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L’ambassadeur du Gabon à Washington agressé par un de ses compatriotes

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Suite à l’arrestation à l‘aéroport de Cotonou de l’avion présidentiel gabonais :Boni Yayi présente ses excuses à Ali Bongo

C’est un communiqué de la présidence de la République qui est revenu sur l’incident survenu le dimanche 13 novembre 2011 à l’aéroport Bernardin Cardinal Gantin de Cotonou, incident ayant trait à l’arrestation de l’avion présidentiel du président gabonais par la Police nationale. Une opération qui vient de coûter au commissaire Nazaire Hounoukpè, son poste. Mais l’essentiel du message est axé sur les excuses du chef de l’Etat Yayi Boni à son homologue gabonais, Ali Bongo. Lire le communiqué

Communique de la Présidence de la République

Le vendredi 11 novembre 2011, une mission en provenance du Gabon est arrivée par vol spécial conduite par le Directeur de Cabinet de Son Excellence Ali Bongo, Président de la République sœur du Gabon. Le vol spécial est reparti à Libreville pour revenir le dimanche 13 novembre 2011 chercher le Directeur de Cabinet et sa suite qui étaient descendus à Cotonou. C’est au retour de cet appareil que les services de sécurité de l’aéroport ont voulu procéder à un contrôle de l’aéronef et vérifier l’identité des personnes à bord. Ce à quoi l’équipage s’est opposé. Au même moment, le passeport diplomatique du Directeur de Cabinet a été saisi au mépris des règles diplomatiques, des conventions internationales et d’excellentes relations qui existent entre nos deux pays. Informé de cet incident, le Président de la République a ordonné de libérer immédiatement l’appareil et de restituer le passeport. Malgré ces instructions, le Commissaire de l’aéroport a disparu des lieux avec le passeport, obligeant la délégation gabonaise à repartir au petit matin sans le document confisqué. Malheureusement, cet incident a donné lieu à une intoxication, à de graves accusations mensongères et diffamatoires à l’encontre du Gabon allant jusqu’à ternir l’image de ce pays frère et de ses dirigeants. Face à cette situation, le Président de la République présente au nom de son Gouvernement et du Peuple béninois toutes ses excuses à son frère et ami le Président Ali Bongo, à son Directeur de Cabinet, à tous les membres de la délégation ainsi qu’au Peuple gabonais. Une commission d’enquête a été mise sur pied pour situer les responsabilités. Au regard de la gravité de la faute commise, le Commissaire Nazaire Hounoukpè, Commissaire de l’air et des frontières de l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin est relevé de ses fonctions à compter de ce jour mardi 15 novembre 2011. S’agissant du journal, une procédure en diffamation sera immédiatement engagée devant les juridictions compétentes.

Edouard A. Ouin Ouro

Secrétaire Général de la Présidence

La famille Bongo et les « Biens mal acquis »

L’ancien président du Gabon et sa famille ont dépensé des centaines de milliers d’euros en espèces pour l’achat de costumes, selon une enquête judiciaire à Paris pour détournement de fonds publics révélée par le Canard enchaîné.

Cette instruction déclenchée contre l’avis du parquet par un arrêt en 2009 de la plus haute juridiction française vise les biens détenus en France et les dépenses de plusieurs chefs d’Etat de pays africains stratégiques pour la France.

Le président gabonais Omar Bongo, mort en juin 2009 après 41 ans à la tête de cette ancienne colonie française, a dépensé 344.000 euros en espèces le 30 octobre 2007 pour l’achat de costumes de marque dans une boutique de luxe parisienne, montre une note de Tracfin, cellule anti-blanchiment de Bercy, versée aux dossiers des juges, selon l’hebdomadaire.

Son fils Ali Bongo, qui lui a succédé, a acheté en 2010 pour 88.000 euros de costumes à Pape N’Diaye, couturier renommé, et les factures ont été réglées par un tiers, selon une autre note de Tracfin.

Une troisième note de Tracfin montre que Pascaline Bongo, fille aînée d’Omar Bongo, a acheté en mars 2009 pour plus de 158.000 euros d’Armagnac. Sa demi-sœur Flore a dépensé 1.037.500 euros entre avril 2010 et avril 2011, relève aussi Tracfin.

Les juges ont obtenu au total la transmission de 11 notes dans lesquelles cet organisme officiel que les banques doivent obligatoirement informer faisait la liste des dépenses suspectes.

L’hypothèse de l’instruction française est que les fonds proviennent de détournement de fonds publics de ces Etats africains. Les responsables concernés le nient et voient l’enquête comme une atteinte à la souveraineté de leurs pays.

Une première phase de l’enquête en 2007 avait recensé 39 propriétés immobilières de luxe et 70 comptes bancaires détenus par la famille Bongo et ses proches, 24 propriétés et 112 comptes bancaires pour la famille Sassou N’Guesso, président du Congo-Brazaville.

L’instruction s’alimente régulièrement de nouveaux éléments, comme dernièrement une note des Douanes de mars 2011 montrant que Teodorin Obiang, fils du président de Guinée équatoriale, a affrété en 2009 un avion ayant fait escale en France avec à son bord 26 voitures de luxe, dont sept Ferrari et cinq Bentley.

Il a aussi été découvert qu’il avait dépensé 18 millions d’euros lors de la vente aux enchères de la collection d’Yves Saint-Laurent et de Pierre Bergé en mars 2009.

Thierry Lévêque

Article un peu modifié

Voir l’article original sur lexpress.fr

Trafic de drogue et de devises – L’avion de Bongo arrêté à l’aéroport de Cotonou

Par le quotidien « Le Béninois Libéré »

Les temps sont durs, très durs au Bénin et l’on se demande si les 63 milliards réunis par la Caisse autonome d’amortissement (Caa) dans le cadre de l’emprunt obligataire peuvent suffire à soulager les Béninois de cette conjoncture économique et financière lamentable. L’espoir n’est pas permis. Et pour cause, le Bénin déjà sous perfusion fait aujourd’hui l’objet d’une hémorragie financière des plus drastiques. En effet, l’argent part du Bénin comme d’un vulgaire marché. On se rappelle encore la catastrophe aérienne du 25 décembre 2003 dans laquelle la communauté libanaise avait plus pleuré ses dollars que ses ressortissants morts dans le drame. C’est dans le cadre d’une politique soigneusement menée par la police béninoise pour boucher les canaux de sorties de devises que l’avion présidentiel de Ali Bongo Ondimba a été pris dans la nasse depuis quelques heures à Cotonou. Il faut signaler que l’avion, 48 heures avant, était à Cotonou avec à son bord une haute personnalité du cabinet de Bongo et 3 (trois) ravissantes jeunes filles. C’est lors de son décollage pour le Mali que les autorités chargées de la sécurité aéroportuaire ont mis la main sur le coucou suspect. Résultats : une grosse quantité de coupures de billets de banque saisie. Quant aux trois jeunes filles précédemment à bord de l’avion présidentiel, elles ont été arrêtées à bord d’un autre avion de ligne commerciale après avoir été positives au contrôle antidopage. A l’heure actuelle, elles sont gardées à l’Ocertid pour les besoins de l’enquête. Une odeur de poudre qui vient sans doute corser la note déjà très salée.

Au nombre des personnes arrêtées, figure un jeune agent des renseignements béninois qui informait les complices gabonais au fur et à mesure que les informations sur les mesures sécuritaires évoluaient. On apprend que le directeur du cabinet de Ali Bongo, Accrombessi veut descendre dans les heures à venir à Cotonou pour influencer Yayi qu’il est convaincu de pouvoir faire trembler. Cette arrogance et assurance dans les propos dudit Dc donnent la preuve qu’il a le soutien de son président et si tel est effectivement le cas, il y a de fortes chances que Boni Yayi en soit aussi informé. Mais jusqu’à l’heure où nous mettons sous presse, le Dc attendu, n’est pas encore à Cotonou. Par ailleurs, il faut rappeler que cet avion présidentiel a une mauvaise réputation de convoyeur de devises car il y a quelques mois, il avait été arrêté pour le même motif ici même au Bénin. En son temps, le directeur de cabinet du président gabonais, le sieur Accrombessi, avait laissé entendre que le ministre de la défense Kogui N’douro était informé. Une information qui s’est révélée fausse après investigations. De sources proches de la présidence gabonaise, le président Ali Bongo aurait déjà retiré au directeur de cabinet son passeport gabonais qu’il n’hésitait pas à remettre à ses complices sur le vol pour leurs basses besognes.

Aboubakar Sidikou

L’Afrique ne se mettra jamais à genoux

Comme à une cérémonie macabre d’ogres, Ces répugnants hommes au visage sombre massacrent nos populations d’Afrique pour le vol de nos richesses et leur trafic.

Derrière leur masque de l’Otan, Tous d’un mensonge plat puants, Ils débarquent en faux libérateurs là où tout leur semble dictateur.

L’Afrique en a assez des prédateurs !

Ils sont la bande à « Franco » Nicolas, Ce nostalgique du temps de Caligula.

Ça joue aux majordomes dans nos cocottes

Abandonnant leurs femmelettes à leurs popotes.

Nicolas mange ainsi à toutes les sauces moisies mais se sert de ses propres plats fumants nazis.

Depuis la Hongrie à l’île de Gorée via Paris, Le connard tient à son cynique pari : Dévaster tout, au nom de la démocratie.

En évitant de bon gré nos pires dynasties : C’est cela la physionomie de la francafrique ; Celle du partage éhonté d’huile et de fric.

Ils ont des laquais africains. Des bénis oui-oui

Les inamovibles prégos ; de méchants ouistitis ; On s’accommode mal d’une lugubre monotonie et ce, malheureusement, depuis tant de décennies.

Rien ne surprend guère avec Paulo de Billard Ou au Tchad avec le Débile du désert d’Idrissa Et là au Gabon où pestifère l’insipide Gombo !

Que dire de l’héritier foiré, le sumo du Togo Ou encore, l’homme à la face fardée du Congo ?

La liste est longue de ces nuisibles échantillons Qui tournent hélas en rond comme du tourbillon.

Ils sont tous la honte de l’Afrique des Samory, eux qui vendent leurs peuples aux Chiens à vil prix.

Le rocher ne cède jamais, non jamais aux torrents.

Et les braves triomphent toujours des impénitents.

L’Afrique notre mère ne se mettra jamais à genoux.

Tant que ses dignes fils pour elles, se battront debout.

Allemagne, le 29 Octobre 2011.

Le Coordinateur d´AfroManif Allemagne,

Ali Akondoh

Le scalp du Guide …

Le morbide trophée d’un Kadhafi ensanglanté avec tout autour la danse funeste de ses propres compatriotes exhibé sur tous les écrans de télévision du monde. Une sorte de rituel de la coalition Onu-Otan-Ue-Cnt afin d’exorciser l’occident engluée dans l’une des pires crises de son odyssée ; au prix d’une traque dantesque sur le Guide bédouin. Un effroi déshumanisant pour guérir une crise de l’humanité. Peut-être la prescription d’une obscure secte apocalyptique planétaire ? Parce que jusque là les motivations de cette barbarie subite (plus de 60.000 morts en 6 mois) ne sont toujours pas perceptibles pour les faibles d’esprit comme nous. Longévité au pouvoir ? Omar Bongo a fait exactement 42 ans au pouvoir et serait très certainement encore bien calé dans son fauteuil si la mort ne l’avait fauché. Son fils prolonge d’ailleurs à merveille la légende sans que Sarkozy ne soit inspiré par une mission de sauvetage mystique du peuple gabonais. Fidèle Castro a bien bouclé son demi-siècle au trône sans que les bombardiers des plus grandes puissances militaires ne viennent le déloger. Là encore c’est un successeur pré-identifié qui a pris la relève sans que la Havane ne reçoivent des bombes bénies par l’Onu.

Déficit démocratique ? Il parait qu’il n’y a jamais eu d’élection en Libye. On connait la signification des élections au Cameroun, au Togo, au Gabon, au Tchad, au Burkina Faso : des scrutins à l’issue desquels ce sont toujours les mêmes (ou leurs progénitures) qui gagnent. En d’autres termes, le Guide libyen aurait dû faire semblant comme la plupart de ses collègues du continent en organisant des simulacres de scrutin dont les résultats sont connus d’avance, et il serait peut-être encore en vie. Le classique des scrutins en Afrique est suffisamment rôdé depuis plusieurs décennies : urnes bourrées, trucage des listes électorales, manipulations des résultats, falsifications des documents des bureaux de vote, inféodation des structures organisatrice des élections. Lorsqu’en plus de tout cela, on dispose d’un sous-sol aussi enchanteur que celui de la Libye (gaz, pétrole), on est sûr de figurer parmi les dirigeants les plus fréquentables et les plus adulés.

Il parait que c’est pour rétablir la justice et la liberté que Sarkozy et Obama ont distrait de considérables moyens pour écraser Kadhafi et son régime dans le sang. Qu’on nous donne alors l’échelle des grandeurs en matière de liberté et de justice. Des innocents croupissent dans des geôles en terre américaine à Guantanamo sans que l’Otan ne sente la nécessité d’agir. Des résistants Tchétchènes et Ingouches se font massacrer quotidiennement sans que personne n’ose inquiéter la Russie. A l’interne au Bénin, des milliers d’électeurs en âge de voter ont été privés de leur droit de vote sans que les auteurs ne deviennent des cibles des faiseurs de justice et de liberté dans le monde. Ne parlons pas des accusations à propos des disparités réelles ou supposées en ce qui concerne l’accès aux médias publics ou d’autres questions liées au défaut de justice et de liberté. Mais jusque là, aucun Béninois n’a pensé sérieusement à une intervention du genre de celle diligentée en Libye.

Et pourquoi la liberté, la démocratie et la justice doivent couter autant en vies humaines en Libye ? Kadhafi ensanglanté ; il était une fois Saddam Hussein déterré comme un rat puis pendu. Décalage troublant en comparaison avec le traitement des criminels de guerre nazies après la deuxième guerre mondiale. Idem pour leurs auteurs des massacres et des nettoyages ethniques en ex-Yougoslavie, traités avec beaucoup d’humanité. Lorsqu’un gars tue une centaine d’individus en Suède, il est un militant d’extrême droite protégé par une armée d’avocat, de psychologues, d’experts en tout genre. Mais un enfant palestinien qui lance un caillou à un soldat israélien est un terroriste, cible de drones ou de tir à balles réelles de l’occupant. C’est une évidence que la rébellion du Conseil national de transition (Cnt) a provoqué, en l’espace de 6 mois, 10 fois plus de morts libyens, 20 fois plus de blessés, 100 fois plus de réfugiés que le règne de Kadhafi en 42 ans. Une pensée également pour les dizaines de négro-libyens et émigrés africains noirs en voie d’extermination et objets des pires atrocités pour leur proximité supposée au Guide.

Plein succès aux chasseurs de scalp de dirigeants insoumis au nouvel ordre mondial !!!

arimi choubadé http://arimi.freehostia.com

Obama et les chiens d’Afrique (Obama and african’s dogs)

Obama et les chiens d’Afrique (Obama and african’s dogs)

Le premier avec son chapeau indécrottable pour mieux cacher sa tête de corbeau. Le second avec ses cheveux défrisés comme un amuseur public. Le premier s’appelle Goodluck Jonathan, peut-être, aurait-il été badluck que le Nigeria irait mieux. Et le second, c’est Ali Bongo, fils de son père Ondimba Bongo, le nano « Roi de la forêt » mort (au pouvoir) en Espagne après l’avoir exercé durant 41 ans au profit de la France essentiellement et de sa famille ainsi que d’une clientèle accessoirement.

Le premier a été reçu le mercredi 08 juin 2011 à la Maison Blanche par Uncle Barry, le fameux Prix Nobel de la Paix des guerres justes et humanitaires.  Le second, quant à lui, l’a été ce vendredi 10 juin 2011. Ces deux-là ce sont des chiens de guerres des Occidentaux en Afrique. Ce sont des garçons de courses des « Grands 8 », cette oligarchie occidentale constituée d’ennemis d’hier de l’Axe (Allemagne, Japon, Italie) et des Alliés (USA, France, Grande-Bretagne) avec à leurs côtés, le Canada et la Russie cooptées.

Ces deux chiens d’Afrique qui viennent chercher leur os à la Maison Blanche pour avoir contribué à la chasse, ont ceci de particulier qu’ils aiment bien le rôle de sous-lieutenant et de garçons de courses des Occidentaux en Afrique. Le Gabon et le Nigeria (l’Afrique du Sud aussi) avaient voté la résolution 1973 de l’ONU autorisant les pays occidentaux à agresser la Libye. Les deux et l’Afrique du Sud avaient également voté la résolution 1975 autorisant la France à attaquer la Côte d’Ivoire, capturer le président Gbagbo et mettre à sa place leur frère maçon Ouattara. Sur la Côte d’Ivoire, que n’avait pas fait ce Goodluck Jonathan, ce chien de guerre?

Après la chasse, il faut donc une petite récompense aux chiens qui y ont contribué. Un p’tit cadeau, n’est-ce pas Bongo et Jonathan? Un tour à la Maison Blanche? ça fait du bien de prendre une pose avec le Prix Nobel de la paix des guerres justes et humanitaires, n’est-ce pas?

Mais le Gabon et le Nigeria, c’est aussi du pétrole. Et comme les Yankees reniflent l’odeur du pétrole où qu’il se trouve, eh bien, Uncle Barry Obama fait bien de recevoir ces deux voleurs patentés non seulement d’élection mais surtout de deniers publics privant ainsi des millions d’africains de nourriture et assassins d’africains et donc bons serviteurs.

D’ailleurs, Jay Carney, porte-parole de la Maison Blanche a défendu la réception de Bongo par Obama en confirmant que ces laquais sont bel et bien des garçons de courses: « le Gabon a effectué des votes très importants aux Nations unies (…) sur l’Iran, la Libye, la Côte d’Ivoire, dont sur des questions liées aux droits de l’homme …et le président Bongo a effectué de nombreuses réformes au Gabon, et le Gabon joue un rôle de plus en plus important au niveau régional et mondial ». Autrement dit, on les utilise tant en Afrique qu’ailleurs dans le monde pour atteindre nos objectifs, donc, il est normal qu’on les reçoit à la Maison Blanche.

L’Afrique, avec ces individus de cet acabit, a de l’avenir. Il reste donc à Uncle Barry à recevoir Jacob Zuma dont le pays a toujours voté pour toutes ces missions de guerre occidentales contre des pays africains et Wade qui, dans son zèle infantile, fait pieds et mains pour être reconnu comme un important dirigeant avec des interventions ici et là au Yémen et en Libye alors que tout ce qu’on lui demande c’est de travailler à améliorer l’existence des africains du Sénégal, chose qu’il n’arrive pas à accomplir jusqu’ici.

Pauvre Afrique! Qu’as-tu fait pour avoir des individus pareils comme « dirigeants »?

Komla KPOGLI

Secrétaire Général de la J.U.D.A

Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A)

Interview de Sanou Mabye : Pas de miracle économique pour les pays de la zone franc

Interview de Sanou Mabye, économiste sénégalais

Les banques de la Communauté économique et monétaire des États d’Afrique centrale (CEMAC) ont enregistré un excédent de trésorerie de 4,5 milliards d’euros (3000 milliards de FCFA) à la mi-avril. Cet excédent de liquidité signifie t-il de meilleures perspectives économiques pour les six pays (Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad) qui forment l’institution régionale ? Sanou Mbaye, économiste sénégalais et ancien fonctionnaire de la Banque africaine de développement (BAD), nous livre son analyse.

Les banques de la Communauté économique et monétaire des Etats d’Afrique centrale (CEMAC) ont annoncé avoir fait un excédent de trésorerie de 4, 5 milliards d’euros à la fin avril. Mais pour Sanou Mbaye, économiste sénégalais et ancien fonctionnaire de la Banque Africaine de développement (BAD), « avoir des réserves qui augmentent, c’est bien beau. Mais quand on y regarde de plus près, ce qui semble être positif ne profite pas aux économies africaines ». Selon l’auteur de L’Afrique au secours de l’Afrique, qui réside à Londres, « les pays de la zone franc sont entrain de rater le coche du renouveau économique », à la différence de leurs pays voisins qui disposent de plus d’autonomie monétaire. Entretien.

Afrik.com : Les banques de la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (CEMAC) ont enregistré un excédent de trésorerie 4, 5 milliards d’euros (3 000 milliards de FCA). Qu’est ce que cela révèle des banques concernées ?

Sanou Mabaye : Cet excédent prouve que les banques de ces pays ont une activité qui produit des excédents. Du fait de l’accroissement de la demande des pays émergents, l’activité bancaire des pays producteurs de pétrole comme le Gabon ou la Guinée a considérablement augmenté. Le pétrole, tout comme l’or sont devenus des valeurs refuges. La crise des marchés boursiers n’a fait qu’accentuer cette dynamique. Il faut savoir que l’Asie et l’Afrique sont les deux continents qui ont été épargnés par la crise financière et économique de 2008. Il y a eu recul de la croissance, mais pas de récession. Cette croissance a été portée par le coût des matières premières qui a augmenté les valeurs de réserve des banques centrales, et les investissements directs à l’étranger (IDE). Le taux de profit sur le continent est l’un des plus élevés au monde.

Afrik.com : C’est plutôt positif pour les économies de ces pays…

Sanou Mabye : Avoir des réserves qui augmentent, c’est bien beau. Mais quand on regarde de plus près, ce qui semble être positif ne profite pas aux économies africaines. Ce n’est pas la première fois que la Banque des États d’Afrique centrale (BEAC), tout comme la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), affichent de tels résultats. Les banques centrales dégagent des recettes, mais il n’existe pas de projet bancable. Les habitants de l’Afrique sub-saharienne n’ont pas accès aux crédits. A peine 10% ont un compte bancaire. Quant aux banques commerciales, elles favorisent l’accès aux crédits pour les biens de consommation (voitures etc), mais lorsqu’il s’agit d’investir dans les projets sur le long terme, comme l’éducation, la construction, il n’y a plus rien. Or aujourd’hui ce sont ces secteurs qui portent les pays émergents. Pour que ces excédents puissent vraiment servir aux Africains, il faut accéder au secteur informel, qui représente entre 80 et 90% des emplois en Afrique. Il faut une politique d’expansion du crédit.

Afrik.com : Donc d’après vous la politique monétaire de ces banques n’est pas axée sur la croissance économique ?

 Sanou Mbaye : Absolument. Le problème est que les pays de la zone franc ne disposent pas d’une politique monétaire autonome. La moitié des réserves des banques centrales de la zone FCFA sont déposées au trésor français pour garantir la convertibilité purement symbolique entre les deux monnaies. Cela signifie tout simplement que la politique de taux de change et des taux d’intérêts est articulée par la France. Les banques commerciales, qui octroient des crédits à court ou moyen terme au mieux, est le fait de grandes banques étrangères comme la Société générale ou BNP, qui constituent 60% de l’activité en Afrique francophone. Elles disposent souvent de contrats d’exclusivité dans le transfert des devises. Par exemple, si un résident français veut transférer de l’argent au Sénégal, il ne pourra le faire que par le biais de quelques entreprises comme Western Union ou autre. Ce type de contrat empêche la concurrence de se développer et les coûts de transfert de baisser. En fait, il n’existe pas de banque d’investissement au sens propre en zone franc. C’est la raison pour laquelle je préconise une banque d’investissement de la diaspora qui investirait dans les domaines productifs comme l’agriculture, la technologie, la construction etc.

Afrik.com : Quel est l’impact de cette politique monétaire pour les pays de la zone franc ?

Sanou Mbaye : Alors que les pays d’Afrique Australe ou de l’Est progressent, les pays de la zone franc régressent. Je veux par là dire que le taux de croissance de cette zone se situe aux alentours de 2,5%, 3%, ce qui couvre tout juste le budget de fonctionnement de ces Etats. Ces dix dernières années, le taux de croissance moyen en Afrique sub-saharienne a été de 5 % à 7%. Il sera d’environ 5,5% en 2011 et 6% en 2012. En fait les pays de la zone du FCFA sont entrain de rater le coche du renouveau économique. L’Afrique de l’Ouest est la région où la Chine, le plus gros investisseur du continent, a le moins investi. En l’absence des IDE chinois ou indiens, l’Afrique du Sud est l’un des plus gros investisseurs d’Afrique, mais aucun des pays de la zone franc n’est à la pointe. Des multinationales comme Google ou même Walmart investissent au Nigeria. D’après nos pronostics, d’ici 2049, le PIB dans ce pays d’une population de 189 millions d’habitants sera supérieur à celui du Canada ou de la Corée du Sud, si les conditions politiques et économiques demeurent sensiblement les mêmes.

Afrik.com : Comment expliquer une telle différence de croissance entre les différentes régions monétaires du continent ?

Sanou Mbaye : Parce que des pays comme l’Afrique du Sud ont une politique monétaire autonome. Il faut revenir sur le régime de convertibilité de la zone du FCFA. Alors que l’on se situe actuellement dans une guerre de la monnaie, tous les pays cherchant les taux de change les plus bas, le FCFA a l’un des taux de change les plus élevé. Nous évoluons dans un monde où les monnaies sont à parité fluctuante, mais le FCFA est à parité fixe avec la monnaie française, l’Euro, qui est actuellement très élevé. Cet état de fait pénalise les économies des pays concernés. Il est inadmissible que le franc CFA de la CEMAC ne soit pas convertible avec celui de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine), alors que les deux franc CFA sont convertibles avec l’Euro. La zone franc doit faire des réformes fondamentales pour obtenir la totalité de son autonomie financière. Il ne suffit pas d’avoir des institutions communes, mais aussi une réelle politique monétaire commune.

Interview réalisé par Afrik.com

L’OTAN, l’ONU, Nicolas Sarkozy et la Libye: Une guerre des dupes

Kadhafi est-il le seul dictateur dans le monde ? Le Conseil Nationale de Transition peut réconcilier les Libyens et organiser les élections législatives et présidentielles libres dans les 20 mois? Depuis le début de la guerre en Libye, des milliers de migrants d’Afrique subsaharienne sont pris au piège. Selon Médecins sans frontières (MSF), leur sort est préoccupant : confondus à tort avec les mercenaires recrutés par Mouammar Kadhafi, ils sont à la merci des rebelles et civils libyens.

Pourquoi l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), les Nations unies (ONU) et l’Union africaine (UA) n’interviennent-elles pas pour sauver ces Africains qui ont la peau noire et qui sont en danger ? Le 1er septembre 2011 60 pays se sont rencontrés à Paris pour aider la Libye á la reconstruction d’un nouvel Etat démocratique. Nicolas Sarkozy évoque une mobilisation de l’Europe et parle même des « amis de la Libye ». Dans le contexte actuel de la guerre en Libye, sans langue de bois, la Libye a-t-elle réellement des amis ? Est-ce que la France et la Grande-Bretagne en tête ne courent-elles pas derrière la Lybie à cause de son pétrole comme l’a affirmé Kadhafi ? Pour certains observateurs occidentaux et africains, Kadhafi est un dictateur. Nous sommes d’accord ! Mais est-il le seul dictateur dans le monde ? Est-il dictateur parce qu’il a soutenu d’autres dictateurs africains, les cas du Togo, du Gabon, du Burkina-Faso parmi tant d’autres ? Pourquoi a-t-il été lâché par ses amis dictateurs de l’Afrique subsaharienne ? Kadhafi ne mérite –t-il pas vraiment le soutien des Africains ? Pourquoi refuse-t-il ?

L’OTAN et l’ONU deux institutions dangereuses pour l’avenir de l’Afrique ?

Ce qui se passe en Libye est une honte pour l’Afrique et pour le monde entier. Ce sont des attaques de l’OTAN, une instance militaire composée des meilleures armées du monde qui bombarde, détruit, casse un Etat souverain (la Libye). Nous sommes depuis ce qui s’est passé en Côte-d’Ivoire et aujourd’hui avec la Libye dans une stratégie de reconquête, de recolonisation de l’Afrique. Cette logique est soutenue par certains chefs d’Etat occidentaux comme Nicolas Sarkozy toujours en quête d’une popularité pour se faire réélire en 2012 ; c’est une guerre sans merci.

Je condamne comme ces nombreux intellectuels africains à l’instar de Chris Landsberg, chef du département de science politique de l’université de Johannesburg , ces hommes politiques sud-africains, membres de l’ANC dont Jesse Duarte membre exécutif de l’ANC, Willie Esterhuyse analyste politique de l’Université de Stellenbosch, l’ancien ministre du Renseignement Ronnie Kasrils, l’avocat Christine Qunta, l’ancien vice-ministre des Affaires étrangères Aziz Pahad, l’ancien ministre de la présidence Essop Pahad, Sam Moyo de l’Institut africain d’études agraires, Mukoni Ratshitanga, l’ancien porte-parole du président Thabo Mbeki, le poète Wally Serote.) qui estiment que l’OTAN est une instance internationale militaire criminelle qui ne cesse de violer le droit international.

Je suis d’accord avec Chris Landsberg, qui avait déclaré que la Grande-Bretagne, la France et les Etats-Unis « continuent à agir comme des Etats voyous ». « Un Etat voyou est un Etat dévoyé qui ne respecte pas les lois internationales ». La tragédie ce qu’ils ne sont pas accusés et traduits devant la Cour Pénale Internationale. Nous sommes dans la logique de la loi du plus fort. Ils peuvent tuer au vu et au su de tout le monde sans être inquiétés par l’ONU, puisque que l’ONU ce sont eux.

Contrairement aux dispositions de la Charte de l’ONU, le Conseil de Sécurité a autorisé, a permis le pillage et l’anarchie qui s’est abattue sur le peuple libyen. Nicolas Sarkozy et sa bande de criminels et de voleurs au lieu de s’occuper de nombreux Libyens qui ont été tués par les armées de guerre de l’OTAN, ils préfèrent parler d’abord du pétrole libyen. Les infrastructures de la Lybie ont été détruites par l’OTAN alors que nous savions tous que la Lybie était un pays très bien construit par rapport au Gabon, au Congo, RDC,…

Le Conseil de sécurité n’avait pas produit de preuve démontrant que son autorisation de l’usage de la force était une réponse appropriée à la situation en Libye. Nicolas Sarkozy et ses amis du Conseil de Sécurité se sont donnés les pleins pouvoirs pour poursuivre l’objectif de « changement de régime », et donc pour l’utilisation de la force et tous les autres moyens pour renverser le gouvernement de la Libye, lesquels objectifs sont complètement en contradiction avec les décisions du Conseil de sécurité de l’ONU. Le Conseil de sécurité a également « répudié la règle du droit international » en ignorant le rôle des institutions régionales légitimes dans la résolution du conflit, ce machin de l’Union africaine.

L’OTAN, au lieu de militer pour la paix dans le monde, veut imposer des changements de régimes qui lui convient en mettant en place des véritables valets à sa solde.

Kadhafi seul dictateur en Afrique et dans le reste du monde ?

Je ne pense pas que le colonel Kadhafi est le seul dictateur en Afrique. Au Gabon, au Togo, au Burkina Faso, au Cameroun, presque toute l’Afrique subsaharienne est dirigée par des présidents staliniens qui n’hésitent pas à tirer sur leurs peuples. Nous avons des exemples précis avec la dynastie Eyadema au Togo qui n’avait pas hésité à tuer plus de 1000 togolais lors des élections présidentielles de 2005 ; au Gabon, la dynastie Bongo soutenue par Nicolas Sarkozy n’avait pas hésité aussi après l’élection présidentielle de 2009, de tuer de nombreux gabonais vivant dans la capitale pétrolière du pays, Port-Gentil. Pourquoi l’ONU ou l’OTAN ne décident pas d’intervenir dans ces cas là afin de libérer les peuples opprimés ?

Monsieur Kadhafi n’a pas déjà perdu la guerre en Lybie face aux rebelles infiltrés de plusieurs éléments d’Al-Qaïda. La guerre continue ; l’OTAN et l’ONU sont allés ouvrir un autre front qui risquerait, je ne le souhaite pas de devenir comme l’Afghanistan avec le cas des Talibans ou l’Irak à travers la guérilla urbaine qui se poursuit. Comme le dit le président sud-africain, « le Conseil National de Transition n’est pas encore légitime car les combats se poursuivent » ; Kadhafi n’a pas encore dit son dernier mot ; la Libye est un pays composé de plusieurs tribus qui risqueraient de mener une guerre sans merci pour le contrôle des réserves du pétrole.

Ce sera difficile de maintenir une vraie paix dans ce pays après ce qui vient de se passer ; mais l’OTAN et l’ONU y arriveront car il ne faut pas oublier une chose c’est l’usage de la force qui a toujours valu dans les options de choix qui se présentent à ces institutions prétendues de garantir la paix dans le monde à fortiori lorsqu’il s’agit de l’Afrique fut-elle maghrébine.
La souffrance des Africains noirs en Libye et l’incroyable incapacité des présidents préfets de la Françafrique.

Face au calvaire des Africains noirs en Libye, l’OTAN n’intervient pas parce qu’elle a un objectif essentiel, le contrôle des réserves du pétrole de la Lybie. Des milliers d’Africains sont abandonnés par exemple dans le petit port de Sayad, à une trentaine de km de Tripoli, dans une ancienne garnison italienne, devenue une base militaire.

Nous savons tous ici en Occident que les Africains noirs vivant en Lybie subissent des exactions, des arrestations arbitraires dans cette nouvelle Libye voulue par les chars et les avions de guerre de l’OTAN. Nous sommes informés de l’arrogance des rebelles de l’OTAN en Lybie à l’égard des noirs africains. Nous sommes au courant qu’il y a des Nigérians, des Maliens, des Tchadiens, des Soudanais, des Nigériens, des Béninois, des Sénégalais… qui se font prendre aux barrages, qui subissent des rafles organisés par des voisins du quartier ; certains d’entre eux « ont travaillé et n’ont pas été payés » par leurs patrons libyens ; ils sont « chassés par les propriétaires libyens » qui soupçonnent qu’être noir c’est systématiquement être un mercenaire de Kadhafi. Ces frères africains qui ont perdu leurs biens à la suite des vols, sont engloutis dans des centres de détention, des cellules exigües, et à qui on donne à manger et à boire seulement une fois par jour ; beaucoup parmi eux sont blessés et n’ont jamais été amenés à l’hôpital.

Ce qui m’écœure, c’est le comportement de nos dirigeants, valets de Nicolas Sarkozy, préfets de la Françafrique qui sont incapables d’organiser le rapatriement de leurs compatriotes réfugiés à l’Ouest de la Lybie. C’est l’échec total des gouvernements africains, des soi-disant leaders africains qui ont été malhabiles d’inventer, de créer, une Afrique puissante sur le plan économique, politique et culturel (excepté bien sûr le gouvernement sud-africain qui a refusé de participer à la Conférence pour le soutien au CNT). C’est un échec total de ce « machin » de l’Union africaine, une organisation très faible qui n’aura jamais mon soutien tant qu’elle n’aura pas fait preuve de sérieux dans la gestion des crises qui touchent notre continent; je pense que nous devrions tous demander la fin de cette organisation car elle n’a aucune vision géopolitique, géostratégique pour l’Afrique.

L’Afrique doit reposer son espoir sur des pays comme l’Afrique du Sud, le Ghana, le Mali. Ce qui intéresse monsieur Nicolas Sarkozy et sa bande d’assassins c’était de venir à Paris pour parler du pétrole libyen, du dégel des fonds libyens en faveur du CNT sans que personne n’ait la garantie qu’il y aura une véritable démocratie en Libye. Mais à quel moment Nicolas Sarkozy va-t-il se décider de bloquer les fonds détournés par les familles Bongo-Ondimba, Eyadema, Sassou-Nguesso au détriment de leur peuple. Quelle honte pour l’Afrique !

Mobilisation des « amis de la Libye » à Paris pour se partager ses gisements pétrolifères ?

Le 1er septembre 2011, une Conférence a été organisée à Paris pour soutenir la prétendue nouvelle Lybie de l’OTAN. Sans langue de bois, la Libye n’a pas réellement d’amis. Pour mémoire, signalons d’abord que contrairement à ce qu’on évite de préciser dans beaucoup de médias occidentaux, la rébellion libyenne anti-Kadhafi a « des liens très étroits avec l’émir du Qatar Cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani; c’est une rébellion de la Cyrénaïque, le fief de la confrérie des Sénoussi, qui constituait le plinthe la Libye du roi Idris Ier jusqu’en 1969. C’est une alliance religieuse (Sunnite) et tribale entre le Qatar et la rébellion libyenne. L’émir du Qatar est donc le vrai échalas de cette rébellion. La rébellion partie de Benghazi s’est soulevée contre le régime de Kadhafi pour venger finalement le monarque de cette ville royale qui avait été renversée, destituée par Kadhafi.

Derrière l’effet médiatique qui consiste à rassembler la fameuse « communauté internationale » autour de Nicolas Sarkozy dont on sait qu’il avait déclaré que la « Libye c’est sa guerre » et, « présenté l’expédition libyenne comme le point d’orgue d’une nouvelle politique mettant la force au service de la protection civile » alors que tout le monde sait bien que l’OTAN est allée intervenir en Libye pour s’accaparer de ses gisements pétroliers ; nous sommes plutôt en face d’une guerre de civilisation, dans une logique naturelle de l’histoire coloniale de l’Afrique qui se poursuit. Le président Jacob Zuma de l’Afrique du Sud a eu totalement raison, quand il a déclaré que les Nations puissantes avaient abusé de la résolution de l’ONU « pour des intérêts autres que protéger les civils et aider le peuple libyen ».

Kadhafi est un dictateur pour beaucoup d’Occidentaux. Depuis le début de la guerre en Libye, les Africains sont très divisés.

Pour ma part, Kadhafi est le seul dictateur du monde aux yeux de Nicolas Sarkozy et ses amis, mais pas aux yeux d’Africains avertis, des intellectuels africains. En effet, Kadhafi n’est pas le plus grand dictateur du monde. Rappelons que la Chine, pays le plus peuplé du monde (plus de 1,3 milliards d’âmes), deuxième puissance économique du monde (10,3% du PIB, 150,7 milliards de dollars d’exportation) est dirigée par un régime politique dictatorial, un régime communiste mafieux qui ne respecte pas les droits ou libertés des citoyens (libertés de pensée, d’opinion et d’expression, liberté de réunion, d’association ou de manifestation) et les droits sociaux (droit de grève) ; toutes ces libertés sont et pourtant reconnues par la Déclaration des droits de l’homme (droits politiques). En Syrie, en Birmanie, en Corée du Nord c’est la dictature stalinienne qui règne (en Corée du Nord depuis 1948) ; nous attendons toujours l’intervention de Nicolas Sarkozy et ses amis de l’OTAN pour aller protéger les populations qui sont massacrés violemment dans ces pays.

Le monde a toujours fonctionné ainsi : les plus forts attaquent toujours les plus faibles. Ce sont les plus faibles, c’est-à-dire les Africains qui doivent apprendre à s’organiser avec des dirigeants sérieux comme le président Sud-africain. Nous restons aux yeux des gens comme Nicolas Sarkozy des « indigènes » qui ne vont jamais s’intégrer dans l’histoire du monde. C’est l’« arrogance paternaliste décrétant l’insouciance de l’esclave et le traitant comme un mineur familier » qui se poursuit de ce « petit président » malmené par les sondages et ses adversaires politiques de gauche et de droite.

Le comportement des régimes dynastiques, dictatoriaux du Togo et du Gabon à l’égard de Monsieur Kadhafi est une pure ingratitude ; Ali Bongo-Ondimba et Faure Gnassingbé Eyadema sont des valets, des préfets de la Françafrique ; ils ont été nommés respectivement par la Françafrique et par Nicolas Sarkozy à travers l’organisation d’élections abracadabrantes ; ils ont fabriqué des Constitutions qui sont des véritables poubelles, des chiffons, des garages. Si Kadhafi est un dictateur, Ali Bongo-Ondimba, Faure Gnassingbé Eyadema Abdoulaye Wade, … sont des dictateurs aussi.

Kadhafi a fait beaucoup de choses pour l’Afrique, il mérite rien que pour ça un soutien indéfectible. Kadhafi est un vrai africain. En effet, il a eu des initiatives louables pour l’avenir du continent africain : l’Union africaine, la Constitution d’un gouvernement africain, l’ouverture des banques d’investissement dans de nombreux pays d’Afrique, la construction d’hôpitaux, d’hôtels et d’écoles (par exemple la 2e grande école secondaire du Togo a été construite par Kadhafi ; il a investi de nombreux milliards de CFA au Gabon,…). Son combat pour l’unité de l’Afrique et la connexion de l’Afrique noire sur la voie du développement n’est pas apprécié par une certaine élite politique occidentale qui veut par tous les moyens détruire notre continent, piller nos richesses. Les révoltes tunisienne et égyptienne ont été un bon prétexte pour faire partir Kadhafi. Je m’étonne comme beaucoup d’Africains, du silence assourdissant des Chefs d’Etat africains ; oh pardon, j’avais déjà oublié, il faut les comprendre, ce sont pour la majorité des préfets de la Françafrique. Ce qu’ils ignorent c’est qu’après Kadhafi ce sera le tour d’Ali Bongo-Ondimba et Faure Gnassingbé Eyadema, Abdoulaye Wade, Blaise Compaoré, Paul Biya, Denis Sassou-Nguesso, Andry Rajoelina, …

Une guerre qui risquerait d’être longue ?

Kadhafi promet que la guerre en Lybie sera longue et que la prise de son village Syrte sera un bain de sang. Kadhafi connaît bien son pays ; il sait bien qu’en Libye, ce n’est pas le peuple libyen qui demande son départ ; c’est plutôt une rébellion, composée de plusieurs infiltrés extrémistes d’Al Qaïda soutenus bizarrement par l’OTAN et l’ONU. Beaucoup de villes libyennes sont encore sous le contrôle de l’armée loyaliste.

Conclusion

Pour résoudre des problèmes politiques, économiques, culturels sur le continent africain, le monde entier n’a pas besoin de recours à la force. La force est un signe de faiblesse que les grandes puissances occidentales, touchées par la crise économique, utilisent pour distraire leurs incompétences, leurs incapacités à résoudre les problèmes sociaux qui touchent leurs pays. L’OTAN doit arrêter de détruire la Libye, détruire l’Afrique. Avant d’intervenir, il faut d’abord respecter les procédures et le droit international. On ne doit pas prendre des résolutions dans un cadre spécifique sans se conformer aux objectifs fixés de façon collégiale pour la résolution équitable d’un conflit. Le monde a besoin de la paix, la paix de Dieu. Que Dieu bénisse les Libyens, l’Afrique et le reste du monde.

Par Dr. Jean Aimé MOUKETOU pour le mouvement Gabonais BONGO DOIT PARTIR

Changer de régime, les Gabonais en rêvent, Ali ‘le Défrisé » l’a fait !

Le 17/07 aux alentours de 4h, le Mollah’Son Ali « X », alias Ali Ben Bongo Ondimba (Dégage !) s’est discrètement envolé pour la France afin d’y suivre une cure d’amaigrissement dans un centre de thalassothérapie. Dans l’après-midi du 31/07, de nombreux témoins ont vu le Mollah’Son, tout de blanc vêtu (short, chemise, chaussures), se pavaner à St-Tropez. Dans ce must couru par la jet set internationale en cette période, le gaillard s’est offert un mega yacht… Avant son retour au Gabon, il pourrait se rendre en Angleterre où souvent ses séjours sont ponctués de quelques concerts et beuveries entre amis. L’étape londonienne pourrait, toutefois, être écourtée ou reportée à cause d’une invitation à honorer en Guinée Equatoriale.

En vue de préparer cette virée franco-britannique, le superintendant Maixent Accrombessi – que plus personne n’ose appeler, même pour rigoler, « le Béninois », comme dans le film d’Audiard auquel ressemble de plus en plus le Gabon gouverné par ces gens – avait pris l’avion quelques jours auparavant, histoire de purifier les lieux à l’aide de son drap blanc et de ses bâtonnets d’encens. Dans un monde traversé par tant de turbulences, on n’est jamais trop prudent…

Photo – Jeunes Gabonais pour le changement (www.alibendegage.com)   Texte – J.O.