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Archives de Tag: guerre en afrique

Le pétrole de Kadhafi valait bien des bombardements

Au pays de Kadhafi, la chasse est désormais ouverte ; les insurgés (le Guide les prenait pour des « rats ») fouinent et fouillent partout à la recherche du désormais ex-maître de Tripoli qui, à présent, vit dans ses petits souliers et s’efforce de revêtir toutes les apparences d’un fantôme : invisible et insaisissable ; on le recherche partout et il ne se montre visible nulle part ; du moins pour l’instant.

Peu à peu, les rebelles libyens réalisent l’ampleur de leurs responsabilités nouvelles : il leur revient de reconstruire le pays ; la tâche sera titanesque, car les dégâts causés aux infrastructures sont décidément immenses. Les frappes de l’OTAN ont fait de Tripoli un véritable champ de ruines ; les puits de pétrole ont été fortement endommagés et il en est de même pour de nombreux axes routiers, qui se retrouvent à ce jour quasiment impraticables ; à présent que l’ère Kadhafi est pratiquement révolue, les rebelles, presque victorieux, se feront une priorité de commencer par là. Ils ont pleine conscience de l’ampleur de la tâche, d’ailleurs ; pour preuve, ils demandent à présent des milliards de francs sous forme d’aide d’urgence qui devraient être prélevés sur les avoirs gelés de la Libye dans les pays occidentaux.

Nul doute qu’ils les obtiendront sans problème. Et même plus s’ils le demandent : la guerre en Libye valait bien le détour, car ce pays-là n’est pas un Etat mendiant comme il ailleurs sur le continent africain : il s’agit tout de même du premier exportateur d’or noir de ce même continent, avec, cerise sur le gâteau, des réserves également considérables en gaz. Les dirigeants des pays occidentaux qui auront gracieusement volé au secours des insurgés « combattants de la liberté » sont les derniers à l’ignorer.

Et s’ils ont mis autant de ferveur dans ces incessants bombardements qui, au final, auront fait chuter le Guide, s’ils ont accepté de dépenser tant d’argent dans cette odyssée bien périlleuse et fort onéreuse, s’ils ont volontiers risqué la vie de ces hommes qu’ils ont envoyés en mission pour mener une guerre difficile qui, après tout, n’était pas la leur, si eux-mêmes, politiciens aguerris, ont osé défier l’opinion politique de leurs Etats respectifs et engager de si importantes forces militaires en Libye, il faut le reconnaître, c’est qu’à coup sûr, économiquement, le jeu en valait la chandelle.

Et c’est à présent que tout se saura ; car, en politique, rien n’est vraiment entièrement gratis pro deo ; c’est le domaine où le « donnant donnant » est la règle qui détermine l’action et qui, assez régulièrement, se transforme volontiers en « donnant prenant ». Les pays coalisés, qui auront réussi à faire tomber Kadhafi, n’ont pas accepté l’expédition libyenne dans le seul but (hautement louable du reste) de débarrasser la Libye d’un dictateur fou qui était devenu le cauchemar de tout un peuple.

Les pays membres de l’équipée, une fois la toison d’or conquise, figureront en bonne place sur la liste des bienfaiteurs dignes de récompense à la hauteur de leurs sacrifices. Et c’est bien la raison pour laquelle les insurgés n’auront pas vraiment de soucis à se faire : leur pays, en ce moment, détruit, c’est sûr, il se trouvera des âmes généreuses pour le leur reconstruire ; les fonds libyens gelés à l’extérieur ne suffiront pas ?

Toujours pas de problème ; des sous, il en existe et on leur en prêtera volontiers si on ne leur en donne pas gracieusement ; aux riches on prête toujours. Eux, en contrepartie -renvoi de l’ascenseur oblige- lorsque viendra le moment de l’attribution de certains marchés, auront l’obligation de la « préférence amicale ». On se souvient toujours de la main secourable tendue par un ami au moment où on se trouvait dans le besoin.

Il reste l’équation immense que pose la composition elle-même des éléments fondateurs du CNT : comment faire tenir ensemble et pour combien de temps ce conglomérat d’éléments si disparates et aux idéologies si diverses ? En Libye, une ère s’achève ; une autre commence, dont la réussite ne sera pas forcément une sinécure.

Jean Claude Kongo

L’Observateur Paalga

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Libye : Kadhafi dit que la bataille se poursuivra

Le colonel Mouammar Kadhafi a affirmé mercredi soir qu’il était « dos au mur », qu’il ne craignait pas la mort et que la bataille contre l’Occident « croisé » se poursuivra « jusqu’à l’au-delà », dans un message sonore diffusé par la télévision libyenne.

« Nous résisterons et la bataille se poursuivra jusqu’à l’au-delà, jusqu’à ce que vous soyez achevés. Mais nous ne serons pas finis », a déclaré M. Kadhafi dans un hommage à son compagnon, Khouildi Hmidi, dont plusieurs membres de sa famille ont été tués lundi dans des raids de l’Otan sur sa résidence.

« Il n’y a plus aucun accord entre nous après que vous ayez tué nos enfants et nos petit-enfants (. . .). Nous sommes dos au mur. Vous (l’Occident) pouvez faire marche arrière », a-t-il ajouté.

« Nous n’avons pas peur. Nous ne cherchons pas à vivre ou à nous sauver », a-t-il dit dénonçant une croisade lancée contre un pays musulman, visant des civils et des enfants.

Lundi l’Otan a mené un raid aérien à Sorman, à 70 km à l’ouest de Tripoli, visant une résidence de Khouildi Hmidi, un homme politique influent et vieux compagnon de route du leader Mouammar Kadhafi, tuant 15 personnes, selon les autorités.

Plusieurs membres de la famille Hmidi ont trouvé la mort dans ce raid, dont trois enfants.

L’Otan a admis avoir mené un « raid de précision » visant un « centre de commandement et de contrôle de haut niveau ».

« De quel droit vous visez les hommes politiques et leurs familles ? », a dénoncé le colonel Kadhafi, la voix grave.

Il a affirmé que le bureau de Khouildi Hmidi à Tripoli avait été bombardé à quatre reprises.

« Ils le cherchaient parce que c’est un héros. Quand ils ne l’ont pas trouvé dans son bureau, ils ont voulu le tuer dans sa maison, a-t-il dit.

Il a appelé l’Onu à envoyer des enquêteurs à la résidence bombardée de M. Hmidi pour vérifier qu’il s’agit d’un site civil et non militaire comme le dit l’Otan.

Il a promis par ailleurs de construire un monument, « le plus haut en Afrique du Nord », à la gloire de Khaleda, quatre ans, la petite-fille de M. Hmidi, tuée dans le raid, selon les autorités de Tripoli.

« Nous resterons, nous résisterons et nous n’allons pas nous soumettre. Frappez avec vos missiles, deux, trois, dix ou 100 ans », a martelé le colonel Kadhafi.

« Honneur à la famille Hmidi et à nous la gloire », a-t-il conclu.

| AFP sur Jeuneafrique.com

La guerre, le racisme et l’Occident (1/3)

Face à l’extraordinaire agressivité actuelle des Occidentaux, quelques rappels historiques ne paraissent pas inutiles. Auparavant et en guise d’introduction, voici le florilège des actes guerriers des dits Occidentaux depuis une vingtaine d’années : invasion de Panama par les Américains et capture du président en exercice, Noriega (un trafiquant de drogue, certes, mais président en exercice d’un pays inscrit à l’ONU) ; invasion des Grenadines (minuscule groupe d’îles alors dirigé par des gauchistes favorables à l’URSS) ; renversement du président haïtien Aristide, invasion de l’île et mise en place d’un gouvernement moins nationaliste (ça ressemble beaucoup à la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui) ; 1ere et 2e guerre du Golfe après le soutien des irakiens dans la guerre Irak-Iran ; soutien par les Anglo-Saxons des forces ougando-tutsis et, par les Français, des forces congolaises dans les guerres des Congo ; invasion de l’Afghanistan ; soutien des Tchadiens dans les guerres contre la Libye puis le Soudan ; soutien du camp musulman dans les guerres d’Indépendance d’Europe orientale ; bombardement de la Serbie dans la guerre du Kosovo ; bombardement des forces tripolitaines dans la guerre civile de Libye ; soutien (y compris direct) du camp musulman dans l’affrontement ivoirien, devenu guerre civile depuis ce soutien…

Et je dois en oublier ! Qu’ils soient de gauche ou de droite, les Occidentaux sont tous les mêmes, des va-t-en-guerre monstrueux et insupportables. Les mêmes en fait qu’à l’origine, lorsqu’ayant domestiqué le cheval, ils envahirent l’Inde négroïde à l’aube des civilisations pour devenir les fameux « Indo-Européens » sur les cadavres des populations autochtones. Et ils étaient déjà racistes : la religion qu’ils inventèrent, l’Hindouisme, comprenait déjà la catégorie des « Intouchables », ceux qui triment sans qu’on ait même le droit de leur parler. Devinez qui étaient les premiers Intouchables ?! Et ces guerriers racistes déferlèrent ensuite sur l’ouest du continent euro-asiatique, les uns vers la Méditerranée (Perses, Grecs puis Romains), les autres vers la mer du Nord (Aryens), les derniers vers l’Atlantique (Celtes et Germains).

Tous avaient une culture guerrière dominante et le plus profond mépris pour ceux qui ne faisaient pas partie de leur culture immédiate : ils se combattirent entre eux des millénaires durant, avec une férocité sans égale. Qu’on se remémore à cet égard la prise de Jérusalem par les croisés : tous les habitants furent massacrés alors que Saladin accorda la vie aux défenseurs de la même Jérusalem lorsqu’il reprit la ville aux Occidentaux. Mais il suffit de se souvenir d’Hitler pour concevoir jusqu’où peut aller la folie meurtrière occidentale…

Texte – Christian d’Alayer – Dessin : Placid

PS : Publié initialement sur son blog dalayer.kazeo.com le 26 avril dernier