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Obama et les chiens d’Afrique (Obama and african’s dogs)

Obama et les chiens d’Afrique (Obama and african’s dogs)

Le premier avec son chapeau indécrottable pour mieux cacher sa tête de corbeau. Le second avec ses cheveux défrisés comme un amuseur public. Le premier s’appelle Goodluck Jonathan, peut-être, aurait-il été badluck que le Nigeria irait mieux. Et le second, c’est Ali Bongo, fils de son père Ondimba Bongo, le nano « Roi de la forêt » mort (au pouvoir) en Espagne après l’avoir exercé durant 41 ans au profit de la France essentiellement et de sa famille ainsi que d’une clientèle accessoirement.

Le premier a été reçu le mercredi 08 juin 2011 à la Maison Blanche par Uncle Barry, le fameux Prix Nobel de la Paix des guerres justes et humanitaires.  Le second, quant à lui, l’a été ce vendredi 10 juin 2011. Ces deux-là ce sont des chiens de guerres des Occidentaux en Afrique. Ce sont des garçons de courses des « Grands 8 », cette oligarchie occidentale constituée d’ennemis d’hier de l’Axe (Allemagne, Japon, Italie) et des Alliés (USA, France, Grande-Bretagne) avec à leurs côtés, le Canada et la Russie cooptées.

Ces deux chiens d’Afrique qui viennent chercher leur os à la Maison Blanche pour avoir contribué à la chasse, ont ceci de particulier qu’ils aiment bien le rôle de sous-lieutenant et de garçons de courses des Occidentaux en Afrique. Le Gabon et le Nigeria (l’Afrique du Sud aussi) avaient voté la résolution 1973 de l’ONU autorisant les pays occidentaux à agresser la Libye. Les deux et l’Afrique du Sud avaient également voté la résolution 1975 autorisant la France à attaquer la Côte d’Ivoire, capturer le président Gbagbo et mettre à sa place leur frère maçon Ouattara. Sur la Côte d’Ivoire, que n’avait pas fait ce Goodluck Jonathan, ce chien de guerre?

Après la chasse, il faut donc une petite récompense aux chiens qui y ont contribué. Un p’tit cadeau, n’est-ce pas Bongo et Jonathan? Un tour à la Maison Blanche? ça fait du bien de prendre une pose avec le Prix Nobel de la paix des guerres justes et humanitaires, n’est-ce pas?

Mais le Gabon et le Nigeria, c’est aussi du pétrole. Et comme les Yankees reniflent l’odeur du pétrole où qu’il se trouve, eh bien, Uncle Barry Obama fait bien de recevoir ces deux voleurs patentés non seulement d’élection mais surtout de deniers publics privant ainsi des millions d’africains de nourriture et assassins d’africains et donc bons serviteurs.

D’ailleurs, Jay Carney, porte-parole de la Maison Blanche a défendu la réception de Bongo par Obama en confirmant que ces laquais sont bel et bien des garçons de courses: « le Gabon a effectué des votes très importants aux Nations unies (…) sur l’Iran, la Libye, la Côte d’Ivoire, dont sur des questions liées aux droits de l’homme …et le président Bongo a effectué de nombreuses réformes au Gabon, et le Gabon joue un rôle de plus en plus important au niveau régional et mondial ». Autrement dit, on les utilise tant en Afrique qu’ailleurs dans le monde pour atteindre nos objectifs, donc, il est normal qu’on les reçoit à la Maison Blanche.

L’Afrique, avec ces individus de cet acabit, a de l’avenir. Il reste donc à Uncle Barry à recevoir Jacob Zuma dont le pays a toujours voté pour toutes ces missions de guerre occidentales contre des pays africains et Wade qui, dans son zèle infantile, fait pieds et mains pour être reconnu comme un important dirigeant avec des interventions ici et là au Yémen et en Libye alors que tout ce qu’on lui demande c’est de travailler à améliorer l’existence des africains du Sénégal, chose qu’il n’arrive pas à accomplir jusqu’ici.

Pauvre Afrique! Qu’as-tu fait pour avoir des individus pareils comme « dirigeants »?

Komla KPOGLI

Secrétaire Général de la J.U.D.A

Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A)

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La reconnaissance du CNT, c’est comme si l’Afrique se pliait aux ordres de l’OTAN

La reconnaissance du CNT, c’est comme si l’Afrique se pliait aux ordres de l’OTAN

L’Union Africaine a reconnu le CNT. S’il y en a qui applaudissent à tout rompre, il y en a qui jurent par tous les Dieux que l’organisation continentale vient de commettre le dernier pêché qui emporte tous les rêves de construction de l’unité africaine.

Dans cette affaire de la Libye, les africains dans leur majorité, et la jeunesse en particulier, n’étaient pas pour l’option de la guerre pour régler la crise libyenne.  Du coté des puissances internationales, ce n’est pas tellement qu’on trouvait que Kadhafi n’était pas le dirigeant idéal pour la Libye. Là n’était même pas la question. Il apparaissait plutôt clairement, qu’ayant été surpris par les révolutions tunisiennes et égyptiennes, certains pays ont décidé de se racheter devant l’histoire en fomentant leur propre révolution.  Il ne fallait pas rester sur l’impression qu’on avait soutenu Ben Ali pendant des décennies, empêchant le changement tant voulu par les peuples tunisiens et égyptiens.  Alors on a soufflé à plein poumons sur un mécontentement existant contre Kadhafi mais qui n’arrivait à prendre corps malgré les soutiens multiples.  Avec l’argent, avec des armes, avec des mercenaires on a crée de toutes pièces un CNT.  Et comme cela tardait à l’allumage, on a fait appel à l’OTAN pour le bal du bombardement de nuit comme de jour.

Le prétexte, l’habillage de toute cette grande comédie, c’était, en surfant sur la vague de la révolution arabe, de dire que les peuples de l’OTAN volaient au secours du peuple libyen.  Oui, l’OTAN allait délivrer les libyens de la férule, du dictateur Kadhafi qui était décidé à exterminer son peuple, et ainsi faire régner la loi de la démocratie en Libye !

C’était gros comme le nez au milieu de la figure et l’Union Africaine avait eu raison de freiner des quatre fers contre l’option de la guerre. Cette option était prise sans aucun égard pour la proposition de l’Union Africaine, qui favorisait le règlement pacifique.  Ca c’était brave. C’était renouer avec la tradition d’un Kwame Nkrumah, des pères fondateurs du panafricanisme Marcus Garvey et autres, et les africains étaient fiers de ce refus de succomber au dictat des pays riches. Des pays riches dont le seul souci dans cette affaire libyenne était de pouvoir avoir accès au pétrole et aux marchés que nécessiteraient la reconstruction du pays.

Pourquoi diable Jean Ping, que beaucoup ont commencé à aimer, n’est-il pas resté sur la position de Jacob Zuma ? Pourquoi choisir de faire comme Wade qui n’a aucune honte à dire « c’est moi qui ait dit cela et c’est moi qui me dédit? » Voilà qui explique aujourd’hui que, dans bien des radios, dans bien des journaux, les voix ne tarissent pas de critiques par rapport à l’Union Africaine qui, en reconnaissant le CNT, a bu le calice de la honte jusqu’à la lie.

Victory Toussaint. San Finna.

Résistants africains : Et si nous changions de tactique ?

Sommes-nous sur la bonne voie ? Avons-nous été sur la bonne voie ? De Lumumba à Laurent GBAGBO, les traîtres ont-ils été plus intelligents que nous pour toujours triompher ? Comment avons-nous résisté ? Avons-nous utilisé les bonnes armes ? Voici autant de questionnements qui nous invitent à observer aujourd’hui, un instant de regard rétrospectif et envisager de nouveaux choix tactiques.

Alors ne me parlez pas de vos efforts, parlez-moi de vos résultats ! Dixit Ling.

Les efforts, j’en ai assez entendu parler. J’en entends parler de plus en plus. Nous sommes les dignes fils de l’Afrique. Nous avons pris l’option de combattre. De faire front. De faire face. D’affronter l’envahisseur. De mettre en déroute le prédateur affamé. Cette énième humiliation de l’Afrique ne passera pas. Nous avons tous crié cela. Nous le crions chaque jour. Mais quels sont nos résultats ?

Il y a quelques décennies, Sékou Touré, depuis la Guinée s’est battu comme un digne fils. Seul, avec à ses côtés, Kwame Nkrumah renversé par un coup d’Etat et en exil, il n’a pu relever le défi : celui de vaincre et de faire triompher la vision historique d’une Afrique libre et forte. Résultat : la Guinée a été appauvrie, son économie a été sabotée avec des faux billets fabriqués en France puis injectés malicieusement dans l’économie de ce pays aux potentialités infinies.
Lumumba n’aura pas fait mieux. Stable dans l’esprit, l’intelligence vive, jeune, si jeune et plein de conviction, il a âge là, qu’il fallait une liberté réelle pour développer le Continent africain. Car les prédateurs ne lâcheront jamais la proie, ils ne lui permettront pas de sortir de six siècles de traumatisme pour prendre une liberté historiquement dangereuse à leur survie. Résultat : avec la complicité de ses amis de lutte ayant égoïstement pensé qu’ils bénéficieraient pour toujours du faux « amour » paternaliste du Colon, il a été abattu, découpé en petits morceaux puis incinéré. Aujourd’hui, ceux qui l’ont tué en parlent en rigolant ou en brandissant une de ses dents, sans aucun risque d’avoir à répondre de leur cruauté naturelle.

Puis vint l’époque de Laurent GBAGBO. Après avoir hésité, pratiqué un « crabisme » politique controversé, résisté seul, avec une partie de son peuple, devant l’hypocrisie du reste de l’Afrique encore une fois abusé par les mensonges de l’Occident ou tout simplement trop lâche pour lever la tête et dire la vérité, il a été capturé puis déporté. Résultat : « Laurent GBAGBO ne représente plus aucune menace pour les intérêts occidentaux. Il n’est plus rien. Monsieur OUATTARA l’homme de main, peut gouverner sans aucune crainte », ainsi parle le Coréen de service, Young-Jin Choi pour le compte de ses commanditaires.

Jacob Zuma est le Président de l’Afrique du Sud, puissance nucléaire et une économie émergente. Il a donné des signes de vouloir être du camp de ceux qui n’acceptent pas l’affront de l’Occident. Il a balbutié sur le cas ivoirien. Hué et presque passé à tabac par les bandits armés de Dramane OUATTARA, ses gardes du corps ont du combattre au corps à corps à l’Hôtel du Golf pour ne pas que Zuma en sortent avec l’œil tuméfié. Il a promis à OUATTARA de lui envoyer de ses nouvelles un jour. Mais jusqu’ici, rien n’y fit. Seul, ne voulant pas donner à couper la tête de l’Afrique du Sud, il n’a pas osé brandir la menace militaire pour obliger le bloc occidental à laisser les Dozos de OUATTARA avoir une explication d’homme à homme avec les combattants d’élite de l’Armée ivoirienne.

Aujourd’hui plus qu’hier, il hausse le ton quand Kadhafi est attaqué sous de faux prétextes, avec l’intention claire de massacrer le peuple libyen jusqu’à la reddition indispensable à une exploitation frauduleuse de son pétrole. Mais Zuma ne peut que se plaindre et dénoncer. Dans tous les cas, « le chien aboie, la caravane passe »  avec à ses côtés, des chefs d’Etat collabos de tous âges et de tout acabit.

Et puis il y a Thabo MBeki. Ancien Chef d’Etat d’Afrique du Sud. Il ne cache pas sa rage devant l’inqualifiable agression de l’Afrique. Mais, il écrit à l’attention de cadres africains dont la plupart s’en foutent de savoir si l’Afrique va être détruite par ses agresseurs. Ceux-là veulent sauver leurs acquis, leurs emplois, leurs niveaux de vie obtenus grâce à des Gouvernements corrompus. Cela implique d’être toujours du bon côté, du côté du plus fort. Et pour l’instant, le plus fort, c’est l’homme blanc. Ne dit-on pas qu’il est raisonnable de sécher son habit là où le soleil brille ?

Et celui-là. Yaya Jammeh de la petite Gambie. Il affirme avec autorité qu’il ne coopérera jamais avec un suppôt du Colon blanc. A preuve, il ne reconnaît que Laurent GBAGBO comme Président de l’ex-République de Côte d’Ivoire en ignorant gracieusement les nouveaux acteurs de la Côte d’Ivoire bradée et recolonisée. Mais, il ne peut que dénoncer, être en colère. Il n’a pas les moyens pour combattre seul, surtout que l’envahisseur est organisé en bande de malfaiteurs.

Il faut envisager une autre approche tactique

Alors nous y voici enfin. Tout ce que j’ai rappelé plus haut, c’est surtout et essentiellement des efforts sans des résultats salvateurs pour l’Afrique. Vous le savez mieux que moi-même, la guerre, c’est comme au football. Les efforts, c’est bon. Mais, c’est le résultat final qui compte.
L’Afrique se muscle. L’Afrique grogne ; elle veut en découdre. Parce qu’elle a besoin maintenant de résultats. Sinon, c’en est fini d’elle. Le prédateur ne laissera pas la proie survivre à cette ultime prise. Certains l’ont compris déjà. D’autres suivront pour grossir les rangs de la Révolution. C’est pourquoi vos efforts m’intéressent. Mais ils sont insuffisants. Donc vos efforts n’intéressent pas l’Afrique, notre seule et unique terre dont nous avons hérité. Elle a besoin de vos résultats !

Marchez à Paris, à Londres, à New York, partout dans le monde. Votre ambition si noble est d’alerter l’opinion internationale. Mais, cette opinion comprend ce qui se joue. Elle a presque déjà été sensibilisée. Continuez de marcher. Mais sachez que ce sont ceux à qui vous parlez qui envoient leurs enfants commettre des massacres en Afrique. Parce qu’ils pensent que cette cruauté est indispensable à leur survie. C’est une façon d’être martyr pour la bonne cause. Martine Aubry, en France, le dit mieux que moi : « il fallait cette intervention en Libye ».  Pourquoi, fallait-il oser tuer, massacrer et ensuite partager la Libye contre tous les principes élémentaires de la Morale ? Simplement parce que c’était une question de vie ou de mort pour ceux qui ont tiré des missiles contre des écoles maternelles sachant que les enfants y étaient. N’est-ce pas raisonnable de ne pas privilégier la vie des autres au détriment de celle de ses propres enfants ?

Nous allons marcher en Afrique, nous allons aussi écrire beaucoup. Nous le faisons déjà. Cela pose problème à l’homme blanc qui a déjà envoyé ses analystes lire tous nos écrits sur Internet pour en saisir l’orientation idéologique et leur influence inévitable sur l’opinion nègre.

Mais et si nos marches à Paris, à Londres, à New York, tous nos écrits, étaient insuffisants ? Que faisons-nous ?

Quelle leçon avons-nous tiré des nombreux livres écrits par Sékou Touré ?  Quelle leçon tirons-nous de la bravoure de Lumumba qui n’a ni gémi de douleur, ni imploré le pardon du tortionnaire et qui est tout de même mort, en laissant un pays devenu de nos jours, un grenier géant sans propriétaire ?

Et si tous nos efforts avaient besoin d’un complément tactique, d’un peu plus d’audace révolutionnaire, afin de provoquer une remise en question chez l’agresseur ? Et si cela s’imposait à nous de couper tous les piliers sur lesquels l’envahisseur s’appuie désormais ? Et si l’ennemi n’était qu’un tigre en papier avec plusieurs points faibles comme je les voie en filigrane ?

C’est pourquoi je vous prie de ne point me parler de vos efforts mais seulement de vos résultats. Parce qu’il nous en faut, des résultats qui obligent à réfléchir par deux fois avant de prendre le risque de revenir en Libye et dans la Côte d’Ivoire restaurées ou de lâcher les chiens de guerre contre l’Angola, la Guinée Equatoriale, le Zimbabwe, le Soudan, etc. Il nous faut des résultats, ici et maintenant !

A très bientôt.

Hassane Magued

30.000 Bombes Sur la Libye, Une Mission Humanitaire du Diable

Après environ 8.000 raids aériens, et une estimation de 4 bombes lancées par attaque, l’OTAN a déjà largué plus de 30.000 bombes sur la Libye. Ca fait pratiquement 200 bombes par jour pendant 6 mois, soit des dizaines de milliers de tonnes d’explosifs puissants. Avec une estimation de 2 Libyens tués par bombe et aucune victime du côté de l’OTAN, les régimes occidentaux ont massacré environ 60.000 Libyens au cours des six derniers mois alors que les rebelles eux-mêmes annoncent 50.000 morts. Une sacrée mission humanitaire, n’est-ce pas ?

Le déroulement de la « guerre civile » en Libye peut être mieux décrit par les événements du 21 août. Ce dimanche après-midi, une équipe de télévision de la BBC a montré une colonne rebelle en train de s’enfuir de Zawiya, dans les environs de Tripoli. Battant pitoyablement en retraite, jetant des regards effrayés par dessus l’épaule et fuyant à toutes jambes sur la route par laquelle ils étaient arrivés – même la « presstituée » de la BBC qui était sur place n’a pas pu se retenir d’exprimer son dégoût devant la scène. Une fois de plus, confrontés à une résistance déterminée, les rebelles ont fui et montré leur véritable nature.

Le lendemain matin, une journaliste de France24 a raconté comment, plus tard dans la nuit de ce même dimanche, elle avait accompagné ces mêmes rebelles lorsqu’ils ont traversé Zawiya sans rencontrer la moindre résistance jusqu’à la Place Verte au centre de Tripoli, en croisant cette fois-ci une enfilade de ruines d’immeubles bombardés qui brûlaient encore.

Voilà ce qu’aura été la guerre de l’OTAN et si le monde ne le comprend pas, les rebelles, eux, ne le comprennent que trop bien.

Un problème majeur pour l’OTAN et sa Ligue de Traîtres Libyens, connue aussi sous le nom de Conseil National de Transition, est que la majorité des militaires rebelles sont sous les ordres du Groupe islamique combattant en Libye (GICL), un groupe qui se présente comme affilié au groupe Al-Qaeda du Maghreb.

Tandis que d’anciens terroristes de GICL devenus « combattants de la liberté » vont de maison en maison pour arrêter et exécuter des « supporters de Kadhafi » et des « mercenaires africains » à Tripoli, la vie quotidienne pour les habitants de la ville s’est transformée en une opération de survie. Sans eau depuis près de deux semaines, sans gaz pour cuisiner ou de combustible pour les véhicules et avec la nourriture qui commence à manquer, l’avenir pour la population de Tripoli paraît incertain.

Certains médias internationaux ont affirmé que la Grande Rivière Artificielle (GRA), le système d’irrigation qui fournit presque la totalité de l’eau du nord de la Libye, a été bombardée par l’OTAN. D’autres prétendent que les « loyalistes de Kadhafi » contrôlent toujours les puits du sud et qu’ils ont coupé l’eau – si c’est le cas, alors même Benghazi manquera d’eau. Tripoli devra donc importer son eau pendant un certain temps et le fait de savoir comment une ville de près de 2 millions d’habitants pourra vivre avec de l’eau importé par camions-citernes est un sujet que les médias n’abordent plus.

Le « Conseil National de Transition » désormais reconnu comme le « gouvernement légitime de la Libye » par les gouvernements de l’OTAN et leurs alliés est composé de nombreux anciens hauts officiels du gouvernement Libyen et se trouve de plus en plus dans une position délicate. Avec l’Union Africaine qui tente d’empêcher le déblocage des fonds du gouvernement Libyen détenus dans les banques occidentales il n’y a plus beaucoup de temps à perdre si ce CNT veut pouvoir continuer d’exister.

Le président Sud-Africain, Jacob Zuma, a condamné les dirigeants du CNT qualifiés d’escrocs et exigé la restitution des dizaines de millions de dollars que les hauts dirigeants ont volé lorsqu’ils étaient en fonction dans le gouvernement Libyen avant que l’Union Africaine ne lève son opposition au déblocage des fonds du gouvernement de Kadhafi.

Les dirigeants de l’OTAN doivent se démener pour maintenir le CNT à flots. Les images de palettes chargées sur deux mètres de haut de 200 millions de dinars Libyens acheminés par avion depuis Londres montre la fragilité de l’influence du CNT. Alors que le cirque des « amis de la Libye » organisé par l’OTAN et qui se tient à Paris promet de libérer les milliards de dollars Libyens détenus en otage par l’Occident, la mise en application de ces promesses est une toute autre affaire. La corruption et l’incompétence sont la marque des dirigeants du CNT et il ne sera pas surprenant d’entendre parler plus tard de détournements massifs de fonds.

La grande question est de savoir combien de temps les dirigeants du GICL/AQM laisseront-ils le pouvoir à leurs anciens ennemis jurés au sein du CNT. Déjà le « gouvernement » rebelle dans la ville portuaire de Misrata a annoncé qu’il ne reconnaissait pas l’autorité du CNT et on y signale la tenue de manifestations quasi quotidiennes pour exiger l’expulsion du CNT des anciens fonctionnaires du gouvernement Libyen.

Pendant ce temps, de vastes étendues du désert Libyen dans le sud n’ont pas été conquises par l’OTAN et pratiquement toute l’eau et une partie du pétrole échappe au contrôle du CNT.

Avec de centaines de villages et de petites villes éparpillées à travers un territoire immense, le Colonel Kadhafi et ses supporters ont encore une vaste zone à leur disposition. Avec l’Algérie qui combat Al Qaeda du Maghreb, sa frontière avec la Libye reste ouverte et offre un terrain de repli aux opposants aux rebelles de l’OTAN. Le CNT a déjà sonné l’alarme quant à une insurrection à long terme qui pourrait s’implanter dans le sud de la Libye et qui utiliserait l’Algérie comme base arrière.

Jusqu’à présent les dirigeants Al-Qaeda et les gros bras de l’occident au sein du CNT n’ont pas encore commencé à s’entredéchirer mais une guerre interne paraît inévitable. Il se pourrait que nous assistions à des bombardements par l’OTAN de ses anciens alliés.

Une chose qui est claire est que la tragédie Libyenne ne fait que commencer et la capture de pratiquement tout le nord de la Libye par les rebelles de l’OTAN n’est que le début. 30.000 bombes sur le pays et la mort de quelques 60.000 Libyens marquent plutôt le début que la fin de cette catastrophe.

Thomas C. Mountain

Thomas C. Mountain était un membre de la 1e Délégation de Paix américaine en Libye en 1987 et est le seul journaliste occidental indépendant dans la Corne de l’Afrique, vivant et annonçant de l’Erythrée depuis 2006. Il peut être contacté à thomascmountain@yahoo.com.

http://www.counterpunch.org/2011/09/02/30000-bombs-over-liby…

Traduit de l’Anglais par Aymard

Lettre ouverte de 200 intellectuels africains contre l’Otan

Un groupe de « Concerned Africans » (« Africains concernés ») a écrit une lettre ouverte critiquant les attaques militaires de l’OTAN contre la Libye, disant que l’Afrique court le risque d’être re-colonisé.

« L’OTAN a violé le droit international … ils avaient un changement de régime à l’ordre du jour », a déclaré l’un des signataires, Chris Landsberg, chef du département de science politique de l’université de Johannesburg.

« La recolonisation de l’Afrique est devenu une menace réelle », a-t-il déclaré à Johannesburg.

La lettre est signée par plus de 200 importantes personnalités africaines, dont Jesse Duarte membre exécutif de l’ANC, Willie Esterhuyse analyste politique de l’Université de Stellenbosch, l’ancien ministre du Renseignement Ronnie Kasrils, l’avocat Christine Qunta, l’ancien vice-ministre des Affaires étrangères Aziz Pahad, l’ancien ministre la présidence Essop Pahad, Sam Moyo de l’Institut africain d’études agraires, Mukoni Ratshitanga, l’ancien porte-parole du président Thabo Mbeki, le poète Wally Serote.

« Il est très difficile pour nous de voir une quelconque paix en Libye », a déclaré Serote, qui s’est également adressé aux médias.

« Le problème a maintenant été exacerbée … à la fin l’Union africaine aura encore à entrer en jeu ».

Selon lui, même si la critique que l’UA était une organisation faible était exacte, alors les Africains devaient trouver un moyen de soutenir l’organisation.

[…] La lettre dit : « Contrairement aux dispositions de la Charte des Nations unies, le Conseil de Sécurité a autorisé et a permis la destruction et l’anarchie qui s’est abattue sur le peuple libyen. A la fin de tout cela, de nombreux Libyens auront été tués et de nombreux Libyens auront été mutilés (et) beaucoup d’infrastructures auront été détruites. »

Le Conseil de sécurité n’avait pas produit de preuve démontrant que son autorisation de l’usage de la force était une réponse appropriée à la situation en Libye.

« Ainsi, ils (le Conseil de sécurité) se sont ouvertement donné pleins pouvoirs pour poursuivre l’objectif de « changement de régime », et donc pour l’utilisation de la force et de tous les autres moyens pour renverser le gouvernement de Libye, lesquels objectifs sont complètement en contradiction avec les décisions du Conseil de sécurité de l’ONU », dit cette lettre qui a également été soutenue par le Congrès des syndicats sud-africains, la Parti communiste d’Afrique du Sud, et le Réseau d’examen des médias (? « Media Review Network »).

Le Conseil de sécurité a également « répudié la règle du droit international » en ignorant le rôle des institutions régionales légitimes dans la résolution du conflit.

Landsberg déclare que la Grande-Bretagne, la France et les Etats-Unis « continuent à agir comme des Etats voyous ».

« Un voyou est un Etat dévoyé qui ne respecte pas les lois … la tragédie, c’est qu’ils ne sont pas susceptibles d’être accusés devant la Cour Pénale Internationale. »

Le président Jacob Zuma a déclaré au début de cette semaine que les nations puissantes avait abusé de la résolution de l’ONU « pour des intérêts autres que protéger les civils et d’aider le peuple libyen ».

Source : IOL

l’Union Africaine (UA) ne reconnaît pas le CNT, appelle à un gouvernement d’union

ADDIS ABEBA — L’Union africaine a refusé vendredi de reconnaître la légitimité du Conseil national de transition en Libye, jugeant la situation militaire encore trop instable, et réitérant à la place ses appels au dialogue, pourtant restés sans réponse depuis le début du conflit.

« Le CNT est en train de prendre (le contrôle de) Tripoli et ils disent qu’ils ont conquis la ville, mais il y a encore des combats », a relevé le président sud-africain Jacob Zuma.

« Donc nous ne pouvons pas dire que c’est la force qui est légitime maintenant », a poursuivi M. Zuma, s’exprimant au nom de l’UA à l’issue d’un mini-sommet de cette organisation à son siège d’Addis Abeba.

Sans jamais mentionner explicitement le CNT dans son communiqué final, ni d’ailleurs le régime déchu de Mouammar Kadhafi, l’UA a appelé à la formation d’un « gouvernement de transition incluant toutes les parties, qui serait le bienvenu pour occuper un siège à l’Union africaine ».

Une façon de signifier que le CNT ne pouvait prétendre à ce siège. « Le siège de la Libye à l’Union africaine est actuellement vacant. Si un gouvernement consensuel et inclusif voit le jour demain et qu’il propose un ambassadeur auprès de l’UA, ce dernier sera le bienvenu« , a commenté auprès de l’AFP le porte-parole de la Commission, Noureddine Mezni.

Plusieurs diplomates interrogés par l’AFP ont estimé que la Libye était de facto suspendue de l’Union africaine, soulignant toutefois que le Conseil de paix et de sécurité de l’UA n’avait pas, contrairement à l’usage, officialisé cette suspension.

Les responsables de l’UA ont refusé de préciser si des partisans du colonel Kadhafi pourraient participer au gouvernement d’union qu’ils appellent de leurs voeux. « Nous n’avons décrit aucune des parties, il y a beaucoup de parties impliquées dans le conflit », a fait valoir M. Zuma.
L’UA se retrouve en tout cas en porte-à-faux avec une partie de ses membres, car au moins une dizaine de pays africains, sur un total de 54, ont reconnu le CNT, parmi lesquels l’Ethiopie, le Burkina Faso, le Tchad, le Nigeria, le Sénégal, la Gambie, la Côte d’Ivoire et le Rwanda.

M. Zuma a estimé que ces pays avaient agi à titre individuel, et que « l’UA était unie sur la position » arrêtée vendredi.

Toutefois, pour l’ambassadeur de Libye en Ethiopie, Ali Awdian, interrogé par l’AFP, « ce n’est qu’une question de temps » avant que l’UA reconnaisse le CNT. « Ils reconnaissent que le régime de Kadhafi est terminé. Ils ne l’ont pas mentionné aujourd’hui car ils savent qu’il est terminé », a poursuivi M. Awdian, qui a lui-même récemment fait allégeance au CNT.

L’UA a tenté en vain tout au long du conflit libyen d’engager une médiation entre les rebelles du CNT et le régime de Mouammar Kadhafi, ce que les premiers ont rejeté en posant comme préalable le départ du « guide » de la révolution libyenne.

Les rebelles n’ont pas caché leur suspicion quant à la neutralité de l’UA, traditionnellement proche du colonel Kadhafi, un des promoteurs les plus acharnés de l’unité africaine, et plus prosaïquement un des principaux contributeurs au budget de l’organisation continentale, en plus de faire profiter de ses largesses nombre de régimes africains.

De leur côté, les responsables de l’UA estiment que leurs efforts de paix en Libye ont été sabotés par l’intervention militaire de l’Otan contre le régime Kadhafi, menée selon eux au prix d’une distorsion du mandat initial de l’Onu visant à protéger les populations civiles.

« Pour des raisons multiples, nos efforts n’ont pas abouti aux résultats escomptés », a reconnu le président de la Commission de l’UA, Jean Ping, en ouvrant vendredi les débats du Conseil de paix et de sécurité de l’organisation.

AFP

Afrique du Sud : Le président Jacob Zuma refuse de recevoir Michelle Obama

Jacob Zuma, a traité Michelle Obama avec mépris  lors de sa visite en Afrique du Sud,  en envoyant son ministre des prisons pour l’accueillir à l’aéroport et a refusé même de la recevoir pendant son séjour de trois jours dans le pays.

M. Zuma était hors du pays pour la première journée du voyage de Mme Obama en  solo à l’étranger à son retour le lundi soir.

 Le mardi ses aides  de camp ont déclaré qu’il n’était « pas disponible » pour la rencontrer.
A la place, il a envoyé son ministre des prisons  Nosiviwe Mapisa-Nqakula pour l’accueillir  à son arrivée à Pretoria, le lundi soir, et un de ses trois épouses, Nompumelelo Ntuli-Zuma, pour la rencontrer brièvement le mardi.

Mme Obama, ses filles Sasha et Malia et sa mère Marian Robinson, ont également été reçus  par le vétéran de 92-ans, ex-président Nelson Mandela à son domicile de Johannesburg.
C’était la première rencontre de Mme Obama avec l’icône mondiale, bien que son mari Barack Obama l’ai déjà  rencontré lorsqu’il était encore sénateur, lors de sa tournée africaine en 2006. Les Aides de Mme Obama ont révélé qu’une photographie prise par  téléphone mobile de cette réunion est maintenant exposée dans le bureau de M. Mandela.

Lorsque Mme Obama a fait son premier voyage en solo, au Mexique, elle a été l’invité d’honneur à un dîner d’État offert par le président Calderón et son épouse.
Sa visite en Afrique du Sud vise à faire progresser son agenda international,  l’engagement des jeunes ainsi que le soutien de M. Obama pour « la démocratie, le développement et les possibilités économiques en Afrique ». [Mon œil]

Mais elle coïncide avec un refroidissement dans les relations entre l’Afrique du Sud et les États-Unis. La semaine dernière, le président Jacob Zuma a émis une forte riposte à un appel lancé par Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine, a appelé les  dirigeants africains pour l’aider à éliminer la Libye de Mouammar Kadhafi.

«Nous croyons fermement que la résolution (du Conseil de sécurité de l’ONU) est maltraité par un changement de régime, les assassinats politiques et de l’occupation militaire étrangère », a déclaré au parlement Mr Zuma,  le jour après le discours de Mme Clinton.

En ce qui concerne madame Obama, les autorités sud-africaines ont insisté tout simplement aur l’agenda chargé de Mr Zuma très  occupé – Une offre a été faite a Mme Obama d’une réunion à 9 heures le mercredi, offre qu’elle a rejetée, car elle faisait un discours à Soweto selon ses aides.

Zizi Kodwa, porte-parole de M. Zuma, a refusé de discuter des nominations du président dans les prochains jours, mais a déclaré que son journal était plein et ne pouvait pas facilement être changé.
« Même quand le président est en Afrique du Sud, il n’est pas en vacances et ne peut rencontrer qui il veut, à tout moment », a-t-il déclaré.. « Clayson Monyela, porte-parole du Foreign Office en Afrique du Sud, a déclaré que puisque Mme Obama n’est pas un chef d’État ou ministre, il n’y avait aucune obligation pour M. Zuma pour la rencontrer.

« C’est totalement faux de suggérer cela comme  un camouflet », a-t-il dit. «Si M. Zuma ou le Ministre des relations extérieurs étaient  dans le pays ils l’auraient rencontré. Nous reconnaissons qu’il s’agit d’une visite historique et c’est la raison pour laquelle elle a été bien accueillie par les principaux ministres.

« Professeur Chris Landsberg, directeur de l’Université de Johannesburg département politique et conférencier invité à l’Académie diplomatique du ministère des affaires étrangères d’Afrique du Sud, a déclaré que même si ce n’est  pas un camouflet, une «occasion  a été manquée».
« Il n’ya aucun doute, il ya eu une certaine irritation des deux côtés sur la Libye et je me serais attendu  qu’il rencontre MmE Obama, s’il était dans le pays », a-t-il dit. «Cela aurait peut-être été une chance pour Mme Obama de  passer certains messages directs de son mari, de clarifier sa position et facilité des tensions. »

By Aislinn Laing, Johannesburg -Telegraph sur Afrohistorama

Jacob Zuma Critiqué par son parti sur sa politique en Libye

Zuma as-tu oublie l’histoire ?

De Bobby Clarke de Clément Payne Mouvement, et Party People Empowerment de la Barbade

La critique du président Zuma sur sa prise de position aux Nations Unies par rapport à la Résolution 1973 sur la Libye est bien appuyée par notre organisation à la Barbade et je suis sûr que par les autres organisations dans les Caraïbes par rapport à la position de Zuma soutenant la résolution 1973.

Le Congrès national africain avec des dirigeants comme Albert Lithuli, Nelson Mandela, Winnie Mandela, Govan Embeki, Walter Sisulu, Mama Albertina Sisulu, Steve Biko etc qui ont combattu pour la libération du continent africain et soutenu financièrement et moralement par Muammar Kadhafi et Fidel Castro … etc doivent être abattus par les attitudes honteuses du président Jacob Zuma.

Jacob Zuma doit reconnaître sa hâte indécente soutien des Nations Unies dans la Résolution 1973 qui a été élaboré avec la collaboration de l’Organisation des Nations impérialistes des États-Unis, la France et la Grande-Bretagne.

Comment un dirigeant Africain, qui connait l’histoire de l’esclavage des peuples africains, la criminalité des pays européens peut être d’accord avec l’Organisation des Nations Unies pour appuyer l’invasion de l’Afrique par l’Europe meurtrière et de plus contre Mouammar Kadhafi ?

La vérité sur le soutien de Mouammar pour la lutte pour l’indépendance des pays africains avec particulière référence à l’Afrique du Sud avec un fort soutien militaire de Cuba devrait avoir créé dans l’esprit de Jacob Zuma la nécessité de s’assurer que les pays impérialistes ne puissent  plus terroriser et contrôler nos pays africains.

Quand le président Zuma a informé son représentant des Nations Unies à voter pour une zone d’exclusion aérienne en Libye « Résolution 1973 », il aurait dû et aurait du savoir  avec la Chine que la résolution était corrompu et baisée.

Le Président Zuma  doit savoir comprendre ce qu’est une zone d’exclusion aérienne signifiait? A-t-il regardé les résolutions des Nations Unies contre l’Irak pour une zone d’exclusion aérienne? A-t-il compris une zone d’exclusion aérienne signifiait qu’aucun avion ne doit survoler la Libye ou venir attaquer le  peuple libyen?

Zuma  a-t-il discuté de ce principe avec les président Barack Obama, Sarkozy, et le Premier ministre Cameron et arriver à une conclusion avec eux qu’ils veillent à ce qu’aucun des avions même non libyens la face?

Notre frère Julius Mulema,  président de ANC Youth Leader doit être salué pour avoir cette position avant toutes les nations africaines et les forces progressistes du monde.

Bien que le gouvernement Chinois tente maintenant de mettre les forces de la Libye ensemble pour essayer de résoudre le problème, il faut bien comprendre que seule l’Union africaine sous la direction de l’Afrique digne, sans l’influence de l’Europe et de l’Amérique du Nord doivent s’asseoir ensemble et faire face aux positions actuelles.

Il est bien connu que la Libye a le plus haut niveau de vie en Afrique, dans la plupart de l’Asie, dans certaines parties de l’Europe, dans certaines parties de l’Amérique du Sud, et par conséquent  il n’était pas nécessaire de tenter  le renversement du gouvernement de la Libye.

Dans les années 1990 le gouvernement américain a produit un document rédigé par John Negroponte, Dick Cheney, Donald Rumsfeld et Karl Rove, appelé le siècle américain, dans lequel il disaient qu’il fallait poursuivre la domination américaine. Le complexe militaro-industriel des Etats-Unis d’Amérique devait  pour atteindre cet objectif, renverser les  gouvernements de l’Irak, l’Iran, Syrie, Liban, Libye, Somalie, et Soudan.

Il faut bien comprendre que, en 2009, après les discussions avec Kadhafi et  le Premier ministre d’Angleterre, Tony Blair, le Premier ministre italien Silvio Berlusconi, le président de la France, Nicolas Sarkozy, le secrétaire d’État des États-Unis, Hilary Clinton, a reconnu explicitement que la Libye et le colonel Kadhafi n’ont jamais été un état terroriste.
Pour la première fois dans l’histoire des Etats-Unis, un projet de loi a même été voté à l’unanimité par les deux chambres du Congrès des États-Unis pour fournir à la Libye de la technologie. Néanmoins au début de 2011, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont quand même décidé que la Libye, le colonel Mouammar Kadhafi était  un mauvais pays et la direction de la Libye devraient être changée.

Nous avons soutenons donc Julius Mulema dans son attaque du président Jacob Zuma, qui a omis de reconnaître l’histoire du peuple noir et de son pays l’Afrique du Sud.

Nous exigeons que l’Union africaine présente une résolution aux Nations Unies  pour :

a) arrêter toutes les attaques de l’OTAN sur la Libye

b) la suppression de l’embargo sur la Libye et le rétablissement du survol de son espace aérien.

c) la libération de milliards de dollars saisis par les Etats-Unis et l’Europe afin qu’ils reviennent au peuple libyen.

d) respecter les droits des peuples africains afin qu’ils déterminent leur destin.

Traduction de l’anglais par Afrohistorama

La Libye, les gendarmes du monde et les traîtres africains

Ces assassins qui tuent pour du pétrole

La guerre, la guerre et toujours la guerre ; la guerre contre la Libye, un pays que la nature a doté d’immenses richesses qui attisent la convoitise des rapaces occidentaux. Après l’Irak, cette fois-ci c’est la guerre de l’Occident contre la Libye, une guerre qui sent à mille lieux le pétrole, le pétrole pour la survie de l’Occident.

Les gendarmes du monde

En pôle position de cette opération armée contre un peuple, un pays d’à peine 4 millions d’habitants, trois individus juste trois individus agissant au nom d’une certaine communauté internationale.

En tête, Sarkozy le petit homme français, le premier et le plus beau des français. A ses côtés, le nègre Obama, président des Etats-Unis, tout le contraire de Obama, candidat à l’élection présidentielle qui promettait le retrait des troupes américaines d’Irak, la création de l’Etat palestinien, la fermeture de la prison inhumaine de Guantanamo et tout le trompe l’œil qui l’a fait élire. Puis, vient le britannique Cameron (l’universitaire qui dit-on n’a jamais fini l’école !) plus décidé à se faire un nom qu’à régler les problèmes sociaux dans son pays.

Depuis 80 jours, les libyens ont perdu le sommeil puisque les défenseurs de la démocratie, ceux qui pensent exporter la démocratie sont là. Ils bombardent, bombardent et bombardent.

Les agresseurs de l’OTAN ont mené jusque-là plus de 10.000 opérations contre le peuple libyen avec à la clé des destructions massives d’infrastructures, des blessés, des morts, de nombreux déplacés. Pour une mission civilisatrice de civilisés et de démocrates, le bilan frise le ridicule. Kadhafi n’aurait pas fait autant de victimes civiles à Benghazi que l’OTAN en a fait à Tripoli alors que les rebelles armés  et drogués que l’OTAN appelle des civils sont à Benghazi.

Les grands africains au pied d’argile et les traîtres

Le Nigeria et l’Afrique du Sud, deux pays Africains qui étonnent de par leur absence de vision et d’idéal. Toujours manipulables et manipulés. On se rappelle encore qu’au temps fort de la crise ivoirienne, Jacob Zuma vendait à ceux qui le prenaient encore au sérieux que Gbagbo avait raison, qu’il fallait respecter les décisions du conseil constitutionnel et procéder soit au recomptage des voix soit en résolvant la crise diplomatiquement pour faire comprendre à Ouattara qu’il ne pouvait diriger le pays en l’état au lieu de recourir à une force militaire pour envenimer la situation. Mais quelques jours plus tard, volte face. Notre géant sud-africain rencontre Sarkozy en France et de retour sur ses terres, ravale toutes ses vomissures et nous dit « Gbagbo a perdu les élections, il doit s’en aller ». Pitoyable ! je ne m’attarderai pas sur le cas nigérian ou gabonais ou encore de ces pays arabes laquais des américains qui ont cru devoir dans une certaine ligue arabe approuver l’intervention militaire en Libye.

Zuma, décidément plus préoccupé par ses nombreuses femmes et, la France qui lui miroite un poste permanent avec droit de véto au conseil de sécurité (ce qui n’arrivera jamais, il peut en être certain), jette en pâture le seul soutien véritable que les Noirs d’Afrique du Sud ont eu au temps de l’apartheid où ils étaient traités comme des chiens. Kadhafi a contre tous, au risque de s’attirer la foudre des occidentaux, soutenu Mandela (qui au moins lui en a été reconnaissant à sa sortie de prison) jusqu’à la fin de l’apartheid. Il a pris de gros risques, subi d’énormes sanctions pour partager avec les Noirs Sud-Africains leur peine. Que c‘est beau ce remerciement ! Mandela, même âgé a pu avoir la clairvoyance d’esprit pour condamner la guerre en Irak et dénoncer le fait que Bush s’y rendait juste pour le pétrole. Zuma n’est pas Mandela.

Le plus malheureux épisode de cette série Libyenne est la reconnaissance du Conseil National de Transition par le président sénégalais, Abdoulaye Wade et le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz. Comment, un conseil dont on dit composé de vingt cinq (25) membres, on n’en connait que 4 ou 5 ? et ces 5 membres disent, représenter le peuple Libyen et parler en son nom.

Le TRAITRE Abdoulaye Wade qui vend Kadhafi et la Libye pour que Karim Wade soit président au Sénégal en 2012

Des traitres, l’Afrique en a toujours connu. Point n’est besoin de rappeler nos martyrs tel que UM NYOBE, MOUMIE, LUMUMBA, SANKARA, OLYMPIO,… qui ont été victimes de traîtrise. Cette année 2011 en a fait voir d’autres et Abdoulaye Wade est le dernier à se mettre volontairement sur cette liste. Es-ce que pour faire nommer son fils à la tête du Sénégal en 2012, il a besoin de s’abrutir cet octogénaire ? Il est aussi dit que son fils Karim aurait perçu de l’argent de la part du Qatar pour ce soutien de Wade senior au CNT libyen. Notre vieillard sénégalais (qui n’est surement plus lucide) déclare depuis Paris où il était reçu par Sarkozy, le parrain de son fils que Kadhafi doit partir et d’ajouter en s’adressant à Kadhafi : « Plus tôt tu partiras, mieux ça vaudra ». What a shame !

Moreno Ocampo et sa Cour

Luis Moreno Ocampo lui, décide de mener une guerre psychologique contre Kadhafi pour le déstabiliser afin qu’ils puissent vite atteindre leur objectif, celui de le voir partir de la tête de la Lybie.

Très drôle cet argentin, professeur de droit à l’Université de Havard devenu depuis un triste mois de Juin 2003 procureur de la Cour Pénale Internationale. Un homme fourbe dans sa profondeur et vicelard dans le comportement. Après la cabale contre Omar El Béchir pour l’obliger à aller à la sécession du Sud soudan, l’expédition ivoirienne pour installer un criminel de guerre au pouvoir, il descend sur Kadhafi  pour  nous annoncer  encore quelque chose. Kadhafi aurait donc selon cet argentin en mal de sensation, ordonné des viols et distribué à cette fin à ses soldats des stimulants sexuels de type Viagra pour qu’ils puissent violer les femmes et les opposants libyennes. Ce qui pourrait valoir au leader de Tripoli, déjà virtuellement inculpé de crimes contre l’humanité, un nouveau chef d’inculpation. Et il ajoute que Kadhafi en a acheté des conteneurs de ce machin, toute une histoire à dormir debout.

Depuis tout le temps que Moreno est à la tête de cette affaire de cour pénale, il n’a rien trouvé de mondain et de nauséabond dans la gestion des pays de l’Occident. Tous ces pays sont au top, il n’y a qu’en Afrique qu’il y à des gens à inculper. Il tient à bien remplir sa mission d’aliénation. Il n’a pas vu Georges Walker Bush tuer des enfants en Irak pour du pétrole, détruire tout un peuple à la recherche d’un présumé terroriste. De même qu’il n’avait pas vu l’ONUCI commettre des crimes contre l’humanité en Côte d’Ivoire en tirant à bout portant sur des civils ivoiriens non armés, il ne voit pas non plus l’OTAN commettre des crimes contre l’humanité en Lybie. Il ne regarde que France 24, BFM et toutes ces chaînes de désinformation et de manipulation médiatique, nous dira t-il.

Du devoir de résistance

Ce n’est sûrement pas en remplaçant Kadhafi par un roitelet pro-occidental que le peuple libyen se portera mieux, ça le peuple libyen devrait le comprendre et investir la ville de Benghazi pour déloger les rebelles et leurs suppôts qui y vivent. Avec Kadhafi, c’est le socialisme intégral. Quiconque s’il veut être sérieux ne peut le contester, la Libye en 40 ans a su se développer comme aucun pays de la coalition n’a pu le faire. Il n’y a pas d’impôts en Libye, la population est nourrie, soignée, éduquée et logée gratuitement par l’Etat. Tout le pays est électrifié et les libyens ne paient ni l’eau ni l’électricité. Quel est le pays de l’OTAN qui peut se targuer de ce palmarès élogieux. Non, il n’y en a aucun. Le chômage qui atteint plus de 4,3 millions de personnes en France, criminalité, déficit public, dette publique élevée,  délinquance, récession économique et misères de toutes sortes ; les thèmes douloureux ne manquent pas pour apprécier la situation économique et sociale précaire de ces pays exportateurs de démocratie et de défenseurs de la veuve et de l’Orphelin. Un pays comme la Grande Bretagne qui a de sérieux problèmes sociaux et économiques trouve des centaines de millions de dollars pour aller attaquer la Libye, comme quoi la déchéance morale et l’incongruité sont les réelles valeurs de l’Occident.

L’occident essoufflé, compte sur le départ de Kadhafi pour faire de la Libye son nouveau vivrier, le pays qui les nourrira dans les prochaines décennies. Le peuple Libyen a le devoir de résister, Kadhafi encore plus. Mieux vaut vivre un jour comme un lion que de vivre 100 jours comme un mouton.

aymard

Les chefs d’Etats africains suscitent le mépris et la honte, Côte d’Ivoire 2011 – Congo Kinshasa 1961, l’histoire se répète !

Ce lundi 11 avril 2011, l’inacceptable vient encore de se produire en Afrique noire. Comme ce fut le cas en 1961 avec l’arrestation, par le colon belge, de Patrice Lumumba qui sera livré pour assassinat à son rival politique Tshombé. Le colon blanc français vient de frapper et détruire le plus grand symbole représentatif de la souveraineté d’un pays indépendant : l’Institution Présidentielle de la Côte d’Ivoire ! L’armée française a détruit la Présidence ivoirienne et arrêté son Chef d’Etat (Laurent Gbagbo), avec sa famille, et l’a livré à son adversaire politique (Ouattara) et ses rebelles sauvages.

La France par ce geste signifie clairement, au monde entier, que l’indépendance de la Côte d’Ivoire et sa souveraineté sont une grosse blague racontée depuis les années 60. Il y’a une lugubre similitude historique entre ce qui s’est passé au Congo Kinshasa avec Lumumba en 1961 ET ce qu’il se passe actuellement en 2011 avec la Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo. L’histoire macabre est en train de se répéter ! Mêmes les peuples des communautés internationales restent curieusement muets malgré le cynisme de ce crime que le continent noir revit.

Malheureusement, l’Union Africaine qui est sensée traiter les problèmes du continent se relègue aussi au rang de simple messager des volontés de Sarkozy quant à sa vision de la politique du continent noir. Nos chefs d’Etat sont d’autant plus ridicules, et irresponsables, qu’ils ont laissé la situation ivoirienne déraper jusqu’à l’indécente arrestation de Gbagbo et sa femme par la France. Ils sont livrés aux rebelles de Ouattara qui leur infligent déjà de copieuses humiliations. La France a opéré sereinement comme si le Président ivoirien n’était qu’un simple délinquant terré dans un abri quelconque, qu’on devait à tout prix détruire sans retenue, et dans l’irrespect total du droit international protégeant la souveraineté des Etats.

Pendant que Gbagbo est la cible des missiles français, notre chère Union Africaine se rend chez Kadhafi qui n’est pourtant pas en danger de mort comme le Président ivoirien. Les chefs d’Etats africains, par cette attitude, ont-ils sacrifié leur homologue ivoirien par lâcheté ou par opportunisme ? Même le Président sud-africain Jacob Zuma qui a vécu dans ces turpitudes racistes et coloniales dans son pays pendant des décennies, s’est tiré discrètement et honteusement, abandonnant son frère GBAGBO au rouleau compresseur franco-onusien. Ce que n’aurait pas fait son prédécesseur Tabo MBEKI qui a tenu tête à Chirac, en 2004, alors que la France continuait à déstabiliser la Côte d’Ivoire avec la rébellion de Ouattara.

Les chefs d’Etat africains ont laissé la France lyncher GBAGBO comme un animal qu’il n’est pas. Ils signifient à leur Peuple que le sort macabre du Président ivoirien a été scellé par le dieu colonial auquel le nègre ne doit pas résister. Les noirs ne seront JAMAIS respectés tant qu’ils continueront à se comporter en félons, en grands enfants à qui l’on fait miroiter n’importe quoi quand ils ne plient pas sous de simples menaces. En jouant aux factotums de Sarkozy en Libye alors qu’ils devaient vider le contentieux ivoirien qui s’enlisait de plus en plus, quelle image nos chefs d’Etat renvoient ils de l’Africain, et à l’Africain, quant au sérieux avec lequel ils seraient capables de traiter les problèmes cruciaux de leur continent ?

Au regard de ce qu’il se passe en Côte d’Ivoire, l’Afrique n’est pas prête de sortir du joug colonial avec ses larbins chefs d’Etats sans aucune dignité. Ils sont incapables de structurer un front uni contre toute manœuvre occidentale, de division, visant à annihiler la moindre velléité d’asseoir une réelle solidarité et une véritable souveraineté de nos Etats. Sans émettre la moindre protestation, en laissant la France livrer leur homologue et frère GBAGBO et sa femme, aux délinquants de Ouattara pour les humilier et les assassiner, les présidents africains viennent de montrer leur incapacité légendaire à mener leur Peuple vers les voies de la dignité et du respect de l’Homme noir.

HONTE A ‘EUX’ DANS LEURS COSTUMES DE MACAQUES

Bhenen