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Les BRICS se défilent pour aider l’Europe

La Russie est prête à donner à l’Europe jusqu’à 10 milliards de dollars pour la lutte contre la crise de la dette, a déclaré Arkady Dvorkovitch en prévision du sommet du G20 à Cannes. L’aide pourra être adressée non seulement par le biais des mécanismes du FMI, mais aussi de manière plus directe. Les partenaires de la Russie au sein du BRICS ont, plus tôt, soit refusé d’aider la zone euro, soit ne se sont pas prononcés. La taille de l’apport russe, cependant, est moindre : il s’agit d’une réponse au soutien de l’UE pour l’entrée de la Russie à l’OMC.

La Russie est prête à aider l’Union européenne dans la lutte contre la crise de la dette et à offrir jusqu’à 10 milliards de dollars, a déclaré l’assistant du président russe Arkady Dvorkovitch. « L’annonce de chiffres est préliminaire : nous prévoyons pour l’instant d’injecter notre argent par le biais des mécanismes du Fonds monétaire international », a précisé l’assistant du président. Le Fonds concourt au soutien à la Grèce (à hauteur de 30 milliards d’euros), à l’Irlande (22,5 milliards d’euros) et au Portugal (à hauteur de 26 milliards d’euros).

Une aide complémentaire directe à l’Union européenne est également envisageable, a noté Dvorkovitch.

« Formellement, il n’y a eu aucune demande de l’UE. S’ils adressent une telle demande, alors les organismes compétents -le ministère des finances, la Banque centrale et le gouvernement, l’approbation du président étant également nécessaire- étudieront sérieusement la possibilité d’accorder un soutien », a précisé l’assistant du président.

Avec cette proposition, la Russie s’apprête à siéger au sommet des « 20 », qui se tiendra à Cannes les 3 et 4 novembre. Le thème principal en sera la crise de la dette européenne, dont l’aggravation implique une menace de récession mondiale.

La Russie est la première des économies en voie de développement, faisant partie du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), à avoir proposé son aide hors des cadres du FMI. Le Brésil a déjà opposé un refus à la proposition des leaders européens d’acquérir des obligations européennes, autant du côté des pays problématiques que du Fonds européen de stabilité financière (EFSF).

« Je pense que les pays européens n’ont pas besoin des ressources du Brésil. Le Brésil ne soutient pas  cette idée », a déclaré le ministre des finances du pays Guido Mantega, ajoutant que la solution aux problèmes européens devait être trouvée à l’intérieur même de l’Europe. Début octobre, Dvorkovitch annonçait que la Russie débattait de la question de l’achat d’obligations de la dette espagnole.

L’Inde, comme le Brésil, a refusé d’acheter des obligations de l’EFSF. Mais c’est à la Chine que L’Europe relie ses principaux espoirs de comblement du Fonds.

Le président du Fonds, Klaus Regling, se trouve actuellement à Pékin, où il tente de persuader les autorités chinoises d’investir dans l’EFSF. Il a même promis que les obligations pourraient être émises en yuans. Mais la Chine ne s’empresse pas de répondre. On considère, en Chine, que l’Union européenne est capable d’assurer elle-même son propre sauvetage : « La question du sauvetage de l’Europe par la Chine est infondée », a déclaré le ministre chinois des affaires étrangères Yang Jiechi, cité par l’agence Xinhua. « L’Europe est la première économie du monde, son potentiel est grand », a-t-il précisé.

Même certains des pays développés ont refusé leur soutien à l’Europe. La Grande-Bretagne ne fournira pas ses ressources propres, même par le biais du FMI.

« Je dis « non » à une nouvelle aide financière à la zone euro de la part de la Grande-Bretagne, et je dis « non » à une aide analogue à la zone euro de la part du FMI », soulignait en fin de semaine dernière le ministre britannique des finances George Osborne, ajoutant que « tout ce que peut faire le FMI, c’est proposer son assistance par la voie de la consultation. »

La Russie reconnaît également les difficultés que soulèvent de tels investissements. Si l’aide ne passe pas par le FMI, il faudra créer un nouveau mécanisme de monitoring de l’attribution des fonds.

D’autre part, ce fonds devra dans un premier temps être mis en place sur le compte des ressources des Européens eux-mêmes, considère-t-on au ministère russe des finances. « Il faudra qu’il se tienne debout, qu’il se transforme en une sorte d’institution : ce n’est pas une simple tirelire – c’est une institution sérieuse, un emprunteur à part entière, dont la documentation doit être au niveau « triple A » », déclarait plus tôt le vice-ministre des finances Sergueï Stortchak.

Mais à la fin de la semaine dernière, la troïka des agences internationales de classement -Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch – ont confirmé le classement élevé de l’EFSF. Les communiqués des agences soulignent que cette décision est basée sur l’entrée en vigueur, le 18 octobre, d’un Accord sur l’élargissement de la capacité du Fonds jusqu’à 440 milliards d’euros, sous garantie à hauteur de 780 milliards d’euros. Dès la semaine dernière, en sommet d’urgence de l’Union européenne, les pays de la zone euro se sont accordés pour porter la capacité du Fonds à 1 trillion d’euros.

Une aide de 10 milliards de dollars est insignifiante pour l’Europe, au vu de ses difficultés, déclarent les experts. « C’est précisément pour cette raison que le président de l’EFSF est allé demander de l’argent en Chine et non en Russie. Ces 10 milliards de dollars font plutôt figure de soutien moral en réponse à la loyauté dont a fait preuve l’Union européenne sur la question de l’OMC », explique le directeur du département d’analyse de la société Alpari, Egor Soussine.

La semaine dernière, en grande partie sous la pression de l‘Union européenne, le dernier obstacle qui s’opposait à l’entrée de la Russie dans l’OMC -la résistance de la Géorgie- a été franchi. L’Europe a fait savoir que, si l’on n’obtenait pas l’accord de Tbilissi, la Russie pourrait être acceptée au sein de l’OMC même malgré cette opposition. Le jour suivant, la Géorgie acceptait la proposition des médiateurs suisses sur une documentation et un monitoring commercial électroniques entre les deux États sur les territoires frontaliers abkhazes et sud-ossètes, alors qu’elle exigeait auparavant la présence d’observateurs.

Pour citer Dvorkovitch, la Russie compte recevoir très prochainement des nouvelles de Tbilissi, où se déroulent les consultations finales sur les questions contestées de l’entrée de la Russie dans l’OMC. « Nous espérons obtenir les résultats de ces consultations dans les délais les plus brefs, a souligné Dvorkovitch. Si aucun changement sérieux ne survient dans ces positions, je pense qu’il y a de sérieuses chances de parvenir à la fin de ce processus très rapidement. » L’assistant du président indique que le processus d’intégration de la Russie à l’OMC pourrait s’achever dès la rencontre interministérielle du 15 décembre prochain.

http://www.gazeta.ru/financial/2011/10/31/3817822.shtml

Traduit par : Julia BREEN

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L’Italie résiste à la faillite en émettant des obligations

Le Gouvernement Italien a émis mercredi 8,5 milliards d’euros d’obligations à six mois avec des taux d’intérêt de 3,535 % alors qu’il en avait déjà émis en Septembre dernier.

On peut donc dire sans exagérer que l’Italie se rapproche petit à petit d’un défaut de paiement.

Le journal économique et financier espagnol « El Economista » a fait ses calculs. Selon lui, pour sauver l’Italie de la faillite, il faudrait 1000 milliards d’euros. En Juillet dernier, le sénat italien avait approuvé un plan de rigueur renforcé de 40 milliards d’euros d’ici 2014 proposé par le gouvernement de Berlusconi, plan qui devrait tenter de juguler la crise de la dette qui s’est abattue sur les pays de la zone euro. Néanmoins, l’Italie a quand même trouvé les ressources pour aller attaquer la Libye alors que son lendemain est sombre.

Après la faillite de la Grèce, celle de l’Italie, de l’Angleterre, de la France, …puis de toute l’Europe, en agonie.

La nuit tombe sur l’Europe

Nous pouvons affirmer ce soir avec la certitude la plus absolue que le premier point de l’agenda que nous avons détaillé la semaine dernière, à savoir un troisième plan de « sauvetage » pour la Grèce, sera décidé avant la mi-novembre, et qu’une des conditions sine qua none dictée par Bruxelles sera la mise sous tutelle directe et totale de ce pays par un triumvirat composé de cadres du FMI, de la BCE et de la Commission européenne. Ainsi la Grèce sera le laboratoire d’un « projet qui vise à anéantir la souveraineté des pays de l’Union européenne et qui, par extension, permettra d’en réifier toutes les instances démocratiques. »

La Grèce ne sortira pas du piège de l’euro

Certains esprits brandissent l’article 50 du Traité sur l’Union européenne (TUE), prétendant qu’il est possible pour la Grèce de sortir de la zone euro. L’article 50 du TUE ne parle pas de l’euro ni de la zone euro, mais de l’Union européenne. Peu importe. Que dit cet article ?

1. Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union.

2. L’État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.

Intéressant. Donc, s’il n’y a pas majorité qualifiée au sein du Conseil ( soit 55% des membres du Conseil, comprenant au moins quinze d’entre eux et représentant des Etats membres réunissant au moins 65% de la population de l’Union), il n‘y a pas de voie de sortie. Que nous apprend encore l’article 218 paragraphe 3 ?

3. La Commission, ou le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité lorsque l’accord envisagé porte exclusivement ou principalement sur la politique étrangère et de sécurité commune, présente des recommandations au Conseil, qui adopte une décision autorisant l’ouverture des négociations et désignant, en fonction de la matière de l’accord envisagé, le négociateur ou le chef de l’équipe de négociation de l’Union.

On le comprend bien. C’est théoriquement possible, mais pratiquement conçu pour être irréalisable.

Admettons que, par quelques miracles, la Grèce sorte tout de même de l’euro. Sur quelle base pourrait-t-elle émettre une monnaie nationale et ramener son économie sur les rails ?

Pour recréer sa monnaie, la Grèce devrait indexer sa dette publique sur un panier de référence de monnaies – qui pourrait être constitué du dollar, du yen, du franc suisse, etc. – de façon à protéger les détenteurs de la dette publique – et par voie de conséquence toutes les dettes, puisque la dette publique sert de référence – contre les effets, les dommages collatéraux, qui pourraient résulter de sa sortie de la zone euro. Car même si la Grèce se met en situation de défaut, même partiel, il va bien falloir trouver une solution pour ses créanciers.

La Grèce aurait donc besoin que d’autres pays investissent massivement dans son économie – des montants qui dépasseraient de très loin sa dette actuelle. Car si elle ne trouve plus personne pour se financer elle se retrouvera très vite au niveau économique du Sierra Leone – une perspective qui devrait être de nature à calmer rapidement les ardeurs de la rue et ses prétendus « insoumis », toutes tendances confondues. La Grèce pourrait-elle autofinancer sa monnaie ? Et comment ? Grâce à l’or qu’elle n’a pas ? En empruntant à des banques étrangères alors que sa situation actuelle menace de les mettre en faillite ? En imposant un impôt spécial à toutes les fortunes qui ont déjà mis les voiles ? L’euro est un piège dans lequel il n’y a pas d’issue. Pour ne pas avoir besoin d’en sortir, le plus simple était de ne pas y entrer.

La contestation des « masses » ne servira à rien

L’Euro est en effet un piège, car en empêchant les Etats membres de la zone de retrouver leur monnaie nationale, et d’en dévaluer sa valeur, elle permet de dévaluer le prix du travail et donc, comme nous avons tenté de l’expliquer dans une série d’articles, d’utiliser cette crise afin de reconfigurer l’économie.

Il est donc nécessaire, conformément à nos points 2 et 3 de l’agenda, que la crise s’amplifie encore de sorte à ce que la Grèce soit contrainte à un défaut partiel, qui entrainera une série de faillites bancaires à travers l’Europe et le défaut d’autres pays européens déjà en difficulté.

Nous aurions tort de penser que les masses pourraient empêcher le cours des catastrophes en se révoltant. L’histoire moderne n’a pas été avare d’exemples contraires, illustrant plutôt, chez les dites masses, une assez constante détermination à ne pas se révolter en dépit de ce qu’elles savaient, et même à ne pas savoir en dépit de l’évidence, ou du moins à se comporter en comme si elles ne savaient pas.

Un plan « clandestin » pour imposer une Europe fédérale

La société dans laquelle nous vivons n’est pas aussi transparente qu’elle le prétend, ou elle ne l’est pas comme elle le prétend. Elle ne parait si déconcertante que parce que les intérêts agissants y sont la plupart du temps cachés, et les rapports de causalité falsifiés. Dans un entretien accordé la semaine dernière au quotidien Le Monde (1), Jacques Sapir, économiste renommé et directeur Centre d’études des modes d’industrialisation (CEMI-EHESS) – bien que l’axe central de son analyse diffère de la notre – explique comment certaines de nos élites politiques ont manœuvré, au moins depuis 1985, afin de préparer le terrain à la situation actuelle :

« Il faut rappeler le rôle extrêmement néfaste qu’ont eu un certain nombre d’hommes politiques français, ainsi que des hauts fonctionnaires, qu’il s’agisse de Jacques Delors, de Pascal Lamy ou d’autres, dans la déréglementation financière généralisée que nous avons connue en Europe à partir de 1985-1986. Sur le fond, on a voulu faire avancer la solution d’une Europe fédérale sans le dire aux populations.

La construction européenne a été faite de telle manière qu’elle incluait des déséquilibres structurels dont les pères de l’Europe espéraient que les solutions iraient chaque fois un peu plus en direction du fédéralisme. Ce fédéralisme furtif, ou clandestin, comme l’on veut, ne tenait pas compte des réactions des peuples, et ne tenait pas compte de l’enracinement extrêmement profond des nations qui constituent l’Europe. On peut toujours aujourd’hui reprocher aux différents pays leurs égoïsmes, on peut toujours aujourd’hui reprocher aux classes politiques de France, d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne, leur manque d’initiative et leur aveuglement face à la crise de l’euro, qui était une perspective inévitable depuis 2009.

Mais sur le fond toutes ces incompétences renvoient en réalité à un projet politique. Ce projet qui avait été refusé lors du référendum de 2005, que ce soit en France ou aux Pays-Bas, et que l’on a cherché à imposer malgré tout via la notion de contrainte économique. »

Vers une division de la zone euro en deux monnaies…

L’idée de mutualisation de la dette ou celle de l’émission massive par la banque centrale européenne (BCE) de crédits au profit des Etats membres ayant été enterrées par un arrêt du tribunal de Karlsruhe – pour lequel nous rappelions il y a quelques jours qu’il est garant de la souveraineté de l’Allemagne – ces deux solutions, qui n’auraient d’ailleurs été efficaces qu’à court terme, peuvent être oubliées.

Comme nous l’indiquions dans le point 4 de notre agenda, la dissolution de la zone euro n’étant pas à l’ordre du jour, la dernière option passe par une scission de la monnaie unique en deux entités : l’euro mark pour les pays du nord et Israël dans l’immédiat, puis l’intégration progressive des pays de l’est dont l’économie le permet, et l’euro franc pour les pays du sud, les Balkans et, à terme, la Turquie et les pays du Maghreb, après qu’ils aient été restructuré par quelques « révolutions arabes ».

… et l’intégration de l’Union pour la Méditerranée

Nous pensions que l’Union pour la Méditerranée (UPM) était en panne depuis 2008, et voilà que, galvanisée par les opportuns « printemps arabes » et la propice « crise de la dette des Etats », il renait de ses cendres. C’est ce que son secrétaire général, Youssef Amrani, écrivait le 13 septembre dernier dans le quotidien Le Monde (2), sous le titre Une nouvelle ère s’ouvre pour l’Union pour la Méditerranée. Extraits :

« Avec le « printemps arabe », une nouvelle ère s’est ouverte en Méditerranée. Les partenaires euro-méditerranéens doivent être à la hauteur de ce processus historique de transformation : il faut soutenir la transition démocratique et favoriser le développement économique et social pour construire un espace euro-méditerranéen démocratique, apaisé, stable et prospère. »

(…) Les révolutions qui ont eu lieu dans certains pays arabes nous appellent à travailler sur les priorités stratégiques déjà identifiées mais aussi à innover pour sortir des schémas classiques.

(…) L’Union pour la Méditerranée apparaît aujourd’hui comme une initiative visionnaire. (…) Il faut maintenant engager une nouvelle étape. (…) Pour faire face aux nouveaux défis, de nouveaux outils de financement doivent être créés, avec la Commission européenne et les institutions financières spécialisées telle la Banque européenne d’investissements, fonds d’assistance technique, mécanismes de garanties (…)

Tout ceci ne s’improvise pas. Ce processus multidimensionnel se construit avec l’adhésion de tous les acteurs clés de la région, avec l’appui de l’Union européenne et de la communauté internationale (…)

Il nous incombe de veiller à ce que les objectifs et les principes de la nouvelle politique européenne de voisinage actuellement à l’examen de l’Union européenne convergent avec ceux qui guideront la trajectoire de l’UPM.

(…) L’ancrage de plus en plus fort des économies méditerranéennes au marché intérieur de l’UE plaide aujourd’hui pour un objectif plus ambitieux allant au-delà du libre-échange, et s’inscrivant à terme dans la réalisation d’un espace économique commun. »

Après quelques tergiversations, pour nous prévenir autant que nous endormir, sur le mode « une nouvelle ère », « innover pour sortir des schémas classiques », « de nouveaux outils de financement doivent être créés », l’objectif est finalement lâché : « la réalisation d’un espace économique commun » avec l’Union européenne. Mais comme l’indique l’indique Youssef Amrani : « tout ceci ne s’improvise pas. »

Que faire ?

Ceux qui répètent les mensonges officiels diffusés en boucle par la propagande médiatique nous diront bientôt que les choix qui vont nous être imposé permettront en réalité la survie de notre civilisation, que la perte de la souveraineté des Etats européens et l’abolition de la démocratie ne seront que provisoires et que, au final, nous ressortirons plus fort de ces crises.

L’artifice de la propagande consiste en effet à affirmer à la fois que l’avenir est l’objet d’un choix conscient que l’humanité doit faire collectivement, comme un seul homme et en toute connaissance de cause puisqu’elle est instruite par des experts, des politique et des journalistes qui ne veulent que notre bonheur, et que de toute façon nous n’avons pas le choix, ou plutôt que celui-ci se résume à vivre selon les directives de l’oligarchie régnante ou de périr parce que l’on sera resté sourd à leurs mises en garde.

Tout se déroule devant nous, au grand jour, et il faut être aveugle ou complice (l’un n’étant pas incompatible avec l’autre) pour ignorer les forces désertificatrices et négatives à l’œuvre dans leur travail de renversement et de prise de possession négative, satanique. Car tel est le signe de la haute provocation des temps qui sont les nôtres : l’obligation devant laquelle on se trouve tenus d’utiliser ce terme aux résonances bien anciennes, étrange à nos actuelles habitudes de discours.

Cependant notre rôle reste, dans un présent écrasé par la probabilité du pire, d’étudier les diverses possibilités qui n’en demeurent pas moins ouvertes. Pris comme n’importe qui à l’intérieur d’une réalité aussi mouvante que violemment destructrice, nous nous gardons d’oublier ce fait d’expérience que l’action de quelques individus, ou de groupes humains très restreints, peut, avec un peu de chance, de rigueur, de volonté, avoir des conséquences incalculables.

Frédéric Courvoisier, Spencer Delane, Mecanopolis

Notes :

1. Article du Monde du 19 septembre 2011

2. Article du monde du  13 septembre 2011

L’Occident ne peut se développer sans voler

Ils se sont trompés. Ils viennent de s’en rendre compte. Une erreur qui leur aura coûté cher. Trop cher. C’est pourquoi ils ont décidé de faire vite, très vite pour rattraper cette grossière erreur appelée « Indépendance ».

C’est vrai. Le Bloc colonialiste aujourd’hui réuni au sein de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) a compris qu’il n’aurait jamais dû autoriser les Etats africains à devenir indépendants. Parce que l’Occident des six siècles passés, s’est construit avec des trésors volés en Afrique, la commercialisation de l’Homme noir, l’utilisation des Noirs et des Arabes comme des animaux de trait pour développer leur industrie du 14ème au 20ème siècle.

Mais ce choix de l’Occident qui aura duré plus de 5 siècles n’est pas fortuit. Suivons ensemble le rappel historique.

« On a beau chasser le naturel, il revient au galop »

Ce naturel chez l’homme blanc a été développé depuis des millénaires. Il suffit pour s’en convaincre de regarder à l’histoire des grands Empires occidentaux. L’Empire romain, l’Empire grecque, l’Empire germain, l’Empire gaulois, l’Empire austro-hongrois, l’Empire britannique, l’Empire russe, etc. L’histoire de tous ces empires se résume à des mots simples : invasion, conquête, domination, exploitation, révolte, libération, formation d’un nouvel empire et le cycle reprend.

Les civilisations occidentales ne se sont pas construites avec des outils démocratiques. Elles ont toutes été bâties par la violence, le pillage, le vol, la guerre, les conquêtes, les dominations. Un politique occidental normal ne peut admettre ou concevoir le Développement en dehors de l’idée de conquête et de domination.

C’est pourquoi pendant des siècles, les occidentaux ont développé les techniques et les technologies pour fabriquer des armes de guerre les plus redoutables pour conquérir des nations faibles ou pour dissuader des voisins prédateurs. Ils ont aussi cherché à développer les moyens de déplacement rapides sur l’eau, dans l’espace et sur terre pour explorer de nouveaux horizons à conquérir pour financer leurs économies, leurs industries et leurs empires.
A l’époque, la barbarie qui les caractérise s’exprimait entre eux Blancs. Puis avec la découverte de l’Inde, de l’Amérique, de l’Afrique, ils ont décidé de s’unir pour aller conquérir ces nouveaux peuples.

L’Occident ne peut se développer sans voler 

L’histoire des grands empires, brièvement évoquée ci-dessus, est la même, d’un empire à un autre. L’enjeu, c’est de conquérir des terres, capturer des hommes et des femmes, disposer de leur patrimoine sous la forme d’un butin de guerre puis, exploiter leur force de travail en créant les conditions pour que cette exploitation soit la plus meurtrière possible.
Cela permet de réduire le nombre de bras valides capables de conduire une révolte. Mais aussi, il permet d’affaiblir sociologiquement le peuple conquis afin de se donner des raisons de conquérir d’autres peuples. Par ailleurs, l’exploitation abusive de la force de travail permet d’atteindre des résultats comme celui des Amériques avec le génocide des Indiens d’Amérique morts presque tous au travail.

Oui. L’Occident devient fragile et s’appauvrit s’il arrête la conquête et l’exploitation des autres peuples. Comme vous le voyez, les pays membres de l’OTAN qui s’appauvrissent le plus vite sont ceux qui ont construit essentiellement leur économie à partir de la Traite Négrière, de l’Esclavage et de la Colonisation. La Grèce, l’Italie, l’Espagne, la France, les Etats-Unis, le Portugal, etc.  Tous ont bâti leur puissance à partir du vol, du pillage, de la vente d’être humains, de l’exploitation d’esclaves qui ont travaillé sans être rémunérés. Ce qui enrichit à coup sûr.

L’erreur des années 60 sera rattrapée entièrement

Sortis traumatisés des guerres de 14-18 et 39-46, que Hitler leur aura imposées dans son projet de créer le Grand Empire Germain (Le Grand Reich), ils se sont vu obligés de tenir les promesses faites en 44 aux Noirs à la Conférence de Brazzaville.

Mais en donnant cet accord, ils avaient conçu le concept de parrainage des Chefs et des sociétés multinationales hégémoniques dans les nouveaux Etats africains, comme moyen de maintenir le contrôle économique et politique desdits Etats en évitant d’avoir une présence politique directe.

Mais 50 années après, ils se sont rendus compte que ce système d’exploitation en sous-main n’est pas bon pour eux pour leur survie. Car ils se sont tous appauvris ou sont sur le point de l’être. Du coup, ils n’ont plus d’autre choix que de reprendre là où ils l’avaient laissé, leur honteux projet de domination coloniale et de conquête du monde par la violence. Comme le dirait l’autre, une erreur, ça se rattrape. Et celle historique des années 60 sera rattrapée entièrement. Aucun pays, même sans intérêt stratégique ne sera épargné ; ce n’est qu’une question de temps et de priorité ! Pour l’heure, la priorité, ce sont les pays pétroliers. Le reste suivra.
 
Mais l’erreur des années 60 est rattrapée de la pire des manières

A l’époque, pour pouvoir commercer et avoir des interlocuteurs lettrés, l’Occident a décidé de créer une élite africaine, intellectuelle, capable de créer des castes de bourgeoisie qui d’une main de fer, dirigeraient les anciens Etats coloniaux d’Afrique tout en restant aux ordres et en maintenant les peuples dans la pauvreté et un simulacre de développement.

Mais aujourd’hui, c’est sur des bandits de tout acabit que l’Occident s’appui pour conduire son projet de recolonisation. S’il opère ainsi, ce n’est point parce qu’il a complètement perdu la tête. C’est tout simplement parce qu’il s’est engagé dans une dynamique de déconstruction.

Or pour atteindre cet objectif, il n’y a pas de meilleurs alliés que des bandits, des hors-la-loi, des hommes non méritants, armés et instrumentalisés pour contribuer au pillage des économies modernes et pleines d’avenir des anciennes colonies d’Afrique.

Alors partout où cela arrivera, ce sera des renégats, des individus tirés de la pègre, qu’on va armer, encadrer, soutenir pour prendre le contrôle des pays et foutre le chaos partout.

C’est donc la recolonisation nouvelle version baptisée « Révolution ». Oui, il y a en effet une Révolution. C’est la « Révolution des Renégats ». La « Révolution des hors-la-loi » qui avec quelques coups de canons, des tirs de missiles et un peu de massacres perpétrés parmi ceux qui ont une conscience nationale, quittent brutalement leur statut de sans abri ou de vagabonds pour devenir Ministres, Chefs d’Etat Major, Commandants d’Armées, Directeurs Généraux de sociétés dans des Etats complètement déstructurés et en plein pillage.

Et croyez-moi, ils ne lâcheront pas le bon bout qu’ils tiennent aujourd’hui avec des Chefs d’Etat finis, qui croient se mettre à l’abri, en collaborant avec les prédateurs affamés. Eh oui, ils n’abandonneront pas, tant qu’ils ne seront pas convaincus que l’Afrique est devenue un tas de ruine ou qu’aucun espoir, aucune volonté d’émerger ne serait encore exprimée au sein du peuple africain.

Sauf que sur ce dernier point, l’Occident se trompe pour la deuxième fois. Parce que les dignes fils de l’Afrique ont décidé de se dresser contre cette énième humiliation, contre ce projet d’appauvrissement de trop !

A très bientôt.

Hassane Magued

La Mort de la Grèce et l’Agonie de l’Europe

« Car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni rien de secret qui ne doive être connu. » (Mat 10/26)

Avec la (fausse) affaire DSK, l’image de l’économie européenne et mondiale, déjà ternie, est en passe de subir une transformation radicale et définitive.

Le chaos prédit depuis tant d’années aussi bien par les médias alignés que par les autres, (c’est-à-dire ceux que la classe bien-pensante qualifie de « conspirationnistes ») devient une réalité chaque jour de plus en plus tangible.

L’affaire de mœurs de l’ex directeur du FMI , que d’aucuns qualifieraient d’épiphénomène, a été le révélateur de tout un système politico-mafieux, auquel nous sommes hélas bien accoutumés, car basé sur la sempiternelle et universelle trilogie « pouvoir-argent-sexe » qui semble bien dicter la conduite de bon nombre de politiciens.

La crise grecque, (déjà relatée dans une ancienne chronique), est le prétexte rêvé pour les mondialistes d’aggraver la dette souveraine des états, en votant des plans d’austérité successifs basés sur des renflouements aussi inutiles que dangereux. L’argent ainsi injecté n’a plus aucune valeur car il n’est plus indexé sur l’or mais sur du papier(monnaie fiduciaire), assorti de taux d’intérêts aussi absurdes qu’exorbitants. Les états se retrouvent donc dans un cycle infernal de sur-endettement très profitable aux prêteurs, à l’affût des faillites pour s’arroger leurs possessions.

La Grèce a déjà vendu une grande partie de son patrimoine terrien à la Chine. En effet, dès 2010 celle-ci avait proposé son aide financière à la Grèce en achetant les obligations émises par l’État grec. La COSCO (China Ocean Shipping Compagny a remporté la concession d’une partie majeure du Port du Pirée, premier port grec athénien, et ce pour 35 ans, afin de faire de ce port le centre de transit commercial des marchandises chinoises vers l’Europe.

Toutes ces manœuvres ne sont rien d’autre que le pillage des ressources d’un État souverain et de celles du contribuable européen par la même occasion.

« Le conseil d’administration du FMI devrait approuver, vendredi 8 juillet, le déblocage d’une tranche de trois milliards d’euros afin d’aider la Grèce à rembourser la partie de sa dette arrivant à échéance en juillet.Dans le même temps, les Européens vont tenter de s’assurer de la participation du secteur privé dans un second plan de sauvetage de cet État membre de la zone euro.

Ce versement fait partie d’un plan de sauvetage de 110 milliards d’euros mis au point en accord avec l’Union européenne et le FMI l’an passé. Le risque d’une contagion liée à une aggravation de la crise de la dette grecque devrait peser sur les délibérations du conseil d’administration du FMI.

Le Fonds monétaire redoute que la crise gagne d’autres pays comme les États-Unis par le biais des marchés financiers, en particulier si la contagion se propage aux banques européennes exposées à la dette grecque ». (Le Monde.fr et Reuters 08/07/11)

Une dette publique illégale- une dette privée pernicieuse ?

La question mérite d’être posée. Entre 1967 et 1974, eut lieu la « dictature des colonels » qui a fait quadrupler la dette du pays pour des motifs qui ne servaient pas en réalité les intérêts de l’État, mais plutôt pour « fortifier un régime despotique, réprimer la population. C’est une dette de régime, qui normalement devait tomber en même temps que le pouvoir qui l’avait contractée » (1).

On pourrait aussi évoquer la dette contractée à l’occasion des Jeux Olympiques de 2004. Alors qu’en 1997 le gouvernement grec et le Comité olympique prévoyaient une dépense de 1,3 milliards de dollars, le coût total de l’événement avait en définitive largement dépassé 20 milliards de dollars !…

D’autres « anomalies »comme le scandale des sous-marins allemands, produits par une firme de Thyssen (dont il fut question à l’époque du Reich hitlérien) ou bien de juteux contrats passés avec Siemens à base de commissions occultes et autres pots-de-vin qui ont servi à alimenter les deux principaux partis politiques grecs (2) font partie des dettes illégitimes qui devraient être purement et simplement annulées.

Quant à la dette du secteur privé, elle a été le moteur de l’économie grecque à partir des années 2000. Les banques grecques-auxquelles il faut ajouter les filiales des banques étrangères-grâce à un euro fort, pouvaient étendre leurs activités internationales et financer à moindre coût leurs activités nationales.

Elles ont donc emprunté sans compter….

L’adhésion de la Grèce à la zone euro en 2001 a fortement stimulé les entrées de capitaux financiers correspondant à des prêts ou des investissements de portefeuille. Avec les liquidités conséquentes mises à leur disposition par les banques centrales en 2007-2009, les banques de l’ouest européen-particulièrement françaises et allemandes-mais aussi belges, néerlandaises, britanniques, luxembourgeoises et irlandaises, ont prêté massivement à la Grèce, sans se préoccuper le moins du monde de la solvabilité de ce pays. La Commission européenne, et particulièrement les gouvernements français et allemands, ont apporté un soutien déraisonnable aux banquiers privés d’Europe occidentale, et pour cela, ils ont mis les finances publiques dans un bien piteux état.

Vers la Tiers-mondialisation de l’Europe

ou « vous reprendrez bien un petit morceau de dette ? »

La vieille Europe ressemble étrangement à un couple en situation de sur-endettement chronique à qui l’on proposerait, en guise de remède, de s’endetter encore un peu plus, au lieu de lui proposer un plan d’aménagement et d’étalement de ses créances, avec à la clef, interdiction absolue de contracter le moindre crédit pendant x années. Situation totalement absurde !

L’Union européenne a été depuis l’origine, et de plus en plus, une machine de redistribution et de corruption, prenant l’argent des États membres, pour non seulement le dépenser elle-même, mais pour l’utiliser et inciter de nouveaux pays à adhérer, comme la Turquie, afin de renforcer le pouvoir de Bruxelles, que l’on peut assimiler à un Comité central.

Tous les États membres reçoivent, à divers degrés, des subventions de l’UE, prétendument pour égaliser la prospérité au sein de l’Empire européen. Entre 1976 et 2008, les principaux bénéficiaires ont reçu les subventions suivantes (milliards d’euros) :

Espagne : 157,5

Grèce : 133 ,5

Portugal : 72

Irlande : 67,5

soit un total de 430,5 milliards d’euros.

De 2004 à 2008, les parts des contributeurs ont été réparties ainsi :

Allemagne : 31,4%

France : 16,7%

Grande-Bretagne : 13 ,8%

Italie : 12,1%

Pays-Bas : 10,4%

Au total, vingt années de redistribution n’ont pas réussi à améliorer l’économie des bénéficiaires, mais leur ont permis de s’habituer à cette manne « facile ». Pour autant, cela ne les a pas empêché de continuer à s’endetter, mais au contraire ils n’ont pas hésité à précipiter leurs budgets, déjà lourdement grevés par des dotations en subventions, dans des spirales d’endettement encore bien pires…car ils ne se sont pas contentés des subventions annuelles qui leur étaient allouées mais ont contracté des dettes encore plus importantes que les pays donateurs !

En 2010, l’ensemble de la zone euro présentait un endettement de 85% du PIB, la Grèce se retrouvait à 143%, l’Irlande à 96% et le Portugal à 93%. Le montant « criminel » de la dette grecque s’établissait à 329 milliards, celui de l’Irlande à 148 milliards et celui du Portugal à 161 milliards (3).

L’euro a grandement facilité l’endettement des pays membres de l’UE, tandis que les clauses des traités de l’Union interdisent la prise de responsabilité collective pour les dettes des différents pays. Les banques, toujours avides de profits et sachant bien le danger d’octroyer des prêts aux débiteurs seront toujours gagnantes, grâce au pouvoir démesuré de la haute finance américaine-la FED notamment- sur la finance européenne.

La Commission européenne, aux ordres de Wall Street, n’a eu de cesse d’encourager la création de « plans de sauvetages » successifs, tout d’abord de 440 milliards d’euros passé en 2011 à 700 milliards, pour soi-disant éviter la faillite de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal.

En fait, ces plans n’ont fait que permettre aux banques internationales d’éviter les pertes des crédits accordés à la légère. Les conséquences ne se feront pas attendre, il s’agit d’appauvrir de nombreux citoyens, de porter un coup sévère aux entreprises, aux emplois et aux revenus du travail, de réduire les rentrées fiscales et les charges sociales, ce qui entraînera une diminution des prestations sociales, des pensions et des traitements des fonctionnaires.

Ainsi, la Grèce depuis 2010 enregistre une réduction des salaires du public de 20 à 30%, une réduction des allocations chômage et des aides aux familles nombreuses ; des plans de suppression des conventions collectives pour les remplacer par des contrats individualisés, des coupes drastiques des subventions aux mairies et aux communes avec des licenciements massifs de travailleurs municipaux, une augmentation des impôts directs (TVA à 23%), augmentation de l’impôt sur le revenu pour les classes moyennes, privatisation des ports, aéroports, chemins de fer, distribution d’eau et d’électricité, secteur financier et terres appartenant à l’État.

Les plans d’austérité, comme il est de bon ton de les nommer, ne sont véritablement austères que pour les classes les plus modestes, qui, à leur insu, travaillent et usent leurs dernières forces pour aider les banques à se renflouer, et ne bénéficieront même pas de retraites décentes pour assurer leurs vieux jours…

La seule solution : sortir de l’euro !

Et remettre en place un nouveau système financier inspiré du modèle « Bretton Woods »(4), c’est-à-dire remplacer la monnaie papier(fiduciaire)- sans valeur-par une monnaie indexée sur sa valeur en or.

Mais hélas, la FED et sa planche à billets veillent au grain, et, depuis sa création illégale(et adoptée de force par le Congrès américain) par une bande de banquiers et affairistes gangsters en 1913, n’a qu’un mot à dire pour faire complètement écrouler le système qu’elle a elle-même mis en place.

Ajouter à cela le pouvoir des Agences de notation qui décident qui est solvable et qui ne l’est pas, et l’on obtient toute la panoplie de destruction de la démocratie occidentale.

Heureusement, grâce aux guerres menées de front en Libye, Afghanistan, Irak, et bientôt en Syrie et en Iran, l’occident pourra s’assurer quelques bonnes années de richesses pétrolières et autres diamanteries qui permettront à notre riche et généreuse élite financière internationaliste et euro-atlantiste de survivre sur les cadavres de ceux qu’ils auront très subtilement dépouillés.

« Recommande aux riches du présent siècle de ne pas être orgueilleux et de ne pas mettre leur espérance dans des richesses incertaines, mais de la mettre en Dieu qui nous donne tout avec abondance pour que nous en jouissions. » (1Tim 6:17)

« A vous maintenant, les riches ! Pleurez à grands cris à cause des malheurs qui viendront sur vous ! Votre richesse est pourrie, vos vêtements sont mités, votre or et votre argent sont rouillés ; et leur rouille s’élèvera en témoignage contre vous et dévorera votre chair comme un feu.

Vous avez amassé des trésors dans ces jours qui sont les derniers ! Voici : le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs, et dont vous les avez frustrés, crie, et les clameurs des moissonneurs sont parvenues jusqu’aux oreilles du Seigneur des armées.
Vous avez vécu dans les voluptés et dans le luxe, vous avez rassasié vos cœurs au jour du carnage. Vous avez condamné, vous avez tué le juste ; il ne vous résiste pas. » (Jc 5:1-6)

Soyez bénis.

(1) D’après l’économiste Alexander Sack, théoricien de la « dette odieuse » (1927)

Cette doctrine a été formalisé sur le fait qu’en 1883le Mexique avait dénoncé la dette contractée par l’empereur Maximilien en promulguant une loi dite « de règlement de la dette nationale » qui déclare: «Nous ne pouvons pas reconnaitre, et par conséquent ne pourront être converties, les dettes émises par le gouvernement qui prétendait avoir existé au Mexique entre le 17 décembre 1857 et le 24 décembre 1860 et du 1er juin 1863 au 21 juin 1867».
Le second exemple est fourni par les États-Unis, qui ont refusé que Cuba paye les dettes contractée par le régime colonial espagnol et obtenus gain de cause via le Traité de Paris en 1898. (source Wikipédia)

(2) Le principal dirigeant de Siemens-Hellas, à la suite de la découverte du scandale, s’est enfui en Allemagne et n’a pu être extradé en Grèce malgré l’insistance des autorités grecques. Ces scandales incluent la vente par Siemens et ses associés internationaux du système antimissile Patriot (1999 avec 10 millions d’euros en pots-de-vin), la digitalisation des centres téléphoniques de l’OTE (Organisme Grec des Télécommunications-100 millions d’euros de pots-de-vin), la vente de matériel aux chemins de fer grecs (SEK), du système de télécommunications Hermès à l’armée grecque, d’équipements très coûteux aux hôpitaux… les délits incriminés à Siemens par la justice allemande étaient si évidents que pour éviter une condamnation en bonne et due forme, cette entreprise a accepté de verser une amende de 201 millions d’euros en octobre 2007 aux autorités germaniques. (source : Éric Toussaint « Grèce: tout un symbole de dette illégitime » http://www.mondialisation.ca 18/01/2011)

(3) Source : Mécanopolis 23/06/2011

(4) Les Accords de Bretton-Woods, signés en 1944, exigeaient que l’émission de monnaie américaine (dollar), qui avait supplanté la Livre-sterling comme monnaie d’échange, soit strictement couverte par le stock d’or détenu à Fort Knox et à New-York selon l’équivalence 1 once(31,1g)= 35 dollars. Mais la guerre du Vietnam engagée par les États-unis en 1962 créèrent des déficits si importants que ceux-ci dépassaient largement la valeur du stock d’or. Malgré des rappels à l’ordre du Général de Gaulle qui sentait le danger pour l’Europe, le président Nixon, officiellement rompit les accords de B-W en 1971(un an après la mort de Ch. De Gaulle).

 par Michel-André sur michelledastier.com