Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives de Tag: Mali

Mali : Pourtant situé à 03 mètres du poste de police, un magasin pillé

Si les policiers ne vont pas aux voleurs, ce sont les voleurs qui iront aux policiers. C’est le moins que l’on puisse dire dans l’histoire qui suit.

Dans la nuit du jeudi au vendredi dernier, des malfrats ont littéralement dévalisé un magasin situé en plein dans le marché de Médina-Coura. Le kiosque en question renfermait des articles électroménagers et informatiques pour une valeur estimée à environ 5 millions de nos francs. Un vol classique en cette période de grande froid ? Pas si évident !

Le magasin dont il est question est situé à trois mètres (pas 30, 300 ou 3000 mais 03 mètres) du poste de police sis au même marché. Les voleurs ont tranquillement opéré pendant environ une heure de temps sans être nullement inquiétés. A l’aide de cisailles, ils ont coupé les cadenas et ensuite emporté les marchandises. Selon toute évidence, ils n’étaient pas à pied.

Le malheureux propriétaire ne put que constater les dégâts, au même titre que les policiers, tôt, le lendemain. Il a porté plainte au commissariat de police du 3ème arrondissement dont relève le poste de police en question.

Vive la police malienne !

B.S. Diarra

Le testament explosif d’un chef de guerre

Ibrahim Ag Bahanga

Le chef de la rébellion touarègue, Ibrahim Ag Bahanga, est mort le 26 août dans un accident de voiture au nord-est du Mali. Quelques heures plus tôt, il avait accordé une interview à El-Watan. Bahanga accuse l’Occident et le Mali de financer le terrorisme.

Quel impact peut avoir la disparition de Kadhafi sur le mouvement touareg malien ?

C’est une bonne nouvelle pour l’ensemble des Touaregs de la région. Les objectifs du colonel ont toujours été à l’opposé de nos aspirations. Il a de tout temps essayé d’utiliser les Touaregs à ses fins et au détriment de la communauté. Son départ de la Libye ouvre la voie à un avenir meilleur et permet de progresser dans nos revendications politiques. Nous pouvons mieux nous faire comprendre sur le continent et auprès des pays occidentaux. Kadhafi faisait barrage à toutes les solutions de la question touarègue. Il a alimenté des divisions internes pour faire en sorte que les animateurs ne puissent pas s’entendre sur un minimum. Maintenant qu’il est parti, nous pouvons aller de l’avant dans notre lutte. Même durant sa chute, il continue à salir notre communauté en faisant croire qu’il a son soutien, mais la réalité est tout autre sur le terrain.

Le nord du Mali, une région touarègue, est devenu une base d’Aqmi (Al-Qaida Maghreb islamique). Comment cela a-t-il été possible ?

C’est vrai que cette région est un territoire touareg. Mais la politique de certains Etats a fait en sorte que les Touaregs n’aient plus d’emprise sur leur territoire. Lors des affrontements de janvier 2010, entre l’armée malienne, sa milice et le mouvement touareg, tout a été fait pour que les groupes Aqmi viennent s’installer dans la région avec le feu vert de Bamako. Cela fait plus de cinquante ans que les Touaregs sont opprimés dans leur région. L’Etat malien s’arrange toujours pour qu’aucune stabilité politique ou économique ne soit instaurée. Ce qui nuit terriblement à l’image de notre communauté.

Les Touaregs savent qu’ils sont sur leur territoire et qu’ils doivent le nettoyer pour y vivre. Mais, reconnaissons-le, avec quels moyens allons-nous mener cette guerre ? Aqmi s’est équipée grâce au Mali et à certains pays occidentaux. C’est avec l’autorisation de Bamako que les otages sont enlevés et c’est toujours avec sa bénédiction qu’ils sont dirigés vers le nord du Mali pour y être cachés et protégés. Ils seront par la suite achetés par les Etats occidentaux qui acceptent de payer de fortes rançons, tout en sachant que cet argent va financer Aqmi et ses prestataires de services, ces intermédiaires privilégiés de Bamako. Le repli des terroristes en territoire malien n’a pu se faire que grâce à la complicité de l’armée malienne.

Les Touaregs sont devenus la cible privilégiée des terroristes d’Aqmi, qui campent près des casernes et qui détiennent les otages occidentaux. Nos imams militent et sensibilisent nos jeunes et les familles contre cette religion d’intolérance prônée par les salafistes, et qui est en totale contradiction avec notre pratique religieuse. En réalité, sur le plan idéologique, les salafistes n’ont aucune influence sur les Touaregs. Nous nous défendons avec nos maigres moyens et nous envisageons de demander des comptes au pouvoir de Bamako un jour prochain.

Salima Tlemçani | El-Watan

Mali : ATT réclame l’arrêt des bombardements de l’Otan en Libye

Le chef de l’Etat malien Amadou Toumani Touré a déclaré dimanche souhaiter l’arrêt des bombardements de l’Otan en Libye et le début de discussions politiques entre les parties en conflit afin de trouver une issue à la crise qui secoue ce pays depuis mi-février.

Comme l’Union africaine, nous souhaitons l’arrêt des bombardements en Libye et le début de discussions politiques pour trouver une issue à la criseé, a-t-il dit au cours d’une conférence de presse à l’occasion du quatrième anniversaire de sa seconde et dernière élection à la présidence.

Il a estimé qu’il fallait créer un environnement propice pour discuter parce que « à un moment ou à un autre, on finira par discuter », a ajouté M. Touré qui fait partie du panel des chefs d’Etat africains chargés de mener une médiation entre les parties en conflit en Libye.

Ce panel mis en place par l’Union africaine (UA) et présidé par le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, comprend, outre le Mali, l’Afrique du Sud, le Congo et l’Ouganda.

« Pays ami »

« Le Mali est très peiné face à la situation dans laquelle se trouve la Libye, un pays ami qui nous est cher », a-t-il affirmé avant d’indiquer qu’il y avait encore une chance d’aider à trouver une solution pacifique. En cas d’éventuelles discussions politiques, il appartiendrait aux Libyens de décider de leur avenir, a-t-il affirmé.

Peu de temps après le début de la rébellion armée mi-février, l’UA a mis au point et n’a cessé de défendre depuis une délicate feuille de route prévoyant un cessez-le-feu et l’instauration d’une période de transition. Un appel resté lettre morte sur le terrain où l’Otan poursuit sa campagne de bombardements entamés le 19 mars.

Le chef de l’Etat malien a par ailleurs réaffirmé la nécessité pour les pays du Sahel de mettre en commun leurs forces pour vaincre le terrorisme. « Avec le conflit en Libye, des armes se sont retrouvées au Sahel. C’est un danger et nous devons être vigilants », a-t-il ajouté.

Selon des observateurs, des armes de guerre ramenées de Libye par des combattants pour être réutilisées au Sahel par Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Cette organisation, qui a ses racines en Algérie, dispose de plusieurs bases au Mali d’où elle opère dans plusieurs pays du Sahel (Niger et Mauritanie en particulier), commettant des attentats, des rapts, essentiellement d’Occidentaux, et se livrant à divers trafics.

Lire l’article sur Jeuneafrique.com

Mali : Le Commandant d’école du prytanée militaire tabassé et blessé par un saoulard

Le mercredi, 25 mai dernier vers 00h, le commandant d’école du Prytanée militaire, le lieutenant colonel Abdrahamane Babi, , s’est fait blesser par un ivrogne pendant qu’il prenait du plaisir avec ses amis. C’était à l’espace de loisirs « La Source » situé à Faso-Kanu, près de l’hôtel « Les Colibris ». Il avait appelé les renforts (privilège singulier pour lui à l’exclusion de la grande masse des citoyens) qui ont fait fuir la plupart des clients du fameux coin chaud où les grands pervers de la République viennent bouffer la vie à grandes dents lors de leurs heures louches.

La quasi-totalité des espaces de loisirs de la capitale, notamment ceux situés sur la rive droite, sont des endroits dangereux, voire criminogènes de par les actes barbares, sauvages qui s’y déroulent. C’est ainsi que le directeur du prytanée militaire, un habitué du bon coin selon les usagers, pendant qu’il prenait sa consommation avec des amis, s’est fait agresser par un alcoolique avec qui il avait eu une dispute. La partie s’est envenimée lorsque notre directeur galonné, voulant se faire respecter, a brandi sa carte professionnelle, expliquant qu’il est le directeur du prytanée et qu’on devrait, par conséquent, le respecter, sinon… Son adversaire lui retira sa carte et la jeta.

Ensuite, il a cogné sa tête avec une bouteille pleine d’alcool. La bouteille s’est cassée, éparpillant les tessons partout, en blessant la victime qui avait le visage inondé de sang.

Au lieu de le secourir, ses voisins de table le fuyaient, craignant de se voir rattraper par les renforts qu’il avait sollicités.

La question qu’on se pose : comment un officier de son rang peut se trouver dans ces lieux envahis d’ordinaire par des vagabonds de toutes sortes ?

Il pouvait se faire tuer banalement par des badauds. Généralement, beaucoup de porteurs d’uniformes, particulièrement les officiers, se retrouvent dans cet espace chaud de la commune VI. A la moindre des choses, ils se prévalent de leurs grades pour faire peur, comme si les autres citoyens n’étaient que de simples jouets. Selon nos sources, il arrive fréquemment à ces types d’officiers supérieurs de menacer les simples clients qui prennent tranquillement leurs pots. On revit l’époque du Cmln (Comité militaire de libération nationale) où des officiers bien connus faisaient régner la terreur au Motel de Djicoroni-Para ou au Buffet Hôtel de la gare. Mais le hic avec le Colonel Baby, c’est qu’il préside à la formation de jeunes gens, futurs officiers supérieurs qui doivent devenir, en quelque sorte, la crème de notre armée et des armées de la sous- région au regard de la vocation du prytanée militaire de Kati.

Assif Tabalaba, Le National