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La troisième guerre mondiale

La crise de 1929 a entraîné la montée du nazisme et la Deuxième Guerre mondiale. Aujourd’hui, l’économie américaine est au bord de la désintégration, les prétendues révolutions arabes auront porté au pouvoir des islamistes, le moyen-orient est devenu une véritable poudrière en suspension. La Russie, elle-même, à la suite des législatives du 04 décembre a failli sombrer dans le chaos.

L’Agence de presse de la République Islamique d’Iran (IRNA) nous apprenait que des avions de chasse britannique et américains ont violé par trois (03) fois l’espace aérien de l’Iran puis lancé deux roquettes sur le village de Manyuhi à la frontière avec l’Iraq. Avançons-nous vers une nouvelle guerre mondiale ?

Un internaute décidément très bien inspiré ou alors bien informé a présenté le scénario de déroulement d’une troisième guerre mondiale.

Commentaire d’un internaute à l’article Dernière année avant la fin du monde ? du point.fr

01 septembre 2012. L’OTAN est dissoute après une crise interne profonde entre l’Allemagne, la Turquie d’un côté, la France et les USA de l’autre.

05 septembre 2012. L’État de la Palestine est reconnu par la Russie, l’Iran et la Chine et quelques pays arabes. La ligue arabe est dissoute. Israël menace de frapper la Palestine et les pays arabes.

08 septembre 2012. Une vague d’attentats suicides sans précédant frappe Tel-aviv, Paris, Londres et Los Angeles. Le Hezbollah revendique l’ensemble.

9 Septembre 2012. Après une multitude de mises en garde, l’armée israélienne fait décoller dans le plus grand secret 12 bombardiers lourdement armés de bombes anti-bunkers en direction de l’Iran pour anéantir tout son programme nucléaire. Volant à de très basses altitudes, ils contournent tous les radars sur leur chemin, mais 6 sont abattus au dessus de l’Iran qui venait de dévoiler ses S-300 russes nouvellement opérationnels. Les autres avions réussissent à déjouer les missiles et à détruire la centrale de Bouchehr dans le sud du pays, entrainant une fuite radioactive tuant 10.000 personnes sur le coup. La riposte ne se fait pas attendre.

10 septembre 2012 – 03h15. Le Président iranien ordonne la mobilisation générale. 16 missiles Shehab-3 sont lancés sur les bases US en Irak et 9 en Arabie Saoudite qui feront au total 451 morts de soldats, 40 % des missiles étant interceptés par les batteries Patriot déployées. Le Hezbollah profita de cette panique pour mener une incursion en terre d’Israël et parvient à frapper dur Tsahal en tuant 26 soldats israéliens et en capturant 16 dont 9 furent exécutés en direct sur la TV du Hezbollah.

06h30. Le Congrès américain réuni en urgence autorisa le Président à user de l’arme nucléaire contre l’Iran afin de profiter du conflit pour l’envahir.

06h. 45. Israël craignant une attaque imminente des pays arabes lança une attaque préventive sur la Syrie, le Liban et la Jordanie en détruisant des bases stratégiques. Mais l’attaque n’atteint pas l’objectif escompté car la Syrie possédait les anti-aériens russes S-300 en secret. Le Président américain accuse alors la Russie de complice et menace de guerre nucléaire.

07h00. La Chine affirme qu’elle compte rétablir l’ordre constitutionnel en annexant Taïwan et menace une riposte nucléaire à tout intrus.

07h10 L’armée Nord- Coréenne se dit prête à annexer la Corée du Sud et menace une riposte nucléaire sur le sol américain et japonais. Le japon est en alerte 4.

07h20. Toutes les armes nucléaires de la planète sont déployées.

07h25. Le Président Égyptien est victime d’un attentat suicide par des islamistes dans son palais pour avoir eu des relations avec Israël. Les radicaux prennent le pouvoir et veulent rayer Israël de la carte. 600.000 soldats sont mobilisés.

07h30. L’armée révolutionnaire de l’Iran bloque le Detroit d’Ormuz torpillant 4 navires européens.

08h00. Un 1er flot spectaculaire de 340 missiles coordonné par 5 pays dont l’Égypte, la Syrie, la Jordanie, le Liban et le Hezbollah s’abat sur la capitale israélienne détruisant 75 % des infrastructures stratégiques. Cette attaque fait 65.000 morts civiles et militaires. Le peuple juif est anéanti.

En riposte Israël pulvérise la Jordanie avec 05 missiles nucléaires. 5 millions de morts

08h30. Le monde sait que l’arme nucléaire venait d’être utilisée. Les Européens ne condamnent pas l’acte d’Israël. La Russie menace de nouveau les USA.

08h45. En représailles des attaques de leurs bases, les USA lancent 500 missiles chimiques sur l’Iran, le Liban et la Syrie. La Capitale iranienne est dévastée. 4 millions de morts.

09h00. Kim-Jong ordonna l’attaque sur Séoul. 150 Missiles ravagent la péninsule sud-coréenne avec 5 millions de morts. L’armée américaine riposte avec 15 bombardiers. Mais 11 sont abattus par des batteries S-400 russes et les bases militaires US en Corée du Sud sont détruites à 75 % avec l’aide des forces stratégiques russes. Alors les USA déclarent la guerre à la Russie. Le monde entier retient son souffle.

09h15. L’Union européenne dit être neutre. Mais prépare le débarquement sur Moscou en secret.

09h20. L’Iran déclare avoir l’arme nucléaire et lance 18 missiles Shahab-3 qui détruiront tout l’Israël.

09h25. Les USA lancent 160 missiles nucléaires. 100 sont interceptés, mais le reste anéantira l’Iran, la Syrie et le Sud Liban.

09h40. Le Pakistan profite de la situation et lance 96 missiles nucléaires sur l’Inde qui en représailles lance 211 bombes à hydrogène qui feront 45 millions de victimes pakistanaises et l’anéantissement des grandes villes.

11h15. Un débarquement chinois sur l’ile rebelle de Taïwan est repoussé farouchement avec de lourdes pertes. La Chine lance un ultimatum aux USA qu’une attaque nucléaire est imminente.

13h50. En parfaite synchronisation la Chine, la Russie et la Corée du Nord lancent au total 3.550 missiles nucléaires de 3.000 mégatonnes sur les États-Unis, le Japon et l’Europe. 30 % seront interceptés, mais le bilan est indescriptible. Washington dévasté, New York rayé, Chicago pulvérisé, 60 % des bases militaires détruites… 59 millions de morts. Coté européen, Paris, Londres et Bruxelles sont pulvérisés avec 32 millions de morts. Le japon est détruit à 65 % avec 35 millions de victimes.

14h10. La riposte américaine est de faible teneur due à l’effet de la 1ère frappe alliée : Pyongyang, Shanghai, Saint-Pétersbourg sont détruits. Moscou et Pékin sont intactes dû à 2.000 batteries S-400 et 1.200 S-500 déployés et à un cyber attaque sans précédent sur les serveurs militaires US par la Chine paralysant l’infrastructure du Pentagone et le NORAD. Les USA perdent alors tout le contrôle des missiles.

14h30. Les alliés menacent les USA d’une 2ème frappe si, ils ne signaient pas une reddition inconditionnelle.

15h35. Un 2e lot de 1.000 missiles des alliés volent vers leurs cibles sur le sol américain.

15h40. Une riposte américaine est maitrisée et 09 sous-marins US sont détectés par le Système GLONASS et sont détruits, les bases du NORAD sont anéanties. La Maison blanche rendue en poussière avec le Congrès et le Pentagone. Les USA se rendent comptent de la défaite, mais résistent contre l’humiliation.

15h50. Plus de 420 missiles frappent leurs cibles et c’est la fin des États-Unis si le reste s’abattait car tout était fini.

16h58. Les USA acceptent la reddition sans condition et c’est la fin de la guerre et les autres missiles sont autodétruits.

AB

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Les « États Arabes», otages de leur « Ligue »

Les « États Arabes», otages de leur « Ligue » : Entre l’immobilisme, la subordination et l’attrape-nigaud, par DJERRAD Amar

Depuis sa création en 1945 par sept pays arabes, dont la Syrie, la «Ligue des États arabes» a pour objectif d’unifier la «nation arabe», de défendre les intérêts des États membres, de faire face à toute ingérence des puissances dans la région. Elle se voulait aussi une force de proposition et d’impulsion. Mais les divergences sont telles que ses actions et initiatives, même de paix, restent au mieux à effets modestes. Les 22 États membres connaissent des divisions liées aux vicissitudes des relations dues à la nature de leurs systèmes politiques souvent antinomiques.

Deux visions politiques s’affrontent à ce jour. L’une ‘pro-occidentale’ que mène l’axe monarchique, l’autre plus indépendantiste que mène l’axe républicain. Sur la trentaine de sommets organisés entre 1946 et 2011, dont 12 sommets en urgence – où les  résolutions les plus importantes concernent la Palestine – on ne relève aucun qui eut un impact signification. Le semblant d’unité apparait plutôt dans l’hostilité à Israël; quoi que… car, le dossier palestinien n’a pas vraiment unis les membres même lors de l’agression israélienne contre Gaza, le Qatar, pays hôte du sommet de 2009, avait tenté de mener un camp favorable au Hamas contre l’Autorité palestinienne, ou contre le Liban. Il y a aussi ce «lâchage» de la Syrie qui avait refusé, avec le Liban, d’adhérer à la convention sur le «terrorisme» qui ne distingue pas ceux qui  luttent pour la liberté et l’indépendance ; allusion au Hezbollah. Ajoutons la partition du Soudan, le chaos de la Somalie, l’invasion de l’Irak, l’agression du Liban et de la Libye et maintenant les provocations et menaces sur la Syrie. La ligue arabe a été non seulement d’aucune utilité, mais a joué un rôle négatif contre certains de ses propres membres.

La géniale maxime anonyme, (elle n’est pas d’Ibn Khaldoun) qui dit que  «les arabes se sont entendus pour ne pas s’entendre» est d’une réalité affligeante qui va plus loin puisque c’est la première fois qu’ils «s’entendent», dans la même année, mais pour…autoriser l’agression par l’Otan de la Libye ; suspendre, sanctionner et  menacer la Syrie. Une première dans l’art de se faire châtier par l’organisation censée protéger ses membres. Un grand progrès dans le…ridicule et l’abaissement!

Les peuples arabes savent que cette organisation a perdu son sens pour s’être laissée pervertir en un instrument au service du Grand Capital comme le sont toutes les organisations internationales, y compris droits de l’homme, l’AIEA. La plupart dépendantes des multinationales, leurs donatrices. L’ONU et ses institutions ne servent plus qu’à produire des alibis contre les pays ciblés ; que les ONG et les ‘journalistes’ font dans l’espionnage ; que la CPI s’utilise pour criminaliser les dirigeants indociles ; que le FMI sert à ruiner et gager les pays ; que la presse dite «mainstream» se consacre à la manipulation, la tromperie et le contrôle de l’opinion ; que l’OTAN se réserve pour l’agression et dévastation.

La Ligue arabe ne peut échapper aux plans des lobbies militaro-financiers, de quadrillage du monde pour mieux se servir. Ce sont ces lobbies qui commanditent les guerres, déstabilisent et assassinent et qui, après l’Irak, l’Afghanistan, le Liban et la Libye, bousculent à une confrontation avec l’Iran via la déstabilisation de la Syrie. L’Afrique en paie le prix le plus cher avec l’assassinat de 21 présidents depuis 1960 : de Sylvanus Olympio en 1963 président du Togo à Kadhafi.

Quel autre moyen le plus sûr pour  déstabiliser les États arabes – qui présentent un danger pour leurs intérêts et Israël ou seraient un mauvais exemple pour les monarchies vassales – que celui de le faire par les arabes eux-mêmes en leur faisant la guerre avec leurs propres citoyens! La Syrie reste le dernier «verrou» tenace pour sa résistance, dans la région.

L’État le mieux indiqué pour mener la tâche de manipuler et de piéger, tel un cheval de Troie, la Ligue Arabe – après l’éviction par leur peuple des deux renégats Moubarak et Ben Ali – est bien le Qatar en la personne de son Émir –  ce vague mestre des américano-sionistes, celui qui a renversé son père, – et ce, pour sa forte dépendance de l’Occident et ses prédispositions à la félonie. Ce Qatar qui offre aussi des possibilités d’actions militaires proches des zones convoitées. Il est assisté par la Turquie de Erdogan, un nouveau ottoman, chargée de servir de base pour les actions armées et subversives.

Le choix de la Libye, en priorité, est stratégique – car un carrefour entre le Moyen Orient (MO), l’Afrique et l’Occident et constituant de plus, une porte moins risquée pour l’Afrique -puis tactique car, pays riche, moins peuplé et moins puissante militairement, dont la chute donnerait d’une part, selon leur vision, un exemple aux autres africains et d’autre part plus d’ardeur pour faire abdiquer la Syrie ; le point d’achoppement des velléités occidentales et sionistes. Cette indomptable Syrie qui fait le poids dans l’équilibre des forces entre l’Occident et l’Asie que représente en particulier la Russie et la Chine, dans ce que l’on appelle  l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) créée à Shanghai en 2001 dont l’Iran est membre.

Ce complot de l’Occident que pilote les EU pour le contrôle des richesses du MO  – qui vise à neutraliser ces puissances adverses traditionnelles afin de les rendre plus dépendante et donc plus vulnérables –  semble trouver en la Ligue un allié de taille au moment où des États Arabes traversent une période d’incertitudes politiques que l’Occident n’arrive pas à décrypter. D’où ses ingérences pour récupérer ces «révoltes» incontrôlées – qui remettent en cause les fondements et structures politiques archaïques – dans le sens de leurs intérêts sinon en susciter d’autres ‘contrôlées’ pour ensuite intervenir et recomposer dans le sens souhaité en usant des fallacieux prétextes humanistes et nouvellement du grotesque «protection des populations civiles».

Ce masochisme de la Ligue arrange bien certains. Nietzsche disait bien que  «si la souffrance, si même la douleur a un sens, il faut bien qu’elle fasse plaisir à quelqu’un…». Ce sont bien les États-liges du Golfe – organisés dans le «Conseil de Coopération des États arabes du Golfe», qu’appui la Turquie de Erdogan- qui sont chargés d’engager le bellicisme diplomatique en dictant à la Ligue ce qui doit et ne doit pas se faire. Ces monarchies ont le même rôle dans les institutions et organisations arabes que les sionistes dans les organisations et gouvernements Occidentaux; celui de déstabiliser tous ceux qui présentent un danger «idéologique» pour les monarchies ou «d’intérêts» pour le Grand Capital. D’où ce  ‘Conseil’ des «six pétromonarchies»  – qui se voulait un « bloc commercial » – mais qui travaille en fait pour des objectifs sournois ceux de servir les intérêts stratégiques de domination américaine et sioniste. Son influence est telle que ce CCG est surnommé le «bureau politique» de la Ligue puisque les résolutions sont décidées avant même que cette Ligue se réunisse. Avec le CCG, les valeurs sont inversées dans le sens où ce sont les monarchies qui gouvernent leurs contrées sans légitimité, que celle que leur fournit leurs protecteurs occidentaux, qui prennent le bâton de pèlerin pour imposer la démocratie et la liberté aux ‘ républiques’. Et la Turquie ? Les analyses soutiennent qu’Obama aurait répondu favorablement aux dirigeants d’Ankara pour  un« sous-impérialisme néo-ottoman » contrôlé par Washington après les inquiétudes de la Turquie de la domination exercée au M.O par Israël et les USA.

Par la Ligue, on se permet désormais d’exclure, de sanctionner et de menacer d’une intervention militaire étrangère, les Etats membres dont les politiques ne concordent pas avec les vues et objectifs de l’Occident sur la région, dont la prédominance d’Israël, conformément au projet du «Grand Moyen-Orient». Ce projet, devant dissoudre le monde musulman dans les fondements euro-atlantistes, consiste à agiter les peuples – en mettant en conflit les arabes musulmans et les chrétiens, les musulmans sunnites et chiites, les ethnies  – ensuite, recomposer dans le sens désiré. Le grand capital n’ayant pas de limite géographique ou morale considère le MO, d’un intérêt vital, région qu’il faut dominer par tous les moyens.

Il a été déployé un monstrueux dispositif d’endoctrinement et d’actions psychologiques que mènent des chaînes occidentales et les chaînes des pétromonarchies à savoir Al jazeera et Al arabia. Leur matraquage médiatique, a  dérouté les plus éveillés.  Beaucoup ont épousé leur cabale médiatique qu’a légitimé la Ligue du méprisant Amr Moussa et que semble aussi accepter l’autre nouveau égyptien Nabil Al-Arabi puisqu’il ne fait que lire ce qu’on lui présente sous l’œil du ministre Qatari des AE. Pour avoir encore plus de légitimité, on instrumentalise même la religion en obtenant la caution de Cheikhs réputés qui décrètent des ‘fatwas’ scélérates rendant licites ou illicites les mêmes choses et comportements en fonction des objectifs attendus du pays concerné, en s’appuyant sur des interprétations orientées et calculées de certains préceptes de l’Islam, allant jusqu’à rendre licite l’agression de la Libye par l’Otan ou bien appelant carrément à un bain de sang en Syrie comme le fait l’imam sunnite syrien al-Aroor, réfugié en Arabie Saoudite. Voilà encore le sinistre Cheikh Al-Qardawi, le protégé de l’Émir du Qatar, l’auteur de la ‘fatwa’ autorisant l’invasion de la Libye et l’assassinat de Kadhafi, qui appelle maintenant les libyens à se… «Réconcilier» en même temps qu’il autorise les «opposants syriens» à faire appel à l’Otan. Cet «Islam» là, modulable au gré des intérêts des puissants du moment et de leurs chimères, est bien étrange !

Dans cette offensive, on remarque bien que ce sont les régimes «républicains» réfractaire et pas les monarchies, que l’on vise pour les rendre au moins obéissants en installant des gouvernements  composés souvent d’opposants, félons et renégats. Sinon des États dit «Islamiques» sous forme d’«Émirat» en soutenant les tendances rétrogrades, obscurantistes et violentes désignées par «terroristes islamistes», que l’occident dit combattre, mais qu’il instrumentalise, comme en Libye, selon ses désidératas.

Que constate-t-on en Libye ? Un CNT – installé par l’Otan «représentant légitime du peuple libyen» pour réinstaurer un État-lige – dans la panique et aux abois qui n’arrive pas à mettre en place un gouvernement représentatif et qui fait appel, à nouveau, à la «communauté internationale» pour l’aider à se débarrasser des mêmes rebelles qu’il a employés pour installer le chaos. Un CNT qui cherche à récupérer les cadres de l’ancien régime pour reconstituer un état et redémarrer car, impossible de le faire avec l’armée de miliciens ignorants que l’on a utilisé comme chair à canon pour détruire leur pays et qui sombrent dans le désœuvrement. Un CNT qui constate des Benghazi se retourner contre lui par des manifestants réclamant une “nouvelle révolution”. Des libyens, ayant vécu dans la Jamahiriya mieux que beaucoup d’européens par les facilités et les biens gratuits que permet le système, qui se retrouvent maintenant par leur perfidie et prétention, en abattant l’ «nourricier», avec rien; obligés de quémander la nourriture ou de s’adonner au pillage, au racket et au trafic d’armes. Un pays déstructuré et insécurisé aux mains de brigands et d’aventuriers qui ont tué des dizaines de milliers (entre 50 et 70 000 morts) de leurs compatriotes civils que l’Otan a aidés par les bombardements aux missiles. Un pays où le peuple, de tempérament vengeur et tribal, n’oubliera jamais le sang innocent versé et les viols commis. Un pays réduit à la mendicité et aux pénuries y compris d’argent après des dizaines d’années de vie dans l’aisance. Des milices au début ‘unies’ mais qui maintenant, divisées, se font la guerre. Des «révolutionnaires» -composés de prisonniers libérés, de frustrés, d’ignares, de paumés –  floués et livrés au pillage et à la rapine, qui deviennent une armée de chômeurs…en arme défiant la nouvelle autorité. Une autorité – composée en grande majorité d’opposants opportunistes et cupides, de tendances contradictoires sous tutelle de la NED/CIA et le MI6 ou de renégats-  qui n’arrive pas à s’installer sur le territoire libyen à cause de l’insécurité et des attentats. Un pays ou les libyens, habitués au bien-être et au confort, ne sauront jamais faire le travail réservé à la main-d’œuvre immigrée qui représentait plus de 50 % de la population active; oui comment demander à 2 millions de libyens de remplacer les 02 millions d’immigrés qui sont partis. Même les candidats à l’émigration ne s’y aventureront plus à cause de l’insécurité et des caisses vides. Un pays où l’on a cédé la place au désordre et où l’on a éveillé l’esprit de résistance avec la naissance d’un «Front de libération». L’État libyen, avec ses institutions, est bien cassé et pour longtemps ! «Mais que croyaient ces zozos du CNT ?»disait Allain Jules. Citons aussi Félix Houphouët-Boigny «on n’apprécie le vrai bonheur que lorsqu’on l’a perdu».

Dans le cas de la Libye, le sinistre Bernard-Henri Lévy «philosophe» du mal a été l’entremetteur chargé de faire sous-traiter par la France de Sarkozy cette «opération Libye» et la Ligue arabe servir de caution. Avant même que la Libye ne tombe, ce manipulateur sioniste franco-israélien avait déclaré, à l’Université de Tel Aviv, en compagnie deTzipi Livni, «si nous réussissons à faire tomber Kadhafi ce sera un message pour Assad». Par affront, il a déclaré aussi lors d’une réunion du CRIF« c’est en tant que juif que j’ai participé à cette aventure politique, que j’ai contribué à définir des fronts militants, que j’ai contribué à élaborer pour mon pays et pour un autre pays une stratégie et des tactiques». Malgré les déclarations de Rasmussen, qui avait affirmé le mois d’octobre que l’alliance n’avait «… aucunement l’intention d’intervenir en Syrie…la seule façon d’avancer en Syrie … est de tenir compte des aspirations légitimes du peuple syrien…  nous avons pris la responsabilité de l’opération en Libye parce qu’il y avait un mandat clair des Nations unies, car nous avons eu un soutien fort et actif des pays de la région…aucune de ces conditions n’est remplie en Syrie », les choses ont évolué autrement.

Nous revoilà en Syrie avec les mêmes tactiques, mensonges et diversions avec l’usage des mêmes méthodes et procédés ! C’est-à-dire:

1/ Faire infiltrer les manifestations pacifiques et légitimes par des groupes chargés de détourner les revendications en révoltes contre le régime tout en chargeant d’autres embusqués de tirer sur les manifestants ; en même temps on active les cellules dormantes de passer à l’action armée

2/ Imputer les  exactions et crimes au «régime» en l’accusant de «tuer des civils qui manifestent pacifiquement».

3/ Tromper les opinions en leur faisant croire à un régime «dictatorial, répressif» pour le faire condamner par la «communauté internationale».

4/ Introduite auprès du CS des résolutions pour des sanctions économiques afin d’exacerber les choses et pousser le peuple à se révolter contre ses dirigeants.

5/ Faire admettre des «enquêteurs» et autres «journalistes» qui sont en fait des espions de guerre.

6/ Intervenir militairement sous des prétextes «humanitaire» en particulier «protéger les civils».

7/ Instaurer le chaos.

8/ Créer une entité, en lieu et place du gouvernement composée d’éléments à leur solde

9/ Traduire les responsables comme des criminels de guerre devant un Tribunal Spécial.

DJERRAD Amar

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Farid Benyahia : «L’Algérie a les moyens de produire son arme atomique»

Affirmation sérieuse ou provocation

Un chercheur annonce : «L’Algérie a les moyens de produire son arme atomique»

Dr Farid Benyahia au Forum d’El Moudjahid

«L’Algérie a, si elle le veut, les moyens de produire son arme atomique en 36 à 46 mois.» Cette déclaration est de Farid Benyahia, docteur en relations internationales diplomatiques, qui a animé, hier, une conférence-débat au forum du quotidien El Moudjahid sur «l’impact de l’utilisation de la nanotechnologie sur les systèmes d’information et la guerre électronique». Selon lui, l’Algérie dispose de l’infrastructure nécessaire (le réacteur d’Aïn Oussara) bien avant le Pakistan – qui est aujourd’hui une puissance nucléaire – et l’Iran qui cherche à le devenir.

«Ce qui nous manque, c’est la volonté politique», relève-t-il. Les priorités des autorités, «pour le moment», sont d’après lui l’amorce d’un développement économique hors hydrocarbures, l’investissement dans les énergies renouvelables et la sécurité intérieure du pays. M. Benyahia défend l’option du nucléaire en ce sens que les engins atomiques constituent une arme de dissuasion contre toute attaque militaire étrangère directe.

Dans le cas de l’Algérie, «il faut un changement de politique, des finances et des compétences». «Les puissances nucléaires ne se sont jamais fait la guerre», fait-il observer.

Le conférencier fait aussi part d’un débat chez les stratèges de l’armée algérienne sur la nécessité de s’équiper plutôt de matériel léger mais doté de haute technologie plutôt que de continuer à acquérir un arsenal lourd. «L’Algérie est la première puissance de feu à l’échelle africaine», indique-t-il.

L’invité du forum d’El Moudjahid plaide pour un système de défense militaire basé sur l’acquisition des nanotechnologies et l’encouragement de la recherche dans ce domaine en favorisant surtout l’apparition des thinks thanks (laboratoires d’idées) regroupant des experts qui produisent des études et des propositions diverses.

Les nanotechnologies sont au croisement de plusieurs disciplines scientifiques comme l’électronique, la mécanique, la chimie et la biologie ; elles manipulent des objets d’une taille de l’ordre du nanomètre (un milliardième), une unité beaucoup plus petite que le centimètre. «Les responsables algériens manquent de visibilité en matière de nanotechnologies et de guerre électronique», estime M. Benyahia.

Les capacités de l’Iran dans la guerre électronique

Pour illustrer «la guerre électronique» en cours dans le monde, qui est à son avis celle des mathématiciens, des électroniciens et des informaticiens – alors que la Première Guerre mondiale était celle des chimistes et la seconde celle des physiciens, il donne un exemple d’une brûlante actualité vécu au Moyen-Orient.

En effet, les Gardiens de la révolution iranienne ont annoncé, le mercredi 4 décembre, l’interception d’un drone américain RQ-170 Sentinel en mission d’espionnage au-dessus du pays pour le compte de la CIA. Appelé aussi «la bête de Kandahar», ce magnifique bijou électronique a quitté une base militaire en Afghanistan pour une mission de reconnaissance, avant d’être forcé d’atterrir en territoire iranien.

Selon Téhéran, cette prise de guerre a été réalisée par un détournement conduit par des spécialistes de la guerre électronique, à travers une intrusion dans le système de guidage GPS du drone. Les Iraniens révèlent avoir intercepté auparavant six autres drones espions, quatre appartenant aux Israéliens et deux aux Américains.

La Maison-Blanche, reconnaissant cette perte, exige la restitution de la «bête de Kandahar» et parle «d’incident technique» pour expliquer cette mésaventure. Cela n’a pas convaincu les spécialistes qui s’interrogent sur le fait que les Américains n’ont pas prévu un système d’autodestruction en cas d’interception du drone.

Un ancien officier de la CIA, tout en mettant l’accent sur la capacité défensive et de renseignements de l’Iran, a souligné que la perte du drone était une bonne leçon pour Washington pour ne pas sous-estimer la capacité de l’Iran. Selon lui, cette interception avait comme message pour l’armée américaine d’être plus prudente et de savoir que la capacité défensive de l’Iran est beaucoup plus que les autorités américaines s’imaginent.

Cet épisode ne signifie pas que les deux pays se situent au même niveau de développement technologique. «Les Iraniens malgré l’embargo international, sont arrivés à un niveau de décryptage très avancé. Dans le domaine scientifique, tout se vend et tout s’achète avec quelques difficultés à surmonter.

Cela demande un haut niveau de renseignement. Je pense que les Iraniens ont acquis une certaine matière technologique de manière informelle et une autre de manière formelle.

C’est une réalité», explique M. Benyahia. Intervenant lors du débat, l’expert international en économie, Mebarek Malek Serraï, s’est dit surpris d’entendre un ami de longue date, un homme qui a fait campagne à l’est du pays, en 2005, en faveur du référendum sur la paix et la réconciliation nationale, développer un discours en faveur du nucléaire, entendu comme un soutien aux manières fortes dans le règlement des relations internationales.

L’intéressé réplique qu’il souscrit pleinement à l’idéal de la paix mais qu’il y a une réalité sur le terrain qu’il faut voir de face. Sa religion est faite : «Il faut être fort pour imposer la paix.»

D. C.

Le Temps d’Algérie

Du printemps arabe au printemps russe ou comment on manipule la jeunesse

A la faveur des élections législatives du 04 décembre dernier en Russie, des mouvements de contestation ont vu le jour et en l’espace de quelques heures se sont radicalisés ; ce qui a fait les choux gras des médias à sensation. Les événements des 5 et 6 décembre sur Tchistye Prudy et sur la place Triumfalnaïa ont été relayés avec plaisir. Les médias s’empressaient de nous annoncer qu’il y a eu fraudes électorales organisées par « Russie Unie », le parti représenté par le tandem Poutine-Medevdev et que tout ce beau monde était descendu dans les rues pour affirmer leur mécontentement. Un groupe baptisé «Manifestation pour des élections honnêtes» appelait mercredi sur plusieurs réseaux sociaux à un nouveau rassemblement samedi après-midi en plein centre de Moscou. Un autre groupe, dénommé «Contre le parti des escrocs et des voleurs pour désigner le parti au pouvoir Russie unie, appelait de son côté à se rassembler tous les jours à 19H00 (15H00 GMT). «Puisque le pouvoir a volé les élections au peuple, nous ne pouvons défendre nos droits que dans la rue!», proclame le groupe sur Internet.

Et quand on entend quelques figures de l’opposition russe ; telle que Ekaterina Alexeïeva, représentante de l’Union démocratique de St Pétersbourg dire : « Les gens qui manifestent aujourd’hui à St Pétersbourg sont de nouveaux militants, des jeunes que l’on n’avait jamais vus avant. …Le reste se fera dans la rue. » et,  Iaroslav Nikitenko, activiste écologiste de compléter : « Dès le 4 décembre il y a eu des manifestations anarchistes. Pour eux, le seul choix est un vote « contre tous ». Ce n’est qu’en sortant dans la rue que nous pourrons changer le système : il ne faut plus émettre de demandes pour telle ou telle protestation. Désormais, il faut simplement envahir les rues », on se demande qui veut déstabiliser la Russie et qui a bien intérêt à la voir se désagréger ? précisément en ce moment.

Les manifestants ont redoublé d’ardeur après les propos d’Hilarry Clinton qui, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’OSCE, tenue le 6 décembre à Vilnius, a affirmé que ces élections n’étaient « ni libres ni justes ». Le 29 novembre dernier, Vladimir Titorenko, l’ambassadeur de Russie à Doha et les employés de l’ambassade russe au Qatar ont été brutalisés par des douaniers et des policiers qataris qui, ont également tenté de s’emparer de la valise diplomatique de l’ambassadeur à sa descente d’avion.

Au delà des visées électoralistes, la suite accélérée d’incidents reflète bien un plan conçu et exécuté par étapes.

Les raisons sous-jacentes qui poussent les États-Unis et ses alliés occidentaux à mener une guerre totale ont été récemment détaillées par Greg Hunter, célèbre journaliste d’investigation américain dans un document, Pourquoi « Le monde est-il devenu hors de contrôle ?« . Il révèle que la totalité de l’édifice des systèmes économiques occidentaux s’effrite sous le poids de plus de $ 100 mille milliards de dollars de dette et qu’ils ne sont pas en mesure de les rembourser : « Jamais dans l’histoire le monde n’a été aussi proche d’un chaos financier total et la guerre nucléaire dans le même temps. « 

Pour Lyndon Larouche – qui, après l’assassinat extra-judiciaire de Mouammar Kadhafi avait mis en garde contre une escalade vers un conflit mondial opposant l’axe transatlantique aux puissances du monde Asie-Pacifique –  le monde n’a jamais été aussi proche d’une nouvelle guerre. Aussi, la volonté de Barack Obama d’occuper une place militaire centrale en Asie Pacifique amène la Chine à prendre des mesures de protection. Le président Hu Jintao a appelé la marine chinoise à « accélérer résolument sa modernisation » et à « mener des préparatifs intensifs pour le combat militaire », afin de « sauvegarder la sécurité nationale et la paix mondiale ». La Chine il faut le dire, dispose de l’armée la plus importante au monde. Cet appel à la guerre du Président Hu est rejoint par le contre-amiral Zhang Zhaozhong qui, de même, a averti la semaine dernière que « la Chine n’hésitera pas à protéger l’Iran, même avec une troisième guerre mondiale ».

Face aux menaces d’invasion de la Syrie par les exportateurs de démocratie, la Syrie mobilise elle aussi ses capacités militaires ; les Etats-Unis étant à la manœuvre pour créer une zone d’exclusion aérienne en Syrie, comme ils l’ont fait en Libye, et une zone tampon entre la Turquie et la Syrie. Selon le quotidien syrien Al Thawra, La Syrie a organisé le 5 décembre des exercices militaires à armes réelles destinés à tester la force de frappe de ses missiles à longue portée, de ses véhicules blindés et de ses divisions d’hélicoptères, en cas d‘agression militaire étrangère. Elle a déployé des missiles « Scud », tout au long de sa frontière avec la Turquie et l’Irak, et les a dirigés vers la Turquie, principal allié circonstanciel de l’OTAN dans la région . Bachar el-Assad a par ailleurs promis de tirer des « centaines de missiles » sur le territoire israélien si l’Otan attaque son pays.

L’Iran n’est pas du reste. Elle aussi, face aux menaces de frappes aériennes contre ses installations nucléaires a décrété la mobilisation générale. Le général Massoud Jazayeri, chef d’état-major adjoint des forces iraniennes, averti de « détruire Israël » et d’ajouter « Notre réponse à une attaque ne sera pas limitée au Proche-Orient, nous avons des plans prêts pour réagir ». Mohammad Ali Jaafari, commandant des Gardiens de la Révolution a procédé à la mobilisation des forces. La décision aurait même été prise de disperser les missiles Shahab de longue portée, les explosifs sophistiqués, l’artillerie et les unités des Gardiens vers des lieux secrets, pour éviter les actes de sabotage.

Le monde avance t-il petit à petit vers un conflit majeur ? La suite nous le dira.

Israël : L’ancien président Moshé Katzav purge sa peine de prison pour viols dans la prison de Maasiyahu

L’ancien président israélien Moshé Katzav, condamné à sept ans de prison ferme pour viols, a été écroué dans la prison de Maasiyahu à Ramleh au sud de Tel-Aviv.

L’ex-président israélien Moshé Katzav

Moshé Katzav, 66 ans, a été reconnu coupable notamment de viols à l’encontre de deux de ses collaboratrices à l’époque où il était ministre du Tourisme dans les années 90, de harcèlements sexuels, de subordination de témoins et d’entraves à la justice.

Son appel devant la Cour suprême a été rejeté le mois dernier. Président de l’Etat d’Israël de 2000 à 2007, année où il a été contraint à la démission, Moshé Katzav a constamment proclamé son innocence. La radio militaire a précisé qu’au début de sa période de détention, un gardien sera spécialement affecté à sa surveillance 24 heures sur 24 pour empêcher toute tentative de suicide. La radio a également indiqué que l’ancien président sera détenu dans une aile spéciale de la prison de Massiyahu située à Ramleh réservée aux prisonniers juifs religieux.

Il va partager sa cellule avec Shlomo Benizri, un ancien ministre de la Santé, et des Affaires sociales condamné en 2009 à 4 ans de prison pour corruption.

Les détenus de cette aile spéciale prient très tôt le matin et ont droit durant la journée à des cours religieux de rabbins venus de l’extérieur. Âgé de 63 ans et père de cinq enfants, l’ex-chef de l’Etat est un juif pratiquant. Il avait démissionné de ses fonctions de président de l’Etat hébreu en juin 2007 après avoir été suspendu dès janvier 2007 à sa demande, en raison d’accusations de viol et harcèlement sexuel à son encontre ; des accusations dans lesquelles il avait dit ne pas se reconnaître.

Tout au long de sa carrière politique au Likoud, le parti de droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu, il s’est posé en défenseur des causes sociales et des laissés-pour-compte de la prospérité, en majorité juifs orientaux comme lui. Il avait été élu président à la surprise générale par le Parlement en 2000 face à Shimon Peres, à l’époque grand favori, qui exerce cette fonction depuis la démission de Moshé Katzav.

Roland Dumas : Les Israéliens manipulent les services de renseignements français (DST) comme bon leur semble

Al manar – Dans son dernier livre intitulé « Coups et blessures – 50 ans de secrets partagés avec François Mitterrand« , l’ancien ministre des Affaires étrangères Roland Dumas parle de ses souvenirs auprès de l’homme, mais aussi… (Et c’est là où l’auteur étonne et détonne), il dénonce l’ingérence israélienne dans les affaires françaises ! Pour ce faire, l’homme a dû enlever ses gants diplomatiques, et se livrer à cœur ouvert : sans un seul tabou, il parle de tout, relate tout, explique tout, sans fioriture ni faux-semblants.

Les Israéliens manipulent la DST

« Les Israéliens en font à leur guise en France, et manipulent les services de renseignements français (DST) comme bon leur semble », dénonce-t-il, non sans courage.

Il évoque les circonstances qui ont entouré la visite du chef de l’organisation de libération de la Palestine Yasser Arafat en France à la fin des années 80, assurant être lui-même l’architecte des relations avec le leader palestinien.

Selon lui, Mitterrand n’était pas contre l’idée de le rencontrer mais craignait la réaction du lobby juif : « le lobby juif, comme l’appelait Mitterrand, œuvrait ardemment. Les pressions étaient très fortes lorsque j’ai annoncé que je comptais rencontrer Arafat durant sa visite au parlement européen en septembre 1988. J’ai obtenu du président Mitterrand après de pénibles tractations la permission de l’accueillir. Après m’avoir répété ses mises en garde, il m’a dit : bon d’accord, mais tu en assumeras la responsabilité…peut-être voulait il insinuer par-là ma démission si les choses tournaient mal ».

Et d’ajouter : « je ne suis pas d’accord avec la politique israélienne, j’ai toujours été fidèle au principe d’équilibre instauré par le général de Gaule au Moyen Orient. Les peuples arabes ont droit au respect. La politique israélienne actuelle inspirée des activités proches des sionistes ne suit pas le bon chemin ».

Les révolutions arabes auront un impact fort sur Israël

Dans son ouvrage paru le mois d’avril dernier, le diplomate français estime que les révolutions arabes sont l’événement le plus important après celui la fin du colonialisme et celui de la chute du mur de Berlin, et leur impact sur Israël sera formidable. Mais d’après lui, l’Égypte est en train de payer le prix de l’humiliation qu’elle a fait pâtir au peuple Palestinien, et ce de par son laxisme avec les Américains et les Israéliens.

Bachar El Assad est un homme charmant.

L’ancien ministre français des affaires étrangères s’est longuement attardé sur la Syrie.
Il a révélé avoir visité l’ancien président syrien Hafez Al Assad en 1992 sur une suggestion de Shimon Perez qui était alors chef de la diplomatie israélienne.

Rapportant leur longue discussion qui a porté sur le Liban, durant laquelle Assad s’est attelé à lui expliquer que le Liban est une terre syrienne et que les problèmes sont dus aux Britanniques et aux français qui ont opéré un partage injuste, Dumas affirme qu’il sentait qu’Assad voulait par là le taquiner sans aller pour autant jusqu’à mettre en question les frontières léguées par le colonialisme.

« Bien au contraire, c’est une chose qu’il a refusée, lorsque certains leaders maronites le lui ont suggérée, comme l’a rapporté Karim Bakradouni », un ancien responsable des Phalanges-les Kataëb.

Indiquant avoir aussi connu le président syrien actuel Bachar El Assad, il le qualifie « d’homme charmant qui détient un esprit plus ouvert que celui de son père, un esprit pétillant, qui ne récuse pas les questions embarrassantes », estimant que les israéliens se trompent de ne pas négocier avec lui.

Pas d’armes nucléaires en Iran

Roland Dumas a consacré un chapitre important à l’Iran, qu’il a visité plusieurs fois pour y rencontrer son ancien homologue Ali Wilayati et l’ancien président Ali Akbar Hachémi Rafsanjani.

« La bombe nucléaire iranienne est à mon avis à l’instar des armes de destructions massives de Saddam Hussein. C’est-à-dire que je n’y crois pas. Tout ce qui se passe n’est que de l’intoxication. Les tergiversations de la politique française sont dues à des immixtions aux origines connues », a-t-il signifié, signalant que la présence d’Israël aux portes rend toute analyse différente suspecte.

Dumas défend le point de vue iranien qui explique la nécessite d’édifier des réacteurs nucléaires pour des besoins énergétiques vu que leur stock en pétrole devrait tarir dans 60 ans. « Ce qui est vrai est que les Iraniens veulent poursuivre leur programme nucléaire civil et que tous les rapports indiquent qu’il n’y a pas d’armes nucléaires », conclut-il.

Les otages français et l’avenir de Chirac

Dumas a également évoqué l’affaire des otages français détenus au Liban au milieu des années 80 du siècle dernier, incombant le retard de leur libération à l’intrusion de Jacques Chirac et de son équipe dans les négociations menées entre Mitterrand et les Iraniens. Il y dévoile que le président de gaullien qui en était au summum de sa campagne électorale a accordé aux Iraniens un marché plus séduisant pour que leur libération soit effectuée grâce à lui, et ce en faveur de son avenir politique.

Roland Dumas n’hésite pas révéler son parcours personnel, sa vision politique et ses choix de vie, en tant que résistant, sympathisant puis socialiste dès 1942, ancien journaliste, avocat réputé, député, dandy, ministre puis président du Conseil constitutionnel.

Il évoque son militantisme pour la défense des militants algériens du Front de libération dans les années 60, ses secrets en particulier avec les présidents et les rois arabes…

Roland Dumas, qui a bénéficié d’une relaxe dans l’affaire ELF en 2003, avait démissionné comme président du Conseil constitutionnel en 2000, après avoir été accusé de favoritisme, lors de l’embauche de son ancienne maîtresse, Christine Deviers-Joncour. Il ne manquait plus que cet épisode croustillant des années Dumas.

Occident et «nucléaire iranien» : entre crainte, menace et sanctions fécondes

Lorsque le président israélien Shimon Peres a averti récemment de « la possibilité d’une attaque militaire contre l’Iran était plus proche qu’une option diplomatique » suivi d’un communiqué du bureau du premier ministre israélien appelant « la communauté internationale doit empêcher l’Iran de fabriquer des armes nucléaires qui représentent une menace pour la paix dans la région et dans le monde entier » immédiatement les relais sionistes et pro-sionistes engagent la polémique comme à l’accoutumée !

La réponse de l’Iran ne s’est pas faite attendre par la voix de son général Massoud Jazayeri, chef d’état-major adjoint des forces iraniennes, averti de « détruire Israël » en précisant que « le centre de Dimona est le site le plus accessible que nous pouvons viser et nous avons des capacités encore plus importantes. » Il ajoute  « Notre réponse à une attaque ne sera pas limitée au Proche-Orient, nous avons des plans prêts pour réagir ».

L’Ayatollah Khamenei confirme en déclarant, lors de la cérémonie de prestation de serment et de la remise des diplômes aux élèves officiers de l’Ecole supérieure des officiers, que « quiconque s’imagine pouvoir agresser la RII, se verra asséner des coups irréparables… les États-Unis et le régime sioniste, doivent savoir que le peuple iranien n’agresse aucun peuple, ni pays, mais qu’il saura répondre de toute sa puissance, à toute agression, même, menace, …»

L’Occident attaquera, n’attaquera pas. Israël bombardera, ne bombardera pas. C’est la même cacophonie d’annonces depuis des années. Tous les prétextes et moyens de pression ont été utilisés pour faire plier un pays qui s’est défait de la vassalité pour devenir indépendant et maitre de son destin et de ses ressources. Embargo, assassinat de ses scientifiques, complot pour susciter les révoltes. Tout converge vers une seule ‘crainte’, « l’imminence » de l’arme nucléaire que s’emploierait à fabriquer l’Iran, sous couvert d’un programme civil, «qui menace les voisins».18 années avec le même refrain, réitéré selon l’évolution de leurs projets hégémoniques, leur puissance ou leur faiblesse du moment, le rapport de force constaté etc.

Soyons réaliste et logique, si telle était l’intention ou l’objectif de l’Iran –celui de fabriquer l’arme nucléaire, il lui faudrait tout ce temps, c’est-à-dire 18 années avec les énormes capacités qu’il possède, pour la mettre au point ? Les réactions hostiles  et les menaces de frappes proférées régulièrement contre l’Iran et renouvelées de l’Occident, en particulier des EU et d’Israël, qui ne s’encombrent plus de considération morales, prêterait vraiment à rire s’il n’y avait pas derrière des calculs sournois visant à empêcher un pays de se développer en profitant des bienfaits de la science et de la technologie. Comme cet occident-là  empêche, par toutes les fourberies et mensonges, que s’installe dans les contrées ‘utiles’ la vraie démocratie pour mieux manipuler et garder le contrôle de leurs richesses.

Pendant tout ce temps que l’on diabolise, sans fin, l’Iran, l’heure en fait n’est plus du tout de se demander si ce pays est «  capable », « pourrait » ou « sur le point » d’avoir cette funeste arme nucléaire, mais de conclure s’il  « l’a ou ne l’a pas » et de négocier en conséquence. En effet, les capacités et la puissance de l’Iran permettent, depuis des années, de la fabriquer avec autant d’entrain et de volonté qu’il le fait avec la fabrication de ses armes défensives modernes et ses avancées dans la recherche scientifique et technologique. Pour illustrer nos propos, voici ce qui se disait déjà entre 1993 et 2000.

–  « 24 février 1993 : le directeur de la CIA James Woolsey affirme que l’Iran était à huit ou dix ans d’être capable de produire sa propre bombe nucléaire, mais qu’avec une aide de l’extérieur, elle pourrait devenir une puissance nucléaire plus tôt. »

–   « Janvier 1995 : le directeur de l’agence américaine pour le contrôle des armements et le désarmement John Holum témoigne que l’Iran pourrait avoir la bombe en 2003. »

–   « 5 janvier 1995 : le secrétaire à la défense William Perry affirme que l’Iran pourrait être à moins de cinq ans de construire une bombe nucléaire, bien que «la rapidité… dépendra comment ils travaillent pour l’acquérir» (‘how soon…depends how they go about getting it.’) »

–   « 29 avril 1996 : le premier ministre israélien Shimon Peres affirme qu’»il croit que d’ici quatre ans, ils (l’Iran) pourraient avoir des armes nucléaires». »

–   « 21 octobre 1998 : le général Anthony Zinni, chef de l’US Central Comand affirme que l’Iran pourrait avoir la capacité d’envoyer des bombe nucléaires d’ici cinq ans. «Si j’étais un parieur, je dirais qu’ils seront opérationnels d’ici cinq ans, qu’ils auront les capacités.» »

–   « 17 janvier 2000 : Une nouvelle évaluation de la CIA sur les capacités nucléaires de l’Iran affirme que la CIA n’exclut pas la possibilité que l’Iran possède déjà des armes nucléaires. L’évaluation se fonde sur la reconnaissance par la CIA qu’elle n’est pas capable de suivre avec précision les activités nucléaires de l’Iran et ne peut donc exclure la possibilité que l’Iran ait l’arme nucléaire. »

Selon ces analyses  cela fait donc au moins 10 ans que l’Iran aurait dû posséder cette arme. Pourquoi les mêmes refrains farfelus et les mêmes menaces en 2011, soit 11 ans plus tard ? Que disent-ils de nouveau et d’exceptionnel aujourd’hui ? Pourquoi menacent-ils l’Iran ?

Alors que cette ‘bombe’ on ne l’annonce toujours pas, des analystes constatent que cet alibi de «nucléaire qui menace les voisins» sans cesse réitéré a permis d’ériger l’Iran puissance régionale influençant la politique internationale. Ce qui est paradoxal c’est que ce sont toujours les agresseurs qui crient « à l’agression » et les moins « moraux » qui appellent à la vertu ! Ce sont toujours eux qui s’érigent en donneurs de leçons de morale et d’humanisme qu’ils n’ont pas !  Contrairement à l’Occident et Israël, l’Iran n’a jamais agressé quiconque. Quant à son  régime, on le voit plus démocratique que beaucoup de pays alliés à l’Occident, mieux, des pays dits à tradition démocratique. C’est la propagande et le mensonge qui pervertissent les valeurs en cachant la réalité, la vérité par la manipulation et la mainmise sur les médias lourds et les institutions et organisations dites internationales. Effectivement, l’ONU et ses organisations servent à produire des alibis contre les pays ciblés, la CPI pour «menacer de prison» les dirigeants de ces pays, le FMI pour ruiner et gager les pays, l’OTAN pour agresser et démolir, la presse pour manipuler et contrôler l’opinion.

Qui de ces pays puissants et d’Israël se permet de “flagrantes violations” des résolutions de l’ONU ? Alors que l’Iran a signé le TNP nucléaire (bien qu’elle soit en droit de se retirer) en admettant les inspecteurs, Israël refuse de signer et de permettre toute inspection internationale de ses centrales nucléaires reconnues pour être militaire.  La dernière résolution votée par 46 pays qui ont pris fait et cause pour un « monde “dénucléarisé” » appelant Israël, considéré comme la seule puissance nucléaire au Proche-Orient, à signer le TNP, avait été rejetée  malgré son caractère « non contraignante », voire symbolique. Le monde sait pourtant que le vote lui-même n’a aucun sens dans la mesure où même si l’écrasante majorité l’a voté “contraignante” elle ne sera pas appliquée quand il s’agit d’Israël ; y compris les résolutions du Conseil de sécurité! En revanche, elles seront appliquées “au-delà de lettre” si le pays visé est farouche aux États-Unis et à Israël avec son sionisme.

Le monde occidental ne veut pas voir en l’Iran – cet ex-État lige, vaste, peuplé, riche en pétrole et en gaz – un pays irréductible, entreprenant, maîtrisant la technologie nucléaire et développant de façon fulgurante ses moyens de défense militaire. Quand il arrive à se développer malgré 33 années d’embargo, il n’y a d’autres explications que celles d’un pays tenace et puissant! Les sanctions qu’il subit s’examinent, paradoxalement, fécondes car, l’astreignant à compter sur ses propres forces. Toute l’adversité envers l’Iran  apparait  sans effets au vu des progrès technologiques qu’il annonce  constamment. Les responsables ne cessent d’annoncer des avancées et autosuffisances dans l’industrie, les mines et la recherche médicale, mais aussi des succès dans le domaine de la fusion nucléaire par la méthode de « confinement inertiel par lasers » avec la fabrication d’une machine à laser permettant ce processus. Il a réussi même la production des barres et plaques de combustible nucléaire et à s’auto-suffire en matière de production des radars de défense anti-aérienne.

Avec ses annonces de sanctions et de menaces à répétition, son entêtement dans le mensonge et la diversion, dans le but de garder Israël, son gendarme, toujours dominant au Moyen-Orient, l’Occident a perdu toute crédibilité depuis longtemps au regard à l’aversion et à la répugnance des nations à son égard.  Le trouble est tel qu’un ministre israélien avait  évoqué, il y a quelques temps,  un «retard dans le nucléaire iranien» en conjecturant une autre échéance. Il avait été suivi par H. Clinton qui avait déclaré à Abou Dhabi – lors d’une tournée pour relancer l’«iranophobie» – «…les sanctions ont fait effet…L’Iran a des problèmes technologiques qui ont ralenti son calendrier». On l’avait compris quand on avait mis le lien avec les budgets consacrés pour « ralentir » les progrès de l’Iran pour l’assassinat de ses scientifiques, pour les réseaux  et les drones d’espionnages ou l’attaque du «Stuxnet» contre ses sites nucléaires. Pour T. Meyssan, «les prétendus soupçons occidentaux ne sont que des artifices…pour isoler un État qui remet en cause la domination militaire et énergétique des puissances nucléaires…». Lavrov avait estimé les menaces «contre-productives… la situation a pris un tour assez aigu… parce que l’Iran ne coopère pas suffisamment …et en grande partie parce que l’on suscite artificiellement des passions excessives». L’Iran est resté tenace en réitérant, au besoin, son choix du nucléaire civil et sa probité – en ouvrant même ses installations nucléaires aux États – tout en déployant ses efforts dans la production d’arsenaux défensifs de haute technologie.

Combien d’annonces sur les avancées technologiques avons-nous entendu depuis l’Iran pendant que l’Occident ne fait que bavarder, spéculer ou menacer. Nous avons retenu la construction d’un sous-marin de type baleine «comparables à ses équivalents étrangers» ; la livraison, à la Marine, de systèmes de missiles de croisière ; la mise en service de chars rapides et des véhicules équipés de missiles antichars et anti-hélicoptères ; le projet de lancement d’un satellite de reconnaissance Fajr et la mise sur orbite de Rasad 1, à énergie solaire.

Rappelons que l’Iran a construit des chasseurs Azarakhsh et Owaz ;  un avion d’appui le Shafagh ; des hélicoptères Shhbaviz 275 ; la série des Shahab ; deux chars de bataille Zulfikar et Towsan ; des véhicules de transport de troupes Boragh ; des destroyers et navires de patrouille ; des sous-marins de poche Sabehatet Ghadir et des missiles antinavires. Il a aussi modernisé le missile S-200 pour le rendre analogue au S 300 russes ; le missile sol-sol  «Fateh-110″. Il a produit en série le missile Mesbah1 conçu pour parer aux attaques aériennes ; le missile Mersad capable d’abattre des avions à basse et moyenne altitude «…opérationnel dans la guerre cybernétique». Il a fabriqué aussi des vedettes d’assaut Seraj et Zolfagar adaptées aux climats tropicaux ainsi qu’un drone bombardier Karrar d’une portée de 1.000 km tirant 4 missiles de croisière.

Il projette le lancement d’un vaisseau spatial en orbite géostationnaire de plus de 35.000 km d’altitude après celui lancé en février 2009 Omid à 250 km. Il compte, d’ici 2020, créer un réacteur thermonucléaire expérimental dont la conception est achevé. L’Iran a évolué de façon impressionnante non seulement en matière de défense militaire, mais aussi dans les domaines de l’aérospatial, de la biotechnologie et de la cellulothérapie. Ceci n’est que ce qui est annoncé ! Pour L. Ivashov  l’ex chef d’état-major russe,  favorable à la livraison des S 300 à l’Iran «…L’agression est moins probable quand la victime est en mesure d’infliger des dommages intolérables à l’agresseur»

Voici ce qu’avait répondu le journaliste italien Giorgio S. Frankel à Silvia Cattori lors d’un entretien, réalisé en mai 2011, à propos « d’ une attaque possible de l’armée israélienne ou d’autres, contre des sites iraniens ? » : « Je n’y crois pas parce qu’Israël a commencé à menacer d’attaquer l’Iran au début des années 90 … que l’Iran est en train de fabriquer la bombe atomique, que l’Iran est une menace. … dans l’histoire, un pays [qui] menace de faire la guerre et ne la fait pas pendant vingt ans, il ne la fera jamais. Cette menace … sert à Israël pour maintenir un climat de tension au Proche et au Moyen-Orient… il crée une situation de péril aux États-Unis et en Europe. …Mais si Israël attaque vraiment l’Iran, les conséquences mondiales seraient tellement catastrophiques … »

Un groupe de 13 généraux et amiraux américains avaient publié un rapport mettant en garde qu’une «perturbation soutenue » de l’approvisionnement en pétrole « serait dévastatrice…». Ce rapport intitulé « Ensuring américa ‘s Freedom of Movement : A National Security Imperative to Reduce US Oil Dependence”  signale que « Dans le cas du pire scénario de fermeture de 30 jours du Détroit de Ormouz l’analyse conclue que les US perdraient près de 75 milliards de $ en GDP »

Selon James T. Conway (GI retraité des Marines Corps) qui avait participé à la rédaction de ce rapport : «Vous pourriez vous réveiller demain matin et apprendre que les Iraniens ont senti venir une attaque contre leurs installations nucléaires et ont préventivement fermé le flux de pétrole dans le Golfe… Les US considéreraient certainement cela comme une menace à notre économie et agiraient. Et nous voilà plongé dedans ». Pour Arnaud de Borchgrave, qui écrit dans UPI Energy : « Le Détroit d’Ormouz … est le point de passage le plus important du monde avec un flux de 16 millions de barils par jour soit environ 33% de tout le commerce pétrolier effectué par mer soit 17% du commerce pétrolier mondial total. »… « Une bombe sur l’Iran et les prix du pétrole pourraient atteindre les 300 à 500$ par baril ».

Concluons par l’interview qu’avait accordée M. Ahmadinejad à Russia Today. Après avoir affirmé que les EU n’avaient pas les motifs et les conditions pour attaquer l’Iran, il conclut avec cette assurance quant à l’éventualité d’une attaque israélienne : «…nous ne le prenons même pas en considération…ils comprennent que toute attaque…entraînerait la destruction d’Israël».

DJERRAD AMAR

Les maîtres-menteurs…

La poignée de main au condamné…

Les informations, relatives à la capture suivie de l’exécution sommaire de Mouammar Kadhafi, s’additionnent depuis le jeudi 20 Octobre.

Elles dévoilent, dans un crescendo barbare, la véritable nature des combattants autochtones qui ont pris part à la chute de la Jamahiriya arabe libyenne. Elles mettent également en lumière responsabilité pénale et la pratique cynique du mensonge d’État de gouvernants occidentaux ayant œuvré de concert à l’assassinat du Guide.

Barack Obama, le prix Nobel de la guerre interrogé dans l’émission télévisée The Tonight Show, a eu des paroles claires.(1)

Il s’est fait l’écho du discours tenu par ses alliés, mettant un point final à une guerre crapuleuse, se soldant par la mort de milliers de civils.

L’assassinat de chef d’état, la nouvelle doctrine occidentale…

Les mots du président américain sont sans équivoque. Répondant à  Jay Leno, il a péremptoirement déclaré qu' »à l’évidence, on n’aime pas voir qui que ce soit finir de la façon dont il a fini, mais je pense que cela envoie un message fort aux dictateurs à travers le monde« .

Cette déclaration est riche en enseignements, et pour qui sait lire entre les lignes, elle s’apparente à une menace non-voilée émanant du général en chef de l’action terroriste occidentale.

Est édictée de manière lapidaire et sibylline, la nouvelle doctrine de l’Axe du bien : L’Occident liquidera les dirigeants du Sud récalcitrants, refusant de le financer, selon des conditions unilatéralement par lui imposées. Les images d’un Kadhafi tabassé, vraisemblablement sodomisé à l’aide d’un bout de bois avant d’être abattu d’une balle dans la tête, sont de nature à inciter à la docilité tous ceux qui regimberaient à accepter les diktats édictés par Barack Obama et ses complices.

La résolution 1973 du 17 Mars 2011, légalisant l’action prédatrice de l’Otan et de ses alliés arabes (le Qatar ayant mis à la disposition des «démocrates» du CNT des centaines de combattants selon le chef d’état-major qatari, le général Hamad ben Ali al-Attiya) n’était qu’une vaste fumisterie.

Le dévoiement de la légalité internationale, mise au service des politiques de rapines occidentales, est une nouvelle fois éventé: le texte de la résolution onusienne ne prévoyait aucunement l’assassinat du guide, uniquement l’interdiction du survol de l’espace aérien libyen et la protection des populations civiles. Les bombardements répétés de sites d’où ne décollait aucun aéronef militaire et qui n’étaient à l’évidence que de simples bâtiments susceptibles d’abriter Mouammar Kadhafi, ne laissaient pas la place au doute. La volonté de Barack Obama et de ses alliés, David Cameron et Nicolas Sarkozy, était limpide comme de l’eau de roche : le chef d’Etat libyen devait mourir.

De la peine de mort en droit international…

Les révélations du Canard enchaîné, sont autant de clous enfoncés dans le cercueil où repose à présent la vérité mensongère des vainqueurs.(2)

Localisé à Syrte à la mi-octobre et pris au piège dans un quartier de la ville le 19 du même mois, Kadhafi était, selon un colonel du Pentagone échangeant des informations avec un officiel des services secrets français, « impossible à manquer ».

Selon ce même officier, laisser Kadhafi en vie serait «une véritable bombe atomique». Nul n’ignore l’effet dévastateur d’un témoignage, devant une cour internationale, établissant les liaisons troubles entre le Guide, la CIA ou les services secrets français, voire les financements irréguliers accordés à certains hommes politiques occidentaux de premier plan.

Pour toutes ces raisons ordre est donné d’arrêter, au moyen de drones américains, de mirages F1CR et 2000-D français, la colonne de 75 véhicules quittant la ville. Les bombes et missiles n’ayant pas suffi à « neutraliser » la cible, comme on dit dans le jargon, les forces spéciales françaises faciliteront sa « livraison » à des combattants libyens enragés. Le « travail » sera achevé de la manière que l’on sait…

Messieurs Obama, Cameron et Sarkozy,  menteurs patentés, pourront afficher la mine grave de circonstance, condamner le lynchage et regretter que la justice internationale ne soit pas passée ou encore juger la réputation du CNT ternie, les faits sont là : l’assassinat politique étant proscrit par le droit international, ils se retrouvent passibles des juridictions internationales.

La légitimation de la violence…

Il indiscutable que la légalité ressort grandie de cette séquence !

Camoufler un meurtre politique sous le vernis juridique d’une résolution de l’ONU décrédibilise, si besoin était, une nouvelle fois l’ordre juridique international. Celui-ci apparait pour ce qu’il est en vérité : une des armes permettant  à l’Occident de maintenir son hégémonie. La loi du plus fort, règle non-écrite, régissant aujourd’hui encore les relations internationale risque de déboucher sur une légitime course à l’armement émanant des pays du sud. L’Occident concevant les rapports internationaux uniquement sous l’angle de la violence, une plus grande violence des États vivant sous sa menace est inévitable et clairement souhaitable.

Il ne s’agit pas de promouvoir l’usage des armes, mais le constat de la nécessité d’un rééquilibrage des rapports internationaux qui entraînera mécaniquement le développement des capacités militaires des pays du Sud.

Démocratie imposée et chaos généralisé…

La pérennisation de la prédation occidentale, débouche invariablement sur  l’instauration de régimes corrompus, mais amis parce que serviles, et une instabilité au mieux larvée, le plus souvent réelle et couteuse en vie. L’exemple libyen est à ce titre un cas d’école. Le CNT, création monstrueuse datant de 2005, est ce qu’il est convenu d’appeler un ramassis de brigands portant babouches.

Ses leaders,  à l’opposé de l’image dépeinte par le comique troupier BHL, ont  prouvé leur mépris des valeurs démocratiques. L’imposition de la charia, première mesure gouvernementale, imposée en dehors de toute consultation populaire est un exemple édifiant de leur inclinaison pour la démocratie.

On peut comme M. Juppé se réjouir que « le nouveau pouvoir libyen puisse être une opportunité fantastique pour nous, nos entreprises« , mais qu’en sera-t-il pour le citoyen de base ?

Les personnalités trustant les premières places dans l’organigramme du CNT donnent une indication de ce que réserve l’avenir au peuple libyen.

Mustapha Abdeljalil, son président, ancien ministre de la justice de Kadhafi de 2002 à 2007, confirma la peine de mort des infirmières bulgares.

Mahmoud Jibril, numéro 2 du CNT, est un pion étasunien, diplômé d’une université américaine, il est l’auteur d’une thèse sur la politique américaine en Libye.

C’est quelqu’un qui comprend le point de vue américain dit de lui Gene Cretz, ambassadeur américain à Tripoli. Il aura certainement à cœur la défense des intérêts du petit peuple…

Autre exemple emblématique, Abdel Hakim Belhaj,  gouverneur militaire de Tripoli, démocrate convaincu à ses heures perdues, est un militant islamiste ayant fait son djihad en Afghanistan, puis pourchassé par la police libyenne. Arrêté par la CIA, il fut remis en 2004 aux autorités libyennes, à l’époque bénie où Kadhafi n’était pas un dictateur sanguinaire dont il fallait à tout prix se débarrasser, mais un allié dans la sainte guerre contre le terrorisme…

Entre concussion avec les milieux politico-affairistes occidentaux, fondamentalisme religieux et accointances avec certaines mouvances terroristes, le nouveau pouvoir libyen offre toutes les garanties, il y donc matière à se réjouir !

Affirmer que l’avenir de la Libye est radieux est une ineptie qui a pourtant été répétée ad libitum par les membres de la coalition criminelle ayant bombardé et massacré, de façon involontaire et désinvolte, des populations civiles pendant plus de 8 mois…

Juge et partie…

Les dénégations pathétiques d’Alain Juppé affirmant que l’opération en Libye n’avait fait aucune victime collatérale, démontrent aux citoyens français et aux populations africaines ce que représente la vie humaine aux yeux des  bouchers qui nous gouvernent.(3)

Mouammar Kadhafi n’était certes pas un parangon d’humanisme, mais aucun décompte, aussi fantaisiste qu’il puisse être, ne pourra le rendre responsable d’autant de victimes civiles que M. Georges Bush, ci-devant défenseur du monde libre et ancien président des Etats-Unis. La très sérieuse revue The Lancet affirmait dans une de ses publications en date de 2006 que l’aviation et l’occupation américaine étaient responsables de la mort de 655.000 irakiens. Comparaison n’est pas raison, il est vrai, mais force est de constater que la justice et la légalité internationale, ne s’appliquent de préférence qu’aux dirigeants arabes et africains, l’Occident se contentant de distribuer certificats de bonne conduite provisoires et admonestations, lorsqu’il ne s’agit pas tout simplement de sentence de mort.

Sujet  hors-droit international, il en est législateur et juge de l’application. Sa mission de défenseur des peuples oppressés est une escroquerie intellectuelle et morale qui ne supporte pas l’examen de l’histoire et des faits.

Il est la source principale, directe ou indirecte de l’oppression et de la guerre à l’échelle planétaire. 

Les hauts mur…

Son humanisme intéressé est une injure, chaque jour renouvelée, aux principes universels qu’il a privatisés pour mieux les travestir.

Avant-hier la Côte d’Ivoire, hier la Libye, aujourd’hui la Syrie, demain l’Iran…

Chaque destruction, chaque pays dévasté, chaque peuple martyrisé par les bombes de l’Occident ou ses supplétifs locaux est le rappel de sa conception barbare des rapports entre États. La Lybie est entrée grâce à lui dans une ère de violences et de troubles dont nul ne peut prévoir combien de temps elle durera.

Cette énième déstabilisation pour convenances personnelles d’un État souverain est une nouvelle pierre dans son jardin. Puissent les peuples du Sud se saisir de ces pierres pour construire les hauts murs qui, à l’avenir, les protègeront de l’Occident criminel.

 Ahouansou Séyivé

Ancien militant du Parti socialiste français

Animateur du blog (Alternatives et Cohérence)


(1)Le mardi 25 octobre 2011.
(2)In le Canard Enchaîné du 26 octobre 2011.
(3)Invité de la matinale de France-Inter, le mercredi 26 octobre 2011, Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, ne peut s’empêcher de mentir, comme à son habitude…

L’imposture Libyenne

D’un bout à l’autre, la guerre menée par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis d’Obama en Libye a été une imposture.

Après un soulèvement à Benghazi, très vite, Nicolas Sarkozy s’est, comme on sait, mis en tête de « protéger les civils » libyens alors qu’il n’a pas eu la moindre préoccupation pour les civils de Syrie, d’Iran ou des régions kurdes de Turquie, et pour protéger les civils, il s’est arrangé pour faire voter une motion de l’ONU, soutenue par les Etats-Unis, et présentée par la France en partenariat avec le Liban du Hezbollah, et avec le soutien du Qatar et de l’Organisation de la Coopération Islamique. Cohorte étrange.

La « protection des civils » a commencé et a duré jusqu’à ces jours derniers. Elle s’est déroulée elle-même de manière étrange : sous forme de bombardements intensifs.

Elle a débouché, selon les plus récentes estimations, sur plus de cinquante mille morts, qui n’étaient sans doute pas les civils à protéger, sur la destruction quasiment complète de plusieurs villes qu’il faudra des années à reconstruire, sur l’anéantissement d’infrastructures, sur des livraisons d’armes à des bandes rivales plus ou moins liées à des mouvements islamistes, et souvent d’obédience tribale, sur l’assassinat de milliers d’Africains coupables d’avoir la peau noire et victimes de véritables pogroms.

Elle n’a pas offert à Kadhafi la moindre possibilité de reddition, et sa fin a été ignominieuse et barbare. Des arsenaux contenant du gaz moutarde, des entrepôts renfermant du yellow cake, et d’autres renfermant vingt mille missiles sol air ont été pillés.

Elle a été une guerre qui n’a jamais dit son nom et n’a jamais été déclarée officiellement.

La guerre a été inutile et arbitraire : Kadhafi ne représentait aucune menace pour quiconque, et coopérait maintenant depuis huit ans avec les services secrets occidentaux. La population libyenne n’était pas plus menacée que d’autres populations de la région, et Kadhafi n’a pas été plus barbare qu’Assad, les Saoudiens qui ont fait tirer dans la foule à Bahrein, ou Ahmadinejad : il l’a été moins, bien moins qu’Assad, qui, lui, est un ennemi de l’Occident.

La guerre a coûté très cher : trois cents millions d’euros pour la France, deux milliards de dollars pour les Etats-Unis.

Plus grave encore, la guerre a été menée pour satisfaire les islamistes, qui considéraient Kadhafi comme un traître depuis qu’il s’était tourné vers la CIA en 2003, et elle a reçu la bénédiction d’al Qaida, des Frères musulmans, du Hamas et de l’Iran. Les armées françaises, britanniques et américaines ont été placées au service d’intérêts islamiques.

La France et le Royaume Uni auront peut-être du pétrole libyen, mais il n’était pas utile de faire la guerre pour cela.

Obama aura fait un pas de plus dans la direction de ce qu’il souhaite : un Proche-Orient plus sûr pour l’islam radical.

Dans les semaines à venir, en Libye, la chasse aux noirs d’Afrique sub-saharienne va rester ouverte, la chasse aux femmes ne portant pas le hijab va l’être aussi. Les armes resteront aux mains de milices proches d’al Qaida, des armes dangereuses continueront à se vendre et se retrouveront jusqu’à Gaza. Un antisémitisme frénétique va continuer à monter à Tripoli. On en voit des traces sur les murs encore debout, mais, bien sûr, ces images ne sont pas montrées en France.

Au mieux, une république islamique où tous les clans seront représentés verra le jour.

Au pire, les factions se combattront, et la Libye deviendra une Somalie sur Méditerranée.

Je ne serais pas étonné si commence maintenant la vraie guerre civile entre factions. Je serais étonné si un gouvernement effectivement démocratique émerge.

La façon dont Kadhafi a été tué, et dont son corps a été exposé ensuite (dans une boucherie !) à Misrata montre que nous sommes très loin, vraiment très loin de mœurs démocratiques.

Je n’ai vu aucun de ceux qui se sont dit choqués de la condamnation à mort de Saddam Hussein, se déclarer choqués par les images du cadavre de Kadhafi. Il y a pourtant une différence : Saddam a été arrêté, jugé, condamné à mort et exécuté. Quels qu’aient été les crimes passés de Kadhafi, le traitement qu’il a subi relève de la bestialité.

Je n’ai vu aucun manifestant dire qu’on assassinait et qu’on bombardait les Libyens. Je n’ai vu aucun antiraciste défendre les africains noirs assassinés en masse. Je n’ai vu aucun ennemi de l’antisémitisme donner l’alerte sur l’antisémitisme féroce des « rebelles » libyens.

Je n’ai vu à l’œuvre aucun des pseudo « pacifistes » si prompts à réagir en général contre « l’impérialisme » occidental.

Est-ce parce qu’ils savaient que, cette fois, les forces « impérialistes » étaient au service de l’islamisme ?

Est-ce parce qu’ils savaient que, à la différence de Saddam, Kadhafi n’était plus un ennemi de l’Occident et était devenu un « traître » à la cause islamique et se trouvait traité de « sale porc Juif » par les « rebelles » ?

Je n’ai pas les réponses. Je les devine aisément.

Trois dictateurs sont tombés depuis le début de l’hiver islamique indûment appelé printemps arabe : trois alliés de l’Occident. Les dictateurs hostiles à l’Occident, eux, sont toujours là.

La doctrine Obama avance. Nicolas Sarkozy et David Cameron sont les idiots utiles de l’imposteur de la Maison Blanche, et sont regardés à Téhéran comme des crétins vendant la corde qui servira pour les pendre.

PS. J’y reviendrai : la doctrine Obama avance aussi sur d’autres fronts. Il n’y aura plus un seul soldat américain en Irak à la fin de l’année : Ahmadinejad n’a même pas dit merci. Bientôt, l’Afghanistan sera rendu aux talibans. En Syrie, pour le cas où Assad tomberait quand même, Obama a préparé une équipe de rechange composées de membres des Frères musulmans.

Guy Millière

Reproduction vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :

© Guy Millière pour www.Drzz.fr

Israël a reçu le feu vert des Etats-Unis pour attaquer l’Iran

Plusieurs sources concordantes font état de l’imminence d’une attaque Israélienne envers les installations nucléaires iraniennes.

Les menées terroristes fabriquées par l’administration d’Obama et qui accusent l’Iran représentent un feu vert pour une attaque israélienne sur l’ensemble de l’Iran qui aura lieu dans les deux prochaines semaines, selon des sources militaires confidentielles qui ont parlé avec Alex Jones.

Israël s’inquiète que des grandes puissances comme l’Allemagne tissent des relations avec l’Iran et la laissent poursuivre son programme d’enrichissement nucléaire sans entrave. Une fenêtre de deux mois a été allouée au cours de laquelle Israël a l’occasion de lancer une attaque militaire, attendre jusqu’à l’hiver, quand l’attaque sera plus difficile à mener, n’est pas une option.

Le Secrétaire US à la défense Leon Panetta en visite le 3 octobre à Tel Aviv a été incité par les autorités israéliennes a convaincre l’Amérique de donner son feu vert pour l’attaque. Moins de 10 jours plus tard, un complot terroriste fantaisiste impliquant un vendeur de voitures d’occasion a été inventé pour impliquer l’Iran et créer le prétexte à une agression militaire.

« Ces dernières semaines, d’intenses discussions ont eu lieu au sein de l’armée israélienne et des cercles de renseignement sur le fait de lancer ou non une attaque militaire contre les installations nucléaires iraniennes. Apparemment, la question clé dans le débat était de savoir comment s’assurer que les États-Unis participent à l’attaque ou, à tout le moins, interviennent du côté d’Israël si la grève initiale a déclenché une guerre (civile?) écrit Patrick Seale de Gulf News.

Cette intervention a maintenant été mandatée par l’annonce de la tentative manquée d’attentat terroriste fabriquée de toutes pièces, qui a été réellement concocté le mois dernier, mais a seulement rendu publique aujourd’hui.

Alors que les agents des services de renseignement américains se préparent à apporter les éléments de preuves qui permettront d’accuser l’Iran, Time Magazine rapporte que l’administration d’Obama s’apprête à utiliser ces accusations pour agir au-delà des tactiques de simple isolation.

« Si l’Administration ne parvient pas à obtenir l’approbation à une escalade significative de sanctions ou d’autres formes de sanction pour le régime de Téhéran, après la présentation de la preuve des derniers crimes iraniens, la balle retournera dans la cour d’Obama, » écrit Tony Karon. « Ayant fait valoir que l’Iran a traversé une ligne rouge, il sera sous une pression accrue d’agir — ou il risque d’entrer dans une campagne électorale fortement perturbée par une accusation de laxisme vis à vis de l’Iran.

Avec les neo-conservateurs pressés d’obtenir des mesures énergiques contre l’Iran, Obama sera désormais contraint de poursuivre encore un autre acte de changement de régime. Comme nous l’avions postulé en février de l’année dernière, Obama est actuellement soumis à un chantage pour une attaque contre l’Iran, seul moyen de sauver sa présidence. Nous avions aussi avancé qu’une tentative d’assassinat servirait comme prétexte à impliquer l’Iran.

Les experts géopolitiques ne se sont pas trompés sur le fait qu’Israël s’apprêtait à frapper l’Iran cet automne.

En juillet, le vétéran de la CIA depuis 21 ans Robert Baer a dit sur KPFK Los Angeles que le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu préparait une attaque contre l’Iran en septembre pour la faire coïncider avec la soumission de l’adhésion de la Palestine à l’ONU.

S’entretenant avec Alex Jones Show aujourd’hui, l’ancien du département d’État Steve Pieczenik, qui a nombreux contacts à l’intérieur des sources de renseignement et qui a travaillé dans plusieurs postes sensibles au cours de sa carrière, a également indiqué que l’accusation terroriste était complètement fabriquée et qu’elle serait utilisée comme prétexte pour justifier une attaque militaire contre l’Iran.

Pieczenik a également fait remarquer qu’Israël a récemment pris livraison d’une grande quantité de missiles destructeurs de bunker.

Comme nous l’avons documenté, le complot présumé d’assassinat contre l’Ambassadeur d’Arabie Adel al-Jubeir, qui est maintenant cité par tout le monde de John Kerry à John McCain comme une justification pour une éventuelle frappe militaire, est un fantasme complet. L’ancien lieutenant-colonel américain Anthony Shaffer a révélé qu’un informateur avec une habilitation de sécurité élevée au FBI n’avait jamais eu connaissance d’éléments précisant que ce complot était connu au sein de canaux de MJ(?), ce qui indique clairement que l’épisode a été fabriqué.

Source : http://www.prisonplanet.com/sources-us-gives-israel-green-light-for-iran-strike.html