Le Blog de Aymard

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Archives de Tag: Ghana

Déportation de Gbagbo à la Haye, Rawlings dénonce un « enlèvement »

John Jerry Rawlings

J‘ai appris avec consternation que le président destitué de Côte d’Ivoire, Gbagbo a été transféré à la Cour pénale internationale (CPI), le mardi 29 novembre suite à une inculpation rapide, en totale violation du code international des procédures et au mépris total des exigences de la paix en Côte d’Ivoire.

Ce transfert fait suite a une procédure tellement rapide, qu’il peut être légitimement décrit comme un enlèvement.

Mes soupçons augmentent encore plus, lorsque le procureur affirme avoir pour cibles six officiels en Côte-d’Ivoire, mais insiste indûment sur Gbagbo, celui qui est le moins susceptible d’échapper parce que déjà en détention.

Cet empressement à inculper et à faire transférer Gbagbo [qui n’a pas couru s’échapper durant le bombardement de son palais] comme un criminel de droit commun, défie la logique d’une quête de véritable réconciliation et d’une paix durable en Côte d’Ivoire.

Après cinquante ans d’indépendance, l’Afrique devrait avoir tous le savoir-faire pour apporter la justice à ses propres citoyens et faire disparaître la justice importée.

Quel genre de poursuites plutôt hâtée consiste à traduire en justice la victime d’une attaque, et à être indulgents avec l’auteur de l’attaque?

Personne ne cherche à échapper à la justice. Mais quand la justice est baignée dans une mer d’humiliation et d’abus, de façon à être régi par la haine de soi-pensants avec sa logique intenable, il sied à la conscience humaine de se lever contre cette justice, pour le bien de tous.

Nous ne resterons pas silencieux à ce sujet car nous ne devons pas rester silencieux à ce sujet parce-que tous membres actifs de ce drame humain.

John Rawlings

Source : http://www.facebook.com/pages/La-Majorit%C3%A9-Pr%C3%A9sidentielle-Officielle/139464519462900

ENGLISH VERSION


STATEMENT BY H.E. JERRY JOHN RAWLINGS ON THE TRANSFER OF PRESIDENT LAURENT GBAGBO TO THE INTERNATIONAL CRIMINAL COURT (ICC)

I have learnt with dismay reports that deposed President Gbagbo of Cote d’Ivoire has been transferred to The International Criminal Court (ICC) on Tuesday, November 29th, following a speedy indictment, in total violation of relevant international code of procedures and in total disregard for the demands of peace in Cote d’Ivoire.

This transfer followed a procedure so hasty that it could be rightfully described as abduction.

My suspicion grows even more, when the prosecuting attorney claiming to be targeting six officials in Cote d’Ivoire, unduly focuses on Gbagbo, the one who is least likely to escape due to his being already in custody.

This eagerness to indict and transfer Gbagbo, who did not run in the face of the bombing of his palace like a common criminal, defies logic and the quest for true reconciliation and sustainable peace in Cote d’Ivoire.

After fifty years of independence, Africa should have all the knowhow to bring justice to its own citizens and do away with imported justice.

What kind of prosecution would rather be in haste to bring to justice the victim of an attack, and be lenient on the perpetrator of the attack?

No one is trying to evade justice. But when such justice is drenched in a sea of humiliation and abuses, so as to be governed by self-righteous hatred with its untenable logic, it only befits human conscience to stand up against it for the good of all.

We will not be silent about this because we must not be silent about it as participating members in this human drama.

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Ghana : Un jeune écolier veut aider la Somalie

Andrew Adansi-Bonnah

– Associated press – Alors que la levée de fonds organisée dans le monde pour venir en aide aux victimes de la faim en Somalie se fait au compte gouttes, une initiative a vu le jour d’une source inattendue : un écolier Ouest-Africain du Ghana, Andrew Adansi-Bonnah,11 ans. Pendant ses huit semaines de vacance, il veut récolter 20 millions de Cedis soit 13 millions de dollars en faisant le porte à porte des bureaux à Accra.

Depuis qu’il a commencé son opération le 1er Août dernier, le jeune a déjà collecté 6.500 dollars. Andrew a pris soin de contacter l’UNICEF et la FAO avant de se lancer dans son opération du coeur. Son père, un enseignant, Samuel Adansi-Bonnah, pour aider a sauver des vies a l’autre bout du continent, a donné 500 dollars, une somme qui équivaut à la totalité de son salaire mensuel.

Andrew dit avoir été inspiré et touché par “les images des enfants affamés aux corps squelettiques et décharnus que les télévision occidentales montrent tous les jours”. Il ajoute que certaines personnes ont aussi faim au Ghana mais pas de façon aussi dramatique et humiliante qu’en Somalie.Le jeune élève dit être confiant de pouvoir atteindre son objectif, c’est à dire le chiffre des 13 millions de dollars.Un ghanéen gagne en moyenne 2 500 dollars par an alors qu’un Somalien ne gagne qu’un salaire annuel de 500 dollars. L’enfant de 11 ans qui veut devenir pilote quand il sera grand affirme ne pas comprendre que certains possèdent tellement de nourritures à manger pendant que d’autres n’ont rien à mettre sous la dent.Le premier à être surpris par l’engagement de Andrew, c’est son papa qui s’étonne de la détermination de son enfant en faveur d’une Somalie si lointaine.

Commentaire

On constate, lorsqu’on observe bien le Ghana pendant ces dernières décennies, que ce pays va absolument dans la bonne direction.Conséquemment, ses fils font étalage d’une fierté indéniable, fierté d’appartenir à une NATION qui fonctionne, résolument engagée dans la voie du développement et dans laquelle l’HOMME compte. A l’analyse, il est aisé de constater que l’évolution démocratique et la construction de l’état de droit constituent le principal vecteur  de cette marche commune des Ghanéens vers des lendemains meilleurs. Dans sa situation, le pays de Kwame N’Krumah qui est aujourd’hui l’une des meilleures destinations en Afrique ne peut que voir les talents et valeurs que regorgent sa population exploser et aller de victoire en victoire pour surprendre le monde. Andrew Adansi-Bonnah est sans doute l’exemple qui montre qu’un peuple est  capable d’initiatives, d’accomplir de grandes oeuvres, de travailler pour le présent et l’avenir, lorsque l’élite qui le gouverne lui donne toutes les chances de s’épanouir et surtout de vivre libre, chez lui.

Ghana : Les films scandaleux bientôt purifiés des programmes de télé

Le ministre adjoint de l’Information du Ghana, Baba Jamal, menace de restreindre les activités des chaînes de télévisions nationales et les industries cinématographiques en mettant en place un comité qui  régulera  le contenu et les activités des producteurs de films au Ghana. La Fondation « The Media Foundation for West Africa» (MFWA) s’élève contre cette proposition et accuse le ministère d’usurper les pouvoirs et le mandat de la Commission Nationale des Médias (CNM).

La démocratie au Ghana et son concept de libre expression ont  favorisé depuis quelques temps un développement de l’espace audiovisuel dans le pays. Pour les moins nantis, avec un poste téléviseur chez soi, on a accès à tous les programmes que diffusent les stations télé. Mais la tendance ces derniers temps est à la prolifération de films pornographiques et de ceux qui font l’apanage de dépravation sexuelle et de la violence. Or la jeune génération à qui ces programmes sont souvent destinés, ne savent pas faire la différence entre les choses et se laissent mordre les doigts après avoir commis des forfaits.

Pour arrêter l’hémorragie, le vice ministre de l’Information est monté aux créneaux pour dire que le gouvernement ne restera pas inactif pendant que des films de violence et de pornographies sont diffusés à longueur de journée par les chaines de télévision et les salles de cinéma. Ne rien faire, poursuit le ministre, serait « irresponsable » si les autorités demeurent indifférentes vis-à-vis de ce phénomène qui ronge la société.  C’est pourquoi les autorités veulent intégrer tout le monde à bord de telle sorte que depuis la phase de conception des films jusqu’à achèvement tout soit désinfecté.

Le ministère en vertu de ses charges, a un mandat pour réglementer les secteurs concernés par ce problème. Le chapitre 12 de la Constitution en son article 6 impose des limites à ce que les médias peuvent et ne peuvent pas publier. S’il ya des manquements, la même Constitution dispose que le CNM peut prendre des mesures correctives et s’assurer que les normes journalistiques soient respectées. Au mieux, le ministère de l’Information pourra implorer la structure en charge des médias à redoubler de vigilance pour assurer une bienséance dans les médias.
Les chaînes de télévisions et les producteurs de films concernés entendront-ils ce message avec la même oreille ? Difficile de répondre pour le moment quand on devine ceux qui sponsorisent ces programmes à des fins publicitaires. Pour l’heure, seule la fondation MFWA a émis une voix discordante non pas pour son prononcer sur le fond du problème mais plutôt sur la forme, car pour elle,  ce n’est pas au  ministère de l’Information de jouer le rôle de la Commission Nationale des Médias.

Carlos Amevor

Ghana 2012 : Pour préserver la démocratie, la Police est priée de rester apolitique

Paul Tawiah Quaye

L’Inspecteur Général de la Police ghanéenne, Paul Tawiah Quaye, a appelé tous les policiers à s’abstenir de se mêler à la vie politique du pays. Cet appel pressant lancé à Accra le 21 juillet dernier au cours d’une séance de formation à laquelle ont pris part les policiers et les différents chefs de sécurité du Ghana vise à rappeler à cette frange des forces de sécurité le rôle qui doit être le leur afin de pérenniser et de consolider la fondation des structures démocratiques au Ghana.

Les préparatifs pour les élections générales de 2012 au Ghana ne sont plus seulement l’affaire des politiciens et de leurs différentes formations politiques. La semaine dernière, l’Inspecteur Général de la Police (IGP) a emboité le pas à tous ceux qui appellent pour la tenue d’un scrutin apaisé afin de rappeler aux différents corps de Police à mettre en priorité la préservation des acquis démocratiques dans le pays.

Pour l’IGP, Paul Tawiah Quaye, l’implication des membres de la Police dans la vie politique du pays aura pour retombée de paralyser le bon fonctionnement des structures démocratiques du pays. Il s’est interrogé que si ceux qui sont sensés donner force à la loi se jettent eux même dans l’arène politique, qui devra alors assurer la défense des lois si elles sont violées. C’est pourquoi au regard de la déontologique qui régit leur corps, l’IGP a exhorté ses compagnons d’armes à être respectueux des lois et textes en vigueur dans le pays pour ne se concentrer que sur leur mission première, celle de garantir la paix, la sécurité des citoyens et la protection des institutions. Profitant de l’occasion, Tawiah Quaye a réitéré que « la Police a un rôle crucial à jouer dans le maintien de la gouvernance démocratique. Nous devons donc essayer de travailler dur pour protéger les structures démocratiques et les Institutions de la République ». Pour atteindre le résultat escomptée, il y a nécessité d’associer le public afin d’assurer la libre circulation de l’information pour nous acquitter de notre devoir ».

Sur tout autre plan, les forces de sécurité ont été sensibilisées sur l’impact de la réglementation de la circulation routière pour un meilleur mouvement des personnes et des biens sur les principaux axes routiers. Dans le domaine des enquêtes, l’IGP a aussi annoncé que les services de la Police ghanéenne sont entrain de prendre des mesures adéquates pour mieux conduire leurs recherches. Dans cette perspective, il sera crée une unité de police communautaire au sein de l’administration centrale et du matériel de l’acquisition des technologies de l’ADN sera fourni pour  aider à faciliter les investigations. Enfin, pour mieux répondre aux besoins qui se font sentir sur le terrain,  une campagne de recrutement sera lancée afin d’étoffer les unités déjà existantes dans le pays pour un meilleur rendement.

Carlos Amevor pour FM Liberte LOME /ACCRA

GHANA : John Atta Mills a gagné la bataille des primaires contre Konadu Rawlings

Le président du Ghana John Atta Mills, candidat à sa propre succession pour le poste de porte flambeau du Congres National pour la Démocratie (NDC) est élu par les délégués. Atta Mills devra porter les couleurs du parti  lors de la prochaine élection présidentielle de 2012. C’est le verdict qui a sanctionné le samedi 9 juillet à Sunyani, le congrès électif du parti qui a accrédité Atta Mills de 96,99 %  des suffrages exprimés.

 Le long duel qui a opposé le président Atta Mills à l’ex première dame du pays Nana Konadu Rawlings a connu son épilogue le samedi dernier à l’issue des élections primaires du parti. Sur l’ensemble des 300 délégués nationaux qui ont pris part au vote, une écrasante majorité a renouvelé sa confiance au président Atta Mills pour continuer son travail à la tête du parti et à être au même moment le candidat du parti lors de la présidentielle de l’année prochaine.

Après dépouillement du vote et la centralisation des voix, Atta Mills a recueilli 2.771 voix, ce qui correspond à 96,99 % alors que sa concurrente Nana Konadu Rawlings arrive derrière très loin avec seulement 90 votes sur l’ensemble des dix régions soit 3,1% du suffrage exprimé. Ainsi donc, après la dure épreuve de campagne électorale pour les primaires, laquelle était marquée par d’incessantes attaques de son adversaire, l’on peut conclure qu’Atta Mills a gagné une bataille. L’ultime épreuve que lui et son parti devront faire face est d’un, de faire revenir tout le monde dans la famille politique du NDC et de deux s’atteler à préparer minutieusement les échéances de 2012.

D’ailleurs dans ses premiers mots à l’endroit des délégués et par ricochet à l’endroit des militants et sympathisants du NDC, Atta Mills a affirmé que « la seule raison valable qui nous aidera à gagner la présidentielle, c’est de contribuer à élever le niveau de vie de notre peuple. Rappelons-nous que nous sommes tous une même famille et à cet effet,  il ne doit y avoir aucune insulte ou d’hostilités dans nos rangs. La bataille des primaires est déjà derrière nous. Je veux que nous laissions un héritage pour la communauté internationale pour qu’elle sache qu’après ce congrès, nous sommes restés une famille forte et unie».

Pour mémoire, rappelons que le NDC  a été crée avant les élections en 1992 au moment de l’amorce de la démocratie dans le pays. Lorsque Jerry Rawlings s’est retiré du pouvoir à  la fin de son deuxième et dernier mandat constitutionnel, John Atta Mills avait été élu comme candidat du parti successivement en 2000, 2004 mais la chance ne lui avait pas sourit. Pour le compte de la présidentielle de 2008 qu’il a remporté haut les mains, l’actuel président de la république avait été massivement élu le 21 décembre 2006 par le NDC comme son candidat à l’élection présidentielle avec une majorité de 81,4%, soit 1362 voix. Ses concurrents respectifs Ekwow Spio-Garbrah venu en deuxième position avait recueilli 8,7% (146 votes), Mahama Iddrisu  8,2% (137 voix) et Eddie Annan a terminé quatrième avec 1,7% (28 votes).

Carlos Amevor pour FM Liberte LOME /ACCRA