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Pourquoi l’Afrique ne devait pas livrer Gbagbo à la CPI

Pour Mamadou Oumar Ndiaye, directeur de la rédaction de l’hebdomadaire sénégalais « Le Témoin », nombre de dirigeants africains sont toujours les pions de l’Occident. L’Afrique est décidément un continent maudit et dont les dirigeants actuels appartiennent à la pire espèce qui puisse exister sur terre ! Voilà donc le seul continent au monde dont d’anciens chefs d’Etat sont détenus actuellement à La Haye, aux Pays-Bas, en vertu d’un mandat d’arrêt délivré par la Cour Pénale Internationale (CPI) devenue, par la force des choses, une Cour Pénale Africaine.

Bouc-émissaire de la CPI

En effet, les seules affaires instruites à ce jour par cette juridiction de Blancs pour juger des «Nègres » africains concernent sept pays du continent, à savoir l’Ouganda, la République démocratique du Congo, la République centrafricaine, le Darfour, le Kenya, la Libye et la Côte d’Ivoire. Sept pays africains, et pas un seul d’une autre région du monde. Vous voyez comment on se fout de la gueule de l’Afrique ?

Le pire et le plus grand mépris, c’est que la plupart de ces Etats qui siègent au Conseil de sécurité des Nations-Unies et qui saisissent cette Cour de violations présumées des droits de l’homme voire de crimes de guerre ou crimes contre l’humanité… ne sont pas signataires de la Charte de la même CPI !

Laquelle n’a donc pas le droit de juger leurs ressortissants qui appartiennent à une sorte de race aryenne qui serait supérieure à celle des êtres primitifs que nous serions. Ainsi, malgré les crimes abominables qu’ils commettent en Palestine, et les 1400 morts tués lors de l’opération Plomb durci à Gaza, en décembre 2008-janvier 2009 et malgré les conclusions accablantes du rapport Goldstone, ne vous attendez surtout pas à voir les dirigeants israéliens comparaître devant la CPI, encore moins à ce qu’ils soient emprisonnés à La Haye !

Non, encore une fois, un tel traitement de forçats et de galériens, on ne le réserve qu’à ces salauds d’Africains, surtout s’ils sont «Nègres » de surcroît, Arabes à la rigueur. Un Israélien à La Haye? Jamais! Quant à un Français, un Anglais ou un Américain, c’est tout simplement impensable! Ainsi fonctionne la «justice» internationale, à géographie variable et en fonction de la couleur de la peau… Selon que tu seras puissant ou misérable, disait La Fontaine. On pourrait ajouter: selon que tu seras Noir ou Blanc aussi…

Des Africains trahis par leurs propres frères

Hélas, comme du temps de la traite des «Nègres », lorsque c’étaient des Africains qui vendaient leurs propres frères aux négriers blancs, aujourd’hui encore, en plein XXIème siècle, la même pratique perdure. Ainsi, ce sont les dirigeants africains eux-mêmes, Nigeria en tête, hélas, qui ont livré l’ancien chef de l’Etat libérien, M. Charles Taylor, à la Cour Pénale internationale où il est détenu depuis. Une précision: c’est plus précisément le Tribunal spécial pour le Liberia qui a fait emprisonner Taylor, mais, pour nous, c’est tout comme.

C’est la «justice» des Blancs pour ces cons de «Nègres ». De même, c’est l’actuel président de la République de Côte d’Ivoire, M. Alassane Dramane Ouattara, président déclaré élu par la «communauté internationale» — en fait la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis d’Amérique — qui a remis son prédécesseur à la même CPI pour qu’il soit emprisonné à La Haye. Et à dix jours seulement des élections législatives en Côte d’Ivoire !

Curieuses élections législatives, du reste, puisque le chef du principal parti de l’opposition, détenu jusque-là à Korhogo, dans le nord du pays, est à présent livré à la justice des Blancs. Mais ce n’est pas tout puisque la plupart des dirigeants de ce parti, le Front patriotique ivoirien (FPI) sont soit en exil au Ghana, soit en prison, s’ils n’ont pas leurs avoirs gelés par le gouvernement du président Alassane Dramane Ouattara! Lequel vient aussi de jeter en prison trois journalistes ivoiriens.

Curieuse «victoire» aussi que celle de ce président Ouattara puisque acquise dans le nord de la Côte d’Ivoire contrôlé par ses milices armées, celles des Forces nouvelles, qui avaient refusé de désarmer et où, bien évidemment, ses partisans ont pu s’en donner à cœur joie, bourrant les urnes à volonté. Pas étonnant qu’il ait fait un triomphe dans ces contrées du Nord !

La mascarade ivoirienne

Il ne manquait plus dans ces conditions que les félicitations de la Mission des Nations Unies en Côte d’Ivoire. Et elles sont effectivement venues, ces félicitations! Président de la République sortant d’un pays dont la moitié Nord était occupée depuis septembre 2002 par une rébellion armée et financée par M. Alassane Dramane Ouattara, M. Laurent Gbagbo a demandé un recomptage des voix. Un crime aux yeux de la communauté internationale qui a réagi en envoyant les militaires français de la force Licorne bombarder son palais durant des jours et des nuits jusqu’à incendier le réduit dans lequel il s’était réfugié avec son épouse et ses enfants.

Après quoi, le président français Nicolas Sarkozy a organisé un simulacre d’arrestation par les Forces «républicaines» de Côte d’Ivoire composées de seigneurs de la guerre qui ont massacré des populations de l’Ouest ivoirien, plus précisément à Duekoué, dans leur marche vers la capitale économique ivoirienne. Des forces cette fois-ci entraînées, armées et transportées par la France, comme l’a notamment révélé Le Canard Enchaîné.

Et voilà qu’Alassane Dramane Ouattara, président à la légitimité douteuse, livre à la Cour pénale internationale, son adversaire politique, c’est-à-dire l’homme qui, à bon droit, a refusé de reconnaître sa victoire tirée par les cheveux! On dit que les affrontements post-électoraux de Côte d’Ivoire ont fait quelques 3000 morts. Soit. Mais il faut considérer que la moitié au moins de ces morts est imputable aux braves forces «républicaines» dont les chefs dirigent aujourd’hui la nouvelle armée de Côte d’Ivoire. Bien évidemment, la complicité de la France n’est pas à exclure.

Mais bon, M. Laurent Gbagbo au moins peut s’estimer heureux de se retrouver à La Haye puisque le pauvre Guide libyen Mouammar Kadhafi, lui, n’a pas eu cette chance. En effet, il a été tué au moment de son arrestation par des sbires du Conseil national de transition (CNT) qui dirige désormais la Libye, après que le convoi de véhicules dans lequel il avait pris place a été bombardé par des avions de l’Otan.

L’Otan, qui agissait en vertu d’un mandat de l’ONU, lui demandant d’instaurer… une zone d’exclusion aérienne au-dessus du territoire libyen. Apparemment, le convoi du Guide libyen volait dans les airs… Kadhafi connaissant beaucoup de choses sur les dirigeants occidentaux, pas question de risquer un procès devant la CPI !

Certes, son fils Seif El Islam a été arrêté mais les dirigeants du CNT ne sont pas franchement chauds pour le livrer à la CPI. Un simulacre de procès à Benghazi pour qu’il n’incrimine pas d’anciens collaborateurs de son père comme un certain Moustapha Abdeljalil, nouvel homme fort de la Libye «libérée», arrangerait beaucoup de monde !

En Afrique, l’Occident est roi

Pour en revenir à ces Africains qui livrent leurs frères à la CPI, c’est-à-dire la justice des Blancs, on apprend qu’un juge kényan vient de lancer un mandat d’arrêt international contre le président soudanais Omar El Béchir déjà sous le coup de poursuites de la «justice internationale» c’est-à-dire de la CPI dont le fantasque procureur, Luis Moreno Ocampo, a lancé un mandat d’arrêt contre lui.

Prenant leur courage à deux mains, une fois n’est pas coutume, les chefs d’Etat membres de l’Union africaine ont refusé d’exécuter ce mandat. Il ne manque pas d’humour ce brave juge, ou alors il a la mémoire sélective, car dans son même pays, le Kenya, les affrontements post-électoraux de janvier 2008 avaient fait 1500 morts selon un bilan officiel publié le 25 mai entre partisans de Raila Odinga et de Mwai Kibaki.

Pour autant, aucun de ces deux dirigeants n’avait comparu devant la CPI puisque ces troubles particulièrement sanglants s’étaient conclus par… un accord de partage du pouvoir, le premier nommé devenant vice-président du second. Et ce, même si des seconds couteaux avaient été par la suite inculpés par l’inénarrable Luis Moreno Ocampo.

Laurent Gbagbo avait préconisé un scénario de sortie de crise à la kenyane, on lui avait répondu qu’une telle solution ne pouvait plus resservir! Et ce, alors qu’elle aurait pu, dès le départ, éviter au pays des Eléphants des milliers de morts… Que voulez-vous, la «communauté internationale» voulait à tout prix la peau de Gbagbo !

Reparlons des présidents africains qui avaient refusé d’exécuter le mandat d’arrêt contre leur collègue El Bachir du Soudan. Courageux, mais pas téméraires, il leur fallait bien donner des gages à leurs maîtres blancs, d’où la livraison du président Laurent Gbagbo dont même les chiffres de l’ONU ont reconnu qu’il avait obtenu près de 47 % des suffrages exprimés à la présidentielle de novembre dernier.

Autrement dit, c’est le président de presque un Ivoirien sur deux qui vient ainsi d’être livré comme un vulgaire malfaiteur à un procureur en fin de mandat qui, durant tout le temps qu’il a été en poste, n’a fait que pourchasser des Africains. Outre Gbagbo et Charles Taylor, les prisons de La Haye renferment en effet le sénateur et ancien vice-président de la République démocratique du Congo, Jean-Pierre Bemba, ainsi que de pauvres diables congolais comme Thomas Lubanga et autres.

Bref, dans les prisons de la CPI à La Haye, on ne trouve ni Asiatiques, ni Latino-Américains, ni Nord-Africains, encore moins des Asiatiques, seulement des Africains. Il n’y a pas à dire, nos dirigeants sont de vrais salopards !

Mamadou Oumar Ndiaye

Directeur de la rédaction de l’hebdomadaire sénégalais Le Témoin

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Les « États Arabes», otages de leur « Ligue »

Les « États Arabes», otages de leur « Ligue » : Entre l’immobilisme, la subordination et l’attrape-nigaud, par DJERRAD Amar

Depuis sa création en 1945 par sept pays arabes, dont la Syrie, la «Ligue des États arabes» a pour objectif d’unifier la «nation arabe», de défendre les intérêts des États membres, de faire face à toute ingérence des puissances dans la région. Elle se voulait aussi une force de proposition et d’impulsion. Mais les divergences sont telles que ses actions et initiatives, même de paix, restent au mieux à effets modestes. Les 22 États membres connaissent des divisions liées aux vicissitudes des relations dues à la nature de leurs systèmes politiques souvent antinomiques.

Deux visions politiques s’affrontent à ce jour. L’une ‘pro-occidentale’ que mène l’axe monarchique, l’autre plus indépendantiste que mène l’axe républicain. Sur la trentaine de sommets organisés entre 1946 et 2011, dont 12 sommets en urgence – où les  résolutions les plus importantes concernent la Palestine – on ne relève aucun qui eut un impact signification. Le semblant d’unité apparait plutôt dans l’hostilité à Israël; quoi que… car, le dossier palestinien n’a pas vraiment unis les membres même lors de l’agression israélienne contre Gaza, le Qatar, pays hôte du sommet de 2009, avait tenté de mener un camp favorable au Hamas contre l’Autorité palestinienne, ou contre le Liban. Il y a aussi ce «lâchage» de la Syrie qui avait refusé, avec le Liban, d’adhérer à la convention sur le «terrorisme» qui ne distingue pas ceux qui  luttent pour la liberté et l’indépendance ; allusion au Hezbollah. Ajoutons la partition du Soudan, le chaos de la Somalie, l’invasion de l’Irak, l’agression du Liban et de la Libye et maintenant les provocations et menaces sur la Syrie. La ligue arabe a été non seulement d’aucune utilité, mais a joué un rôle négatif contre certains de ses propres membres.

La géniale maxime anonyme, (elle n’est pas d’Ibn Khaldoun) qui dit que  «les arabes se sont entendus pour ne pas s’entendre» est d’une réalité affligeante qui va plus loin puisque c’est la première fois qu’ils «s’entendent», dans la même année, mais pour…autoriser l’agression par l’Otan de la Libye ; suspendre, sanctionner et  menacer la Syrie. Une première dans l’art de se faire châtier par l’organisation censée protéger ses membres. Un grand progrès dans le…ridicule et l’abaissement!

Les peuples arabes savent que cette organisation a perdu son sens pour s’être laissée pervertir en un instrument au service du Grand Capital comme le sont toutes les organisations internationales, y compris droits de l’homme, l’AIEA. La plupart dépendantes des multinationales, leurs donatrices. L’ONU et ses institutions ne servent plus qu’à produire des alibis contre les pays ciblés ; que les ONG et les ‘journalistes’ font dans l’espionnage ; que la CPI s’utilise pour criminaliser les dirigeants indociles ; que le FMI sert à ruiner et gager les pays ; que la presse dite «mainstream» se consacre à la manipulation, la tromperie et le contrôle de l’opinion ; que l’OTAN se réserve pour l’agression et dévastation.

La Ligue arabe ne peut échapper aux plans des lobbies militaro-financiers, de quadrillage du monde pour mieux se servir. Ce sont ces lobbies qui commanditent les guerres, déstabilisent et assassinent et qui, après l’Irak, l’Afghanistan, le Liban et la Libye, bousculent à une confrontation avec l’Iran via la déstabilisation de la Syrie. L’Afrique en paie le prix le plus cher avec l’assassinat de 21 présidents depuis 1960 : de Sylvanus Olympio en 1963 président du Togo à Kadhafi.

Quel autre moyen le plus sûr pour  déstabiliser les États arabes – qui présentent un danger pour leurs intérêts et Israël ou seraient un mauvais exemple pour les monarchies vassales – que celui de le faire par les arabes eux-mêmes en leur faisant la guerre avec leurs propres citoyens! La Syrie reste le dernier «verrou» tenace pour sa résistance, dans la région.

L’État le mieux indiqué pour mener la tâche de manipuler et de piéger, tel un cheval de Troie, la Ligue Arabe – après l’éviction par leur peuple des deux renégats Moubarak et Ben Ali – est bien le Qatar en la personne de son Émir –  ce vague mestre des américano-sionistes, celui qui a renversé son père, – et ce, pour sa forte dépendance de l’Occident et ses prédispositions à la félonie. Ce Qatar qui offre aussi des possibilités d’actions militaires proches des zones convoitées. Il est assisté par la Turquie de Erdogan, un nouveau ottoman, chargée de servir de base pour les actions armées et subversives.

Le choix de la Libye, en priorité, est stratégique – car un carrefour entre le Moyen Orient (MO), l’Afrique et l’Occident et constituant de plus, une porte moins risquée pour l’Afrique -puis tactique car, pays riche, moins peuplé et moins puissante militairement, dont la chute donnerait d’une part, selon leur vision, un exemple aux autres africains et d’autre part plus d’ardeur pour faire abdiquer la Syrie ; le point d’achoppement des velléités occidentales et sionistes. Cette indomptable Syrie qui fait le poids dans l’équilibre des forces entre l’Occident et l’Asie que représente en particulier la Russie et la Chine, dans ce que l’on appelle  l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) créée à Shanghai en 2001 dont l’Iran est membre.

Ce complot de l’Occident que pilote les EU pour le contrôle des richesses du MO  – qui vise à neutraliser ces puissances adverses traditionnelles afin de les rendre plus dépendante et donc plus vulnérables –  semble trouver en la Ligue un allié de taille au moment où des États Arabes traversent une période d’incertitudes politiques que l’Occident n’arrive pas à décrypter. D’où ses ingérences pour récupérer ces «révoltes» incontrôlées – qui remettent en cause les fondements et structures politiques archaïques – dans le sens de leurs intérêts sinon en susciter d’autres ‘contrôlées’ pour ensuite intervenir et recomposer dans le sens souhaité en usant des fallacieux prétextes humanistes et nouvellement du grotesque «protection des populations civiles».

Ce masochisme de la Ligue arrange bien certains. Nietzsche disait bien que  «si la souffrance, si même la douleur a un sens, il faut bien qu’elle fasse plaisir à quelqu’un…». Ce sont bien les États-liges du Golfe – organisés dans le «Conseil de Coopération des États arabes du Golfe», qu’appui la Turquie de Erdogan- qui sont chargés d’engager le bellicisme diplomatique en dictant à la Ligue ce qui doit et ne doit pas se faire. Ces monarchies ont le même rôle dans les institutions et organisations arabes que les sionistes dans les organisations et gouvernements Occidentaux; celui de déstabiliser tous ceux qui présentent un danger «idéologique» pour les monarchies ou «d’intérêts» pour le Grand Capital. D’où ce  ‘Conseil’ des «six pétromonarchies»  – qui se voulait un « bloc commercial » – mais qui travaille en fait pour des objectifs sournois ceux de servir les intérêts stratégiques de domination américaine et sioniste. Son influence est telle que ce CCG est surnommé le «bureau politique» de la Ligue puisque les résolutions sont décidées avant même que cette Ligue se réunisse. Avec le CCG, les valeurs sont inversées dans le sens où ce sont les monarchies qui gouvernent leurs contrées sans légitimité, que celle que leur fournit leurs protecteurs occidentaux, qui prennent le bâton de pèlerin pour imposer la démocratie et la liberté aux ‘ républiques’. Et la Turquie ? Les analyses soutiennent qu’Obama aurait répondu favorablement aux dirigeants d’Ankara pour  un« sous-impérialisme néo-ottoman » contrôlé par Washington après les inquiétudes de la Turquie de la domination exercée au M.O par Israël et les USA.

Par la Ligue, on se permet désormais d’exclure, de sanctionner et de menacer d’une intervention militaire étrangère, les Etats membres dont les politiques ne concordent pas avec les vues et objectifs de l’Occident sur la région, dont la prédominance d’Israël, conformément au projet du «Grand Moyen-Orient». Ce projet, devant dissoudre le monde musulman dans les fondements euro-atlantistes, consiste à agiter les peuples – en mettant en conflit les arabes musulmans et les chrétiens, les musulmans sunnites et chiites, les ethnies  – ensuite, recomposer dans le sens désiré. Le grand capital n’ayant pas de limite géographique ou morale considère le MO, d’un intérêt vital, région qu’il faut dominer par tous les moyens.

Il a été déployé un monstrueux dispositif d’endoctrinement et d’actions psychologiques que mènent des chaînes occidentales et les chaînes des pétromonarchies à savoir Al jazeera et Al arabia. Leur matraquage médiatique, a  dérouté les plus éveillés.  Beaucoup ont épousé leur cabale médiatique qu’a légitimé la Ligue du méprisant Amr Moussa et que semble aussi accepter l’autre nouveau égyptien Nabil Al-Arabi puisqu’il ne fait que lire ce qu’on lui présente sous l’œil du ministre Qatari des AE. Pour avoir encore plus de légitimité, on instrumentalise même la religion en obtenant la caution de Cheikhs réputés qui décrètent des ‘fatwas’ scélérates rendant licites ou illicites les mêmes choses et comportements en fonction des objectifs attendus du pays concerné, en s’appuyant sur des interprétations orientées et calculées de certains préceptes de l’Islam, allant jusqu’à rendre licite l’agression de la Libye par l’Otan ou bien appelant carrément à un bain de sang en Syrie comme le fait l’imam sunnite syrien al-Aroor, réfugié en Arabie Saoudite. Voilà encore le sinistre Cheikh Al-Qardawi, le protégé de l’Émir du Qatar, l’auteur de la ‘fatwa’ autorisant l’invasion de la Libye et l’assassinat de Kadhafi, qui appelle maintenant les libyens à se… «Réconcilier» en même temps qu’il autorise les «opposants syriens» à faire appel à l’Otan. Cet «Islam» là, modulable au gré des intérêts des puissants du moment et de leurs chimères, est bien étrange !

Dans cette offensive, on remarque bien que ce sont les régimes «républicains» réfractaire et pas les monarchies, que l’on vise pour les rendre au moins obéissants en installant des gouvernements  composés souvent d’opposants, félons et renégats. Sinon des États dit «Islamiques» sous forme d’«Émirat» en soutenant les tendances rétrogrades, obscurantistes et violentes désignées par «terroristes islamistes», que l’occident dit combattre, mais qu’il instrumentalise, comme en Libye, selon ses désidératas.

Que constate-t-on en Libye ? Un CNT – installé par l’Otan «représentant légitime du peuple libyen» pour réinstaurer un État-lige – dans la panique et aux abois qui n’arrive pas à mettre en place un gouvernement représentatif et qui fait appel, à nouveau, à la «communauté internationale» pour l’aider à se débarrasser des mêmes rebelles qu’il a employés pour installer le chaos. Un CNT qui cherche à récupérer les cadres de l’ancien régime pour reconstituer un état et redémarrer car, impossible de le faire avec l’armée de miliciens ignorants que l’on a utilisé comme chair à canon pour détruire leur pays et qui sombrent dans le désœuvrement. Un CNT qui constate des Benghazi se retourner contre lui par des manifestants réclamant une “nouvelle révolution”. Des libyens, ayant vécu dans la Jamahiriya mieux que beaucoup d’européens par les facilités et les biens gratuits que permet le système, qui se retrouvent maintenant par leur perfidie et prétention, en abattant l’ «nourricier», avec rien; obligés de quémander la nourriture ou de s’adonner au pillage, au racket et au trafic d’armes. Un pays déstructuré et insécurisé aux mains de brigands et d’aventuriers qui ont tué des dizaines de milliers (entre 50 et 70 000 morts) de leurs compatriotes civils que l’Otan a aidés par les bombardements aux missiles. Un pays où le peuple, de tempérament vengeur et tribal, n’oubliera jamais le sang innocent versé et les viols commis. Un pays réduit à la mendicité et aux pénuries y compris d’argent après des dizaines d’années de vie dans l’aisance. Des milices au début ‘unies’ mais qui maintenant, divisées, se font la guerre. Des «révolutionnaires» -composés de prisonniers libérés, de frustrés, d’ignares, de paumés –  floués et livrés au pillage et à la rapine, qui deviennent une armée de chômeurs…en arme défiant la nouvelle autorité. Une autorité – composée en grande majorité d’opposants opportunistes et cupides, de tendances contradictoires sous tutelle de la NED/CIA et le MI6 ou de renégats-  qui n’arrive pas à s’installer sur le territoire libyen à cause de l’insécurité et des attentats. Un pays ou les libyens, habitués au bien-être et au confort, ne sauront jamais faire le travail réservé à la main-d’œuvre immigrée qui représentait plus de 50 % de la population active; oui comment demander à 2 millions de libyens de remplacer les 02 millions d’immigrés qui sont partis. Même les candidats à l’émigration ne s’y aventureront plus à cause de l’insécurité et des caisses vides. Un pays où l’on a cédé la place au désordre et où l’on a éveillé l’esprit de résistance avec la naissance d’un «Front de libération». L’État libyen, avec ses institutions, est bien cassé et pour longtemps ! «Mais que croyaient ces zozos du CNT ?»disait Allain Jules. Citons aussi Félix Houphouët-Boigny «on n’apprécie le vrai bonheur que lorsqu’on l’a perdu».

Dans le cas de la Libye, le sinistre Bernard-Henri Lévy «philosophe» du mal a été l’entremetteur chargé de faire sous-traiter par la France de Sarkozy cette «opération Libye» et la Ligue arabe servir de caution. Avant même que la Libye ne tombe, ce manipulateur sioniste franco-israélien avait déclaré, à l’Université de Tel Aviv, en compagnie deTzipi Livni, «si nous réussissons à faire tomber Kadhafi ce sera un message pour Assad». Par affront, il a déclaré aussi lors d’une réunion du CRIF« c’est en tant que juif que j’ai participé à cette aventure politique, que j’ai contribué à définir des fronts militants, que j’ai contribué à élaborer pour mon pays et pour un autre pays une stratégie et des tactiques». Malgré les déclarations de Rasmussen, qui avait affirmé le mois d’octobre que l’alliance n’avait «… aucunement l’intention d’intervenir en Syrie…la seule façon d’avancer en Syrie … est de tenir compte des aspirations légitimes du peuple syrien…  nous avons pris la responsabilité de l’opération en Libye parce qu’il y avait un mandat clair des Nations unies, car nous avons eu un soutien fort et actif des pays de la région…aucune de ces conditions n’est remplie en Syrie », les choses ont évolué autrement.

Nous revoilà en Syrie avec les mêmes tactiques, mensonges et diversions avec l’usage des mêmes méthodes et procédés ! C’est-à-dire:

1/ Faire infiltrer les manifestations pacifiques et légitimes par des groupes chargés de détourner les revendications en révoltes contre le régime tout en chargeant d’autres embusqués de tirer sur les manifestants ; en même temps on active les cellules dormantes de passer à l’action armée

2/ Imputer les  exactions et crimes au «régime» en l’accusant de «tuer des civils qui manifestent pacifiquement».

3/ Tromper les opinions en leur faisant croire à un régime «dictatorial, répressif» pour le faire condamner par la «communauté internationale».

4/ Introduite auprès du CS des résolutions pour des sanctions économiques afin d’exacerber les choses et pousser le peuple à se révolter contre ses dirigeants.

5/ Faire admettre des «enquêteurs» et autres «journalistes» qui sont en fait des espions de guerre.

6/ Intervenir militairement sous des prétextes «humanitaire» en particulier «protéger les civils».

7/ Instaurer le chaos.

8/ Créer une entité, en lieu et place du gouvernement composée d’éléments à leur solde

9/ Traduire les responsables comme des criminels de guerre devant un Tribunal Spécial.

DJERRAD Amar

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Les choses ont complètement changé en Libye. Le conseil national de transition est décrié par  ceux là même qui lui ont donné l’occasion d’exister, les benghazistes.

Depuis cette la deuxième quinzaine de Décembre, une dizaine d’organes révolutionnaires, parmi lesquels, « les Chababs de la révolution », « l’Union de la révolution libyenne  », « le Mouvement des indépendants de Libye », « le rassemblement des Chababs libyens  », manifestent ouvertement des sautes d’humeur sur la place Al-Chajara, dans le centre de Benghazi, le berceau de la prétendue « révolution » contre Mouammar Kadhafi.

Ils estiment que Benghazi est marginalisée et oubliée. Ils relèvent le manque de liquidité dans les distributeurs bancaires, le ralentissement des activités dans le secteur des services et la paralysie dans tous les établissements de l’Etat. « Les gens veulent des salaires et des conditions de vie décentes. On va à la banque et il n’y a pas d’argent. Que fait ce gouvernement ? » s’est demandé l’un des manifestants. On pourrait être tenté de lui demander où es-ce qu’il avait mis sa tête quand ils applaudissaient la création du CNT et tous les mouvements fantoches qui gravitent autour de lui.

Les manifestants ne se sont pas fait prier pour brûler des posters de Abdel Jalil. « A bas le nouveau gouvernement« , scandaient ces manifestants. Il n’a même pas eu le temps de digérer complètement l’euphorie de la prise du pouvoir qu’il doit faire face à la dure et amère réalité. La théorie est facile mais la pratique est difficile.

Qatar-i aujourd’hui, demain pleurera

Qatar-i aujourd’hui, demain pleurera

Le petit Etat est devenu le bras armé de l’Occident, mais jusqu’à quand ?

«Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’oeil de ton frère et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil à toi?» Évangile de Luc, 6, 41, Cette parabole du Christ va nous servir pour articuler notre plaidoyer quant au comportement répréhensible, amoral d’une famille, qui a pris en otage un peuple, en l’occurrence celui du Qatar. Le monde a, assurément, le tournis et les valeurs que l’on croyait gravées dans le marbre, telles que le travail bien fait, l’abnégation, la sueur, sont battues en brèche par les richesses indûment acquises.

Elles ne sont pas le fruit de leur sueur, mais soit du loyer de l’argent et du scandale de la spéculation financière bâtie sur du vent et sur la façon de tromper l’autre, de le dévorer s’il perd pied, ce que le langage néolibéral appelle l’OPA, soit d’une rente imméritée. C’est le cas des pays arabes pétroliers, installés dans les temps morts, et qui prennent en otage leurs peuples, les condamnant à regarder filer à toute vitesse le train du progrès, tandis qu’ils ruminent sur le quai de la gare leur frustration.

On peut comprendre le mépris dans lequel sont tenus ces potentats gros, gras et bien nourris pendant que la misère s’avère être la calamité la mieux partagée pour des centaines de millions, voire des milliards de besogneux, quelles que soient leurs latitudes. Non les Arabes ne sont pas que cela! Il fut une époque où ils représentaient l’espérance de l’humanité.

Une démocratie qui tiendrait dans un studio télé

Le Qatar est un émirat du Moyen-Orient d’une superficie de 11 427 km². pour 300 000 autochtones et un million d’étrangers qui ont un statut peu enviable, surtout s’ils ne sont pas des Occidentaux. Petit producteur de pétrole, il est aussi le troisième producteur de gaz naturel du monde, après l’Iran et la Russie. Après avoir été dominé par les Perses pendant des milliers d’années, puis par le Bahreïn, les Ottomans ou encore les Britanniques, le Qatar devient un État indépendant le 3 septembre 1971.

Il est dirigé, d’une main de fer, par la famille Al Thani, depuis quarante ans; comme le règne de Kadhafi. L’émir actuel a renversé -faut il s’étonner de ces moeurs pour l’appât du pouvoir?- son père, en 1995. Le gouvernement qatari garde des restrictions sur la liberté d’expression et les mouvements pour l’égalité. La famille souveraine Al Thani continue de détenir seule le pouvoir. La nouvelle Constitution n’autorise pas, pour autan, la formation de partis politiques; ceci depuis quarante ans. Où est la liberté d’expression et l’alternance au pouvoir? La station de télévision Al Jazeera a acquis une triste réputation, en tant que source non censurée de l’information concernant les autres pays arabes, provoquant l’ire de ces derniers.

Des journalistes, tout à fait ordinaires, venant d’autres pays arabes attirés par l’appât du gain et non par la liberté d’expression, se sont érigés en censeurs agressifs, dans des émissions où ils diabolisent, à qui mieux mieux, les autres régimes arabes. A notre sens, deux tabous, la famille émiratie et les pays occidentaux, vénérés dans la plus pure tradition vassale, voire… D’ailleurs, lors de la guerre contre l’Irak, le pays a servi de base à l’état-major américain. Le 11 décembre 2002, est signé, avec les États-Unis un accord relatif à l’utilisation de la base aérienne d’Al-Eideïd.

On comprend que le Qatar soit intouchable. On estime les réserves de pétrole du pays à 26,8 milliards de barils fin 2009. Le Qatar détient actuellement les troisièmes réserves de gaz (25,37 milliards de mètres cubes en 2009) après la Russie et l’Iran. Le Qatar est, par ailleurs, le premier émetteur mondial de CO2 par habitant, avec une émission par habitant trois fois supérieure à celle des Etats-Unis, soit 60 tonnes de CO2/habitant/an. Il est heureux, pour la planète, que les Qataris ne soient pas nombreux. Pendant ce temps, un Arabe somalien «frère», une demi-tonne/an. En clair, ce dernier consomme en une année ce que gaspille un Qatari en trois jours!

Voilà le développement durable prôné par cet émirat. Le PIB du Qatar atteint le chiffre de 52,7 milliards $ en 2006. Le PIB par habitant atteint 78.260$ en 2009, dépassant celui des Européens et Américains. Ce dernier est le fruit d’une longue tradition scientifique, technologique et culturelle et non d’un gaspillage multidimensionnelle d’une rente imméritée; suscitant, par là même, des frustrations légitimes, voire un mépris de ceux qui galèrent.

Pour Hassan Moali, «le Qatar n’est évidemment pas fréquentable pour sa «démocratie» contenue dans les limites des studios d’Al Jazeera. Cet émirat détient le plus grand fonds souverain de la planète, Qatar Investment Authority, dont les avoirs sont estimés à environ 700 milliards$ ! C’est bien à ce niveau que se situe la force incroyable de ce petit… géant. Surtout que les Qataris se tiennent à la disposition des maîtres du monde pour financer et approvisionner des expéditions guerrières, comme ce fut le cas en Libye.

Il eut été plus glorifiant de voir l’émirat sur le toit du monde s’il était un modèle de démocratie. (…) Ils sont presque d’accord avec les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni s’agissant des conflits qui agitent la planète, y compris quand il s’est agi de «casser» de l’Arabe. Ils soutiennent la cause palestinienne en ne se privant pas de recevoir les dirigeants israéliens. (…) Pour ce pays, le souci existentiel autorise toutes les alliances, y compris celles contre nature. Les GI’s de la base militaire américaine veillent au grain. Jusqu’à quand encore?».

Le Quatar n’a pas beaucoup de copains arabes

Olivier da Lage qualifie la diplomatie du Qatar par l’expression «Des yeux plus gros que le ventre». «Dire, écrit il, que le Qatar agace ses voisins de la péninsule arabique relève de l’euphémisme. Jusqu’au début des années quatre-vingt-dix, le Qatar adoptait un profil bas en politique étrangère. (…) La contestation par le Qatar de la souveraineté de Bahreïn sur les îlots de Fasht al-Dibel semblait bien être sa seule priorité extérieure.(…) Lorsqu’il dépose son père, Cheikh Hamad est décidé à affirmer l’originalité du Qatar dans tous les domaines, quitte à choquer les autres monarques.

Ces derniers, comme on peut l’imaginer, n’ont guère apprécié le fâcheux précédent que pourrait représenter un prince héritier qui renverse son père. D’où vient donc cette assurance qui permet au Qatar, un petit pays de quelque 400.000 habitants dont environ 150.000 nationaux, de tenir tête à ses voisins et de se brouiller tour à tour avec la plupart des pays arabes? On ne saurait trop souligner que les Etats-Unis sont le premier pays à avoir reconnu le pouvoir de Cheikh Hamad.(…) De même, l’accord de défense mutuel qui lie Washington et Doha depuis juin 1992 est une réalité».(2)

«Aujourd’hui poursuit Da Lage, le Qatar abrite le plus grand dépôt d’armes américaines du monde hors du territoire des Etats-Unis. (…) Et pourtant, ce qui était parfois perçu comme une excentricité de la politique étrangère de l’émirat a continué de bénéficier de l’indulgence américaine. S’agissant de l’Iran, le rapprochement entre Doha et Téhéran n’a pas que des motivations politiques. La poche de gaz du North Dome, dont l’exploitation représente toute la richesse future du Qatar, s’étend sous le Golfe, au-delà de la frontière avec l’Iran. (…)

Cheikh Hamad ben Jassem a rencontré à New York Shimon Peres, puis au sommet économique d’Amman en octobre 1995, il y a eu la signature d’un mémorandum prévoyant la livraison à Israël de gaz naturel du Qatar. Un bureau commercial israélien s’est ouvert à Doha en septembre 1996. Le soutien sans faille des Etats-Unis explique largement l’assurance dont le petit émirat fait preuve face aux critiques de ses voisins. (…) Al Jazira apparaît comme le bras non officiel de la diplomatie de Doha et que la verve de sa rédaction s’exerce rarement à l’encontre de la politique officielle du Qatar».

Georges Malbrunot explique l’ambiance au Qatar et pourquoi il n’y a pas de révolte. «Le Qatar, écrit-il, ne se singularise plus seulement par l’activisme de sa diplomatie conciliatrice ou par cette richesse quasi insolente. Il est aussi le seul État de la région à avoir été épargné, jusqu’à maintenant, par la vague de contestation qui secoue le reste du Monde arabe.» «Ici la manne est bien répartie entre seulement 200.000 Qatariens qui n’ont pas vraiment de raison de se plaindre», observe un diplomate occidental. «Franchement, nous n’avions pas besoin d’organiser la Coupe du Monde», critique, à demi-mot, Hassan al-Ansari, le rédacteur en chef de Qatar Tribune.

«Pourquoi dépenser 55 milliards de dollars pour des installations qui seront démontées au bout d’un mois? », renchérit un autre officiel. Abreuvés d’informations sur les révoltes arabes par Al Jazeera, ses habitants, en revanche, n’ont rien à se mettre sous la dent quand ils regardent la chaîne qatarienne, muette sur l’actualité locale. Pourtant, «nous avons aussi des demandes politiques, affirme le professeur al-Misser. Pour l’instant, seul un Majlis al-Shoura existe, mais les membres de cette assemblée sont désignés par le pouvoir et ils n’ont qu’un rôle consultatif».(in Le Qatar, le contrepied du printemps arabe Le Figaro 04 2011)

Le Quatar directement impliqué dans les machinations occidentales

Si des personnes ont pu être dupes de la pseudo-révolution libyenne soutenue par les «révolutionnaires» bien connus que sont Nicolas Sarkozy, Bernard-Botul-Henri Lévy ou David Cameron, voilà qui pourrait leur ouvrir les yeux… Pour la première fois, le Qatar admet avoir participé aux opérations sur le terrain aux côtés des rebelles libyens. (…) Trois jours après la proclamation par le CNT de la «libération» totale de la Libye, les chefs d’état-major des pays engagés militairement en Libye se retrouvent pour une réunion à Doha, au Qatar. A cette occasion, le chef d’état-major qatari, le général Hamad ben Ali al-Attiya, a révélé que des centaines de soldats du Qatar ont participé aux opérations militaires aux côtés des rebelles en Libye. On apprend même que le président Omar el-Béchir du Soudan a fourni quantité d’armes aux prétendus «rebelles».

« Il apparaît aussi, écrit Ian Black, « que c’est le Qatar qui dirigera les efforts internationaux pour former l’armée libyenne, récupérer les armes et intégrer les unités rebelles souvent autonomes dans de nouvelles institutions militaires et de sécurité (…) Et lors de l’assaut final contre le QG de Kadhafi à Tripoli fin août, les forces spéciales qatariennes étaient en première ligne. Le Qatar a aussi accordé 400 millions de dollars aux rebelles, les a aidés à exporter le pétrole depuis Benghazi et a monté une station de télévision à Doha. (…)Pour certains, la stratégie de l’émir est de soutenir les forces démocratiques de manière sélective dans le Monde arabe, en partie pour améliorer la réputation internationale du pays tout en détournant l’attention du Golfe où les protestations anti-régime ont été écrasées à Bahreïn et achetées en Arabie Saoudite».

Expliquant la «manipulation de la Ligue arabe», Robert Kisk nous explique comment le Qatar tente de reproduire le scénario libyen: «La Ligue arabe – l’une des organisations les plus stupides, les plus impuissantes et absurdes dans l’histoire du Monde arabe – s’est soudainement transformée de souris en lion, rugissant que la Syrie sera suspendue ce mercredi à moins qu’elle ne mette fin à la violence contre les manifestants, ne retire l’armée des villes, ne libère les prisonniers politiques et ne commence à discuter avec l’opposition. Damas a rugi en retour que la Syrie avait déjà mis en oeuvre le plan de paix de la Ligue -on peut en douter- que la décision était «illégale et une violation de la Charte de la Ligue» (peut-être exact) et que la suspension possible de la Syrie était une tentative de «provoquer une intervention étrangère en Syrie, comme cela a été fait pour la Libye».

Le Qatar -qui est, avec sa chaîne Al Jazeera, l’ennemi actuel de la Syri – était à l’origine du vote, cajolant et plaidant, et, dit-on, payant largement ceux qui pouvaient avoir des doutes. La pussance du Qatar dans le Monde arabe commence à prendre une tournure nettement impériale. Avec son argent et ses propres raids aériens, elle a contribué à faire tomber le régime de Kadhafi. Maintenant, le Qatar est l’avant-garde de la Ligue arabe contre la Syrie. (…) Et pas un seul Arabe ne veut qu’une guerre civile du type de celle de la Libye, mette le feu à la Syrie. De plus, Léon Panetta, le chef de la CIA, a déjà exclu une implication militaire américaine.(Ligue arabe: comment le Qatar tire les ficelles in The Independent 17 11 2011).

Un détour par la Quatar pour la super classe

La diplomatie du dollar touche aussi la culture. L’argent n’ayant pas d’odeur, on peut, en fonction du chèque, dire tout et son contraire. Le Qatar restera dans l’histoire comme une machine à perversion, un générateur de corruption à laquelle il est apparemment difficile de résister. Lena Lutaud nous en donne un échantillon: «Son Excellence Mohamed al-Kuwari a décoré le dessinateur Jean Plantu et Amirouche Laïdi, président du club Averroes, du prix «Doha capitale culturelle arabe». Ce soir, l’ambassadeur décorera les poètes André Miquel, Bernard Noël et Adonis. De Jack Lang à Jean Daniel, en passant par Dominique Baudis, Edmonde Charles-Roux, Renaud Donnedieu de Vabres et Anne Roumanoff, un total de 66 personnalités françaises de la culture auront été décorées par le Qatar en 2010. Toutes sont reparties avec un chèque de 10.000€ ». (L’offensive culturelle du Qatar, in Le Figaro. 20 12 2010).

On le voit, que du beau monde. Cela va plus loin? Des institutions prestigieuses se décentralisent et l’aura scientifique s’exporte. C’est le cas de la Sorbonne. Robert de Sorbon se retournerait dans sa tombe! Il existe aussi un Louvre délocalisé au Moyen-Orient. Les Qataris pourront contempler, entre deux bouffées de narguilé et à demeure, les belles pièces, fruit de la rapine, qui décrivent en creux les expéditions coloniales pour amener la civilisation dans les contrées barbares. Nul doute que l’Occident mise, pour le moment, sur le Qatar, assis paresseusement sur un gisement de gaz, dont il a besoin.

Il arrivera un moment, où il sifflera la fin de la récréation pour tous ces non-Etats. Il accaparera, sans état d’âme, l’énergie qui lui est nécessaire. Pour n’avoir pas misé sur le savoir, ne pas avoir mis en pratique l’alternance, la démocratie, les Arabes deviendront une scorie de l’histoire. Dans mille ans, on se souviendra, malgré tout de Kadhafi qui avait, avec son credo «zenga, zenga», une certaine idée de la «cha’ama», la dignité qui manque aux potentats casse-croûteurs installés dans les temps morts. La parabole du Christ devrait être expliquée à l’Emir du Qatar…

Posté par : Professeur Chems Eddine Chitour sur Metamag

Alassane Ouattara ou la soumission sans équivoque de la Côte d’Ivoire

KOMLA R. KPOGLI

Les guerres sont faites souvent pour des objectifs purement économiques. En détruisant les infrastructures du pays agressé, en réduisant à néant sa machine militaire, en mettant à sac un pays on prépare un nouveau débouché. Des guerres conduisent à la naissance de nouveaux clients qui, une fois installés au pouvoir, vont devoir s’équiper en armes et en matériel de guerres pour prétendre redonner à l’Etat détruit, un de ses attributs de souveraineté : une armée. Aussi, ce pays devenu ruiné à coup de bombardements est obligé d’emprunter le chemin de la « reconstruction ». Cette « reconstruction », relevant plus de a propagande que de la réalité, passe nécessairement par les entreprises des pays agresseurs qui en font une occasion de déployer la corruption dans toutes ses formes. La « reconstruction », on sait ce qu’elle a produit dans les pays tels que l’Irak et l’Afghanistan récemment victimes de l’agression occidentale. La Côte d’Ivoire du criminel récidiviste Alassane Ouattara offre le meilleur exemple de cet état de chose en ce moment en Afrique subsaharienne.

Après avoir installé cet homme-lige au pouvoir suite à des bombardements et la destruction du matériel militaire ivoirien, la France peut passer aux affaires. Le prix de l’installation passe donc par l’achat des produits du faiseur de roi. C’est ainsi !

Il n’y a pas longtemps nous écrivions ceci à propos de l’agression contre la Libye par des pays occidentaux regroupés au sein de l’OTAN : « Les « soldats de la paix » de l’Occident accompagnés de quelques ravitailleurs arabo-musulmans de pacotilles et de décor sont sur le pied de guerre. Ils iront en Libye détruire l’aviation et le matériel militaire, mais le gouvernement fantoche et obséquieux à venir devra acquérir de nouveaux matériels de guerre. Les « soldats de la paix » iront détruire les infrastructures dont s’est dotée la Libye au prix d’énormes sacrifices, mais les préfets locaux à venir devront en reconstruire. Et qui sont ceux qui vont avoir les contrats pour la prétendue reconstruction? Les multinationales des pays envahisseurs. Comme en Irak et comme partout ailleurs. Ainsi, le profit sera double voire triple: détruire ce qu’on avait vendu, faire payer le reste de la facture si tout n’avait pas été réglé par l’ancien régime et reconstruire ce qu’on avait détruit. C’est aussi cela les affaires![1] ». Cette logique commerciale s’applique à la satrapie de Côte d’Ivoire.

Le Patriote du 23 novembre 2011 nous informe que le pouvoir de Ouattara s’octroie de l’équipement militaire[2]. En effet, le journal du parti placé au pouvoir nous apprend que « l’Etat de Côte d’Ivoire par le biais du ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi, a décidé de doter l’armée de moyens conséquents. Il s’agit, selon lui, de la suite logique de la volonté des autorités ivoiriennes de doter le pays d’une véritable armée.

Comme équipements, la Côte d’Ivoire de Ouattara s’achète 87 véhicules dont 55 de type double-cabine, 24 de type 4X4, 2 véhicules de transport de troupes, 4 berlines, 1 ambulance, 1 véhicule de type simple cabine, 1000 tenues parachutistes, 1000 paires de Rangers, 200 lits de camp, 91 tentes dont 65 collectives, 13 postes de commandement et 13 d’infirmerie.

Toutefois aucune information n’est donnée concernant le vendeur. On ne dispose non plus d’aucun chiffre sur le coût de ces fameux équipements.

A l’analyse, l’ombre de la France plane sur cette livraison. Car, c’est elle qui a installé Ouattara au pouvoir en Côte d’Ivoire. Depuis cette installation, on a vu la Côte d’Ivoire redevenir le ventre mou de la France qu’elle était au temps de Houphouët Boigny. Des hommes politiques français font la navette entre Paris et Abidjan pour consolider l’autorité de ce nouveau « chef indigène ». Ainsi, Sarkozy, Longuet, Guéant, Raffarin…ont depuis fait le déplacement sur Abidjan. En juin dernier, Gérard Longuet s’était rendu en Côte d’Ivoire pour discuter de la présence des troupes françaises dans le pays et de la « réorganisation » de l’armée de Côte d’Ivoire. Ce voyage de Longuet, sans doute, était aussi une occasion de conclure des contrats de vente de matériels militaires. On imagine mal d’ailleurs comment la France puisse installer un « chef indigène » et laisser un autre commerçant lui vendre ses produits.

Cette stratégie de s’offrir de nouveaux marchés par la guerre, on l’a vue en Libye quelques semaines seulement après la chute de Tripoli. Un cargo d’hommes dits d’affaires français accompagnés du ministre du commerce avait débarqué dans le pays pour soi-disant « aider à la reconstruction » et surtout prendre sa part du gâteau acquis par « la France et les Anglais » selon les termes mêmes de Patrick Lellouche, secrétaire d’Etat au commerce extérieur. Autrement dit lorsqu’on fait la guerre à un pays, ceux qui ont fait l’effort de guerre sont les seuls fondés à partager le butin. Raisonnement plus que logique. Les européens occupant l’Amérique n’ont-ils pas procédé de la même façon en Irak ? La France qui n’avait pas participé à l’invasion a été privée de « contrats pour la reconstruction ».

Aussi, rapporte Le Patriote, ces propos très éclairants de Paul Koffi Koffi selon qui «l’état des lieux fait à la suite de la crise postélectorale a révélé que les défis auxquels l’institution défense est confrontée, sont aussi nombreux qu’urgents tant au niveau des hommes, des infrastructures que de leurs équipement». En clair, Koffi Koffi dit qu’après les bombardements français, la Côte d’Ivoire se trouve en ruine sur le plan militaire. Constat qu’on doit d’ailleurs élargir à tant d’autres secteurs. Cet aveu confirme l’idée que la guerre menée contre le territoire de Côte d’Ivoire a détruit mais cette destruction offre un marché nouveau. Il s’agit d’une sorte de commerce par le terrorisme.

Gérard Longuet devant l’Association des journalistes de défense (AJD), le mercredi 16 novembre 2011 évoque l’actuel processus de resserrement du dispositif militaire en Afrique et regrette que la Côte d’Ivoire n’ait pas remplacé le Gabon comme point d’implantation en ces termes : « On aurait choisi Port-Bouët, en Côte d’Ivoire si Ouattara avait été en place plus tôt ». Cette déclaration de Gérard Longuet donne un aperçu sur les missions pour lesquelles Alassane Ouattara est placé au pouvoir et combien cet homme serait capable de se fendre en quatre pour servir les intérêts de la France. Alassane est si soumis que la France ne doute un seul instant que s’il était placé un peu plus tôt, la Côte d’Ivoire aurait accueilli une base militaire française permanente sur son sol. C’est dire combien on est loin de Laurent Gbagbo.Il faut préciser que le même Longuet affirme que « les unités ont une formidable capacité à être projetées, et on peut travailler depuis la métropole. »

Travailler depuis la métropole ! Cela démontre combien la colonisation de l’Afrique est plus qu’une réalité.Revenons à la soumission sans équivoque ni retenue d’Alassane Ouattara à la France. Non seulement, on voit cette soumission à travers les relations militaires, mais on la verra également sur le terrain monétaire avec une possible dévaluation du franc CFA autour de laquelle la France travaille depuis un certain temps avec les ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales ainsi que les présidents des institutions régionales de la zone franc. Le 19 septembre dernier, ces « élites indigènes » avaient été convoquées à Paris pour « discuter de la situation économique de la zone ». Un mois plus tard, devant la presse lors des « Matinales du gouvernement » du 24 novembre 2011[3], Mabri Toikeuse, ministre du plan et du développement du gouvernement Ouattara, déclarait que la dévaluation du franc CFA ne serait « pas une catastrophe ».

Au contraire, il s’était réjoui « des retombées de la dernière dévaluation (1994) qui, selon lui, « a fait tomber une pluie de milliards dans ce pays. » Cette soumission à toute épreuve aux intérêts française porte à penser que la presse de l’opposition a raison de dire que Ouattara qui, ces derniers temps, a fait le tour des capitales des autres territoires de la zone franc CFA était chargé de porter l’information de la future dévaluation à ses pairs. Même si les journalistes auteurs de ces écrits se retrouvent arrêtés et maintenus en détention, personne ne prend Ouattara pour un homme pour qui les préoccupations intérieures l’emporteraient sur les intérêts de ses maîtres occidentaux qu’il a toujours servi depuis son passage aussi bien à la BCEAO qu’au FMI en passant par toutes les institutions intermédiaires qu’il a dirigé.

Comme Lumumba, Olympio, Sankara…furent éliminés puis remplacés par une bande de fripouilles munies d’une feuille de route précise élaborée par les occidentaux, le président Gbagbo a été éliminé pour une fripouille dénommée Alassane Ouattara qui, le livrant à la fameuse Cour pénale internationale ce soir, montre qu’il est prêt à tout pour sauvegarder la place des maîtres. Pendant que les pires criminels au monde que sont Bush et ses amis, Blair et ses amis, Sarkozy et ses amis, Cameron, Obama…dorment tranquillement chez eux en toute impunité, ce qui leur font commettre à nouveau d’autres crimes, voilà que des nègres partisans d’une justice internationale qui n’existe pas dans la pratique, livrent un digne fils africain à la vindicte occidentale et notamment sarkozyste nichée sous le manteau troué de la CPI. Le désir étant d’humilier Laurent Gbagbo et montrer aux africains ce qui arrivera lorsque certains parmi eux oseraient des libertés avec l’attelage occidental et particulièrement français.

Le peuple africain en lutte sait donc à quoi s’en tenir face à un groupe de serviteurs aliénés piloté par Alassane Ouattara dont la mission est manifestement de replonger le territoire de Côte d’Ivoire dans le bain françafricain et dans le capitalisme terroriste qui drainent les richesses des pays tombés dans leurs escarcelles vers les pays dits développés.

29 novembre 2011

Komla KPOGLI

Secrétaire Général de la J.U.D.A

Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A)

Binyamin Ben-Eliezer : “le nouveau régime d’Egypte va devenir notre ennemi”

Les Israéliens qui, ont été très heureux d’avoir réussi à évincer Kadhafi de la tête de la Libye, commencent à regretter leur grand ami  Hosni Moubarak comme, en témoigne les propos de Binyamin Ben-Eliezer, rapportés le 16 novembre par JSSNews.

Pourquoi s’inquiètent-ils ? La raison est simple, les frères musulmans sont en passe de contrôler l’exécutif égyptien or, sans l’appui des nouveaux dirigeants de l’Egypte il sera difficile de raccorder les divers pipelines au réseau Israélien (ceux qui viendront de Libye, du Soudan et d’Hassi Messaoud).

Binyamin Ben-Eliezer : “le nouveau régime d’Egypte va devenir notre ennemi”

Binyamin Ben-Eliezer, très grand député israélien, tenait une place spéciale dans les relations israélo-égyptiennes pendant le règne Hosni Moubarak. Ben-Eliezer a toujours été reçu chaleureusement au Caire avec les honneurs et un traitement spécial. Et sa capacité à converser en arabe,  sans accent, l’a sans doute aidé à développer cette relation privilégiée avec le leader arabe déchu.

Ben-Eliezer, un travailliste de la première heure, met aujourd’hui en garde Israël contre une “menace possible”. Selon lui, “le nouveau régime d’Egypte va devenir notre ennemi.”

Un de ses assistants, contacté par JSSNews, a expliqué que Ben Eliezer “suit la situation de très près, il a des tonnes d’informations et d’amis qui vivent en Egypte et qui lui donnent des informations dont on n’entend pas parler en Occident.” Selon notre source “le député suggère aujourd’hui à la Nation israélienne de se préparer à un pareil conflit.”

Ben-Eliezer a d’ailleurs lui-même été très clair lors de la dernière réunion du Comité défense de la Knesset. A la surprise générale, il a demandé à Avigdor Lieberman, qui tenait ce jour-là comme discours le fait de pouvoir “intervenir en urgence.” “Ce que j’ai à vous dire mérite une sérieuse attention. Et de l’action!”

“Nous sommes au milieu d’une tempête ou un tremblement de terre”, a expliqué le député à ses collègues. “Je ne vois pas ce tremblement de terre se calmer. Dans un avenir très proche, il y aura des élections en Egypte. Pour la première fois dans l’histoire, les Frères Musulmans vont récupérer au moins un tiers des sièges au parlement. Au lieu du nationalisme, nous allons recevoir de l’islamo-isme “.

Ben-Eliezer a ensuite averti que personne ne peut prédire le prochain gouvernement du Caire. “Nous devons comprendre qu’il est possible de nous retrouver au milieu d’une confrontation militaire avec l’Egypte. Nous avons déjà un problème concernant le Sinaï devenu un tremplin pour le terrorisme. Contrairement à Gaza, ici, nous n’avons pas la liberté d’agir, militairement parlant, comme nous le souhaitons, cela doit être pris en compte “.

Jonathan-Simon Sellem – JSSNews

Côte d’Ivoire – Libye : le message de l’Occident est passé, mais la riposte arrive !

Mouammar Kadhafi et Laurent Gbagbo à Abidjan le 27 juin 2007

Le message de l’Occident pour les Africains est, on ne peut plus clair. Quiconque osera développer ou chercher à développer son pays, pour qu’il soit affranchi des prêts usuraires des institutions financières de domination colonialiste, sera tué. S’il résiste, son pays sera rasé. Si le pays résiste, le peuple connaîtra un génocide. Car Afrique, ton développement précipitera mon effondrement. Alors je t’ordonne de demeurer pauvre et soumise, sinon je tue jusqu’au dernier de tes enfants afin que tu comprennes que tu n’as pas le droit d’être libre et développée.

Aussi simple que cela puisse paraître, tel est le message que l’Occident veut faire passer lorsqu’il a voté les résolutions à l’ONU pour massacrer les civils Ivoiriens et détruire la Libye afin d’y installer des imposteurs et des voleurs en lieu et place des bâtisseurs, fils du pays. Après quoi, le reste n’est que manipulation, corruption morale, lavage de cerveau et instrumentalisation en vue de faire passer ce message fondamental.

Mais avec les gros moyens qui accompagnent les efforts pour faire respecter cet édit méprisant et raciste, l’achat de conscience et la promotion des renégats qui sous-tend cet odyssée de la haine, plusieurs fils de l’Afrique qui ne pensent qu’à leurs ventres et à ceux de leurs proches, croient jouer juste, en collaborant par traîtrise et lâcheté.

Mais permettez-moi de leur dire qu’ils ont échoué. Car ni l’assassinat des anciens résistants, ni celle des aînés comme Kadhafi, ne peut nous influencer et déclencher un vent de lâcheté. Alors allez-y leur dire que l’arrestation et le massacre de tous les fils de Kadhafi a été la plus grosse erreur de leur fin de règne, de la fin de l’hégémonie occidentale !

Parce qu’en agissant ainsi, même les traîtres collabos qui leur servent de monture en Afrique, ont fini par comprendre que l’Occident ne s’est jamais civilisé, qu’il est demeuré raciste et barbare et que la faim comme la pauvreté lui font perdre la tête au point de manger même la monture qui est à son service pour conduire son odyssée de vol et de pillage.

Alors, ces traîtres fils de l’Afrique, ces montures de la honte pour le projet de vol et de pillage de l’Occident en Afrique deviennent de plus en plus hypocrites avec leurs maîtres blancs et nous encouragent en secret, dans notre engagement pour libérer notre continent agressé sauvagement par des prédateurs affamés.

C’est pourquoi notre riposte sera totale et aucune force armée ou nucléaire, aucun vestige de puissance économique avec tous ses réseaux d’influence, ne pourra résister à notre action. Oui, nous allons les vaincre et les contraindre à accepter leur statut de nouveau pauvre. Et s’ils insistent, leurs collabos en Afrique subiront un destin plus tragique que celui qu’ils ont imposé aux dignes fils de l’Afrique qui ont osé leur dire non !

Tous les piliers de leur croisade raciste seront brisés, rasés et jetés hors de l’Afrique.

Quand je parle de piliers, je parle des instruments économiques, financiers, diplomatiques et mystiques sur lesquels ils s’appuient pour infester l’Afrique.

Nous les connaissons, ils sont nos cibles primaires. Et nous nous donnons les moyens pour que de générations en générations, nous créions la chaîne de la résistance et de la libération contre l’invasion et le mépris raciste de l’Occident.

C’est pourquoi la Révolution Permanente vous prie, dignes fils d’Afrique, d’écrire, de vous mobiliser et de rejoindre chacun des fronts que nous avons ouverts pour la Libération de notre Continent agressé inutilement alors que nous leur avons tendu la main en leur disant que nous voulons les aider à stabiliser leurs modèles économiques, dans le respect de nos différences et de nos intérêts, des intérêts de nos peuples.

Ils nous agressent et nous tuent pour s’installer. Nous allons les désinstaller par tous les moyens en coupant tous les piliers de leur agression raciste et méprisante. Alors dites-leur qu’ils ont échoué dans leur tentative de nous faire peur pour nous faire taire !

A Très bientôt.

Hassane Magued

Libye : cas d’école de la lutte idéologique

Libye : cas d’école de la lutte idéologique par, Omar Mazri sur libération-opprimés

Dans « Libye : cas d’école de la lutte idéologique » nous avons vu quelques aspects de la lutte idéologique : guerre psychologique,  guerre médiatique, instrumentalisation des appareils bureaucratiques onusiens, faux témoignages des droits de l’homme et caution des rentiers de l’Islam qui tous ont donné la caution idéologique, politique, morale et religieuse à l’agression d’un pays souverain par la coalition néo colonialiste et islamophobe. Lutte idéologique ou les idées de la Jamahiriya libyenne ont été matraquées au profit d’une lecture ethnocentriste de la démocratie et des droits de l’homme contre la démocratie directe, décentralisée et participative, au profit d’un mode de vie occidental au détriment du progrès social atteint par les Libyens, au profit d’une illusion de Charia islamique par des cœurs qui ne connaissent ni la miséricorde ni la loyauté ni la vision géostratégique au profit d’une caricature épouvantail de l’Islam qui sert les intérêts des néo Croisades et dessert les intérêts des Musulmans.

La lutte idéologique vise à imposer les idées de l’Occident colonisateur et à faire taire toute voix et toute idée qui lui sont hostiles, différentes ou indépendantes. La lutte idéologique fait taire par différents moyens : diaboliser et criminaliser le porteur de l’idée sinon l’éliminer physiquement, faire porter ses idées par ceux qui ont la vocation de les falsifier ou mal les représenter, donner la parole à ses détracteurs et isoler le porteur de l’idée, pousser ses auditeurs (peuple, lecteurs, partisans) à douter de lui ou à s’occuper d’autre choses grâce au mensonge, à la diversion, au sensationnel, à la manipulation.

Nous avons vu que cette lutte une fois qu’elle a atteint son objectif, assassiner Mouammar Kadhafi elle s’est appuyé ensuite à faire de la diversion en faisant circuler l’idée que Seif-al- Islam allait se rendre à la cour pénale internationale. La lutte idéologique visait trois objectifs : Accréditer l’idée que Kadhafi aurait des révélations et que sa mort est un soulagement pour tout le monde et que Seif-al-Islam en se livrant allait faire la lumière sur ses révélations et rendre justice à son père. La lutte idéologique consiste à nous faire croire que la CPI est un tribunal de justice et non un instrument juridico politique de la lutte idéologique. En accréditant cette thèse par la force de persuasion nous faisons oublier l’essentiel : l’agression de la Libye par l’OTAN et son soutien par des savants religieux musulmans est une agression pure et simple, une transgression flagrante du droit international et une transgression de la Charia islamique dont les savants musulmans et les prédicateurs inféodés n’ont jusqu’à présent fournis aucunes justifications religieuses et ne pourront jamais donner au monde musulman une explication pouvant répondre à la question si tuer un prétendu tyran doit passer par la destruction d’un pays, la mort de milliers d’innocents et sa mise sur la voie d’une guerre civile de 100 ans allumée par une forteresse militaire et pétrolière américano sioniste.

Mettre la lumière sur Seif-Al-Islam est un objectif de la lutte idéologique pour faire de la Libye non plus une affaire du peuple libyen mais une affaire de famille dont il faut éradiquer tous les membres pour faire diversion le temps de mettre les tribus libyennes dans une guerre de mille ans et le temps de voir comment le FMI, la Banque mondiale et l’armée Égyptienne allaient mettre au pas cadencé la révolution égyptienne. Si en Tunisie les vainqueurs islamistes ou laïcs sont prêts à composer avec l’armée tunisienne, le département d’état américain et prendre pour modèle la Turquie hybride et pragmatique d’Erdogan les choses ne se dessinent pas nettement en Égypte avec ses 80 millions d’habitants, l’éclatement des frères Musulmans en cinq parties ingérables, les Nassériens, le mouvement Kifaya, les jeunes révolutionnaires qui continuent de remettre en cause le maréchal et les généraux égyptiens, un rapprochement d’une partie des révolutionnaires avec l’Iran, la frontière avec Israël…

Mettre la lumière sur Seif-al-Islam c’est bien entendu organiser une traque à l’homme comme du temps des cow-boys et des indiens et faire oublier l’assassinat d’un chef d’état dans des conditions justiciables.

C’est aussi faire écran à l’assassinat de l’autre fils de Kadhafi, Mou’tassim billah, qu’on veut montrer comme le fils d’un tyran qui a des privilèges alors qu’il est un général d’armée, issu des écoles militaires et qui a servi son pays en résistant contre l’agression de l’OTAN comme le lui commande son honneur d’officier. Fait prisonnier par l’OTAN il avait droit aux traitements dus à son rangs d’officier de haut rang et à aux respects de la convention de Genève. C’est un crime de guerre que de porter atteinte à la vie, à la dignité et au rang d’un soldat capturé sur le terrain de la bataille. Si l’OTAN peut se permettre de trafiquer les images, les réalités, le Musulman sait qu’il y a le regard d’Allah qui voit et que l’excuse irresponsable des lâches et des inconscients qui nous ont amené à cette nouvelle Nakba «  Il n’a eu que ce qu’il mérite » est la pire transgression envers un prisonnier de guerre de surcroit musulman, fils de musulman, car il s’agit bel et bien d’une guerre où se réjouir et jouir de la défaite même de son ennemi mécréant est tragique. L’Islam est par définition l’Honorificat de l’homme et la Justice. Les Musulmans n’ont pas vocation à humilier les gens ni à se réjouir de leur malheur. La biographie de Mohamed (saws) est là pour témoigner. Salah Eddine libérant Jérusalem est un exemple parmi tant d’autres.

La lutte idéologique continue prenant pour cible Seif-Al-Islam pour en faire l’arbre qui cache la forêt. Le tragico comique est que les « défenseurs de la résistance libyenne » tombent dans le jeu en se faisant les colporteurs des idées nocives et mortifères de la lutte idéologique. Ainsi Seif-Al-Islam est au courant des transactions que Kadhafi faisait pour le transfert de l’uranium dont on a trouvé des futs jetés dans le désert. Bien entendu personne ne viendra nous dire que la Libye « libérée » sera bientôt le plus grand dépotoir de déchets nucléaires et toxiques de l’Occident. Ainsi Seif-Al-Islam est destinataire d’une feuille de route terroriste que Kadhafi lui a léguée pour le venger après sa mort et bien entendu Seif-al-Islam est dépositaire des clés et des codes de la fortune colossale que Kadhafi a détourné à son profit. On continue de salir la mémoire d’un homme assassiné, de se donner bonne conscience en faisant des révélations, de restreindre les libertés individuelles et collectives au nom de Ben Laden ou de Kadhafi qui sont les produits d’un Occident belliqueux et prédateur condamnés à générer sa propre contradiction. Pour son bonheur, face à lui il n’y a ni idéologues ni politiciens, ni intellectuels ni gouvernants qui gèrent ou qui dévoilent ses contradictions structurelles le laissant ainsi lui-même toute la latitude de les gérer, de les maquiller et de nous les revendre à son avantage.

Les Russes experts en pragmatisme capitaliste, en réalisme géopolitique mais aussi en dialectique léniniste nous envoie ce message : « Le fils de Kadhafi Seif-al-Islam qui était jusqu’à présent chef du service spécial « Mukhabarat » (police secrète) jure de venger son père en luttant jusqu’au bout. Donc, le défunt colonel a «bien» légué son plan de «vengeance après l’écroulement du régime». La presse égyptienne, travaillant encore sous ordre des « Mukhabarat », écrit que « l’ex-leader de la Jamahiriya a été l’idéologue et le sponsor du plan secret de «vengeance après la chute du régime». Il a formé un groupe de terroristes internationaux à qui il a légué 28 millions de dollars. Le plan suppose des attentats en Libye, dans les pays arabes et européens. » Les journalistes arabes écrivant en arabe ou langue étrangère ne connaissent pas le conditionnel ou bien continuent d’écrire en lisant les flashes des agences y compris celle du Mossad sans discernement car la culture du bureaucrate et du vassal est enracinée. Il y a eu un début de révolution mais le temps semble s’arrêter entre un passé qui n’est pas révolu et un avenir qui ne veut pas naitre présageant d’une implosion ou d’un avortement de morts nés.

Au-delà du futur hypothétique ou du conditionnel la vérité est tout autre.

Seif-Al-Islam était préparé à jouer un autre destin dans la Libye que celui de venger son père et d’être le chef des terroristes internationaux à la place de Ben Laden. Il semble que la France, sa diplomatie, son armée et son BHL avec leur brutalité traditionnelle ont détruit le plan anglais plein de finesse mais plus nocif, et cela explique sans doute les fuites sur les désaccords entre anglo-saxons et latins avant et après l’assassinat de Kadhafi. Si j’ai écrit près de 300 pages d’analyse sur la Lybie c’est que j’ai probablement lu au moins dix fois plus pour tenter de comprendre et me positionner avec plus de justesse et de justice depuis le début dans une posture d’opposant à Qaradhawi, aux pantins du CNT et aux apprentis révolutionnaires algériens qui font abstraction des processus objectifs socio historiques ou des conditions subjectives psycho spirituelles d’une révolte ou d’une révolution qui ne s’importe pas comme on importe une voiture ou un métro.

La vérité, vraie ou rendue vraisemblable par la lutte idéologique est implacable. Elle est surtout impitoyable quand elle est aux mais des dominants et de leurs vassaux. Seif-al-islam, n’est qu’un simple instrument dans la lutte idéologique qui rappelons-le peut prendre des formes de guerre psychologique, médiatique ou militaire. Si cela convient aux maîtres du jeu, ceux qui nous livrent la lutte idéologique, ils vont le garder vivant, traqué, ou caché oublié sinon ils vont le liquider, le lyncher ou le livrer aux caméras dans un box des accusés ne comprenant toujours pas avec son air naïf ce qui lui arrive car le jeu dépasse sa propre personne et nos propres individualités. Nous sommes face à un empire en perte de puissance et en voie de déclin qui doit montrer sa cruauté et sa capacité de nuisance face à des dominés qui ne voient pas que le dominant est vulnérable malgré son armada sophistiqué. Le plus grand reproche que je fais à Qaradhawi et à ses prédicateurs c’est de ne pas voir la vulnérabilité de l’empire et ses instincts de prédation et de se focaliser sur un homme et sur un pays comme s’ils étaient les maitres du monde ou les maitres du jeu.

Je reprends mot-à-mot l’analyse d’un Algérien censurée car elle pointe dans le mille : « Seif-el- islam a fait ses études en Angleterre, et sur le plan idéologique il a été bien pris en charge par l’empire et la Cité de Londres, la cité du Griffon. Le griffon (la bête qui fait son nid avec des pépites d’or) veille depuis cinq siècles sur les trésors de cette cité. Ce n’était pas dans l’intention de Mouammar el Kadhafi de faire son héritier mais c’était dans celui de la cité de Londres… En 2005 et 2006, leurs relations s’étaient vraiment envenimées. Seif El Islam s’était éloigné de son père et partit pour une tournée occidentale exposée ses peintures. De passage au Canada, à voir la faune qui se précipitait au vernissage de ses peintures, on ne pouvait que rester perplexe pour qui ne connaissait pas les vrais raisons de cet engouement. À sa défense, on pouvait ajouter qu’il était naïf, très naïf, une naïveté qui perçait à travers ses tableaux en hommage à la cause palestinienne. Il faut être naïf pour dénoncer la bête en mettant sa tête dans sa gueule. D’ailleurs en mars 2011, il avait récidivé à Londres. Voici une critique du Gardian sur sa peinture : «Le fils du colonel Kadhafi est sans doute un ambassadeur culturel compétent, mais comme peintre, il n’est même pas un amateur doué : son sentimentalisme n’a d’égal que son incompétence technique.» Cette critique acerbe est faite par une crypto-sioniste Jonathan Jones qui ne voit le beau que dans son minois. ».

En effet l’impérialisme investit ses pépites sur les naïfs ou sur les ambitieux sans scrupules mais jamais sur des hommes avisés, doués et d’un caractère trempé. Cela ne veut pas dire que Seif-al-Islam était un traitre mais qu’il était malléable et qu’il pouvait à son insu être projeté au devant de la scène et mis sous les feux de la rampe comme successeur de Kadhafi. Ils sont sur tous les plans des oppositions de caractère et de vision du monde. Le père est anti occidental, bédouin, africaniste, machiavélique. Le fils est angélique, naïf, occidentalisé, « civilisé ». Là où le père est sous pression internationale, le fils apparait comme l’homme de la situation en faveur de l’ouverture vers l’Occident. L’Occident dans sa lutte idéologique met plusieurs feux et ouvre plusieurs fronts de lutte il a investit sur la ligue des droits de l’homme, sur les représentants à l’ONU, sur la bourgeoisie libyenne, sur les mécontents, sur les opposants. Seif-al-Islam dans l’équilibre tribal et la vénération des libyens pour leur guide pouvait apparaitre comme un successeur potentiel dans une transition suite à une révolution colorée dont l’intéressé lui-même n’aurait jamais compris comment il s’est trouvé à la tête d’une République « démocratique » ou d’une Monarchie « constitutionnelle » écartant son père selon les vielles traditions de l’empire britannique dans ses anciennes colonies.

Plusieurs éléments sont intervenus pour fausser ce scénario : la Révolution en Égypte qui a fait tomber un pilier du nouvel ordre mondial dans l’espace arabo musulman, les appétits et les empressements des vassaux du CNT, l’intervention de BHL qui intervient pour répondre aux empressés et apporter secours au Président Sarkozy en lui donnant un marchepied international, une guerre à la mesure de ses ambitions bonapartistes. Il doit y avoir d’autres raisons que le temps va dévoiler.

La stupidité française, la Fatwa de Qaradhawi incitant au meurtre, la conjoncture de la crise mondiale ont épargné au naïf d’être un Brutus, un Judas ou un Khalifat Thani. C’est sans doute dans ce genre de situation où on comprend que le Décret divin qui fixe le destin d’un homme sans lui ôter son libre arbitre intervient pour l’accomplissement du Dessein divin Sage, Juste mais échappant à notre entendement humain limité. Seif-al-Islam se trouverait à la pointe du combat conduisant la résistance libyenne ou une partie de la résistance libyenne et cette posture est un échec cuisant à la politique impériale anglo-saxonne dont les répercussions ne vont pas tarder à se manifester au sein de l’OTAN ou lors de la distribution du butin de guerre entre pays alliés de la coalition. Les Cocoricos sur les télévisions françaises sont en réalité des couacs dans les chancelleries impériales. Allah fera dévoiler la vérité de la manière la plus inattendue et la plus surprenante…

La plus grande stupidité pour les empires latins et anglo-saxons est de lire l’histoire des autres à travers leurs prismes idéologiques et culturels et ainsi une partie des jeux d’ombres et de lumières leur échappe et ainsi ils sont comme le dit le général Giap de mauvais élèves de l’histoire. Un cancre normal redouble sans porter préjudice aux autres. Les cancres impérialistes laissent derrière eux des pays en deuil de milliers de morts, d’estropiés à vie, en sinistres sanitaires, économiques et sociaux…

Comme le souligne l’anonyme algérien « Ce n’était pas dans l’intention de Mouammar el Kadhafi de faire Seif-al-Islam son héritier mais c’était dans celui de la cité de Londres. Si el Kadhafi avait une quelconque intention à sa succession, c’était plutôt en sa fille Aicha. ».

Le CNT AVEC SES LAïcs et ses islamistes semblent faire l’impasse de l’assassinat d’Allendé et l’installation de Pinochet par la CIA avec une différence fondamentale : Pinochet se représente comme l’allié légitime des Etats-Unis et  offre la garantie de représenter le cadre idéologique de la droite chilienne pro américaine. Sur le plan idéologique, religieux et sociologique nous sommes dans une configuration totalement différente qui laissent entrevoir des surprises, des retournements, des contre synergies, de l’entropie nulle part égalée.

Les proches de Kadhafi qui ont rejoint le CNT et ceux qui ont initialement formé le CNT trop focalisés sur Seif-Al-Islam n’ont pas vu que Kadhafi donnait plus d’importance à sa fille Aicha. Aveuglés par leur complot ils ne voyaient les  raisons  qui pouvaient faire de Aicha la légataire politique de Kadhafi : la politique d’émancipation de la femme que Kadhafi a menée, sa garde prétorienne féminine comme une insulte aux monarchies du Golfe qui ont confié leur sécurité aux troupes spéciales françaises, anglaises et américaines, les compétences d’avocate de Aïcha, sa conscience politique et son évacuation en Algérie dès les bombardements de l’OTAN. Kadhafi et ses proches collaborateurs, les volontaires libyens qui lui sont resté loyaux et son fils général d’armée ont livré bataille comme Hannibal protégeant en vain Carthage contre Scipion l’Africain. Aicha est sur la terre de Jugurtha celui qui a livré bataille contre Rome et son puissant empire.

Aicha est sur la même terre foulée par Okba Ibnou Nafa’â et Moussa Ibnou Nosayr fondateurs des villes nouvelles de l’Islam en Égypte, en Libye, en Tunisie, en Algérie, au Maroc et en Mauritanie fédérant les anciens empires pharaoniques, libyques et numides sous la bannière de l’Islam libérateur des peuples de l’oppression des Romains.

Le peuple algérien aura le courage et la détermination de dire non à ceux qui veulent exiler Aicha de la terre natale de son fils l’Algérie et de sa résistance aux colonisateurs. Ils diront au colonialisme, aux savants courtisans, aux prédicateurs en eaux troubles et aux revanchards ce qu’ont dit les Constantinois arabo berbères au Khalife ottoman qui voulait exiler et assassiner le bey turc qui a gouverné Constantine en s’insurgeant insurgé contre le despotisme de l’empire ottoman le Dey d’Alger :

Les Arabes ont dit

Nous ne livrerons pas Salah bey

Ni ne livrerons ses biens

Dussions-nous tous mourir

Et voir s’accumuler les cadavres

[…]

Le peuple s’est rué, affolé?

Ô mon Dieu, quelle journée!

Quand la ville fut encerclée et les portes

Refermées

Salah est sorti, désemparé, tête nue

On a pénétré dans sa demeure

[…]

Si j’avais su que cela m’arriverait

Je serais allé dans la campagne

J’aurais planté une tente à mes fils

Et j’aurais vécu parmi les campagnards.

[…]

Ô Hamûda mon fils!

Prends soin de la famille

Ainsi est la vie!

On ne peut lui faire confiance.

[…]

Montrez-moi sa tombe, ô mes Seigneurs

Afin que je soulage ma peine

Des vents et des vents pourront souffler

Mais qui remplacera Salah.

Dans la ville de Constantine!

Pleurez-le, ô assemblées!

Salah a été sacrifié !

Un noir à la maison blanche

Un Noir à la Maison Blanche, par aymard

Le mardi 4 novembre 2008, suite à la victoire de Barack Obama sur le sénateur républicain John Mccain, toute l’Afrique a vibré, les Africains avec. J’ai encore en mémoire la sale journée que j’ai dû passer à l’époque parcequ’ayant été empêché de faire la grasse matinée ; le téléphone ne cessant de sonner et à chaque appel, c’était pour m’entendre dire que l’Afrique était sauvée et surtout cette phrase qui m’a réveillé définitivement : « le continent va sortir du sous-développement ». Même si je n’étais pas devin, je m’époumonais à expliquer à mes interlocuteurs que Barack Obama a été élu pour régler les problèmes des américains et non ceux des Africains. Je pense aujourd’hui avoir pleinement raison en ayant préconisé la prudence à l’égard de ce nègre qui n’est en effet qu’une marionnette placée au pouvoir pour jouer le messie avec le résultat que nous avons. Il me rappelle un certain Kofi Annan à l’Onu. Ce Ghanéen, entré à l’Onu en 1962 pour devenir 35 ans plus tard secrétaire général a été une sorte de pantin aux mains des américains. C’est sous son mandat qu’il y a eu plus de conflits et de massacres. Il s’est personnellement investi en RDC pour que Kabila soit élu au détriment de Tsisekedi, le « sphinx de Limete » qui depuis, je pense appelle à une insurrection populaire. C’est lui qui envoya en Côte d’Ivoire après le coup d’état raté de septembre 2002, le béninois Albert Tévoédjrè en tant qu’envoyé spécial de l’Onu. Tévoédjrè qui, n’a d’ailleurs rien apporté de bon pour son propre pays depuis 1960 a osé dire à la délégation du FPI qui s’agaçait de son trop grand rapprochement avec les rebelles, de se comporter comme des gens civilisés et laisser l’Onuci travailler ; cette dernière travaillant bien évidemment au renversement de Laurent Gbagbo comme on a pu le constater par la suite en vue de l’installation d’Alassane Ouattara qui devient neuf ans plus tard soit en Avril 2011, le Président de la République de la Communauté Internationale. Son passage en tant que 1er ministre aura laissé un goût sucré à ses soutiens internationaux ; période pendant laquelle cet économiste cède aux bras financiers de la Françafrique toutes les entreprises d’Etat de la Côte d’Ivoire. Aucun secteur n’a été épargné. Bouygues, France Telecom ou encore Bolloré se frottent les mains. Martin Bouygues a l’Eau et l’Electricité mais aussi la plate-forme pétrolière d’Azito, les Grands moulins, l’exploitation de l’or et du diamant, le gaz, le chantier du troisième pont d’Abidjan… France Telecom, la téléphonie et Vincent Bolloré le transport multimodal et les ports. Ses maîtres, nostalgiques de cette époque ont tout mis dans la balance pour le faire revenir aux affaires ; même s’il a fallu tuer 3.000 ivoiriens.

Barak Obama disais-je, a été placé au pouvoir pour jouer le messie et il semble bien adorer ce rôle qu’il joue à merveille.

Comme le pygmé de l’Elysée, son compère de France, Obama est un médiaphile. Il adore le spectacle. Le voir marcher en se dandinant et en balançant les bras me fait sourire et me fait chaque fois penser à John Travolta dans « Saturday Night Fever ». A la maison blanche, aux conférences de presse il arrive en sautillant. Il descend les passerelles des avions en sautillant. Puis, quand il arrive, il annonce votre mort tout en souriant.

Pendant la campagne électorale, il avait promis la fermeture de la prison de Guantanamo, le retrait des troupes américaines d’Afghanistan et d’Irak, la création d’un Etat palestinien. Rien de tout cela n’a été obtenu à ce jour même pas un angstrœm d’État palestinien et pourtant ce ne sont pas les palestiniens qui ont voté pour son élection. Il s’était engagé en 2008 à doubler l’aide au développement, à soutenir l’initiative d’allègement de la dette des pays les plus pauvres, à investir 50 milliards dans la lutte contre le Sida ainsi de suite. Et pourtant, c’est le même Obama qui approuve le coup d’état perpétré en Côte d’Ivoire et ordonne l’assassinat de Kadhafi en Libye bref, le renversement de deux (02) régimes qui avaient des résultats économiques et sociaux mémorables avant qu’ils ne soient attaqués le premier en 2002 par une horde de mercenaires africains venus du Burkina et alimentés en armes par la France et le second en 2011 par des islamistes d’Al Qaeda, des soldats du Qatar, des forces spéciales occidentales dont américaines. Et dire que cet homme est prix Nobel de paix !

Hélas, le prix Nobel de la paix est l’instigateur de guerres et de conflits un peu partout et donc, pour la crédibilité du Comité d’Oslo, ce prix doit lui être retiré. Il appelle ouvertement à la violence puisqu’en s’opposant à la reconnaissance de la Palestine par l’ONU, avant cela par l’UNESCO dont il a fait couper les vivres, il participe de ce fait à radicaliser la position du Hamas qui ne restera pas les bras croisés face à Israël qui, non content d’étrangler économiquement la Palestine a décidé d’occuper Jérusalem-Est en y construisant davantage de logements après avoir détruit les plantations d’oliviers des Palestiniens. Plutôt que de pratiquer la paix pour laquelle ce prix lui a été décerné, il a décidé de faire du terrorisme d’État, en appelant à l’assassinat d’un Chef d’Etat bref, un praticien du crime de masse comme témoigne le bilan macabre de l’expédition libyenne : 70.000 morts. Bientôt – réélection oblige – il pourra se targuer d’avoir fait plus que Georges W. Bush pour protéger les américains du terrorisme.

Bombardements humanitaires en Libye : Les crimes de guerre de Charles Bouchard

Bombardements humanitaires en Libye : Les crimes de guerre de Charles Bouchard par  Bernard Desgagné

Au rayon des crimes contre l’humanité, le Québec avait le faux héros Roméo Dallaire, marionnette de Bill Clinton chargée de laisser la voie libre à Paul Kagame et à ses conseillers militaires étasuniens, architectes du bain de sang qui commença le 1er octobre 1990 et qui se poursuit encore, 21 ans plus tard, au Rwanda et en République démocratique du Congo. Mais aujourd’hui, le Québec a son premier vrai grand criminel de guerre, le lieutenant-général Charles Bouchard, bourreau des Libyens.

En dépit des protestations vigoureuses et après de nombreuses tentatives ratées (par exemple, le 21 mars, le 25 avril et le 30 avril, cette dernière ayant causé la mort du plus jeune fils et de trois petits-enfants de Mouammar Kadhafi), Charles Bouchard a fait assassiner un chef d’État. Il peut, s’il le veut, nier effrontément son crime, mais les révélations du Canard enchainé sont accablantes. Chemin faisant, les tueurs aux ordres de Charles Bouchard ont massacré des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. Ils ont provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes, peut-être même des millions, aujourd’hui dispersées dans le désert ou dans les pays voisins.

À titre de dirigeant militaire du Dominion of Canada, monarchie à laquelle les Québécois ont été intégrés de force et dont ils ne partagent pas les valeurs militaristes, Charles Bouchard a fait pleuvoir des bombes pendant six mois sur Tripoli, une ville moderne de plus d’un million d’habitants encore prospère récemment. Il a lâché aux trousses des Libyens de race noire une horde de chiens drogués, racistes et assoiffés de sang. Il a orchestré la destruction de Syrte, bijou méditerranéen incarnant la grande réussite économique et sociale que les Libyens et l’Afrique devaient à Mouammar Kadhafi.

L’horreur causée par l’OTAN en Libye

Un échantillon des crimes de guerre de Charles Bouchard

http://www.tagtele.com/videos/voir/75264

Une goutte de vérité dans un océan de mensonges radiocanadiens : Le reportage de Jean-François Bélanger sur les massacres commis à Taouarga par les rebelles racistes auquel l’OTAN a accordé un permis de tuer tous les civils qu’ils veulent.


Engagé par les psychopathes Obama, Cameron, Sarkozy et Harper, qui sont à la tête d’États voyous en faillite n’ayant plus que la guerre comme argument économique, Charles Bouchard les a aidés à faire main basse sur les fonds souverains de 150 milliards de dollars et les réserves connues de 60 milliards de barils de pétrole d’un pays riche. Le ratio de la dette sur le PIB de la Libye est de 3,3 %, soit l’un des moins élevés au monde, comparativement à 85,9 %, 88,5 %, 97,3 % et 101,1 % respectivement pour le Canada, le Royaume-Uni, la France et les États-Unis, grands donneurs de leçon de démocratie par les bombes, qui ont décidé de coloniser militairement l’Afrique et le Moyen-Orient pour s’assurer de pouvoir continuer d’en piller les richesses au profit d’une petite clique de requins voraces, tout en maintenant leurs populations dans la servitude. La Libye, oasis de prospérité et phare pour le tiers-monde, sera désormais le royaume de la barbarie.

Kadhafi un grand héros

L’assassinat sauvage de Mouammar Kadhafi et de son fils Mouatassim par les terroristes à la solde de chefs d’État qui, hier encore, cachaient hypocritement leur projet de liquidation est une cicatrice de plus sur le visage balafré de l’Afrique, continent martyr. Les Africains sont nombreux à avoir pleuré à chaudes larmes la mort du guide, de l’Algérie à l’Afrique du Sud et du Sénégal au Kenya. Les voisins du sud, Mali, Niger et Tchad, de même que le reste de l’Afrique bénéficiaient grandement du dynamisme économique et des investissements de la Libye. Les Noirs étaient les bienvenues chez Kadhafi, un grand panafricaniste qui avait appuyé l’ANC et Mandela, bravant avec un coeur chevaleresque les protecteurs occidentaux des tenants de l’apartheid.

Vanessa Hessler, actrice, mannequin et amoureuse de Mouatassim Kadhafi, a été remerciée de ses services par Telefónica Germany pour avoir osé dire entre autres que « les Kadhafi étaient des gens très simples comme vous et moi ». Elle qui jouait la princesse Irina dans Astérix aux Jeux olympiques, avec le Québécois Stéphane Rousseau, peut aujourd’hui regarder, sur Internet, les derniers moments de l’élu de son coeur aux mains des bêtes sauvages lâchées sur la Libye par l’OTAN.


Les larmes et la colère des Africains paraissent incompréhensibles pour les esprits occidentaux encore trop nombreux à être dupes de la désinformation et à penser que les mauvais clients de Wall Street sont vraiment des dictateurs sanguinaires comme le prétend par exemple Radio-Canada. C’est à eux que je m’adresse surtout, à commencer par mes compatriotes québécois. Pour la plupart des Africains, ce que j’écris n’a rien d’une révélation. C’est l’évidence.

En Libye, la richesse était redistribuée sous l’oeil bienveillant de Kadhafi, qui n’avait rien d’un tyran : soins de santé gratuits, éducation gratuite, logements gratuits, généreuses primes aux études, aide pour les nouveaux mariés. Bref, tout le contraire du projet de désolidarisation sociale que nous propose l’Institut économique de Montréal et que met en œuvre la succursale de Power Corporation au pouvoir à Québec, notamment avec la hausse des frais de scolarité à l’université. Laissons un peu la parole à Mouammar Kadhafi lui-même, qui s’exprimait dans un journal libyen, le 5 avril 2011. Je cite la traduction de ce texte faite par Sam Hamod :

Depuis 40 ans, à moins que ce ne soit plus, je ne me souviens pas, j’ai fait tout mon possible pour donner aux gens des maisons, des hôpitaux, des écoles, et, quand ils avaient faim, je leur ai donné à manger. À Benghazi, j’ai même transformé le désert en terres arables, j’ai tenu tête aux attaques de ce cowboy, Reagan, quand il a tué ma fille adoptive orpheline. Essayant de me tuer, il a tué à la place cette pauvre enfant innocente.

Ensuite, j’ai épaulé mes frères et sœurs d’Afrique avec de l’argent pour l’Union africaine. 
J’ai fait tout mon possible pour aider les gens à comprendre le vrai concept de démocratie, qui consiste en des comités populaires dirigeant leur pays. Mais ce n’était jamais assez, comme me l’ont dit certains. Même ceux qui possédaient une maison de 10 chambres, des costumes et du mobilier neufs, n’étaient jamais satisfaits. Ils étaient si égoïstes qu’ils en voulaient toujours plus. Ils ont dit aux Zuniens et aux autres visiteurs qu’ils avaient besoin de « liberté », de « démocratie » et n’ont jamais réalisé qu’il s’agit d’un système de panier de crabes, où le plus gros bouffe les autres. Ils étaient seulement ensorcelés par ces mots, sans réaliser jamais qu’en Zunie, il n’y a pas de médicaments gratuits, ni d’hôpitaux gratuits, ni de logement gratuit, ni d’enseignement gratuit, ni non plus de nourriture gratuite, sauf quand les gens sont obligés de mendier ou de faire longtemps la queue pour avoir de la soupe.

[…]

Maintenant, je suis attaqué par la plus grande force de l’histoire militaire. Obama, mon petit-fils africain, veut me tuer, priver notre pays de liberté, nous priver de la gratuité de nos biens : logements, médecine, éducation, nourriture, et remplacer tout ça par la grivèlerie à la zunienne appelée « capitalisme. » Or, nous tous, dans le tiers monde, savons ce que cela veut dire. Cela signifie que les multinationales dirigeront le pays, dirigeront le monde, et le peuple souffrira. Voilà pourquoi il n’y a pas d’autre solution pour moi, je dois prendre mes dispositions. Et si Allah le veut, je mourrai en suivant Sa Voie, la voie qui a rendu notre pays riche en terres arables, avec de quoi manger et la santé, et nous a même permis d’aider nos frères et sœurs africains et arabes en les faisant travailler ici avec nous, dans la Jamahiriya libyenne.

Je ne désire pas mourir, mais si cela devait advenir, pour sauver cette terre, mon peuple, tous ces milliers de gens qui sont tous mes enfants, alors qu’il en soit ainsi.

Que ce testament soit ma voix dans le monde. J’ai tenu tête à l’agression des croisés de l’OTAN, résisté à la cruauté, contrecarré la trahison ; je me suis élevé contre l’Occident et ses ambitions colonialistes, et, avec mes frères africains, mes vrais frères arabes et musulmans, je me suis dressé comme un phare de lumière. Quand d’autres construisaient des châteaux, je vivais dans une maison modeste et dans une tente. Je n’ai jamais oublié ma jeunesse à Syrte, je n’ai pas stupidement dépensé notre trésor national, et comme Salah-al-Din, notre grand leader musulman qui sauva Jérusalem pour l’Islam, je n’ai guère pris pour moi-même.

En Occident, sachant pourtant la vérité, certains me qualifient de « fou », de « bizarre », ils continuent de mentir, ils savent que notre pays est indépendant et libre, et non pas sous emprise coloniale, que ma vision, ma conduite est et a été sincère et pour mon peuple, et que je me battrai jusqu’à mon dernier souffle pour garder notre liberté.

Kadhafi n’était pas du tout l’être diabolique que les médias du grand capital, de CNN à l’AFP, en passant par Radio-Canada, nous ont dépeint avec une invraisemblable malhonnêteté. Le meilleur exemple de cette diabolisation est sans doute l’attentat de Lockerbie, auquel aucun Libyen n’a participé, et encore moins Kadhafi. La vérité sur cet attentat se trouve dans « The New World Order Rule of Injustice », d’Edward Herman. Le reste de ce que les médias et les faux experts à gages racontent sur Kadhafi est de la même eau.

La sombre machination saute aux yeux et décrédibilise totalement les calomniateurs de Kadhafi lorsqu’on constate les crimes de masse commis par eux. Ils se sont d’abord voté un prétexte, les résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité, pour ensuite montrer leur vrai visage en massacrant les civils qu’ils disaient vouloir protéger et en s’efforçant d’assassiner le plus grand nombre possible de personnalités emblématiques de la Jamahiriya arabe libyenne. Malgré tout, beaucoup de gens conscients de la barbarie nord-atlantique tiennent, en avant-propos, à se dissocier obséquieusement de Mouammar Kadhafi pour préserver leur réputation.

En cette ère de fureur meurtrière, très peu de dirigeants et de personnalités ont eu le courage de défendre inconditionnellement le grand chef d’État qu’a été Mouammar Kadhafi. Hugo Chavez est l’un d’eux, même s’il se sait déjà dans le collimateur de Washington. Il pourrait subir le même sort que Kadhafi, mais, comme ce dernier, il donne à son peuple et à l’humanité toute entière l’exemple de ce qu’est la dignité, la liberté et le courage.

Pour avoir une idée plus complète de l’œuvre et de la pensée de Mouammar Kadhafi, je vous suggère de lire « Les vraies raisons de la guerre en Libye », un excellent survol que l’on doit à Jean-Paul Pougala et qui est daté du 28 mars 2011, ainsi que le Livre vert de Kadhafi lui-même. Personnellement, j’aurais échangé Pauline Marois et l’admirateur du Canada Gilles Duceppe n’importe quand pour un chef comme Kadhafi. (Le favori de Duceppe dans la course à la direction du BQ, Jean-François Fortin, est un grand partisan du bombardement de la Libye. Comme dirait Brassens, « quand on est con, on est con […] petit con de la dernière averse, vieux con des neiges d’antan ».)

La pluie de mensonges

L’aviation libyenne n’a jamais bombardé des civils. Les prétendues manifestations, filmées avec des téléphones cellulaires parkinsoniens, étaient des mises en scène orchestrées par la chaine qatarienne Al Jazeera, dont le directeur général collaborait avec la CIA tandis que les forces armées de son pays faisaient de la sous-traitance pour l’OTAN sur le terrain. Le prétexte de la protection des civils invoqué par l’OTAN est un gros mensonge, et les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies sont une preuve éclatante, s’il en fallait encore une, que cette institution internationale est complètement manipulée par les maitres du monde, au même titre que beaucoup d’ONG de façade, comme Human Rights Watch et Amnistie Internationale.

Les forces de sécurité libyennes n’ont jamais tiré sur des manifestants pacifiques. Il n’y a jamais eu de soulèvement populaire en Libye. Même Berlusconi a dit que ses homologues Cameron et Sarkozy bombardaient la Libye dans l’espoir que la population de Tripoli se révolte contre Kadhafi, ce qui ne s’est jamais produit, au contraire. Mais en fait, je pense que cet espoir était assez mince et qu’on prévoyait plutôt décimer les résistants jusqu’au bout.

Pour nous faire croire au scénario abracadabrant de la protection des civils, les médias menteurs ont dû, comme dans le cas de Laurent Gbagbo et de la Côte d’Ivoire, nous cacher une information cruciale : l’appui massif de la population au chef de l’État. Le 1er juillet 2011, 1,7 million de personnes sont descendues manifester dans les rues de Tripoli, ville de 1,1 million d’habitants. Plus d’un quart de la population libyenne a convergé vers la capitale pour manifester contre l’OTAN dans l’espoir que son appel serait entendu par la communauté internationale. Or, entre le 1er et le 3 juillet, que nous disait Radio-Canada à propos de la Libye ? Que les rebelles s’apprêtaient à lancer une offensive majeure en direction de Tripoli. Pas un mot sur la manifestation monstre du 1er juillet !

Un quart de la population de la Libye dans les rues de Tripoli pour appuyer Kadhafi. Un peuple victime d’un tyran agirait-il ainsi ? Par comparaison, les médias nous montrent des « scènes de réjouissance » de la supposée « libération », où des analphabètes tirent en l’air en criant Allah Akbar ou font crisser leurs pneus dans les rues, puis des plans rapprochés où l’on voit quelques dizaines de partisans apparemment enthousiastes. Rien qui nous permette de croire en une vraie ferveur populaire.


Les complices de Charles Bouchard

L’œuvre criminelle de Charles Bouchard est le résultat dramatique de l’immoralité la plus abjecte dans laquelle l’Occident s’est enfoncé, rongé par le matérialisme, la cupidité, le mensonge et la haine. Voyez ci-dessous la réaction de joie de Hillary Clinton, incarnation de cette immoralité, à l’annonce de l’assassinat de Kadhafi.

Charles Bouchard n’a pas agi seul, loin de là. Ses patrons, eux-mêmes des marionnettes du grand capital, sont aussi coupables que lui. Harper est un criminel, lui aussi, par exemple. Les hauts placés ont perpétré leurs crimes en toute connaissance de cause et en mentant effrontément à la population. Ils ont massacré les Libyens en sachant pertinemment qu’ils le faisaient pour installer au pouvoir une bande de terroristes fanatisés, qui n’ont pas mis de temps, après la « libération », à dire qu’ils allaient appliquer la charia. Dans sa grande hypocrisie, Ottawa s’est mis à raconter par la suite qu’il allait « militer pour les droits des femmes ».

Sur la scène du drame, Charles Bouchard a eu comme complice les tueurs à gages aux commandes des avions et les terroristes armés par l’OTAN, mais d’autres complices ont également joué un rôle crucial et ont directement participé aux assassinats sur le terrain. Non contents de mettre des idées dans la tête des contribuables occidentaux pour susciter leur consentement, les médias ont participé activement aux bombardements. C’est Charles Bouchard lui-même qui l’a avoué au propagandiste de guerre Michel Désautels, sur les ondes de Radio-Canada, le 31 octobre 2011. Voici l’extrait incriminant :

MICHEL DÉSAUTELS — Donc, s’il n’y avait pas de coordination [entre les rebelles et l’OTAN], il y avait en tout cas du renseignement qui circulait de part et d’autre.

CHARLES BOUCHARD — Bien sûr, les renseignements, euh… Mais les renseignements venaient de beaucoup de sources, dont les médias, qui étaient au sol et qui nous donnaient beaucoup d’information, au travers des intentions, et où étaient les forces terrestres.

Cette déclaration de Charles Bouchard est corroborée par les observations à Tripoli des journalistes indépendants Thierry Meyssan et Mahdi Nazemroaya, qui ont été menacés de mort par de faux journalistes. Essentiellement, les journalistes pointaient les cibles pour l’OTAN, notamment lors des tentatives d’assassinat. Ils pouvaient déposer des balises GPS pour marquer un emplacement exact, en vue d’une frappe ultérieure, ou encore communiquer au moyen d’un téléphone satellitaire avec le centre de commandement et de contrôle de l’OTAN, où le général Bouchard ordonnait les assassinats dans un délai de quelques minutes, puisque des avions d’attaque étaient constamment en vol, à distance de frappe. Ainsi, lorsque les faux journalistes constataient que Kadhafi se trouvait à un endroit, ils appelaient tout de suite Bouchard.

Entrevue avec Thierry Meyssan à la télévision syrienne où il décrit le comportement de certains faux journalistes. L’émission est en arabe, mais M. Meyssan répond aux questions en français.


Entrevue en direct sur Russian Television de Mahdi Nazemroaya, menacé de mort à Tripoli ainsi que Thierry Meyssan, par de faux journalistes occidentaux.

Reportage de Michel Collon

Reportage de Lizzie Phelan

Conférence de Lizzie Phelan


Une enquête doit avoir lieu

Au Parlement d’Ottawa, l’opposition n’a plus le choix et doit réclamer une enquête sur les allégations ci-dessus de crime de guerre commis par le lieutenant-général Charles Bouchard, commandant de l’opération Protecteur unifié, contre le gouvernement conservateur et contre les médias complices. Éventuellement, le premier ministre et le ministre de la Défense eux-mêmes devront être inculpés de crimes contre l’humanité si l’on arrive à faire la preuve qu’ils étaient au courant des cibles et des conséquences réelles des bombardements de la Force aérienne royale du Canada.

L’opposition doit faire vite, car les criminels s’emploient actuellement à effacer rapidement les traces de leurs méfaits. En Libye, tous les témoins gênants seront liquidés. Des exterminations massives auront lieu. Même la CPI participe à la traque en vue d’exterminer ceux qui pourraient révéler beaucoup de choses. Elle a servi un avertissement à Saïf al-Islam, le fils de Kadhafi qui essaie actuellement de sauver sa peau et qui sait pertinemment qu’il ne peut pas se rendre aux terroristes du CNT s’il ne veut pas finir comme son père et ses deux frères. La CPI a prévenu Saïf al-Islam qu’elle ferait « intercepter » l’avion s’il essayait de se rendre dans un autre pays par la voie des airs, ce qui veut dire essentiellement qu’elle fera abattre l’avion, donc qu’elle fera éliminer son illustre passager.

Le temps joue également contre d’autres témoins importants, comme les journalistes mentionnés ci-dessus, qui pourraient être considérés comme des « menaces pour la sécurité nationale » et être liquidés ou mis au cachot.

Syrte en ruines


Prochaine chronique dans quelques jours :

Quelle démocratie sept mois plus tard pour les Ivoiriens « libérés » par les bombardements français et onusiens avec la complicité d’Ottawa ?


Enquête sur le terrain en Afrique de l’Ouest