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Pourquoi l’Afrique ne devait pas livrer Gbagbo à la CPI

Pour Mamadou Oumar Ndiaye, directeur de la rédaction de l’hebdomadaire sénégalais « Le Témoin », nombre de dirigeants africains sont toujours les pions de l’Occident. L’Afrique est décidément un continent maudit et dont les dirigeants actuels appartiennent à la pire espèce qui puisse exister sur terre ! Voilà donc le seul continent au monde dont d’anciens chefs d’Etat sont détenus actuellement à La Haye, aux Pays-Bas, en vertu d’un mandat d’arrêt délivré par la Cour Pénale Internationale (CPI) devenue, par la force des choses, une Cour Pénale Africaine.

Bouc-émissaire de la CPI

En effet, les seules affaires instruites à ce jour par cette juridiction de Blancs pour juger des «Nègres » africains concernent sept pays du continent, à savoir l’Ouganda, la République démocratique du Congo, la République centrafricaine, le Darfour, le Kenya, la Libye et la Côte d’Ivoire. Sept pays africains, et pas un seul d’une autre région du monde. Vous voyez comment on se fout de la gueule de l’Afrique ?

Le pire et le plus grand mépris, c’est que la plupart de ces Etats qui siègent au Conseil de sécurité des Nations-Unies et qui saisissent cette Cour de violations présumées des droits de l’homme voire de crimes de guerre ou crimes contre l’humanité… ne sont pas signataires de la Charte de la même CPI !

Laquelle n’a donc pas le droit de juger leurs ressortissants qui appartiennent à une sorte de race aryenne qui serait supérieure à celle des êtres primitifs que nous serions. Ainsi, malgré les crimes abominables qu’ils commettent en Palestine, et les 1400 morts tués lors de l’opération Plomb durci à Gaza, en décembre 2008-janvier 2009 et malgré les conclusions accablantes du rapport Goldstone, ne vous attendez surtout pas à voir les dirigeants israéliens comparaître devant la CPI, encore moins à ce qu’ils soient emprisonnés à La Haye !

Non, encore une fois, un tel traitement de forçats et de galériens, on ne le réserve qu’à ces salauds d’Africains, surtout s’ils sont «Nègres » de surcroît, Arabes à la rigueur. Un Israélien à La Haye? Jamais! Quant à un Français, un Anglais ou un Américain, c’est tout simplement impensable! Ainsi fonctionne la «justice» internationale, à géographie variable et en fonction de la couleur de la peau… Selon que tu seras puissant ou misérable, disait La Fontaine. On pourrait ajouter: selon que tu seras Noir ou Blanc aussi…

Des Africains trahis par leurs propres frères

Hélas, comme du temps de la traite des «Nègres », lorsque c’étaient des Africains qui vendaient leurs propres frères aux négriers blancs, aujourd’hui encore, en plein XXIème siècle, la même pratique perdure. Ainsi, ce sont les dirigeants africains eux-mêmes, Nigeria en tête, hélas, qui ont livré l’ancien chef de l’Etat libérien, M. Charles Taylor, à la Cour Pénale internationale où il est détenu depuis. Une précision: c’est plus précisément le Tribunal spécial pour le Liberia qui a fait emprisonner Taylor, mais, pour nous, c’est tout comme.

C’est la «justice» des Blancs pour ces cons de «Nègres ». De même, c’est l’actuel président de la République de Côte d’Ivoire, M. Alassane Dramane Ouattara, président déclaré élu par la «communauté internationale» — en fait la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis d’Amérique — qui a remis son prédécesseur à la même CPI pour qu’il soit emprisonné à La Haye. Et à dix jours seulement des élections législatives en Côte d’Ivoire !

Curieuses élections législatives, du reste, puisque le chef du principal parti de l’opposition, détenu jusque-là à Korhogo, dans le nord du pays, est à présent livré à la justice des Blancs. Mais ce n’est pas tout puisque la plupart des dirigeants de ce parti, le Front patriotique ivoirien (FPI) sont soit en exil au Ghana, soit en prison, s’ils n’ont pas leurs avoirs gelés par le gouvernement du président Alassane Dramane Ouattara! Lequel vient aussi de jeter en prison trois journalistes ivoiriens.

Curieuse «victoire» aussi que celle de ce président Ouattara puisque acquise dans le nord de la Côte d’Ivoire contrôlé par ses milices armées, celles des Forces nouvelles, qui avaient refusé de désarmer et où, bien évidemment, ses partisans ont pu s’en donner à cœur joie, bourrant les urnes à volonté. Pas étonnant qu’il ait fait un triomphe dans ces contrées du Nord !

La mascarade ivoirienne

Il ne manquait plus dans ces conditions que les félicitations de la Mission des Nations Unies en Côte d’Ivoire. Et elles sont effectivement venues, ces félicitations! Président de la République sortant d’un pays dont la moitié Nord était occupée depuis septembre 2002 par une rébellion armée et financée par M. Alassane Dramane Ouattara, M. Laurent Gbagbo a demandé un recomptage des voix. Un crime aux yeux de la communauté internationale qui a réagi en envoyant les militaires français de la force Licorne bombarder son palais durant des jours et des nuits jusqu’à incendier le réduit dans lequel il s’était réfugié avec son épouse et ses enfants.

Après quoi, le président français Nicolas Sarkozy a organisé un simulacre d’arrestation par les Forces «républicaines» de Côte d’Ivoire composées de seigneurs de la guerre qui ont massacré des populations de l’Ouest ivoirien, plus précisément à Duekoué, dans leur marche vers la capitale économique ivoirienne. Des forces cette fois-ci entraînées, armées et transportées par la France, comme l’a notamment révélé Le Canard Enchaîné.

Et voilà qu’Alassane Dramane Ouattara, président à la légitimité douteuse, livre à la Cour pénale internationale, son adversaire politique, c’est-à-dire l’homme qui, à bon droit, a refusé de reconnaître sa victoire tirée par les cheveux! On dit que les affrontements post-électoraux de Côte d’Ivoire ont fait quelques 3000 morts. Soit. Mais il faut considérer que la moitié au moins de ces morts est imputable aux braves forces «républicaines» dont les chefs dirigent aujourd’hui la nouvelle armée de Côte d’Ivoire. Bien évidemment, la complicité de la France n’est pas à exclure.

Mais bon, M. Laurent Gbagbo au moins peut s’estimer heureux de se retrouver à La Haye puisque le pauvre Guide libyen Mouammar Kadhafi, lui, n’a pas eu cette chance. En effet, il a été tué au moment de son arrestation par des sbires du Conseil national de transition (CNT) qui dirige désormais la Libye, après que le convoi de véhicules dans lequel il avait pris place a été bombardé par des avions de l’Otan.

L’Otan, qui agissait en vertu d’un mandat de l’ONU, lui demandant d’instaurer… une zone d’exclusion aérienne au-dessus du territoire libyen. Apparemment, le convoi du Guide libyen volait dans les airs… Kadhafi connaissant beaucoup de choses sur les dirigeants occidentaux, pas question de risquer un procès devant la CPI !

Certes, son fils Seif El Islam a été arrêté mais les dirigeants du CNT ne sont pas franchement chauds pour le livrer à la CPI. Un simulacre de procès à Benghazi pour qu’il n’incrimine pas d’anciens collaborateurs de son père comme un certain Moustapha Abdeljalil, nouvel homme fort de la Libye «libérée», arrangerait beaucoup de monde !

En Afrique, l’Occident est roi

Pour en revenir à ces Africains qui livrent leurs frères à la CPI, c’est-à-dire la justice des Blancs, on apprend qu’un juge kényan vient de lancer un mandat d’arrêt international contre le président soudanais Omar El Béchir déjà sous le coup de poursuites de la «justice internationale» c’est-à-dire de la CPI dont le fantasque procureur, Luis Moreno Ocampo, a lancé un mandat d’arrêt contre lui.

Prenant leur courage à deux mains, une fois n’est pas coutume, les chefs d’Etat membres de l’Union africaine ont refusé d’exécuter ce mandat. Il ne manque pas d’humour ce brave juge, ou alors il a la mémoire sélective, car dans son même pays, le Kenya, les affrontements post-électoraux de janvier 2008 avaient fait 1500 morts selon un bilan officiel publié le 25 mai entre partisans de Raila Odinga et de Mwai Kibaki.

Pour autant, aucun de ces deux dirigeants n’avait comparu devant la CPI puisque ces troubles particulièrement sanglants s’étaient conclus par… un accord de partage du pouvoir, le premier nommé devenant vice-président du second. Et ce, même si des seconds couteaux avaient été par la suite inculpés par l’inénarrable Luis Moreno Ocampo.

Laurent Gbagbo avait préconisé un scénario de sortie de crise à la kenyane, on lui avait répondu qu’une telle solution ne pouvait plus resservir! Et ce, alors qu’elle aurait pu, dès le départ, éviter au pays des Eléphants des milliers de morts… Que voulez-vous, la «communauté internationale» voulait à tout prix la peau de Gbagbo !

Reparlons des présidents africains qui avaient refusé d’exécuter le mandat d’arrêt contre leur collègue El Bachir du Soudan. Courageux, mais pas téméraires, il leur fallait bien donner des gages à leurs maîtres blancs, d’où la livraison du président Laurent Gbagbo dont même les chiffres de l’ONU ont reconnu qu’il avait obtenu près de 47 % des suffrages exprimés à la présidentielle de novembre dernier.

Autrement dit, c’est le président de presque un Ivoirien sur deux qui vient ainsi d’être livré comme un vulgaire malfaiteur à un procureur en fin de mandat qui, durant tout le temps qu’il a été en poste, n’a fait que pourchasser des Africains. Outre Gbagbo et Charles Taylor, les prisons de La Haye renferment en effet le sénateur et ancien vice-président de la République démocratique du Congo, Jean-Pierre Bemba, ainsi que de pauvres diables congolais comme Thomas Lubanga et autres.

Bref, dans les prisons de la CPI à La Haye, on ne trouve ni Asiatiques, ni Latino-Américains, ni Nord-Africains, encore moins des Asiatiques, seulement des Africains. Il n’y a pas à dire, nos dirigeants sont de vrais salopards !

Mamadou Oumar Ndiaye

Directeur de la rédaction de l’hebdomadaire sénégalais Le Témoin

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Les « États Arabes», otages de leur « Ligue »

Les « États Arabes», otages de leur « Ligue » : Entre l’immobilisme, la subordination et l’attrape-nigaud, par DJERRAD Amar

Depuis sa création en 1945 par sept pays arabes, dont la Syrie, la «Ligue des États arabes» a pour objectif d’unifier la «nation arabe», de défendre les intérêts des États membres, de faire face à toute ingérence des puissances dans la région. Elle se voulait aussi une force de proposition et d’impulsion. Mais les divergences sont telles que ses actions et initiatives, même de paix, restent au mieux à effets modestes. Les 22 États membres connaissent des divisions liées aux vicissitudes des relations dues à la nature de leurs systèmes politiques souvent antinomiques.

Deux visions politiques s’affrontent à ce jour. L’une ‘pro-occidentale’ que mène l’axe monarchique, l’autre plus indépendantiste que mène l’axe républicain. Sur la trentaine de sommets organisés entre 1946 et 2011, dont 12 sommets en urgence – où les  résolutions les plus importantes concernent la Palestine – on ne relève aucun qui eut un impact signification. Le semblant d’unité apparait plutôt dans l’hostilité à Israël; quoi que… car, le dossier palestinien n’a pas vraiment unis les membres même lors de l’agression israélienne contre Gaza, le Qatar, pays hôte du sommet de 2009, avait tenté de mener un camp favorable au Hamas contre l’Autorité palestinienne, ou contre le Liban. Il y a aussi ce «lâchage» de la Syrie qui avait refusé, avec le Liban, d’adhérer à la convention sur le «terrorisme» qui ne distingue pas ceux qui  luttent pour la liberté et l’indépendance ; allusion au Hezbollah. Ajoutons la partition du Soudan, le chaos de la Somalie, l’invasion de l’Irak, l’agression du Liban et de la Libye et maintenant les provocations et menaces sur la Syrie. La ligue arabe a été non seulement d’aucune utilité, mais a joué un rôle négatif contre certains de ses propres membres.

La géniale maxime anonyme, (elle n’est pas d’Ibn Khaldoun) qui dit que  «les arabes se sont entendus pour ne pas s’entendre» est d’une réalité affligeante qui va plus loin puisque c’est la première fois qu’ils «s’entendent», dans la même année, mais pour…autoriser l’agression par l’Otan de la Libye ; suspendre, sanctionner et  menacer la Syrie. Une première dans l’art de se faire châtier par l’organisation censée protéger ses membres. Un grand progrès dans le…ridicule et l’abaissement!

Les peuples arabes savent que cette organisation a perdu son sens pour s’être laissée pervertir en un instrument au service du Grand Capital comme le sont toutes les organisations internationales, y compris droits de l’homme, l’AIEA. La plupart dépendantes des multinationales, leurs donatrices. L’ONU et ses institutions ne servent plus qu’à produire des alibis contre les pays ciblés ; que les ONG et les ‘journalistes’ font dans l’espionnage ; que la CPI s’utilise pour criminaliser les dirigeants indociles ; que le FMI sert à ruiner et gager les pays ; que la presse dite «mainstream» se consacre à la manipulation, la tromperie et le contrôle de l’opinion ; que l’OTAN se réserve pour l’agression et dévastation.

La Ligue arabe ne peut échapper aux plans des lobbies militaro-financiers, de quadrillage du monde pour mieux se servir. Ce sont ces lobbies qui commanditent les guerres, déstabilisent et assassinent et qui, après l’Irak, l’Afghanistan, le Liban et la Libye, bousculent à une confrontation avec l’Iran via la déstabilisation de la Syrie. L’Afrique en paie le prix le plus cher avec l’assassinat de 21 présidents depuis 1960 : de Sylvanus Olympio en 1963 président du Togo à Kadhafi.

Quel autre moyen le plus sûr pour  déstabiliser les États arabes – qui présentent un danger pour leurs intérêts et Israël ou seraient un mauvais exemple pour les monarchies vassales – que celui de le faire par les arabes eux-mêmes en leur faisant la guerre avec leurs propres citoyens! La Syrie reste le dernier «verrou» tenace pour sa résistance, dans la région.

L’État le mieux indiqué pour mener la tâche de manipuler et de piéger, tel un cheval de Troie, la Ligue Arabe – après l’éviction par leur peuple des deux renégats Moubarak et Ben Ali – est bien le Qatar en la personne de son Émir –  ce vague mestre des américano-sionistes, celui qui a renversé son père, – et ce, pour sa forte dépendance de l’Occident et ses prédispositions à la félonie. Ce Qatar qui offre aussi des possibilités d’actions militaires proches des zones convoitées. Il est assisté par la Turquie de Erdogan, un nouveau ottoman, chargée de servir de base pour les actions armées et subversives.

Le choix de la Libye, en priorité, est stratégique – car un carrefour entre le Moyen Orient (MO), l’Afrique et l’Occident et constituant de plus, une porte moins risquée pour l’Afrique -puis tactique car, pays riche, moins peuplé et moins puissante militairement, dont la chute donnerait d’une part, selon leur vision, un exemple aux autres africains et d’autre part plus d’ardeur pour faire abdiquer la Syrie ; le point d’achoppement des velléités occidentales et sionistes. Cette indomptable Syrie qui fait le poids dans l’équilibre des forces entre l’Occident et l’Asie que représente en particulier la Russie et la Chine, dans ce que l’on appelle  l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) créée à Shanghai en 2001 dont l’Iran est membre.

Ce complot de l’Occident que pilote les EU pour le contrôle des richesses du MO  – qui vise à neutraliser ces puissances adverses traditionnelles afin de les rendre plus dépendante et donc plus vulnérables –  semble trouver en la Ligue un allié de taille au moment où des États Arabes traversent une période d’incertitudes politiques que l’Occident n’arrive pas à décrypter. D’où ses ingérences pour récupérer ces «révoltes» incontrôlées – qui remettent en cause les fondements et structures politiques archaïques – dans le sens de leurs intérêts sinon en susciter d’autres ‘contrôlées’ pour ensuite intervenir et recomposer dans le sens souhaité en usant des fallacieux prétextes humanistes et nouvellement du grotesque «protection des populations civiles».

Ce masochisme de la Ligue arrange bien certains. Nietzsche disait bien que  «si la souffrance, si même la douleur a un sens, il faut bien qu’elle fasse plaisir à quelqu’un…». Ce sont bien les États-liges du Golfe – organisés dans le «Conseil de Coopération des États arabes du Golfe», qu’appui la Turquie de Erdogan- qui sont chargés d’engager le bellicisme diplomatique en dictant à la Ligue ce qui doit et ne doit pas se faire. Ces monarchies ont le même rôle dans les institutions et organisations arabes que les sionistes dans les organisations et gouvernements Occidentaux; celui de déstabiliser tous ceux qui présentent un danger «idéologique» pour les monarchies ou «d’intérêts» pour le Grand Capital. D’où ce  ‘Conseil’ des «six pétromonarchies»  – qui se voulait un « bloc commercial » – mais qui travaille en fait pour des objectifs sournois ceux de servir les intérêts stratégiques de domination américaine et sioniste. Son influence est telle que ce CCG est surnommé le «bureau politique» de la Ligue puisque les résolutions sont décidées avant même que cette Ligue se réunisse. Avec le CCG, les valeurs sont inversées dans le sens où ce sont les monarchies qui gouvernent leurs contrées sans légitimité, que celle que leur fournit leurs protecteurs occidentaux, qui prennent le bâton de pèlerin pour imposer la démocratie et la liberté aux ‘ républiques’. Et la Turquie ? Les analyses soutiennent qu’Obama aurait répondu favorablement aux dirigeants d’Ankara pour  un« sous-impérialisme néo-ottoman » contrôlé par Washington après les inquiétudes de la Turquie de la domination exercée au M.O par Israël et les USA.

Par la Ligue, on se permet désormais d’exclure, de sanctionner et de menacer d’une intervention militaire étrangère, les Etats membres dont les politiques ne concordent pas avec les vues et objectifs de l’Occident sur la région, dont la prédominance d’Israël, conformément au projet du «Grand Moyen-Orient». Ce projet, devant dissoudre le monde musulman dans les fondements euro-atlantistes, consiste à agiter les peuples – en mettant en conflit les arabes musulmans et les chrétiens, les musulmans sunnites et chiites, les ethnies  – ensuite, recomposer dans le sens désiré. Le grand capital n’ayant pas de limite géographique ou morale considère le MO, d’un intérêt vital, région qu’il faut dominer par tous les moyens.

Il a été déployé un monstrueux dispositif d’endoctrinement et d’actions psychologiques que mènent des chaînes occidentales et les chaînes des pétromonarchies à savoir Al jazeera et Al arabia. Leur matraquage médiatique, a  dérouté les plus éveillés.  Beaucoup ont épousé leur cabale médiatique qu’a légitimé la Ligue du méprisant Amr Moussa et que semble aussi accepter l’autre nouveau égyptien Nabil Al-Arabi puisqu’il ne fait que lire ce qu’on lui présente sous l’œil du ministre Qatari des AE. Pour avoir encore plus de légitimité, on instrumentalise même la religion en obtenant la caution de Cheikhs réputés qui décrètent des ‘fatwas’ scélérates rendant licites ou illicites les mêmes choses et comportements en fonction des objectifs attendus du pays concerné, en s’appuyant sur des interprétations orientées et calculées de certains préceptes de l’Islam, allant jusqu’à rendre licite l’agression de la Libye par l’Otan ou bien appelant carrément à un bain de sang en Syrie comme le fait l’imam sunnite syrien al-Aroor, réfugié en Arabie Saoudite. Voilà encore le sinistre Cheikh Al-Qardawi, le protégé de l’Émir du Qatar, l’auteur de la ‘fatwa’ autorisant l’invasion de la Libye et l’assassinat de Kadhafi, qui appelle maintenant les libyens à se… «Réconcilier» en même temps qu’il autorise les «opposants syriens» à faire appel à l’Otan. Cet «Islam» là, modulable au gré des intérêts des puissants du moment et de leurs chimères, est bien étrange !

Dans cette offensive, on remarque bien que ce sont les régimes «républicains» réfractaire et pas les monarchies, que l’on vise pour les rendre au moins obéissants en installant des gouvernements  composés souvent d’opposants, félons et renégats. Sinon des États dit «Islamiques» sous forme d’«Émirat» en soutenant les tendances rétrogrades, obscurantistes et violentes désignées par «terroristes islamistes», que l’occident dit combattre, mais qu’il instrumentalise, comme en Libye, selon ses désidératas.

Que constate-t-on en Libye ? Un CNT – installé par l’Otan «représentant légitime du peuple libyen» pour réinstaurer un État-lige – dans la panique et aux abois qui n’arrive pas à mettre en place un gouvernement représentatif et qui fait appel, à nouveau, à la «communauté internationale» pour l’aider à se débarrasser des mêmes rebelles qu’il a employés pour installer le chaos. Un CNT qui cherche à récupérer les cadres de l’ancien régime pour reconstituer un état et redémarrer car, impossible de le faire avec l’armée de miliciens ignorants que l’on a utilisé comme chair à canon pour détruire leur pays et qui sombrent dans le désœuvrement. Un CNT qui constate des Benghazi se retourner contre lui par des manifestants réclamant une “nouvelle révolution”. Des libyens, ayant vécu dans la Jamahiriya mieux que beaucoup d’européens par les facilités et les biens gratuits que permet le système, qui se retrouvent maintenant par leur perfidie et prétention, en abattant l’ «nourricier», avec rien; obligés de quémander la nourriture ou de s’adonner au pillage, au racket et au trafic d’armes. Un pays déstructuré et insécurisé aux mains de brigands et d’aventuriers qui ont tué des dizaines de milliers (entre 50 et 70 000 morts) de leurs compatriotes civils que l’Otan a aidés par les bombardements aux missiles. Un pays où le peuple, de tempérament vengeur et tribal, n’oubliera jamais le sang innocent versé et les viols commis. Un pays réduit à la mendicité et aux pénuries y compris d’argent après des dizaines d’années de vie dans l’aisance. Des milices au début ‘unies’ mais qui maintenant, divisées, se font la guerre. Des «révolutionnaires» -composés de prisonniers libérés, de frustrés, d’ignares, de paumés –  floués et livrés au pillage et à la rapine, qui deviennent une armée de chômeurs…en arme défiant la nouvelle autorité. Une autorité – composée en grande majorité d’opposants opportunistes et cupides, de tendances contradictoires sous tutelle de la NED/CIA et le MI6 ou de renégats-  qui n’arrive pas à s’installer sur le territoire libyen à cause de l’insécurité et des attentats. Un pays ou les libyens, habitués au bien-être et au confort, ne sauront jamais faire le travail réservé à la main-d’œuvre immigrée qui représentait plus de 50 % de la population active; oui comment demander à 2 millions de libyens de remplacer les 02 millions d’immigrés qui sont partis. Même les candidats à l’émigration ne s’y aventureront plus à cause de l’insécurité et des caisses vides. Un pays où l’on a cédé la place au désordre et où l’on a éveillé l’esprit de résistance avec la naissance d’un «Front de libération». L’État libyen, avec ses institutions, est bien cassé et pour longtemps ! «Mais que croyaient ces zozos du CNT ?»disait Allain Jules. Citons aussi Félix Houphouët-Boigny «on n’apprécie le vrai bonheur que lorsqu’on l’a perdu».

Dans le cas de la Libye, le sinistre Bernard-Henri Lévy «philosophe» du mal a été l’entremetteur chargé de faire sous-traiter par la France de Sarkozy cette «opération Libye» et la Ligue arabe servir de caution. Avant même que la Libye ne tombe, ce manipulateur sioniste franco-israélien avait déclaré, à l’Université de Tel Aviv, en compagnie deTzipi Livni, «si nous réussissons à faire tomber Kadhafi ce sera un message pour Assad». Par affront, il a déclaré aussi lors d’une réunion du CRIF« c’est en tant que juif que j’ai participé à cette aventure politique, que j’ai contribué à définir des fronts militants, que j’ai contribué à élaborer pour mon pays et pour un autre pays une stratégie et des tactiques». Malgré les déclarations de Rasmussen, qui avait affirmé le mois d’octobre que l’alliance n’avait «… aucunement l’intention d’intervenir en Syrie…la seule façon d’avancer en Syrie … est de tenir compte des aspirations légitimes du peuple syrien…  nous avons pris la responsabilité de l’opération en Libye parce qu’il y avait un mandat clair des Nations unies, car nous avons eu un soutien fort et actif des pays de la région…aucune de ces conditions n’est remplie en Syrie », les choses ont évolué autrement.

Nous revoilà en Syrie avec les mêmes tactiques, mensonges et diversions avec l’usage des mêmes méthodes et procédés ! C’est-à-dire:

1/ Faire infiltrer les manifestations pacifiques et légitimes par des groupes chargés de détourner les revendications en révoltes contre le régime tout en chargeant d’autres embusqués de tirer sur les manifestants ; en même temps on active les cellules dormantes de passer à l’action armée

2/ Imputer les  exactions et crimes au «régime» en l’accusant de «tuer des civils qui manifestent pacifiquement».

3/ Tromper les opinions en leur faisant croire à un régime «dictatorial, répressif» pour le faire condamner par la «communauté internationale».

4/ Introduite auprès du CS des résolutions pour des sanctions économiques afin d’exacerber les choses et pousser le peuple à se révolter contre ses dirigeants.

5/ Faire admettre des «enquêteurs» et autres «journalistes» qui sont en fait des espions de guerre.

6/ Intervenir militairement sous des prétextes «humanitaire» en particulier «protéger les civils».

7/ Instaurer le chaos.

8/ Créer une entité, en lieu et place du gouvernement composée d’éléments à leur solde

9/ Traduire les responsables comme des criminels de guerre devant un Tribunal Spécial.

DJERRAD Amar

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Les choses ont complètement changé en Libye. Le conseil national de transition est décrié par  ceux là même qui lui ont donné l’occasion d’exister, les benghazistes.

Depuis cette la deuxième quinzaine de Décembre, une dizaine d’organes révolutionnaires, parmi lesquels, « les Chababs de la révolution », « l’Union de la révolution libyenne  », « le Mouvement des indépendants de Libye », « le rassemblement des Chababs libyens  », manifestent ouvertement des sautes d’humeur sur la place Al-Chajara, dans le centre de Benghazi, le berceau de la prétendue « révolution » contre Mouammar Kadhafi.

Ils estiment que Benghazi est marginalisée et oubliée. Ils relèvent le manque de liquidité dans les distributeurs bancaires, le ralentissement des activités dans le secteur des services et la paralysie dans tous les établissements de l’Etat. « Les gens veulent des salaires et des conditions de vie décentes. On va à la banque et il n’y a pas d’argent. Que fait ce gouvernement ? » s’est demandé l’un des manifestants. On pourrait être tenté de lui demander où es-ce qu’il avait mis sa tête quand ils applaudissaient la création du CNT et tous les mouvements fantoches qui gravitent autour de lui.

Les manifestants ne se sont pas fait prier pour brûler des posters de Abdel Jalil. « A bas le nouveau gouvernement« , scandaient ces manifestants. Il n’a même pas eu le temps de digérer complètement l’euphorie de la prise du pouvoir qu’il doit faire face à la dure et amère réalité. La théorie est facile mais la pratique est difficile.

Monsieur Sarkozy, nous acceptons votre provocation en duel !

Comme vous, contre vous et pour l’Afrique, je m’en vais en mission de civilisation, dans cet Article 163ème de la Révolution Permanente. Une mission comme celles qui mettent en spectacles vos valeurs sacrées autour desquelles vous avez fini par bâtir votre réputation actuelle. Une des bien sinistres d’ailleurs.

Alors, permettez-moi de parler de vos valeurs pour que l’histoire retienne cela de vous, cher Monsieur Sarkozy.

Parce que les valeurs qui sont vôtres et que je note au passage, en scrutant vos exploits les plus glorieux du moment, me font froid dans le dos.

Car en Libye, je viens de vous contempler en spectacle. En mission pour imposer la démocratie sarkozienne et lutter contre la longévité au pouvoir et la longévité tout court de Monsieur Kadhafi et ses fils qui vous reprochaient votre ingratitude et vous demandaient de rembourser l’argent qu’ils vous auraient donné, vous avez fait bombarder des écoles primaires, des hôpitaux et réduit en champ de ruine plus de la moitié de la Libye ; ce qui donne en termes de nouveau palmarès personnel, pas moins de 100 000 civils tués que vous enregistrez à votre compteur pour la seule Libye.

Ici, les valeurs sarkoziennes, c’est lutter contre la longévité au pouvoir, lutter contre l’espérance de vie de ceux qui ne font pas votre affaire, tuer les enfants, petits enfants et membres de la tribu de quiconque est considéré par vous comme un ennemi ayant trop duré sur la terre et à la tête de son pays.

Je vous voie également en route vers la Syrie, l’Iran, la République Démocratique du Congo et bien d’autres destinations dans votre agenda secret, pour diffuser dans une puanteur de nouveaux cadavres de civils, vos valeurs.

Mais avant ces nouveaux théâtres de vos missions d’implantation de la démocratie sarkozienne, je vous ai vu en activité et en mission civilisatrice en Côte d’Ivoire. Ne faisant pas les choses dans la dentelle, vous y êtes allé sans état d’âme. Un génocide primaire du peuple Wê dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire avec au moins 2000 civils tués, plus de 3000 civils tués pour la seule ville d’Abidjan et, quelques exploits privés des mercenaires et bandits que vous avez armés en rajoutent à votre macabre palmarès.

Ici également, vos valeurs, c’était la mise en place d’un « véritable processus démocratique » qui n’a de chance d’aboutir qu’avec Laurent GBAGBO en déportation, un appauvrissement de tous les cadres jugés pro-GBAGBO Laurent, un emprisonnement systématique de tous les cadres du parti du même Laurent GBAGBO, un exil forcé pour tous ceux d’entre les Ivoiriens qui ont pu échapper à votre mission de domestication démocratique dans une Côte d’Ivoire en pleine déconfiture aujourd’hui.

Je ne vous en veux pas, je vous prie d’assumer !

Personnellement, je n’ai rien contre vous. Je ne vous en veux pas. Chaque être humain a ses valeurs. J’ai les miennes, vous avez les vôtres. Donc, je n’ai point à me plaindre de vous pour le simple fait que vos valeurs sont différentes des miennes. Sauf que voilà : votre liberté d’imposer la démocratie sarkozienne à traversé les frontières de la France pour venir causer le deuil chez les miens ; alors, je me permets de traverser par ma plume, le territoire français afin de vous imposer mon opinion sur vos valeurs. Et pour être honnête, j’ai réellement pitié de vous.

Je vous ai vu heureux à vous fendre la bouche d’un sourire large jusqu’aux oreilles, lorsque vous avez eu, à votre âge, je veux dire, à quelques pas de la retraite, un bébé, qui devra grandir, aller à l’école et bénéficier de la sécurité sociale, au moment où vous-même serez à la charge du contribuable français. Du point de vue de mes valeurs africaines, ce comportement est celui d’un homme qui manque de dignité. Vivre au crochet des autres avec un bébé à la main, c’est être indigne.

Toujours en regard de mes valeurs africaines, humilier moins violent que soi ou si vous voulez, maltraiter et donner la mort à moins fort que soi, c’est adopter une attitude de lâche et faire la preuve d’un simple instinct criminel. C’est pourquoi vos exploits criminels en Libye et en Côte d’Ivoire ont été vécus par ma modeste personne, comme l’expression d’un complexe de personnalité, qui consisterait pour vous à jouer le brave, le mâle qui crache le feu, le raciste qui tue sans état d’âme l’inutile africain, même quand cela est totalement inutile, juste pour prouver à qui vous savez que vous en avez plein le « coffre » pour faire perpétuer une tradition raciste vieille de plusieurs siècles.

C’est ainsi que je vous voie et je vous prie d’assumer celui que vous êtes à mes yeux.

Mais que devriez-vous assumer de plus que fondamental ?

La mort des civils dont j’ai parlé ? Votre conception toute particulière de la démocratie ? Ou votre mépris racial qui est le langage le plus universel de vos crimes de sang en Afrique ?

Je ne pense pas qu’il s’agisse de cela.

En Côte d’Ivoire, il y a une expression qui dit : « si tu ne m’arranges pas, ne me dérange pas ».

Non seulement votre mentalité et votre regard de l’Africain dûment exprimé à Dakar ne nous arrangent pas, mais vous vous êtes permis d’aller au-delà, pour déranger mon peuple et son destin.

Alors, il va falloir assumer. Assumer notre droit à une légitime défense. Assumer notre droit à une colère proportionnelle et proportionnée à l’humiliation et au deuil que vous avez infligés et continuez à infliger à l’Afrique. Assumer votre destin uni au nôtre pour relever tous les défis du duel à mort dans lequel vous venez de provoquer par votre haine raciale et votre mépris de nos peuples, toute l’Afrique digne.

Alors, vaincre ou périr, tel est notre unique challenge dans ce duel que vous nous imposez à une époque de notre histoire où nous ne vous avons fait aucun mal.

Et pour être honnête avec vous, cher Monsieur, vous, vos supporters et vos alliés allez souffrir jusqu’à ce que la France soit réduite à sa plus simple expression en Afrique.

Car de ce duel, un seul vainqueur devra sortira. Et j’ai la conviction inébranlable que vous et votre suite serez vaincus pour toujours. Cela ne fait l’ombre d’aucun doute pour l’Afrique digne. Vous serez vaincus. Tous autant que vous êtes !

A Très bientôt !

Hassane Magued

Du printemps arabe au printemps russe ou comment on manipule la jeunesse

A la faveur des élections législatives du 04 décembre dernier en Russie, des mouvements de contestation ont vu le jour et en l’espace de quelques heures se sont radicalisés ; ce qui a fait les choux gras des médias à sensation. Les événements des 5 et 6 décembre sur Tchistye Prudy et sur la place Triumfalnaïa ont été relayés avec plaisir. Les médias s’empressaient de nous annoncer qu’il y a eu fraudes électorales organisées par « Russie Unie », le parti représenté par le tandem Poutine-Medevdev et que tout ce beau monde était descendu dans les rues pour affirmer leur mécontentement. Un groupe baptisé «Manifestation pour des élections honnêtes» appelait mercredi sur plusieurs réseaux sociaux à un nouveau rassemblement samedi après-midi en plein centre de Moscou. Un autre groupe, dénommé «Contre le parti des escrocs et des voleurs pour désigner le parti au pouvoir Russie unie, appelait de son côté à se rassembler tous les jours à 19H00 (15H00 GMT). «Puisque le pouvoir a volé les élections au peuple, nous ne pouvons défendre nos droits que dans la rue!», proclame le groupe sur Internet.

Et quand on entend quelques figures de l’opposition russe ; telle que Ekaterina Alexeïeva, représentante de l’Union démocratique de St Pétersbourg dire : « Les gens qui manifestent aujourd’hui à St Pétersbourg sont de nouveaux militants, des jeunes que l’on n’avait jamais vus avant. …Le reste se fera dans la rue. » et,  Iaroslav Nikitenko, activiste écologiste de compléter : « Dès le 4 décembre il y a eu des manifestations anarchistes. Pour eux, le seul choix est un vote « contre tous ». Ce n’est qu’en sortant dans la rue que nous pourrons changer le système : il ne faut plus émettre de demandes pour telle ou telle protestation. Désormais, il faut simplement envahir les rues », on se demande qui veut déstabiliser la Russie et qui a bien intérêt à la voir se désagréger ? précisément en ce moment.

Les manifestants ont redoublé d’ardeur après les propos d’Hilarry Clinton qui, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’OSCE, tenue le 6 décembre à Vilnius, a affirmé que ces élections n’étaient « ni libres ni justes ». Le 29 novembre dernier, Vladimir Titorenko, l’ambassadeur de Russie à Doha et les employés de l’ambassade russe au Qatar ont été brutalisés par des douaniers et des policiers qataris qui, ont également tenté de s’emparer de la valise diplomatique de l’ambassadeur à sa descente d’avion.

Au delà des visées électoralistes, la suite accélérée d’incidents reflète bien un plan conçu et exécuté par étapes.

Les raisons sous-jacentes qui poussent les États-Unis et ses alliés occidentaux à mener une guerre totale ont été récemment détaillées par Greg Hunter, célèbre journaliste d’investigation américain dans un document, Pourquoi « Le monde est-il devenu hors de contrôle ?« . Il révèle que la totalité de l’édifice des systèmes économiques occidentaux s’effrite sous le poids de plus de $ 100 mille milliards de dollars de dette et qu’ils ne sont pas en mesure de les rembourser : « Jamais dans l’histoire le monde n’a été aussi proche d’un chaos financier total et la guerre nucléaire dans le même temps. « 

Pour Lyndon Larouche – qui, après l’assassinat extra-judiciaire de Mouammar Kadhafi avait mis en garde contre une escalade vers un conflit mondial opposant l’axe transatlantique aux puissances du monde Asie-Pacifique –  le monde n’a jamais été aussi proche d’une nouvelle guerre. Aussi, la volonté de Barack Obama d’occuper une place militaire centrale en Asie Pacifique amène la Chine à prendre des mesures de protection. Le président Hu Jintao a appelé la marine chinoise à « accélérer résolument sa modernisation » et à « mener des préparatifs intensifs pour le combat militaire », afin de « sauvegarder la sécurité nationale et la paix mondiale ». La Chine il faut le dire, dispose de l’armée la plus importante au monde. Cet appel à la guerre du Président Hu est rejoint par le contre-amiral Zhang Zhaozhong qui, de même, a averti la semaine dernière que « la Chine n’hésitera pas à protéger l’Iran, même avec une troisième guerre mondiale ».

Face aux menaces d’invasion de la Syrie par les exportateurs de démocratie, la Syrie mobilise elle aussi ses capacités militaires ; les Etats-Unis étant à la manœuvre pour créer une zone d’exclusion aérienne en Syrie, comme ils l’ont fait en Libye, et une zone tampon entre la Turquie et la Syrie. Selon le quotidien syrien Al Thawra, La Syrie a organisé le 5 décembre des exercices militaires à armes réelles destinés à tester la force de frappe de ses missiles à longue portée, de ses véhicules blindés et de ses divisions d’hélicoptères, en cas d‘agression militaire étrangère. Elle a déployé des missiles « Scud », tout au long de sa frontière avec la Turquie et l’Irak, et les a dirigés vers la Turquie, principal allié circonstanciel de l’OTAN dans la région . Bachar el-Assad a par ailleurs promis de tirer des « centaines de missiles » sur le territoire israélien si l’Otan attaque son pays.

L’Iran n’est pas du reste. Elle aussi, face aux menaces de frappes aériennes contre ses installations nucléaires a décrété la mobilisation générale. Le général Massoud Jazayeri, chef d’état-major adjoint des forces iraniennes, averti de « détruire Israël » et d’ajouter « Notre réponse à une attaque ne sera pas limitée au Proche-Orient, nous avons des plans prêts pour réagir ». Mohammad Ali Jaafari, commandant des Gardiens de la Révolution a procédé à la mobilisation des forces. La décision aurait même été prise de disperser les missiles Shahab de longue portée, les explosifs sophistiqués, l’artillerie et les unités des Gardiens vers des lieux secrets, pour éviter les actes de sabotage.

Le monde avance t-il petit à petit vers un conflit majeur ? La suite nous le dira.

Il y a cinquante ans, Frantz Fanon appréciait l’Europe !

En relisant Fanon, on dirait qu’il a été témoin de ce qui s’est passé et de ce qui vient de se passer ces dernières décennies, en Lybie, en Cote d’Ivoire, en Irak, en Afghanistan etc. Parfois, on a même l’impression qu’il est bien vivant et se tient là, en train de vous parler, de parler à ces chefs d’Etats africains couchés à plat-ventre devant leurs maitres européens.

Frantz Fanon

‘’ Quittons cette Europe qui n’en finit pas de parler de l’homme tout en le massacrant partout où elle le rencontre, à tous les coins de ses propres rues, à tous les coins du monde ‘’(..). – Frantz Fanon.

Le 6 décembre 1961 disparaissait Frantz Fanon, médecin, combattant intrépide pour la défense de la cause des peuples du Sud et du Tiers monde. Fanon était également un penseur et homme d’action engagé totalement pour la révolution algérienne et africaine. Mais étant donné que ce que l’auteur de ces propos prémonitoires, mis en mis en exergue ci-dessus, a dit dans ce domaine est si vaste, nous nous conterons de mettre un peu en évidence les appréciations qu’il faisait sur l’Europe, dans son célèbre ouvrage ‘’Les Damnés de la terre’’ (édit. Maspero, 1961). L’Etat actuel de ce continent pris dans la tourmente financière (Grèce, Italie, Espagne, France, Portugal), place les vues de Frantz Fanon au centre de l’actualité de la ’’Mondialisation’’. Euphémisme pour désigner le capitalisme international en décrépitude.

Et c’est comme qui dirait qu’une certaine composante du Tiers-monde (des Portugais en désarroi), a entendu ce mot d’ordre précité de Fanon. Car Jean Paul Pougala nous renseigne que « nous assistons déjà à l’exode des pauvres Européens vers l’Afrique. L’avenir de l’Europe est très sombre. Nul ne sait comment ils viendront à bout de la très grande désertification industrielle en cours. En Espagne, par exemple, 20% de la population est sans emploi dont 50% des jeunes de moins de 25 ans sont au chômage. Dans les pays dits « riches » de l’OCDE, on compte aujourd’hui 44 millions de chômeurs. La réaction naturelle est cet assaut de l’Afrique qui vit le début de sa gloire économique. En 2010, l’ambassade d’Angola à Lisbonne a reçu 30.000 demandes de visas de Portugais voulant fuir leur pays pour aller vivre en Afrique, c’est-à-dire 115 demandes par jour ouvrable. Luanda a ainsi été la première capitale africaine à fixer un numerus clausus (quota, nombre maximum) par an d’Européens qui peuvent se rendre en Afrique. Et quelques mois ont suffit pour remplir ce quota. Les contrevenants payent par des peines de prison. C’est ainsi que dans plusieurs pays africains, la première cause d’emprisonnement des Européens est l’immigration clandestine. L’Afrique fait déjà rêver les jeunes Européens. Aux Africains de la diaspora de le comprendre et de prendre leur place dans cette nouvelle Afrique qui voit le jour malgré l’assassinat de nos chefs d’Etat qui osent travailler pour que cette prospérité soit possible et profite d’abord aux populations africaines. ‘’ (1)

Voici un constat qui conforte les vues de l’Antillais, qui était en avance de plusieurs longueurs sur nos roitelets de sa génération, comme les désignait notre ami Mongo Beti , et avec lesquels Fanon n’était pas du tout tendre. Voici d’autres considérations de Fanon, sur l’Europe :

‘’Voici des siècles que l’Europe a stoppé la progression des autres hommes et les a asservis à ses desseins et à sa gloire; des siècles qu’au nom d’une prétendue « aventure spirituelle » elle étouffe la quasi totalité de l’humanité. Regardez-la aujourd’hui basculer entre la désintégration atomique et la désintégration spirituelle’’.

‘’Et pourtant, chez elle, sur le plan des réalisations on peut dire qu’elle a tout réussi’’.

L’Europe a pris la direction du monde avec ardeur, cynisme et violence. Et voyez combien l’ombre de ses monuments s’étend et se multiplie. Chaque mouvement de l’Europe a fait craquer les limites de l’espace et celles de la pensée. L’Europe s’est refusée à toute humilité, à toute modestie, mais aussi à toute sollicitude, à toute tendresse’’.

En relisant ces passages des conclusions de cet ouvrage, on dirait que Fanon était témoin de ce qui s’est passé et de ce qui vient de se passer ces dernières décennies, en Lybie, en Cote d’Ivoire, en Irak, en Afghanistan etc. Parfois, on a même l’impression qu’il est bien vivant et se tient là, en train de vous parler. De parler à ces Chefs d’Etats africains couchés à plat-ventre devant leurs maitres européens.

‘’Allons, camarades, le jeu européen est définitivement terminé, il faut trouver autre chose. Nous pouvons tout faire aujourd’hui à condition de ne pas singer l’Europe, à condition de ne pas être obsédés par le désir de rattraper l’Europe.

L’Europe a acquis une telle vitesse, folle et désordonnée, qu’elle échappe aujourd’hui à tout conducteur, à toute raison et qu’elle va dans un vertige effroyable vers des abîmes dont il vaut mieux le plus rapidement s’éloigner.

Il est bien vrai cependant qu’il nous faut un modèle, des schèmes, des exemples. Pour beaucoup d’entre nous, le modèle européen est le plus exaltant. Or, on a vu dans les pages précédentes à quelles déconvenues nous conduisait cette imitation. Les réalisations européennes, la technique européenne, le style européen, doivent cesser de nous tenter et de nous déséquilibrer’’.

« On lit Fanon, on prend son crayon, on commence à souligner les passages mémorables, on vibre, on bout, puis on arrête. C’est tout le livre qu’il faudrait souligner ‘’ – Louis-Georges Tin, in « Monde du livre », 4 novembre 2011.

Mais pourquoi nos hommes d’Etat ne veulent-ils pas, ou n’ont-ils pas voulu écouter Fanon ? Dans ‘’Lettre à la Jeunesse africaine’’ publiée dans le Journal algérien, « El Moujahid » du 24 mai 1958, publiée dans ‘’Pour la Révolution africaine’’ (édit. Maspero 1969), Fanon, très acerbe envers le député français Houphouët Boigny, signalait : ‘’Nous devons à la vérité de vous dire que presque tous vos représentants mystifiés par un phénomène d’aliénation très grave, ont toujours opposé à nos démarches le respect de la légalité républicaine française’’.

C’est certainement en vertu de cela que les termes « souveraineté », « indépendance » sont devenus des mots tabous chez nos hommes d’Etat d’Afrique francophone. Après avoir restitué l’acte d’indépendance de nos pays à De Gaulle, Giscard D’Estaing, Chirac ou Sarkozy, la Guyane, Mayotte, La Nouvelle Calédonie, La Mantique, La Guadeloupe, La Polynésie, etc., on ne connait pas ! Autrement dit, pour la France, c’est des DOM ou des TOM. Entendez des parties de la France appelées Départements d’Outre-mer ou Territoires d’Outre-mer. A Mayotte on reconduit à la frontière des natifs de leur propre pays, Les Comores. Fanon doit sursauter là où il est !!!

Disons simplement que colonisés qu’ils sont, non seulement ils (Les préfets des DOM TOM) n’écouteront jamais Fanon, mais ils n’oseront piper mot, à fortiori dénoncer ce carcan appelé Accord de coopération, que d’autres (Pr Agbohou et Séraphin, notamment) appellent ‘’Pacte colonial’’. Pacte constitué du triptyque : 1/Le compte d’opération du Trésor français, vampire des trésors et économies africains. 2/ Le franc CFA et L’UMEOA et 3°/ les bases françaises.

A voir le comportement de certains intellectuels africains et du Tiers-Monde, carrément pro-impérialistes, acquis à la vision des maitres du monde capitaliste, prêts à répéter les prêchi-prêcha et autres slogans débiles du FMI et de la Banque dite mondial, donc des pseudos intellectuels obnubilés par le lucre, les devises sorties de douteuses ONG, stipendiés par des officines aux puissances activités opaques, on ne peut manquer de dire que Fanon fait partie de ceux qu’on pourrait appeler les hommes ‘’paranormaux’’ parce qu’ayant refusé ‘’de servir l’exploiteur contre leur peuple’’ : Nkrumah, Mamadou Dia, Lumumba, Cheikh Anta Diop, David Diop, Amilcar Cabral, Sékou Touré, Fidel Castro, Che Guevara, Bakary Djibo, Felix Moumié, Tidiane Baidy Ly,Thomas Sankara, etc. Car, Fanon, ancien résistant de la guerre (1935-1945), médecin, écrivain, fils d’un ancien haut fonctionnaire du cadre métropolitain, pouvait bien avoir sa place au soleil. Mais il n’a pas voulu de cette place et s’est engagé comme ‘’Moujahid’’, à coté de ses camarades algériens du FLN (Front de Libération National). Transcendant ainsi toutes les barrières culturelles ou religieuses et toutes les contingences sociopolitiques, de son temps.

Nous terminons, pour engager la jeunesse du Tiers monde à se pénétrer leur histoire en étudiant les œuvres des hommes de la dimension de Frantz Fanon, pour ne pas ‘’se laisser égarer et duper’’ comme disait Mao Tsé Toung. En cela, nous considérons que les prises de position de notre jeune camarade et compatriote Malick Noel Seck (injustement emprisonné par le régime d’Abdoulaye Wade, en ce moment), notamment sur la crise ivoirienne, l’intervention remarquable de la jeune militante Djeyna Ba, de Guinée lors du Forum Social Mondial, en février 2011, donnent de l’espoir. Malgré le fait que l’écrasante majorité la jeunesse africaine et de la plupart des pays dominés du tiers-monde, aujourd’hui, est abandonnée à elle-même.

A Dakar, à Fort-de-France (‘’l’épicentre’’ de la célébration des idées du combattant intransigeant (du 06 au 09 décembre), les panelistes, d’anciens dirigeants du mouvement étudiant en France, ou ses amis, ne manqueront ne revisiter, plus profondément, l’œuvre du grand disparu.

Ababacar Fall «Barros»

* Ababacar Fall-Barros est membre du GRILA

NOTE

(1) Opération Exodus – L’Afrique fait rêver les Européens et, la diaspora ?

Numéro 216 pambazuka News

Qatar-i aujourd’hui, demain pleurera

Qatar-i aujourd’hui, demain pleurera

Le petit Etat est devenu le bras armé de l’Occident, mais jusqu’à quand ?

«Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’oeil de ton frère et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil à toi?» Évangile de Luc, 6, 41, Cette parabole du Christ va nous servir pour articuler notre plaidoyer quant au comportement répréhensible, amoral d’une famille, qui a pris en otage un peuple, en l’occurrence celui du Qatar. Le monde a, assurément, le tournis et les valeurs que l’on croyait gravées dans le marbre, telles que le travail bien fait, l’abnégation, la sueur, sont battues en brèche par les richesses indûment acquises.

Elles ne sont pas le fruit de leur sueur, mais soit du loyer de l’argent et du scandale de la spéculation financière bâtie sur du vent et sur la façon de tromper l’autre, de le dévorer s’il perd pied, ce que le langage néolibéral appelle l’OPA, soit d’une rente imméritée. C’est le cas des pays arabes pétroliers, installés dans les temps morts, et qui prennent en otage leurs peuples, les condamnant à regarder filer à toute vitesse le train du progrès, tandis qu’ils ruminent sur le quai de la gare leur frustration.

On peut comprendre le mépris dans lequel sont tenus ces potentats gros, gras et bien nourris pendant que la misère s’avère être la calamité la mieux partagée pour des centaines de millions, voire des milliards de besogneux, quelles que soient leurs latitudes. Non les Arabes ne sont pas que cela! Il fut une époque où ils représentaient l’espérance de l’humanité.

Une démocratie qui tiendrait dans un studio télé

Le Qatar est un émirat du Moyen-Orient d’une superficie de 11 427 km². pour 300 000 autochtones et un million d’étrangers qui ont un statut peu enviable, surtout s’ils ne sont pas des Occidentaux. Petit producteur de pétrole, il est aussi le troisième producteur de gaz naturel du monde, après l’Iran et la Russie. Après avoir été dominé par les Perses pendant des milliers d’années, puis par le Bahreïn, les Ottomans ou encore les Britanniques, le Qatar devient un État indépendant le 3 septembre 1971.

Il est dirigé, d’une main de fer, par la famille Al Thani, depuis quarante ans; comme le règne de Kadhafi. L’émir actuel a renversé -faut il s’étonner de ces moeurs pour l’appât du pouvoir?- son père, en 1995. Le gouvernement qatari garde des restrictions sur la liberté d’expression et les mouvements pour l’égalité. La famille souveraine Al Thani continue de détenir seule le pouvoir. La nouvelle Constitution n’autorise pas, pour autan, la formation de partis politiques; ceci depuis quarante ans. Où est la liberté d’expression et l’alternance au pouvoir? La station de télévision Al Jazeera a acquis une triste réputation, en tant que source non censurée de l’information concernant les autres pays arabes, provoquant l’ire de ces derniers.

Des journalistes, tout à fait ordinaires, venant d’autres pays arabes attirés par l’appât du gain et non par la liberté d’expression, se sont érigés en censeurs agressifs, dans des émissions où ils diabolisent, à qui mieux mieux, les autres régimes arabes. A notre sens, deux tabous, la famille émiratie et les pays occidentaux, vénérés dans la plus pure tradition vassale, voire… D’ailleurs, lors de la guerre contre l’Irak, le pays a servi de base à l’état-major américain. Le 11 décembre 2002, est signé, avec les États-Unis un accord relatif à l’utilisation de la base aérienne d’Al-Eideïd.

On comprend que le Qatar soit intouchable. On estime les réserves de pétrole du pays à 26,8 milliards de barils fin 2009. Le Qatar détient actuellement les troisièmes réserves de gaz (25,37 milliards de mètres cubes en 2009) après la Russie et l’Iran. Le Qatar est, par ailleurs, le premier émetteur mondial de CO2 par habitant, avec une émission par habitant trois fois supérieure à celle des Etats-Unis, soit 60 tonnes de CO2/habitant/an. Il est heureux, pour la planète, que les Qataris ne soient pas nombreux. Pendant ce temps, un Arabe somalien «frère», une demi-tonne/an. En clair, ce dernier consomme en une année ce que gaspille un Qatari en trois jours!

Voilà le développement durable prôné par cet émirat. Le PIB du Qatar atteint le chiffre de 52,7 milliards $ en 2006. Le PIB par habitant atteint 78.260$ en 2009, dépassant celui des Européens et Américains. Ce dernier est le fruit d’une longue tradition scientifique, technologique et culturelle et non d’un gaspillage multidimensionnelle d’une rente imméritée; suscitant, par là même, des frustrations légitimes, voire un mépris de ceux qui galèrent.

Pour Hassan Moali, «le Qatar n’est évidemment pas fréquentable pour sa «démocratie» contenue dans les limites des studios d’Al Jazeera. Cet émirat détient le plus grand fonds souverain de la planète, Qatar Investment Authority, dont les avoirs sont estimés à environ 700 milliards$ ! C’est bien à ce niveau que se situe la force incroyable de ce petit… géant. Surtout que les Qataris se tiennent à la disposition des maîtres du monde pour financer et approvisionner des expéditions guerrières, comme ce fut le cas en Libye.

Il eut été plus glorifiant de voir l’émirat sur le toit du monde s’il était un modèle de démocratie. (…) Ils sont presque d’accord avec les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni s’agissant des conflits qui agitent la planète, y compris quand il s’est agi de «casser» de l’Arabe. Ils soutiennent la cause palestinienne en ne se privant pas de recevoir les dirigeants israéliens. (…) Pour ce pays, le souci existentiel autorise toutes les alliances, y compris celles contre nature. Les GI’s de la base militaire américaine veillent au grain. Jusqu’à quand encore?».

Le Quatar n’a pas beaucoup de copains arabes

Olivier da Lage qualifie la diplomatie du Qatar par l’expression «Des yeux plus gros que le ventre». «Dire, écrit il, que le Qatar agace ses voisins de la péninsule arabique relève de l’euphémisme. Jusqu’au début des années quatre-vingt-dix, le Qatar adoptait un profil bas en politique étrangère. (…) La contestation par le Qatar de la souveraineté de Bahreïn sur les îlots de Fasht al-Dibel semblait bien être sa seule priorité extérieure.(…) Lorsqu’il dépose son père, Cheikh Hamad est décidé à affirmer l’originalité du Qatar dans tous les domaines, quitte à choquer les autres monarques.

Ces derniers, comme on peut l’imaginer, n’ont guère apprécié le fâcheux précédent que pourrait représenter un prince héritier qui renverse son père. D’où vient donc cette assurance qui permet au Qatar, un petit pays de quelque 400.000 habitants dont environ 150.000 nationaux, de tenir tête à ses voisins et de se brouiller tour à tour avec la plupart des pays arabes? On ne saurait trop souligner que les Etats-Unis sont le premier pays à avoir reconnu le pouvoir de Cheikh Hamad.(…) De même, l’accord de défense mutuel qui lie Washington et Doha depuis juin 1992 est une réalité».(2)

«Aujourd’hui poursuit Da Lage, le Qatar abrite le plus grand dépôt d’armes américaines du monde hors du territoire des Etats-Unis. (…) Et pourtant, ce qui était parfois perçu comme une excentricité de la politique étrangère de l’émirat a continué de bénéficier de l’indulgence américaine. S’agissant de l’Iran, le rapprochement entre Doha et Téhéran n’a pas que des motivations politiques. La poche de gaz du North Dome, dont l’exploitation représente toute la richesse future du Qatar, s’étend sous le Golfe, au-delà de la frontière avec l’Iran. (…)

Cheikh Hamad ben Jassem a rencontré à New York Shimon Peres, puis au sommet économique d’Amman en octobre 1995, il y a eu la signature d’un mémorandum prévoyant la livraison à Israël de gaz naturel du Qatar. Un bureau commercial israélien s’est ouvert à Doha en septembre 1996. Le soutien sans faille des Etats-Unis explique largement l’assurance dont le petit émirat fait preuve face aux critiques de ses voisins. (…) Al Jazira apparaît comme le bras non officiel de la diplomatie de Doha et que la verve de sa rédaction s’exerce rarement à l’encontre de la politique officielle du Qatar».

Georges Malbrunot explique l’ambiance au Qatar et pourquoi il n’y a pas de révolte. «Le Qatar, écrit-il, ne se singularise plus seulement par l’activisme de sa diplomatie conciliatrice ou par cette richesse quasi insolente. Il est aussi le seul État de la région à avoir été épargné, jusqu’à maintenant, par la vague de contestation qui secoue le reste du Monde arabe.» «Ici la manne est bien répartie entre seulement 200.000 Qatariens qui n’ont pas vraiment de raison de se plaindre», observe un diplomate occidental. «Franchement, nous n’avions pas besoin d’organiser la Coupe du Monde», critique, à demi-mot, Hassan al-Ansari, le rédacteur en chef de Qatar Tribune.

«Pourquoi dépenser 55 milliards de dollars pour des installations qui seront démontées au bout d’un mois? », renchérit un autre officiel. Abreuvés d’informations sur les révoltes arabes par Al Jazeera, ses habitants, en revanche, n’ont rien à se mettre sous la dent quand ils regardent la chaîne qatarienne, muette sur l’actualité locale. Pourtant, «nous avons aussi des demandes politiques, affirme le professeur al-Misser. Pour l’instant, seul un Majlis al-Shoura existe, mais les membres de cette assemblée sont désignés par le pouvoir et ils n’ont qu’un rôle consultatif».(in Le Qatar, le contrepied du printemps arabe Le Figaro 04 2011)

Le Quatar directement impliqué dans les machinations occidentales

Si des personnes ont pu être dupes de la pseudo-révolution libyenne soutenue par les «révolutionnaires» bien connus que sont Nicolas Sarkozy, Bernard-Botul-Henri Lévy ou David Cameron, voilà qui pourrait leur ouvrir les yeux… Pour la première fois, le Qatar admet avoir participé aux opérations sur le terrain aux côtés des rebelles libyens. (…) Trois jours après la proclamation par le CNT de la «libération» totale de la Libye, les chefs d’état-major des pays engagés militairement en Libye se retrouvent pour une réunion à Doha, au Qatar. A cette occasion, le chef d’état-major qatari, le général Hamad ben Ali al-Attiya, a révélé que des centaines de soldats du Qatar ont participé aux opérations militaires aux côtés des rebelles en Libye. On apprend même que le président Omar el-Béchir du Soudan a fourni quantité d’armes aux prétendus «rebelles».

« Il apparaît aussi, écrit Ian Black, « que c’est le Qatar qui dirigera les efforts internationaux pour former l’armée libyenne, récupérer les armes et intégrer les unités rebelles souvent autonomes dans de nouvelles institutions militaires et de sécurité (…) Et lors de l’assaut final contre le QG de Kadhafi à Tripoli fin août, les forces spéciales qatariennes étaient en première ligne. Le Qatar a aussi accordé 400 millions de dollars aux rebelles, les a aidés à exporter le pétrole depuis Benghazi et a monté une station de télévision à Doha. (…)Pour certains, la stratégie de l’émir est de soutenir les forces démocratiques de manière sélective dans le Monde arabe, en partie pour améliorer la réputation internationale du pays tout en détournant l’attention du Golfe où les protestations anti-régime ont été écrasées à Bahreïn et achetées en Arabie Saoudite».

Expliquant la «manipulation de la Ligue arabe», Robert Kisk nous explique comment le Qatar tente de reproduire le scénario libyen: «La Ligue arabe – l’une des organisations les plus stupides, les plus impuissantes et absurdes dans l’histoire du Monde arabe – s’est soudainement transformée de souris en lion, rugissant que la Syrie sera suspendue ce mercredi à moins qu’elle ne mette fin à la violence contre les manifestants, ne retire l’armée des villes, ne libère les prisonniers politiques et ne commence à discuter avec l’opposition. Damas a rugi en retour que la Syrie avait déjà mis en oeuvre le plan de paix de la Ligue -on peut en douter- que la décision était «illégale et une violation de la Charte de la Ligue» (peut-être exact) et que la suspension possible de la Syrie était une tentative de «provoquer une intervention étrangère en Syrie, comme cela a été fait pour la Libye».

Le Qatar -qui est, avec sa chaîne Al Jazeera, l’ennemi actuel de la Syri – était à l’origine du vote, cajolant et plaidant, et, dit-on, payant largement ceux qui pouvaient avoir des doutes. La pussance du Qatar dans le Monde arabe commence à prendre une tournure nettement impériale. Avec son argent et ses propres raids aériens, elle a contribué à faire tomber le régime de Kadhafi. Maintenant, le Qatar est l’avant-garde de la Ligue arabe contre la Syrie. (…) Et pas un seul Arabe ne veut qu’une guerre civile du type de celle de la Libye, mette le feu à la Syrie. De plus, Léon Panetta, le chef de la CIA, a déjà exclu une implication militaire américaine.(Ligue arabe: comment le Qatar tire les ficelles in The Independent 17 11 2011).

Un détour par la Quatar pour la super classe

La diplomatie du dollar touche aussi la culture. L’argent n’ayant pas d’odeur, on peut, en fonction du chèque, dire tout et son contraire. Le Qatar restera dans l’histoire comme une machine à perversion, un générateur de corruption à laquelle il est apparemment difficile de résister. Lena Lutaud nous en donne un échantillon: «Son Excellence Mohamed al-Kuwari a décoré le dessinateur Jean Plantu et Amirouche Laïdi, président du club Averroes, du prix «Doha capitale culturelle arabe». Ce soir, l’ambassadeur décorera les poètes André Miquel, Bernard Noël et Adonis. De Jack Lang à Jean Daniel, en passant par Dominique Baudis, Edmonde Charles-Roux, Renaud Donnedieu de Vabres et Anne Roumanoff, un total de 66 personnalités françaises de la culture auront été décorées par le Qatar en 2010. Toutes sont reparties avec un chèque de 10.000€ ». (L’offensive culturelle du Qatar, in Le Figaro. 20 12 2010).

On le voit, que du beau monde. Cela va plus loin? Des institutions prestigieuses se décentralisent et l’aura scientifique s’exporte. C’est le cas de la Sorbonne. Robert de Sorbon se retournerait dans sa tombe! Il existe aussi un Louvre délocalisé au Moyen-Orient. Les Qataris pourront contempler, entre deux bouffées de narguilé et à demeure, les belles pièces, fruit de la rapine, qui décrivent en creux les expéditions coloniales pour amener la civilisation dans les contrées barbares. Nul doute que l’Occident mise, pour le moment, sur le Qatar, assis paresseusement sur un gisement de gaz, dont il a besoin.

Il arrivera un moment, où il sifflera la fin de la récréation pour tous ces non-Etats. Il accaparera, sans état d’âme, l’énergie qui lui est nécessaire. Pour n’avoir pas misé sur le savoir, ne pas avoir mis en pratique l’alternance, la démocratie, les Arabes deviendront une scorie de l’histoire. Dans mille ans, on se souviendra, malgré tout de Kadhafi qui avait, avec son credo «zenga, zenga», une certaine idée de la «cha’ama», la dignité qui manque aux potentats casse-croûteurs installés dans les temps morts. La parabole du Christ devrait être expliquée à l’Emir du Qatar…

Posté par : Professeur Chems Eddine Chitour sur Metamag

Alassane Ouattara ou la soumission sans équivoque de la Côte d’Ivoire

KOMLA R. KPOGLI

Les guerres sont faites souvent pour des objectifs purement économiques. En détruisant les infrastructures du pays agressé, en réduisant à néant sa machine militaire, en mettant à sac un pays on prépare un nouveau débouché. Des guerres conduisent à la naissance de nouveaux clients qui, une fois installés au pouvoir, vont devoir s’équiper en armes et en matériel de guerres pour prétendre redonner à l’Etat détruit, un de ses attributs de souveraineté : une armée. Aussi, ce pays devenu ruiné à coup de bombardements est obligé d’emprunter le chemin de la « reconstruction ». Cette « reconstruction », relevant plus de a propagande que de la réalité, passe nécessairement par les entreprises des pays agresseurs qui en font une occasion de déployer la corruption dans toutes ses formes. La « reconstruction », on sait ce qu’elle a produit dans les pays tels que l’Irak et l’Afghanistan récemment victimes de l’agression occidentale. La Côte d’Ivoire du criminel récidiviste Alassane Ouattara offre le meilleur exemple de cet état de chose en ce moment en Afrique subsaharienne.

Après avoir installé cet homme-lige au pouvoir suite à des bombardements et la destruction du matériel militaire ivoirien, la France peut passer aux affaires. Le prix de l’installation passe donc par l’achat des produits du faiseur de roi. C’est ainsi !

Il n’y a pas longtemps nous écrivions ceci à propos de l’agression contre la Libye par des pays occidentaux regroupés au sein de l’OTAN : « Les « soldats de la paix » de l’Occident accompagnés de quelques ravitailleurs arabo-musulmans de pacotilles et de décor sont sur le pied de guerre. Ils iront en Libye détruire l’aviation et le matériel militaire, mais le gouvernement fantoche et obséquieux à venir devra acquérir de nouveaux matériels de guerre. Les « soldats de la paix » iront détruire les infrastructures dont s’est dotée la Libye au prix d’énormes sacrifices, mais les préfets locaux à venir devront en reconstruire. Et qui sont ceux qui vont avoir les contrats pour la prétendue reconstruction? Les multinationales des pays envahisseurs. Comme en Irak et comme partout ailleurs. Ainsi, le profit sera double voire triple: détruire ce qu’on avait vendu, faire payer le reste de la facture si tout n’avait pas été réglé par l’ancien régime et reconstruire ce qu’on avait détruit. C’est aussi cela les affaires![1] ». Cette logique commerciale s’applique à la satrapie de Côte d’Ivoire.

Le Patriote du 23 novembre 2011 nous informe que le pouvoir de Ouattara s’octroie de l’équipement militaire[2]. En effet, le journal du parti placé au pouvoir nous apprend que « l’Etat de Côte d’Ivoire par le biais du ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi, a décidé de doter l’armée de moyens conséquents. Il s’agit, selon lui, de la suite logique de la volonté des autorités ivoiriennes de doter le pays d’une véritable armée.

Comme équipements, la Côte d’Ivoire de Ouattara s’achète 87 véhicules dont 55 de type double-cabine, 24 de type 4X4, 2 véhicules de transport de troupes, 4 berlines, 1 ambulance, 1 véhicule de type simple cabine, 1000 tenues parachutistes, 1000 paires de Rangers, 200 lits de camp, 91 tentes dont 65 collectives, 13 postes de commandement et 13 d’infirmerie.

Toutefois aucune information n’est donnée concernant le vendeur. On ne dispose non plus d’aucun chiffre sur le coût de ces fameux équipements.

A l’analyse, l’ombre de la France plane sur cette livraison. Car, c’est elle qui a installé Ouattara au pouvoir en Côte d’Ivoire. Depuis cette installation, on a vu la Côte d’Ivoire redevenir le ventre mou de la France qu’elle était au temps de Houphouët Boigny. Des hommes politiques français font la navette entre Paris et Abidjan pour consolider l’autorité de ce nouveau « chef indigène ». Ainsi, Sarkozy, Longuet, Guéant, Raffarin…ont depuis fait le déplacement sur Abidjan. En juin dernier, Gérard Longuet s’était rendu en Côte d’Ivoire pour discuter de la présence des troupes françaises dans le pays et de la « réorganisation » de l’armée de Côte d’Ivoire. Ce voyage de Longuet, sans doute, était aussi une occasion de conclure des contrats de vente de matériels militaires. On imagine mal d’ailleurs comment la France puisse installer un « chef indigène » et laisser un autre commerçant lui vendre ses produits.

Cette stratégie de s’offrir de nouveaux marchés par la guerre, on l’a vue en Libye quelques semaines seulement après la chute de Tripoli. Un cargo d’hommes dits d’affaires français accompagnés du ministre du commerce avait débarqué dans le pays pour soi-disant « aider à la reconstruction » et surtout prendre sa part du gâteau acquis par « la France et les Anglais » selon les termes mêmes de Patrick Lellouche, secrétaire d’Etat au commerce extérieur. Autrement dit lorsqu’on fait la guerre à un pays, ceux qui ont fait l’effort de guerre sont les seuls fondés à partager le butin. Raisonnement plus que logique. Les européens occupant l’Amérique n’ont-ils pas procédé de la même façon en Irak ? La France qui n’avait pas participé à l’invasion a été privée de « contrats pour la reconstruction ».

Aussi, rapporte Le Patriote, ces propos très éclairants de Paul Koffi Koffi selon qui «l’état des lieux fait à la suite de la crise postélectorale a révélé que les défis auxquels l’institution défense est confrontée, sont aussi nombreux qu’urgents tant au niveau des hommes, des infrastructures que de leurs équipement». En clair, Koffi Koffi dit qu’après les bombardements français, la Côte d’Ivoire se trouve en ruine sur le plan militaire. Constat qu’on doit d’ailleurs élargir à tant d’autres secteurs. Cet aveu confirme l’idée que la guerre menée contre le territoire de Côte d’Ivoire a détruit mais cette destruction offre un marché nouveau. Il s’agit d’une sorte de commerce par le terrorisme.

Gérard Longuet devant l’Association des journalistes de défense (AJD), le mercredi 16 novembre 2011 évoque l’actuel processus de resserrement du dispositif militaire en Afrique et regrette que la Côte d’Ivoire n’ait pas remplacé le Gabon comme point d’implantation en ces termes : « On aurait choisi Port-Bouët, en Côte d’Ivoire si Ouattara avait été en place plus tôt ». Cette déclaration de Gérard Longuet donne un aperçu sur les missions pour lesquelles Alassane Ouattara est placé au pouvoir et combien cet homme serait capable de se fendre en quatre pour servir les intérêts de la France. Alassane est si soumis que la France ne doute un seul instant que s’il était placé un peu plus tôt, la Côte d’Ivoire aurait accueilli une base militaire française permanente sur son sol. C’est dire combien on est loin de Laurent Gbagbo.Il faut préciser que le même Longuet affirme que « les unités ont une formidable capacité à être projetées, et on peut travailler depuis la métropole. »

Travailler depuis la métropole ! Cela démontre combien la colonisation de l’Afrique est plus qu’une réalité.Revenons à la soumission sans équivoque ni retenue d’Alassane Ouattara à la France. Non seulement, on voit cette soumission à travers les relations militaires, mais on la verra également sur le terrain monétaire avec une possible dévaluation du franc CFA autour de laquelle la France travaille depuis un certain temps avec les ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales ainsi que les présidents des institutions régionales de la zone franc. Le 19 septembre dernier, ces « élites indigènes » avaient été convoquées à Paris pour « discuter de la situation économique de la zone ». Un mois plus tard, devant la presse lors des « Matinales du gouvernement » du 24 novembre 2011[3], Mabri Toikeuse, ministre du plan et du développement du gouvernement Ouattara, déclarait que la dévaluation du franc CFA ne serait « pas une catastrophe ».

Au contraire, il s’était réjoui « des retombées de la dernière dévaluation (1994) qui, selon lui, « a fait tomber une pluie de milliards dans ce pays. » Cette soumission à toute épreuve aux intérêts française porte à penser que la presse de l’opposition a raison de dire que Ouattara qui, ces derniers temps, a fait le tour des capitales des autres territoires de la zone franc CFA était chargé de porter l’information de la future dévaluation à ses pairs. Même si les journalistes auteurs de ces écrits se retrouvent arrêtés et maintenus en détention, personne ne prend Ouattara pour un homme pour qui les préoccupations intérieures l’emporteraient sur les intérêts de ses maîtres occidentaux qu’il a toujours servi depuis son passage aussi bien à la BCEAO qu’au FMI en passant par toutes les institutions intermédiaires qu’il a dirigé.

Comme Lumumba, Olympio, Sankara…furent éliminés puis remplacés par une bande de fripouilles munies d’une feuille de route précise élaborée par les occidentaux, le président Gbagbo a été éliminé pour une fripouille dénommée Alassane Ouattara qui, le livrant à la fameuse Cour pénale internationale ce soir, montre qu’il est prêt à tout pour sauvegarder la place des maîtres. Pendant que les pires criminels au monde que sont Bush et ses amis, Blair et ses amis, Sarkozy et ses amis, Cameron, Obama…dorment tranquillement chez eux en toute impunité, ce qui leur font commettre à nouveau d’autres crimes, voilà que des nègres partisans d’une justice internationale qui n’existe pas dans la pratique, livrent un digne fils africain à la vindicte occidentale et notamment sarkozyste nichée sous le manteau troué de la CPI. Le désir étant d’humilier Laurent Gbagbo et montrer aux africains ce qui arrivera lorsque certains parmi eux oseraient des libertés avec l’attelage occidental et particulièrement français.

Le peuple africain en lutte sait donc à quoi s’en tenir face à un groupe de serviteurs aliénés piloté par Alassane Ouattara dont la mission est manifestement de replonger le territoire de Côte d’Ivoire dans le bain françafricain et dans le capitalisme terroriste qui drainent les richesses des pays tombés dans leurs escarcelles vers les pays dits développés.

29 novembre 2011

Komla KPOGLI

Secrétaire Général de la J.U.D.A

Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A)

Binyamin Ben-Eliezer : “le nouveau régime d’Egypte va devenir notre ennemi”

Les Israéliens qui, ont été très heureux d’avoir réussi à évincer Kadhafi de la tête de la Libye, commencent à regretter leur grand ami  Hosni Moubarak comme, en témoigne les propos de Binyamin Ben-Eliezer, rapportés le 16 novembre par JSSNews.

Pourquoi s’inquiètent-ils ? La raison est simple, les frères musulmans sont en passe de contrôler l’exécutif égyptien or, sans l’appui des nouveaux dirigeants de l’Egypte il sera difficile de raccorder les divers pipelines au réseau Israélien (ceux qui viendront de Libye, du Soudan et d’Hassi Messaoud).

Binyamin Ben-Eliezer : “le nouveau régime d’Egypte va devenir notre ennemi”

Binyamin Ben-Eliezer, très grand député israélien, tenait une place spéciale dans les relations israélo-égyptiennes pendant le règne Hosni Moubarak. Ben-Eliezer a toujours été reçu chaleureusement au Caire avec les honneurs et un traitement spécial. Et sa capacité à converser en arabe,  sans accent, l’a sans doute aidé à développer cette relation privilégiée avec le leader arabe déchu.

Ben-Eliezer, un travailliste de la première heure, met aujourd’hui en garde Israël contre une “menace possible”. Selon lui, “le nouveau régime d’Egypte va devenir notre ennemi.”

Un de ses assistants, contacté par JSSNews, a expliqué que Ben Eliezer “suit la situation de très près, il a des tonnes d’informations et d’amis qui vivent en Egypte et qui lui donnent des informations dont on n’entend pas parler en Occident.” Selon notre source “le député suggère aujourd’hui à la Nation israélienne de se préparer à un pareil conflit.”

Ben-Eliezer a d’ailleurs lui-même été très clair lors de la dernière réunion du Comité défense de la Knesset. A la surprise générale, il a demandé à Avigdor Lieberman, qui tenait ce jour-là comme discours le fait de pouvoir “intervenir en urgence.” “Ce que j’ai à vous dire mérite une sérieuse attention. Et de l’action!”

“Nous sommes au milieu d’une tempête ou un tremblement de terre”, a expliqué le député à ses collègues. “Je ne vois pas ce tremblement de terre se calmer. Dans un avenir très proche, il y aura des élections en Egypte. Pour la première fois dans l’histoire, les Frères Musulmans vont récupérer au moins un tiers des sièges au parlement. Au lieu du nationalisme, nous allons recevoir de l’islamo-isme “.

Ben-Eliezer a ensuite averti que personne ne peut prédire le prochain gouvernement du Caire. “Nous devons comprendre qu’il est possible de nous retrouver au milieu d’une confrontation militaire avec l’Egypte. Nous avons déjà un problème concernant le Sinaï devenu un tremplin pour le terrorisme. Contrairement à Gaza, ici, nous n’avons pas la liberté d’agir, militairement parlant, comme nous le souhaitons, cela doit être pris en compte “.

Jonathan-Simon Sellem – JSSNews

Côte d’Ivoire – Libye : le message de l’Occident est passé, mais la riposte arrive !

Mouammar Kadhafi et Laurent Gbagbo à Abidjan le 27 juin 2007

Le message de l’Occident pour les Africains est, on ne peut plus clair. Quiconque osera développer ou chercher à développer son pays, pour qu’il soit affranchi des prêts usuraires des institutions financières de domination colonialiste, sera tué. S’il résiste, son pays sera rasé. Si le pays résiste, le peuple connaîtra un génocide. Car Afrique, ton développement précipitera mon effondrement. Alors je t’ordonne de demeurer pauvre et soumise, sinon je tue jusqu’au dernier de tes enfants afin que tu comprennes que tu n’as pas le droit d’être libre et développée.

Aussi simple que cela puisse paraître, tel est le message que l’Occident veut faire passer lorsqu’il a voté les résolutions à l’ONU pour massacrer les civils Ivoiriens et détruire la Libye afin d’y installer des imposteurs et des voleurs en lieu et place des bâtisseurs, fils du pays. Après quoi, le reste n’est que manipulation, corruption morale, lavage de cerveau et instrumentalisation en vue de faire passer ce message fondamental.

Mais avec les gros moyens qui accompagnent les efforts pour faire respecter cet édit méprisant et raciste, l’achat de conscience et la promotion des renégats qui sous-tend cet odyssée de la haine, plusieurs fils de l’Afrique qui ne pensent qu’à leurs ventres et à ceux de leurs proches, croient jouer juste, en collaborant par traîtrise et lâcheté.

Mais permettez-moi de leur dire qu’ils ont échoué. Car ni l’assassinat des anciens résistants, ni celle des aînés comme Kadhafi, ne peut nous influencer et déclencher un vent de lâcheté. Alors allez-y leur dire que l’arrestation et le massacre de tous les fils de Kadhafi a été la plus grosse erreur de leur fin de règne, de la fin de l’hégémonie occidentale !

Parce qu’en agissant ainsi, même les traîtres collabos qui leur servent de monture en Afrique, ont fini par comprendre que l’Occident ne s’est jamais civilisé, qu’il est demeuré raciste et barbare et que la faim comme la pauvreté lui font perdre la tête au point de manger même la monture qui est à son service pour conduire son odyssée de vol et de pillage.

Alors, ces traîtres fils de l’Afrique, ces montures de la honte pour le projet de vol et de pillage de l’Occident en Afrique deviennent de plus en plus hypocrites avec leurs maîtres blancs et nous encouragent en secret, dans notre engagement pour libérer notre continent agressé sauvagement par des prédateurs affamés.

C’est pourquoi notre riposte sera totale et aucune force armée ou nucléaire, aucun vestige de puissance économique avec tous ses réseaux d’influence, ne pourra résister à notre action. Oui, nous allons les vaincre et les contraindre à accepter leur statut de nouveau pauvre. Et s’ils insistent, leurs collabos en Afrique subiront un destin plus tragique que celui qu’ils ont imposé aux dignes fils de l’Afrique qui ont osé leur dire non !

Tous les piliers de leur croisade raciste seront brisés, rasés et jetés hors de l’Afrique.

Quand je parle de piliers, je parle des instruments économiques, financiers, diplomatiques et mystiques sur lesquels ils s’appuient pour infester l’Afrique.

Nous les connaissons, ils sont nos cibles primaires. Et nous nous donnons les moyens pour que de générations en générations, nous créions la chaîne de la résistance et de la libération contre l’invasion et le mépris raciste de l’Occident.

C’est pourquoi la Révolution Permanente vous prie, dignes fils d’Afrique, d’écrire, de vous mobiliser et de rejoindre chacun des fronts que nous avons ouverts pour la Libération de notre Continent agressé inutilement alors que nous leur avons tendu la main en leur disant que nous voulons les aider à stabiliser leurs modèles économiques, dans le respect de nos différences et de nos intérêts, des intérêts de nos peuples.

Ils nous agressent et nous tuent pour s’installer. Nous allons les désinstaller par tous les moyens en coupant tous les piliers de leur agression raciste et méprisante. Alors dites-leur qu’ils ont échoué dans leur tentative de nous faire peur pour nous faire taire !

A Très bientôt.

Hassane Magued