Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives de Tag: gbagbo

Comprendre l’inculpation du Président Laurent Gbagbo par la CPI

Comment comprendre l’inculpation du Président Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire par la Cour Pénale Internationale ? Je vous mets ce petit passage extrait du nouveau livre en préparation qui reprend tous les articles et Editoriaux que je publie régulièrement et qui sera dans vos librairies en Français et en Anglais dès le début d’année :

« Dans l’empire Romain, le mot « Dictateur » désignait un Magistrat souverain qu’on nommait dans des circonstances critiques pour rétablir la paix. Aujourd’hui, ce mot désigne un chef qui exerce un pouvoir absolu et de façon arbitraire. Dans les deux cas, que ce soit dans la période de l’empire romain que de nos jours, il y a une condition commune, c’est que le « dictateur » a un pouvoir souverain et ensuite qu’il a la liberté de l’exercer. Le vrai dictateur a un cahier de charges, il a une vision qu’on peut partager ou non, mais il a un idéal de société et c’est pour atteindre cet idéal qu’il est certainement obligé de passer par des raccourcis détestables. On l’a vu en Russie avec Staline, en Chine avec Mao.

Ceux qu’on désigne pour « dictateur » en Afrique ne correspondent jamais à ce cas de figure, puisqu’il ne bénéficie de cette dénomination que le jour où il décide finalement de cesser de s’occuper des lobbys occidentaux pour s’occuper de son peuple; que lorsqu’il décide de remettre en question le statu quo des contrats injustes d’exploitation des ressources minières de son pays.

En Afrique, les présidents décrits comme démocrates et aimés par l’Occident sont ceux qui baissent leur culotte à cet Occident, comme l’a dit l’ancien Président Lula aux Chefs d’Etat Africains lors du sommet de l’Union Africaine a Malabo, en Guinée équatoriale en Juillet 2011. Tant qu’un Président Africain baisse son pantalon et laisse l’occident faire tout ce qu’il veut, il peut faire 100 ans de pouvoir, jusqu’à ce que l’Alzheimer l’immobilise et ensuite il cède sa place à son fils, l’Occident continuera à applaudir à dix doigts.

A sa mort, il aura des chefs d’état occidentaux à ses funérailles, pour avoir bien servi les intérêts autres que ceux de son pays. Celui-là, qu’il soit issu d’un coup d’état bien préparé et financé par Paris ou Londres, peu importe, il est un « démocrate », sa pléthore de conseillers occidentaux qui l’entourent sont là pour l’acclamer dans le monde entier, pourvue qu’il tienne la culotte toujours baissée. Et si par malchance il quitte le pouvoir avant, il peut toujours se réfugier en Occident, dans sa « Normandie Natale » ou présider une organisation bidon dans tous les cas, il sera toujours très bien remercié pour services rendus.

A l’inverse, dès lors qu’il remet en cause les accords qui lient son pays à un certain nombre de sujets avec l’Occident, c’est son arrêt de mort. Le système a préparé pour lui toute une armada d’options qui ne lui laisse aucune porte de sortie honorable : d’abord des Africains pour le combattre et lorsque cela ne suffira pas, il y a la Cour Pénale Internationale et le Tribunal Pénal International pour finir le travail, quand ce ne sont pas les bombes de l’OTAN pour le tuer (…)

« La Suite dans le « Manuel de Géostratégie pour l’Afrique« 

Sortie : Février 2012 – Edité par l’Institut d’Etudes Géostratégiques » Genève
(Suisse).

Jean-Paul Pougala

pougala@gmail.com 

www.pougala.org

(*) Jean-Paul Pougala est un Ecrivain Camerounais, Directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégique et Professeur de Sociologie et Géopolitique à la Geneva School of Diplomacy de Genève en Suisse.

Publicités

Côte d’Ivoire : Transfèrement de Laurent GBAGBO à la Haye – J’avais prévenu !

Ne provoquons pas une tempête dans un verre d’eau. Je veux bien me faire comprendre. Ne créons pas une fausse guerre juridique. Le droit a foutu le camp depuis le 11 avril 2011 de la Côte d’Ivoire. La Justice l’a suivi en prenant de son côté, la poudre d’escampette. Ce qui se joue sous nos yeux, est une affaire de muscles. Alors arrêtons de jouer le jeu de l’ennemi !

Je suis de très près comme vous, la situation du Président Laurent GBAGBO et de ses camarades de lutte. Des détentions sans accusation ou sur la base d’accusations complètement insensées, nous en sommes aujourd’hui à une affaire d’inculpation. Soi-disant pour crimes économiques. Cette farce grotesque ne m’a point surpris. Et je lui accorde très peu d’intérêt.

Mais je reste surtout préoccupé par le réveil et la levée de bouclier des Juristes de la Majorité Présidentielle. Cela est une excellente chose. Mais croyez-moi, ce qui se joue n’est pas une affaire de droit. C’est pourquoi je vous prie de me permettre d’insister : ni le droit encore moins les avocats ne sortiront le Président GBAGBO de prison.

La raison

Vous la connaissez tous. D’abord, Dramane OUATTARA ne croit pas en l’existence du droit comme il ne croit pas non plus en l’existence de Dieu. Il croit au Pouvoir. Il croit en l’énergie de domination, de conquête, d’élévation métaphysique. D’une part parce qu’il est bouddhiste. D’autre part, et presque fondamentalement, parce qu’il est un mystique membre des sectes qui enseignent la théorie des Maîtres du Monde.

Ensuite, et cela est une démonstration de ce que j’ai déjà affirmé, Dramane OUATTARA a toujours évolué en marge du droit en Côte d’Ivoire. Alors Voltaïque, il s’est décrété Ivoirien en se faisant fabriquer un Certificat de Nationalité par le juge Zoro Bi de la Section de Tribunal de Dimbokro. Il a utilisé là une tactique qu’il va rééditer en 2010 en demandant à Youssouf Bakayoko d’aller annoncer un résultat imaginaire à l’Hôtel du Golf. Une fois que OUATTARA a trouvé quelqu’un d’apparence crédible pour lui produire du faux, il est en mesure de mettre en œuvre sa machine mafieuse internationale composée de journalistes véreux, d’hommes politiques de premier rang, de nationaux ivoiriens à l’âme corrompue.

Alors suivez-moi bien, ce qu’il faut à OUATTARA pour évoluer dans la vie, pour atteindre ses objectifs, c’est créer l’événement sur la base du faux. Une fois qu’il tient un bout de papier contenant du faux dans la main, il s’occupe du reste. Dans cette entreprise, tout se passe comme si les lois sont inexistantes. Mieux, OUATTARA ne cherche jamais à prouver ce qu’il brandit pour consolider son imposture car la preuve relève du domaine du droit et donc des lois.

Alors pour son Certificat de Nationalité grossièrement faux, son résultat électoral imaginaire, sa citoyenneté ivoirienne conçue à coup de millions et de pots de vins versés aux Politiques et aux hommes des média, OUATTARA nous a démontré qu’il est un objecteur de Loi et de Justice.

Il voulait un chef d’inculpation. Il en a un : le crime économique. Le reste est entre les mains de son réseau mafieux. Vous verrez bientôt le faux débat, complètement ahurissant, dénué de tout bon sens pour dire du faux droit destinés aux analphabètes qui le suivent. Du faux droit également, destiné à ceux qui regardent la Côte d’Ivoire de loin, parfois de très loin.

Les résultats

En marge des lois nationales et internationales, le Président GBAGBO sera jugé à guichet fermé. Pas de présence de journalistes ni de membres de sa famille. Il sera condamné sur le seul fondement de la volonté de OUATTARA de l’humilier, de lui ôter la vie, de souiller sa mémoire. Je touche du bois. Mais c’est cela le premier objectif de OUATTARA.

Le second objectif, c’est qu’il ne peut pas garder Laurent GBAGBO en Côte d’Ivoire comme prisonnier. L’homme politique est trop populaire et en passe de devenir une icône africaine de la lutte anticoloniale. Alors comme du temps de la traite des Noirs, il faut lui trouver une terre de déportation. C’est la Haye.

Pour gérer ce volet de la forfaiture hors-la-loi, il y a un certain Luis Moreno-Ocampo. Il est de la trempe du Sud Coréen Young-Jin Choi. Ils déforment la vérité. Ils déforment le droit. Ils mentent sans cligner de l’œil. Parce qu’ils ont été dressés pour faire ce genre de sales boulots. Dans leur méthode, il y a beaucoup de racisme. Ne regardez pas seulement la couleur de peau. Quiconque adhère à un projet qui vise à rabaisser une race différente de la sienne se fait raciste.

Alors Moreno-Ocampo, Procureur formé pour emprisonner les Noirs d’Afrique, en marge du droit international, sur la foi de faux témoignages de témoins choisis parmi les hommes de OUATTARA pour témoigner contre GAGBO ou pour enfoncer GBAGBO en jouant les repentis d’un certain régime GBAGBO, fera condamner le Président des Ivoiriens, tout juste pour créer un cadre judiciaire pour sa déportation, loin des terres ivoiriennes.

A très bientôt

Hassane Magued

Alassane Ouattara ou la soumission sans équivoque de la Côte d’Ivoire

KOMLA R. KPOGLI

Les guerres sont faites souvent pour des objectifs purement économiques. En détruisant les infrastructures du pays agressé, en réduisant à néant sa machine militaire, en mettant à sac un pays on prépare un nouveau débouché. Des guerres conduisent à la naissance de nouveaux clients qui, une fois installés au pouvoir, vont devoir s’équiper en armes et en matériel de guerres pour prétendre redonner à l’Etat détruit, un de ses attributs de souveraineté : une armée. Aussi, ce pays devenu ruiné à coup de bombardements est obligé d’emprunter le chemin de la « reconstruction ». Cette « reconstruction », relevant plus de a propagande que de la réalité, passe nécessairement par les entreprises des pays agresseurs qui en font une occasion de déployer la corruption dans toutes ses formes. La « reconstruction », on sait ce qu’elle a produit dans les pays tels que l’Irak et l’Afghanistan récemment victimes de l’agression occidentale. La Côte d’Ivoire du criminel récidiviste Alassane Ouattara offre le meilleur exemple de cet état de chose en ce moment en Afrique subsaharienne.

Après avoir installé cet homme-lige au pouvoir suite à des bombardements et la destruction du matériel militaire ivoirien, la France peut passer aux affaires. Le prix de l’installation passe donc par l’achat des produits du faiseur de roi. C’est ainsi !

Il n’y a pas longtemps nous écrivions ceci à propos de l’agression contre la Libye par des pays occidentaux regroupés au sein de l’OTAN : « Les « soldats de la paix » de l’Occident accompagnés de quelques ravitailleurs arabo-musulmans de pacotilles et de décor sont sur le pied de guerre. Ils iront en Libye détruire l’aviation et le matériel militaire, mais le gouvernement fantoche et obséquieux à venir devra acquérir de nouveaux matériels de guerre. Les « soldats de la paix » iront détruire les infrastructures dont s’est dotée la Libye au prix d’énormes sacrifices, mais les préfets locaux à venir devront en reconstruire. Et qui sont ceux qui vont avoir les contrats pour la prétendue reconstruction? Les multinationales des pays envahisseurs. Comme en Irak et comme partout ailleurs. Ainsi, le profit sera double voire triple: détruire ce qu’on avait vendu, faire payer le reste de la facture si tout n’avait pas été réglé par l’ancien régime et reconstruire ce qu’on avait détruit. C’est aussi cela les affaires![1] ». Cette logique commerciale s’applique à la satrapie de Côte d’Ivoire.

Le Patriote du 23 novembre 2011 nous informe que le pouvoir de Ouattara s’octroie de l’équipement militaire[2]. En effet, le journal du parti placé au pouvoir nous apprend que « l’Etat de Côte d’Ivoire par le biais du ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi, a décidé de doter l’armée de moyens conséquents. Il s’agit, selon lui, de la suite logique de la volonté des autorités ivoiriennes de doter le pays d’une véritable armée.

Comme équipements, la Côte d’Ivoire de Ouattara s’achète 87 véhicules dont 55 de type double-cabine, 24 de type 4X4, 2 véhicules de transport de troupes, 4 berlines, 1 ambulance, 1 véhicule de type simple cabine, 1000 tenues parachutistes, 1000 paires de Rangers, 200 lits de camp, 91 tentes dont 65 collectives, 13 postes de commandement et 13 d’infirmerie.

Toutefois aucune information n’est donnée concernant le vendeur. On ne dispose non plus d’aucun chiffre sur le coût de ces fameux équipements.

A l’analyse, l’ombre de la France plane sur cette livraison. Car, c’est elle qui a installé Ouattara au pouvoir en Côte d’Ivoire. Depuis cette installation, on a vu la Côte d’Ivoire redevenir le ventre mou de la France qu’elle était au temps de Houphouët Boigny. Des hommes politiques français font la navette entre Paris et Abidjan pour consolider l’autorité de ce nouveau « chef indigène ». Ainsi, Sarkozy, Longuet, Guéant, Raffarin…ont depuis fait le déplacement sur Abidjan. En juin dernier, Gérard Longuet s’était rendu en Côte d’Ivoire pour discuter de la présence des troupes françaises dans le pays et de la « réorganisation » de l’armée de Côte d’Ivoire. Ce voyage de Longuet, sans doute, était aussi une occasion de conclure des contrats de vente de matériels militaires. On imagine mal d’ailleurs comment la France puisse installer un « chef indigène » et laisser un autre commerçant lui vendre ses produits.

Cette stratégie de s’offrir de nouveaux marchés par la guerre, on l’a vue en Libye quelques semaines seulement après la chute de Tripoli. Un cargo d’hommes dits d’affaires français accompagnés du ministre du commerce avait débarqué dans le pays pour soi-disant « aider à la reconstruction » et surtout prendre sa part du gâteau acquis par « la France et les Anglais » selon les termes mêmes de Patrick Lellouche, secrétaire d’Etat au commerce extérieur. Autrement dit lorsqu’on fait la guerre à un pays, ceux qui ont fait l’effort de guerre sont les seuls fondés à partager le butin. Raisonnement plus que logique. Les européens occupant l’Amérique n’ont-ils pas procédé de la même façon en Irak ? La France qui n’avait pas participé à l’invasion a été privée de « contrats pour la reconstruction ».

Aussi, rapporte Le Patriote, ces propos très éclairants de Paul Koffi Koffi selon qui «l’état des lieux fait à la suite de la crise postélectorale a révélé que les défis auxquels l’institution défense est confrontée, sont aussi nombreux qu’urgents tant au niveau des hommes, des infrastructures que de leurs équipement». En clair, Koffi Koffi dit qu’après les bombardements français, la Côte d’Ivoire se trouve en ruine sur le plan militaire. Constat qu’on doit d’ailleurs élargir à tant d’autres secteurs. Cet aveu confirme l’idée que la guerre menée contre le territoire de Côte d’Ivoire a détruit mais cette destruction offre un marché nouveau. Il s’agit d’une sorte de commerce par le terrorisme.

Gérard Longuet devant l’Association des journalistes de défense (AJD), le mercredi 16 novembre 2011 évoque l’actuel processus de resserrement du dispositif militaire en Afrique et regrette que la Côte d’Ivoire n’ait pas remplacé le Gabon comme point d’implantation en ces termes : « On aurait choisi Port-Bouët, en Côte d’Ivoire si Ouattara avait été en place plus tôt ». Cette déclaration de Gérard Longuet donne un aperçu sur les missions pour lesquelles Alassane Ouattara est placé au pouvoir et combien cet homme serait capable de se fendre en quatre pour servir les intérêts de la France. Alassane est si soumis que la France ne doute un seul instant que s’il était placé un peu plus tôt, la Côte d’Ivoire aurait accueilli une base militaire française permanente sur son sol. C’est dire combien on est loin de Laurent Gbagbo.Il faut préciser que le même Longuet affirme que « les unités ont une formidable capacité à être projetées, et on peut travailler depuis la métropole. »

Travailler depuis la métropole ! Cela démontre combien la colonisation de l’Afrique est plus qu’une réalité.Revenons à la soumission sans équivoque ni retenue d’Alassane Ouattara à la France. Non seulement, on voit cette soumission à travers les relations militaires, mais on la verra également sur le terrain monétaire avec une possible dévaluation du franc CFA autour de laquelle la France travaille depuis un certain temps avec les ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales ainsi que les présidents des institutions régionales de la zone franc. Le 19 septembre dernier, ces « élites indigènes » avaient été convoquées à Paris pour « discuter de la situation économique de la zone ». Un mois plus tard, devant la presse lors des « Matinales du gouvernement » du 24 novembre 2011[3], Mabri Toikeuse, ministre du plan et du développement du gouvernement Ouattara, déclarait que la dévaluation du franc CFA ne serait « pas une catastrophe ».

Au contraire, il s’était réjoui « des retombées de la dernière dévaluation (1994) qui, selon lui, « a fait tomber une pluie de milliards dans ce pays. » Cette soumission à toute épreuve aux intérêts française porte à penser que la presse de l’opposition a raison de dire que Ouattara qui, ces derniers temps, a fait le tour des capitales des autres territoires de la zone franc CFA était chargé de porter l’information de la future dévaluation à ses pairs. Même si les journalistes auteurs de ces écrits se retrouvent arrêtés et maintenus en détention, personne ne prend Ouattara pour un homme pour qui les préoccupations intérieures l’emporteraient sur les intérêts de ses maîtres occidentaux qu’il a toujours servi depuis son passage aussi bien à la BCEAO qu’au FMI en passant par toutes les institutions intermédiaires qu’il a dirigé.

Comme Lumumba, Olympio, Sankara…furent éliminés puis remplacés par une bande de fripouilles munies d’une feuille de route précise élaborée par les occidentaux, le président Gbagbo a été éliminé pour une fripouille dénommée Alassane Ouattara qui, le livrant à la fameuse Cour pénale internationale ce soir, montre qu’il est prêt à tout pour sauvegarder la place des maîtres. Pendant que les pires criminels au monde que sont Bush et ses amis, Blair et ses amis, Sarkozy et ses amis, Cameron, Obama…dorment tranquillement chez eux en toute impunité, ce qui leur font commettre à nouveau d’autres crimes, voilà que des nègres partisans d’une justice internationale qui n’existe pas dans la pratique, livrent un digne fils africain à la vindicte occidentale et notamment sarkozyste nichée sous le manteau troué de la CPI. Le désir étant d’humilier Laurent Gbagbo et montrer aux africains ce qui arrivera lorsque certains parmi eux oseraient des libertés avec l’attelage occidental et particulièrement français.

Le peuple africain en lutte sait donc à quoi s’en tenir face à un groupe de serviteurs aliénés piloté par Alassane Ouattara dont la mission est manifestement de replonger le territoire de Côte d’Ivoire dans le bain françafricain et dans le capitalisme terroriste qui drainent les richesses des pays tombés dans leurs escarcelles vers les pays dits développés.

29 novembre 2011

Komla KPOGLI

Secrétaire Général de la J.U.D.A

Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A)

Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo à la CPI

L’hypothèse tant redoutée par les ivoiriens depuis des semaines s’est produite. Le procureur d’Abidjan a reçu ce mardi un mandat du plaisantin et raciste argentin Moreno Ocampo demandant le transfèrement du président Laurent GBAGBO au Tribunal Pénal International. La justice de Côte d’Ivoire a décidé de livrer le Président Laurent GBAGBO au tribunal pénal international. Les événements se sont accélérés ces dernières 24h. En cours de journée, les avocats de Laurent Gbagbo ont été officiellement informés que le procureur d’Abidjan avait reçu un mandat de la CPI datant du 23 Novembre demandant à la justice ivoirienne de décider si oui ou non elle lui livrait Laurent Gbagbo. Cette dernière a décidé de le transférer à la Haye pour y être jugé.

Le président Laurent Gbagbo, accusé par Ocampo de je ne sais quoi a donc quitté mardi soir la Côte d’Ivoire pour la Haye.

Livre « Côte d’Ivoire : le coup d’Etat » : Gbagbo y raconte lui-même son 11 Avril

Le livre est intitulé «Côte d’Ivoire : le coup d’Etat». Il est écrit par le journaliste d’investigation Charles Onana et préfacé par l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki. Et il apparaît d’ores et déjà comme un livre-événement, tant les révélations et les rappels utiles y sont foisonnants. Le livre contient également des documents et des courriers inédits que Charles Onana a réussi à se procurer, provenant notamment de ministres français. Déjà en vente en France, «Côte d’ivoire : le coup d’Etat» sera-t-il autorisé à la vente en Côte d’Ivoire ? Il faudrait pour cela que des libraires ou des distributeurs aient le courage de le commander…

Le Nouveau Courrier publie des «bonnes feuilles» de ce livre. Il s’agit du témoignage du président Laurent Gbagbo, qu’il a pu faire parvenir à Charles Onana depuis sa réclusion, et qui va, à coup sûr, déranger des milieux internationaux très haut placés. Ses accusations contre l’armée française, qui a selon lui tiré sur de jeunes manifestants Ivoiriens pour les disperser ou les empêcher de rallier sa résidence, et qui a visiblement profité d’une conversation téléphonique pour le localiser dans la résidence et bombarder sa chambre, sont très claires. Elles montrent une petite partie de ce qu’il a à dire, et constituent une alerte pour tous les hommes de bonne volonté. En effet, le pouvoir Ouattara et la Sarkozie doivent absolument comprendre qu’une éventuelle élimination physique du témoin gênant de Korhogo serait lourde de conséquences pour la Côte d’Ivoire. A court, moyen et long terme.

Gbagbo raconte comment une bombe a atterri dans sa bibliothèque

«Ce sont les soldats français qui ont tout fait. Ils ont bombardé du 31 mars au 11 avril 2011. Il y a eu des bombardements sporadiques avec largage des bombes. Le ministre français de la Défense, Alain Juppé, avait manifesté le désir de parler avec moi. Mon conseiller Désiré Tagro était venu me dire que cette demande venait de monsieur Charles Millon, l’ancien ministre de la Défense du gouvernement Juppé en 1995. En fait, monsieur Millon avait été à l’université de Lyon avec moi. Tagro m’avait fait part de cette

demande le 10 avril 2011 à mon réveil matinal. J’étais sur le point d’aller prendre ma douche lorsque Tagro m’a informé du souhait de monsieur Juppé. Quand j’ai fini de prendre ma douche, j’ai retrouvé Tagro qui m’attendait le téléphone à l’oreille. Il était encore en communication avec monsieur Millon. Soudain, une bombe explose sur le toit de ma chambre. Millon demande alors à Tagro ce qui se passe. Tagro lui répond qu’on est en train de vouloir tuer le président. Ceux qui ont largué cette bombe ont tout détruit dans la pièce. J’avais une collection de livres d’auteurs romains et grecs traduits en français que je conservais jalousement depuis quarante ans, tous ont brûlé. Ma bibliothèque constituée depuis l’époque où j’étais étudiant est partie en fumée en quelques minutes seulement.»

Gbagbo explique pourquoi il a demandé à l’armée ivoirienne de ne plus se battre

«Le 10 avril 2011, notre informateur au ministère de la Défense à Paris nous a dit que ce jour-là, c’était 6+3. C’est-à-dire 6 hélicoptères plus 3 autres. Il faut savoir qu’auparavant, c’était uniquement trois hélicoptères qui nous bombardaient. Les snipers étaient également postés sur le toit de l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire. Qui est mitoyen à ma résidence. Leur rôle essentiel était de tirer sur les jeunes Ivoiriens qui manifestaient ou s’aventuraient à sortir à proximité de ma résidence. Ainsi, lorsqu’on m’apprend que les chars français sont à Cocody, le commandant des Forces spéciales, l’officier de frégate Boniface Konan, me fait parvenir un message disant qu’il ne peut plus combattre, car les soldats sont dispersés. Le message souligne que les chars et les hélicoptères français ne cessent de tirer sur les soldats ivoiriens. Le 10 avril, j’ai dit à Konan qu’il devait cesser les combats pour ne pas faire tuer les soldats. Je ne pouvais accepter de voir mourir inutilement les dignes fils de mon pays face à des gens qui voulaient uniquement ma tête. J’ai demandé qu’on me laisse attendre sereinement le dénouement à la Résidence. Les soldats voulaient me mettre à l’abri. Mais je leur ai dit que je n’étais pas militaire mais chef de l’Etat. Ce qui m’importait le plus, c’était leur sécurité et non pas la mienne devant le feu français. A ce moment, Konan me dit la gorge serrée : «Monsieur le président, les Français ont tout détruit».

Gbagbo : «Ce sont les soldats français qui filmaient ma capture

«En fait, les Français ont encerclé la résidence et au lieu d’achever leur mission, c’est-à-dire de venir me prendre eux-mêmes, ils ont plutôt envoyé les rebelles me prendre. Je tiens tout de même à préciser qu’ils ont envoyé les rebelles m’arrêter devant les caméras. Toutes les images que vous avez reçues sont les images des soldats français. Ce sont les soldats français qui filmaient ma capture. Ils tournaient avec des caméras à la résidence et à l’hôtel du Golf. Plus tard, ils ont fait venir des journalistes français pour d’autres images de moi. Il n’y avait pas de journalistes africains tournant les images au moment de mon arrestation.»

La tentative de «corruption» de l’administration Obama

«Un sous-secrétaire d’Etat américain m’a téléphoné et m’a parlé pendant au moins une heure. Il me disait que si je partais du pouvoir, je ne serais pas poursuivi, je pourrais m’exiler avec soixante-quatre personnes de mon entourage et que tous seraient pris en charge. Quant à moi, je serais logé, nourri et blanchi, j’aurais un travail et des revenus équivalant à 2 millions de dollars, etc. Cette conversation ou plutôt ce monologue était surréaliste.

Il y avait un tel décalage entre ce que disait ce monsieur et la réalité que je vivais avec le peuple ivoirien que son discours était indigeste. J’ai finalement raccroché, fatigué de l’entendre pérorer sur les propositions qui m’attendaient si j’acceptais de quitter le pouvoir. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose d’étrange dans ce discours. Quel était le sujet ? A mon avis, c’était le résultat des élections présidentielles. Ils ont tous prétendu que j’avais perdu les élections présidentielles mais le Conseil constitutionnel de mon pays a dit le contraire. J’ai demandé de recompter les voix, ils ont refusé. J’ai même proposé une commission d’enquête indépendante internationale pour examiner les faits. On a refusé. Pourtant, les données sont simples. S’il est prouvé que j’ai perdu les élections, je m’incline sans autre forme de discussion. Si j’ai gagné, je suis disposé à faire des concessions politiques pour créer un climat d’apaisement et de paix dans tout le pays. Mais pourquoi s’obstine-t-on à me faire des propositions absurdes ? Pourquoi cherche-t-on à me corrompre et à me menacer si on est convaincu que j’ai perdu les élections ?

Peu après ce coup de téléphone étrange, mes conseillers me disent qu’Hillary Clinton cherche à me joindre au téléphone. Je refuse de prendre la communication car je suis convaincu que je vais encore passer un moment à entendre à nouveau les mêmes propositions. Elle m’a finalement adressé un message pour me proposer je ne sais quoi. Je n’ai même pas ouvert l’enveloppe. Après Hillary Clinton, le président Obama m’a directement appelé à son tour. Une fois de plus, j’ai refusé de prendre la communication. Je ne voulais plus écouter ni entendre les discours ennuyeux et les propositions ubuesques qu’ils infligeaient à mes oreilles.»

Le nouveau courrier

Côte d’Ivoire : Les Ivoiriens veulent régler un problème de survie !

Ils sont privés de presque tout. Les Ivoiriens. Ils constatent qu’ils sont en train d’être privés de tout. Ceux qui sont les fils de la Côte d’Ivoire. Eau, électricité, produits médicaux de première nécessité, sécurité urbaine, sécurité rurale, liberté d’expression, libertés politiques. Et au-dessus de tout, du droit à l’éducation.

Le monde le sait-il ? Le Nigeria, le Burkina Faso, le Sénégal, le Togo, tous ces pays membres de la CEDEAO qui se sont déclarés ennemis du peuple de Côte d’Ivoire en organisant la razzia de ce pays le savent-ils ? Sont-ils conscients du drame dont ils ont posé les fondamentaux en recrutant, fournissant et armant des criminels pour venir attaquer les institutions légalement établies dans ce pays qui leur a pourtant fait que du bien pendant plusieurs décennies ? Bien sûr que oui. Ils le savent.

A l’époque, c’est le Président de l’Afrique du Sud, Monsieur Jacob Zuma qui l’avait révélé au Président GBAGBO. Une partie de l’argent remis à Ouattara par la mafia occidentale au Sénégal sous le parrainage du vieux Abdoulaye Wade a servi à payer le soutien de la plupart des chefs d’Etat d’Afrique de l’Ouest pour qu’ils se taisent sur la forfaiture contre Laurent GBAGBO.

Pour de l’argent, ils ont aidé un corrompu, un menteur, un voleur, un faussaire à organiser le pillage de la Côte d’Ivoire par la France et ses alliés de prédateurs racistes. C’est ce que nous avions cru.

Aujourd’hui, le pays manque de tout. Et pourtant, il regorge de tout. Infrastructures sanitaires modernes, infrastructures hydrauliques, infrastructures scolaires et universitaires, des hommes hautement qualifiés, des ressources naturelles immenses.

Alors que se passe-t-il avec celui que la France a installé dans le sang de plus de 15 mille Ivoiriens ?

Est-ce parce qu’il est incompétent que tout s’effondre ? Est-ce parce que son agenda est de disloquer l’Etat de Côte d’Ivoire, détruire les fondamentaux de la République pour créer un environnement de non droit à repeupler ?

Cette deuxième hypothèse est la plus imbattable quand bien même la première reste tout aussi avérée.

Oui, ils veulent détruire l’ancienne Côte d’Ivoire pour repeupler ce pays. Mais il s’agit d’un repeuplement agricole. Et le Burkina Faso en a la responsabilité. L’enjeu, c’est le cacao ivoirien.

En participant à la razzia de la Côte d’Ivoire, les grands groupes américains intervenant dans ce secteur ont posé comme condition, la vente par Ouattara de toutes les plantations de cacao auxdits groupes afin de donner un statut de salariés aux planteurs de cacao et café de Côte d’Ivoire.

Mais l’entreprise est trop risquée. Une insurrection paysanne pourrait voir le jour. Alors la solution détournée a été de mettre en valeur les forêts classées. Et depuis environ 7 mois, les forêts classées ivoiriennes sont envahies par des dizaines de milliers de Burkinabés.

A un moment donné, ces nouveaux immigrés agricoles, tous des Burkinabés, seront déguerpis, dédommagés par ces grands groupes américains qui proposeront à Ouattara de leur permettre de procéder à ce dédommagement. En contrepartie, ils devront exploiter eux-mêmes ces plantations en promettant à coup de mensonges, de reconstituer d’autres couverts végétaux. Et l’affaire est dans le sac. Bloc par bloc, toute la nouvelle boucle du cacao ivoirien sera vendue à ces prédateurs.

Pendant ce temps, l’école aura été démantelée, l’armée disloquée et les fondamentaux du bien être social ivoirien, totalement compromis.

L’enjeu, c’est donc la disparition de l’Ivoirien au profit d’une citoyenneté ivoiro-burkinabée par la création d’une fédération sur le modèle de la haute et basse Côte d’Ivoire coloniale.

Aisément, cela se comprend donc. Conseil des ministres ivoirien tenu à Ouagadougou. Privation d’eau et de courant, de sécurité et d’école pour que la Côte d’Ivoire devienne invivable. Après quoi, la pilule de la disparition de la Côte d’Ivoire sera facilement avalée.

C’est donc clair. Au-delà des problèmes politiques fabriqués pour faire du dilatoire, le vrai objectif poursuivi par les agresseurs de la Côte d’Ivoire, c’est la disparition de la citoyenneté ivoirienne. Une fusion absorption dans le Burkina Faso natal de Dramane Ouattara est inscrite donc au premier plan de l’agenda des prédateurs qui ont envahi ce pays.

C’est pourquoi ils détruisent tout pour faire place à autre chose, à un projet de démontage brique par brique de la Côte d’Ivoire.

Pour ceux qui ne comprennent pas pourquoi nous n’avons pas d’autres choix que d’attaquer ce régime du déni de la citoyenneté ivoirienne, je vous ai révélé l’une des causes profondes de notre engagement révolutionnaire. Nous n’avons pas d’autre choix que de nous libérer pour survivre. Et quoiqu’il advienne, nous le ferons. Au prix de notre sang.

A Très bientôt.

Hassane Magued

Côte d’Ivoire – Libye : le message de l’Occident est passé, mais la riposte arrive !

Mouammar Kadhafi et Laurent Gbagbo à Abidjan le 27 juin 2007

Le message de l’Occident pour les Africains est, on ne peut plus clair. Quiconque osera développer ou chercher à développer son pays, pour qu’il soit affranchi des prêts usuraires des institutions financières de domination colonialiste, sera tué. S’il résiste, son pays sera rasé. Si le pays résiste, le peuple connaîtra un génocide. Car Afrique, ton développement précipitera mon effondrement. Alors je t’ordonne de demeurer pauvre et soumise, sinon je tue jusqu’au dernier de tes enfants afin que tu comprennes que tu n’as pas le droit d’être libre et développée.

Aussi simple que cela puisse paraître, tel est le message que l’Occident veut faire passer lorsqu’il a voté les résolutions à l’ONU pour massacrer les civils Ivoiriens et détruire la Libye afin d’y installer des imposteurs et des voleurs en lieu et place des bâtisseurs, fils du pays. Après quoi, le reste n’est que manipulation, corruption morale, lavage de cerveau et instrumentalisation en vue de faire passer ce message fondamental.

Mais avec les gros moyens qui accompagnent les efforts pour faire respecter cet édit méprisant et raciste, l’achat de conscience et la promotion des renégats qui sous-tend cet odyssée de la haine, plusieurs fils de l’Afrique qui ne pensent qu’à leurs ventres et à ceux de leurs proches, croient jouer juste, en collaborant par traîtrise et lâcheté.

Mais permettez-moi de leur dire qu’ils ont échoué. Car ni l’assassinat des anciens résistants, ni celle des aînés comme Kadhafi, ne peut nous influencer et déclencher un vent de lâcheté. Alors allez-y leur dire que l’arrestation et le massacre de tous les fils de Kadhafi a été la plus grosse erreur de leur fin de règne, de la fin de l’hégémonie occidentale !

Parce qu’en agissant ainsi, même les traîtres collabos qui leur servent de monture en Afrique, ont fini par comprendre que l’Occident ne s’est jamais civilisé, qu’il est demeuré raciste et barbare et que la faim comme la pauvreté lui font perdre la tête au point de manger même la monture qui est à son service pour conduire son odyssée de vol et de pillage.

Alors, ces traîtres fils de l’Afrique, ces montures de la honte pour le projet de vol et de pillage de l’Occident en Afrique deviennent de plus en plus hypocrites avec leurs maîtres blancs et nous encouragent en secret, dans notre engagement pour libérer notre continent agressé sauvagement par des prédateurs affamés.

C’est pourquoi notre riposte sera totale et aucune force armée ou nucléaire, aucun vestige de puissance économique avec tous ses réseaux d’influence, ne pourra résister à notre action. Oui, nous allons les vaincre et les contraindre à accepter leur statut de nouveau pauvre. Et s’ils insistent, leurs collabos en Afrique subiront un destin plus tragique que celui qu’ils ont imposé aux dignes fils de l’Afrique qui ont osé leur dire non !

Tous les piliers de leur croisade raciste seront brisés, rasés et jetés hors de l’Afrique.

Quand je parle de piliers, je parle des instruments économiques, financiers, diplomatiques et mystiques sur lesquels ils s’appuient pour infester l’Afrique.

Nous les connaissons, ils sont nos cibles primaires. Et nous nous donnons les moyens pour que de générations en générations, nous créions la chaîne de la résistance et de la libération contre l’invasion et le mépris raciste de l’Occident.

C’est pourquoi la Révolution Permanente vous prie, dignes fils d’Afrique, d’écrire, de vous mobiliser et de rejoindre chacun des fronts que nous avons ouverts pour la Libération de notre Continent agressé inutilement alors que nous leur avons tendu la main en leur disant que nous voulons les aider à stabiliser leurs modèles économiques, dans le respect de nos différences et de nos intérêts, des intérêts de nos peuples.

Ils nous agressent et nous tuent pour s’installer. Nous allons les désinstaller par tous les moyens en coupant tous les piliers de leur agression raciste et méprisante. Alors dites-leur qu’ils ont échoué dans leur tentative de nous faire peur pour nous faire taire !

A Très bientôt.

Hassane Magued

Bloqué à la Cpi, Sarkozy veut envoyer Gbagbo en Europe de l’Est

Bloqué à la Cpi, Sarkozy veut envoyer Gbagbo en Europe de l’Est : Les Présidents de l’Afrique digne disent niet

Le confrère «L’expression», très proche du pouvoir d’Abidjan ne sait pas gêner pour barrer à sa Une du samedi dernier ce que tout le monde sait déjà dans la crise ivoirienne. «Si Ouattara libère Gbagbo, il tombe.» Ce journal rapporte, en fait, les propos d’un baron du régime qui traduit en même temps, toute la peur du pouvoir de voir Gbagbo en liberté. Si tant est que c’est Ouattara qui a été le choix du peuple ivoirien, pourquoi il tomberait après la libération de Gbagbo. C’est bien là que se trouve toute la question de la crise que traverse la Côte d’Ivoire.

On se rappelle qu’au plus fort de ce conflit postélectoral, la France et les Usa avaient proposé un exil doré à Gbagbo s’il acceptait sa «défaite» contre Ouattara. Des propositions qui ont été logiquement rejetées, car si Gbagbo avait vraiment perdu les élections comme ont veut le faire croire, sa place ne se trouverait nulle part ailleurs qu’en Côte d’Ivoire. La vérité est que Gbagbo gêne beaucoup la mafia françafricaine qui attaque la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi Sarkozy fait mains et pieds pour obtenir le transfert de Gbagbo à la Cpi. Il en fait même un chantage honteux en pensant tuer ainsi dans l’œuf, toute volonté de soulèvement populaire. Sur cette question, la France avec son armée en Côte d’Ivoire, est prête à aller jusqu’au bout, quitte à jeter après la faute sur Soro et ses hommes. Sarkozy sait en plus que Gbagbo n’est pas Taylor, l’ex-Président libérien. Gbagbo est bien le seul Président d’un pays du sud dont le transfert à la CPI divise toute l’opinion mondiale y compris la CPI au plus haut niveau. Parce que visiblement, l’accusation de crime de guerre ne résiste pas à la moindre analyse. Mais sur le terrain, Gbagbo même en prison continue de gêner l’action de Ouattara. On dira tout clairement que son ombre plane toujours sur la Côte d’Ivoire, malgré le discours purement publicitaire du pouvoir actuel. Ce qui n’est pas fait pour arranger l’action de la France sur le terrain. Surtout qu’elle est quotidiennement hantée par un soulèvement du peuple ivoirien, qui porte le Président Gbagbo dans son cœur. A défaut d’avoir  immédiatement la Cpi, Paris veut éloigner Gbagbo des ivoiriens. En l’envoyant très loin d’ici, en Europe de l’est. C’est en tous cas ce qui se trame dans les milieux diplomatiques. Et  dans ce bourbier qui est finalement devenu une patate chaude pour Sarkozy, le rôle qui a été confié au poulain d’Abidjan est de sonder l’opinion des chefs d’Etat du continent, sans exception. Ce qui justifie les différents voyages de Ouattara dans les pays africains.

Dans la sous région, l’option qui se dégage est qu’il n’y a que trois chefs d’Etats qui ne verraient aucun inconvénient à un éventuel transfert du Président Gbagbo devant la Cpi ou dans un autre Etat européen. On parle de Faure Yassimgbé du Togo, Wade du Sénégal et bien entendu, Blaise Compaoré du Burkina. Même Goodluck du Nigeria qui a été partie prenante et un soutien fort à Ouattara pendant la crise postélectorale a dit niet sur cette question.  Au niveau continental, la majorité des pays sont évidemment opposés à un transfert de Gbagbo dans un autre pays étranger. Car, ils sont tous convaincus que cette décision embrasera la Côte d’Ivoire. Mais cela n’est pas le problème de la France officielle qui compte sur son armée. Ouattara ainsi donc poussé dans le dos par son parrain Sarkozy, se rendra très bientôt en Afrique du sud pour avoir la position du Président Jacob Zuma. Même s’il semble qu’il connait déjà la réponse de Zuma sur la question du transfèrement de Gbagbo hors de la Côte d’Ivoire. Il n’est ni Compaoré, ni Wade, encore moins Faure Gnassingbé. C’est un Président de la République.

Guehi Brence

Bernard B Dadié : «Penser la France»

« Le Siècle des Lumières n’avait pas brillé deux ans. Le Siècle des Ténèbres, en enfantent de nouveaux et aussi sombres, celles de la Colonisation» A. Anselin, le Refus de l’esclavitude

«L’assassinat du chef de l’Etat libyen, grâce à l’intervention de l’armée française, est une honte pour la France. Les bombardements sur les populations civiles en Libye comme l’intervention scandaleuse des troupes françaises en Côte d’Ivoire… marquent la participation à une véritable entreprise criminelle d’Etat», déclarent les clubs . Salut des Nègres, des bois d’ébène, à ces Clubs qui sortent la France de l’Histoire de celle des affaires qui, depuis la fin de la guerre des libérations, n’a laissé personne dormir. Du temps du «Vieux», les bêtes domestiques votaient à 99,99% comme l’exigeait Paris, et bientôt, avec la participation des bêtes sauvages, sur ordre de Paris, le résultat des votes sera 200%. Tel que cela se murmure en ville militarisée.

Bernard B. Dadié

Du temps du «Vieux», peu de portes s’ouvraient à partir de 20 heures, de nos jours aucune porte ne s’ouvre parce que les habitants se «planquent» sous les lits. Et les médias de Paris ne cessent de parler du bonheur des sujets français, qui, travaillèrent à  Saint-Domingue, devenaient travailleurs et chair à canon en Afrique. Pour s’être opposé à un recrutement excessif, le Blanc français gouverneur général des colonies rejoignit le front et fut tué. Le conflit commençait et ils furent nombreux, les Français, les Blancs, qui défendirent le frère Noir et perdirent la vie. Albert Londres, Van Vollenhoven, John Brown…

La République votée à une voix de majorité ne saurait être exportée et encore moins chez des bois d’ébène colonisés, soumis, exploités. Penser la France dont on parle toujours. L’esclave enchainé a une arme, sa bouche pour parler, hurler, dénoncer et le vrai esclave n’est-ce pas le propriétaire qui a toujours peur d’une évasion, d’une révolte ? Situation qu’ont vécue des négriers lors des traversées. Révolte qui donna naissance à Haïti et à d’autres villes ou à des quartiers dans les villes des Blancs. Mac Gee, le Noir est mort exécuté. Ceux du Sud saluent la nouvelle par des «Hourras joyeux» (J. Howlelt). Nul ne saurait arracher la Liberté à un peuple, et dans un peuple, nous aurons toujours des Andrée Viollis, des Victor Augagneur, des Schoelcher et leurs compagnons de lutte pour le respect de l’autre. Et il arrive toujours que des bandits s’entretuent.

Combien sont-ils ces héros qui incendient des pays ? Et dorment en paix ? Un pays comprend les villages et les cimetières, les vivants et les morts ; qui, à jamais  maitrisera les morts dans une révolte ? Le styx. Les anciens faisaient passer le styx, et chez nous, le fleuve et nous donnons encore de nos jours ce qu’il faut au partant pour passer le fleuve. N’est-ce pas la preuve que nous sommes tous des voyageurs ? Etre-vous sûrs d’avoir raison de nous tuer toujours pour votre grand festin ? De tout incendier sur votre passage ? Le peuple vous écoute et vous regarde et le sang innocent versé ne cessera de vous parler, qui que vous soyez, où que vous êtes. Des vérités de chez nous, des peuples de la forêt aux multiples langages.

Un chant, un certain vol d’oiseau n’empêche-t-il pas un voyage ? «Carnages, les guerres secrètes des grandes Puissances en Afrique» de Pierre Péan. En Afrique, chez les peuples de race inférieure où les femmes accouchent à neuf mois au lieu des 30 mois habituels chez les races supérieures. «Il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet, les races supérieures ont un Droit vis-à-vis des races inférieures… je soutiens que les Nations européennes s’acquittent avec largesse, avec grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de civilisation» à dit Jules Ferry en 1884. «C’est très douteux», lui répond Georges Clemenceau, «Penser la France !». «Pour connaître toute la vérité sur les nombreux sujets que j’aborde dans ce livre, il faudra attendre l’ouverture, dans de très nombreuses années, des archives de la CIA, du M16, du Mossad et de la DGSE», dit Pean.

«Et nous voilà pris dans les Rets, livrés à la barbarie des Civilisés. Dans la nuit nous avons crié notre détresse, pas une voix n’a répondu » L. S. Senghor

Notre horizon reste fermé parce que Président et Gérants des colonies se trouvent tous à l’Elysée où l’on peut parler de scandale de Panama, de piastres, mais jamais des Nègres. «Pour porter les barils de ciment de cent trois kilos», «les Batignolles» n’avaient pour tout matériel qu’un bâton et la tête de deux Nègres». «Les règles sont posées, il faut les respecter, un monde de maîtres gaulois et de mercenaires ayant pris d’assaut le navire Afrique et des officiers voyant leur rêve colonial brisé ont failli renverser la République qui sert de paravent dans la grande conquête. «La présence des troupes françaises en Afrique est anormale» (J. P. Cot).

Les créateurs du Syndicat agricole africain qui donna naissance au PDCI et plus tard au RDA, parlaient de Liberté et non de soumission servile, de dialogue entre Blancs et Noirs et non de perpétuation de l’esclavage. Aucun de ces acteurs n’était sorti d’une école en Occident, et ils disaient à leurs enfants, en les mettant à l’école, « partez et revenez nous sauver… et non partez et revenez nous revendre». Qui sont-ils ceux qui nous vendent ?

Et combien sont-ils ces enfants qui peuvent revendre père et mère ? En 1939-1945, la guerre était pour nous une guerre de libération. On parla de scandales des salaires des militaires, mais jamais des salaires des fonctionnaires, ces mendiants qui la fin du mois prennent d’assaut les banques pour pouvoir tenir. C’est St Domingue en Afrique avec des descendants des corsaires de l’histoire. Ivoiriens, c’est encore et toujours Thiaroye que nous vivons. Après la guerre 1914-1918, nous eûmes des communes au Sénégal et après la guerre de 1939-1945, pour avoir parlé d’argent, de paiement, la guerre contre nous a commencé à Thiaroye au Sénégal et les ravages s’étendent. Des maîtres assoiffés de sang ne sont-ils pas plus barbares que nous ? Race supérieure ? Prestige et affaires.

Est-il étonnant que le sort d’un Président élu par des indigènes soit réglé à Linas-Marcoussis, dans une Banlieue, pour mieux souligner le mépris qu’on peut avoir pour des Nègres raisonneurs parlant de Dignité à des conquérants entourés de forbans. Aux armes : affamées. Williams, Damet, Samba, Ebony, Adam Camille, Boka, Foté Memel, Ladji le fidèle compagnon et d’autres. D’autres, des centaines d’anonymes et des Blancs, eux, furent chassés. Regardez, Messieurs, il y a du sang sur ces décorations, et chaque coup de fusil ou de canon, chaque explosion de bombes ont fait trembler des Nègres dans leur tombe de Paris et Département. Certes, vous n’étiez pas nés et les tombes de ces tirailleurs ne sont pas des monuments à visiter à des heures perdues.

Des avions égyptiens sont cloués au sol par des chasseurs anglais et français. Des avions sont détournés pour récupérer des passagers invités à un congrès, des actes de prouesse que Paris ne cessera de méditer en nous parlant de nos dettes. Naitre dans les dettes, croupir dans des dettes et crever dans des dettes. N’est-ce pas une honte que de transmettre des dettes en héritage à des descendants ? Et leurs pleurs ne sont-ils pas des pleurs de réprobation ?

Tapis rouges, musique, rires, joie d’accueillir un hôte de marque venant des lointaines terres africaines. Accouru pour faire allégeance à Paris. Et poursuivre la vieille politique de fermiers généraux, de quotataires, de l’empire des 2è bureaux et toujours parler de Nantes la ville aux milliers d’embarcations pour Nègres. «La lutte pour le pouvoir, c’est la lutte pour la richesse, la lutte pour la richesse, c’est la lutte pour le pouvoir». Mais doit-on donner le pouvoir à des Nègres ?

Ayant fait la grève de la faim qui provoqua la grève des achats, nos épouses marchèrent pour nous sauver. Elles paient encore cette audace, soumises à des violations de domiciles et à des pillages. Ces femmes qui ont subi des insultes des autorités et méprisées soignent leurs plaies depuis des années n’en ont même plus les moyens aujourd’hui. Paris, dans sa fraternité avec les colonies sorties des ténèbres, joua le grand jeu en honneur de ses amis ; il nous donna trois jours et trois nuits de folie, de sang et larmes. Démonstration cruelle de forces piaffant d’impatience pour fondre sur des Nègres qui parlent d’Egalité. Avions et troupes prirent la ville en otage. Le palais assiégé, le Président Gbagbo et les compagnons furent faits prisonniers et emportés en toute Liberté.

« Dieu aime les Noirs », Serge Bilé. En quoi divergeraient-ils des autres créatures humaines ? Ne sont-ils pas seulement complices de leurs assassins par une méconnaissance de l’histoire ? Le pays ? Le mât de cocagne où l’on se bat pour atteindre le sommet et y rester pour plaire au maître et amasser des milliards à déposer dans des banques en garantie de loyautés. 2011 Paris, que penses-tu de ces nouvelles terreurs contre des Nègres ? «Un Blanc lui tira dans le dos», Vieille habitude du temps du racolage.

Le regretté Désiré Tagro

Tagro, « on a tiré sur moi ». En toute Liberté. Des Nègres en service aux ordres de Paris. Tagro attend assassins et instigateurs. N’a-t-il pas été dit : «Tu ne tueras point» ? Ils sont des milliers qui sont morts, des morts anonymes dans le sang desquels viendront des milliards d’euros pour l’asservissement des Noirs qui parlent d’égalité des hommes. Esope, Pouchkine, Toussaint Louverture, Lumumba, Ben Bella, Sekou Touré, Gbagbo et ses compagnons que Paris vient de faire entrer dans l’histoire glorieuse des martyrs. 1914-1918, «Bouna, des hommes, des vieillards, des enfants, des femmes, se laissent griller et enfumer dans des cases pour refus d’enrôlement». «La France n’est pas seule». Il y a l’Empire. Paris et ses légionnaires pressés de remporter la victoire ; colonne Leclerc. Eboué, Jean Moulin. Pour la réconciliation, on avait fermé les portes des archives, et les Noirs avaient tout mis dans un coin de mémoire.

2002, Gbagbo, Président, affronte le pouvoir de Paris et fait ce que jamais ne fit un Président noir : refuser que notre pays soit un cimetière où danseraient des hommes et des femmes qui enverraient les enfants mendier quelques rires de vie. «Frères et amis», unissez-vous et combattez avec moi pour la même cause. Déracinez l’arbre de l’esclavage. Je suis Toussaint, «m’arrêter arbitrairement, sans m’écouter et sans me dire pourquoi, s’emparer de tous mes biens, piller toute ma famille, saisir mes papiers, les garder, m’embarquer sur un navire, m’envoyer nu comme un verre de terre, répandre les mensonges les plus calomnieux à mon égard, et après tout cela, me précipiter dans les profondeurs d’un cachot : n’est-ce pas comme couper la jambe de quelqu’un et lui dire «Marche» ? N’est-ce pas comme couper sa langue et lui dire « Parle », n’est-ce pas enterrer un homme vivant» ? Je suis Toussaint Louverture d’Haïti. J’ai entendu parler du Président Gbagbo et de ses compagnons. Club «Penser la France», merci pour votre présence dans l’enfer créé et veillé par Paris et les siens. Qu’ils sachent une vieille sentence ordonne : Travail pour être utile.

Sois utile pour être aimé, Sois aimé pour être heureux…

Les fantassins et les bruits des bombes font fuir le bonheur qui a horreur du sang. Le bateau se nomma Le Héros et la prison Fort de Joux. Toujours à la recherche de trésor. 1802, Toussaint et Bonaparte ! Il laisse mourir Toussaint.

2011, Gbagbo et tous ceux qui ne veulent pas voir sa tête. Louverture, de ton cachot du Jura, ordonne à tous les Bonaparte de retirer de nos rives de rêves, leurs vaisseaux et leurs avions de morts, et que soient ouverts les yeux et les oreilles de tous les Nègres armés, venus d’ici ou d’ailleurs qui dansent de joie dès qu’un de leur frère tombe.

Qu’ils écoutent le doux murmure de l’onde, la douce musique des oiseaux dans les arbres, et le zéphyr qui les caresse, c’est la vie qui passe et nous parle.

Bernard B. Dadié

Maître Serge Gbougnon : « Depuis six mois, Gbagbo n’est pas médicalement suivi»

Suite à la libération de 20 prisonniers pro – Gbagbo le mercredi dernier, Maître Serge Gbougnon, l’un des avocats du Président Laurent Gbagbo réagit. Lire la vidéo.