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Bernard B Dadié : «Penser la France»

« Le Siècle des Lumières n’avait pas brillé deux ans. Le Siècle des Ténèbres, en enfantent de nouveaux et aussi sombres, celles de la Colonisation» A. Anselin, le Refus de l’esclavitude

«L’assassinat du chef de l’Etat libyen, grâce à l’intervention de l’armée française, est une honte pour la France. Les bombardements sur les populations civiles en Libye comme l’intervention scandaleuse des troupes françaises en Côte d’Ivoire… marquent la participation à une véritable entreprise criminelle d’Etat», déclarent les clubs . Salut des Nègres, des bois d’ébène, à ces Clubs qui sortent la France de l’Histoire de celle des affaires qui, depuis la fin de la guerre des libérations, n’a laissé personne dormir. Du temps du «Vieux», les bêtes domestiques votaient à 99,99% comme l’exigeait Paris, et bientôt, avec la participation des bêtes sauvages, sur ordre de Paris, le résultat des votes sera 200%. Tel que cela se murmure en ville militarisée.

Bernard B. Dadié

Du temps du «Vieux», peu de portes s’ouvraient à partir de 20 heures, de nos jours aucune porte ne s’ouvre parce que les habitants se «planquent» sous les lits. Et les médias de Paris ne cessent de parler du bonheur des sujets français, qui, travaillèrent à  Saint-Domingue, devenaient travailleurs et chair à canon en Afrique. Pour s’être opposé à un recrutement excessif, le Blanc français gouverneur général des colonies rejoignit le front et fut tué. Le conflit commençait et ils furent nombreux, les Français, les Blancs, qui défendirent le frère Noir et perdirent la vie. Albert Londres, Van Vollenhoven, John Brown…

La République votée à une voix de majorité ne saurait être exportée et encore moins chez des bois d’ébène colonisés, soumis, exploités. Penser la France dont on parle toujours. L’esclave enchainé a une arme, sa bouche pour parler, hurler, dénoncer et le vrai esclave n’est-ce pas le propriétaire qui a toujours peur d’une évasion, d’une révolte ? Situation qu’ont vécue des négriers lors des traversées. Révolte qui donna naissance à Haïti et à d’autres villes ou à des quartiers dans les villes des Blancs. Mac Gee, le Noir est mort exécuté. Ceux du Sud saluent la nouvelle par des «Hourras joyeux» (J. Howlelt). Nul ne saurait arracher la Liberté à un peuple, et dans un peuple, nous aurons toujours des Andrée Viollis, des Victor Augagneur, des Schoelcher et leurs compagnons de lutte pour le respect de l’autre. Et il arrive toujours que des bandits s’entretuent.

Combien sont-ils ces héros qui incendient des pays ? Et dorment en paix ? Un pays comprend les villages et les cimetières, les vivants et les morts ; qui, à jamais  maitrisera les morts dans une révolte ? Le styx. Les anciens faisaient passer le styx, et chez nous, le fleuve et nous donnons encore de nos jours ce qu’il faut au partant pour passer le fleuve. N’est-ce pas la preuve que nous sommes tous des voyageurs ? Etre-vous sûrs d’avoir raison de nous tuer toujours pour votre grand festin ? De tout incendier sur votre passage ? Le peuple vous écoute et vous regarde et le sang innocent versé ne cessera de vous parler, qui que vous soyez, où que vous êtes. Des vérités de chez nous, des peuples de la forêt aux multiples langages.

Un chant, un certain vol d’oiseau n’empêche-t-il pas un voyage ? «Carnages, les guerres secrètes des grandes Puissances en Afrique» de Pierre Péan. En Afrique, chez les peuples de race inférieure où les femmes accouchent à neuf mois au lieu des 30 mois habituels chez les races supérieures. «Il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet, les races supérieures ont un Droit vis-à-vis des races inférieures… je soutiens que les Nations européennes s’acquittent avec largesse, avec grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de civilisation» à dit Jules Ferry en 1884. «C’est très douteux», lui répond Georges Clemenceau, «Penser la France !». «Pour connaître toute la vérité sur les nombreux sujets que j’aborde dans ce livre, il faudra attendre l’ouverture, dans de très nombreuses années, des archives de la CIA, du M16, du Mossad et de la DGSE», dit Pean.

«Et nous voilà pris dans les Rets, livrés à la barbarie des Civilisés. Dans la nuit nous avons crié notre détresse, pas une voix n’a répondu » L. S. Senghor

Notre horizon reste fermé parce que Président et Gérants des colonies se trouvent tous à l’Elysée où l’on peut parler de scandale de Panama, de piastres, mais jamais des Nègres. «Pour porter les barils de ciment de cent trois kilos», «les Batignolles» n’avaient pour tout matériel qu’un bâton et la tête de deux Nègres». «Les règles sont posées, il faut les respecter, un monde de maîtres gaulois et de mercenaires ayant pris d’assaut le navire Afrique et des officiers voyant leur rêve colonial brisé ont failli renverser la République qui sert de paravent dans la grande conquête. «La présence des troupes françaises en Afrique est anormale» (J. P. Cot).

Les créateurs du Syndicat agricole africain qui donna naissance au PDCI et plus tard au RDA, parlaient de Liberté et non de soumission servile, de dialogue entre Blancs et Noirs et non de perpétuation de l’esclavage. Aucun de ces acteurs n’était sorti d’une école en Occident, et ils disaient à leurs enfants, en les mettant à l’école, « partez et revenez nous sauver… et non partez et revenez nous revendre». Qui sont-ils ceux qui nous vendent ?

Et combien sont-ils ces enfants qui peuvent revendre père et mère ? En 1939-1945, la guerre était pour nous une guerre de libération. On parla de scandales des salaires des militaires, mais jamais des salaires des fonctionnaires, ces mendiants qui la fin du mois prennent d’assaut les banques pour pouvoir tenir. C’est St Domingue en Afrique avec des descendants des corsaires de l’histoire. Ivoiriens, c’est encore et toujours Thiaroye que nous vivons. Après la guerre 1914-1918, nous eûmes des communes au Sénégal et après la guerre de 1939-1945, pour avoir parlé d’argent, de paiement, la guerre contre nous a commencé à Thiaroye au Sénégal et les ravages s’étendent. Des maîtres assoiffés de sang ne sont-ils pas plus barbares que nous ? Race supérieure ? Prestige et affaires.

Est-il étonnant que le sort d’un Président élu par des indigènes soit réglé à Linas-Marcoussis, dans une Banlieue, pour mieux souligner le mépris qu’on peut avoir pour des Nègres raisonneurs parlant de Dignité à des conquérants entourés de forbans. Aux armes : affamées. Williams, Damet, Samba, Ebony, Adam Camille, Boka, Foté Memel, Ladji le fidèle compagnon et d’autres. D’autres, des centaines d’anonymes et des Blancs, eux, furent chassés. Regardez, Messieurs, il y a du sang sur ces décorations, et chaque coup de fusil ou de canon, chaque explosion de bombes ont fait trembler des Nègres dans leur tombe de Paris et Département. Certes, vous n’étiez pas nés et les tombes de ces tirailleurs ne sont pas des monuments à visiter à des heures perdues.

Des avions égyptiens sont cloués au sol par des chasseurs anglais et français. Des avions sont détournés pour récupérer des passagers invités à un congrès, des actes de prouesse que Paris ne cessera de méditer en nous parlant de nos dettes. Naitre dans les dettes, croupir dans des dettes et crever dans des dettes. N’est-ce pas une honte que de transmettre des dettes en héritage à des descendants ? Et leurs pleurs ne sont-ils pas des pleurs de réprobation ?

Tapis rouges, musique, rires, joie d’accueillir un hôte de marque venant des lointaines terres africaines. Accouru pour faire allégeance à Paris. Et poursuivre la vieille politique de fermiers généraux, de quotataires, de l’empire des 2è bureaux et toujours parler de Nantes la ville aux milliers d’embarcations pour Nègres. «La lutte pour le pouvoir, c’est la lutte pour la richesse, la lutte pour la richesse, c’est la lutte pour le pouvoir». Mais doit-on donner le pouvoir à des Nègres ?

Ayant fait la grève de la faim qui provoqua la grève des achats, nos épouses marchèrent pour nous sauver. Elles paient encore cette audace, soumises à des violations de domiciles et à des pillages. Ces femmes qui ont subi des insultes des autorités et méprisées soignent leurs plaies depuis des années n’en ont même plus les moyens aujourd’hui. Paris, dans sa fraternité avec les colonies sorties des ténèbres, joua le grand jeu en honneur de ses amis ; il nous donna trois jours et trois nuits de folie, de sang et larmes. Démonstration cruelle de forces piaffant d’impatience pour fondre sur des Nègres qui parlent d’Egalité. Avions et troupes prirent la ville en otage. Le palais assiégé, le Président Gbagbo et les compagnons furent faits prisonniers et emportés en toute Liberté.

« Dieu aime les Noirs », Serge Bilé. En quoi divergeraient-ils des autres créatures humaines ? Ne sont-ils pas seulement complices de leurs assassins par une méconnaissance de l’histoire ? Le pays ? Le mât de cocagne où l’on se bat pour atteindre le sommet et y rester pour plaire au maître et amasser des milliards à déposer dans des banques en garantie de loyautés. 2011 Paris, que penses-tu de ces nouvelles terreurs contre des Nègres ? «Un Blanc lui tira dans le dos», Vieille habitude du temps du racolage.

Le regretté Désiré Tagro

Tagro, « on a tiré sur moi ». En toute Liberté. Des Nègres en service aux ordres de Paris. Tagro attend assassins et instigateurs. N’a-t-il pas été dit : «Tu ne tueras point» ? Ils sont des milliers qui sont morts, des morts anonymes dans le sang desquels viendront des milliards d’euros pour l’asservissement des Noirs qui parlent d’égalité des hommes. Esope, Pouchkine, Toussaint Louverture, Lumumba, Ben Bella, Sekou Touré, Gbagbo et ses compagnons que Paris vient de faire entrer dans l’histoire glorieuse des martyrs. 1914-1918, «Bouna, des hommes, des vieillards, des enfants, des femmes, se laissent griller et enfumer dans des cases pour refus d’enrôlement». «La France n’est pas seule». Il y a l’Empire. Paris et ses légionnaires pressés de remporter la victoire ; colonne Leclerc. Eboué, Jean Moulin. Pour la réconciliation, on avait fermé les portes des archives, et les Noirs avaient tout mis dans un coin de mémoire.

2002, Gbagbo, Président, affronte le pouvoir de Paris et fait ce que jamais ne fit un Président noir : refuser que notre pays soit un cimetière où danseraient des hommes et des femmes qui enverraient les enfants mendier quelques rires de vie. «Frères et amis», unissez-vous et combattez avec moi pour la même cause. Déracinez l’arbre de l’esclavage. Je suis Toussaint, «m’arrêter arbitrairement, sans m’écouter et sans me dire pourquoi, s’emparer de tous mes biens, piller toute ma famille, saisir mes papiers, les garder, m’embarquer sur un navire, m’envoyer nu comme un verre de terre, répandre les mensonges les plus calomnieux à mon égard, et après tout cela, me précipiter dans les profondeurs d’un cachot : n’est-ce pas comme couper la jambe de quelqu’un et lui dire «Marche» ? N’est-ce pas comme couper sa langue et lui dire « Parle », n’est-ce pas enterrer un homme vivant» ? Je suis Toussaint Louverture d’Haïti. J’ai entendu parler du Président Gbagbo et de ses compagnons. Club «Penser la France», merci pour votre présence dans l’enfer créé et veillé par Paris et les siens. Qu’ils sachent une vieille sentence ordonne : Travail pour être utile.

Sois utile pour être aimé, Sois aimé pour être heureux…

Les fantassins et les bruits des bombes font fuir le bonheur qui a horreur du sang. Le bateau se nomma Le Héros et la prison Fort de Joux. Toujours à la recherche de trésor. 1802, Toussaint et Bonaparte ! Il laisse mourir Toussaint.

2011, Gbagbo et tous ceux qui ne veulent pas voir sa tête. Louverture, de ton cachot du Jura, ordonne à tous les Bonaparte de retirer de nos rives de rêves, leurs vaisseaux et leurs avions de morts, et que soient ouverts les yeux et les oreilles de tous les Nègres armés, venus d’ici ou d’ailleurs qui dansent de joie dès qu’un de leur frère tombe.

Qu’ils écoutent le doux murmure de l’onde, la douce musique des oiseaux dans les arbres, et le zéphyr qui les caresse, c’est la vie qui passe et nous parle.

Bernard B. Dadié

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Haïti : les Casques bleus de la Mission de l’ONU pour la stabilisation d’Haïti devenus « persona non grata »

De violentes manifestations ont eu lieu à Port-au-Prince contre les Casques bleus de la Mission de l’ONU pour la stabilisation d’Haïti (Minustah).

La sodomisation de Johny Jean par les soldats uruguayens de la Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation en Haïti est la dernière goutte qui a fait déborder le vase. Ces soldats, selon plusieurs acteurs de la vie nationale haïtienne sont trop impliqués dans des actes répréhensibles. Des cas de vol, de viol, d’arrestations illégales et arbitraires, d’homicides et de bastonnades sont monnaie courante de la part des soldats de la mission onusienne.

Les étudiants de la faculté d’ethnologie des Sciences humaines, de droits et des sciences économiques et nombres de sympathisants ont exprimé leur solidarité à l’endroit du jeune haïtien violé par des soldats uruguayens à Port-salut. Ils réclament le départ des troupes onusiennes et comptent maintenir cette mobilisation jusqu’au départ du dernier soldat onusien. « Aujourd’hui l’objectif de la manifestation est d’exiger le départ total de la Minustah, nous ne voulons pas un retrait progressif, mais un départ définitif de ces gens qui occupent notre pays ».

Leur manifestation a été dispersée à plusieurs reprises par la police lorsque les étudiants ont tenté de se rapprocher de la grande place proche du palais présidentiel en ruines depuis le séisme de janvier 2010.

Parallèlement à la manifestation des étudiants, le collectif pour le dédommagement des victimes du choléra en Haïti a organisé lui aussi une marche sur plusieurs artères de la capitale en vue d’exiger le retrait de la force onusienne sur l’ensemble du territoire national ; le contingent népalais de la MINUSTAH étant responsable de l’implantation et la propagation du choléra en Haïti. Leur manifestation a été réprimée par les agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) car, toute manifestation de rue dans l’ère du champ de mars était interdite.

« Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes pour repousser les manifestants, nous n’avons pas utilisé de balles réelles », a déclaré le porte-parole de la police haïtienne Frantz Lerebours.

Le Conseil de sécurité des Nations-Unies statuera ce vendredi 16 septembre sur le rapport du secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) relatif à la présence de la mission de paix de l’ONU en Haïti.

Lire aussi  Indésirable HAÏTI !

Indésirable HAÏTI !

« Car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu. » (Mat 10 :26)

« Haïti est le produit net du colonialisme et de l’impérialisme, de plus d’un siècle d’emploi de ses ressources humaines dans les travaux les plus durs, des interventions militaires et d’extraction de ses richesses ».

Cette phrase a été prononcée par Fidel Castro et reprise en 2010 par le Président vénézuélien Hugo Chavez au lendemain de l’effroyable séisme en Haïti de janvier 2010 (voir vidéo ici).

Nous ne reviendrons pas en détail sur cette catastrophe majeure et ses causes supposées ou réelles, qui a pour ainsi dire dévasté ce pays déjà en proie à une misère chronique et malheureusement aussi, à une convoitise effrénée de la part de certaines nations, notamment des États-Unis, qui, sous le couvert d’une aide humanitaire vont chercher en réalité à s’emparer d’Haïti et de ses richesses.

Si l’on ne peut cautionner raisonnablement un gouvernement comme celui de M. Fidel Castro, pour autant on ne peut qu’approuver son analyse de la situation-connaissant la « haine » qu’il voue à l’Amérique et à l’impérialisme « capitaliste » (mais le communisme n’est-il pas aussi une autre forme d’impérialisme ?…)

Haïti fut la première colonie, à s’émanciper de la domination française en 1804, grâce à l’acte d’indépendance signé par Boisrond-Tonnerre et à s’affranchir de l’esclavage au prix de bien des souffrances et de meurtres. Mais est-ce cela qui l’a rendue véritablement libre ? Depuis, ce territoire de 27500 kilomètres carrés, qui a connu depuis 1564 une quantité incroyable de tremblements de terre, cyclones, inondations et ouragans n’a jamais connu ni paix ni prospérité.

Aujourd’hui c’est le choléra qui achève l’œuvre de destruction de la population haïtienne. Curieusement, ce fléau, que l’on associe à la pauvreté et à la misère sociale et sanitaire, n’a jamais sévi en Haïti, « le plus pauvre parmi les pays les plus pauvres ». On peut toujours expliquer, et c’est ce à quoi s’emploient scientifiques et journalistes, qu’il existe un lien entre le séisme et cette épidémie foudroyante, mais les véritables raisons sont ailleurs.

Un précédent fâcheux : l’atoll de Diego Garcia

Depuis 1965, Diego Garcia ainsi que le reste de l’archipel des Chagos fait partie du territoire britannique de l’Océan Indien. En 1971, les Chagossiens de Diego Garcia seront déportés massivement par les autorités américaines vers les Seychelles et Maurice dans le cadre du développement des activités militaires dans l’atoll. Depuis, Diego Garcia ne compte plus aucune population indigène, et l’atoll sert maintenant de base militaire anglo-américaine, car il occupe une position stratégique d’importance, étant situé à 2000 kilomètres de l’Inde, 3500 des côtes orientales africaines et indonésiennes, 4500 du Golfe persique et 5000 de l’Australie.

Les Britanniques ont accordé aux Américains un bail de 50 ans en 1966 puis de vingt années supplémentaires(expiration en 2016) pour l’exploitation de cette base militaire, très utilisée depuis la fin de la guerre froide lors de la Guerre du Golfe en 1991, les opérations anti-Talibans en Afghanistan en 2001 et la guerre contre l’Irak en 2003.

Une récente enquête du journal écossais Sunday Herald (mars 2010), révèle que les États-Unis seraient en train de préparer une attaque contre l’Iran, au cas où les discussions diplomatiques ne convaincraient pas ce dernier d’abandonner ses projets d’armement nucléaire…pour cela, les États-Unis ont fait transporter plusieurs centaines de bombes « Bunker Busters »depuis la Californie, ainsi que des bombes de type « Blu » destinées à détruire des infrastructures bétonnées souterraines.

En même temps, afin d’éliminer tous soupçons sur les intentions de son allié, le gouvernement britannique de M. Gordon Brown parle d’un projet de création d’un parc marin dans les Chagos qui se révèlerait être un cheval de Troie permettant aux Américains de poursuivre en toute discrétion leurs préparatifs contre l’Iran…

Mais point n’est besoin d’une épidémie de choléra pour écarter la population comme pour Haïti ; il faut dire que la totalité des indigènes déplacés de Diego-Garcia ne dépassait pas 3000, tandis que vivent près de 10 millions d’âme en Haïti ce qui pose un réel problème pour une émigration forcée !

Des richesses considérables…à exploiter.

Durant les années 70 ont été entrepris en Haïti d’importants travaux de prospection du sous-sol. Des forages multipliés ont révélé l’existence d’huile et de gaz signant par-là la présence de pétrole. Des réservoirs pétrolifères ont été localisés dans les sédiments marins, dans des profondeurs de 6000 à 7000 mètres, particulièrement dans le canal de la Gonâve et dans la Baie de Rochelois dans l’Île de la Gonâve. Un rapport du Bureau des Mines d’Haïti conclut que : « L’état actuel des connaissances accumulées sur le potentiel pétrolier haïtien est suffisamment satisfaisant pour attirer des investissements. ».

On pourrait légitimement penser que l’exploitation de ce pétrole par Haïti elle-même suffirait à sortir pour bien longtemps le pays de la misère –des ingénieurs estiment que la quantité du pétrole haïtien est cinq fois supérieure à celle du Venezuela voisin-, mais hélas les États-Unis n’entendent pas laisser Haïti exploiter ses propres ressources mais s’arrogent le droit de les utiliser à leurs fins. Ce sont des réserves stratégiques exploitables en cas de pénurie mondiale causée soit par la guerre soit par l’épuisement de cette ressource non renouvelable sur les autres continents.

Dans le passé, le gouvernement haïtien, dans l’espoir d’exploiter ses gisements avait fait appel à des sociétés américaines telles l’ « Atlantic Reffining Compagny » (ATRECO) mais le gouvernement américain avait aussitôt mis un terme à ces velléités en ordonnant à ladite société de cesser ses travaux.

Le sous-sol haïtien contient également de l’Uranium 238 et 235, très utilisés dans les réacteurs nucléaires, de l’or en assez grande quantité, ainsi que du Zyconium.

Enfin Haïti posséderait de l’Iridium, servant à la construction de navettes spatiales ou de missiles tactiques, dont l’importance surpasserait celle de l’Afrique du sud, première pourvoyeuse mondiale jusqu’à ce jour.

On serait donc en présence d’une conspiration alimentée par les multinationales (agents du Nouvel Ordre Mondial) qui chercheraient à enlever à Haïti ses richesses naturelles pour le compte des États-Unis et de son allié la Grande-Bretagne.

L’ex-président de la Raffinerie Dominicaine, la REFIDOMSA, assure même que des fonctionnaires d’Etat, secondés par des holdings pro-USA s’emploient à entretenir la misère et l’indigence du pays, moyennant quelques faveurs politiques et financières, ce que l’on nomme couramment CORRUPTION.

Il faut en finir avec Haïti !

« Le docteur français Gérard Chevallier travaille avec les autorités haïtiennes pour lutter contre le choléra. Il juge que l’épidémie est inhabituelle et sévère (souligné par nous) .Le choléra a fait au total 1.186 morts et provoqué l’hospitalisation de 19.646 personnes en Haïti depuis le début de l’épidémie à la mi-octobre, selon le bilan officiel communiqué par les autorités haïtiennes hier. » (AFP 20/11/2010)

L’ONU accusé d’avoir introduit le choléra

« Les efforts déployés pour lutter contre la virulente épidémie de choléra en Haïti, qui a d’ores et déjà tué plus de 1.000 personnes, ont été entravés par la multiplication d’émeutes anti-ONU dans le nord du pays. Ces émeutes ont poussé l’ONU et d’autres ONG à suspendre la livraison de matériel médical d’urgence et de fournitures d’assainissement. Cette violence semble en partie provoquée par une animosité de longue date de la population haïtienne à l’endroit des 12.000 soldats de la paix présents en Haïti, mais a aussi été causée par l’idée répandue voulant que les casques bleus soient responsables de l’arrivée de la maladie. Est-ce possible ?

Peut-être, mais c’est loin d’être certain. Haïti n’a pas connu de vague de choléra depuis plusieurs décennies, ce qui n’est pas le cas du Népal d’où sont originaires plusieurs soldats de la paix, et où sévit actuellement une telle épidémie. L’attention des médias s’est tournée vers un camp de l’ONU, près de la ville septentrionale du Cap-Haïtien, épicentre de l’épidémie, qui possède des installations sanitaires vétustes et s’est installé près d’une rivière. De plus, les premiers tests faits par le Centre américain de prévention et de contrôle des maladies (CDC), indiquent que la souche de choléra touchant actuellement Haïti correspond à celle trouvée en Asie du Sud. Mais en dépit de ces indices, il y a toujours de grandes chances que le choléra ait été présent en Haïti bien avant l’arrivée des troupes népalaises.

Une telle épidémie de choléra, touchant soudainement une région sans signes avant-coureurs, n’est pas un fait unique dans l’histoire. Une épidémie de choléra s’est ainsi déclarée au Pérou en 1991, après que la maladie a été absente du continent sud-américain pendant plus d’un siècle. Des tests ont ensuite montré que la bactérie était présente dans les canalisations depuis déjà un certain temps auparavant. Et s’il existe des centaines de sérovars –ou variétés– de choléra, seuls quelques-uns sont assez virulents pour causer une épidémie. Au fil du temps, néanmoins, les souches virulentes et bénignes de la maladie se sont croisées entre elles et ont créé de nouvelles configurations génétiques, accroissant aussi le risque que quelqu’un les ingère. » (Joshua E. Keating-rédacteur en chef adjoint de Foreign Policy- Slate.fr 22/11/2010)

Ce que l’article ci-dessus ne mentionne pas, c’est que la bactérie responsable du Choléra, le vibrio cholerae, quel que soit sa souche d’origine(1), est inoffensif à l’état « naturel ». Il est nécessaire, pour que le germe devienne pathogène, donc offensif, qu’il soit infecté au préalable par un bactériophage de type CTX, ou virus infectant, qui lui injecte son ADN. Par conséquent, il est normal que des bactéries non infectées puissent séjourner même pendant des années dans des cours d’eau, canalisations ou autres sans le moins du monde déclencher d’épidémie. Ce qui peut nous amener à nous poser la question : pourrait-on collecter ou même fabriquer en laboratoire des virus infectants CTX et les insérer ensuite dans des vibrio cholerae ?

La réponse est OUI !

Ces virus infectants-bactériophages- sont utilisés, modifiés, en génie génétique comme vecteurs de clonage pour insérer de l’ADN dans des bactéries et les rendre agressives, donc hautement pathogènes…il suffit de « récolter » des vibrio ch. et leur injecter ce qu’il faut, quand il faut. Ainsi le choléra, à l’instar d’autres maladies ayant déjà sévi notamment Afrique, tels Ebola, entre dans l’arsenal des armes bactériologiques destinées à éradiquer le plus grand nombre d’indésirables sur la terre, les pauvres, les malades, les handicapés et les personnes âgées, inutiles pour la société de demain mûrement préparée par les élites mondialistes.

Haïti serait donc la cible des alliés anglo-américains qui chercheraient, par l’entremise de l’ONU, à se débarrasser de sa population indigente pour s’emparer de son territoire depuis si longtemps convoité pour ses richesses naturelles, et pour asseoir leur position géostratégique dans les Caraïbes.

« Ils veulent ignorer, en effet, que des cieux existèrent autrefois par la Parole de Dieu, ainsi qu’une terre tirée de l’eau et formée au moyen de l’eau, et que par ces choses le monde d’alors périt, submergé par l’eau ; mais, par la même parole, les cieux et la terre d’à présent sont gardés et réservés pour le feu, pour le jour du jugement et de la ruine des hommes impies. »(2Pi 3 :5-7)

« Puisque tout cela est en voie de dissolution, combien votre conduite et votre piété doivent être saintes. Attendez et hâtez l’avènement du jour de Dieu, jour à cause duquel les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés se fondront ! Mais nous attendons, selon la promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera. » (2Pi 3 :11-13)

Soyez bénis !

(1)Jusqu’en 1992, le vibrio cholerae 01 était le seul agent pathogène connu. Depuis cette date, est apparue une nouvelle souche 0139 qui fut responsable d’épidémies en Asie, surtout en Inde, au Bengladesh et au Népal. De plus, cette « nouvelle » souche est résistante aux vaccins.

« Le vibrion cholérique est la bactérie responsable du choléra. Tous les Vibrio cholerae ne sont pas pathogènes. Pour devenir pathogène, le vibrion doit notamment acquérir la capacité à produire la toxine cholérique, qui est responsable des diarrhées mortelles du choléra. La capacité à produire cette toxine est transmise à la bactérie par un parasite astucieux, le bactériophage CTX. Les bactériophages sont des virus qui infectent les bactéries. Pour parasiter le vibrion cholérique, le bactériophage CTX intègre l’ensemble de son génome dans celui de la bactérie, ce qui lui permet de profiter de la multiplication de son hôte pour se propager. En « échange », le vibrion acquiert la capacité à produire la toxine cholérique qui est encodée dans le génome du phage. » (Communiqué de presse de l’Institut Pasteur-06/09/2005).

Chronique de Michel-André

L’échec des Nations Unies en Haïti

Les résultats du vote du 28 novembre 2010 pour l’élection présidentielle haïtienne ne sont toujours pas connus. Le Conseil électoral provisoire a donc décidé de reporter le second tour prévu le 16 janvier. Dans son édition de janvier, Le Monde diplomatique consacre deux articles aux crises politique (Alexander Main, «Voter dans un pays qui ne s’appartient plus»), humanitaire et sociale (Christophe Wargny, «Haïti entre Dieu et Ong») qui s’aggravent dans l’île. Alors que le nombre des victimes de l’épidémie de choléra augmente, la colère de la population vis-à-vis de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) — accusée d’avoir accidentellement introduit la bactérie dans l’île — s’intensifie.

Deux enquêtes épidémiologiques (1) internationales ont confirmé que la source de l’épidémie provenait du camp népalais de la Minustah, situé près de Mirebalais, dans le centre du pays. Les déchets produits par le camp infecté ont été déversés — «en quantités phénoménales», selon le premier rapport — dans un affluent du fleuve Artibonite, le plus important du pays.

L’épidémie a déjà officiellement causé plus de 3 000 décès et affecté plus de 52 000 personnes. Mais, selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms) (2), le nombre de cas pourrait atteindre 70 000, la maladie touchant environ 400 000 personnes au cours des douze prochains mois. De leur côté, les autorités sanitaires et les organisations non gouvernementales (Ong) se déclarent impuissantes à enrayer la contagion.

Ces révélations viennent ébranler la crédibilité de la force internationale dirigée par le Brésil, dont l’efficacité a déjà été mise en question. Alors que l’incertitude sur l’issue du scrutin électoral et les suspicions de fraude provoquent une nouvelle flambée de violence dans la capitale, Port-au-Prince, que près d’un million de personnes vivent toujours dans des campements insalubres livrés aux gangs, l’action onusienne est ressentie une nouvelle fois comme un échec, échec d’ailleurs pleinement reconnu par M. Ricardo Seitenfus, qui représente l’Organisation des Etats américains (Oea) en Haïti depuis 2008 : «Haïti est la preuve de l’échec de l’aide internationale», a-t-il concédé dans une entrevue accordée au journal suisse Le Temps le 20 décembre. Immédiatement après ces propos, le haut fonctionnaire a été rappelé au siège de l’organisation.

La Minustah est la cinquième mission de maintien de la paix organisée sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies (Onu), qui compte dix-sept ans de présence dans le pays (3). Elle a fait suite à l’intervention américaine qui renversa le président élu Jean-Bertrand Aristide : son mandat de «restauration de la démocratie» ne manqua pas de susciter quelques doutes parmi la population. Lors du lancement de la mission, en juin 2004, le secrétaire des Nations unies, M. Kofi Annan, ne dissimulait pas ses inquiétudes : «Tâchons cette fois de réussir», avait-il lancé.

Peu cependant réclament encore ouvertement le départ immédiat des casques bleus. Ceux-ci représentent le fragile, mais dernier espoir de sécurité dans un pays dévasté et en proie à l’instabilité politique permanente, qui ne dispose plus d’aucune structure de protection civile efficace. Mais ils doivent cependant faire face à de sérieuses difficultés d’organisation : ils rassemblent plus de 7 800 militaires, 2 136 policiers (Unpol) et plus de 2 000 civils, originaires de pas moins de 41 nations (principalement du Sud), et la coordination logistique s’est révélée d’une complexité insurmontable pour le commandement brésilien, encore inexpérimenté dans ce genre de mission.

Pis : la force multinationale a connu de nombreux scandales. Deux ans après le début de la mission, le chef de la police haïtienne, M. Mario Andresol, a dû reconnaître la collusion qui liait les gangs du bidonville de Cité-Soleil aux services de police et au contingent de casques bleus jordaniens (4). En novembre 2007, 108 soldats sri-lankais étaient rapatriés pour avoir eu recours à des prostitué(e)s mineur(e)s (5). Le mois suivant, une enquête révélait que des employés onusiens s’étaient rendus coupables de mauvaise gestion, de fraudes et de malversations à hauteur de 610 millions de dollars (6). Enfin, la mort du précédent chef militaire de la mission, le lieutenant-général brésilien Urano Bacellar, dans sa chambre d’hôtel à Port-au-Prince, le 6 janvier 2006, demeure un événement parmi les plus troubles qui entourent la mission.

Car même sur le volet de la sécurité, le bilan de la Minustah est décevant. Dans une situation de guérilla urbaine, ni les coûteux équipements ni les stratégies militaires ne se sont révélés adaptés pour affronter des gangs qui circulent et se cachent à leur aise dans les bidonvilles de la capitale. Les troupes essuient régulièrement des tirs dans ces zones et les répliques de la part des casques bleus font des victimes dans la population. Les méthodes musclées de la police ont d’ailleurs été épinglées par Amnesty International, qui accuse la Minustah de l’appuyer dans des actes de violation systématique des droits humains, principalement dans les quartiers défavorisés (7). En janvier 2006, la population s’était émue après que les casques bleus eurent ouvert le feu sur des Haïtiens qui protestaient, à la frontière dominicaine, contre la mort de vingt-cinq Haïtiens retrouvés asphyxiés dans le pays voisin.

Ces trop nombreuses affaires ont avivé la colère de la population haïtienne, qui voit s’ajouter à ses épreuves une épidémie ravageuse. Lasse, elle demande à savoir quand les soldats se retireront.

La spécificité du contexte politique, social, historique et géographique fait de la Minustah une mission des plus délicates ; l’armée américaine le sait bien, qui a encerclé les bidonvilles lors de son intervention en 2004 pour empêcher un soulèvement populaire en faveur de M. Aristide, avant de laisser le Brésil se charger de la gestion de la situation.

Il est donc surprenant que les Etats-Unis aient accepté de confier au Brésil la suite des opérations dans le cadre d’une stratégie qu’ils ont eux-mêmes fixée. Et ce d’autant plus que Brasília se pose en grande rivale pour assurer la stabilité régionale, rôle que Washington se réserve exclusivement depuis près de deux siècles (8). Certains estiment que la réussite de la mission demeure un objectif secondaire… et que la Maison Blanche ne serait pas chagrinée de voir son «partenaire» brésilien s’embourber dans le chaos haïtien que le géant du Nord a laissé éclater.

Bien que les deux pays affichent une entente parfaite, la prise de direction des opérations s’est effectuée dans un contexte de méfiance réciproque dont témoignent les câbles diplomatiques révélés par le site WikiLeaks : «Le Brésil ne doit pas être considéré comme étant dans notre camp», résume une missive diplomatique américaine (9).

Pour le Brésil, l’enjeu est de taille. Le pays entend s’affirmer comme un acteur incontournable sur la scène internationale, sur les plans non seulement économique mais également diplomatique, militaire et humanitaire. Son objectif ? S’imposer comme le plus sérieux des candidats du sous-continent américain au siège permanent au Conseil de sécurité élargi des Nations unies.

Dans ces conditions, Haïti — laboratoire de l’« humanitaire » contemporain et objet de tous les calculs diplomatiques — est déchirée par des enjeux qui la dépassent et la desservent. «Sur la scène internationale, Haïti paie essentiellement sa grande proximité avec les Etats-Unis», estime M. Seitenfus, qui va plus loin : «On veut faire d’Haïti un pays capitaliste, une plate-forme d’exportation pour le marché américain, c’est absurde. (…) On ne résout rien, on aggrave la situation.» Et le représentant lance cet appel à la communauté internationale : «Cela suffit de jouer avec Haïti.»

Le Monde Diplomatique du 12 janvier 2011