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Archives de Tag: Hezbollah

Ellissa Group et Yamen expulsés du Bénin pour trafic de drogue et blanchiment d’argent

Le gouvernement béninois a décidé d’expulser du Bénin le mercredi 18 Janvier 2012, Ellissa Group et Yamen, suspectés d’activités illicites.

Selon les investigations de la Drug enforcement administration (Dea), sous le couvert de la vente des voitures d’occasion, la société Ellissa de Ali Kharroubi, mène des activités illicites, dont le blanchiment d’argent pour financer le Hezbollah libanais, parti qui figure, aux Etats-Unis, sur la liste des groupements terroristes.

L’agence anti-drogue américaine a ciblé plusieurs autres personnes pour leur rôle dans les transferts illicites d’argent vers le Liban. Il s’agit de la Lebanese Canadian Bank, Hassan Ayash Exchange Company, Cybamar Swiss GMBH, Nomeco SARL, Marco SARL et Salhab Travel Agency.

Plainte du JUDGE HOLWELL

JUDGE HOLWELL

-x

PREET BHARARA

united States Attorney for the Southern District of New York

By: SHARON COHEN LEVIN
MICHAEL D. LOCKARD
JASON H. COWLEY
ALEXANDER J. WILSON
One St. Andrew’s Plaza
New York, New York 10007

UNITED STATES DISTRICT COURT
SOUTHERN DISTRICT OF NEW YORK
UNITED STATES OF AMERICA,

Plaintiff,
– v. –

LEBANESE CANADIAN BANK SAL, ELLISSA
HOLDING COMPANY, HASSAN AYASH EXCHANGE
COMPANY, CYBAMAR SWISS GMBH, LLC, STE

In addition, Ellissa Group SA, Ellissa Holding, Ellissa Megastore, Ellissa Parc Cotonou, and Ellissa Shipping, the latter three of which are located in Benin, were designated (the Ellissa companies collectively, « Ellis sa Holding »).

c. Narcotics Trafficking in West Africa

During the last decade, drug trafficking organizations have increasingly used countries along or near the West African coast as trans-shipment hubs for importing massive quantities of narcotics, particularly cocaine from South America, to be later distributed in Europe or elsewhere within Africa.

Through a combination of privately owned aircraft and maritime vessels, these organizations, predominantly based in Venezuela and Colombia, have transported hundreds of tons of cocaine, worth billions of dollars, to West African nations such as Benin,
Sierra Leone, and Togo.

F. The Ellissa Exchange, Ellissa Shipping Company, and Ellissa Car Parc in Cotonou

50. The Ellissa Holding Company owns or controls approximately nine companies in Lebanon, Benin and the DRC, including the Ellissa Exchange, a money exchange based in
Sarafand, Lebanon; Ellissa Group SA, which owns a car park in Cotonou, Benin, for receiving and selling used cars imported to the Cotonou port; and Ellissa Shipping, which is principally engaged in shipping used cars to Benin through the Cotonou port.

The Ellissa Holding Company is principally owned and controlled by Jamal Mohamad Kharoubi and Ali Mohammed Kharroubi.

51. Wire transfers originating from the Ellissa

Exchange totaling approximately $61,747,524 were sent to United States accounts for the purpose of purchasing or shipping cars between in or about January 2007 and in or about January 2011.

G. Transfers from Ayash, Ellissa and Others to the United States to Buy and Ship Used Cars

52. Between in or about January 2007 and in or about January 2011, the Ayash Exchange and the Ellissa Exchange originated approximately $203,269,615 or more in wire transfers (the nExchange Funds ») from’accounts held at LCB, Federal Bank, BLOM, and MEAB (collectively, the nLebanese Banks ») to bank accounts in the United States for the purchase or shipping of used cars.

53. Account holders other than Hassan Ayash Exchange and Ellissa Exchange initiated wire transfers totaling at least approximately $126,281,969 (the nNon-Exchange Funds ») to bank accounts in the United States for the purchase or shipping of used cars. Some of the originators for these Non-Exchange. Funds are discussed below, see ~ 77.

55. Between 2008 and 2010, used cars valued collectively at over $1 billion were shipped from the United States to Benin, including hundreds of millions’ worth of used cars purchased with funds from the Lebanese Banks.

65. Money couriers also transport millions of dollars from Benin on commercial air flights.

Couriers travel on these flights and carry the undeclared cash with them in order to evade detection. For example, on December 9, 2010, three individuals who had traveled on a flight from Benin were arrested at Charles De Gaulle International Airport in Paris, France. The three were en route to Beirut, Lebanon. They were discovered to be carrying over $6.5 million in United States currency and €48,500. These funds were not declared. One of the individuals was carrying a business card for Ellissa Megastore, Ellissa’s car lot in
Cotonou, Benin.

66. Cash is also commonly transported out of Benin through the airport in Accra, Ghana, approximately 210 miles from Cotonou, Benin. The route from Cotonou to Accra passes through Togo and its capital, Lome, on the Ghana border. The Ghanaian Customs, Excise, and Preventive Services recorded approximately $1.2 billion in declared United States currency imported across the Lome border crossing in 2007 and 2008. Approximately $845 million of this was declared by Lebanese nationals.

67. From Accra, the cash is often flown to Beirut.

Hizballah security facilitates the receipt of cash flown into the Beirut International Airport. For example, money couriers are sometimes instructed over the public address system to deplane first, and are escorted to private rooms in the airport where the cash would be received.

Dated: New York, New York
December 15, 2011

PREET BHARARA
United States Attorney for the Southern District of New York

By:
Michael D. Lockard
Jason H. Cowley
Alexander J. Wilson
Assistant United States Attorneys
One St. Andrew’s Plaza
New York, New York 10007
(212) 637-1060/2193/2479/2453

http://www.justice.gov/dea/pubs/pressrel/pr121511_filed-complaint.pdf

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En 2001, les Etats-Unis avaient prévu de conquérir sept pays

Milton Dassier

C’est le général Wesley Clark, ancien général commandant l’OTAN de 1997 à 2001 qui est interviewé. Il affirme sans ambiguïté, sans langue de bois, que l’objectif défini par Bush et les neoconservateurs en 2001 était que les Etats-Unis prennent sept pays en cinq ans. Et de répéter plusieurs fois la liste des pays visés: Irak, Syrie, Liban, Libye, Soudan, Somalie et l’Iran.

Voyons où on en est dans l’application de ce plan.

L’Irak fut une réussite si on se place du point de vue du plan américain mais à un prix très élevé.

Il y eut aussi toute cette campagne politique, médiatique à grande échelle visant à affaiblir l’Iran, à le stigmatiser, à en faire le pays à détruire.. L’opération a échoué à cause du trop grand risque mais ce n’est que partie remise…

La Syrie est dans le collimateur. Révolte du peuple, résistance du parti au pouvoir, le Baas qui bénéficie d’une assise populaire bien plus forte que celle de l’UMP!. La Syrie risque d’être la proie des prédateurs avec pays arabes pro-occidentaux en médiateurs.

Le Liban. pour l’instant, rien n’a pu déstabiliser le Liban et surtout le Hezbollah.

La Somalie toujours aux mains de seigneurs de la guerre opposés à des milices islamistes

Le Soudant vient d’être coupé en deux. On peut être sûr que le Sud Soudan indépendant sera l’objet d’une attention et d’une bienveillance appuyée de la part des occidentaux.

La Libye est dans le tunnel. Il semblerait que l’initiative ait été française et cautionnée par les anglais puis l’OTAN. L’échec est latent mais un règlement du conflit pourrait conduire à une partition du pays ou à des enclaves administrées par l’ONU.

Le Hezbollah monte au créneau : Le Liban ne peut servir de tremplin pour déstabiliser la Syrie

Hassan Nasrallah, Chef du Hezbollah Libanais

D’une seule voix, le Hezbollah a condamné hier les informations relatives à l’infiltration d’armes en Syrie à partir du Liban, accusant sans ambages les forces du 14 Mars d’être derrière ce trafic.

« Indépendamment de notre opinion par rapport à ce qui se passe en Syrie que nous considérons comme étant une affaire exclusivement intérieure, personne n’a le droit de s’ingérer ou de prendre partie. »

C’est ce qu’a déclaré hier le membre du bloc de la Fidélité à la résistance, Hassan Fadlallah. « Il existe un camp au Liban qui cherche à s’immiscer et entraîner le pays dans cette affaire, et ce après l’échec de ses paris misant sur la guerre, la tutelle américaine et le tribunal international. Désormais, le pari est placé sur le changement du régime syrien d’où cette partie cherche à puiser sa force afin d’étendre son hégémonie sur le Liban », a ajouté le député.

Évoquant les informations portant sur l’infiltration d’armes en Syrie à partir de « certains ports libanais et certains passages terrestres », le député a qualifié de très « dangereuse » toute tentative d’immixtion dans les affaires syriennes.

Pour le député Nawwaf Moussaoui, l’actuel gouvernement « a fait de l’intérêt du Liban sa priorité, œuvrant à éloigner les dangers de l’effritement confessionnel et communautaire que les États-Unis et Israël tentent de provoquer ». « Le gouvernement s’est totalement libéré en réhabilitant la décision nationale », a-t-il dit, soulignant que la nouvelle équipe au pouvoir et ses alliés ont rejeté les pressions américaines visant à exploiter le Liban en vue de l’impliquer dans le processus de la désintégration de la Syrie.

« La fidélité à nos frères en Syrie ne consiste pas à les inciter les uns contre les autres, ni à leur fournir des armes pour qu’ils s’entre-tuent, mais plutôt à se tenir à leurs côtés en les encourageant au dialogue en vue de parvenir à une entente », a-t-il prôné.

Le chef du bloc de la Fidélité à la résistance, Mohammad Raad, a pour sa part accusé des parties politiques libanaises de « trafic d’armes en direction de la Syrie ». « Ces parties ne sont pas concernées par la stabilité au Liban sauf lorsqu’elles se trouvent au pouvoir. Une fois qu’elles n’y sont plus, c’est l’adage qui dit “après moi le déluge” qui prévaut », a-t-il ajouté.

S’adressant sans la nommer à l’opposition, il a affirmé : « Vous misez sur des mirages et votre lecture des changements régionaux est superficielle. » Et de reprocher à ses adversaires politiques de « chercher à effectuer une brèche de plus afin de paver la voie à l’intervention des forces internationales qui ambitionnent de décider de la destinée des peuples de la région et de leurs régimes ».

De son côté, le vice- président du conseil exécutif du Hezbollah, cheikh Nabil Kaouk, a affirmé que « l’envoi d’armes et d’argent (aux contestataires syriens) et la politique d’incitation médiatique menée prouvent que les forces du 14 Mars veulent transformer le Liban en une tribune et un tremplin à partir desquels la Syrie sera visée ».

Selon lui, le camp du 14 Mars « s’est enlisé en prenant part à la guerre menée contre la Syrie et contre son unité ». « Est-ce là l’esprit de Taëf ? » s’est-il demandé avant d’affirmer que « les masques sont tombés, dévoilant les positions réelles de certains ».

« Depuis 2005, le camp du 14 Mars complote contre la Syrie et se rend complice des ennemis de la résistance et de Damas », a-t-il ajouté. Quant à la livraison d’armes à partir du Liban interceptée il y a deux jours en Syrie, « elle doit faire l’objet d’une enquête judiciaire afin de juger ceux qui ont commandité et exécuté cette transaction », a-t-il dit.

« Il existe des instances politico-sécuritaires organisées qui œuvrent à partir du Liban pour déstabiliser la Syrie », a poursuivi cheikh Kaouk, estimant que la question du trafic d’armes n’est pas l’œuvre d’un individu mais d’un groupe organisé qui bénéficie d’un soutien et d’une couverture régionaux ainsi que du support de grandes nations qui ont décidé de transformer le Liban en une tribune pour s’en prendre à la Syrie.

Le responsable chiite a par ailleurs estimé que le nouveau gouvernement a réussi à créer une situation de complémentarité avec la résistance. Par conséquent, « ses décisions sont prises en harmonie totale avec les équations de la résistance de manière à renforcer la puissance du Liban ».

Le responsable du Hezbollah dans la Békaa, Mohammad Yaghi, a considéré quant à lui que « ce qui se passe actuellement dans la région ne mènera pas à la stabilité des gouvernements et des régimes ». M. Yaghi a estimé que celui qui « mijote le poison pour le servir à la région finira par l’ingérer lui-même ».

Le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, a appelé pour sa part les Syriens à renouer le dialogue et renoncer à la haine, les sommant à se pardonner mutuellement. Et le dignitaire chiite de stigmatiser « les agressions contre les innocents et contre les propriétés publiques, qui, a-t-il estimé, sont des actes condamnables et inacceptables par les lois religieuses ».

L’Orient-Le Jour

Nasrallah: la résistance de nos jours est plus forte que jamais

Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah libanais

Pour le cinquième anniversaire de « la victoire de juillet 2006 », le secrétaire général du Hezbollah a affirmé que la guerre de 33 jours a eu des impacts irréversibles pour le régime israélien et que la résistance est aujourd’hui plus forte que jamais.

Hassan Nasrallah a affirmé à ses partisans que la résistance est plus forte que jamais, sur le plan de sa cohésion, de son entraînement, de son moral et de sa confiance en elle et en Dieu ; tandis qu’il a lancé aux Israéliens: « Au Liban, vous ne connaîtrez que le goût de la défaite.»

Hassan Nasrallah a déclaré, mardi soir, lors d’une vidéoconférence, à la cérémonie de commémoration du 5ème anniversaire de la victoire de la résistance, lors de la guerre de 33 jours dans le Sud de Beyrouth, que la guerre avait eu des retombées irréversibles, pour l’armée du régime israélien soulignant que le doute s’est, désormais, instauré au sein de l’armée.

« Les combattants de la résistance de la guerre de 33 jours ont résisté devant les chars de l’armée du régime israélien, dans toutes les régions du Sud du Liban, et même, dans les villages, alors que l’armée du régime israélien ravageaient leurs maisons », a rappelé Hassan Nasrallah.

Il s’est, aussi, exprimé sur les manœuvres de l’armée du régime israélien qui témoignent, pour lui, de l’incapacité et de l’impuissance de ce régime à soutenir le front intérieur soulignant en 2006 l’échec cuisant de l’armée du régime israélien, face à la résistance libanaise, ce qui a contraint nombre de hauts responsables militaires du régime israélien à démissionner.

Il a ensuite expliqué que l’un des facteurs primordiaux de la victoire de 2006 a été la détermination et la foi de la résistance dans la justesse de ses choix. C’est à cause de cette foi que les combattants sont restés dans leurs positions pendant 33 jours dans une résistance qui est devenue légendaire. En face, les Israéliens ont commencé la guerre avec arrogance, sûrs de leur supériorité, et ils l’ont terminée dans une crise de confiance entre le peuple, l’armée et le gouvernement.

Pour le cinquième anniversaire de « la victoire de juillet 2006 », le Hezbollah a vu grand : un gigantesque rassemblement dans le sud de Beyrouth accompagné d’une exposition de « butins de guerre » (notamment des pièces du fameux blindé israélien Merkava) et des documentaires célébrant l’événement, comportant des interventions du président de la Chambre et du général Aoun, et un discours de Nasrallah.

Un deuxième grand sujet a été ainsi évoqué par le secrétaire général du Hezbollah : les ressources pétrolières du Liban, qui constituent une chance réelle de régler tous les problèmes sociaux et économiques du pays.

Hassan Nasrallah s’est voulu très ferme : si le régime israélien tente une nouvelle aventure au Liban, la victoire sera au rendez-vous pour la résistance et toutes les menaces et les manœuvres militaires ne servent qu’à reconstruire la confiance perdue des Israéliens dans leur gouvernement et leur armée. De même, s’il touche aux ressources pétrolières du Liban, même dans la zone de 850 km2 que le Liban considère faisant partie de ses eaux territoriales, alors qu’Israël la réclame, la résistance considérera qu’il s’agit d’une agression et elle est en mesure de défendre les eaux territoriales comme elle l’a fait sur la terre libanaise.

Hassan Nasrallah a ironisé sur les derniers propos de Shimon Peres qui a déclaré récemment que la guerre de juillet a permis deux grandes réalisations : pousser Nasrallah dans un sous-sol et assurer le calme à la frontière nord. Reprenant des déclarations de responsables du régime israélien, Hasan Nasrallah a rappelé que le mettre dans un sous-sol n’a jamais été un des objectifs de la guerre, qui visait plutôt à détruire le Hezbollah et à libérer les détenus. Quant au calme à la frontière nord, il régnait depuis le 25 mai 2000, lorsque la terre a été libérée, car « la résistance, a rappelé le secrétaire général du Hezbollah, n’est pas un projet de guerre, mais vise à défendre le pays, son peuple et sa dignité ».

Il a ensuite souligné l’importance du dossier des ressources pétrolières du Liban, expliquant que le Liban considère avoir une superficie de 22 500 km2 qui regorgerait de gisements pétrolifères. Dans cette superficie, il y a une zone de 850 km2 qui se situe à la frontière avec Israël (la Palestine occupée en termes idéologiques, a-t-il précisé) et qui est réclamée par les Israéliens. Israël a ainsi procédé seul à son propre tracé dans lequel il a inclus cette zone.

Le Hezbollah de son côté considère que le tracé des frontières relève de la responsabilité de l’État. Si celui-ci considère qu’il y a encore une zone qui lui appartient et qui est revendiquée par d’autres, c’est à ce moment-là que la résistance intervient. Le secrétaire général du Hezbollah a aussi exprimé sa pleine confiance dans le gouvernement pour réclamer les droits du Liban, estimant même qu’il est une chance pour le Liban pour pouvoir traiter ce dossier.

Tout en l’invitant à accélérer le processus et à entamer au plus tôt les travaux d’extraction et de forage, Nasrallah a mis en garde le régime israélien de toucher aux installations pétrolières du Liban, car les siennes le seront aussi.

Il a aussi invité tous les Libanais à appuyer le gouvernement dans le traitement de ce dossier qui sera bénéfique pour tout le pays et enfin, il a appelé les Libanais à préserver leurs éléments de force, en particulier la fameuse équation « armée, peuple, résistance ».