Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

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Côte d’Ivoire : Quelle place pour Laurent GBAGBO après la libération ?

Aujourd’hui, la Révolution Permanente a décidé de soulever une question de la plus haute importance : la place de Laurent GBAGBO après la libération de la Côte d’Ivoire. Qui doit-il être ? Un Chef d’Etat réhabilité, un Garant Moral de la Révolution, un citoyen ordinaire ?

La réponse à cette question suscite une diversité de réactions. Les plus clairement exprimées et les plus dominantes se résument ainsi qu’il suit.

Le premier groupe d’opinions recueillies nous dit ceci. Laurent GBAGBO et Dramane Ouattara sont les deux acteurs de la vie politique ivoirienne qui cristallisent les passions les plus folles. Soit ils sont soutenus passionnément soit ils sont haïs excessivement. Vus sous cet angle, ces deux pôles de cristallisation de la haine et de la passion doivent sortir de la vie politique ivoirienne pour qu’il y ait une baisse de tension, une disparition des passions. Suivant la logique de leur raisonnement, ces tenants de la thèse de la retraite politique de Laurent GBAGBO après la chute brutale de Dramane Ouattara, soutiennent que cette retraite permettra d’éloigner toute idée d’une victoire de Laurent GBAGBO sur Dramane Ouattara et mettra fin aux velléités de revanche des pro-Ouattara, enfin, s’ils osent se présenter encore comme tel. Cela apportera un apaisement général et ouvrira la voie à l’avènement d’un homme nouveau, susceptible de conduire la Révolution d’une main de fer, tout en créant un consensus national autour d’un idéal commun : la prospérité dans la paix et la liberté.

Une autre thèse, fondamentalement pro-GBAGBO, soutient que proposer à Laurent GBAGBO de prendre sa retraite après la libération de la Côte d’Ivoire du joug de l’imposture reviendrait à parachever le coup d’Etat dont ce digne fils de la Côte d’Ivoire a été victime. Pour réparer l’injustice dont il a souffert, Laurent GABGBO mérite d’être réhabilité, c’est-à-dire, réinvesti Président de Côte d’Ivoire pour poursuivre et achever le mandat dont il a été évincé le 11 avril 2011 par la France.

De ces deux thèses, une constante se dégage : la volonté inébranlable des Ivoiriens de ne plus voir roder l’ombre de Dramane Ouattara autour des frontières terrestres, maritimes et aériennes de la Côte d’Ivoire. Sur ce point, le consensus reste total.

Dès lors, ce qui reste, c’est la participation ou non de Laurent GBAGBO à la vie politique nationale.

Pour dépassionner le débat, je suggère que nous examinions avec beaucoup d’ouverture d’esprit, les questionnements suivants :

– comment voyez-vous la libération de la Côte d’Ivoire ? Croyez-vous qu’elle interviendra après négociation avec la France et ses affidés ou à la suite d’un combat sans merci dont tous les défis seront relevés par des dignes fils de ce pays, au prix de leur sang ?

– au regard de l’environnement dans lequel la Côte d’Ivoire sera libéré et des actions révolutionnaires qui s’imposeront pour un nettoyage total du pays, pensez-vous que Laurent GBAGBO peut être l’homme de la situation ?

– qu’entendez-vous par participer à la vie politique ivoirienne ? Est-ce un rôle comme celui de l’ancien leader du FPI animant des meetings et essuyant les critiques offensantes d’une presse dont il s’est battu pour lui garantir une liberté d’expression ou un rôle comme celui de Nelson Mandela, intervenant modérément dans la vie politique et travaillant en arrière plan comme garant moral du combat pour la liberté ?

La Révolution Permanente ne vous impose aucune réponse. Mais elle tient à souligner que pour la nécessité de la Révolution, aucun sacrifice ne sera de trop. Cependant, nous entendons nous incliner devant la Volonté de Dieu qui se manifestera à travers les événements qui suivront la libération de la Côte d’Ivoire, une libération réalisée de mains d’hommes mais sous l’action de Dieu.

C’est pourquoi je vous invite à préparer votre esprit au changement, à tous égards.

Le plus important, ce qui devra sous-tendre notre union sacrée, c’est que la Côte d’Ivoire et chacun de ses enfants recevront dans la justice et la vérité, ce qu’il leur est dû : dignité, prospérité, paix, unité nationale, liberté et élévation.

A Très bientôt.

Hassane Magued

Côte d’Ivoire: Ouattara face à Ouattara, l’heure de vérité a sonné !

Cela fait partie des instants que d’aucuns appellent l’heure de vérité. D’autres parlent d’instant fatidique. Quel qu’il soit, le temps qui vient restera dans la mémoire des Ivoiriens et des dignes fils de l’Afrique, comme un témoignage poignant de la capacité d’un peuple à se libérer de toute présence toxique parmi ses enfants.

Hier c’était l’abondant fleurissement du mensonge. Il ne le savait peut-être pas, mais le mensonge fait partie des arbres fruitiers qui ne donnent jamais de fruits. Parce que ni la vérité, ni le temps, rien ne féconde les fleurs abondantes du mensonge.

Aujourd’hui, l’heure de vérité est là. Les promesses non tenues, l’instinct de criminel, la mendicité comme vocation, tout ça, les Ivoiriens le savent. Mais ce qu’ils n’ont pas encore vécu, c’est l’auto affrontement qui finira dans un hara-kiri sans précédent que Ouattara va servir au monde entier.

Non. Ce n’est pas un suicide pour l’honneur. La tragédie Ouattara contre Ouattara, c’est l’affrontement par celui dont il s’agit avec les démons dont il est le géniteur. Démon de la haine contre l’esprit de révolte ; démon de la rébellion contre l’armée de libération révolutionnaire ; démon de la diabolisation contre la riposte intellectuelle à travers une déconstruction du mensonge ; démon de la mendicité contre la révolution économique ; bref. Nous serons dans un affrontement sans merci où tout ce qui adviendra le sera parce que Ouattara l’aura provoqué.

La Côte d’Ivoire est un pays pacifique, ses enfants n’aiment pas la violence. Mais Ouattara en a fait des guerriers qui n’ont plus peur de rien. Parce qu’il les a poussés à bout du tolérable et les a mis dans une posture de légitime défense. Alors, ce produit de l’agression gratuite, haineuse et inacceptable qu’est la révolte, va s’abattre sur la Côte d’Ivoire comme une éruption volcanique.

Les Ivoiriens rêvaient le développement et travaillaient sans relâche. Mais Ouattara a détruit tous leurs rêves et ôté à la jeunesse, tout repère devant la conduire à un avenir meilleur. Le désespoir né des entrailles de Ouattara sera dans cette bataille, le combattant le plus redoutable parmi tous.

Je m’en tiens à ces exemples pour vous permettre de comprendre cet Article 139ème de la Révolution Permanente.

J’en tire donc les conclusions pour l’histoire.

Alors retenons ceci : tout ce qui adviendra de la Côte d’Ivoire, a un seul et unique responsable, Ouattara Dramane.

Avant qu’il ne mette les pieds en Côte d’Ivoire, il n’y avait pas de coup d’Etat. Avant qu’il ne mette les pieds en Côte d’Ivoire, les Ivoiriens n’étaient pas accusés d’être xénophobes avec une population nationale composée d’au moins 40 pour cent d’étrangers. Avant qu’il ne mette les pieds dans ce pays, la Côte d’Ivoire ne connaissait pas de rébellion armée et de partition du pays. Avant qu’il ne mette les pieds dans ce pays, il n’y avait pas de militaire pro un tel ou pro un autre. Avant qu’il ne mette les pieds en Côte d’Ivoire, aucun Ivoirien ne connaissait le mot exclusion, couvre-feu, cessez-le feu, embargo, charnier, assaut final, bunker, etc. aucun de tous ces mots qui accompagnent le chaos ne faisait partie du vocabulaire des Ivoiriens.

Dès que cet aventurier méchant et sanguinaire a envoûté Houphouët pour se faire accepter comme consultant dans ce pays, la Côte d’Ivoire s’est transformée en champ de ruine, de division et de désespoir.

Alors, ce dernier trimestre de l’année 2001 vient de sonner l’heure de vérité pour l’étranger porte-malheur.

Avant que 2012 ne pointe à l’horizon, il devra affronter tous les démons nés de ses entrailles. C’est cela l’affrontement Ouattara contre OuattaraTout ce qui adviendra de la Côte d’Ivoire et de ses habitants reste et restera la faute de Dramane Ouattara. Lui et sa suite devront en payer le prix. Ils devront faire face et récolter ce qu’ils ont semé. Ce n’est qu’une question de responsabilité !

A Très bientôt.

Hassane Magued

Côte d’Ivoire : des pneus de bicyclette pour porter un grumier !

Quand on est désespéré, c’est qu’on est désespéré. C’est que l’espoir a foutu le camp. Et qu’on a perdu la raison d’être raisonnable. Alors depuis quelques jours, des montages les plus exotiques pour porter à bout de bras une imposture agonisante se mettent en spectacle. 20 pneumatiques de bicyclette pour porter le grumier de l’imposture, 20 candidatures soi-disant CNRD pour légaliser un putsch qui a viré au chaos, quelle déraison honteuse !

Mais quand vont-ils se rendre compte que leur aventure a déjà atteint sa fin inéluctable ? Je ne savais pas que l’ivresse du pouvoir associée à la rage d’avoir échoué pouvaient autant rendre des gens déraisonnable ! Franchement.

Mais la Côte d’Ivoire du temps de l’imposture, c’est beaucoup plus un grand cirque comique, qu’un Etat. Donc nous allons nous contenter de regarder le spectacle en rigolant. Et par ces temps d’amertume, toute raison de rigoler un peu, ne peut que nous faire du bien.

Malgré la gratuité du spectacle, il est bon de signaler aux personnages de ce cirque grotesque, qu’ils sont les acteurs d’une tragédie comique en situation réelle. Alors vendre leurs âmes pour retrouver les avantages perdus momentanément, obtenir le dégèle de leurs avoirs ou se soustraire de la chasse à l’homme, ne leur apportera qu’une fin terrifiante, un destin partagé avec la cabale des imposteurs. Car qui s’assemblent se ressemblent.Nous avons pris du temps pour attirer l’attention de tous les Ivoiriens sur le sens de l’honneur, sur la nécessité d’avoir le sens de la Justice et de la Vérité comme gage d’une paix réelle et durable.

Mais certains cadres, parfois jeunes, ayant encore le temps de se bâtir une carrière sans aucune compromission, se sont invités à la foire de la sorcellerie. Et sans ouvrir les yeux, ils troquent tout pour retrouver ou conserver les avantages que Laurent GBAGBO leur avait offerts en bon père de famille.

Du coup, chacun d’eux crée son parti, rame à contre-courant du combat révolutionnaire, se fait passer pour un leader politique croyant que la trahison de la Nation, la trahison de Laurent GBAGBO et des camarades de lutte avec qui ils riaient et mangeaient dans les mêmes assiettes hier, est devenue l’opportunité de leur vie.

Du coup, sans aucun poids politique, conscient que l’imposteur en phase de noyade est prêt, contre forte récompense, à s’accrocher même à un verre de terre ou à une plume mouillée comme une bouée de sauvetage, ils font la queue pour se jeter à l’eau.

Mais le grumier de l’imposture a déraillé depuis longtemps. Si les pneus de grumier n’ont pas pu lui éviter l’embourbement sans issue dans lequel il se trouve en Côte d’Ivoire, ce ne sont pas des pneus de bicyclette ou de jouet d’enfant qui vont le sauver.
Espérons alors qu’ils vont entendre la voix de la raison et qu’ils vont se ressaisir. Mais on me signale qu’il est déjà trop tard. Quel gâchis !

A Très bientôt.

Hassane Magued

Côte d’Ivoire : les jours attendus nous réserve des surprises !

On aura tout vu dans ce pays. Auto proclamation, auto investiture, auto naturalisation, « décrets » appliqués et validés a posteriori, rupture de la continuité de l’Etat en annulant les actes administratifs et concours passés depuis 2009, dissolution de l’Assemblée Nationale, nominations de maires, épuration politique et ethnique dans l’Administration publique et que sais-je encore.

Franchement, certains Ivoiriens l’ont cherché, tout le peuple en a eu et en aura encore pour son compte. Le comble, c’est qu’ils veulent créer un parlement de l’imposture et il est pressé le Moro Naba, croyant que ce serait la panacée. Mais bien des surprises l’attendent, si par extraordinaire, cela arrivait. De quoi s’agira-t-il ?

Pendant que le pays vit la tragédie politique et sociale la plus terrifiante de sa jeune histoire, le Moro Naba importé, criminel de son état et maladroitement dictateur, est en quête de légitimité. Après les tentatives vaines d’anéantir le FPI avec des poids plume comme Koulibaly et consorts, les intimidations, la tentative de bâillonnement de la presse jugée pro-GBAGO, les exécutions extrajudiciaires, la chasse à l’homme ambiante, il veut un Parlement illégitime pour légitimer une imposture des plus viles.

Ce qu’il feint d’oublier, c’est que même avec des fraudes sauvages faites de bourrages d’urnes, de multiplication par deux du nombre d’électeurs et de votes multiples, il ne pèse qu’environ 25% des électeurs en Côte d’Ivoire quand ses alliés de la haine et du faux, se situent au même niveau que lui.

Avec les décisions impopulaires, la prise de conscience d’une partie de la population qui leur était favorable, la désillusion des femmes mortes et ressuscitées d’Abobo et consorts, sans oublier les ménages appauvris par ces vendeurs d’illusion, il faut s’attendre à un taux de participation qui se situerait autour de 30% des électeurs, car aucun militant ou sympathisant de la Majorité Présidentielle ne mettra les pieds dans un bureau de vote tout comme la population affligée et désabusée.

Alors, la plus grosse surprise, c’est qu’au lieu d’être légitimé, il va connaître le plus gros désaveu de l’histoire tordue de sa vie de faussaire.

Mais un faussaire reste un faussaire. Donc il va arranger le taux de participation avec des chiffres proposés par les stratèges français et faiseurs d’opinion.

Mais ce faux sera très vite démenti. Car une vie politique avec un Parlement, c’est une vie politique où le peuple a le droit d’exprimer son opinion. Donc cette vie politique impose la réouverture des Universités, le droit de mener des revendications syndicales, le droit de faire entendre la voix du parti au pouvoir transformé en parti d’opposition avec des coups de canons et des bombes.

La suite logique de cet environnement éventuel, c’est un soulèvement populaire pour chasser l’Imposteur faussaire et sa suite. D’un coup de pied très violent dans le postérieur.

Du coup, ce qu’il pense être la panacée pour légitimer l’imposture, va lui compliquer dangereusement la vie déjà très tourmentée.

Mais heureusement que la vie de tous les jours nous réserve des surprises que les dates fixées par les hommes ignorent. Alors attendons de voir. Car qui vivra comprendra !

A Très bientôt.

Hassane Magued

Côte d’Ivoire: préparez-vous au pire !

Prendre en compte la réalité du terrain et disposer son esprit pour encaisser le choc ; ce n’est qu’une question de bon sens. C’est pourquoi je vous invite à vous préparer au pire.

La Révolution Permanente a déjà attiré votre attention sur le fait que, ce qui se joue en Côte d’Ivoire n’a rien à avoir avec le Droit, la Justice ou la Morale. C’est une question de rapport de force. Alors laissons de côté le droit et regardons les yeux ouverts à ce qui va se passer dans quelques jours.

Le sort du Président GBAGBO a déjà été scellé par la France. Ils veulent le maintenir en détention jusqu’à ce qu’il attrape une maladie qu’ils vont lui injecter dans le corps. Après quoi, il sera libéré et il en mourra. Ça, c’est leur schéma. Que cela se passe à la CPI ou en Côte d’Ivoire, voilà ce qu’ils entendent faire. Car ils savent qu’ils n’auront jamais le droit contre Laurent GBAGBO et qu’ils ne pourront jamais le condamner.

Mais ce transfèrement, s’ils ont le temps de le faire, pourrait ouvrir la voie à un désespoir chez certains qui n’hésiteront pas à vendre leur âme pour obtenir le dégèle de leurs avoirs ou l’annulation des mandats d’arrêts internationaux émis contre eux. Ça, c’est la conséquence attendue du transfèrement de Laurent GBAGBO.

Du coup, ils espèrent qu’ils vont casser la résistance révolutionnaire parce qu’ils sont convaincus que notre combat, est un combat pour un homme comme cela est le cas au RDR et pour la France.

Pour les Patriotes, Combattants et Dignes fils d’Afrique, je voudrais que cet état d’esprit soit désormais le vôtre : quoiqu’il advienne, le chaos est irréversible !

Dites-leur, comme ils prévoient de le faire, de nous réveiller un matin pour nous dire que le transfèrement de Laurent GBAGBO s’est passé dans la nuit, sans aucune procédure et qu’elle s’est bien déroulée car il est désormais détenu à la Hayes. Ce jour-là, sera le début de l’apocalypse en Côte d’Ivoire ! Je n’en dis pas plus.

Dites-leur de maintenir Laurent GBAGBO en détention et de provoquer une maladie qui l’affectera pour que mort s’en suive. Par nos sources, nous le saurons avant qu’ils ne prennent des dispositions pour s’en fuir avec leurs suites. Et alors, ils le paieront jusqu’à la 20ème génération après eux ou jusqu’à la 20ème ascendance avant eux.

Pour l’instant, nous sommes dans le statu quo. Alors, ils poursuivent leur croisade meurtrière. Mais gardez cette recommandation fondamentale : préparez votre esprit et ceux de vos enfants à un choc inimaginable !

Ce choc ne sera pas conduit pour Laurent GBAGBO. Comme vous, il n’en sera que bénéficiaire car son rêve pour une Côte d’Ivoire libre sera réalisé et le rétablissement des institutions de la République qui s’en suivra, réhabilitera l’homme.

Mais notre Révolution n’est pas pour un homme. Elle n’est pas pour un parti politique. Elle n’est pas contre une partie des Ivoiriens. Notre Révolution est la révolution pour la Dignité, l’Indépendance économique et politique, la Souveraineté non négociable ! Alors ensemble, tous les Ivoiriens et ceux qui leur font l’amitié d’habiter avec eux recevront, chacun selon ce qu’il lui est dû, dans la Justice et la Vérité.

C’est pourquoi, chaque jour, préparez votre esprit au pire, car ils sont dans une logique suicidaire. Et comme ils tiennent à être des martyrs dans l’Imposture, ils vont connaître l’apocalypse.

Mais, vous, préparez votre esprit. S’ils ont des plans A et B, soyez rassurés que nous en avons jusqu’à Z. Soyez dans la foi et restez en prière. Pour vous, pour nous et pour la Côte d’Ivoire.

A Très bientôt.

Hassane Magued

Libération de la Côte d’Ivoire : laissez-les prêcher dans le désert !

Ils sont tous des multirécidivistes en coups d’Etat. Chacun d’eux totalise au moins une vingtaine de tentatives infructueuses et deux coups d’Etat consommés. Le premier date de 1999. Le dernier, grâce à une sous-traitance meurtrière française, date seulement du 11 avril 2011. Très récent. Mais qui est finalement devenu un os en travers de leurs gorges. Donc ils font de la sensibilisation. Ils s’adressent aux Ivoiriens et aux combattants. Leur demandant de les laisser se la couler douce. Car, comme le dirait l’autre, « Coup d’Etat, c’est pas bon ».

Mais ils sont conscients que personne ne les écoute. Donc ils passent à la manière forte. Ils scrutent les visages dans les casernes lorsqu’ils passent. Si vous ne leur souriez pas, ils vous font arrêter pour tentative de coup d’Etat. Juste parce que vous ne leur avez pas souri. Et finalement, le sourire est devenu un acte d’allégeance à l’imposture.

Alors à longueur de journée, après des nuits cauchemardesques durant lesquelles ils font des rêves dans lesquels le Commandant Abéhi ou le Colonel Major Konan Boniface s’adressent au peuple après la libération, ils font le tour des Casernes pour dire et redire la même chose, les mêmes menaces, les mêmes promesses farfelues, l’esprit très agité à l’idée que dès qu’ils tourneront le dos, l’un quelconque de leurs interlocuteurs ouvrira le feu sur eux.

Du coup, ce qu’ils avaient prévu être un instant de gloire et de fête pour célébrer le « triomphe » des contre-valeurs sur le civisme, est devenu une cause de traumatisme pour eux. C’est pourquoi dans leur presse écrite, dans leur télévision pirate « rebrandée » aux couleurs du RDR et de l’ex-RTI, dans leurs audiences pour corrompre les officiers qui sont restés impassibles, ils ne font que menacer aux fins de sensibiliser, de faire prendre conscience, que « Coup d’Etat, c’est pas bon ».

Mais prenons du plaisir à les écouter. D’une oreille sourde. Prenons cet immense plaisir à les écouter sans écouter. Car donner l’apparence de les écouter les rassure et nous permet chaque jour de découvrir leur fébrilité.

Point n’est-il besoin de vous le dire : les brebis reconnaissent la voix du Bon Berger ! Et croyez-moi, cette croisade de sensibilisation orchestrée par les voleurs et les intrus à l’attention du troupeau, de la troupe, des combattants, est un prêche dans le désert. Car ces voix affolées, tremblantes, menaçantes, iniques et inconnues, ne trouvent et ne sauront trouver une quelconque écoute.

Alors soyez sereins ! Soyez tranquilles. Le Bon Berger n’a encore rien dit ! C’est pourquoi le troupeau reste silencieux.

Ne faites point attention à leurs mises en scène ridicules pour donner l’impression que le Bon Berger a parlé et qu’ils ont empêché que le troupeau suive grâce à leurs intimidations, leurs mercenaires, leurs zozos de FRCI. Nous en rions tellement.

C’est pourquoi je le dis et insiste : le Bon Berger n’a encore rien dit ! Le jour où sa voix s’élèvera, vous sentirez comme un grand tremblement de terre. Et vous verrez la puissance et l’autorité charismatique en grandeur nature.

Alors restez mobilisés. Restez en alerte. Et attendez la voix du Bon Berger. Tout est déjà accompli ! Il ne reste plus qu’un signe. Le jour où il reçoit ce signe, il fait entendre sa voix !

Et vous la reconnaîtrez. En attendant, laissez-les prêcher dans le désert.

A Très bientôt.

Hassane Magued

Soro Guillaume, être magistère de coups d’Etat se paie sur terre !

Le Chef rebelle Guillaume Soro et le Parrain de la rebellion Alassane Ouattara au Golf Hôtel

Quelle honte pour sa génération ? Cet individu. Se prenant pour une personnalité dans ce pays, du haut de ses 1,50 mètres, il parle et s’adresse à des officiers supérieurs, des citoyens nobles, des hauts cadres comme bon lui semble. C’est pourquoi il est temps que je lui dise sérieusement deux petits mots.

Dans les colonnes de la presse ivoirienne de ce vendredi 28 octobre 2011, Soro Guillaume s’est encore répandu. Il aurait jeté à la face du monde, ce discours : «les coups d’Etat, c’est fini ». Et il semblerait que cette déclaration serait adressée au FPI/CNRD puis par ricochet à nous autres. Après quoi, il aurait adressé une « sévère » mise en garde aux commandants des grands corps de l’armée « n’zassa », cette chose bigarrée qu’ils présentent à leurs maîtres comme une armée.

Mais respirons un grand coup. Et posons-nous cette question : à qui croît s’adresser ce petit criminel impoli ? Et pour qui se prend-t-il ?

Le FPI/CNRD ne croit pas au coup d’Etat comme moyen civilisé d’accéder au pouvoir. Et il n’entend pas se donner quelque moyen pour tenter cette aventure. Mais saches qu’il y a une différence entre Révolution et coup d’Etat. Et nous sommes les magistères de la Révolution ivoirienne.

Car à regarder de près les hommes politiques de premier plan en Côte d’Ivoire : Henri Konan Bédié a été victime de coup d’Etat et s’est vengé par un coup d’Etat qu’il n’aurait pas commandité mais qu’il aurait entretenu contre Laurent GBAGBO ; Dramane Ouattara ne jure que par les coups d’Etats et entend faire inscrire sur sa tombe une épitaphe du genre : « ci gît un putschiste » ; Laurent GBAGBO a été victime et reste à ce jour victime de coups d’Etat.

Des trois : Bédié Konan est un héritier politique. Dramane Ouattara est anarchiste putschiste. Et Laurent GBAGBO est un descendant d’élections politiques. Peut-être par naïveté, peut-être par conviction civilisée, Laurent GBAGBO pense que seul le jeu politique selon les règles que nous nous sommes données, en toute responsabilité, doit guider le parcours politique d’un homme se disant politique.

Du Quotidien Nord-Sud que tu as créé et l’espion de la DGSE Laurent DESPAS ton conseiller presse et propriétaire du site koaci, tu trouves des plateaux comme tu en rêves pour t’étaler.

Et encore à toi d’insister : les coups d’Etat, c’est fini ! Et à nous autres de répondre : ce n’est pas un coup d’Etat, c’est une Révolution contre l’imposture !

Alors l’histoire tranchera. Elle nous dira si tu survivras à la fin des coups d’Etat dont tu prospères et à la naissance de la Révolution Permanente ivoirienne. Le monde entier nous regarde. Tu as parlé. Je t’ai répondu. Un jour, nous ferons le point.

A Très bientôt.

Hassane Magued

Le poisseux sera jeté hors des murs de Jéricho !

Les accidents avec les nombres de morts record, c’est devenu une coutume, donc personne ne s’en émeut encore en Côte d’Ivoire depuis que le nouvel empereur a été installé contre la volonté du peuple qui a valeur de volonté de Dieu.

Hier ce bonhomme, pour vendre ses recettes de Solutions au peuple, n’a pas hésité à défier cette volonté de Dieu. Il était sûr de son affaire. Avec la détermination et l’arrogance qu’il affichait, il était hors de question pour nous autres, sortis des écoles de villages, des universités de banlieues africaines, des champs, des chantiers et faubourgs pour petits métiers, que l’on nous vendait des chimères.

Mais le « Temps, c’est l’autre nom de Dieu » dixit Laurent GBAGBO. Donc le temps a tranché. Et voici le verdict implacable.

Le prix des denrées de première nécessité a augmenté de 100 pour 100 depuis le 11 avril 2011. Ça, ce n’est pas à Laurent GBAGBO de rendre compte au peuple. Il est en prison. Mais comme notre « mendiant importé » est un irresponsable notoire, il n’osera pas avouer qu’il a échoué avant même d’avoir commencé. Donc mettons ça sur le compte de la malchance. Oui, les Ivoiriens n’ont pas de chance. C’est pourquoi le prix du sac de riz, du litre d’huile, des arômes et du sel, de la viande, du poisson, bref, tout est passé du simple au triple. Du coup, les pattes et côtelettes de porcs importées se retrouvent dans la bouche de tout le monde sans distinction de religion ni… de religion. Comprenez ma gêne. Les temps sont trop durs, donc les interdits religieux, n’y prêtons pas trop d’attention.

Le prix du carburant à la pompe (essence : 774 FCFA le litre, gasoil : 615 FCFA le litre, pétrole lampant : 553 FCFA le litre) était un slogan de campagne contre Laurent GBAGBO. On lui demandait sur des panneaux géants, si ces prix étaient dus à leur rébellion. Aujourd’hui, eux-mêmes nous répondent. D’abord ils disent que les prix pratiqués alors par l’Administration Laurent GBAGBO étaient les justes prix. Ensuite, depuis le début de cette semaine, ils avouent que les prix de Laurent GBAGBO sont trop bas. Donc ils doivent augmenter le prix du carburant. Mais allez-y leur demander pourquoi les prix doivent augmenter alors qu’ils avaient promis leur réduction pour attirer la racaille de conducteurs et apprentis de mini cars urbains appelés Gbaka : ils vont vous répondre que cette augmentation est due à un concours de circonstance, à la malchance internationale. La Communauté Internationale à travers la Banque Mondiale dit qu’il n’y pas d’autre solution que d’augmenter les prix. Avec les poches trouées de l’Etat, il est impossible de subventionner une partie du prix. Donc…vous comprenez ?

L’insécurité affolante dans une ambiance de jungle, les exécutions sommaires, l’incapacité de payer les salaires dans les sociétés d’Etat, la destruction des commerces, la Notation de la Côte d’Ivoire par les Agences spécialisées passée de BBB à C-, tout ça, ce n’est pas parce que les Solutions sont dépassées par les événements. C’est tout simplement parce que tout va mal. C’est la malchance. Donc ne leur en voulez pas. Ne lui demandez pas des comptes.

Mais la malchance n’est pas un argument scientifique encore moins une thèse économique. Donc on en rie quand on nous parle de cela.

La vérité ontologique, c’est qu’il n’y a aucune solution bonne qui puisse sortir d’un homme mauvais qui a mené un faux combat pour défendre une mauvaise cause.

La vérité scientifique et économique, c’est que tout ce qui se conçoit mal s’exécute dans une dynamique d’erreur et donc, d’échec. Sans tenir compte des indicateurs économiques et des hypothèses les plus défavorables, cet incompétent inqualifiable a organisé une propagande éhontée autour de solutions farfelues pour opposer les Ivoiriens et les diviser, croyant pour certains qu’il allait faire leur bonheur.

Aujourd’hui, il ne fait que jeter la poudre aux yeux du peuple avec les anciens projets dont l’exécution a été retardée ou inachevée à cause des coups de feu qu’il faisait tirer contre les Institutions de la République afin de créer un climat de déconfiture.

Mais tout ça n’est que la manifestation visible d’une lente agonie. Après l’inauguration des projets de GBAGBO Laurent et de certains vieux projets de Konan Bédié, il faut passer, si le temps existe encore pour lui et en lui, à l’aveu d’impuissance et confesser la confusion qui s’est emparée de l’homme au point qu’il n’excelle que dans les décisions impopulaires.

Mieux, en tant qu’Africains, nous savons que cet homme traîne un cortège de poisse derrière lui. Et il entraîne avec lui, un pays auquel il s’est attaché comme pour le contaminer avec son destin de luciférien.

Alors dans les jours à venir, le prix du transport de masse va flamber. Le prix du transport des denrées alimentaires va décupler. Et le prix des denrées de première nécessité va être doublé ou triplé de nouveau en l’espace de 5 mois d’imposture. Tout ça, parce qu’un incompétent notoire, un frimeur incontinent, un menteur sans vergogne s’est invité dans le destin de la Côte d’Ivoire comme un cancer, pour ronger ce pays jusqu’à sa ruine.

C’est pourquoi cela ne fait l’ombre d’aucun doute. Cet homme qui porte la poisse en lui, sera jeté hors des murs de « Jéricho » et, la porte sera refermée sur lui et sa suite afin que la prospérité et la paix reviennent. Ce n’est qu’une question de temps, un temps qui a commencé depuis quelques mois maintenant.

Ainsi, personne dans ce pays n’évoquera son nom encore, lorsqu’on abordera les problématiques du développement et de la reconstruction de la Côte d’Ivoire exorcisée. Comme le dirait l’autre, les voies de Dieu sont insondables ! Il a fallu permettre cette imposture pour que les yeux s’ouvrent et que les bouches se ferment sur une note très amère de désillusion.

A très bientôt.

Hassane Magued

Le Colonel a été assassiné, et alors ?

Il était en guerre contre la haine raciale, l’arrogance fasciste, le négationnisme occidental. Il est tombé au Champ d’honneur. Dans la pure dignité qui caractérise un guerrier moudjahiddine. Que Allah l’accueille auprès de lui ! Et fortifie les guerriers qui lui succèdent pour mener la lutte jusqu’à la victoire finale ! Amin !

Après les honneurs que nous venons de rendre au Guide de la Révolution libyenne, que nous reste-t-il à faire ?

Pleurer et nous rouler dans le sable comme des frères et sœurs affectés par le meurtre gratuit, méchant et raciste d’un des leurs ou juste jouer les veuves et les veufs en portant le deuil, cloîtrés entre 4 murs pour recevoir la visite des amis et parents qui nous soutiennent dans la douleur ?

J’ai jusqu’ici pensé que tous ceux qui menaient le combat, qui par leur plume qui par leur voix ou encore par leur engament politique, étaient sur la même longueur d’onde. Parce que moi, je me considère en guerre et au front.

Et lorsqu’au front, un guerrier tombe, on lui rend hommage et on reprend le combat fût-il un guerrier de premier rang.

Alors quel est ce spectacle de pleurnichards qui se roulent dans la boue à travers tout le Continent africain pendant que l’ennemi prépare un nouvel assaut plus sanglant et plus destructeur ?

Qui sont ces guerriers qui n’ont pas compris que dans une guerre, ce sont des hommes qu’on tue et non des personnages de jeu vidéo ?

Qui sont ces guerriers qui veulent porter le deuil en restant cloîtrés entre 4 murs pour recevoir la compassion du monde ?

Qui sont ces guerriers qui veulent pleurer sur les toits du monde pour dénoncer une bataille gagnée par l’ennemi comme s’il avait faussé les règles du jeu ?

La guerre qu’ils ont déclarée à l’Afrique n’est pas un jeu ! C’est une guerre de destruction, de meurtres, d’assassinats, d’appauvrissement, de pillage où aucune règle, aucune loi de la guerre n’est respectée !

Alors que dénoncez-vous ? Et à l’attention de qui ? Comme si vous attendiez qu’un législateur multinational, qu’un censeur suprême viendrait pour sanctionner ceux qui ont tué le Colonel en leur appliquant les sanctions prévues dans un certain Code de la guerre !

Vous m’avez attristé par votre abattement car je m’attendais à autre chose que des pleurs.
Je m’attendais à vous voir prendre l’engagement de poursuivre la lutte et redoubler d’ardeur au combat, jusqu’à la victoire finale ou jusqu’à ce que l’ennemi abdique après avoir été contraint de prendre conscience qu’on ne transforme pas des peuples avec des bombes et le massacre de civils.

Mieux, jusqu’à ce que l’ennemi comprenne que les peuples d’Afrique n’ont point besoin et ne rêvent pas de vivre comme ses enfants : déshumanisés, faisant le culte de l’argent roi, n’accordant aucune valeur à l’être humain et résolument, follement, stupidement tournés vers le gain matériel au mépris de la Morale qui devrait sous-tendre les relations humaines.

C’est cela qui devrait être notre posture, notre engagement, notre conviction après l’assassinat du Colonel. Non le contraire. Encore moins des pleurs de défaitistes.

Alors la lutte se poursuit en Libye et bien d’autres fronts s’ouvriront bientôt.

Cameroun, je t’ai prévenu ! C’est pourquoi j’ai dit à l’aîné de ne pas leur donner le prétexte de ton agression. Mais il ne m’a pas compris parce qu’il n’a plus d’oreille pour écouter.

Guinée Equatoriale, Angola, Soudan du « Nord », ils vous ont dans leur viseur avec le doigt sur la gâchette.

Dans une telle ambiance, dans un tel décor, en attendant qu’ils lancent leur « Machin » appelé Conseil de sécurité de l’ONU contre vous, contre vos frères, contre nos peuples, je ne veux plus entendre quelqu’un d’autre pleurer !

C’est pourquoi, âmes sensibles, je vous prie de vous abstenir de vous rendre au front. Car lorsque vous y serez, lorsque vous y êtes, c’est pour tenir tête, pour gagner à chaque épreuve, en rage de vaincre. Toute autre posture ne fera que saper le moral des troupes. Alors soyez forts, car ils nous ont imposé une guerre que nous sommes obligés de gagner au risque de périr et laisser la postérité sans héritage !

A très bientôt.

Hassane Magued

Côte d’Ivoire : Monsieur Sarkozy, ne riez plus !

Nous sommes Africains et notre éducation nous enseigne qu’on ne rie pas des malheurs des autres. Je ne suis pas Européen. Et je n’ai aucunement la prétention de connaître la culture européenne. Mais je sais qu’en Europe comme en Afrique, il y a des règles minimales de respect des autres qu’il faut observer. C’est pourquoi je tente l’aventure de vous raisonner. Afin que vous arrêtiez de rire des malheurs des Ivoiriens. Pour le bien de tous.

Hier, c’était les députés de l’UMP votre parti, qui réunis le mardi 11 octobre 2011 au Parlement français, riaient sur une satire sans qualificatif de Monsieur Alain Juppé, Ministre d’État, ministre des affaires étrangères et européennes de votre Gouvernement, qui s’exprima alors en ces termes : « S’agissant de la politique de la France en Afrique, vous avez d’ores et déjà, monsieur le député, la réponse à votre question. Le Gouvernement français, sous l’impulsion de François Fillon et sous la direction du Président de la République, a tout lieu d’être fier de ce que nous avons fait, par exemple, en Côte d’Ivoire. »

Et qu’avez-vous fait en Côte d’Ivoire ? Monsieur Juppé a répondu : «… nous avons tout fait pour que le président légitimement élu, M. Ouattara, accède au pouvoir, et nous voyons aujourd’hui qu’un processus de véritable démocratisation se déroule en Côte d’Ivoire. »

Un processus de véritable démocratisation se déroule où, en Côte d’Ivoire ?

Pourquoi permettez-vous qu’en votre nom, des hautes personnalités de l’Etat français offensent si gravement un peuple qui pourtant ne vous a fait aucun mal ? Même si vous haïssez une partie de ce peuple parce qu’elle soutient un homme que vous haïssez personnellement ?

Aujourd’hui, c’est si récent que je préfère dire aujourd’hui car c’était le samedi 22 octobre dernier, c’est au tour de Monsieur Jean-François Copé, Président de l’UMP votre parti, qui vient enfoncer le poignard dans la plaie en saluant « le vent d’optimisme » qui souffle désormais en Côte d’Ivoire.

Oui, un vent d’optimisme souffle désormais sur les intérêts français en Côte d’Ivoire mais pas sur l’avenir du peuple de Côte d’Ivoire. Un vent d’optimisme souffle votre victoire avariée mais pas sur le droit légitime du peuple meurtri de mettre fin à votre coup de poker ivoirien.

Je sais qu’après être allé si loin dans un pays souverain, votre vœu est de vous faire applaudir pour mériter de la confiance du peuple français. Après avoir satisfait votre ego sur l’autel de la justice, de la vérité et de la loi, l’on comprendrait mal que vous exprimiez des regrets et que vous confessiez que vous vous êtes trompé à jamais pour l’histoire. Alors vous croyez bien faire d’ironiser ou d’user de cynisme ou d’user de manœuvres trompeuses pour cacher la vérité à l’électorat français qui ne vous ferait aucun cadeau de savoir que vous avez l’avez trompé sur toute la ligne en Côte d’Ivoire.

Je vous comprends. Chacun de nous doit se battre pour mériter de son pain surtout quand c’est le contribuable qui paie ce pain. Mais de grâce, ne le faites pas au mépris sans cesse révoltant du malheur des autres. Car tôt ou tard, nos actes finissent par nous rattraper soit au niveau de notre conscience soit au niveau de notre image dans l’opinion populaire. Et quand cela arrive, il n’y a plus rien qui puisse être fait pour nous aider.

Alors arrêtez de vous moquer des Ivoiriens. Car ils vivent les effets secondaires de votre printemps de bombes. Et ils restent meurtris. Ils ne savent toujours pas où se trouvent les corps de leurs enfants massacrés avec vos missiles autour de la Résidence de GBAGBO Laurent lorsque vous posiez vos actes dont vous êtes si fier aujourd’hui. Dans quelle fausse commune les avez-vous abandonnés pour aller sabler le champagne ?

Ils n’ont plus de lisibilité sur l’avenir de leur pays car les retraités français remplacent leurs jeunes enfants dans les administrations dont ils sont licenciés pour faire de la place à vos hommes et aux frères de Monsieur Ouattra venus des pays voisins de la Côte d’Ivoire.

Ils ne savent pas ce qui adviendra de la Côte d’Ivoire car les terres rurales sont occupées depuis le 11 avril 2011 par une vague effroyable de nouveaux migrants venus du Burkina Faso qui de façon inimaginable, sont déployés et installés de façon très coordonnées dans les forêts classées ivoiriennes.

Ils ne savent plus s’ils verront grandir leurs enfants, parce qu’une dictature tribale et xénophile est mise en œuvre avec une exécution extrajudiciaire par jour, l’interdiction de toute activité politique du FPI/CNRD, la chasse à l’homme, le gèle injustifié des avoirs des cadres dits pro-GBAGBO et un tapis rouge pour tous les rebelles et criminels de tous acabits qui ont transformé la Côte d’Ivoire en un gigantesque festin de vautours.

Les Ivoiriens s’interrogent. Une élection démocratique est un processus légal. Mais vous avez décidé en dehors de toute règle de droit, de décréter Président de Côte d’Ivoire, votre ami Monsieur Ouattara pour qui vous vous êtes battu pour qu’il soit un candidat exceptionnel, c’est-à-dire, un candidat ne remplissant pas les conditions d’être candidat.

Aujourd’hui regardez vous dans un miroir et ayez le courage de vous dire que vous avez fait aboutir « un processus démocratique » en Côte d’Ivoire. Juriste comme vous l’êtes probablement, vous devriez alors vous convaincre de la base légale de votre processus démocratique conduit en Côte d’Ivoire.

Soyons sérieux ! Et arrêtez de vous moquer du malheur des Ivoiriens. Je le dis pour notre bien à tous. Car une injustice reconnue et confessée désarme les cœurs. Mais une injustice niée avec arrogance conduit à une situation de révolte indomptable. Ce genre de révolté considère qu’il n’a plus rien à perdre puisqu’il n’attend plus rien de la vie.

Alors pour notre bien à toi, changez de sujet et laissez les Ivoiriens s’approprier votre printemps du 11 avril 2011. Bien entendu, ce sera une appropriation à la manière ivoirienne. Et amateur des sensations fortes, vous serez gâté quand le processus démocratique d’appropriation verra le jour. C’est pourquoi je vous en prie. Ne riez plus !

A très bientôt.

Hassane Magued