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Côte d’Ivoire : Bédié Konan, le chef devenu un chiffon !

« Tant que tu n’es pas mort, tu ne peux pas savoir comment tu vas terminer ta vie ». Cet adage a désormais un sens chez l’homme. Konan Bédié. Le fils de Daoukro. Cet homme dont on dit qu’il a eu des rapports peu recommandables avec les caisses de l’Etat.

Imposé Chef à tour de bras par Houphouët-Boigny, l’homme donnait l’impression d’incarner quelque chose de noble que le vieux voyait en lui. Il disait de lui qu’il avait « un cerveau électronique ». C’est Bédié lui-même qui nous l’a répété. Mais Houphouët ne s’est pas trompé. L’homme avait effectivement un cerveau électronique. Car du rôle de chef qui lui avait été confié, il a décidé d’exceller dans celui de chiffon comme s’il avait subi un court-circuit.

Sur ce coup, c’est la Côte d’Ivoire tout entière qui s’est plantée. Dans ce pays, un adage argotique dit qu’ »un chef n’est pas un chiffon ». Un groupe de chanteur le dit mieux que moi ; juste pour expliquer qu’un chef, même déchu, reste un chef car il conserve sa carrure, une partie de son aura de chef et l’expérience qui donne un contenu à sa carrière passée.

Mais le cerveau électronique de Bédié semble avoir reçu la visite de virus informatiques. Il donne l’air d’avoir été formaté de sorte que même son propre passé, il l’attribue à Laurent GBAGBO : réflexe ethnique, répression des étudiants, bastonnade d’hommes politiques, chasse à l’homme contre Dramane Ouattara et ses affidés, dénonciation de l’origine voltaïque de Dramane Ouattara, détournement de deniers publics, péchés d’orgueil avec des festivités organisées pour fêter plus d’une fois les milliards pompés des caisses de l’Etat, Ivoirité, etc.

Aujourd’hui, l’homme fait figure de sage au RHDP, le projet de parti unique géré par Dramane Ouattara. Mais « il y a sage et puis sage ». Le dirait l’autre.

Car l’avantage de l’âge ne fait pas le sage. Cela se dit en pays baoulé dont il est originaire. On naît sage. Sage pour diriger. Sage pour réconcilier. Sage pour développer. Sage pour la parole dite en publique. On ne devient pas sage parce qu’on est riche, gros, grand, vieux ou vieillard.

Et le « sage » du RHDP met tout le monde mal à l’aise. Du rôle de patriarche lucide qui devait être le sien, il est devenu le valet de service des causes viles et vaines de Dramane Ouattara. De celui de Porte-parole pour tenter de clouer au pilori Laurent GBAGBO à celui du perroquet répétant les instructions du petit Sarkozy, Bédié se sent bien dans la peau de celui qui met à l’écart tous les cadres du PDCI qui n’approuvent pas la croisade haineuse de Dramane Ouattara contre leurs frères du FPI/CNRD.

Il soutient mordicus que Laurent GBAGBO doit terminer ses jours en prison après un passage à la CPI. Il pense que la justice doit punir sévèrement les crimes économiques. Lui. Bédié. Il ose dire cela !?

Puis il s’adresse au monde entier pour demander que les élans génocidaires de Ouattara soient sous bonne protection des armées étrangères.

Finalement, tout est clair que l’homme a trouvé de quoi occuper son temps entre deux verres. C’est aussi cela, les revers de l’âge et de la retraite. On s’ennuie. On est oisif. Or l’oisiveté est la mère de tous les vices. Donc il s’y adonne. Vice de la haine. Vice de l’intolérance. Vice de la calomnie. Vice de la division. Vice de l’épuration politique. Vice du tribalisme. Vice de l’arrogance.

Or, un chef, un vrai chef Akan, pour ce qu’il m’en a été dit, reste sobre, stratège et d’un charisme intelligent. Il unit. Il évite de créer des précédents fâcheux. Car il sait que la vie est une roue qui tourne. Il consulte toujours ses proches et ses notables avant de parler. Il n’est pas porté sur le gain matériel qui rend esclave. Et il évite de se faire acheter par qui que ce soit, afin de garder son autonomie de pensée et de parole. Ces traits du chef Akan, sont aussi les traits nobles de tous les vrais chefs Africains. Mais Bédié n’a plus ou peut-être n’a jamais eu un seul de ses traits.

Alors posons-nous la question. Pourquoi Houphouët l’a-t-il choisi ? Le vieux voulait-il punir son peuple après son départ ? Parce qu’en ajoutant à Bédié, Dramane Ouattara qu’houphouët a importé en Côte d’Ivoire comme une marchandise prohibée, on est tenté de s’interroger sur les intentions du vieux.

Aujourd’hui, c’est le Voltaïque qui est dans le rôle du chef. Et Bédié, s’occupe bien du côté chiffon. Nettoyer, polir, tenter de valoriser, puis nettoyer, et encore nettoyer. Car chaque instant, le voltaïque souille l’image de la Côte d’Ivoire, par la haine, l’incompétence, le faux, la confusion à tous égards, les meurtres, les sacrifices humains, qui sont autant de déchets qui demandent un service de chiffonnier 24H/24.

Mais Bédié est dans la place. Les mallettes de billets CFA soustraits des caisses perforées de l’Etat à son attention, les champagnes long cou, la calomnie contre Laurent GBAGBO, voilà autant de passe-temps qui meublent bien ses vieux jours.

Et pour les chemins tortueux de sa vie, ne vous en faites pas. Il comprendra le moment venu, qu’il crèvera sans funérailles pour le rôle de chef chiffon qu’il s’est donné désormais. Car ce rôle qu’il s’est choisi, il doit être le seul à en payer le prix.

A très bientôt.

Hassane Magued

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Obama sollicité par Human rights watch pour mettre la main sur Georges Bush pour ses actes de torture et crimes de guerre

Human rights watch, dans un rapport de 107 pages publié le 12 juillet 2001, demande à Barack Obama d’ordonner l’ouverture d’une enquête criminelle sur les allégations d’abus subis par des détenus et autorisés par Georges W. Bush ainsi que d’autres hauts fonctionnaires américains.

« Des preuves accablantes d’actes de torture commis sous l’administration Bush obligent le président Barack Obama à ordonner l’ouverture d’une enquête criminelle sur les allégations d’abus subis par des détenus et autorisés par l’ancien président George W. Bush ainsi que d’autres hauts fonctionnaires américains, est-il écrit dans ce rapport de Human Rights Watch.

L’ancien Président américain Georges W. Bush est sous la menace de poursuites judiciaires. Dans ce rapport, Human rights watch (Hrw) fait état de preuves accablantes d’actes de torture commis sous son administration.

 «L’Administration Obama n’a pas respecté à ce jour l’obligation d’enquêter sur les actes de torture et autres mauvais traitements infligés aux détenus qui incombe aux Etats-Unis en vertu de la Convention contre la torture», ajoute Human rights watch (Hrw).

Ce rapport intitulé Getting Away with Torture : The Bush Administration and Mistrea­tment of Detainees (Torture et impunité : L’Administration Bush et les mauvais traitements infligés aux détenus) présente des informations substantielles justifiant la tenue d’enquêtes criminelles à l’encontre de George Bush et de plusieurs hauts fonctionnaires de son Adminis­tra­tion, notamment l’ancien Vice-président Dick Cheney, l’ancien secrétaire d’Etat à la Défense Donald Rumsfeld et l’ancien directeur de la Cia George Tenet, au motif qu’ils ont ordonné des pratiques comme le «waterboarding» (simulacre de noyade), l’utilisation de prisons secrètes par la Cia et le transfert de détenus vers des pays où ils ont ensuite été torturés. «Nous avons examiné tous les docu­ments, tous les rapports et nous considérons que le Président Obama est obligé d’ouvrir une enquête sur la participation de l’ancien Président George Bush, de l’ancien Vice-président Dick Cheney, de l’ancien secrétaire d’Etat à la Défense Donald Rumsfeld et de l’ancien directeur de la Cia Georges Tenet pour avoir autorisé des actes de torture et des crimes de guerre. Le Président Obama ne peut pas aborder les pratiques de torture systématique sous l’Administration Bush comme s’il s’agissait d’un choix politique regrettable, il doit les traiter comme des crimes», déclare Reed Brody, conseiller juridique et porte-parole de Human rights watch, auteur du rapport.

Selon Hrw, si le gouvernement américain n’engage pas d’enquêtes criminelles crédibles, d’autres pays devront en vertu du droit international poursuivre en Justice les officiels américains impliqués dans des crimes à l’encontre de détenus. «Les Etats-Unis sont  obligés par la Convention des Nations unies contre la torture, de mener une investigation sérieuse et approfondie sur ces crimes. Si les Etats-Unis ne le font pas, il incombe aux autres pays au nom du principe de la compétence universelle de le faire», ajoute Reed Brody.

En outre, l’organisation de défense des droits de l’Homme indique dans son rapport que les victimes de torture devraient percevoir une indemnisation juste et adéquate, conformément aux dispositions de la Con­vention contre la torture. Mais, le seul hic, ajoute-t-elle, les Adminis­trations Bush et Obama ont réussi à ce jour à empêcher les tribunaux d’examiner la validité d’allégations de torture dans des procès civils, en invoquant de manière élargie des doctrines légales comme celles concernant les secrets d’Etat et l’immunité de fonctionnaires.

Human rights watch précise que l’actuelle absence d’une enquête du gouvernement américain à l’encontre d’officiels de ce pays dans des affaires de torture et de mauvais traitements infligés à des détenus, affaiblit les initiatives entreprises par les Etats-Unis visant à exiger des comptes aux auteurs de violations des droits humains dans d’autres pays.

« Les États-Unis ont raison d’insister pour que justice soit faite pour des crimes internationaux graves perpétrés dans des lieux comme le Darfour, la Libye et le Sri Lanka, mais il ne peut pas y avoir deux poids deux mesures », a conclu Kenneth Roth. « Lorsque le gouvernement américain met ses propres représentants à l’abri d’enquêtes et de poursuites judiciaires, il permet à d’autres pays de rejeter plus fermement toute initiative internationale visant à traduire en justice les auteurs de crimes graves. » , conclut Reed Brody.

Côte d’Ivoire: Des partisans de Gbagbo torturés et exécutés par les Frci

Human Rights Watch a rendu public le 02 juin 2011 un rapport dont une partie a pour l’instant été traduite en français.

Dakar – Les forces armées fidèles au président Alassane Ouattara ont tué au moins 149 partisans réels ou perçus comme tel de l’ancien Président Laurent Gbagbo depuis sa prise de contrôle de la capitale commerciale, à la mi-avril 2011, déclare Human Rights Watch aujourd’hui. Les miliciens Pro-Gbagbo ont tué au moins 220 hommes dans les jours précédant et suivant immédiatement l’arrestation de M. Gbagbo, le 11 avril, lorsque le conflit de près de quatre mois touchait à sa fin.

Entre le 13 mai et 25, Human Rights Watch a interrogé 132 victimes et des témoins des violences perpétrées par les deux camps lors de la bataille d’Abidjan et les semaines après l’arrestation de M. Gbagbo. Homicides, torture et traitement inhumain par les forces armées Ouattara a continué, pendant qu’un chercheur de Human Rights Watch se trouvait à Abidjan, avec une visée beaucoup plus ethnique au cours de nombreux actes de représailles et d’intimidation.
“L’espoir d’une ère nouvelle après l’investiture du président Ouattara va s’estomper rapidement à moins que ces exactions horribles contre les militants pro-Gbagbo ne cesse immédiatement », a indiqué Corinne Dufka, chercheur à Human Rights Watch pour l’Afrique de l’Ouest. “Le président a promis plusieurs fois des enquêtes crédibles, impartiales et des poursuites contre les personnes inculpées; il est maintenant temps de tenir ces promesses”

Les Forces de Ouattara appelée: Forces Républicaines de la Côte d’Ivoire, FRCI) ont tué au moins 95 personnes non armés à Abidjan au cours des opérations à la fin avril et en mai, quand elles ont bouclé et fouillé les zones auparavant sous contrôle des milices pro-Gbagbo , constate Human Rights Watch. La majorité des violations documentées ont eu lieu dans le bastion pro-Gbagbo de Yopougon durant une longue période, l’épicentre de la bataille finale à Abidjan. La plupart des meurtres ont été des exécutions à bout portant de jeunes issus de groupes ethniques généralement favorable à Gbagbo, dans ce qui semblait être une punition collective pour la participation de ces groupes au renforcement des milices de Gbagbo.

Un homme a décrit comment les soldats des Forces républicaines ont exécuté son frère de 21 ans: «Deux d’entre eux ont attrapé ses jambes, deux autres lui tenaient les bras derrière lui, et un cinquième tenait sa tête, dit-il. “Puis un mec a sorti un couteau et a tranché la gorge de mon frère. Il criait. J’ai vu ses jambes s’agiter après l’égorgé, le sang ruisselait. Pendant qu’ils posaient cet acte, ils ont lancé qu’ils avaient pour objectif d’éliminer toutes les jeunes patriotes qui avaient causé tous les problèmes dans le pays. “

Une autre femme qui a assisté le 8 mai au meurtre de 18 jeunes caché dans Yopougon a été brutalement violée par un soldat des Forces républicain après avoir été contraints de charger leurs véhicules avec des biens pillés. Le 23 mai, un autre homme âgé vivant dans le même quartier a vu Forces républicaines exécuter son fils, qu’ils accusaient d’être un membre de la milice pro-Gbagbo.

Human Rights Watch a aussi documenté des exécutions extrajudiciaires dans 54 lieux de détention officiels et officieux, y compris dans les commissariats du 16e et du 37e arrondissement de Yopougon et aussi de l’utilisation d’un entrepôt d’huile et de gaz situé à GESCO comme une base des forces républicaines. Le 15 mai, Human Rights Watch a observé un corps brûlant vif à moins de 30 mètres du commissariat du 16e arrondissement. Plusieurs témoins ont raconté à Human Rights Watch le lendemain que c’était le corps d’un milicien capturés qui avaient été exécutés dans l’enceinte de ce poste de police.

Un soldat des Forces républicaines a aussi décrit l’exécution de 29 détenus au début du mois de Mai mais cela s’est passé à l’extérieur de leur entrepôt de GESCO. Le soldat a signalé que l’ordre d’execution est venu de Chérif Ousmane, proche allié du Premier ministre Guillaume Soro et commandant de zone de longue date de Bouaké. Deux autres témoins interrogés par Human Rights Watch ont déclaré qu’ils ont vu Ousmane dans un véhicule qui a exposé le corps torturé et exécuté d’un chef de milice d’un sous-quartier de Yopougon connu sur le nom de Koweit vers le 5 mai. Ousmane supervise les opérations des forces républicaines à Yopougon.
Human Rights Watch a non seulement recueilli des informations sur des meurtres, mais aussi interrogé des jeunes hommes qui avaient été arrêtés par les Forces républicaines et ensuite libérés, et documenté la détention arbitraire et le traitement inhumain de bon nombre d’autres jeunes hommes – souvent arrêtés pour aucune autre raison apparente que leur âge et leur groupe ethnique. Presque tous les ex-détenus ont indiqué avoir été frappés à plusieurs reprises avec des crosses de fusils, des ceintures, des cordes et à coups de poing pour leur arracher des informations sur l’endroit où des armes étaient cachées ou pour les punir pour leur appartenance présumée aux Jeunes Patriotes, un groupe de miliciens pro-Gbagbo. Plusieurs ex-détenus ont fait état d’actes de torture, notamment l’arrachage de dents d’une victime et le placement d’un couteau brûlant sur une autre victime, la coupant ensuite.

Human Rights Watch a appelé le gouvernement Ouattara à assurer immédiatement un traitement humain de toutes les personnes détenues et de fournir sans entrave l’accès aux sites de détention aux observateurs internationaux et membres de la division des droits de l’homme de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Opération des Nations VI Côte en d’Ivoire, ONUCI).

Les témoins ont souvent identifié les assassins ou les agresseurs en détention comme étant les Forces républicaines qui sont descendues sur Abidjan en provenance de leurs bases du nord, vêtus d’uniformes et de bottes militaires et arrivant souvent dans des véhicules marqués FRCI. Ces forces sont supervisées par Soro et le président Ouattara. De nombreux témoins et deux soldats qui avaient participé aux massacres ont déclaré que des commandants de rang moyen et supérieur avaient été présents à l’endroit même où certains meurtres ont eu lieu, ou à proximité.

Human Rights Watch a appelé le gouvernement de Ouattara à mettre en congé administratif immédiat, dans l’attente d’une enquête, les commandants contre lesquels il existe des preuves crédibles d’implication, soit directement, soit par la responsabilité de commandement, de meurtres, de tortures ou d’autres exactions graves. Au minimum, cela devrait inclure Chérif Ousmane et Ousmane Coulibaly pour d’éventuelles exactions commises à Yopougon et le capitaine Eddy Médy pour son rôle dans la supervision de l’offensive de l’ouest qui a fait des centaines de morts parmi les civils.

Le retrait des milices pro-Gbagbo a également laissé une trace sanglante au cours de la bataille finale pour Abidjan, a déclaré Human Rights Watch. Human Rights Watch a identifié et documenté l’assassinat de plus de 220 personnes par des groupes de miliciens pro-Gbagbo dans les jours et heures avant d’être contraints d’abandonner Abidjan. Le jour après que les Forces républicaines ont capturé Gbagbo, ses milices se sont déchaînées dans plusieurs zones de Yopougon, tuant plus de 80 personnes originaires du nord de la Côte d’Ivoire et des pays voisins d’Afrique occidentale en raison de leur soutien présumé à Ouattara.

Un homme de 65 ans qui se trouvait là a raconté comment des miliciens avaient tué cinq de ses fils après avoir fait irruption dans sa résidence le 12 avril, le lendemain de l’arrestation de Gbagbo. Les corps ont été enterrés dans une petite fosse commune, faisant partie de 14 sites identifiés par Human Rights Watch rien qu’à Yopougon. Human Rights Watch a documenté sept cas de violences sexuelles perpétrées par des miliciens, en particulier à Yopougon, accompagnés souvent par l’exécution de l’époux de la victime.

Au moins 3 000 civils ont été tués lors de la crise postélectorale du fait de graves violations du droit international de la part des forces armées des deux bords, a indiqué Human Rights Watch.

Le 19 mai, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a fait connaître son intention d’ouvrir une enquête sur les crimes commis en Côte d’Ivoire. Une enquête de la CPI pourrait apporter une contribution importante à la lutte contre l’impunité, mais Human Rights Watch a aussi exhorté l’administration Ouattara à tenir des procès nationaux équitables afin de garantir la justice pour les victimes et d’encourager le respect pour l’État de droit dans le pays dévasté par le conflit.

Human Rights Watch a présenté ses conclusions au ministre de l’Intérieur Bakayoko Hamed, qui a promis de convoquer une réunion d’urgence avec Soro et les principaux commandants des forces républicaines. Il a également assuré que le gouvernement Ouattara ne saurait protéger les forces militaires et de sécurité contre des poursuites pour les crimes qu’elles avaient commis ou qu’ils commettent. Les engagements du ministre ont été un signe positif et devraient être tenus rapidement, a ajouté Human Rights Watch.

«Si le président Ouattara envisage sérieusement de mettre cette décennie de violence à sa fin, il doit immédiatement suspendre et d’enquêter sur les commandants responsables de ces abus horribles”, a déclaré Mme Dufka. «Ceux qui seront inculpés pour crimes graves des deux côtés doivent être traduits en justice.”

Lire l’intégralité du communiqué en anglais en cliquant ici