convaincus pour certains, qu’ils ne tarderont pas à vendre leur âme pour avoir part à cette comédie ridicule du bonheur virtuel.

C’est donc cela. Le printemps des daltoniens. Les beaux jours des cadres et assimilés qui voient du vert à la place du rouge et du jaune à la place du vert. C’est normal. Ils sont devenus des daltoniens.

Alors avec ces gens nés de nouveau pour le pire et le chaos, le licenciement d’un ancien collègue devient une opportunité pour un militant de base ; l’exécution sommaire d’un père de famille est le juste salaire mérité pour son soutien à Laurent GBAGBO ; la destruction de millions de commerces sans aucun plan de dédommagement ni de réinstallation est un mal nécessairement mérité pour une activité qui servait à nourrir et prendre soin de « familles inutiles » ; le rançonnage et l’insécurité devenant ainsi, les critères essentiels pour reconnaître un bon militaire.  Bref. C’est à y perdre la raison.

Pour cette forme de cyniques daltoniens sociaux ivoiriens, sans foi ni loi, dès lors que les avantages professionnels ou militants demeurent bien garantis et que l’Imposture donne le sentiment d’avoir quelques jours de floraison encore, eh bien le bonheur peur être parfait, le mal peut être vu comme le bien et les pleurs des autres comme une musique langoureuse.

Et pourtant, tout est déjà accompli. Il ne reste plus que le Temps de celui qui fixe le Temps. Et alors ce sera le réveil brutal et traumatisant, la ruine du château de glace de bonheur, sur lequel nos braves daltoniens du RHDP ont cru bon de construire leur comédie sociale, leur misère morale et leur bonheur à l’arrière goût toxique.

A très bientôt.

Hassane Magued

Cote d’Ivoire : FANCI FDS ou FANCI FRCI : un cochon reste un cochon !

Vous n’avez pas encore fini d’en apprendre sur l’homme. Il est le Gourou de l’Imposture ; ça vous le savez déjà. Il est aussi le fondateur de la théorie économique de la Gouvernance par la Mendicité Internationale.

Vous le savez, c’est cette trouvaille qui lui a valu le Prix 2011 de l’Imposteur le plus déshonoré au Monde. Mais le fils de Sindou a plus d’une casquette dans sa besace. Il est Blanchisseur de cochons. Ça c’est nouveau pour vous.

La Révolution Permanente N°0080/09/11
Vendredi 9 Septembre 2011

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FANCI FDS ou FANCI FRCI : un cochon reste un cochon !

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Vous n’avez pas encore fini d’en apprendre sur l’homme. Il est le Gourou de l’Imposture ; ça vous le savez déjà. Il est aussi le fondateur de la théorie économique de la Gouvernance par la Mendicité Internationale. Vous le savez, c’est cette trouvaille qui lui a valu le Prix 2011 de l’Imposteur le plus déshonoré au Monde. Mais le fils de Sindou a plus d’une casquette dans sa besace. Il est Blanchisseur de cochons. Ça c’est nouveau pour vous.

Eh oui. Ouattara, de son vrai nom Mossi Dramane, s’occupe de donner la dignité à des cochons de brousse. Il les lave, leur donne à manger quand il le peut, leur donne des noms, et encore des noms, parce qu’il veut qu’ils ne soient pas des cochons ordinaires, des cochons comme Monsieur Tout le Monde en a. Donc il y va à fond.

Mais la tâche est rude. Elle a tout l’air d’une mission impossible. Cependant, l’homme est un fonceur, désespéré, absorbé et têtu. Alors, il y va sans vergogne. Sauf qu’il oublie qu’un cochon reste un cochon. Même blanchi, parfumé, décoré, déguisé, il reste un cochon !

Quand Ouattara s’est lancé dans ce boulot en 2002, il a pensé qu’en appelant ses cochons MPCI, MPIGO, MJP, ils prendraient l’apparence de tigres ou de lions régnant en maîtres absolus dans la jungle qu’il s’est donné pour vocation de créer en Côte d’Ivoire. Mais les cochons sont restés les mêmes cochons : attachés aux déchets, habitués à l’insalubrité, tuant et dévorant tout sur leur passage.

Alors ses associés lui ont recommandé de donner d’autres noms aux cochons. Ensemble, le troupeau s’est vu baptiser FAFN (Forces Armées des Forces Nouvelles), puis individuellement, les cochons ont pris diverses appellations : Cochon Premier Ministre, Cochon Ministre, Cochon Commandant, Cochon soldat, etc. Mais les cochons ont conservé leurs habitudes. Omnivores, habitués à la boue, ils ont trempé dans toutes les formes d’insalubrités sociales : vol à main armée, braquage de banques centrales, rançonnage, meurtres, massacres de civils, affrontements meurtriers entre clans, assassinats, exécution extrajudiciaires, la liste pourrait nous occuper toute la journée.

Puis vint le grand jour. Ouattara devait parader à la face du Monde avec les mêmes cochons, renforcés officiellement en nombre par plusieurs partenaires qui agissaient jusqu’ici en sous-main. Alors les cochons prirent la dénomination de FRCI (Frères Cissé de Côte d’Ivoire ou si vous préférez Forces Républicaines de Côte d’Ivoire). Ce fut le comble. Lâchés en masse, en association avec d’autres cochons dressés dans des fermes plus sauvages que celles de la Côte d’Ivoire, accompagnés de cochons errants, ils mirent à sac toute la Côte d’Ivoire. Un gros tas de ruine présenté comme un territoire en chantier fut servi pompeusement au reste du Monde.

Mais cette fois-ci, les cochons posent problème. La jungle est créée. L’objectif est atteint. Cependant, les cochons mangent tout, s’attaquent à tout, détruisent tout, sans réfléchir, parce qu’ils ne peuvent pas réfléchir. Ils sont des cochons, poussés par leur instinct de cochon et agissant par réflexe animal. Le propriétaire, les partenaires, les admirateurs, tous en paient le prix, scandalisés et effrayés. Et croyez-moi, ce n’est que le début avec ces cochons que j’ai vus de mes nombreux yeux.

Alors Ouattara sort sa dernière carte. Il pense que le nom FRCI pour des cochons déclenche un mauvais « chakra », une mauvaise énergie comme le disent ses coreligionnaires Bouddhistes. Il croit toujours qu’une magie pourrait s’opérer, rien qu’en changeant de nom. Alors il a entendu parler d’un peuple, d’humains, organisés en forces armées, habiles au combat, professionnels et dont la dénomination apporte dignité, dans une certaine mesure.

Ce peuple, c’est le peuple FANCI (Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire). Donc Ouattara a de l’espoir. Désormais, ses cochons vont s’appeler FANCI.

Mais Ouattara, mon pauvre Imposteur ! Il y a FANCI et puis FANCI ! Pour parler comme l’autre. FANCI Cochons et FANCI Militaires ne seront jamais confondues. Il y aura toujours d’un côté FANCI FDS et FANCI FRCI. Parce que ces deux blocs de FANCI n’appartiennent pas à la même race, à la même espèce. C’est comme quand vous jetez un bout de bois au milieu des poissons dans l’eau. Il ne devient ni un caïman, ni un poisson. Il reste un bout de bois. Alors un cochon, même éduqué à la va-vite, alphabétisé, domestiqué, flanqué dans une fourrure de brebis, il reste un cochon !

C’est pourquoi je vous prie, d’arrêter de distraire le Monde avec vos histoires de changement de nom ou d’appellation ! Tout ce qu’on vous demande, c’est d’assumer la responsabilité des actes de votre troupeau de cochons dont vous assurez le Commandement ! Car quoique vous fassiez, quel que soit le nom que vous leur donneriez, vous n’échapperez jamais à la Justice que rendra la Côte d’Ivoire restaurée, réhabilitée et libérée, pour punir les crimes odieux commis par vous et votre race de cochons !

A très bientôt.

Hassane Magued

Les châteaux des rebelles ivoiriens à Ouagadougou

Les châteaux des rebelles ivoiriens à Ouagadougou

Depuis 2002, les rebelles ivoiriens ont tué et volé pour se construire de belles maisons à Ouagadougou, d’où ils étaient partis pour attaquer la Côte d’Ivoire et le régime de Laurent Gbagbo.

Pendant 10 ans, ils ont détourné le cacao et le café en direction du Burkina, le coton, l’anacarde, le diamant exploité en zone nord et envoyés au Burkina. Depuis 2002 au niveau intérieur, le premier impact est la perte sèche des recettes historiquement collectées dans la zone Cno (le nord de la CI sous contrôle rebelle). Cette perte est consécutive à la fermeture des postes douaniers et bureaux de collectes d’impôts dans ces zones.

Le préjudice subi par le trésor public est estimé à plus de 240 milliards de F CFA. (…) Les fuites de cacao et de café vers les pays limitrophes ont occasionné des pertes de l’ordre de 240 milliards à la Douane.

Non sans ajouter que l’Etat a perdu au total sur les sept ans, plus de 3 035, 1 milliards de FCFA au niveau des finances publiques.

Ces images des résidences des leaders de la rébellion ivoirienne à Ouagadougou ont été postées sur Facebook.

 Une villa d’une des maîtresses de Guillaume Soro
La Villa de Sidiki Konaté à Ouaga
Une Villa d’un ponte rebelle à Ouaga
La Villa de Hervé Morou Ouattara à Ouaga
La Villa de Sheriff Ousmane à Ouaga
Propriété de Issiaka Ouattara alias Watao
Propriété de Guillaume Soro à Ouaga

Côte d’Ivoire : Comment l’ONUCI a participé aux tueries des civils à Duékoué

Voyageur en transit au moment des faits,  j’ai décidé de rendre ce témoignage sur les tueries massives à Duékoué (450 kilomètres d’Abidjan-ouest de la Côte d’Ivoire). Je le fais pour deux raisons fondamentales. Eclairer la lanterne de l’opinion et tout individu qui voudrait en savoir plus sur cette bêtise humaine inexplicable. Mais surtout,  en tant que sachant, ne pas rendre ce témoignage serait synonyme de complicité devant Dieu face à ses crimes contre l’humanité.

Comme le métier d’opérateur économique l’exige, je voyage bien souvent. C’est ainsi que ce dimanche 27 mars 2011, j’ai été emmené, à bord de mon véhicule personnel, à partir d’Abidjan en compagnie de deux amis. Direction Man. N’ayant pas vite pris le départ d’Abidjan, nous pointons au corridor de sécurité de Duékoué à 20 heures 30 minutes. Là, nous découvrons une situation bien inhabituelle, bizarre même. Le corridor était fermé à la circulation ! Comme témoigne la herse qui traverse entièrement la chaussée. Nos nombreux Klaxons pour amener les maîtres des lieux à dégager la herse restent sans écho favorable. Le corridor présentait un calme de cimetière. Il n’y a aucune âme qui vit. On finit par comprendre que les agents de sécurité sont tapis dans l’ombre. Mais on comprendra le pourquoi un peu plus tard. Toujours est-il qu’on a rebroussé chemin pour replier sur le carrefour de Guessabo (40 kilomètres), attendant le jour pour repartir. Juste le temps de voir plus clair dans la situation. «Il y a couvre feu à Duékoué, mais habituellement, c’est à 21heures. Cette fois, ils ont fait 19 heures, ils n’ont pas dit qu’ils son forts, demain ils vont voir», explique un jeune chasseur traditionnel Dozo, à Tobly-Bangolo, où on avait marqué un arrêt pour s’informer. A Guessabo, nous passons la nuit dans le véhicule tout comme de nombreux véhicules de transport en commun avec leurs passagers. Man, Duékoué, Guiglo, Zagné, Taï, Bloléquin et Toulépleu sont les destinations des voyageurs rassemblés pour la circonstance à Guessabo carrefour. 6heures, nous revoilà au corridor de l’entrée de la ville de Duékoué, ce lundi 28 mars 2011.Si la herse est dégagée de la voie cette fois-ci, certains soldats loyalistes, armes au poing,  sortent brusquement du fourré pour nous intimer l’ordre de faire demi-tour. Une manœuvre que nous n’avons pas fini de faire quand la réponse est donnée à  toutes nos interrogations de la veille. C’est que Duékoué est le théâtre de violents combats entre les forces loyalistes et les forces pro-Ouattara.  Crépitements, détonations et explosions les plus assourdissants se faisaient entendre dans la ville située à 500 mètres de ce corridor de sécurité.

Dans le village de Niambly déserté où on a trouvé refuge dans la précipitation, la sécurité, évidemment, est loin d’être garanti. Surtout que les forces pro-Ouattara, venues du coté de Guessabo, avaient coupé toute cette zone du fleuve Sassandra. Pris entre deux feux, tous les automobilistes dont certains essuyaient des tirs déjà ne pouvaient trouver d’autres solutions que de faire irruption dans le camp onusien, un contingent marocain de l’ONUCI situé à l’entrée de Duékoué. A leur corps défendant, les militaires onusiens font le ménage  en nous installant sur une aire vague en pleine plantation de cacaoyer, à proximité de leur camp. Femmes, enfants, bébé, vieillards, jeunes et adultes, tous des voyageurs et ne se connaissant pas du tout, vont partager leur destin là, à même le sol, au pied d’une vieille bâtisse  tenue par un vieux gardien. «Notre rôle ne consiste pas à héberger, à recueillir les gens dans nos camps, c’est exceptionnel, votre présence est acceptée momentanément», explique avec un brin de fermeté, un soldat marocain à ses visiteurs du moment à qui des nattes sont distribuées. Dans le même temps, les soldats dressent un corridor autour de leurs visiteurs inattendus.
Pendant ce temps, les combats entre forces loyalistes et pro-Ouattara font rage dans la ville. Des informations persistantes  font état de ce que les forces pro- Ouattara mènent le bal sur le terrain, c’est-à-dire contrôlent la quasi-totalité de la ville. Certains automobilistes retranchés  comme nous avaient perpétuellement le téléphone collé à l’oreille et dissimulaient mal leur enthousiasme. 14 h. Il se passe quelque chose. Les FDS loyalistes ont-elles du renfort ?

Toujours est-il qu’une hystérie s’est emparée du contingent marocain. Qui fait sortir de son camp d’importants engins militaires. Ordre est donné pour que les visiteurs hommes suivent les femmes et les enfants dans le camp où auparavant, seuls les derniers cités avaient été admis. Pourquoi tout ce ménage ? La réponse ne se fait pas attendre pour les fugitifs qui s’activaient à installer leurs nattes au sein du camp. Parce que la terre tremble. Car les armes lourdes postées ça et là dans le camp et hors du camp ont été actionnées et vrombissent. On saura un peu plus tard que l’ONUCI réagissait pour mettre sous l’éteignoir les FDS qui reprenaient du poil de  la bête en reprenant le contrôle de la ville.  Les forces pro-Ouattara étaient donc en difficulté. Cet état de fait est  plausible d’autant qu’un des leurs en treillis qui a abandonné son arme s’est présenté au camp pour indiquer de façon précise les positions de leurs ennemis (FDS). Surtout du côté de la zone carrefour, un quartier des autochtones guéré, fief des groupes d’auto-défense locaux depuis 2002, date de l’éclatement de la rébellion armée en Côte d’Ivoire.

L’ONUCI dont les chars sont déjà  présents dans la ville pendant les combats intensifie ses frappes dans le quartier général des autochtones Wê où tous les civils se sont enfermés dans leurs habitations. 18 heures, les combats ont baissé en intensité. Le ciel de  Duékoué est noir de fumée comme si l’on venait de brûler des champs pendant les travaux champêtres.  Cette fumée traduisait l’âpreté des combats au cours de la journée. Autour de 18 heures 30, un hélicoptère de l’ONUCI survole la ville. «Condoléances et courage à vous dont les parents sont tombés aujourd’hui à Duékoué, parce qu’il y en a eu», concède de façon pathétique un soldat onusien qui s’est approché de ses hôtes, terriblement désabusés. A la suite des frappes de l’ONUCI, les FDS perdent la ville. Seule poche de résistance, le quartier carrefour en cette fin de la journée du lundi  28 mars 2011. Toute la nuit, avec l’accalmie, les populations civiles, dans le dénuement total, fuyant la mort, prennent  d’assaut le camp onusien.

La journée du mardi 29 mars 2011, même scénario. Ah cette journée du pire cauchemar pour les populations de Carrefour qui,  passé pour la fois sous le contrôle des forces pro-Ouattara aux premières heures du jour (mardi 29 mars 2011), va subir les violences les plus extrêmes. Au quartier carrefour, les conquérants ne se sont pas posés de question. Toutes les maisons dont les portes sont closes sont détruites et les occupants tués. Ou encore celui  qui tente de s’échapper à la vue des assaillants est fusillé sans autre forme de procès. Que ce soit avant ou après les combats, ce scénario a été mis en scène à la lettre par les forces pro-Ouattara à Duékoué et particulièrement au quartier carrefour. En tous cas, dans le camp onusien où nous étions, les témoignages des fuyards reçus heure après heure étaient invariables.  D’ailleurs, un des soldats onusiens ne peut s’empêcher, devant de telles horreurs et atrocités. «J’ai fait le Congo. J’y étais pendant la guerre mais ce que j’ai vu à Duékoué ici n’a rien à voir avec ce que j’ai vu au Congo. Au quartier carrefour, la scène est insupportable. Nous les soldats de l’ONUCI nous serons obligés d’aller ramasser les corps pour éviter les épidémies. On n’attendra pas les ordres de nos chefs ou toute autre action», raconte-t-il avec émotion.  Il montre encore plus qu’il est un digne fils de l’Afrique.

«Tout ce qui arrive est la faute des Africains qui ne sont pas unis. Le jour où ils parleront le même langage, les Occidentaux seront déphasés et on ne verra plus ce genre de scène», poursuit-il face à ses deux interlocuteurs (moi-même et un autre ami) un peu détaché du groupe des «pensionnaires» dont le nombre grossissant avait pratiquement submergé le camp onusien. Nous sommes mercredi 30 mars 2011. Ce jour marque le départ d’une autre vague des visiteurs du camp après celle du mardi après-midi, à destination de Man et de Duékoué ville. Après notre départ, les nombreux pensionnaires restés dans le camp ont été expulsés.  La mission catholique leur a été recommandée. Sur le motif de cette expulsion, les voyageurs partis du côté de Taï racontent que l’ONUCI suspecte certains fuyards enregistrés dans le camp d’être des miliciens. Un tel motif, on s’en doute, exposait encore plus les expulsés au massacre. Toutes ces situations combinées justifient-elles  les tueries massives et ciblées des civils à Duékoué que dénoncent les organisations de défense des droits humains ? Tout porte à le croire.

correspondance particulière de Kambire Sitafa, Notre voie

Drame continue de la Côte d’Ivoire, la réconciliation ne fait pas bon ménage avec la vengeance politique et judiciaire

En accédant au pouvoir, Alassane Dramane Ouattara a fait connaître au monde entier sa volonté d’engager immédiatement le combat de la réconciliation nationale pour permettre à la Côte d’Ivoire de recouvrer rapidement tous ses attributs et de reprendre le cours de son développement.

Mais des faits de plus en plus nombreux viennent contredire cet engagement et qui donnent le sentiment que le pays n’en a pas encore fini avec la souffrance.

C’est d’abord au plan politique -où une volonté de vengeance surclasse toute autre initiative- que l’on voit les obstacles à la réconciliation.

Le communiqué exigeant la libération de Laurent Gbagbo, des membres de sa famille et du FPI, publié par leurs avocats le 05 juin dernier, est tout à fait éloquent à cet égard. Ainsi que les éminents conseils le révèlent, les conditions de détention de Laurent Gbagbo, des siens, des membres du FPI, ne sont pas du tout conformes à l’humanité qui doit leur être réservée ni aux autres responsabilités qu’ils ont occupées dans leur pays. Non seulement, disent-ils, ces personnes ont été «enlevées, séquestrées et arbitrairement assignées à résidence », mais « ne bénéficient pas des droits les plus élémentaires à savoir : • la lecture de journaux et de livres, • l’écoute de la radio et de la télévision, • la liberté de circulation ne serait-ce que dans l’enceinte des cours des lieux de leur supplice, • un lit et des soins minima pour les malades (médicaments, contrôle médical, régimes alimentaires adéquats …), • le droit élémentaire et démocratique de visite des avocats et parents, hors la présence de personnes en armes… » Pire, « Ces personnes sont (…), soit enfermées dans des cellules infectes d’une prison poreuse aux intempéries (Bouna), soit détenues dans des locaux infestés de mambas et de moustiques (Katiola) ».C’est ici une volonté d’humiliation, de vengeance, dont les séquelles viendront s’ajouter à tant d’autres qui restent encore largement ouvertes.

Manifestation en faveur de la libération de Laurent Gbagbo  à Caen

L’autre vengeance antinomique avec la réconciliation, c’est celle d’une sanction pénale à l’encontre de Laurent Gbagbo et des siens, conduite dans des conditions d’iniquité choquantes parce qu’elles décrédibilisent la Cour pénale internationale, les Nations Unies et qu’elles montrent que quelques Etats du monde décident de l’avenir de tous en foulant au pied l’éthique. La Déclaration des Evêques catholiques de l’Afrique de l’Ouest (Lue sur Ivoire-blog.com et sur EEMNI –Eglise évangéliste Méthodiste Suisse/France – 08.06.2011 http://eemnews.umc-europe.org/2011/juin/08-01.php) est à cet égard, fort éclairante. Sans oublier de faire le parallèle avec la Libye, les Evêques reviennent sur les conditions de la dénégation de la souveraineté de la Côte d’Ivoire et prennent position ! « Pour nous en tenir à la CI, la question qui se pose n’est pas de savoir qui a mis la main sur le président Gbagbo et son épouse, mais de savoir si l’Organisation des Nations Unies avait ou n’avait pas le droit d’autoriser l’ancien pays colonisateur qu’est la France à bombarder des attributs de souveraineté que sont un palais présidentiel et une résidence de Chef d’Etat : ces lieux représentent en soi un sanctuaire pour le peuple souverain… L’Eglise ne saurait s’aligner tout simplement sur ce qu’il est convenu d’appeler Communauté Internationale… ». Sur la justice internationale partisane, elle s’interroge : « Que pourrait signifier d’autre l’étrange succession de ces bombardements et de ces captures de personnes humaines par les scènes actuelles de pillage des populations d’Abidjan, sous le regard indifférent des forces d’intervention dites impartiales prévues pour la protection de ces mêmes populations ? ».

Parlant de la Cour pénale internationale, les Evêques reviennent sur cette justice à deux vitesses qui risque de faire plus de mal que de bien. Ils posent à cet égard des questions troublantes sur « le choix sélectif de la seule période visée par le Parquet de la CPI, lequel amnistie de fait des violations massives des droits de l’homme consécutives à la commission de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre, utilisation d’enfants soldats et de génocide perpétrés de 2002 – 2003 au 28 novembre 2010 lesquels entrent dans la compétence rationae materiae et temporis de la Cour Pénale internationale ». La presse a beau annoncer la reprise des activités dans les ports, l’argent qui circule, l’Administration qui se ranime, on n’a pas besoin d’être devin pour savoir que les nuages planent encore sur la Côte d’Ivoire. Chaque jour apporte son lot de témoignages en termes d’exactions quasiment dans tout le pays. Le fait est si patent que les avocats des détenus rappellent que nombre d’ONG (La CROIX ROUGE INTERNATIONALE, AMNESTY INTERNATIONAL et HUMAN RIGHT WATCH…), d’institutions spécialisées des Nations Unies, sortent de la réserve et se voient même par moments contraints de réajuster leur jugement sur le nouveau pouvoir, elles qui « ont des éléments probants sur cette période, et que nul n’ignore. Par ailleurs, les conseils s’interrogent sur l’harmonie du ménage de cette démarche hâtive et prématurée d’avec le principe de la compétence subsidiaire de la CPI ».

Ils sont dans le vrai, tous ceux qui demandent la libération de Laurent Gbagbo, des siens et des membres du FPI. Ils sont dans le vrai, tous ceux qui sans relâche, préconisent la réconciliation vraie qui fera des anciens dignitaires, des acteurs à part entière de la reconstruction du pays. Il est illusoire, imprudent, de croire que l’on peut gommer en un tour de main, l’impact, l’influence d’un homme, Laurent Gbagbo, et d’un parti, le FPI, présents sur la scène politique depuis pratiquement l’indépendance du pays et qui l’ont gouverné pendant plus de 10 ans. La Facilitation burkinabé, comme le demande l’UNDD, devrait bien réfléchir à cette dimension de la crise ivoirienne et engager, avec les atouts qu’elle a en main, une action déterminée d’apaisement et de réconciliation !

VT

San Finna N°616 du 13 au 19 Juin 2011