Le Blog de Aymard

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Archives de Tag: Manipulation et désinformation

TV lobotomie, la vérité scientifique sur les effets de la télévision

Ci-dessous un article de François-Xavier Rochette paru dans « Rivarol », à propos de l’ouvrage de Michel Desmurget : « TV lobotomie, la vérité scientifique sur les effets de la télévision ».

Michel Desmurget, docteur en neurosciences, dresse un terrible réquisitoire contre la télévision, en s’appuyant sur une littérature scientifique foisonnante et unanime… mais dont le grand public n’entend jamais parler.

Un livre que l’on peut commander en ligne >>  ICI. Source : « Contre-info »

L’avènement de l’ère internautique démocratisée laisse à penser que la domination télévisuelle dans le champ médiatique ne cesserait dès lors de décroître. Or, paradoxalement, c’est l’inverse qui est observé par les scientifiques ayant eu le courage de se pencher sur cette question fondamentale. Du courage, il en faut en effet pour nos chercheurs qui ne connaîtront aucune gloire en analysant l’expansion de la gangrène télévisuelle puisque le principal relais informatique reste la télévision qui n’a jamais cultivé un goût prononcé pour la remise en cause salvatrice. Pourtant les études sur la nocivité intrinsèque de la télévision sont fort nombreuses mais restent cloisonnées au sein des bibliothèques universitaires (américaines en particulier), ou bien au chaud dans de prestigieux laboratoires qui ne peuvent faire leur beurre à partir de ces travaux.

Heureusement les journaux alternatifs et quelques internautes diffusent les découvertes étonnantes sur la malfaisance dévastatrice de la petite lucarne (les études et les chiffres dépassent les préjugés que l’on peut avoir à propos du phénomène abrutissant télévisuel). Mais ces avertissements parcimonieux ne touchent malheureusement pas la masse et l’immense majorité des familles qui se font décérébrées d’une manière indolore au quotidien. Le neuroscientifique Michel Desmurget vient de publier un livre complet sur cette drogue dure que constitue la « télévision ». C’est aussi l’occasion pour nous de faire un point sur la « dangerosité » et la « progression » de ce poison dans le corps social.

D’abord, remarquons que le temps moyen passé devant la télévision (des Français et des hexagonaux) est de 3H40 par jour pour un adulte et de 2H40 pour un enfant scolarisé : Cette durée de soft lobotomie a encore augmenté ces cinq dernières années malgré Internet et la prolifération des « DVD ». Ce temps passé devant la téloche correspond à 25% du temps de veille des gens et à 75% de leur temps libre ; l’équivalent de 56 jours par an. Les conséquences de cette surexposition médiatique sont (bien sûr) très graves. Chaque heure quotidienne consommée augmente le « risque de décès » de 10%, augmente le nombre d’obèses de 2% : Plus de deux heures par jour augmente le « risque de surpoids » de 55%. Chaque heure de « TV » consommée avant 3 ans augmente de 10% la quantité de « junk food » consommée à 10 ans. Si la télé prend de plus en plus de place dans les foyers, elle est devenue par ailleurs plus venimeuse encore. La phrase de Patrick Le Lay sur le « temps de cerveau disponible », écrit à propos Michel Desmurget qui a bien désarticulé pour mieux le comprendre le processus cognitif imposé à tous les téléspectateurs, est en effet d’une terrible honnêteté.

Aujourd’hui la fonction principale de la « télévision » (ses films, ses émissions, ses programmes d’une manière générale) est de stresser le consommateur ; de le stresser continûment, avec force et détermination. Car il s’avère selon Desmurget que « si vous stressez une personne avant de lui passer une publicité, elle va beaucoup mieux retenir le message. L’évolution fait que nous sommes beaucoup plus prompts à retenir les choses qui nous menacent, nous ont fait peur, que les choses qui nous ont fait plaisir ou aucun effet. Ce n’est donc pas un hasard que l’on montre autant de violence ». (Notons que les programmateurs bourrent de plus en plus de pubs les séries diffusées, mais évitent également, de plus en plus, de passer de la réclame immédiatement après un épisode, le happy end typiquement américain n’étant pas propice à l’aggravation du stress publiphile). Alors les scénaristes se sont adaptés aux nouvelles exigences psycho-publicitaires : violences tous azimuts, souffrances perpétuelles, angoisse communicative, perversions sexuelles fantastiques… Et le péquin tombe sur Les Experts de « TF1 », Esprits criminels, Le Mentaliste et John Le Rouge (rouge comme le sang…) en devant se mettre à la place d’un « sériôl quilleur » pour le comprendre. Les gamins de 10 ans deviennent les premiers fans, ils sont shootés à l’adrénaline et aux odeurs de cadavres en état de décomposition : Le stress est leur came, la pub leur héroïne. Déflorés à 5, 7 ou 8 ans avec quelques sitcoms, empalés par « Plus belle la vie » à ces âges, les gamins plongent dans le grand bain à 9 ou 10 ans avec « Les Experts », « Le top du top » ! La téléphonie mobile, le gel pour les cheveux, les capotes, les chewing-gums dégueulasses et leurs acolytes se portent bien. Mais les méfaits du Moloch ne s’arrêtent pas là.

Donnons la parole à Desmurget : « Les études montrent que les gens qui regardent (trop) la + TV + finissent par voir la réalité telle qu’elle y est montrée. Si l’on amène des télévisions sur une île Fidji, on voit que les dossiers médicaux montrent qu’avant la + TV + le nombre de filles au régime est quasi nul et le nombre d’anorexiques est nul. Trois ans après, vous avez 70% de gamines qui se sont mises au régime, et 12% qui se font vomir, parce que la + TV + a insufflé cet idéal de minceur ». Les scientifiques ont observé le même phénomène pour la consommation de tabac et d’alcool… Non contente de pourrir les esprits, la télévision putréfie également les corps et exténue les organismes : Si l’on enlève la télévision à un adolescent, il gagne ainsi une heure de sommeil par nuit. Une étude canadienne a d’autre part montré que l’introduction de la « TV » dans une zone enclavée qui n’y avait pas accès a diminué de 30 à 40% la fréquentation des installations sportives et culturelles, dont les bibliothèques.

La « télévision » agit donc comme une drogue dure et particulièrement nocive. Elle ronge les âmes et les corps mais elle entraîne également une addiction sévère chez ses consommateurs (l’immense majorité d’entre eux). Pour Desmurget, il n’existe qu’une seule solution pour s’en sortir : Se débarrasser de sa télévision, la fracasser sur l’autel de la consommation et de la manipulation ! A vos masses !

Michel Desmurget, invité d’Audrey Pulvar dans le 6/7 de France Inter (6h50 – 3 février 2011).

http://www.dailymotion.com/video/xgvcr5_michel-desmurget_news?start=0#from=embed

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Versatilité d’une presse française manicheenne…

L’actualité africaine n’a jamais été l’exutoire des médias français que lorsque celle-ci est faite de guerres, de crises institutionnelles, de maladies, de famine, de sous-développement, bref de tous les maux dont souffre le continent africain. Cette presse hexagonale, manichéenne à souhait, et dont l’inclination congénitale à la versatilité et la manipulation sont connues, reste malgré tout, celle dont l’audimat est le plus grand, notamment dans l’espace francophone. Sacré paradoxe pour tous ces Africains qui ont toujours maudit « les méfaits de la colonisation française et les crimes de la France en Afrique». Le Cameroun, bien qu’à proprement parler, n’ait jamais été une colonie, fut sans doute le pays qui paya le plus lourd tribut de l’impérialisme français, avec non seulement la décapitation de la crème des principaux leaders nationalistes, mais aussi et surtout, des massacres perpétrés par l’armée française avant et après l’indépendance du Cameroun.

Des médias qui sont davantage des instruments de propagande et d’espionnage au service du gouvernement et des lobbies économiques français que des organes classiques d’information, de véritables cache-sexes au service d’une politique néocolonialiste en vigueur dans les ex-colonies françaises. Conséquence, cinquante ans après une indépendance politique octroyée par l’ancienne métropole à ses colonies d’Afrique, les médias français sont justes après les gouvernants et les milieux d’affaires, le principal instrument d’aliénation et d’assujettissement de l’Afrique. La situation est déplorable, surtout dans le pré-carré, lorsque sous le couvert d’une couverture médiatique ou d’enquête journalistique, et nonobstant l’image du professionnalisme qu’ils laissent transparaitre, les médias français se positionnent davantage comme le porte-parole de leurs dirigeants. Des exemples sont légions : que ce soit en Côte d’Ivoire avec l’éviction du président Laurent Gbagbo au profit d’Alassane Dramane Ouattara en avril dernier, ou encore en Libye, où les pays de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), avec comme chefs de file la France et les Etats-Unis, ont renversé du pouvoir, puis tué la semaine dernière, le « Guide » de la révolution libyenne Mouammar Kadhafi.

L’art de la manipulation et de la désinformation

S’agissant de l’élection présidentielle du 9 octobre 2011 au Cameroun, la presse française, comme c’est le cas pour tous les pays du pré-carré qui vit cet événement politique majeur, s’est fortement mobilisée pour couvrir cette importante actualité politique. Ce qui est frappant dans les rendus des confrères hexagonaux, c’est parfois la distance entre les suppositions, les supputations, les procès d’intention et la réalité, basée en principe sur les faits.

Du coup, les reportages, commentaires, analyses et chroniques se situent généralement dans le sens du vent, c’est-à-dire, là où se trouvent les intérêts de la France. Sinon, comment comprendre que ce sont ces mêmes médias français, qui, pour peu qu’ils passent à la caisse, disent tout le grand bien du Cameroun et de ses dirigeants. Le président Paul Biya est alors présenté comme un « sphinx », qui a su préserver la paix au Cameroun dans « une Afrique centrale minée par les guerres fratricides et une instabilité institutionnelle chronique». Le Cameroun est alors présenté comme un pays où « la presse est libre plus qu’en France », un pays où « on n’est pas inquiété pour ses opinions politiques », Paul Biya étant présenté comme un « sage Africain »…

Comme on peut le constater, cette peinture blanche des gouvernants est généralement assujettie à la mobilisation de fortes sommes d’argent, la plupart de ces publi-informations étant prises en charge par le contribuable camerounais, sauf dans le cas du marché des dupes, où des magnats de l’économie française acceptent de payer la note. L’un des exemples en date remonte à juillet 2009 lors de la toute première visite officielle de Paul Biya en France sous la présidence de Nicolas Sarkozy, où Vincent Bolloré dont l’étendue de l’empire au Cameroun se passe de tout commentaire, avait pris en charge, la « promotion de l’image de marque du Cameroun et de son président dans les médias français », d’où de « bons articles » sur le pays de Paul Biya, aussi bien dans la presse audiovisuelle, écrite que cybernétique.

A contrario, quand cette presse française ne passe pas à la caisse, ce sont des articles au vitriol qu’on lit sur le Cameroun. Aussi, Paul Biya est présenté comme un « sanguinaire », un « tyran », un « roi fainéant », un « absentéiste notoire qui gouverne par procuration », et son régime présenté comme très corrompu, sinon le plus corrompu au monde, un pays où le chômage est endémique, où les gens meurent de famine, où la justice n’existe pas, où la démocratie va plutôt à reculons, où la presse est bâillonnée. Dans leur volonté de tout noircir, des médias français ne manquent pas de tenter d’opposer les Camerounais entre eux, dénigrent la campagne d’assainissement des mœurs dans la haute administration connue sous le vocable de « l’opération Epervier », décrivent une économie exsangue malgré d’incommensurables potentialités, avant de conclure sur un pays dans l’impasse. En début de ce mois d’octobre, alors que le pays était en plaine campagne électorale, le célèbre journal Le Monde dont les lecteurs n’ignorent pas les gros plans sur le Cameroun, « un pays dans la voie de l’émergence » quand cela participe à renflouer les caisses de la boite, ont découvert « un reportage » d’un autre style, où tout ou presque, est peint en noir.

Le Cameroun n’est ni un paradis, ni un enfer

Dans sa volonté d’en découdre avec le régime en place, le journal ne manqua pas d’écrire noir sur blanc que depuis vingt ans, Paul Biya n’avait plus mis les pieds à Douala. Mensonge. Certes, si on ne connaît pas particulièrement au locataire d’Etoudi des qualités de grand voyageur dans son pays, même ses pourfendeurs les plus acerbes qui connaissent les réalités du pays ne pourraient être d’accord avec ce mensonge du journal Le Monde. Oui chers confrères de la presse française, sans être un paradis, le Cameroun n’est pas non plus un enfer. C’est un pays qui a ses tares : corruption, clanisme, sectarisme, favoritisme, inertie, détournements de deniers publics, roublardise des dirigeants, laxisme de l’administration, mauvaise répartition du patrimoine national, insuffisance des écoles et des hôpitaux, adduction d’eau et électrification insuffisantes, mauvais réseau routier, chômage…, mais c’est un pays qui bouge, et poursuit sa voie vers le développement et ses millions de citoyens croient en son avenir, et mettent toutes leurs forces, toutes leurs énergies et tout leur savoir-faire pour son essor et pour le bien-être de ses populations.

Malheureusement, cette presse française, à la fois versatile, manipulatrice, manichéenne, mieux, en mission commandée, est reconnue pour son inclination à donner les leçons de déontologie et de professionnalisme aux autres. Cette catégorie de la presse française, où tout « bon article de presse » se joue par l’épaisseur du chèque ou du virement, est encore la première, sous une forme déformée, à s’ériger en modèle lorsqu’il faut perpétuer la Françafrique. Dommage que les dirigeants africains en général et ceux de l’espace francophone en particulier, par complexe du Blanc ou par souci d’obtenir l’adoubement de Paris, essaient toujours de faire des médias français, leur principal vecteur de communication. Est-ce parce qu’ils sont mal élus ? En tout état de cause, il y a lieu d’espérer pour un affranchissement dans les prochaines années. Les pays comme le Rwanda avec le président Paul Kagamé essaient de montrer la voie, convaincus que « la liberté ne se donne pas, elle s’arrache ». Aux autres de piger la leçon.

Une chronique de A. Mbog Pibasso

Campagne de dénigrement : Pourquoi Jeune Afrique diabolise Gbagbo

Même en prison, le Président  Laurent Gbagbo continue de hanter le confrère  françafricain  Jeune  Afrique  qui ne manque  plus d’occasion de le dépeindre faussement en noir. Dis-moi ce que tu lis, et je te dirai qui tu es. On ne dira pas que Jeune Afrique, le porte-voix de la mafia françafricaine qui pille le continent noir est le journal préféré des Africains, surtout de  la jeune génération d’aujourd’hui.

Mais comme il s’appelle «Jeune  Afrique», tout est bon pour ce brulot de  se donner des ambitions en trompe-œil. Plus précisément auprès de l’élite du continent qui rêve de démocratie et de liberté. Le journal ne voudra pas officiellement travailler contre une aspiration continentale, de peur de  se voir coller l’étiquette d’ennemi public numéro un des Africains. Et pourtant, c’est ce qui est vrai.

Aujourd’hui, il est quasiment établi que  Jeune Afrique travaille plus à plaire  à l’Elysée que de traduire les aspirations de la nouvelle Afrique qui se dessine.  Au point de jouer continuellement le jeu de la France et de ses alliés occidentaux sur le continent  africain. Un dictateur décrété depuis les bureaux  douillet  de l’Elysée est  tout de suite répercuté  sur le continent par ce journal. C’est le rôle qui lui a  été confié pour les intérêts de l’Empire.

Sur le terrain,  se trouvent  d’autres africains  prêts  à tout pour le pouvoir, donc répercuter à cœur joie, ces discours rédigés et corrigés de l’occident. Paris peut donc déclencher une guerre en Côte d’Ivoire, sous prétexte que le Président Laurent Gbagbo est un dictateur, ce confrère qui traine pourtant plusieurs dizaines d’années d’existence, se met dans la danse ave un mercenariat digne des grands maîtres chanteurs. « Connaissant ses  chiffres de ventes, on se demande  comment  ce journal fait-il pour survivre ? », s’est un jour  interrogé un confrère français  d’un grand  magazine parisien. La question est vient à propos. Mieux, elle permet de comprendre pourquoi ce canard hait tant Gbagbo, et tous les Présidents africains qui se veulent plus proches de leurs peuples. Cette publication qui excelle plus dans les publi-reportages que dans la pratique du journalisme vrai, aime bien la compagnie des dictateurs comme Wade, Compaoré, Ouattara  que Paris porte à bout de bras contre la volonté  populaire. Ce qui lui ouvre grandement les portes de ces palais  qui ont visiblement  beaucoup de choses à cacher. Ne cachent-ils pas des choses sombres dans leurs placards ?

Un article très laudateur à l’endroit de ces présidents est payé cash. C’est pourquoi le Président Laurent Gbagbo a beau dire «jugez-moi sur mes actes», que cela reste sans importance pour ce journal, préférant se mettre à la mode française pour haïr et combattre brutalement toute démarche souverainiste sur le continent. C’est donc ce que le Président Laurent Gbagbo donne qui  détermine tout.

On se souvient qu’au sommet de l’Ua ce journal avait dépeint totalement en noir le ministre Essy Amara, qui pour son second mandat à la tête de cette institution, était opposé à Alpha Konaré, l’ex-président malien. La vérité étant que la Côte d’Ivoire a refusé de céder au chantage des dirigeants de ce journal. Une véritable campagne de dénigrement avait donc été déclenchée contre les institutions ivoiriennes à l’échelle continentale. Et cela avec la bénédiction de l’Elysée qui  voyait d’un mauvais œil, l’émergence d’un cadre ivoirien de surcroit proche de Gbagbo dans une institution internationale. L’objectif étant de faire obstacle à la Côte d’Ivoire par tous les moyens. Et il n’y a pas que le Président Laurent Gbagbo qui subit les pages noires de  ce canard.

Dadis  Camara, l’ex-Président de la Guinée a aussi essuyé  la colère de cette publication. Il s’est tout de suite vu coller une étiquette de pire des dictateurs, simplement parce que cet officier de l’armée guinéenne  a refusé de céder au chantage honteux des «mercenaires de la plume» de Jeune Afrique. Qui avaient proposé à l’ex-président guinéen des services de conseillers en communication, contre forte rémunération. Alors qu’à côté, le peuple guinéen croupit dans la misère. Evidemment, l’homme a dit niet à ce journalisme d’un autre genre. On connaît la suite… Le Président Laurent Gbagbo, aujourd’hui dans les geôles d’Alassane Dramane Ouattara, reste une cible pour ce journal qui ne fait qu’amplifier sa diabolisation. Jeune Afrique a décidé de le livrer sans jugement à la justice internationale. Il ne mérite même pas d’être un présumé coupable, comme cela se fait dans les pays dits de Droit.

Pour le confrère, Gbagbo doit être comptable des actes posés par les ex-Fds, même s’il ne lui reconnaît pas le statut de chef d’Etat durant la période postélectorale. Ce qui n’est pas le cas pour Ouattara qui est exempte de tout reproche devant les crimes de masse commit par les Frci, une armée hétéroclite qu’il a pourtant créée par décret depuis son refuge doré du Golf hôtel. Ainsi va la vie dans cette grande «piscine» qu’est Jeune Afrique où ne nage pas qui veut. Surtout ceux qui croient en l’Afrique. Ce journal a vu un grand nombre de ses journalistes partir rien que pour  l’honneur, et surtout au nom de l’Afrique qu’on leur demande de piétiner pour  hisser au pinacle, des Présidents d’Opérette. Francis Kpatindé  a eu raison de plier bagages. Théophile Kouamouo a fini, lui aussi, par claquer la porte. Ce digne fils de l’Afrique refusait tout simplement de polir la dictature d’Alassane Dramane Ouattara, tel qu’on lui demandait. Une vraie aberration, surtout que  la presse parisienne se force  quand même aujourd’hui de dénoncer  les horreurs de ce pouvoir.

Guehi  Brence

Kadhafi annoncé mort par le CNT, dernier Boulet de Sauvetage d’une situation désespérée

Le Conseil de transition libyen comme à son habitude a annoncé ce jour la mort du Guide de la révolution Libyenne, le colonel Mouammar Kadhafi.

Que reste-t-il à faire après avoir épuisé tous les moyens – moyens politiques, militaires, juridiques – pour faire tomber le régime de Kadhafi ? rien sinon que la propagande médiatique.

Les « illustres » agences de presse du gouvernement qatari Al Jazeera épaulées par BBC, Reuters, AP, AFP, …sont mises à contribution pour perpétrer une campagne de propagande de guerre  afin de vaincre la résistance psychologique du grand peuple libyen.

La manipulation des faits et des réalités en Libye a toujours été une arme utilisée depuis huit (08) mois pour déstabiliser et démoraliser les résistants libyens, ardents défenseurs de la souveraineté de leur pays. Ainsi donc, selon le CNT, « Kadhafi a été tué alors qu’il était aux mains des révolutionnaires ».

Le CNT a perdu toute crédibilité en nous gavant de ce genre d’infos-intox abondamment et honteusement relayées par les grandes chaînes de télévision arabes et occidentales ; des informations qui se sont avérées mensongères.

Le CNT ne sait plus où donner la tête puisque même à Tripoli, ses forces sont mises en difficulté chaque jour et en danger permanent. Face à son illégitimité et son incompétence notoire, le CNT recherche désespérément une porte de sortie à cette guerre que ses concepteurs avaient pensée très courte, une guerre éclair…

Regardez correctement l’image, visualisez la vidéo et vous pourrez remarquer oh ! combien les falsificateurs d’images ont étalé eux aussi leurs incompétences. Diffuser avec brio et élégance ce genre d’images mal élaborées revient à dire clairement que le CNT et son bras armé des basses besognes l’OTAN, ont perdu le nord.

Pauvres traîtres revenez sur terre.

Halte à l’intoxication !

Découverte d’un charnier à Tripoli, encore de l’intox !

Le Conseil de transition libyen par sa branche militaire de Tripoli a annoncé dimanche avoir retrouvé la fosse commune où auraient été enterrés des milliers de prisonniers de la prison d’Abou Salim exécutés le 29 juin 1996 par le régime de Mouammar Kadhafi. On reste pantois après avoir vu hier et dimanche les images sur la chaîne qatarie El Jazeera des « restes de ces centaines de prisonniers retrouvés à Tripoli ». La chaîne de l’émir du Qatar comme à son habitude a diffusé avec brio et élégance des images sur un vaste terrain et avec des témoignages de femmes voilées implorant la perte de leurs enfants !

Charnier ???

On pouvait remarquer que les os montrés n’étaient pas ceux des restes humains, mais plutôt ceux des animaux. Il n’y pas eu de fouille, ni moins des analyses pour prouver que l’endroit était réellement un charnier, selon les interventions des nouveaux responsables libyens. Aussi, chacun y est allé de son imagination sur le nombre de prisonniers qui auraient été exécutés par Mouammar Kadhafi ; 1270 pour certains, 1700 pour d’autres ou encore 2000 pour ceux qui cherchent à faire plus de sensationnel.

Et aux membres de ce conseil de transition d’affirmer que : «ces restes des détenus exécutés en 1996 dans la prison d’Abou Salim à Tripoli est l’une des principales causes de la révolte contre le régime mi-février» ! Aberrant !

Tous les moyens sont bons pour diaboliser le régime de Kadhafi, le CNT face à son illégitimité et son incompétence notoire recherche désespérément le soutien du peuple ; un soutien qui ne viendra jamais.

Les communistes Syriens soutiennent le mouvement pour des réformes démocratiques mais mettent en garde sur l’ingérence impérialiste croissante et les risques d’un ‘scénario Libyen’

Communiqué de Husein Nemer, premier sécrétaire du Parti communiste syrien (unifié)

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Nous tenons à vous présenter une brève analyse des événements successifs qui se sont déroulés dans notre pays, la Syrie, afin de mettre en lumière certains faits, d’une part, et tordre le cou à certains mensonges montés de toute pièce et médiatisés par la propagande impérialiste visant la Syrie.

Depuis que les événements ont commencé en mars dernier, des dizaines de chaînes de télévision en Amérique, en Grande-Bretagne et en France, certaines chaînes dans le monde arabe, et des centaines de sites internet ont travaillé d’arrache-pied pour falsifier la réalité sur ces événements, en tout cas pour l’opinion publique mondiale, avec des programmes spécifiques diffusés en ce sens, jour et nuit.

Le président Américain fait des déclarations quotidiennes comprenant des menaces directes visant la Syrie, ainsi qu’une ingérence flagrante dans les affaires internes du peuple Syrien. Plusieurs hauts dignitaires de l’Union européenne suivent les pas du président Américain.

Ces menaces et ces ingérences ont atteint un sommet lorsque le président Américain a affirmé l’illégitimité du régime Syrien. Des sanctions sévères et injustes ont été imposées au peuple Syrien et à son économie. Plus dangereux encore, des plans sont discutés et impulsés par l’OTAN afin de lancer des vagues de frappes aériennes pendant plusieurs semaines contre 30 sites stratégiques en Syrie, ressemblant exactement à ce qui s’est passé en Yougoslavie.

Certains hauts dignitaires Européens ne vont pas hésiter à appeler à traiter la situation en Syrie avec des méthodes qui en ferait une pâle copie de la crise Libyenne. Des dizaines de milliers de civiles ont été massacrés, des dizaines d’usines et de sites économiques ont été détruits par des frappes aériennes, et pendant ce temps, la Libye est divisée.

Des Etats-membres de l’alliance impérialiste internationale essaient, par tous les moyens possibles, de faire adopter une résolution du Conseil de sécurité condamnant la Syrie, qui serait suivie par des résolutions successives contre la Syrie et la soumettre au chapitre 7 de la Charte de l’ONU, afin qu’une campagne agressive puisse être légitimée. Grâce à l’opposition de la Russie et de la Chine, accompagnées de l’Afrique du sud, l’Inde, le Brésil et le Liban, les tentatives impérialistes au Conseil de sécurité de l’ONU sont tout simplement, jusqu’à présent, un échec.

Toutes ces manœuvres sont justifiées de deux façons :

  1. Des manifestants sont tués en Syrie, on a recours à des méthodes sécuritaires dans le traitement des manifestations ;
  2. La manipulation des insuffisances du régime en Syrie, tels que le manque de démocratie et le monopole du pouvoir exercé par le parti au pouvoir, afin de faire pression sur le régime pour qu’il adopte des changements internes, bien que tout changement interne doive être considéré comme une partie intégrante de la souveraineté nationale de n’importe quel pays ;

En fait, plusieurs manifestations ont eu lieu dès le mois de mars, appelant à des réformes sociales, économiques et démocratiques. La majorité de ces revendications ont été soutenues par notre parti comme une façon de s’opposer aux effets néfastes de la mise en œuvre de mesures économiques libérales, issues des accords passés avec le FMI, et de la transformation de la Syrie en une économie de marché. Les effets ont été très mauvais sur le niveau de vie des pauvres et des couches moyennes.

La direction politique du pays a été constamment mise en garde, par la presse du parti, des rencontres officielles ou des mémorandums officiels, le dernier il y a cinq semaines de cela. Les manifestations étaient pacifiques.

Elles ont été bien vite manipulées par des religieux fondamentalistes et des groupes radicaux à l’idéologie obscurantiste.

De pacifiques, les manifestations sont devenues armées, visant à atteindre des objectifs qui n’ont rien à voir avec des réformes politiques et sociales. Les forces de sécurité ont commis plusieurs erreurs injustifiables dans le traitement de ces manifestations. Des dizaines de civils et de soldats ont été tués. Des gangs armés se sont constitués, attaquant des propriétés publiques et privées, et mettant en place des barricades dans certaines villes où ils ont pris le dessus. Dans les tout derniers mois, ces bandes armées se sont chargées de mettre sur pied des sites armés dans les régions frontalières entre la Syrie, d’une part, et la Turquie, la Liban, la Jordanie et l’Irak pour s’assurer une continuité dans le ravitaillement en armes et en équipements divers.

Quoi qu’il en soit, les bandes armées n’ont pas réussi à établir une base frontalière stable. Cela a coûté à la vie à des centaines de civils et de soldats, plus de 2 000 victimes. Dans le même temps, certains événements ont été exagérés. Des faits ont été falsifiés. Les équipements dernier cri électroniques et médiatiques ont été utilisés afin de faire passer l’armée Syrienne comme étant complètement responsable de ces actes, et de déresponsabiliser totalement les bandes armées.

Pressé par les événements, le gouvernement a adopté plusieurs réformes sociales et démocratiques comprenant : l’annulation des lois d’urgence, des tribunaux exceptionnels, et le caractère légal accordé aux manifestations pacifiques. Récemment, une nouvelle loi électorale et une loi permettant la création de partis politiques ont été adoptées. Est en cours de préparation une nouvelle constitution ou une constitution modifiée.

De nouvelles lois couvrant les domaines des médias et de l’administration locale ont également été adoptées.

Les objectifs de ces lois et mesures sont : casser le monopole du pouvoir exercé par le parti Baath, pour établir une société pluraliste et démocratique, pour garantir les libertés publiques et privées, pour aider au développement de la liberté d’expression et à la reconnaissance du droit de l’opposition à une activité politique pacifique.

En dépit de nos réserves quant à certains articles, ces lois sont très importantes. Pendant plus de quarante années, notre parti a lutté pour que de telles lois soient adoptées. Si ces lois étaient mises en œuvre, elles pourraient être un pas important en avant, dans la transition de la Syrie vers une société démocratique et pluraliste.

De vastes secteurs de l’opposition nationale pacifique ont accueilli positivement ces mesures, tandis que l’opposition fondamentaliste et armée s’en tient toujours au slogan du renversement du régime, attisant les tentions communautaires.

Tenter de dépeindre le problème comme s’il s’agissait d’une lutte communautaire ou religieuse serait une falsification flagrante des faits.

Nous pouvons résumer la situation de la façon suivante :

  • Les tentions armées dans les villes Syriennes ont diminué. Les bandes armées ont subi de lourdes pertes. Cependant, certaines d’entre elles sont capables de reprendre leurs activités ;
  • Les manifestations pacifiques n’ont pas disparu et ne sont pas confrontées à la violence de l’État, à moins qu’elles se soient accompagnées d’agissements violents.
  • L’État a invité l’opposition nationale à participer à un dialogue politique général visant à contribuer à la réalisation de la transition à la démocratie et au pluralisme de façon pacifique. Ce dialogue doit affronter de nombreuses difficultés, la plus importante d’entre elles est la pression de groupes armés qui s’opposent au dialogue pacifique et à une solution pacifique, et dépendant du soutien de l’étranger.
  • Les menaces impérialistes et colonialistes contre la Syrie se sont intensifiées. Bien que ces menaces posent de nombreuses difficultés, nous devons être prêts à les affronter.

Pour ce qui est de la situation dans notre pays, il apparaît que :

  • Les mouvements de protestation existent toujours à différents niveaux. Ils diffèrent d’un gouvernorat à l’autre. On peut remarquer que la plupart des mouvements partent des mosquées, des zones rurales et des taudis, pour se diriger vers les centres-villes ;
  • Les mouvements parmi les minorités ethniques ou religieux sont rares. Dans les usines, les universités et les syndicats, il n’y a pas de mouvement ;
  • Dans les cercles de la grande bourgeoisie, qu’elle soit industrielle ou économique, en particulier dans les grandes villes comme Aleppo, Lattakia et Damas, il n’y a pas de mouvement ;
  • Il n’y a aucun mouvement parmi les clans et les tribus ;
  • L’opposition se compose d’un large spectre de partis très divers. Certains sont patriotiques, s’opposant à l’ingérence étrangère et aux bandes armées. De plus, il faut compter avec les Frères musulmans qui peuvent être considérés comme le parti le plus actif et le mieux organisé dans le pays et à l’étranger.

Il y a également plusieurs groupes traditionalistes avec différentes orientations, dont l’influence devient clairement visible dans des rassemblements et manifestations dans différentes régions. Ces groupes ne cachent pas leurs objectifs qui sont typiquement réactionnaires et sectaires.

Sur place, les groupes les plus actifs et importants depuis le début des manifestations sont les coordinations locales qui comprennent des groupes de jeunes n’ayant pas d’orientations ou de plans idéologiques communs clairs si ce n’est le slogan : « A bas le régime ! ». Ils sont vulnérables aux pressions externes et internes.

  • L’opposition en exil composée essentiellement d’intellectuels, de traditionalistes, de personnes qui ont abandonné le régime et ont certains contacts à l’intérieur (Khadam et Refaat Al Assad).

Durant la dernière période, ces forces ont organisé plusieurs conférences à l’étranger (exceptée une rencontre organisée à l’hôtel Samir Amis à Damas par l’opposition interne), dans l’objectif de mobiliser des forces et de coordonner leurs positions Des différences idéologiques, politiques ainsi que d’intérêts l’ont emporté. Certaines forces d’opposition à l’étranger ont travaillé dur pour obtenir le soutien des forces étrangères colonialistes.

  • Jusqu’à présent, les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne mènent la campagne internationale de menaces et de provocation contre le régime en Syrie visant à imposer de plus en plus de sanctions contre la Syrie, en particulier des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU et d’autres organisations internationales, la Russie et la Chine continue de s’opposer à de telles sanctions et mesures. La Turquie a choisi une position opportuniste qui fluctue en fonction de ses intérêts régionaux et politiques. Grosso modo, il y a une unanimité internationale dans l’opposition aux mesures militaires directes contre la Syrie, comme cela s’est produit en Libye, étant donné que la Ligue arabe et le Conseil de sécurité de l’ONU n’adoptent pas de résolutions ouvrant la voie à cette perspective. Le conflit sur cette question est féroce.
  • Excepté le Qatar qui joue un rôle vital et important dans la conjuration contre la Syrie, il existe différentes opinions et position dans le monde Arabe concernant la situation en Syrie ;
  • Jour après jour, la situation économique se détériore, la pression sur les conditions de vie des masses s’intensifie ;
  • Le régime est cohérent et offre de grandes potentialités. Cinq mois après le début des événements, aucune des institutions de base (le parti, l’armée, la sécurité, les institutions d’État, les ambassades, les organisations populaires, les syndicats, le Front national progressiste…) n’a connu de divisions ;

Assurément, le tableau n’est pas statique, et doit être perçu dans ses aspects dynamiques, son évolution et son développement jour après jour.

Parmi les scénarios possibles :

  • La crise pourrait continuer encore pendant une longue période, menant à d’autres catastrophes, bains de sang et souffrances ;
  • Un effondrement menant à l’anarchie générale, une guerre civile ou quelque chose de ce genre, ouvrant la voie à une intervention extérieure ;
  • Une division claire dans l’opposition peut se produire, faisant en sorte qu’une partie d’entre elle s’ouvre à un dialogue sérieux avec le régime pour parvenir à un nouveau contrat social dans le pays ;
  • Un terme aux divergences d’approches et à l’ « immobilisme » en ce qui concerne les forces du régime ;

Il y a deux issues possibles : soit l’avancée vers une solution politique à la crise rendant possible une fin rapide et définitive, soit la poursuite du recours au traitement sécuritaire de la crise quelqu’en soit le prix.

Il est difficile de prédire la manière dont une solution décisive sera atteinte.

Certains événements inattendus peuvent se produire, poussant tous les partis à trouver un accord, ou à accepter un accord imposé par des puissances étrangères pour aider le pays à trouver une issue au tunnel dans lequel il s’est engouffré.

Où en est le parti désormais ?

Pour commencer, nous aimerions attirer votre attention sur le fait que notre parti a envoyé un mémorandum au commandement régional à la veille de la 10ème conférence nationale du parti Baath en 2005. Le parti a demandé à ce que l’État soit séparé du parti, que la démocratie et les libertés soient garanties, que les lois d’urgence soit levées, qu’une loi démocratique pour les partis soit adoptée, que les prisonniers d’opinion et politiques soient libérés, que l’on mette un terme à la domination du parti Baath sur les syndicats, que la corruption soit combattue, etc.

En outre, nous tenons à ajouter que le parti a affirmé, dans tous les documents adoptés dans la dernière période, qu’il soutenait la position nationale de la Syrie.

Pour réaliser cet objectif, les besoins sociaux, économiques et démocratiques des masses populaires doivent être satisfaits. Nous avons discuté en détail de ces revendications dans nos conférences et documents.

Dans son analyse de la crise profonde actuelle de notre pays, notre parti avait indiqué clairement que la principale contradiction se trouve entre la formule politique selon laquelle le pays est gouverné depuis des décennies et les revendications de démocratie, de développement social, économique et culturel dont a besoin la société Syrienne.

Le fond de notre position, c’est que cette formule politique repose sur le monopole de l’autorité par le parti Baath, la tutelle sur le mouvement populaire et ses organisations. Cette formule a mené à la décadence et à la bureaucratie, et à la corruption de l’appareil d’État. Par conséquent, les plans de réforme économique et sociale doivent être pris en considération, mis au niveau des exigences de progrès.

En bref, notre parti estime que le fond de la crise actuelle réside dans le décalage entre la structure du régime et les tâches que doit affronter la Syrie. Dans le même temps, le parti insiste sur le fait que l’ennemi et les forces impérialistes font de leur mieux pour utiliser ce décalage interne pour rendre possible la conjuration contre la Syrie, et l’utiliser comme un cheval de Troie pour servir son objectif bien connu, comme nous l’avons mentionné ci-dessus.

En conséquence, le Parti communiste syrien (unifié) n’est pas neutre pour ce qui est de l’alternative nécessaire, d’une part, et des moyens nécessaires pour atteindre cet objectif, d’autre part.

Une solution politique passant par la poursuite de réformes véritables et radicales est la seule issue à la crise. Les mesures sécuritaires ne font que développer les facteurs de la crise, et l’approfondir toujours plus tout en vidant de son sens le contenu des réformes.

Nous affirmons que la situation actuelle rend nécessaire un dialogue constructif et loyal entre toutes les forces patriotiques et honnêtes, indépendamment des différences d’opinions et d’idées dans l’objectif de parvenir à un accord ou à un plan de réformes radicales répondant aux besoins des masses populaires et des garanties sur la création d’un État civil laïc et démocratique s’opposant aux plans impérialistes et Israéliens dans la région.

Si le dialogue nécessite l’existence d’un climat propice, le dialogue même pourrait contribuer à créer un tel climat, car les autres options ne conduiraient qu’à de nouveaux bains de sang, de nouveaux désastres pour le pays et pour le peuple.

Chers camarades,

Étant donné la faiblesse des médias Syriens face aux gros médias de l’impérialisme, à la mobilisation des forces du monde entier contre la Syrie, et à l’alliance anti-Syrienne composée des puissances impérialistes ainsi que de leurs marionnettes dans la région, y compris la Turquie, qui a adopté une politique pragmatique pour se partager l’hégémonie dans la région avec les pays européens, pour toutes ces raisons, notre parti espère que tous les partis communistes, ouvriers et démocratiques dans le monde contribueront à diffuser ces précisions dans l’opinion publique de leurs pays respectifs.

Ainsi, nous appelons ces partis à soutenir la Syrie car elle est le plus important des pays Arabes à résister aux plans impérialistes de domination du Moyen-Orient, et à s’opposer fermement au plan Américano-Israélien visant à diviser la région en diverses entités communautaires dont le contrôle serait rendu plus facile. La Syrie soutient également la résistance nationale en Palestine, au Liban et en Irak. De plus, elle soutient le droit du peuple Palestinien à libérer ses territoires et à fonder un État national avec Jérusalem comme capitale.

La bataille psychologique et médiatique

Au cœur de la stratégie des politiques et des militaires

La bataille psychologique et médiatique

Dans les guerres modernes, le rapport des forces militaires sur le terrain entre les belligérants, s’il constitue un paramètre important dans l’issue du conflit, demeure cependant insuffisant pour gagner la guerre.

La bataille de l’opinion reste au cœur de la stratégie des politiques et des militaires à mener avec succès une guerre. Les nouvelles technologies de l’information ont fait de cet enjeu le nerf de la guerre, comme on l’a vu lors de l’invasion de l’Irak où la guerre médiatique et psychologique fut encore plus féroce que les affrontements sur le terrain militaire.
Des journalistes transportés dans des blindés de la coalition furent invités à témoigner, sous le sceau de la censure militaire, des combats sur les différents fronts. La manipulation des faits et des réalités sur le terrain pour affecter le moral des troupes et faire basculer l’opinion de son côté ne choquait personne, même lorsque de l’info-intox diffusée et relayée par les grandes chaînes de télévision étrangères est démentie le lendemain. A la guerre comme à la guerre ! Tous les coups sont permis. Ce postulat s’est encore une fois vérifié avec la fausse nouvelle de l’annonce de la capture de Seïf El Islam El Gueddafi, faite sur un ton officiel teinté de triomphalisme par le Conseil national de transition (CNT) et les capitales occidentales engagées dans le conflit.

Des sources officielles de l’opposition libyenne, confortées par des déclarations de la Cour pénale internationale (CPI), avaient même fait état de consultations pour le transfèrement imminent de ce gros poisson à la Cour internationale de justice de La Haye pour y être jugé pour crime contre l’humanité. L’euphorie n’aura duré que quelques heures avant ce coup de théâtre, digne des films à rebondissements à la Hitchcock, apportant par l’image et le son la preuve que la supposée capture de Seïf El Islam n’était en fait qu’un grossier mensonge. C’est le concerné lui-même entouré de ses gardes et de ses fidèles qui a tenu à démentir le bobard devant un parterre de journalistes. En homme fort du régime qu’il incarne avec son père et le reste de sa fratrie, il s’est évertué devant les journalistes à donner de lui et du régime d’El Gueddafi l’image d’une citadelle qui est loin d’être défaite ou sur le point de capituler. Bien plus, il n’a pas hésité à enfoncer le clou en invitant les journalistes à une balade à travers les rues de Tripoli pour constater par eux-mêmes que la capitale est sous le contrôle des forces loyales au régime.

Embarras

Cette apparition de Seïf El Islam sur les télévisions du monde entier, libre et narguant ses ennemis, alors que tout le monde attendait, à la suite de l’annonce de sa capture, de le voir dans une autre posture moins valorisante, a laissé groggy ses adversaires aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Libye. Preuve de cet embarras à gérer cette bourde politique dont on ne connaît pas encore l’origine même si on devine facilement les objectifs : aucun commentaire ni réaction n’est venu ni de l’entourage du CNT ni des pays de la coalition engagée en Libye pour fournir des explications sur ce mensonge du siècle qui sera versé au registre des manipulations médiatiques du style du charnier de Timisoara ou encore de l’arsenal de guerre de Saddam Hussein présenté par le Pentagone comme des armes de destruction massive ayant fourni le prétexte à l’invasion de l’Irak.

La légèreté avec laquelle cette information a été validée et traitée suscite bien des interrogations. Comment se peut-il en effet que des Etats, qui se respectent et respectent au moins leurs opinions, acceptent de se fourvoyer dans une opération de mensonge institutionnel, tout en sachant que l’information sera très vite démentie, comme ce fut le cas ? A moins que ces derniers furent menés en bateau par l’opposition libyenne qui leur a refilé un tuyau crevé, laquelle opposition se serait faite piégée à son tour par une fausse information sortie de l’entourage d’un clan du CNT soucieux de solder des comptes au sein de cette entité secouée ces dernières semaines par de profondes dissensions. L’assassinat non élucidé de l’ancien ministre de l’Intérieur d’El Gueddafi et chef de la rébellion, Younès Abdelfettah, le 29 juillet dernier – assassinat attribué à une opération de purge interne au CNT – est le signe le plus patent de ces clivages.

Autre hypothèse tout aussi plausible : la fausse information serait l’œuvre des services libyens pour discréditer le CNT et ses soutiens extérieurs. Quelles que soient les hypothèses émises, le fait est que cette affaire de délit de mensonge d’Etat a suscité le doute dans les chaumières des anti-Gueddafi. Le régime libyen, ou ce qu’il en reste après l’offensive de Tripoli, tente de tirer le maximum de dividendes de cette fausse manœuvre dans l’espoir de plus en plus tenu de se m énager une porte de sortie. Surfant sur cette vague médiatique, Seïf El Islam multiplie les contacts avec la presse. Piqué au vif, l’OTAN risque de mettre toutes ses forces dans la bataille de Tripoli pour clore rapidement le dossier libyen et laver l’affront subi à travers l’épisode rocambolesque de la fausse capture de Seïf El Islam.

Omar Berbiche

Libye : conseils anti-manips

N’étant pas sur place en ce moment, nous ne pouvons fournir une info de première main. Nous diffusons ci-après quelques messages qui nous parviennent, directement ou indirectement de Tripoli de sources sûres. Mais, sur base des médiamensonges des précédentes guerres, nous appelons à la prudence envers les grands médias… Ils n’ont pas arrêté de nous mentir ou de nous cacher l’essentiel depuis le début de cette guerre : vont-ils, au moment d’un affrontement décisif, changer de méthodes ?

  1. Toute image peut être manipulée. Elle ne vous dit pas automatiquement : qui fait quoi, quand, où et pourquoi ? Tous ces éléments ne sont pas dans l’image, mais peuvent être interprétés et déformés par un commentaire que vous n’avez pas les moyens de vérifier. Un montage qui peut avoir pratiqué des coupes, des collages, des amalgames…
    Exemple : Lors de l’invasion de Bagdad, on a présenté en gros plan une « foule » en liesse abattant la statue de Saddam Hussein, mais un plan large montra ensuite qu’il n’y avait là que quelques dizaines de gens, qui en fait étaient des agents des USA.
  2. Donne-t-on les preuves ? Ou bien s’agit-il de rumeurs ? Quelles sont les sources ? Ai-je entendu la version de l’autre partie ? Correctement présentée ? Sinon, pourquoi la cache-t-on ?

Exemple Irak : pas de preuves sur les armes de destruction massive. Exemple Afghanistan : pas de preuves sur l’implication des talibans dans les attentats du 11/09.
Libye : on a dit que Kadhafi bombardait la population et avait fait 6000 victimes. Quelles preuves ?

Pour le moment tous les journalistes des agences de presse occidentale, AFP, Reuters, sont retranchés dans un hôtel. Les seuls communiqués viennent de l’opposition libyenne et de l’OTAN.

3. Parle-t-on des intérêts ?Nous présente-t-on la version de propagande d’une des parties en présence ou bien expose-t-on ses véritables intérêts économiques et stratégiques ?La fausse raison qui à mener à la guerre continue à faire la une des journaux : « Fuite ou procès du leader libyen et de sa famille. Enfin la liberté après 42 ans de règne absolu. »

4. Pourquoi libérer les libyens d’un côté et soutenir les dictatures de l’autre, en soutenant la répression au Bahreïn par exemple ?

Les bombardements de l’OTAN sèment peur et mort parmi les civils à Tripoli alors que son mandat est de les protéger :

Bilan des services médicaux libyens 1856 morts Plus de 6.000 blessés, à 14H42 de très nombreux enfants parmi les victimes bilan de cette nuit. Les chirurgiens opèrent à la lampe de poche dans certains blocs en attendant le rétablissement de l’électricité, l’Otan s’attaquant aux installations électriques. Les hélicoptères de l’OTAN ont mitraillé la foule en panique, pendant que des hommes armés débarquaient depuis des bateaux de l’OTAN. L’hôpital central de Tripoli a été touché par des roquettes. Des scènes de massacre ont été décrites. Des femmes sont emportées comme « butin de guerre ».

Les bombardements ont repris vers 10h 20 ce matin. Ils sont dirigés sur quelques objectifs précis sur lesquels l’OTAN s’acharne. Les combats ont repris autour de l’hôtel où sont toujours retranché des dirigeants libyens et la presse étrangère.

Le Parti socialiste français favorable au massacre des civils de Tripoli :

Martine Aubry : « C’est avec plaisir que nous voyons les rebelles entrer dans Tripoli, la capitale où ils auraient pu entrer plus tôt, si la communauté internationale s’était mobilisée plus tôt comme je l’avais demandé ».

« Nous avons soutenu l’intervention de la France derrière l’ONU, bien évidemment. Il fallait le faire »

Don d’ubiquité de Khadafi :

Difficile de localiser le dirigeant libyen car il est à la fois en Algérie, au Venezuela, en Angola, au Zimbabwe ou encore au fond d’un bunker (sa résidence), ou bien, il est à Syrthe, son « bastion. Pour les habitants de Benghazi, il a même été annoncé mort.

Des journalistes au travail menacés de morts, d’autres blessés :

L’ordre a été donné par de soi-disant « journalistes » US d’abattre Mahdi Darius Nazemroaya (Global Research Center – Canada) et Thierry Meyssan (Réseau Voltaire). Trois Etats ont offert leur protection diplomatique, aux collaborateurs du Réseau Voltaire. Cependant, piégés dans la ville, ces derniers n’ont aucun moyen de rejoindre leurs ambassades. Ils seraient sous la protection de l’agence de presse Xinhua.

Dr Franklin Lamb, directeur de Americains pour la Paix au Moyen-Orient, qui partageait des renseignements et des informations sur YouTube, a été touché à la jambe par un sniper près de son hôtel.

Journalistes non-menacés

Le journaliste Mahdi Nazemroaya, situé dans un hôtel du centre de Tripoli avec la presse internationale, affirme que les journalistes sont pris pour cible par les rebelles et les forces de l’OTAN qui les soutiennent. Alors qu’il parle à RT (Russian Today), les tirs peuvent être entendus.
 » Les zones où les journalistes internationaux sont installés sont ciblés pour semer la panique » , a t-il soutenu. « L’OTAN a fait tout le travail. C’est une guerre de l’OTAN. Ils ont bombardé toute la nuit, sans arrêt. Ils ont bombardé la ville entière. »

« Mais les défenseurs de la ville ne sont pas pessimistes », continue Nazemroaya.
 » La situation est de plus en plus tendue « , a déclaré Nazemroaya. « Les membres du personnel de l’hôtel sont de retour avec des fusils. Ce sont des volontaires, pas des soldats. Ils sont confiants. » (22/08 – 19h52) – Source : RT

Hugo Chavez condamne à nouveau l’action de l’Otan :

Dans un communiqué datant de dimanche soir, le Président vénézuélien a à nouveau condamné l’action de l’OTAN. « Les gouvernements démocratiques européens (…) démolissent Tripoli avec leurs bombes »

Des convois camions remplis de milliers de volontaires et d’hommes armés se dirigent vers Tripoli pour protéger la capitale de la Libye :

Des milliers de volontaires des tribus de Ben Walid, Sirte, Sebha, Awlad Slimane, Al Mogarha, Worchafana, Tarhona, Al Siane, Al Ziyayna, Al Hsone, Worfala (1 500 000 d’habitants), ainsi que d’autres sont venus de partout de Libye pour soutenir les habitants de Tripoli ainsi que l’armée contre les attaques des rebelles et de l’OTAN.

GDF Suez et Total, ils signent les plus fortes hausses ce lundi à la Bourse de Paris (+5% et +4,1%).

Les deux titres caracolent en tête du CAC 40 ce lundi. Ils profitent de la perspective d’un rétablissement des exportations de pétrole et de gaz libyens en cas de victoire des insurgés, ainsi que de possibles futurs contrats. D’après des analystes interrogés par l’agence Reuters, les entreprises françaises et italiennes pourraient émerger comme les grands gagnants de la redistribution des cartes en Libye du fait du fort soutien dont ont fait preuve Paris et Rome à l’égard des rebelles. Ce malgré leurs liens avec le régime de Kadhafi. Source : EasyBourse

Possible démission du chef rebelle :

Le chef du Conseil national de transition (CNT), l’organe politique de la rébellion en Libye, a évoqué aujourd’hui sa possible démission pour protester contre les actes de vengeance perpétrés selon lui par certains combattants rebelles sur le terrain. « Je salue l’action des chefs des révolutionnaires, j’ai confiance en leur parole, mais certains actes de quelques-uns de leurs hommes m’inquiètent », a déclaré Moustapha Abdeljalil, évoquant « des actes de vengeance ». AFP

Informations réunies par Cédric Rutter – Investig’Action