Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives de Tag: Hassane Magued

Côte d’Ivoire : ils vont manger le totem qu’ils offraient aux autres !

Ils l’ont enfin compris. L’argent a peur du bruit. Du bruit de déstabilisation politique, du bruit d’émeute, du bruit de guerre. Ce n’est point qu’ils ne le savaient pas. Ils le savaient tous. C’est pourquoi ils ont servi à Laurent GBAGBO tous ces bruits : bruits d’attaques armées, bruits de rébellions, bruits de coup d’Etat, bruits de guerre, bruits de meurtres, bruits de charniers, bruits de révoltes ; révoltes des frères du Nord, révolte des Musulmans, révolte des étrangers burkinabés. Oui des Burkinabés, car seuls eux ont un problème avec leur nationalité en Côte d’Ivoire. La leur dire, leur dire qu’ils sont Burkinabés est une injure. Mais fermons cette parenthèse. Et venons-en aux bruits, ces bruits malsains que l’argent n’aime pas mais qu’ils servaient aux autres comme un totem qu’ils les forçaient à manger.

Donc ils l’ont compris. Pour lever des financements publics ou privés, les Etats se prévalent de la stabilité politique et sociale comme indicateur de confiance. C’est pourquoi ils sont notés : AAA : pays très sûr et stable au plan économique et sociopolitique avec un risque très faible de non remboursement des dettes ; AA : pays stable au plan économique et sociopolitique avec risque de retard de remboursement ; ainsi de suite jusqu’à arriver au classement actuel de la Côte d’Ivoire qui serait au niveau des Agences S&P, Moody’s, et Fitch’s : C- (lisez C moins) pays à très haut risque avec risque très élevé de non remboursement. Après le C, la descente vers la note D signifie pays en faillite.

Alors comme par enchantement, ils se rendent compte que lancer une rébellion n’est pas une bonne chose, diaboliser le pouvoir en place n’est pas une bonne chose, ternir l’image du pays n’est pas une bonne chose, car pour gérer un pays, pour attirer des investisseurs, améliorer la Notation du pays par les Agences spécialisées, il faut éviter de tirer des coups de feu contre les Institutions de la République, il faut avoir une opposition participative et non déconstructive.

Mais ne vous laissez pas distraire. Ils ont toujours su cela. Mais ils l’ont fait contre la Côte d’Ivoire.

Ils savaient que soigner l’image du pays par un bon comportement politique et citoyen est une exigence capitale mais ils ont préféré multiplier contre GBAGBO Laurent, les attaques armées de corridors, de la RTI, de la ville d’Abidjan, tout en commanditant les grèves de Gbaka (mini cars urbains), les actes de défiance à l’Autorité de l’Etat, les appels à la haine, les interviews de diabolisation du pouvoir en place dans la presse internationale sans oublier les appels aux émeutes et aux insurrections ethniques pour aboutir à une rébellion qui consacra la partition du pays en 2002.

Ils savaient qu’en se comportant comme ils l’ont fait, ils rendraient la Côte d’Ivoire non fréquentable, pays mal noté par les Agences de Notation et que cela empêcherait le financement du développement avec les concours financiers extérieurs. $

Et ils l’ont tout de même fait ! Quel cynisme, quelle haine, quelle méchanceté !

Bien. Aujourd’hui avec les 10 000 morts dans leur besace, avec un dernier show de 3000 morts, ils sont les hommes « forts » du pays. Mais ils ne se contentent pas de gérer leur business de la mort. Ils veulent se la couler douce. Sans aucun bruit.

Ils veulent vous voir les applaudir, faire leurs éloges, créer les conditions de mobilisation de ressources extérieures, pour financer leur projet de corruption morale et provoquer un syndrome de Stockholm, cette histoire bizarre où les otages tombent amoureux du preneur d’otage.

Quelle foutaise !? Nous sommes en situation de guerre. Et chaque protagoniste a le droit d’affûter ses armes et apporter la riposte qui sied. En respectant les règles de la guerre. Car après notre victoire, il n’y aura aucune vengeance. Mais à la guerre, nous ne devons pas lésiner sur les moyens.

Oui, en guerre, nous le sommes. Car les exécutions sommaires ciblées se poursuivent. Chaque jour, il y a au moins une exécution extra judiciaire commise par les FRCI, la bande armée d’illettrés et de mercenaires créée par Ouattara pour lancer son assaut contre Laurent GBAGBO.

Chaque jour, des efforts sont faits pour tuer physiquement Laurent GBAGBO ou le faire mourir par suite de tortures. Et comme l’homme a la peau dure, ils veulent l’accuser de leurs propres crimes et le faire condamner à la prison à vie. Depuis le 11 avril 2011, date de la fin de l’indépendance politique de la Côte d’Ivoire, des centaines de milliers d’Ivoiriens sont obligés de fuir la mort distribuée comme des cacahuètes par le régime en place et les avoirs de centaines de familles sont confisqués sous de fallacieux prétextes.

Alors pour en rajouter à l’ambiance funeste présentée comme un « vrai processus démocratique » par les députés français, les bruits, nous allons en faire !

S’il le faut, s’ils ne comprennent pas que leur folie nous oblige à une posture de riposte légitime, s’ils veulent continuer à nous museler et donner la mort aux Ivoiriens en douceur, nous allons faire du bruit, du très grand bruit et advienne que pourra !

Le Développement de la Côte d’Ivoire est notre challenge à tous. Mais nous ne laisserons personne tenter un faux projet de développement séparé contre une partie des fils de ce pays. L’épuration politique, la haine ethnique, la promotion des contre-valeurs, l’humiliation des cadres LMP, leur appauvrissement programmé avec à la clé, le projet de dissoudre le Front Populaire Ivoirien (FPI), sont autant de raisons qui nous galvanisent.

L’argent n’aime pas le bruit. C’est vrai. Vous nous le dites si bien. C’est pourquoi vous empêchez toute action politique du FPI/CNRD.

Mais l’argent n’aime non plus l’injustice, l’imposture, le faux, la ségrégation politique, l’ethnisme, le népotisme, le régionalisme révoltant avec des illettrés à la place des hauts cadres pour organiser un pillage familial et xénophile de la Côte d’Ivoire.

Car tant qu’il y aura l’injustice, le mensonge, le faux, la haine, la ségrégation politique et ethnique, la chasse aux pro-GBAGBO, la mise en œuvre du projet d’appauvrissement des cadres LMP en réduisant systématiquement leurs salaires ou en les rétrogradant dans la hiérarchie administrative sans oublier les licenciements abusifs, le gèle des avoirs et les crimes de sang ciblés, il y aura du bruit et bientôt du très grand bruit ! Et ce bruit effroyable sera couronné par le bruit assourdissant qui accompagnera votre chute inévitable !

Alors ne vous fatiguez plus. Préparez vos baluchons et soyez prêts à foutre le camp. Car du bruit, il va en avoir ! Pour la Côte d’Ivoire ! Pour la vérité ! Pour l’Indépendance reconquise !

Je vous ai prévenu !

A très bientôt.

Hassane Magued

Côte d’Ivoire : No pitié !

Personne n’a pitié de toi. Car tu ne mérites pas de compassion. Ni celle de ceux qui t’utilisent comme un dromadaire pour porter leur fardeau de l’imposture. Ni celle de nous autres, combattants pour la dignité de l’Afrique. Car victime de ton goût prononcé pour le faux, ton humiliation et ta descente aux enfers qui font leur petit bonhomme de chemin, ne peuvent émouvoir personne.

Je le dis parce que beaucoup comme moi ont été émus de te voir au Ghana. En train de trimbaler un cortège honteux et faux. Parce que tu es en mal de popularité. Parce que tu sais que tout le monde connaît ton histoire. Et que seul, tu étais au Ghana, malgré les convois de la honte que tu as organisés à partir d’Abidjan et de Lomé, pour trouver des « applaudisseurs ». Cela ta coûté la somme de 10 millions de francs CFA. Soustraits de la poche du contribuable ivoirien.

Tout comme pour obtenir que les populations du Nord de la Côte d’Ivoire disent que tu es originaire de Kong sans que tu ne sois capable d’y montrer ton village, tu as été obligé de voler l’argent des caisses de l’Etat de Côte d’Ivoire, en enjambant le corps agonisant de Félix Houphouët-Boigny, afin de le distribuer dans les mosquées et aux cadres du Nord.

Le faux, c’est comme l’oxygène pour toi. Si tu n’en as pas, si tu en manques, tu piques une crise.

Sinon pourquoi t’es tu mis dans une situation aussi ridicule que celle d’aller payer des personnes peu scrupuleuses, convoyées à partir de Lomé et Abidjan, pour aller se faire filmer au Ghana en se faisant passer pour des réfugiés pro-GBAGBO qui t’attendaient avec enthousiasme.

Tu sais, un mensonge en appelle toujours un autre. Pour sortir de ce cycle dans lequel tu t’es enfermé, seule une confession publique peut te libérer.

Car de confusion en confusion, tu vogueras, en mentant à tous, partout, au point de passer aujourd’hui et demain, aux yeux de tous, pour un personnage totalement faux.

Alors dis-moi. De quoi avais-tu besoin au point de t’embarquer dans cette aventure luciférienne en Côte d’Ivoire ?

Avais-tu besoin d’honneur ? Tu l’as perdu pour toujours. Et ne te fie pas à ceux qui se plient en deux pour te saluer ou faire tes éloges. Ils sont des escrocs. Après ta chute, ils iront se plier en deux ailleurs. Ils trouvent leur pain quotidien en faisant cela. Depuis toujours.

Cherchais-tu la gloire ? Tu as triomphé sans honneur en Côte d’Ivoire pour un court instant. Alors quelle gloire peux-tu tirer d’un triomphe qui pue le vice moral ?

Tu veux entrer dans l’histoire ? Mais tu me surprends ! Tu es sorti de l’histoire en forçant un destin en Côte d’Ivoire à partir du faux, du crime, du sang humain. Personne n’entre dans l’histoire en enjambant des corps d’êtres humains en nombre aussi important. Personne n’entre non plus dans l’histoire en conduisant un projet de haine et d’auto flagellation.

C’est pourquoi ta confusion sera encore et encore plus grande. Car un mensonge en appelle toujours un autre. Un faux, en appelle toujours au autre. Un crime en appelle toujours un autre.

Ainsi en sera-t-il de tout ce qui te reste de temps à passer en Côte d’Ivoire. Et chaque jour en rajoutera.

En principe, avec ce sombre tableau, ta vie si tourmentée, ton avenir si compromis, tu devrais nous émouvoir. Tu devrais susciter de la pitié. Mais personne n’a pitié de toi.

Les sentiments qui nous animent te concernant, tu les connais. C’est pourquoi nous prions pour toi. Que les jours qui te restent te soient légers ! Et que la tempête te trouve debout. Car tu ne t’en sortiras jamais vivant de cette vie que tu t’es imposée par pure vanité.

A très bientôt.

Hassane Magued

Côte d’Ivoire : Bédié Konan, le chef devenu un chiffon !

« Tant que tu n’es pas mort, tu ne peux pas savoir comment tu vas terminer ta vie ». Cet adage a désormais un sens chez l’homme. Konan Bédié. Le fils de Daoukro. Cet homme dont on dit qu’il a eu des rapports peu recommandables avec les caisses de l’Etat.

Imposé Chef à tour de bras par Houphouët-Boigny, l’homme donnait l’impression d’incarner quelque chose de noble que le vieux voyait en lui. Il disait de lui qu’il avait « un cerveau électronique ». C’est Bédié lui-même qui nous l’a répété. Mais Houphouët ne s’est pas trompé. L’homme avait effectivement un cerveau électronique. Car du rôle de chef qui lui avait été confié, il a décidé d’exceller dans celui de chiffon comme s’il avait subi un court-circuit.

Sur ce coup, c’est la Côte d’Ivoire tout entière qui s’est plantée. Dans ce pays, un adage argotique dit qu’ »un chef n’est pas un chiffon ». Un groupe de chanteur le dit mieux que moi ; juste pour expliquer qu’un chef, même déchu, reste un chef car il conserve sa carrure, une partie de son aura de chef et l’expérience qui donne un contenu à sa carrière passée.

Mais le cerveau électronique de Bédié semble avoir reçu la visite de virus informatiques. Il donne l’air d’avoir été formaté de sorte que même son propre passé, il l’attribue à Laurent GBAGBO : réflexe ethnique, répression des étudiants, bastonnade d’hommes politiques, chasse à l’homme contre Dramane Ouattara et ses affidés, dénonciation de l’origine voltaïque de Dramane Ouattara, détournement de deniers publics, péchés d’orgueil avec des festivités organisées pour fêter plus d’une fois les milliards pompés des caisses de l’Etat, Ivoirité, etc.

Aujourd’hui, l’homme fait figure de sage au RHDP, le projet de parti unique géré par Dramane Ouattara. Mais « il y a sage et puis sage ». Le dirait l’autre.

Car l’avantage de l’âge ne fait pas le sage. Cela se dit en pays baoulé dont il est originaire. On naît sage. Sage pour diriger. Sage pour réconcilier. Sage pour développer. Sage pour la parole dite en publique. On ne devient pas sage parce qu’on est riche, gros, grand, vieux ou vieillard.

Et le « sage » du RHDP met tout le monde mal à l’aise. Du rôle de patriarche lucide qui devait être le sien, il est devenu le valet de service des causes viles et vaines de Dramane Ouattara. De celui de Porte-parole pour tenter de clouer au pilori Laurent GBAGBO à celui du perroquet répétant les instructions du petit Sarkozy, Bédié se sent bien dans la peau de celui qui met à l’écart tous les cadres du PDCI qui n’approuvent pas la croisade haineuse de Dramane Ouattara contre leurs frères du FPI/CNRD.

Il soutient mordicus que Laurent GBAGBO doit terminer ses jours en prison après un passage à la CPI. Il pense que la justice doit punir sévèrement les crimes économiques. Lui. Bédié. Il ose dire cela !?

Puis il s’adresse au monde entier pour demander que les élans génocidaires de Ouattara soient sous bonne protection des armées étrangères.

Finalement, tout est clair que l’homme a trouvé de quoi occuper son temps entre deux verres. C’est aussi cela, les revers de l’âge et de la retraite. On s’ennuie. On est oisif. Or l’oisiveté est la mère de tous les vices. Donc il s’y adonne. Vice de la haine. Vice de l’intolérance. Vice de la calomnie. Vice de la division. Vice de l’épuration politique. Vice du tribalisme. Vice de l’arrogance.

Or, un chef, un vrai chef Akan, pour ce qu’il m’en a été dit, reste sobre, stratège et d’un charisme intelligent. Il unit. Il évite de créer des précédents fâcheux. Car il sait que la vie est une roue qui tourne. Il consulte toujours ses proches et ses notables avant de parler. Il n’est pas porté sur le gain matériel qui rend esclave. Et il évite de se faire acheter par qui que ce soit, afin de garder son autonomie de pensée et de parole. Ces traits du chef Akan, sont aussi les traits nobles de tous les vrais chefs Africains. Mais Bédié n’a plus ou peut-être n’a jamais eu un seul de ses traits.

Alors posons-nous la question. Pourquoi Houphouët l’a-t-il choisi ? Le vieux voulait-il punir son peuple après son départ ? Parce qu’en ajoutant à Bédié, Dramane Ouattara qu’houphouët a importé en Côte d’Ivoire comme une marchandise prohibée, on est tenté de s’interroger sur les intentions du vieux.

Aujourd’hui, c’est le Voltaïque qui est dans le rôle du chef. Et Bédié, s’occupe bien du côté chiffon. Nettoyer, polir, tenter de valoriser, puis nettoyer, et encore nettoyer. Car chaque instant, le voltaïque souille l’image de la Côte d’Ivoire, par la haine, l’incompétence, le faux, la confusion à tous égards, les meurtres, les sacrifices humains, qui sont autant de déchets qui demandent un service de chiffonnier 24H/24.

Mais Bédié est dans la place. Les mallettes de billets CFA soustraits des caisses perforées de l’Etat à son attention, les champagnes long cou, la calomnie contre Laurent GBAGBO, voilà autant de passe-temps qui meublent bien ses vieux jours.

Et pour les chemins tortueux de sa vie, ne vous en faites pas. Il comprendra le moment venu, qu’il crèvera sans funérailles pour le rôle de chef chiffon qu’il s’est donné désormais. Car ce rôle qu’il s’est choisi, il doit être le seul à en payer le prix.

A très bientôt.

Hassane Magued

RCI : Banny confirme la libération prochaine du Président GBAGBO !

L’autre nom de Dieu, c’est le temps. Laurent GBAGBO le leur a dit. Plus d’une fois. Mais ils n’y ont rien compris. Parce que les histoires de Dieu, ils s’en moquent. Or comme le temps, Dieu s’impose à nous. Mort ou vivant, notre destinée est liée au temps. Un temps pour naître et pour grandir. Un temps pour vivre. Un temps pour mourir. Un temps. En toute chose. Il y a un temps. Et le temps de libérer le Président GBAGBO Laurent est arrivé.

Il m’a suffit d’écouter Monsieur Charles Banny pour m’en convaincre. L’homme a parlé pendant plus d’une heure. Il n’a rien dit d’autre que de démontrer que la clé pour sortir de la crise ivoirienne, se trouve dans les geôles du Président GBAGBO.
Entre autres confessions de foi, il a dit qu’il irait voir le Président GBAGBO pour le convaincre de donner des instructions à ses partisans pour que la réconciliation se fasse. Cela veut dire que si le Président GBAGBO ne donne pas ces instructions, il n’y aura pas de réconciliation.

Monsieur Banny a aussi dit qu’il ne fallait exclure personne du processus de réconciliation. Cela veut dire que le Président GBAGBO sera impliqué. Mais en tant que prisonnier ou homme libre ?

Bien entendu, il sera impliqué en tant qu’homme libre. Car depuis son lieu de déportation, comment compte faire Monsieur Banny pour lui permettre de s’adresser à ses partisans ? Et une adresse du Président GBAGBO à la Nation ivoirienne dans le contexte actuel devra passer par une consultation préalable avec les instances dirigeantes du FPI/CNRD. Donc l’isolement du Président GBAGBO prendra fin. Il sera en contact avec les dirigeants en Côte d’Ivoire mais aussi les dirigeants en exil. Cela s’impose et va de soi.

Monsieur Banny a aussi reconnu que sa commission ne comporte aucune personne originaire de l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Cela veut dire que la réconciliation qu’il envisage de conduire exclut pour l’instant les populations de l’Ouest. Et il l’a si bien dit : comment voulez-vous que des gens se réconcilient avec d’autres s’ils n’ont plus de villages, si leurs villages ont été brûlés ?

Oui, la plupart des villages de l’Ouest ont été brûlés et continuent d’être brûlés par les FRCI et leurs alliés Burkinabés. Donc en attendant de trouver une solution à la question des villages brûlés, Monsieur Banny pense que les populations de l’Ouest ne peuvent pas être impliquées dans le processus de réconciliation.

Alors monsieur Banny réconcilie qui en attendant ? Il l’a lui-même dit. Il doit voir le Président Laurent GBAGBO. Certainement, que les deux hommes vont faire leur réconciliation à deux. Après quoi, le Président GBAGBO va lui donner les conditions pour qu’il puisse réunir autour de lui, ses camarades du parti et leur parler.

Mais tout cela passe par une liberté de mouvements et d’action. Donc par la Libération sans condition du Président GBAGBO.

Cependant, il faut le reconnaître, nous sommes dans un environnement de paradoxe. Donc ils peuvent décider de torturer le Président GBAGBO un peu plus encore pour lui extorquer une adresse à ses partisans, leur demandant d’aller à la réconciliation sans condition.

Raisonnablement, est-ce que vous pensez que Monsieur Banny oserait franchir ce pas de la torture ? Quelle image restera-t-il de lui ? Lui qui rêve tant de se faire appeler un jour Monsieur le Président de la République.

C’est pourquoi il faut s’en convaincre. Le Président GBAGBO sera libéré sous peu. S’il y a réellement une volonté de sortir la Côte d’Ivoire de la guerre.

Si sa libération n’est pas possible, Monsieur Banny démissionnera et se lavera les mains, comme Ponce Pilate l’a fait, car ce Monsieur que j’ai écouté le samedi 8 octobre dernier explique clairement qu’il ne voudra jamais mourir politiquement à cause des errements haineux de Dramane Ouattara.

A très bientôt.

Hassane Magued

CPI contre Laurent GBAGBO : Carton jaune au Porte-parole et au FPI !

La Révolution Permanente a lu avec beaucoup de surprise, les différents communiqués qui ont fait suite à une dépêche de l’AFP (Agence France Presse) datée du 3 octobre 2011, annonçant que la Chambre préliminaire III de la Cour Pénale Internationale (CPI) a pris le 30 septembre 2011, une décision autorisant ladite cour à ouvrir « une enquête sur les crimes présumés relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis en Côte d’Ivoire depuis le 28 novembre 2010. ».

La Révolution Permanente reste d’autant plus étonnée qu’en introduction au Communiqué produit par la Direction Intérimaire du FPI le 4 octobre 2011, l’on a pu lire : « La direction du FPI, qui en a été informée par voie de presse, se félicite de la décision de la Chambre préliminaire III de la CPI prise le 30 septembre dernier. Cette décision, qui n’est pas encore un acte d’accusation contre une ou plusieurs personnes déterminées, emporte notre adhésion ».

Dans la même dynamique, un autre Communiqué signé du Porte-parole du Président GBAGBO rendu public le 3 octobre 2011, a pris acte de cette décision de la CPI et formulé des observations notamment sur la période couverte par l’enquête et les circonstances de l’ouverture de cette enquête.

Pourquoi faut-il s’étonner ?

La Révolution Permanente s’étonne parce qu’elle a le net sentiment que les instances qui ont produit les communiqués ci-dessus évoqués, n’ont pas encore pris toute la mesure de l’engrenage international qui se met en  place.

Tout d’abord, l’avènement d’une compétence de la Cour Pénale Internationale en Côte d’Ivoire est l’œuvre de Monsieur Dramane Ouattara. Or de tout ce qui ressort des déclarations constantes du Porte-parole du Président GBAGBO, ce dernier soutient à juste titre qu’il demeure le Président élu de Côte d’Ivoire. Que ni sa déportation par la France, ni le pouvoir de fait instauré par Monsieur Ouattara et la France, ne l’ont amené et ne l’     amèneront jamais à renoncer à sa victoire reconnue et proclamée par le Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire qui l’a par ailleurs investi comme Président de la République.

Dès lors, comment comprendre que le Porte-parole en vienne à reconnaître de façon tacite l’accord de coopération judiciaire signé par un individu qui incarne un pouvoir de fait issu d’un coup de force perpétré par la France contre le Président GBAGBO, en allant jusqu’à admettre la compétence de cette fameuse cour en Côte d’Ivoire au point de lui formuler des observations sur son champ d’investigation ?

Ensuite, notre étonnement est d’autant plus grand, que la Direction du FPI a abondé dans le même sens, aboutissant du coup à une posture totalement illisible pour les combattants engagés dans le combat pour la libération de la Côte d’Ivoire et la restauration de l’Autorité de l’Etat ivoirien.

Par ailleurs, la Révolution Permanente s’interroge sur les raisons pour lesquelles ni le Porte-parole, ni la Direction du FPI n’ont pris en compte le désaveu officiel de la CPI par l’Union Africaine dont le Président en exercice et le Président de la Commission, j’ai nommé Messieurs Obiang NGuema et Jean Ping, ont lors du dernier sommet de l’UA tenu à Malabo, dénoncé publiquement les comportements racistes, fascistes et sulfureux de Monsieur Moreno Ocampo, Procureur de la CPI commis pour venir enquêter sur les crimes éventuels contre l’humanité commis en Côte d’Ivoire.

Ce désaveu officiel des Autorités de l’UA devait être interprété comme une invitation de l’Union Africaine aux dignes fils d’Afrique à privilégier la création de Tribunaux Spéciaux africains pour le règlement des cas de violation des Droits de l’Homme qui prendraient la forme de crime contre l’Humanité. Dès cet instant, nous nous interrogeons sur les raisons pour lesquelles ni le Porte-parole ni la Direction du FPI, ne privilégient la voie visant la création d’un Tribunal Spécial pour la Côte d’Ivoire relevant de l’Union Africaine.

Bien entendu, l’Union Africaine a déjà montré sa faiblesse dans les dossiers qui mettent en jeu les intérêts des impérialistes occidentaux en Afrique. Il en est ainsi du dossier ivoirien dont le règlement dans la voie de la vérité et du droit ivoirien, compromettrait les intérêts français.

Mais permettez-moi, si vous formulez une telle observation, de partager avec vous deux autres interrogations. Je sais, notamment, pour ce qui est du Porte-parole que vous savez que plusieurs Chefs d’Etat africains ont déjà exprimé clairement à Ouattara Dramane qu’ils sont opposés à sa volonté de faire juger le Président GBAGBO et en Côte d’Iovire et par la CPI. Ils sont allés jusqu’à lui suggérer sa libération car en le faisant juger, il créerait un fâcheux précédent en Afrique. C’est pourquoi ils ont préconisé la mise en place d’un véritable cadre de discussion et de réconciliation dont la déclaration récente du Groupe ad hoc baptisé les ELDERS, laisse transpirer les conclusions.

Alors notre question reste de savoir pourquoi cet environnement africain n’est-il donc pas exploité par le Porte-parole en rejetant avec véhémence l’idée d’une enquête qui prend la forme d’une souricière de la CPI contre Laurent GBAGBO et ses proches ?

Deuxième interrogation : comment voulons-nous que l’Union Africaine devienne forte si nous ne l’aidons pas à pousser plus loin, ses pas, même timides, mais qui osent aller dans le sens de la promotion d’une exception africaine ?

Alors permettez-nous de comprendre.

Qu’espère-t-on de la CPI dans le cas ivoirien ?

Qu’elle vienne reconnaître Ouattara coupable de crimes contre l’humanité ? Qu’elle vienne reconnaître Soro Guillaume et ses amis criminels coupables de crimes contre l’humanité ?

Si telle est notre espérance, c’est qu’elle n’est que pure illusion.

Et alors, il faut changer de fusil d’épaule en marquant dès cet instant un arrêt pour que ceux qui sont réellement engagés dans un vrai combat pour la libération de la Côte d’Ivoire prennent leurs responsabilités devant l’histoire.

Car la CPI vient juste pour embrouiller vos esprits en donnant à Ouattara le temps de perdurer en espérant que se produirait un syndrome de Stockholm du côté des militants de la Majorité Présidentielle.

A la vérité, le monde occidental n’a rien à cirer des principes dont il assurait la promotion au siècle dernier.

Il suffit de lire les révélations sur la stratégie de domination du monde proposée par Monsieur Brzezinski pour se convaincre que les anciens principes sur un monde civilisé, sur une justice internationale qui protège les droits humains, sur la promotion de la vérité et des lois comme gage d’une paix internationale, ont tous été jetés à la poubelle par le monde occidental.

Devant les difficultés économiques dont il ne sait comment en sortir, face à la concurrence des pays émergents, le bloc occidental ne croit plus en l’égalité des races, en l’égalité des nations dites souveraines même sur le plan du droit, en l’égalité des hommes à la naissance et devant la loi.

Laurent GBAGBO leur pose problème, ils vont se débarrasser de lui en créant une parodie de justice. Un point un trait.

Car selon, Monsieur Brzezinski, les méthodes ci-après doivent prévaloir désormais dans les rapports entre l’Occident et les Nations faibles pour maintenir une hégémonie intraitable : « 1. Corruptions des dirigeants locaux. 2. Chantages sur ces dirigeants locaux. 3. Campagnes médiatiques de diabolisation. 4. Déstabilisations diverses. 5. Embargos et blocus commerciaux. 6. Coups d’Etat. 7. Provocations de séparatismes. 8. Guerres par intermédiaires. 9. Bombardements. 10. Occupations terrestres. »

Comme le commente Michel Collon, il s’agit de « Toute une gamme de méthodes, on le voit, et qui peuvent évidemment se combiner, mais qui constituent toutes des agressions. »
Et ayant vécu l’expérience en cours en Côte d’Ivoire et en Libye, personne ne peut dire que ces principes ne sont pas mis en œuvre. Or, à la lecture, toutes ces méthodes sont dénuées de tout principe moral et s’inscrivent aux antipodes des valeurs qui sous-tendaient une Justice Internationale ou des rapports civilisés entre Nations au XXème siècle.

Alors pourquoi la Direction du FPI ou le Porte-parole croient, après avoir vécu le comportement négationniste de l’Occident vis-à-vis des lois ivoiriennes, que la CPI constituent une opportunité pour que Justice soit rendue au point de saluer son avènement en Côte d’Ivoire ?

Quels arguments pensent-ils développer avec l’aide des avocats français, pour que cette fameuse cour pénale abandonne sa mission première de neutraliser tous les Africains qui n’obéissent pas au doigt et à l’œil de l’Occident et décide plutôt de neutraliser des suppôts de l’Occident comme Dramane Ouattara et ses hommes ?

Alors je propose !

Que la Direction du FPI et, au besoin, le Porte-parole :

1.    renoncent à toute collaboration avec une cour dite de justice dont les antécédents caractérisés par une partialité insultante et le racisme contre les Africains constituent un motif suffisamment convaincant pour la rejeter et s’opposer à son action en Côte d’Ivoire ;

2.    affirment que la question reste pendante quant l’exercice légitime du pouvoir d’Etat en Côte d’Ivoire depuis le 11 avril 2011 car au moins la moitié des électeurs et des personnes habitant la Côte d’Ivoire ne reconnaissent pas Ouattara comme Président de Côte d’Ivoire tant que la vérité sur les élections de 2010 n’a pas été dite au regard du droit ivoirien. Dès lors, la gestion de fait à laquelle s’adonne Dramane Ouattara n’engage que lui-même y compris les accords qu’il signe avec des acteurs internationaux intervenant dans la crise ivoirienne. Si ce préalable n’est pas levé, toutes actions visant à humilier davantage Laurent GBAGBO et ses camarades de lutte entraînera un droit légitime de défense et les initiateurs desdites actions seront comptables de tout ce qui arrivera ;

3.    doivent comprendre qu’une meilleure coordination de la position, sur les questions importantes, de toutes les sensibilités engagées dans le combat pour la Libération de la Côte d’Ivoire, reste un gage d’unité  pour la victoire de tous et qu’à défaut, la lutte prendrait l’allure d’un gigantesque combat de rue qui verrait l’apparition et la prise totale du contrôle de la situation par des acteurs insoupçonnés qui mettront en œuvre, sans état d’âme, un programme révolutionnaire non partisan, pour faire respecter la Souveraineté de la Côte d’Ivoire.

A très bientôt.

Hassane Magued

Côte d’Ivoire : Dèrmane osera-t-il tuer Tonton Abou Cissé ?

Abou Cissé, Oncle de Ouattara

Attention. Ne corrigez pas. C’est bel et bien Dèrmane. Parce qu’en famille, c’est comme ça qu’on l’appelle. En tout cas, pour ceux qui connaissent l’accent Moré ou Mossi, nous nous comprenons.

Et comme le linge trop sale se lave en public, nous avons décidé de convier Dèrmane sous l’arbre à palabre pour lui demander s’il osera franchir le pas, c’est-à-dire, tuer Monsieur Abou Cissé, son oncle adoptif.

C’est un article paru dans le quotidien Le Temps du lundi 3 octobre 2011, qui nous aura interpellé. Après une tentative d’intimidation familiale infructueuse, Dèrmane a envoyé ses tueurs menacer de mort celui qui se présente comme l’oncle de Ouattara.

A dire vrai, je ne suis pas surpris que cette affaire prenne une telle allure. C’est plutôt le contraire qui m’aurait étonné. Car la Révolution Permanente avait déjà traité le sujet de l’ingratitude congénitale de Dramane Ouattara dans l’Article intitulé : Dramane Ouattara ou le Syndrome de Jeo l’Indien (Révolution Permanente N°0009/06/11). Dans cet article, nous écrivions :

« …Vous l’avez certainement deviné, Joe l’Indien est un personnage violent, bourré de perfidie criminelle au point qu’il attribue sans état d’âme aux autres, même à ses bienfaiteurs, les crimes qu’il a personnellement commis.

Alors, OUATTARA et le syndrome de Joe l’Indien, c’est l’histoire authentique d’un criminel froid, craint à cause de sa cruauté, de ses réseaux criminels et qui réussit avec une habileté quasi luciférienne, à attribuer la paternité de ses crimes à ses bienfaiteurs.

Avec OUATTARA, Laurent GBAGBO est dans le rôle de Muff. Et cela remonte aux années 1990. Alors aux prises avec Konan BEDIE qui avait réussi à révéler que Dramane OUATTARA n’avait pas de titre d’identité ivoirienne, et que le RDR (Rassemblement des Républicains) était sur le point de disparaître avec la nationalité très controversée de Djéni Kobenan son fondateur, Laurent GBAGBO vole au secours de Dramane OUATTARA en créant avec lui le Front Républicain et lutte à ses côtés pour permettre à l’homme d’être reconnu comme Ivoirien.

A l’époque, Laurent GBAGBO croyait que Dramane OUATTARA était victime de machination et qu’en tant que démocrate convaincu, il fallait aider ce fils émigré dans l’ex-Haute Volta et rappelé pour servir son pays, à mettre ses compétences fallacieusement vantée au service de la Côte d’Ivoire.

La deuxième fois que Laurent GBAGBO rend un service ultime à Dramane OUATTARA, c’est lorsqu’il signe un document et l’autorise à être candidat exceptionnel en Côte d’Ivoire.

Pour récompenser Laurent GBAGBO de ses bienfaits, OUATTARA réussit à le faire passer pour un homme sans parole, un roublard qui ne mérite rien d’autre que l’exécution physique. Dans les faits, OUATTRA lui impose un coup d’Etat manqué puis une rébellion. […]

Sans état d’âme, il le présente au lendemain des élections de 2010 comme celui qui, par fraude, occupe la place de BEDIE, alors qu’il est celui dont les résultats sont constitués pour moitié de voix fraudées. Il se fait proclamer parallèlement Président élu de Côte d’Ivoire en 2010.

Après quoi, il fait ameuter le monde entier contre Laurent GBAGBO et fini par le faire capturer par la France en massacrant des milliers de civils. Mais OUATTARA ne s’arrête pas là. Il s’organise pour faire juger Laurent GBAGBO comme criminel ayant commis des crimes contre l’humanité.

Pour cela, il fait répéter par les ministres de son Gouvernement illégitime, que son armée d’indigènes a évité une épuration ethnique préparée par Laurent GAGBO. Il fait exécuter des civils dans plusieurs régions historiquement pro-GAGBO et présente les corps comme les victimes faites par les mercenaires et miliciens de Laurent GBAGBO. Il fait arrêter tous les cadres connus du parti de Laurent GBAGBO, gèle leurs avoirs et se promet des leur faire passer un long séjour en prison… »

Si donc l’oncle adoptif Abou Cissé, parle d’ingratitude de Ouattara Dramane, il n’invente rien. Il ne fait que dire ce que vous et moi savons depuis toujours.

Mais combien sont-ils, dans la famille de Monsieur Abou Cissé, qui vont au-delà des espèces sonnantes et trébuchantes pour épouser le combat de la vérité ?

Combien seront-ils à dire à Ouattara que les valeurs morales sont et doivent être au-dessus de l’argent mal acquis ?

Et cette famille osera-t-elle dire au petit orphelin Mossi « adopté » par Dame Nabintou Cissé qu’on ne menace pas de mort un oncle adoptif ?

Si donc personne n’osera lui dire la vérité qui aide à redescendre sur terre, c’est que la vie de Monsieur Abou Cissé est réellement en danger.

Naturellement, des éléments incontrôlés devront le cambrioler ou le braquer et l’exécuter.

Ou bien tout simplement, Monsieur Abou Cissé subira le même sort que le Colonel MBAYA. Juste un peu de poison dans un bon plat de « kabato », cette excellente pâte de maïs, et silence !

Ouattara Dèrmane a besoin de silence quand il rend le bien par le mal !

Heureusement, Monsieur Abou Cissé s’en remet à Dieu pour sa sécurité. Alors là, ça devient une autre paire de manche. Car s’il a Dieu avec lui, qui pourra être contre lui ? Même dans la vallée de l’ombre de la mort où il marche actuellement, il ne doit craindre aucun mal. Car Dieu est au contrôle. Et la vérité triomphera de l’imposture.

C’est pourquoi je reste convaincu, cher aîné Abou Cissé, que l’heure vient et elle est déjà là, où tu entreras en grandeur de dignité, dans l’histoire de la Côte d’Ivoire nouvelle que nous sommes engagés à bâtir sur les fondements de la Vérité et de l’Indépendance vraie.

A très bientôt.

Hassane Magued

Côte d’Ivoire : FRCI, rien que du pipeau !

On leur avait promis 2 à 3 millions de francs CFA chacun. Ils n’ont empoché que la mort. On leur a promis une formation militaire, ils n’ont reçu qu’un abrutissement militaire. On leur a finalement promis un statut de militaire. Et patatras ! Ils ne comprennent plus ce qu’il leur arrive.

Chaque matin, dans les rues de Yopougon, Abobo, Adjamé, Anyama et peut-être bien ailleurs, ils sont des centaines à courir et à chanter comme les militaires de le font. Les uns arborant des Tee-shirts et culottes bleues flottantes car n’étant pas à leur taille, d’autres, en tenues militaires déchirées, un hélicoptères de l’ONUCI faisant un gros bruit dans le ciel au-dessus de leurs têtes, ceux que certains observateurs sans scrupules appellent les sauveurs, font la joie de plus d’un ou rallument la flamme de la colère chez beaucoup d’autres.

Eux, ce sont les nouvelles recrues FRCI. Je suis FRCI maintenant. Ah non. “Ça c’est avant avant! Anchien temps quoi. Maintenant j’ai dévéni FRCI”. Oui. Les nouvelles recrues FRCI. Ils ont tous une histoire. Anciens mécaniciens, anciens et nouveaux brigands, ancien éboueur, ancien apprenti de mini car urbain, ancien cultivateur, ancien voleur, ancien tôlier, ancien taulards. Bref. Tout y passe ; mais ça, ce n’est que le curriculum vitae. Le profil au moment du recrutement.

Mais ce que vous ne savez pas, c’est qu’avec les FRCI, il n’y a pas de recrutement à proprement parler. On devient FRCI. On adhère à l’armée des FRCI. On est toujours un volontaire. On devient d’abord FRCI et ensuite on gravit des échelons pour finir soit abattu par un autre FRCI soit affecté dans une unité de braqueurs FRCI. Du coup, la plupart des chômeurs, désœuvrés, indigents sociaux qui se réclament du RHDP sont des FRCI. Ils ont tous une carte FRCI. Ils se cachent pour aller participer aux footings des FRCI. Puis après, ils regagnent leurs domiciles. Leur rêve: devenir Policiers, Gendarmes ou Militaires.

L’arnaque que certains sont finalement en train de découvrir, c’est que tout ce traquenard dans lequel ils ont été attirés ne vise qu’à les exploiter et à se servir d’eux.

D’abord, l’adhésion à l’armée des FRCI n’est pas gratuite. Les gros tee-shirts et culottes bleues qu’ils portent sont vendus à 5 000 francs CFA. Pour obtenir une carte FRCI, il faut débourser la somme de 2 000 francs CFA. Pour manger, il faut se débrouiller. Pour être affecté dans une Unité FRCI, les enchères sont ouvertes. Les mieux-disants ont toujours la chance. Si un droit de cuissage aussi peut en rajouter à l’atout physique et au paiement des frais d’adhésion, alors la question du genre est réglée.

Ensuite, l’acceptation des nouvelles adhésions vise à créer un effet de nombre. Quand vous les voyez courir le matin, selon nos sources, avec des grands bruits sur terre et dans le ciel, vous avez l’impression qu’il y a une armée de plusieurs dizaines de combattants aguerris qui se met en place. Mais tout ça n’est que du vent. C’est le petit blanchisseur du quartier ou le gérant de cabine téléphonique ou un désœuvré parti tenter sa chance, qui crie dans vos oreilles comme s’il faisait quelque chose de sérieux.

Par ailleurs, la plupart des tenues autres que les tee-shirts qui sont vendues aux nouveaux adhérents, sont des tenues qui ont été confectionnées pour le service civique sur demande du Président GBAGBO. Ces tenues ont été mises à disposition gratuitement. Mais les Commandants FRCI en ont fait un business rentable.

Enfin, et c’est sur ce point, que je voudrais insister, les adhésions ouvertes au sein des FRCI visent un seul vrai objectif: mobiliser la chair à canon en cas d’attaque. Ces jeunes naïfs, croyant être devenus des militaires parce que participant à quelques exercices sportifs, seront armés, poussés devant les lignes ennemies pour se faire arroser comme des mannequins de champs de tirs. Pendant ce temps, ceux qui savent ce qui se joue, les FRCI-FAFN rescapés des combats d’Abidjan, auront le temps de prendre la poudre d’escampette en cherchant à rejoindre la base arrière de Bouaké, puis de Korhogo, et ensuite du Burkina Faso.

Alors, la vérité c’est que ces jeunes dont on abuse de la confiance ont pour seul avenir réel que de servir de chair à canon. Donc, comme ils ne servent à rien de bon pour l’instant, ceux qui les font rêver les laissent dans la faim la plus horrible. Finalement, les Gendarmes ou les Policiers ivoiriens épris de pitié pour eux leur offrent à manger matin et soir, pendant les “patrouilles” à main nue qui leurs ont imposées avec une présence de quelques FRCI affamés mais armés. Ce qui est d’ailleurs raisonnable. Sinon, ils courent le risque de se faire tirer dessus par ces individus sans formation qui tiennent des armes d’assaut alors qu’ils ont très faim.

Dans tous les cas, ces hommes armés ou utilisés comme des militaires sont attirés dans une grosse arnaque qui va leur coûter la vie. Pour l’heure, cette escroquerie ne leur coûte que de l’argent qu’ils n’ont pas, mais aussi et surtout, leur avenir pour avoir abandonné les petits métiers qui les faisaient vivre.

Il est donc urgent que chaque parent prenne conscience et insiste auprès de son fils pour lui éviter le destin tragique qui sera le sien dans cette aventure de “militaires” FRCI affamés, infâmes et voleurs.

A très bientôt.

Hassane Magued

Côte d’Ivoire : Bienvenue au Centre de Dressage Simone Gbagbo d’Odienné !

Debout ! Assis ! Debout ! Assis ! La Révolution Permanente vous souhaite la bienvenue, dans le Centre de Dressage FRCI d’Odienné, dans le Nord de la Côte d’Ivoire. Présentez-vous !

Moi je s’apel Abou Cissé dit « lé vié », Company Guépard, Zone 3. Moi je s’appel moi Ouadraogo Pissinga, Guépal zon 3. Moi je s’appel Koffi Dozo, j’ai plantair é Dozo, … et ainsi de suite, ils se présentent tous.

Alors comme vous avez fini de vous présenter, Moi c’est Simone GBAGBO, je vais vous apprendre à lire et écrire. Comme ça, si vos chefs demandent des rapports, vous allez pouvoir écrire. Je vais aussi vous apprendre à connaître d’autres choses que les militaires doivent savoir sur la Côte d’Ivoire ; des choses comme l’Hymne National, la Devise de la Côte d’Ivoire, etc. etc.

Alors, vous tous ici, c’est compagnie Guépard ? Oui Mandam !!! Un Guépard c’est quoi ? Silence de cimetière. Qui connaît ce que c’est qu’un guépard ?

Dans le fond : moi. Il se lève. Oui, Koffi Dozo ! Guépal c’est petit animau dozo. Y trappé viande en brousse pour manger lui !

Très bien ! Merci Koffi Dozo.

Alors venons-en aux choses sérieuses. Il faut le faire. Dresser ces broussards d’un autre âge, les domestiquer et en faire des hommes utiles et non nuisibles.

Ne me dites pas que vous assistez-là, à une drôle de dialectique du geôlier et du prisonnier. Une mère reste une mère, même vis-à-vis d’un bourreau. Un nationaliste reste un nationaliste, sauf si son engagement n’était qu’une farce pour se trouver du côté où ce discours nourrit son homme. Alors un intellectuel doublé d’une conviction nationaliste et panafricaniste, ça doit faire œuvre utile !

Et c’est ce chantier de l’engagement utile que cet Article 95ème de la Révolution Permanente nous invite à ouvrir partout où nous sommes et peu importent nos moyens, notre condition, notre colère, notre révolte. Il faut en tout temps et en tout lieu, poser un acte pour sauver la mère patrie, la Côte d’Ivoire, la Libye, l’Afrique !

Alors à Odienné, Simone GBAGBO arrêtée le 11 avril par l’Armée Française en même temps que le Président GBAGBO, livrée à la haine débordante des illettrés et buveurs de sang de l’Imposteur, nous invite depuis son lieu de déportation à mener le combat de la civilisation des renégats. Ce sont eux que l’envahisseur instrumentalise. Ce sont eux qui servent à porter le glaive dans les entrailles de nos Nations. Il faut alors les domestiquer, leur enseigner le civisme, l’amour de la Nation !

Qui connaît l’Hymne National de la Côte d’Ivoire ? De nouveau silence de cimetière. Vous êtes des militaires et vous ne connaissez pas l’Hymne National de Côte d’Ivoire ? Le Commandant geôlier en Chef va se lever et il se leva. Mandam, je suis au serré ! Ça là, Papa n’a pas montré nous oh ! Qui est Papa ? Papa Chérif, Chérif Ousmane.

Et pourtant ses hommes sont réputés les plus formés. Ici, Simone, l’instructrice médite. Alors voilà. L’Hymne National, c’est le chant que les militaires chantent quand ils font rassemblement autour du Drapeau de Côte d’Ivoire pour le faire monter haut sur un mât. Ce chant-là s’appelle l’Abidjanaise ! Donc l’Hymne National de la Côte d’Ivoire, c’est l’Abidjanaise.

Han, Mandam, c’est femme de Abidjan il a fait chant qui est doux là ? Tchié, femme là est fort dèh !

Ah ignorance quand tu nous humilie notre Afrique ! Ah analphabétisme quand tu nous maintient dans l’abîme !

Très bien. Alors je vais vous apprendre à chanter chanson de Drapeau de Côte d’Ivoire qui est doux là !

Autre chose à présent. Quelle est la devise de la Côte d’Ivoire ? Ça murmure dans le fond. Ils se sentent agacés. Je devine naturellement. Le Commandant se lève de nouveau. Mandam, tout ça nous on connaît pas ! Y fo nous aider !

Bon esprit de collaboration. Je vois. Alors voilà : la devise de la Côte d’Ivoire, c’est comme le Cri de guerre de la Côte d’Ivoire. Le Cri de guerre des Ivoiriens. Ce cri c’est : Union, Discipline, Travail !

Et ainsi de suite. Puis encore et encore. Elle y va avec ce travail de fourmi, d’intellectuel, de personnes qui a compris qu’il faut transcender nos meurtrissures pour sauver la Côte d’Ivoire. D’abord les 26 lettres de l’alphabet. Un casse-tête chinois pour eux. Ensuite, les grands symboles de la République. Et plus tard ou peut-être concomitamment le Civisme, la valeur sacrée de la Vie humaine, la valeur sacrée de la Souveraineté Nationale, la valeur sacrée de la Liberté, le devoir citoyen de protéger la Nation contre les pillards et les voleurs.

Alors si je suis Journaliste, ma plume doit accélérer la mission de libération de la Côte d’Ivoire. Si je suis un militaire, mon art de la guerre doit ramener le sourire aux lèvres de ce peuple meurtri. Et si je suis un serviteur de Dieu, ma prière doit viser à mettre fin au règne du mal. Et chacun selon son petit métier !

Alors, Fiers Ivoiriens, le pays vous appelle et vous dit :

Salut ô terre d’espérance

Pays de l’hospitalité

Tes légions remplies de vaillance

Ont relevé ta dignité.

Tes fils, chère Côte d’Ivoire,

Fiers artisans de ta grandeur,

Tous rassemblés pour ta gloire,

Te bâtiront dans le bonheur.

Fiers Ivoiriens, le pays nous appelle

Si nous avons, dans la paix, ramené la liberté,

Notre devoir sera d’être un modèle

De l’espérance promise à l’humanité.

En forgeant unis dans la foi nouvelle,

La patrie de la vraie fraternité !

A très bientôt.

Hassane Magued

Afrique : la saga des imbéciles heureux !

Ils ont le vent en poupe. Ils sont même dans la poupe du vent. Ils sont tous des frères dits de lumière. Ils sont les plus écoutés, les seuls à être écoutés, et ils se donnent en spectacle dans la presse nationale et internationale ou lors des sommets organisés par les puissances colonialistes. Ils connaissent l’ataraxie, bien rarissime, bonheur inépuisable, bonheur parfait, à l’état brut.

Voyage de plaisance par-ci voyages inutiles par-là, la collaboration avec l’agresseur est leur credo. Et pourquoi pas ? La collaboration reste le business le plus rentable de nos jours. Juste quelques investissements sous la forme d’applaudissements accompagnant les coups de canon et alors la récompense tombe : Président de Conseil National de Transition, Chef de l’Etat reconnu par la Communauté Internationale, la Seule Autorité légitime du pays, Chef de la Révolution, et j’en passe.

Mais ne pleurez pas devant ce triste spectacle. Ces spécimens éhontés qui font la pluie, le beau temps et les malheurs de l’Afrique, ce ne sont que des imbéciles heureux !

Ce n’est pas une injure. L’imbécile heureux, est un concept philosophique qui désigne une personne qui est heureuse par ignorance, heureuse parce qu’elle croit qu’elle sait alors qu’elle ne sait pas, heureuse parce qu’elle n’est pas consciente qu’elle est malheureuse ou qu’elle le sera si elle demeure dans la situation qui la rend heureuse. C’est donc un imbécile candide, naïf, superficiel, aux allures égoïstes, au triomphe saisonnier, à l’avenir précaire.

Et ils pilules partout. Imbéciles heureux, téméraires et nombreux au Sénégal. Imbéciles heureux, patriarches et conservateurs, au Cameroun. Imbéciles heureux, naïfs et sous lettrés en RD Congo. Imbéciles heureux, terroristes et renégats en Libye. Imbéciles heureux, voyous, voleurs et apatrides en Côte d’Ivoire. Imbéciles heureux, tout simplement imbéciles et heureux au Togo, etc. etc. Il y en a partout et tous sont nuisibles à l’Afrique.

Ce qu’ils savent sans savoir qu’ils ne le savent pas, c’est qu’ils ne savent pas que le Colon n’a pas d’ami mais des intérêts. Et qu’avant eux, des ancêtres imbéciles heureux ont connu des jours, voire des décennies de gloire pour récompenser leur soumise et arriviste collaboration, lorsqu’il s’est agit d’éteindre la Lumière Patrice Lumumba ou Sékou Touré ou encore Thomas Sankara.

Ils ne savent pas, croyant savoir, que c’est la magouille que l’homme blanc te propose aujourd’hui pour te permettre d’amasser sans avoir semé ou d’amasser ce que le peuple a semé, qu’il va brandir demain pour justifier leur livraison à la potence.

Ce qu’ils ne savent pas en croyant dur comme fer que ça n’arrive qu’aux autres, c’est que le collabo du Colon finit toujours au pilori, sauf s’il a la chance de crever d’une opération de la prostate qui a mal tourné.

Dans tous les cas, aucun imbécile heureux ne finit heureux. Cela est une vérité cartésienne.

Alors vivre comme un imbécile heureux, c’est être un imbécile qui trahit la Mère Afrique par arrivisme politique. Etre un imbécile heureux, c’est rechercher le bonheur de soi, de ses proches parents et amis, en détruisant celui de la multitude. Etre imbécile heureux, c’est applaudir quand les bombes sont larguées sur la tête d’un pays autrefois ami mais trahi pour s’offrir un court instant de corruption morale et de reconnaissance internationale.

Etre imbécile heureux, c’est s’appeler fratricide, puis livrer le son pays, à la françafrique. Etre imbécile heureux, c’est se faire passer pour un Universitaire, bardé de diplômes et être comme on est devenu, un juriste ou économiste ou ingénieur qui fait la honte de la jeunesse africaine qui a cru en cette noble discipline qui est la sienne. Et les autres, vous vous reconnaîtrez, êtes tous les mêmes. Incompétents, sans aucune vision, incapables de penser un développement réel et réalisable, mais heureux d’être ce que vous êtes, là où vous êtes.

Je ne vous insulte pas. Je ne fais que philosopher. Dans tous les cas, être un imbécile et heureux, n’est-ce pas le but de notre existence ? Sinon, pourquoi faites vous ce que vous faites à l’Afrique ?

Alors imbéciles et heureux, vous l’êtes, et permettez que j’en parle. Et ce ne sont pas vos yeux rouges de rage et de colère qui m’en dissuaderont. Car un lion, est lion. Et un chien, reste un chien. Alors un imbécile heureux, ne reste qu’un imbécile heureux.

Et ne venez pas vous plaindre chez moi. Je n’ai pas inventé la Philosophie. Regardez du côté de la Grèce.

Je vous vois. Et nous vous connaissons étant comme tels. Tous heureux comme des verres de terre, pour avoir trouvé un peu de poussière et d’eau, du côté de l’envahisseur, ennemi de la Dignité de Mon Afrique !

Et pourtant vous n’êtes point heureux, pour ce que je sais. Obligés comme vous êtes d’user de dictature, de mensonge, de simulacres, de prestidigitations, pour abuser de la naïveté de cette multitude dont la bonne foi en a fait une proie électorale à la merci de ces imbéciles heureux sans vergogne.

C’est pourquoi la Lumière de la Révolution Permanente ne s’éteindra plus jamais. Et tous parviendront à la lumière afin que vos beaux jours deviennent des cauchemars et des totems de famille ou de clans. Ce n’est pas une menace. Je ne fais que vous prédire un destin à court terme. Car l’Afrique en a besoin.

A très bientôt.

Hassane Magued

Libération de l’Afrique : j’ai besoin d’une armée révolutionnaire !

Il faut apprendre de nos erreurs. Et nous en apprenons beaucoup. C’est pourquoi la Révolution Permanente a conclu qu’elle n’a pas besoin d’une armée républicaine, mais d’une armée révolutionnaire. Suivons ensemble cet Article hautement important.

Une Armée Républicaine, c’est quoi ?

Dans une République, une Armée Républicaine reste l’Armée nationale, chargée de défendre la Nation. Cela s’entend de l’ensemble des forces détenant de façon régulières les armes pour défendre les institutions, les autorités qui les incarnent, l’honneur de la Nation, la souveraineté nationale, les personnes et leurs biens.

L’Armée Républicaine est donc une armée de carrière, une armée professionnelle, formée pour faire la guerre conventionnelle, en cas d’agression extérieure. C’est aussi une armée composite, qui regroupe toutes les sensibilités sociales, politiques, religieuses. Elle est dans ce sens, une armée neutre politiquement, idéologiquement et spirituellement mais engagée aux ordres de celui qui en est le Chef suprême, c’est-à-dire, celui qui assure la fonction de Chef de l’Etat en toute légitimité.

Une telle armée est utile pour conduire les missions régaliennes de sécurité et de défense nationale, sans parti pris, mais selon les lois qui gouvernent la République.

Mais une telle armée ne peut pas conduire un combat révolutionnaire. C’est pourquoi la Révolution Permanente pense qu’elle est utile seulement en situation de paix et de rapports civilisés entre le pays et les autres Etats. Mais dans une posture d’agression asymétrique qui impose de conduire un combat révolutionnaire asymétrique, il faut une Armée Révolutionnaire aux côtés de l’Armée Républicaine.

Je m’explique

L’agression que subit actuellement l’Afrique ne trouve pas une réponse appropriée au plan militaire car les agresseurs ont conçu la stratégie en prenant en compte la pudeur républicaine qui caractérise les armées républicaines.

En effet, les agresseurs ne déclarent jamais la guerre directement. Car si tel est le cas, on serait en situation d’agression extérieure, ce qui libérera l’Armée Républicaine de cette pudeur.
Pour lier psychologiquement les mains de nos armées, ils mettent au devant de leurs projets d’agression, des fils du pays, généralement des renégats, armés, instrumentalisés, à qui ils promettent une impunité globale pour tous leurs crimes et le pouvoir d’Etat, une fois la conquête du pays parachevée.

Quand ces fils du pays, organisés sous la forme d’une rébellion, lancent leurs premières attaques contre l’Armée Républicaine, après avoir recruté des enfants soldats, le militaire de l’Armée Républicaine, formé pour protéger la vie de ses compatriotes se trouve devant un cas de conscience quand il tire et voit s’écrouler un enfant qui a l’âge d’un de ses fils. Alors son ardeur au combat s’en trouve ramollie. Et il est obligé de faire désertion, d’abdiquer, de laisser l’ennemi avancer.

Pendant ce temps, le vrai agresseur, dont les objectifs sont la reconquête du pays, son pillage et sa déconstruction, apporte le soutien militaire, logistique, médiatique qu’il faut aux enfants drogués, aux mercenaires armés, aux fils du pays instrumentalisés, pour s’offrir une victoire qu’il ne revendiquera qu’une fois l’imposture consommée dans un champ de ruine.

Alors il te faut une Armée Révolutionnaire

Elle n’est point une milice, une bande armée comme celle des renégats. L’Armée Révolutionnaire doit être conçue sous la forme d’une force d’élite au sein de l’Armée régulière, formée et équipée uniquement pour faire la guerre en situation d’agression asymétrique intérieure ou extérieure.

Elle doit être formée pour épouser une vision révolutionnaire et idéologique. Elle doit être formée pour conduire la guerre contre l’envahisseur, l’agresseur, d’où qu’il vienne et quelle que soit l’apparence qu’il emprunte. Cette Armée Révolutionnaire doit donc être une armée de guerre, non une armée de dissuasion classique.

Evidemment, sa grande force et sa très haute capacité opérationnelle restent des indicateurs pertinents de dissuasion. Mais sa vocation reste de faire aboutir une Révolution contre l’agresseur et de combattre en toutes situations de guerre.

Quand elle a fait aboutir la Révolution par un triomphe militaire et idéologique, elle retourne en caserne pour un recyclage afin d’entrer dans la peau de gardien des acquis de la Révolution, c’est-à-dire, de gardien en avant-poste de la Souveraineté nationale.
C’est pourquoi elle doit garder en tout temps, sa capacité militaire et la renforcer continuellement. Le renforcement et le rajeunissement de ses effectifs doivent rester également une priorité.

Alors, Cameroun, RD Congo, Guinée Equatoriale, Angola, et vous autres en phase d’étude pour trouver le mobile de votre agression, cet Article 92ème de la Révolution Permanente s’adresse à vous, après l’Article 90ème.

Sans des Armées Révolutionnaires, vous ne pourrez jamais mener de révolution contre la énième occupation coloniale qui a commencé avec la Côte d’Ivoire, la Libye et bientôt deux autres pays.

N’oubliez jamais le cas d’école de la Côte d’Ivoire ou de la Libye. Je vous ai prévenu.

A très bientôt.

Hassane Magued