Le Blog de Aymard

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Archives de Tag: Omar Bongo

La famille Bongo et les « Biens mal acquis »

L’ancien président du Gabon et sa famille ont dépensé des centaines de milliers d’euros en espèces pour l’achat de costumes, selon une enquête judiciaire à Paris pour détournement de fonds publics révélée par le Canard enchaîné.

Cette instruction déclenchée contre l’avis du parquet par un arrêt en 2009 de la plus haute juridiction française vise les biens détenus en France et les dépenses de plusieurs chefs d’Etat de pays africains stratégiques pour la France.

Le président gabonais Omar Bongo, mort en juin 2009 après 41 ans à la tête de cette ancienne colonie française, a dépensé 344.000 euros en espèces le 30 octobre 2007 pour l’achat de costumes de marque dans une boutique de luxe parisienne, montre une note de Tracfin, cellule anti-blanchiment de Bercy, versée aux dossiers des juges, selon l’hebdomadaire.

Son fils Ali Bongo, qui lui a succédé, a acheté en 2010 pour 88.000 euros de costumes à Pape N’Diaye, couturier renommé, et les factures ont été réglées par un tiers, selon une autre note de Tracfin.

Une troisième note de Tracfin montre que Pascaline Bongo, fille aînée d’Omar Bongo, a acheté en mars 2009 pour plus de 158.000 euros d’Armagnac. Sa demi-sœur Flore a dépensé 1.037.500 euros entre avril 2010 et avril 2011, relève aussi Tracfin.

Les juges ont obtenu au total la transmission de 11 notes dans lesquelles cet organisme officiel que les banques doivent obligatoirement informer faisait la liste des dépenses suspectes.

L’hypothèse de l’instruction française est que les fonds proviennent de détournement de fonds publics de ces Etats africains. Les responsables concernés le nient et voient l’enquête comme une atteinte à la souveraineté de leurs pays.

Une première phase de l’enquête en 2007 avait recensé 39 propriétés immobilières de luxe et 70 comptes bancaires détenus par la famille Bongo et ses proches, 24 propriétés et 112 comptes bancaires pour la famille Sassou N’Guesso, président du Congo-Brazaville.

L’instruction s’alimente régulièrement de nouveaux éléments, comme dernièrement une note des Douanes de mars 2011 montrant que Teodorin Obiang, fils du président de Guinée équatoriale, a affrété en 2009 un avion ayant fait escale en France avec à son bord 26 voitures de luxe, dont sept Ferrari et cinq Bentley.

Il a aussi été découvert qu’il avait dépensé 18 millions d’euros lors de la vente aux enchères de la collection d’Yves Saint-Laurent et de Pierre Bergé en mars 2009.

Thierry Lévêque

Article un peu modifié

Voir l’article original sur lexpress.fr

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Le scalp du Guide …

Le morbide trophée d’un Kadhafi ensanglanté avec tout autour la danse funeste de ses propres compatriotes exhibé sur tous les écrans de télévision du monde. Une sorte de rituel de la coalition Onu-Otan-Ue-Cnt afin d’exorciser l’occident engluée dans l’une des pires crises de son odyssée ; au prix d’une traque dantesque sur le Guide bédouin. Un effroi déshumanisant pour guérir une crise de l’humanité. Peut-être la prescription d’une obscure secte apocalyptique planétaire ? Parce que jusque là les motivations de cette barbarie subite (plus de 60.000 morts en 6 mois) ne sont toujours pas perceptibles pour les faibles d’esprit comme nous. Longévité au pouvoir ? Omar Bongo a fait exactement 42 ans au pouvoir et serait très certainement encore bien calé dans son fauteuil si la mort ne l’avait fauché. Son fils prolonge d’ailleurs à merveille la légende sans que Sarkozy ne soit inspiré par une mission de sauvetage mystique du peuple gabonais. Fidèle Castro a bien bouclé son demi-siècle au trône sans que les bombardiers des plus grandes puissances militaires ne viennent le déloger. Là encore c’est un successeur pré-identifié qui a pris la relève sans que la Havane ne reçoivent des bombes bénies par l’Onu.

Déficit démocratique ? Il parait qu’il n’y a jamais eu d’élection en Libye. On connait la signification des élections au Cameroun, au Togo, au Gabon, au Tchad, au Burkina Faso : des scrutins à l’issue desquels ce sont toujours les mêmes (ou leurs progénitures) qui gagnent. En d’autres termes, le Guide libyen aurait dû faire semblant comme la plupart de ses collègues du continent en organisant des simulacres de scrutin dont les résultats sont connus d’avance, et il serait peut-être encore en vie. Le classique des scrutins en Afrique est suffisamment rôdé depuis plusieurs décennies : urnes bourrées, trucage des listes électorales, manipulations des résultats, falsifications des documents des bureaux de vote, inféodation des structures organisatrice des élections. Lorsqu’en plus de tout cela, on dispose d’un sous-sol aussi enchanteur que celui de la Libye (gaz, pétrole), on est sûr de figurer parmi les dirigeants les plus fréquentables et les plus adulés.

Il parait que c’est pour rétablir la justice et la liberté que Sarkozy et Obama ont distrait de considérables moyens pour écraser Kadhafi et son régime dans le sang. Qu’on nous donne alors l’échelle des grandeurs en matière de liberté et de justice. Des innocents croupissent dans des geôles en terre américaine à Guantanamo sans que l’Otan ne sente la nécessité d’agir. Des résistants Tchétchènes et Ingouches se font massacrer quotidiennement sans que personne n’ose inquiéter la Russie. A l’interne au Bénin, des milliers d’électeurs en âge de voter ont été privés de leur droit de vote sans que les auteurs ne deviennent des cibles des faiseurs de justice et de liberté dans le monde. Ne parlons pas des accusations à propos des disparités réelles ou supposées en ce qui concerne l’accès aux médias publics ou d’autres questions liées au défaut de justice et de liberté. Mais jusque là, aucun Béninois n’a pensé sérieusement à une intervention du genre de celle diligentée en Libye.

Et pourquoi la liberté, la démocratie et la justice doivent couter autant en vies humaines en Libye ? Kadhafi ensanglanté ; il était une fois Saddam Hussein déterré comme un rat puis pendu. Décalage troublant en comparaison avec le traitement des criminels de guerre nazies après la deuxième guerre mondiale. Idem pour leurs auteurs des massacres et des nettoyages ethniques en ex-Yougoslavie, traités avec beaucoup d’humanité. Lorsqu’un gars tue une centaine d’individus en Suède, il est un militant d’extrême droite protégé par une armée d’avocat, de psychologues, d’experts en tout genre. Mais un enfant palestinien qui lance un caillou à un soldat israélien est un terroriste, cible de drones ou de tir à balles réelles de l’occupant. C’est une évidence que la rébellion du Conseil national de transition (Cnt) a provoqué, en l’espace de 6 mois, 10 fois plus de morts libyens, 20 fois plus de blessés, 100 fois plus de réfugiés que le règne de Kadhafi en 42 ans. Une pensée également pour les dizaines de négro-libyens et émigrés africains noirs en voie d’extermination et objets des pires atrocités pour leur proximité supposée au Guide.

Plein succès aux chasseurs de scalp de dirigeants insoumis au nouvel ordre mondial !!!

arimi choubadé http://arimi.freehostia.com

Sans commentaire

France : la République des malettes

Jacques Foccart créa, sous de Gaulle, la Françafrique, système décrié de réseaux d’influence maintenus par Paris avec ses ex-colonies d’Afrique noire.

Les livraisons de malettes bourrées d’argent auraient pris fin en 2005 quand M. Dominique de Villepin lança abruptement, selon M. Bourgi : « l’argent de tous les Africains sent le soufre ».

« Par mon intermédiaire », « cinq chefs d’Etat africains -Abdoulaye Wade (Sénégal), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Laurent Gbagbo (Côte d’Ivoire), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et, bien sûr, Omar Bongo (Gabon) ont versé environ 10 millions de dollars pour cette campagne de 2002 », prétend l’Avocat Robert Bourgi.

L’actuel ministre des Affaires étrangères Alain Juppé n’est pas épargné. « L’argent d’Omar Bongo a servi a payé le loyer pendant des années » de son club 89, accuse M. Bourgi.

Pauvres de nous ! et surtout misérables de petits chefs d’Etat qui nous dirigent en Afrique.

En réalité, rien de nouveau sur ce plan, qu’ils soient politiques, hommes d’affaires, militaires, nous savons bien que tous les crapules Français se servent chez nous, à deux mains.

C’est encore plus choquant quand une petite merde comme Robert Bourgi parle à notre place et exprime une certaine pitié pour nous. Vous n’en doutez pas que beaucoup de fonctionnaires Africains encore en service ou à la retraite savent beaucoup de choses sur ce registre mais ne pipent mot, ils préfèrent emporter le secret dans leur tombe. Quelle fidélité !

Robert Bourgi doit se rendre compte que l’Afrique a changé et les Africains ne sont plus dupes. Ils connaissent tous les mécanismes mis en place depuis l’époque colonial pour maintenir l’Afrique dans la servitude et la pauvreté. Oui, pauvre doungourou, il n’y a pas que les malettes livrées pendant les échéances électorales mais bien plus. Transporteur de valises d’hier et d’aujourd’hui, Robert Bourgi n’est qu’un voleur doublé d’un réceleur et rien d’étonnant donc qu’il avoue ne pas être fier de ses actes.

Le 30 novembre 2006, Dominique de Villepin s’est rendu à Ndjaména. Toute la journée, les courtiers du régime MPS parmi lesquels Boukhari Brahim Doudou sillonnaient la ville à la recherche d’euros. Le Premier ministre français d’alors était reparti avec une malette…

Les Libanais d’Afrique ont toujours été au service des Occidentaux et ce depuis la période coloniale où ils assuraient l’approvisionnement en marchandises et autres services mêmes les plus obscures. Ils sont pires que les colonisateurs. Ils ne sont pas Européens ni Africains mais disposent des deux nationalités, parlent nos langues, vivent parmi nous mais en cercle fermé et surtout rapâtrient le moindre sou qu’ils gagnent dans nos marchés vers l’Europe et les Etats unis.

Par Mht Abakar sur AMBENATNA

Gabon : Le plan d’Ali pour capter l’héritage d’Omar

Lui-même longtemps écarté du cœur financier du pouvoir par son père, Ali Bongo tient aujourd’hui sa pléthorique fratrie bien à distance du Palais du bord de mer. Il ignore superbement ses demi-frères et demi-sœurs, et veille soigneusement à les dégommer de postes trop stratégiques. Au quotidien, il surveille le dossier très sensible de la succession patrimoniale d’Omar Bongo, décédé le 7 juin 2009. Deux ans après la disparition du doyen, le partage de l’héritage est prévu en juillet. Les descendants de l’ancien président sont en émoi et se concertent. Enquête exclusive chez les Bongo !

Le clan Bongo vole en éclat – Ali a planté le décor lors des funérailles d’Omar Bongo. Dans la soirée du 11 juin, les membres de la famille réunis à la présidence se sont entendus dire : « Papa, c’est fini. Il faut faire autre chose, et j’en ai les moyens ». Depuis, le clan composé de 52 enfants reconnus par l’ancien président a littéralement explosé. Si Ali reste proche d’une branche de la fratrie qui comprend Frédéric, Alex, Albert-Fabrice et Arthur, il a en revanche marginalisé Pascaline.

Autrefois puissante directrice du cabinet d’Omar Bongo, « madame sœur » est d’ailleurs rarement présente au palais. Idem pour Anicet Adnan et Landry, jugés « indépendants et incompétents ». Ex-directeur général de la comptabilité publique au ministère de l’économie,Jeff a été muté à la paierie de l’ambassade du Gabon en France. De son côté,Christian Bongo a été remercié en janvier de la direction de la Banque gabonaise de développement (BGD). Même discrètes, les frustrations familiales s’expriment ouvertement dans les cercles initiés.

Héritiers prioritaires et secondaires – Ces dissensions sont alourdies par la succession patrimoniale d’Omar Bongo confiée à l’avocate Danyèle Palazo-Gauthier. Ali et Pascaline s’activent actuellement pour faire inventorier et expertiser tous les actifs immobiliers de l’ancien président gabonais en France. Cela représente plusieurs dizaines de millions d’euros. Appartements, immeubles, véhicules… rien n’est oublié.

Objectif ? Proposer aux autres héritiers de consentir au partage de ces biens par rachat de leurs droits indivis par les deux aînés de la famille. Isabelle Damiano-Conynck, notaire historique d’Omar Bongo domiciliée à Nice, a été chargée de s’adresser aux bénéficiaires couchés sur le testament pour leur soumettre cette proposition. Selon nos sources, elle s’est rendue à Libreville, du 31 janvier au 3 février, afin de les rencontrer et obtenir leur accord. Le rachat des droits indivis pourrait être finalisé au plus tard en juillet. Si cette opération vise officiellement à ne léser aucun héritier, elle est perçue par certains d’entre eux comme une mainmise d’Ali sur l’héritage de son père. Ambiance…

Un testament, des questions et des frictions – Le document sur lequel repose cette succession n’arrange rien puisqu’il remonte à 1987 et Omar Bongo n’y aurait ensuite apporté aucune modification. Pas même après le décès, en 1993, de sa fille Albertine ou son mariage avec Edith Lucie, sa troisième épouse après Louise Mouyabi Moukala et Patience Dabany, dont il a eu deux enfants : Omar Denis et Yacine Queenie. Sur ce testament, les héritiers sont scindés en trois groupes : les trois aînés (Ali, Pascaline et feue-Albertine) obtiennent la part du lion.

Viennent ensuite Landry et Anicet, les enfants d’adoption Audrey, Jeff, Grâce, Nadine et Betty, puis deux nièces, dontPhilomène Kouna. Le troisième groupe comprend les autres descendants, dont plusieurs réfutent à mots couverts la validité du document. Quant à Omar Denis et Yacine, par ailleurs petits-enfants de Denis Sassou Nguesso, ils ne figurent pas dans le testament.

D’où les tensions entre Libreville et Brazzaville. Sassou souhaite discuter de cette question avec Ali, qui refuse de se rendre à Oyo. Du coup, le président congolais ne gère, pour le compte de ses deux petits-enfants, que les seuls biens du défunt couple au Congo-B. Même si la part gabonaise de l’héritage leur échappe, les deux héritiers ne devraient avoir aucun souci à se faire pour leur avenir…

La Lettre du continent