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Sommet Europe Afrique de Tripoli: Boni Yayi humilié par le président nigérien

Alors que plusieurs chefs d’Etat dont le Président béninois étaient présents à cette rencontre, il s’est passé un fait qui aurait pu être mis sous silence n’eut été le fait qu’il s’agissait d’un geste tendant  à brouiller les relations multiséculaires qui existent entre le Bénin et le Niger . En effet, alors que Boni Yayi, président de la République du Bénin, voyait son homologue du Niger et s’apprêtait à lui tendre du haut de son mètre quatre vingt, une main voulue courtoise, le jeune et fringuant officier de l’armée présidant aux destinées du Niger, fit mine de ne pas voir et continua allègrement son chemin. Une attitude qui ne manqua pas d’interpeller l’hôte de la cérémonie Muammar Al Kadhafi. Ce dernier entreprit donc primo de connaître les raisons d’un tel séchage puis secundo de ramener la paix entre les deux présidents. Si pour la première requête, la réponse arriva en flèche, le président nigérien reproche à Boni Yayi de lui avoir fait des promesses en carton mouillé. Promesses relatives à la facilitation de l’accès portuaire aux usagers nigériens et un certain nombre de promesses concrètes. Mais à peine a-t-il eu le dos tourné que le chef d’Etat béninois lui planta profondément un couteau dans le dos ne faisant aucun cas de tout ce qui avait été précédemment entendu entre les deux chefs d’Etat. Pire, le nouvel homme fort du Niger dans l’affaire privatisation ratée de l’Ocbn aurait appris que l’opération profiterait en partie à quelques proches de Boni Yayi. Une autre trahison qu’il a eue du mal à digérer et à en tirer des conséquences immédiates. Il préférerait que son uranium transite par le port de Lomé plutôt que par celui de Cotonou. Pour lui, il vaut mieux traiter avec quelqu’un qu’on ne connaît pas plutôt qu’avec un faux frère dont le dessein inavoué est de vous clouer aux piloris. Quant à la réconciliation tentée sur place par Kadhafi, le président nigérien ne s’y serait pas opposé mais préfèrerait pour l’instant parler d’autres choses que de Boni Yayi. Voilà donc où les ‘’yayiseries’ nous ont menées à nous faire humilier devant les cameras du monde entier pour des motifs de seconde zone.

source : Le béninois Libéré du 02/12/10

NIGER: Fouilles chez les quatre membres de la junte militaire arrêtés

 

 Le Niger.

Le Niger. L. Mouaoued/RFI

Par RFI

Selon des proches des quatre militaires arrêtés, des perquisitions ont eu lieu dimanche 16 et lundi 18 octobre 2010 à leurs domiciles. Les quatre membres de la junte, arrêtés ce week-end, sont toujours « retenus » à Niamey à la caserne de l’état-major de la gendarmerie. Ils sont accusés de « tentative d’assassinat » et de « coup d’Etat » par la présidence.

Il n’y a toujours aucune explication officielle après l’arrestation, ces trois derniers jours, des quatre officiers supérieurs membres de la junte. Cependant, sous le couvert de l’anonymat, du côté de la présidence de la junte certains commencent à parler et les accusations se précisent. A la présidence, occupée depuis le 18 février par le général Salou Djibo, on ne parle plus d’une « déstabilisation » mais bien d’une « tentative de coup d’Etat ».

Les colonels Abdoulaye Badié, Amadou Diallo, Abdou Sidikou et Sanda Boubacar, tous membres du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD), sont toujours aux arrêts à la caserne du commandement de la gendarmerie. Il n’y a pas eu de nouvelles interpellations, mais des perquisitions.

Selon des proches des quatre militaires arrêtés, des perquisitions ont en effet eu lieu depuis dimanche 17 octobre à leur domicile. Il y a eu notamment une fouille vers 19 heures chez le colonel Diallo, puis chez le lieutenant-colonel Sidikou. Et, ce lundi 18 octobre 2010, au matin très tôt, c’est chez le colonel Badié que les gendarmes sont allés perquisitionner, une fouille minutieuse qui aurait, selon la famille, duré plusieurs heures.

Les familles s’inquiètent du sort des quatre hommes. Depuis dimanche midi, plus aucune visite n’est autorisée. Les épouses ne peuvent plus remettre directement le repas à leurs maris détenus.

Par ailleurs, les quatre hauts gradés, tombent sous le coup de la justice militaire, beaucoup plus stricte que la justice civile. Ainsi, la garde à vue est de dix jours renouvelables et n’autorise pas l’intervention d’un avocat.

Du côté de la présidence, on affirme que « l’enquête continue », sans donner beaucoup plus de détails. A propos des accusations, depuis ce week-end, la présidence affirme que les quatre militaires membres de la junte seraient les « cerveaux d’une tentative de putsch avec un projet précis d’assassinat du président Salou Djibo à son retour de New York ». L’alerte aurait été donnée par une puissance occidentale.

Dans l’entourage des quatre militaires, on continue à parler de « machinations montées par des proches du président Djibo contre le colonel Badié et les siens ». Et l’on assure que les accusations d’assassinat sont un « pur montage ».