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Le Parti Communiste du Bénin (PCB) proteste contre la déportation de Laurent Gbagbo à la Haye

PARTI COMMUNISTE DU BENIN (P.C.B)01 B.P. 2582 Recette Principale Cotonou (Rép. du Bénin)

Tél. :21 30 03 22/97 98 35 65 – Site : www.la-flamme.org

LE PCB PROTESTE CONTRE LA DEPORTATION DE LAURENT GBAGBO A LA HAYE

Selon le quotidien « La Nation » en date de ce jour 30 novembre 2011 rapportant l’AFP, « Le procureur a notifié un mandat d’arrêt international au Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo. Il va s’agir de le transférer à la Haye, je ne sais pas quand, ça peut être aujourd’hui, demain au plus tard » (sic). Ainsi, ce jour mercredi, deux jours après l’audition qui a débuté le lundi 28 novembre et dix jours avant les élections législatives auxquelles le parti de Laurent Gbagbo, le FPI a décidé de ne pas participer, les puissances étrangères qui ont agressé la Côte d’Ivoire, bombardé le Palais présidentiel et ont réduit le pays en un protectorat, sous mandat de l’ONU, transformée en agence de couverture des agressions et de recolonisation des pays pauvres, notamment ceux d’Afrique, les puissances étrangères déportent l’ex chef d’Etat avec la complicité de celui qu’on ne peut pas ne pas qualifier de pantin des puissances étrangères, Alassane Ouattara.

Ainsi, sous nos yeux, se répète le scénario de déportation des rois et chefs de communautés qui ont, pour une raison ou une autre, résisté à la volonté des colons. Que les auteurs des crimes qui ont endeuillé la Côte-d’Ivoire et semé la mort dans les populations doivent être jugés, il n’y a aucun doute là-dessus. Et le PCB qui en appelle au jugement et au châtiment des criminels politiques l’a toujours exigé dans notre pays et partout. Mais cela doit l’être dans chaque pays, et en occurrence ici, en Côte-d’Ivoire avec la législation ivoirienne afin qu’un terme soit mis à l’impunité par le peuple ivoirien et non par des puissances étrangères. Il y va de la souveraineté, de la dignité et de l’honneur de chaque peuple et de l’Afrique.

C’est sur la base de ces principes que les Etats-Unis refusent le jugement de leurs citoyens en dehors de leur territoire et ont refusé de ratifier jusqu’aujourd’hui le traité de la CPI. La France également joue des pieds et des mains pour ramener sur son territoire ses citoyens accusés de crimes comme on l’a vu dans la ténébreuse affaire Arche de Zoé au Tchad. Ainsi les grandes puissances défendent leur dignité et s’acharnent à humilier les peuples africains et leurs dirigeants, à les traiter comme des esclaves.

C’est inadmissible, inhumain. Le PCB élève une vive protestation contre l’humiliation de l’Afrique, de ses fils et dirigeants. Il répète qu’il n’appartient à aucune puissance étrangère de juger les criminels politiques d’un autre pays. Il invite toutes les organisations démocratiques à protester contre les puissances étrangères et leur complice, Alassane Ouattara au pouvoir en Côte-d’Ivoire. Gbagbo doit être ramené en Côte-d’Ivoire pour y être jugé pour ses crimes.

Cotonou, le 30 novembre 2011

Le Parti Communiste du Bénin

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Suspension des primes et indemnités dans les sociétés et offices d’Etat : Boni Yayi achève la destruction de l’économie nationale

PARTI COMMUNISTE DU BENIN (PCB)

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Dans une note envoyée aux ministres le 31 octobre 2011, le Secrétaire Général du Gouvernement écrit :  « Sur instruction du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, il vous est demandé de faire procéder, dès à présent, à la suspension du paiement des accessoires de salaire (primes et indemnités) dans les sociétés et offices d’Etat sous votre tutelle en attendant de nouvelles mesures à prendre par le Gouvernement.

En conséquence, seuls les salaires seront payés aux employés et agents relevant de ces structures.

Des contrôles seront effectués par les organes compétents pour vérifier la mise en œuvre effective des présentes prescriptions ».

Ainsi, d’un coup de crayon, par simple instruction dictée à son Secrétaire Général, un Chef de Gouvernement peut se permettre de suspendre l’application de conventions négociées et signées d’accord parties entre les Directions Générales et les employés, contresignées par le Représentant du Gouvernement (le Ministère du Travail) après approbation des Conseils d’Administration des sociétés  et offices d’Etat. D’un coup de tête au Bénin de Boni YAYI, on peut décider de suspendre les primes et indemnités, affamer les familles des dizaines de milliers d’employés, compromettre la prise en charge financière de leurs obligations en matière d’éducation de leurs enfants. D’un coup de tête, on peut compromettre le recouvrement des échéances dues aux banques, aux institutions de prêts, aux créanciers fournisseurs artisans. D’un coup de tête, on peut stresser et déstabiliser les caisses de sécurité et d’assurance sociales dont les cotisations ou primes sont fonction de la rémunération, c’est-à-dire salaire de base, primes et indemnités.

De quelque côté que l’on analyse la décision, elle est illégale, arbitraire, irréfléchie, déraisonnable, assassine, à la limite idiote (excusez le mot) mais, parfaitement  conforme à une gestion autocratique. Oui, illégale car prise à l’encontre de toutes les lois. Que des larbins, agents des puissances financières, tel Fulbert GERO AMOUSSOUGA qui n’hésite pas à tirer sur ses propres étudiants, la défendent n’étonne guerre (Cf. son passage sur Canal3 le dimanche 06 novembre 2011).

Pour le clan des réactionnaires et pro-impérialistes du Bénin de l’acabit de GERO AMOUSSOUGA, ce sont les travailleurs qui seraient les premiers responsables de la mauvaise gestion des sociétés d’Etat et du pays. Mais, la réalité est autre. Ce sont les dignitaires au pouvoir, Boni YAYI et ses ministres qui tondent et détruisent les entreprises publiques par l’intermédiaire des partisans nommés à la tête de ces structures. Les auditeurs internes nommés bureaucratiquement sont devenus des charges supplémentaires aux entreprises, réclamant des avantages inouïs : bureaux luxueux, véhicules 4×4 dernier cri à coup de dizaines de millions de francs CFA. Ce sont ces dignitaires qui rejettent et combattent par tous les moyens le contrôle populaire de la gestion du bien public, l’élection et la révocabilité des Directeurs Généraux et Directeurs Techniques, même la simple publication des audits et observations des commissaires aux comptes. Alors, qu’on ne vienne pas  nous faire accroire que Boni YAYI voudrait l’assainissement des entreprises publiques. Alors donc, pourquoi, au lieu de suspendre « en attendant de nouvelles mesures, à prendre par le gouvernement », ne peut-on pas d’abord étudier de nouvelles mesures avant de décider ? Mais, l’autocrate a sa loi, celle d’être au-dessus de toutes les lois, d’être la loi en soi ; son humeur du jour, ses intérêts propres en sont le fondement. Ainsi, l’autocrate Boni YAYI détruit tout sur son passage : travailleurs salariés, sociétés  et offices d’Etat, banques, CNSS, artisans et, enfin, l’image du pays. A sa suite, les employeurs des sociétés privées peuvent se livrer à l’arbitraire à l’exemple du Chef de l’Etat. L’économie est ainsi en voie de destruction certaine, au profit des bailleurs de fonds extérieurs et des clans à son service, commanditaires et bénéficiaires de l’écrasement des travailleurs et du peuple.

Le Parti Communiste du Bénin dénonce la mesure illégale, arbitraire, assassine de suspension des primes et indemnités des travailleurs des entreprises et offices d’Etat. Il soutient les travailleurs et leurs organisations syndicales dans leurs protestations et actions contre l’arbitraire. Il appelle tout le peuple à organiser la résistance et les combats contre la dictature autocratique jusqu’à son renversement populaire.

Le Parti Communiste du Bénin

BENIN : Appel aux travailleurs et aux peuples à approfondir la réflexion et le mouvement pour vaincre la nouvelle autocratie

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La semaine qui vient de s’écouler aura été dominée par les évènements à la douane et émaillée d’agressions contre les droits, les hommes et les biens. Après les longues diatribes de Boni YAYI contre les douaniers, ont suivi les hordes armées et vandales qui sont allées défoncer les portes des bureaux de douane, la déclaration de conformité de la Cour Constitutionnelle et le discours de Boni YAYI.

La décision de la Cour constitutionnelle était attendue; sans surprise puisque Boni YAYI l’avait annoncée et avait prévu pour ce lundi les radiations des grévistes.

Résumons le scénario : fabrication d’une LEPI truquée et imposée à tout le peuple malgré les irrégularités manifestes, holdups électoraux (présidentiel et législatif) annoncés et réalisés grâce à cette LEPI et aux fraudes imposés par la force, achat des responsables de la RB pour une majorité confortable à l’assemblée. Puis la suite: introduction tous azimuts de projets et propositions de lois qui passent comme lettres à la poste et qui contiennent tous des atteintes aux libertés. C’était annoncé dès la réalisation du holdup: on se souvient de la déclaration péremptoire tombée comme un cheveu sur la soupe de GNONLONFOUN donnant les résultats non encore validés par la Cour constitutionnelle : «la récréation est terminée; mettez vous au travail».

Les douaniers ont pensé qu’il était possible de faire retirer la proposition les concernant afin de discuter. Impossible répondent Boni YAYI et ses conseillers. Ils n’ont même pas attendu le simulacre de validation de la loi par leur Cour Constitutionnelle; dès le jeudi (29 septembre) des escouades étaient envoyées dans les postes de douane pour défoncer les portes et remplacer les clés. Dans leur furia de tout raser sur leur passage et de faire taire définitivement les travailleurs, Boni YAYI et son ministre des finances se sont même attaqués au siège du Syndicat de l’Administration Centrale des Finances et seule la résistance et les Olé Olé des travailleurs ont pu pour l’instant préserver le siège de leur syndicat du vandalisme de Boni YAYI. Le tableau est clair et rappelle des époques bien sombres de notre histoire. Faut-il le rappeler ?

Avril 1974, KEREKOU et son GMR dissolvent les organisations de jeunes. Juin 1975, il assassine AIKPE, pourchasse et emprisonne tous les responsables syndicaux grévistes, décapitant ainsi l’UNSTD et condamnant la centrale à un rôle de caisse de résonnance. 1977: il impose sa Loi Fondamentale qui supprime le droit de grève. Hormis le PRPB et ses organisations, les libertés d’association, de réunion, de manifestation étaient supprimées. Pendant cette époque (de 1977 à 1989) il n’y avait pas de grève des travailleurs. Et pourtant ! L’économie était ruinée. Ce n’est donc pas à cause de la grève ! C’est le pillage des ressources et la ruine du pays que cela a entraîné qui ont conduit les travailleurs, les jeunes à déclencher les grèves et manifestations qui finirent par emporter le régime de KEREKOU.

Boni YAYI vient donc de poser son premier acte d’autocrate et il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Les douaniers ne sont que la première étape; les travailleurs dans leur ensemble doivent être pratiquement privés du droit de grève par une loi qui est déjà dans la file au parlement. Puis suivra la révision de la Constitution pour se donner encore plus de pouvoir. Et de toute évidence, ses ambitions sont aux antipodes des souhaits des travailleurs et de la volonté populaire; si l’on sait écouter le bourdonnement populaire.

En résumé, vous voulez des députés qui soient réellement vos porte-parole et qui initient des lois qui résolvent vos problèmes et fassent progresser le Bénin; vous voulez un gouvernement qui soit à l’écoute du peuple et des travailleurs et non aux ordres des puissances extérieures: cela, c’est le pouvoir des travailleurs et des peuples que vous n’avez pas encore. Si vous voulez un tel pouvoir il faudra encore travailler dur, vous battre pour le mériter. C’est la première leçon que boni YAYI vous donne.

Et il n’entend pas discuter. Vous l’avez écouté, lui-même et ses conseillers, ELEGBE (un émule de KEREKOU qui se décrit lui-même comme tel), HOUNTONDJI et autre TAMEGNON, il ne reculera devant rien proclame-t-il. Même si tous les ministères se coalisaient et partaient en grève. Il ne tolèrera même pas, rugit-il, que le peuple prenne la rue; voilà le crédo hystérique de l’homme. Il a besoin d’instaurer la terreur pour appliquer le quatrième PAS et faire payer aux travailleurs et à la jeunesse les conséquences de sa gestion désastreuse du bien public. Tout ce qu’il veut est légal et quiconque le contredit est dans l’illégalité. Toute critique à sa divine autorité est de l’anarchie.

Nous sommes donc en présence de deux droits:

– Le droit d’un peuple qui pense que les dirigeants qu’il se donne sont ses serviteurs et qu’ils doivent exécuter ses instructions, son programme, pour le développement du pays et la satisfaction des besoins de ses citoyens;

– Le droit d’un dictateur qui pense qu’il a acquis le pouvoir par un droit divin et qu’il peut disposer des choses et des hommes comme il le désire et qu’il a le monopole de la violence contre tous les autres.

Quand deux droits sont en présence, seule la force tranche. Et YAYI Boni met en marche la force. C’est la deuxième leçon que vous donne Boni YAYI.

Travailleurs du Bénin, il n’existe plus donc d’autre solution que d’approfondir les réflexions et le mouvement global pour vous donner les moyens de battre par la force la nouvelle autocratie, celle de Boni YAYI.

Voilà où nous en sommes aujourd’hui et voilà le défi. Le défi à relever par tous les travailleurs et les peuples. Vous en êtes capables. Le peuple béninois en est capable.

En 1975, KEREKOU, général de son état et de son armée a fini d’installer la terreur. En 1976, des dizaines de travailleurs et d’étudiants étaient dans les prisons et les camps de tortures, et pourtant le Parti communiste du Dahomey s’est créé en 1977 et a fortement contribué au renversement du système du PRPB. Et pourtant, en 1979, 1982, 1985, etc. les étudiants de l’UNB organisèrent de mémorables grèves qui ébranlèrent les assises du système. Et pourtant, en 1988 et 1989 les travailleurs, à travers divers comités organisèrent les mouvements qui culmineront en décembre 1989 à la chute de l’autocratie.

Vous avez donc l’expérience ou par vous-mêmes ou par vos aînés. Le Parti Communiste du Bénin, ce ne sont pas seulement des hommes; c’est le refus de la soumission, c’est l’amour de la liberté et de la patrie, c’est l’esprit de sacrifice et la détermination. C’est pourquoi vous l’avez arrosé et nourri au long des décennies. C’est un patrimoine national et il n’est plus à créer. Les luttes pour les libertés, vous les connaissez, avec vos succès et vos échecs, vos élans de bravoure et de générosité, avec vos naïvetés et vos désillusions. Le chemin peut donc être raccourci; énormément raccourci. Votre détermination réduira les sacrifices. Nous ne préjugeons de rien mais la détermination à vaincre vous fera trouver tous les moyens de luttes, toutes les formes d’organisation, toutes les initiatives qui viendront rapidement à bout de l’autocratie et instaurer cette fois-ci le pouvoir des travailleurs. Au bout de ces sacrifices, le bonheur et certainement un service rendu aux générations futures. Le Parti Communiste du Bénin est toujours là pour vous servir de conseil et de guide pour la réalisation de cette tâche historique.

En avant donc !

Cotonou, le 03 Octobre 2011

Le Parti Communiste du Bénin

Refondation par Boni Yayi du droit de grève – Assassinat des libertés syndicales, attentat contre la démocratie

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Un projet de loi portant exercice du droit de grève en République du Bénin est en examen à l’Assemblée Nationale. Ce projet se retrouve dans des journaux de la place et les salariés et l’opinion publique peuvent se faire une idée (FRATERNITE n° 2925 du 15 septembre 2011). A la lecture du projet, on se rend compte que le texte dans le fond comme dans la forme est une compilation de monstruosités fascistes, chaque article étant un coup de poignard contre les libertés syndicales, une balle dans le dos de la démocratie au Bénin. C’est plutôt une loi antigrève.

1. De vastes et nombreux secteurs sont exclus du droit de grève. Ainsi, dans le projet de la nouvelle loi, dès l’article 2, les douaniers et forestiers sont interdits de grève; l’article donne les mains libres contre d’autres «agents à qui la loi interdit expressément l’exercice du droit de grève en raison de la spécificité de leurs missions»! Comment une loi sur l’exercice de droit de grève, peut-il parler des agents (sans les nommer) à qui la loi (non spécifiée) interdit ce droit? Ensuite, «le droit de grève est limité dans les services dits essentiels» (Art 15), «ceux relevant de la santé, de la sécurité, de l’énergie, de l’eau, des transports aériens, des télécommunications.». Dans les secteurs dits stratégiques définis dans le texte comme étant «ceux dont l’activité est indispensable à l’intérêt général et au développement économique de la nation notamment les services financiers», où la «cessation même partielle de travail, porterait de graves préjudices à l’économie nationale» (selon le pouvoir) (Art 19), les agents sont réquisitionnés d’office en cas de grève, donc la grève leur est interdite !

2. Les motifs de grève ont été restreints. Les intérêts moraux, démocratiques des salariés sont exclus des motifs de grève. Les autorités peuvent alors bafouer les droits humains des travailleurs et des citoyens. L’article 3 dispose en effet que «les grèves qui n’ont pas un caractère professionnel sont illicites et interdites notamment les grèves politiques». Les grèves contre les enlèvements et assassinats crapuleux par les autorités, contre les détournements sordides seraient illicites puisque n’ayant pas de caractère professionnel. Et de l’exercice du droit de grève, l’on s’attaque à la liberté d’association! «Il est interdit aux organisations syndicales de se constituer en alliance ou en coalition quelconque avec les partis ou mouvements politiques». Mais évidemment, YAYI ne s’interdira pas de s’enivrer des louanges et soutiens des syndicats de «patriotes» ou de «modérés» stipendiés.

3. La procédure entrave l’exercice du droit de grève. L’article 4 exige «des négociations collectives obligatoires et préalables à toute action syndicale conflictuelle». Ainsi, si un salarié est fusillé sur ordre d’un préfet, il faut aller discuter d’abord avant de protester! Et discuter pendant combien de temps? Pendant vingt (20) jours ouvrables, soit quatre semaines au moins! En effet, l’article 8 dispose: «La durée de préavis de grève est de 20 jours ouvrables avant le déclenchement de la grève». Et pour décider de la grève, il faut montrer «que la volonté de la déclencher provient de la majorité des travailleurs (souligné par nous) de l’entreprise ou de l’administration concernée ou plan local, sectoriel ou départemental et national» (Article 8). Ainsi, si les agents de la santé, de l’éducation nationale ou de Bénin Telecom veulent déclencher une action conflictuelle, il faut que la majorité des infirmiers, des enseignants éparpillés sur l’ensemble du territoire national, etc. se soit prononcée pour cette grève! Le droit de représentation par un syndicat et des responsables est alors nié et aboli par le Roi YAYI !! Même si une instance du syndicat était habilitée à décider, «la décision majoritaire fera l’objet d’un procès-verbal signé de tous les participants… Le procès-verbal doit être joint au préavis de grève» (Art 8). L’autonomie des syndicats, le secret de leurs délibérations sont ainsi niés et piétinés. Et dernier coup de marteau contre le droit de grève, «le préavis émane de l’organisation ou des organisations de travailleurs régulièrement constituées et qui ont rempli les formalités de leur déclaration officielle» (Article 9).

Et «l’agent gréviste est tenu de justifier préalablement son appartenance syndicale» (Article 25). Le droit de grève, le droit de la cessation concertée de travail, n’appartient plus alors au travailleur. Ainsi, est vidé et violé l’article 31 de la Constitution (pourtant repris en article premier de la loi) qui dit que «tout travailleur peut défendre, dans les conditions prévues par la loi, ses droits et ses intérêts, soit individuellement (souligné par nous) soit collectivement ou par l’action syndicale». Partout ailleurs dans le monde, on n’est nullement obligé d’être syndiqué d’abord avant de faire grève, mais ici, le roi Boni YAYI veut instituer sa propre loi. Et lorsque pourtant la grève est déclenchée, le recours «à l’arbitrage d’un médiateur est obligatoire» et «ce recours est suspensif du déclenchement de la grève dans les services essentiels» (souligné par nous.) (Article 14).

4. Passons sur les autres monstruosités qui disposent que «lorsque les réquisitions sont notifiées au siège d’une organisation syndicale, celle-ci est tenue de les afficher et de joindre ses militants concernés pour tous voies et moyens de communication appropriés…!». Boni ordonne que le syndicat lui-même sabote son propre mot d’ordre de grève. C’est plus que de l’humiliation, c’est de la torture. Et seul un tortionnaire peut inventer de tels artifices.

5. Au total, interdiction directe de la grève dans des secteurs spéciaux (douanes, eaux et forêts), réquisition d’office de grévistes dans les secteurs dits stratégiques, droit limité dans les secteurs dits essentiels, négation du droit de grève au travailleur, négation de la représentation des syndicats, négation même du syndicat, remise en cause de tout droit acquis, interdiction de grève pour des motifs démocratiques (autres que professionnels), tel est le tableau de ce projet de loi sinistre. Il est évident qu’un Parlement qui votera une telle loi restera dans l’histoire comme une assemblée de félons et de nazis.

6. Cette loi constitue une attaque contre la démocratie et contre le développement du pays. Après avoir usurpé le suffrage populaire pour se donner un second mandat à la tête du pays, après s’être donné à l’Assemblée Nationale une majorité qu’il étoffe à coup d’achats de députés, Boni YAYI s’attaque frontalement aux droits acquis démocratiques des travailleurs salariés et à la démocratie. L’objectif de cet acharnement à concentrer tous les pouvoirs en ses mains, (concentration de la nomination des inspecteurs des ministères, des comptables publics, de l’Autorité de lutte contre la corruption en plus de la magistrature, contrôle de la presse), cet acharnement à vouloir museler les travailleurs salariés et leurs organisations syndicales, à interdire la grève au Bénin, l’objectif pour Boni YAYI c’est d’avoir les mains libres pour gérer selon son seul bon vouloir dictatorial le bien public, pour que personne ne se lève contre les scandales tels CEN-SAD, ICC-services, machines agricoles, PVI, NPE, enlèvement de DANGNIVO, etc.

En conclusion, le Parti Communiste du Bénin (PCB) dénonce cette offensive criminelle du pouvoir de Boni YAYI contre les libertés syndicales et la démocratie au Bénin et exige le retrait de ce projet de loi anti-grève. Le Parti Communiste du Bénin appelle les travailleurs salariés, les organisations des droits de l’Homme, tout le peuple à se lever pour dénoncer et à s’opposer à cette offensive criminelle contre la démocratie au Bénin.

A BAS L’AUTOCRATIE !

VIVE LA DEMOCRATIE !

Cotonou, le 19 septembre 2011

Le Parti Communiste du Bénin

BENIN : Boni Yayi continue sa campagne pour asseoir la dictature sur le pays

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On pouvait penser qu’après avoir réussi son hold-up électoral pour usurper un second mandat, Boni YAYI se sentirait satisfait, s’apaiserait et s’attaquerait enfin à la résolution des questions essentielles du pays. Une telle vue, aussi peu fondée soit-elle compte tenu du programme avancé par le président candidat a traversé l’esprit de certains puisqu’ayant servi d’argument de campagne à ceux-là qui réclamaient dix ans pour Boni YAYI. Mais voilà, le bonhomme s’est arrangé pour avoir les dix ans. Et voilà et pourtant, le président continue sa campagne électorale permanente, alliant la démagogie la plus crasse aux attentats les plus grossiers contre les libertés et le pouvoir d’achat des travailleurs et des citoyens afin de s’assurer la domination totale de sa dictature sur le pays.

Ainsi, Boni YAYI va-t-il vers les zémidjans pour laisser entendre qu’il pense à leur reconversion alors que lui et tout son entourage ont encouragé tout le temps la perpétuation de leur condition. Boni YAYI va au CNHU au service des urgences et promet l’accroissement des capacités d’accueil comme si la cause principale de l’encombrement des urgences était l’insuffisance de place dans ce service. Boni YAYI va visiter la prison civile de Cotonou, annonce la construction de dix autres prisons et offre un repas aux détenus; là encore comme si l’encombrement des prisons était seulement dû à l’insuffisance des places. Lors de cette visite, il a été bien dit que la prison civile de Cotonou qui a une capacité de 400 places abrite aujourd’hui plus de 2300 détenus; mais, il a été également dit que sur ces 2300 détenus, seuls 115 (cent quinze) donc 5% seulement ont été jugés. Alors, tout homme sensé, préoccupé de l’amélioration réelle du sort des détenus et des conditions de détention dans le pays aurait vu que le problème véritable, la source première de l’encombrement des prisons se situe au niveau du système judiciaire.

Tout homme sensé sait que le service d’urgence n’est pas le lieu de séjour prolongé d’un malade. C’est au plus un lieu de transition vers des services spécialisés lorsque le séjour doit se prolonger. L’encombrement du service d’urgence du CNHU interpelle alors tout le système sanitaire depuis les hôpitaux de zone jusqu’aux autres services spécialisés du CNHU.

Mais, Boni YAYI, le dictateur, veut jeter la poudre aux yeux du peuple qu’il suce, opprime.

Les annonces tape l’œil sont alors légion. La base de taxation des importations a-t-elle été changée afin de pressurer davantage les populations? Boni YAYI accuse les douaniers et les traite tous de faussaires! Non, ce n’est pas le Programme de Vérification des Importations (PVI) qui est la cause de la flambée des prix des produits importés disent Boni YAYI et sa valetaille de ministres, mais les commerçants « véreux » à surveiller et le gouvernement ne fait que lutter contre la fraude des douaniers et transitaires! Confondu par le syndicat des douaniers dans une conférence de presse, le pouvoir continue néanmoins de foncer tête baissée, acceptant un abattement de 25% par ici, le maintien de l’ancien système de taxation par là mais, sans rien relâcher au fond. Boni YAYI tient à faire payer aux populations avec la hausse des taxes douanières, le renflouement du Trésor public pillé et continuellement pillé par lui et son équipe. Dans toute cette affaire, lui et son Premier Ministre «super-kpayo» KOUPAKI qui parlaient de fiscalité de développement ne songent nullement à la protection de la production intérieure mais, uniquement au remplissage des caisses de l’Etat en leurs mains et à leur service.

Boni YAYI, va à Parakou à «l’écoute» des populations, nous dit-on. Celui-là qui, pendant cinq ans, n’a jamais raté une occasion d’être à Parakou ne connaît plus les problèmes de Parakou!!! Et les problèmes des étudiants et scolaires de l’Université de Parakou, est-ce maintenant que le Président refondateur veut les connaître? Et les questions de l’emploi!

Le dernier grand objet de démagogie empoigné par Boni YAYI est le vote de la loi anti-corruption. Dès le soir du vote de la loi par le Parlement le 28 août 2011, il a clamé son auto-satisfaction par un message radio-diffusé à la Nation. Les journaux à sa solde ont entonné des «gloria» au messie Boni YAYI. D’accord, la nouvelle loi prend en compte certaines avancées formelles des exigences de lutte contre la corruption; notamment elle s’étend à beaucoup plus de catégories de citoyens ainsi qu’à beaucoup plus de domaines. Mais à entendre tout ce chœur d’auto-louange du pouvoir, c’est comme si c’est l’absence de loi qui avait empêché jusque-là la répression des pilleurs de l’économie nationale. Or, il y avait auparavant bien de lois, depuis celles issues de la législation française qui fait, par défaut, force de loi dans notre pays, jusqu’aux propres textes internes, notamment l’Ordonnance n°79-23 du 10 mai 1979 réprimant les détournements, corruptions, concussions et infractions assimilées commis par les agents permanents de l’Etat et l’Ordonnance n° 80-6 du 11 février 1980 indiquant les dispositions en vue de la répression disciplinaire, des détournements et de certaines infractions commis par les agents de l’Etat et les employés des collectivités locales. S’il n’y a pas eu répression, si la corruption s’est étendue et approfondie, c’est parce que la source première est le premier magistrat lui-même du pays, le Président de la République. C’est lui qui tient tout le système de contrôle administratif, judiciaire, etc. C’est lui et lui seul qui décide de qui sanctionner en matière de corruption. Alors, le clientélisme s’installe et le Président lui-même devient le centre des réseaux de pilleurs.

Boni YAYI, depuis son hold-up électoral, œuvre à se soumettre directement tous les organes de contrôle. En plus de l’Inspection Générale d’Etat (I G E), les inspections dans les ministères sont maintenant rattachées au Président de la République. La nouvelle loi contre la corruption met sous son contrôle direct et par la nomination de ses membres, l’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption. Dans ces conditions, les affaires comme ICC-Services, machines agricoles, CEN-SAD, avion présidentiel, la route Allada-Ouidah, etc. sont d’ores et déjà noyées. D’ailleurs, il se protège bien en ne prévoyant pas la rétroactivité de la nouvelle loi.

On nous avait dit et chanté sur tous les tons et gammes que la LEPI permettrait une meilleure lutte contre la fraude électorale. C’est ce que l’on tente de nous faire accroire avec la nouvelle loi contre la corruption. Mais, tout comme la loi sur la LEPI concentre la fraude aux mains de celui qui contrôle le système électoral, la nouvelle loi contre la corruption en concentrant tous les pouvoirs de contrôle dans les mains du Président de la République place ce dernier au cœur de la corruption. Et tout comme la LEPI n’a pas diminué la fraude électorale, la nouvelle loi contre la corruption ne changera pas grand-chose. Tout comme la lutte contre la fraude électorale, la lutte contre la corruption ne peut connaître des avancées significatives que si le pouvoir de contrôle est démocratisé, dans les mains des travailleurs et citoyens, jusqu’à la désignation des Directeurs centraux et techniques.

Ce qui est en cause ici et là, c’est le système lui-même, le pouvoir néocolonial qui assure le parasitisme au sommet de l’Etat et l’impunité aux dirigeants. Ce qui est en cause, c’est le pouvoir en place qui s’acharne à renforcer sa dictature. Et à ce propos, les attentats contre les libertés et le pouvoir d’achat des populations sont légions. Boni YAYI s’acharne à supprimer toute autonomie d’où pourrait surgir la moindre contestation éventuelle de son autoritarisme. Ainsi, les ministres ne doivent plus nommer les inspecteurs mais, lui et lui seul. Ainsi, les grèves doivent être partout non seulement contrecarrées mais, s’il le faut, interdites. Une nouvelle loi anti-grève est ainsi en préparation.

La Constitution doit être révisée et des complots divers (prolongement de la durée du mandat présidentiel par exemple) sont imaginés pour servir de prétexte à un renouvellement à vie du mandat du nouveau despote.

Chaque jour qui passe donne des preuves que les travailleurs et le peuple ont à affronter et à renverser un dictateur, une nouvelle autocratie. L’expérience passée indique que les reculades et les fuites ne font qu’encourager le despote.

Les travailleurs, la jeunesse et les peuples du Bénin, tirant les leçons de leurs combats contre l’autocrate KEREKOU ainsi que des expériences des autres peuples –Tunisie, Egypte, etc.-, sauront s’organiser pour renverser le dictateur Boni YAYI et établir un pouvoir à leur service, le pouvoir des travailleurs et des peuples. Le Parti Communiste du Bénin (P C B) appelle tous les patriotes et démocrates à cette tâche de salubrité et de dignité nationale.

Cotonou, le 06 septembre 2011

Le Parti Communiste du Bénin

La Prise de Tripoli par l’OTAN et les pseudo forces rebelles : Achèvement de la Guerre de Brigandage contre le peuple Libyen

PARTI COMMUNISTE DU BENIN (P.C.B)  

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Tél. : 21 35 02 95/97 68 88 73 – Site :www.la-flamme.org

Depuis le 26 AOÜT 2011 dernier tout semble terminé en Lybie. Les agresseurs impérialistes franco-américano-britanniques sous couvert de l’OTAN et leurs sous-fifres dits forces de rébellion sont entrés à Tripoli et ont pris la capitale parachevant ainsi leur criminelle besogne.

Dans une Déclaration en date à Cotonou du 30 mars 2011, le Parti Communiste du Bénin écrivait: «Les puissances impérialistes, française, britannique et américaine qui craignent la perte de contrôle sur les peuples qui s’émancipent de leurs piliers dictateurs, se précipitent sur la Libye., soudoient et escamotent l’action populaire qui n’a pas encore toute la plénitude de sa puissance et la transforment en rébellion armée afin de la récupérer pour agresser la Libye et faire la guerre à Kadhafi. Tout s’enclenche et s’accélère. Utilisation de l’ONU pour donner un fondement « juridique » à l’agression sous la forme de « zone d’exclusion aérienne ». Une armada d’avions sophistiqués s’abat sur la Libye pour semer la mort et la désolation. On assiste à la violation sans état d’âme de la résolution de l’ONU avec les bombardements des troupes de Kadhafi au sol. De la « protection des populations civiles », Paris, Londres et Washington passent au « nécessaire départ de Kadhafi » et proclament ouvertement devoir « armer les rebelles anti-Kadhafi ». Tout ceci n’a qu’un nom: agression de type colonial contre la Libye. Aucun droit n’autorise des pays étrangers à aller bombarder un autre afin de « protéger les populations civiles » de ce pays en lutte contre leur président, fusse-t-il dictateur. C’est vrai, Kadhafi est un autocrate, un despote pour son peuple. Mais il appartient au peuple libyen de le chasser. Le soutien extérieur peut et doit être politique, moral mais en aucun cas des armées d’Etat étrangères ne peuvent et ne doivent être déployées. Personne ne doit se substituer au peuple libyen pour décider du sort de ses dirigeants.»

La suite, on la connaît désormais. C’est des milliers de morts que les agresseurs au nom de la liberté du peuple libyen, viennent de causer au sein de la population libyenne.

Des Conférences se tiennent pour le partage de la Libye et de ses richesses. L’entreprise de brigandage contre le peuple libyen est si grotesque et si barbare que cela suscite la réprobation des révolutionnaires et des peuples. Ainsi, dans une déclaration en date du 30 août 2011 intitulée: «Le PC Portugais dénonce un «bain de sang» dans la prise de Tripoli et appelle à intensifier la lutte contre les agressions impérialistes en Libye et dans l’ensemble du monde Arabe ». Le Parti Communiste Portugais (PCP) écrit :

«Le PCP condamne le massacre perpétré par l’OTAN dans la ville de Tripoli dont le nombre de victimes s’élève, en seulement deux jours, à plus de 2 000 morts.

Après plus de cinq mois d’intenses bombardements et de guerre de l’OTAN, le véritable bain de sang perpétré contre la population de la capitale Libyenne dans ce qu’ils appellent l’ «Opération Sirène», tout comme les événements qui s’y déroulent confirment, une fois de plus, les objectifs réels et les véritables protagonistes de cette guerre colonialiste d’invasion et d’occupation.

La prise de Tripoli est surtout le résultat, non pas de cette victoire militaire médiatisée des pseudo «rebelles», mais plutôt de l’intervention directe de l’OTAN et d’un véritable massacre perpétré par cette structure politico-militaire.

Le peuple libyen fut et va être victime d’un crime et d’une violation flagrante du Droit international, de la Charte des Nations unies et même de la Résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui se réfère hypocritement à la protection des civils Libyens et reconnaît le rôle des Autorités libyennes.

Comme le PCP avait mis en garde à l’époque, et comme la réalité est en train de le confirmer, ce qui est en jeu avec la guerre d’invasion et d’occupation de la Libye ne sont pas les droits de son peuple ou quelque aspiration à la liberté et à la démocratie. Au contraire, ce qui est en jeu, encore une fois dans l’Histoire et avec l’exemple des guerres d’Irak, de Yougoslavie et d’Afghanistan est la satisfaction des intérêts stratégiques des principales puissances de l’OTAN quant au contrôle d’importantes richesses naturelles, le pillage des fonds souverains Libyens et le fait d’imposer la domination impérialiste dans la région de l’Afrique du nord et du Moyen-Orient.

La guerre contre le peuple Libyen est indissociable du contexte international d’approfondissement de la crise structurelle du capitalisme, de la réponse de force impérialiste aux processus populaires qui ont lieu dans le monde Arabe, ainsi que des contradictions inter-impérialistes croissantes. Dénonçant l’hypocrisie et les campagnes médiatiques de mensonge et de désinformation qui soutiennent la stratégie agressive des principales puissances impérialistes, le PCP avertit que la guerre d’occupation de Libye, les menaces croissantes d’une intervention impérialiste en Syrie et les provocations israéliennes réitérées contre le peuple palestinien, sont des éléments dangereux de tension supplémentaire dans une situation déjà fortement marquée par l’instabilité et le danger réel de généralisation des conflits.

La prise de Tripoli par l’OTAN et les pseudo forces rebelles a constitué une nouvelle opération contre le droit de souveraineté et l’intégrité territoriale des nations. Mais, comme la réalité s’est déjà chargée de le démontrer dans diverses situations, cela ne signifiera pas la fin de la résistance du peuple Libyen à l’invasion et l’occupation de son Pays, et encore moins de la résistance des travailleurs et des peuples aux guerres, agressions et provocations de l’impérialisme».

Le Parti Communiste du Bénin fait entièrement sienne cette analyse.

Au regard de cette situation, c’est avec un sentiment de tristesse et de honte que nous avons suivi la lâche déclaration du gouvernement de YAYI Boni reconnaissant le dit «Conseil National de Transition», organe fantoche d’agression impérialiste contre le peuple libyen. Le moins que pouvait faire notre Gouvernement, s’il avait encore quelque dignité, c’était de s’aligner sur la position de l’Union Africaine et attendre la fin définitive des hostilités et non en vrai traitre, accorder une caution à ce qui est, aux yeux de tous, considérée comme une agression inacceptable et intolérable pour le contrôle des richesses de la Libye notamment de ses immenses réserves pétrolières et avoirs monétaires.

Fait à Cotonou le 04 Septembre 2011.

Le Parti Communiste du Bénin

BENIN: Boni Yayi aux abois appelle l’armée à des crimes de guerre contre les travailleurs

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Le mardi 12 juillet 2011, Boni YAYI a réuni au Palais de la Présidence de la République le Haut Commandement Militaire et des forces de sécurité et de défense. Dans un discours de guerre ouverte contre les travailleurs grévistes pris comme ennemis, Boni YAYI a demandé au Haut Commandement Militaire de l’aider à sévir. «A partir de lundi 18 juillet…, nous allons procéder à des défalcations systématiques sur salaire pour fait de grève. Celui qui ne va pas travailler sera radié purement et simplement de la fonction publique»… «Je prendrai mes responsabilités, mais avec vous; et je vous demande de prendre vous aussi, vos responsabilités à mes côtés pour mettre fin au désordre, à l’irresponsabilité, à l’irrespect de l’autorité et des institutions de l’Etat». (Cf. le journal «LA NATION» n° 5282 du 13 juillet 2011) dira-t-il à l’adresse du haut commandement militaire. Dans son discours, Boni YAYI présente encore une fois les grèves comme illégales, lancées «sans préavis».

Tout démocrate qui a suivi le déroulement des événements en cours et qui a écouté ce discours ne peut qu’être pris d’effroi et de fureur contre un président qui œuvre avec tant de mensonge, d’irresponsabilité, de volonté despotique à la régression politique, économique et sociale de notre pays.

1.- Boni YAYI ment en disant que les grèves sont lancées sans préavis. A supposer même qu’il en soit ainsi, ce n’est pas l’armée qui est chargée de régler les problèmes de grève! L’objectif de Boni YAYI est donc ailleurs.

2.- C’est Boni YAYI et son gouvernement qui font preuve d’irresponsabilité notoire. Un accord a été signé en avril 2011 entre les centrales syndicales et le gouvernement sous la responsabilité de KOUPAKI. Ce texte a servi de base au décret signé par Boni YAYI accordant le coefficient 1,25 aux travailleurs des finances. L’accord prévoit la mise en place sans délai d’un comité pour décider de la date d’extension aux autres secteurs. C’est dire que l’accord n’a pas fait de discrimination, mais au contraire, s’est donné pour but d’harmoniser les salaires de base. Si Boni YAYI, son Premier Ministre KOUPAKI et son gouvernement étaient sérieux et responsables, après la décision de la Cour Constitutionnelle proclamant le décret contraire à la Constitution, ils devraient d’abord chercher à corriger le décret querellé au regard du texte de l’accord ou au pire rappeler les responsables syndicaux. Mais, Boni YAYI et KOUPAKI ont dès le lendemain de la décision de la Cour de Robert DOSSOU, abrogé le décret pour chercher ensuite à «négocier».

3.- En rappelant les responsables syndicaux le 1er juillet 2011, KOUPAKI savait donc très bien, dès le départ, qu’il ne s’agissait pas de négociation, mais de faire diversion. Ainsi, alors que les responsables syndicaux ont fait dès ce 1er juillet 2011 des propositions de conversion des primes dont la prime de rendement (qui, à elle seule, fait 18% du salaire), KOUPAKI s’est mis à jouer au dilatoire, à inventer des chiffres qui sont passés de 14 milliards à 22,5 milliards afin de conclure à l’impossibilité de satisfaction des revendications. Comment donc peut-il être impossible de convertir 18% et des primes spécifiques (allant de 100.000 à 180.000 par semestre) en 25% ? Seuls KOUPAKI et son ministre Adidja MATHYS en ont le secret !!! Et l’irresponsabilité de ce gouvernement est allé jusqu’à demander aux responsables syndicaux d’aller écouter les experts étrangers du FMI et de la Banque Mondiale. Avons-nous alors encore un gouvernement au Bénin ou un gouvernement sous tutelle ?

C’est avec une telle irresponsabilité que Boni YAYI et son gouvernement détruisent systématiquement le travail et l’envie de travailler pour le pays. Le jour du bilan viendra, mais il suffit de voir l’agitation et les improvisations incessantes de Boni YAYI pour se rendre compte que c’est lui qui est à la source de l’accroissement de «la paresse, du désordre, de l’anarchie, de l’impunité» dans le pays. Qui a achevé la dégringolade de la culture du coton ? Pendant que le Bénin produit et exporte du coton, les usines (SITEX dans le Mono, IBETEX à Parakou, SHB à Bohicon, etc.) et des milliers d’ouvriers sont en chômage technique faute de coton et de graines de coton.

Qui en est responsable ? Qui a achevé la ruine de Bénin Telecom ? N’est-ce pas Boni YAYI et son DG Patrick BENON ? Qui a permis l’escroquerie des populations avec l’affaire ICC-Services, asséché leur épargne et compromis leurs activités ? Boni YAYI et ses ministres des finances et d’Etat d’alors KOUPAKI et KOGUI N’DOURO.

5.- L’appel à l’armée contre les travailleurs constitue une incitation aux crimes de guerre. Boni YAYI s’était déjà ridiculisé avec son discours anticonstitutionnel du 13 juin 2011 contre le droit de grève. Maintenant, en appelant ouvertement un mois plus tard l’armée dont la mission est de défendre le territoire contre les agressions extérieures, à l’aider à sévir contre la population civile intérieure et notamment les travailleurs grévistes, Boni YAYI passe à l’incitation à un crime flagrant aujourd’hui réprouvé par l’opinion internationale: le crime de guerre. Ses ministres KOUPAKI et de SOUZA qui jouent au dilatoire sont complices de ces incitations aux crimes de guerre et passibles du T.P.I. dont le Bénin est signataire.

6.- Au total, le PCB réprouve et dénonce la proclamation de guerre ouverte de Boni YAYI contre les travailleurs et le peuple. Il appelle les travailleurs et le peuple à puiser dans leurs expériences pour faire face au despote criminel et continuer les combats jusqu’à l’émancipation complète du pays.

Quant aux militaires, il est déjà établi qu’ils sont responsables à titre individuel des actes qu’ils auront commis. Le PCB les appelle à ne pas répondre aux incitations criminelles du despote apatride aux abois, mais à cultiver les liens d’action avec les travailleurs et le peuple pour l’émancipation et l’indépendance de notre pays.

Cotonou, le 14 juillet 2011

Le Parti Communiste du Bénin

BENIN : Déclaration du PCB sur le ralliement de la RB à la mouvance présidentielle

PARTI COMMUNISTE DU BENIN (P.C.B)

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Début juin 2011, a débuté une série d’actes politiques signifiant le ralliement de la Renaissance du Bénin (RB) au pouvoir de Boni YAYI: Participation au Bureau de l’Assemblée Nationale contre l’avis des partis membres de l’Union fait la Nation, participation au gouvernement, pour finir par l’audience du président de ce parti, Léhady SOGLO avec le Chef de l’Etat.

Les dirigeants de la RB notamment Léhady SOGLO, à l’occasion de  cette audience à Boni YAYI le 18 juin 2011, a déclaré « Nous sommes venus pour le remercier très sincèrement pour avoir fait preuve de clairvoyance en initiant cette politique d’ouverture ; la politique de la main tendue en direction d’autres forces et personnalités politiques que celles qui se trouvaient regroupées autour de lui » (Cf le Matinal du 20 juin 2011). Aucun texte d’accord n’est publié ; aucun autre objectif précis de ce revirement n’est annoncé. L’opacité est totale. Ainsi, la seule justification du ralliement de la direction de la RB à Boni YAYI, c’est « la prise en compte de la politique de la main tendue » prônée par ce dernier. Mais, doit-on se poser comme question : la RB attendait-elle déjà cette main tendue ?  Et lorsqu’on entend dire de la bouche de Boniface YEHOUETOME, parlant de l’Union fait la Nation, « qu’en fait, il n’y avait pas d’opposition », ne peut-on pas être abasourdi de découvrir que ces dirigeants trompaient le peuple et leurs militants depuis longtemps ? Ainsi, la RB ne faisait opposition que de façade ?

Ce revirement du parti des SOGLO, après que l’on ait vu le père Nicéphore et la mère Rosine monter aux premiers rangs contre le hold-up électoral opéré par YAYI, a suscité et suscite émoi, amertume et interrogation de la part de larges couches du peuple tout entier. Notre parti, le PCB, et ses militants sont quotidiennement interpellés par les éléments du peuple qui veulent  comprendre et, surtout, mieux se situer. Devant ces interpellations pressantes et angoissées, le PCB rend publiques les observations ci-après :

1.- L’alliance entre deux partis se noue pour atteindre des objectifs précis profitables pour les deux alliés. Et si les partis ont quelque respect pour le peuple et les électeurs auprès de qui ils sollicitent la représentation, ils rendent publics le contenu ainsi que les objectifs de leur accord. Cette exigence démocratique et éthique est encore plus impérative lorsqu’il s’agit de partis déjà au pouvoir, soit exécutif, législatif ou municipal, comme c’est le cas actuellement de la RB et des FCBE. Ainsi les travailleurs et le peuple électeurs peuvent juger si leurs intérêts sont sauvegardés ou trahis.

2- En ce qui concerne les objectifs  et  le contenu de l’accord, pour servir le peuple, ils doivent viser le combat contre l’obstacle du moment à l’émancipation, à la démocratie et à l’avancée économique et sociale du peuple et du pays.

3- Ainsi, l’alliance du PCB avec la RB en 1995 a visé le danger de retour de l’autocratie au pouvoir avec Kérékou et le contenu a été publié à l’attention du monde entier. De même, l’accord du PCB en octobre 2010 avec les partis de l’Union fait la Nation, les centrales syndicales et les organisations des droits de l’Homme au sein du FDD (Front de Défense de la Démocratie) visait des objectifs clairs publiés dans l’Appel au peuple, à savoir la lutte quotidienne contre l’arbitraire, le pillage et la braderie des ressources publiques organisés par le pouvoir de Boni YAYI.

4- Il est indéniable que l’obstacle actuel à l’émancipation des travailleurs et du peuple, à la démocratie et au progrès économique et social de notre pays est toujours représenté par le pouvoir tyrannique de Boni YAYI. Ce dernier qui est au centre des scandales les plus scabreux lors de son premier mandat et qui, pour son second mandat, a usurpé le suffrage populaire par un hold-up électoral flagrant et ignoble ne fait pas mystère de sa volonté, avec son projet de Refondation, de mettre les libertés dans les fers, de renforcer la main mise extérieure sur le pays. Il le démontre encore avec les répressions organisées contre les populations de Natitingou et maintenant contre les acquis des fonctionnaires en lutte. « La main tendue » de Boni YAYI ne va point vers les travailleurs et les peuples dans leurs luttes contre l’arbitraire, le pillage et le bradage des ressources publiques. La main tendue de Boni YAYI recherche plutôt ceux qui pourraient l’aider à réaliser sa Refondation, à ensevelir la démocratie pour le règne plus triomphant de l’arbitraire, du pillage, de l’impunité et de l’apatridie.

5- En répondant positivement à la main tendue de Boni YAYI, la direction de la RB, s’inscrit peu ou prou dans le projet de Refondation autocratique, dans le renforcement du pouvoir tyrannique, apatride et corrompu de Boni YAYI. Les dirigeants de la RB rejoignent ainsi ouvertement le camp des défenseurs du pillage, de la tyrannie et de l’apatridie.

6.- Ce qui vient de se passer à la RB est par conséquent une manifestation du détournement complet de la RB des préoccupations des travailleurs et des populations pour une entente ouverte et verte avec Boni YAYI. L’encre des protestations contre le hold-up électoral n’a pas encore séché, les blessures des femmes molestées devant le CEG Ste Rita de Cotonou ou dans les rues de Porto-Novo pour crime de protestation contre la fraude électorale ne sont pas encore cicatrisées, le peuple se remet à peine du coup de marteau du fraudeur électoral, la terre de la tombe du jeune martyr Fawaz de Natitingou est encore fraîche, le combat contre l’attaque du droit de grève fait rage et voilà que la RB veut faire accroire que Boni YAYI serait un homme de paix, un homme de la main tendue. Le ralliement de la RB à l’homme de ICC-Service, de la CEN-SAD, des machines agricoles, à l’homme qui envoie des chars contre les travailleurs et les populations de Porto-Novo, la troupe contre les populations de Natitingou, etc., pour amer que cela peut être, ne peut sauver le pouvoir autocratique de Boni YAYI de la faillite. Les travailleurs et les populations laborieuses apprendront mieux et plus vite qu’ils sont leurs propres sauveurs, qu’il faut toujours surveiller et contrôler les nouveaux venus et les fils à papa que l’on monte au devant de la scène politique.

7.- En laissant croire, comme l’a prétendu Boniface YEHOUETOME, député RB monté 1er Vice-président au Bureau de l’Assemblée nationale en disant qu’il n’existe pas de parti d’opposition au Bénin, la RB veut jeter sur tout le monde la boue de la fange dans laquelle elle s’enfonce. Or, il est aisé à tout homme honnête de voir qu’il existe dans ce pays au moins un parti d’opposition conséquent, le Parti Communiste du Bénin. Le Parti Communiste du Bénin, fort de ses expériences de plus de trente ans contre les pouvoirs autocratiques et néocoloniaux et pour le développement économique accéléré de notre pays, reste debout contre le pouvoir apatride et despotique de Boni YAYI. Sans sectarisme, il a noué, lorsque c’est nécessaire, des alliances pour la sauvegarde des libertés et de la démocratie, en a publié le contenu à l’attention des travailleurs et du peuple. Ainsi ont été ces alliances avec la RB en 1995 et au sein du FDD avec d’autres partis en 2010. La défection de partis ou d’hommes au cours de ce combat ne l’a pas empêché de poursuivre inlassablement, aux côtés des travailleurs et des patriotes, son objectif: aider à l’avènement dans ce pays d’un pouvoir véritablement démocratique et patriotique, formé d’hommes probes et dévoués à la cause du peuple, un pouvoir des travailleurs et des peuples pour le développement économique et social accéléré et harmonieux du pays.

C’est pourquoi, aujourd’hui encore, le PCB appelle les travailleurs, la jeunesse, tous les démocrates et les patriotes à renforcer leurs organisations contre le pouvoir tyrannique de Boni YAYI et pour leur propre pouvoir. Les peuples autour de nous indiquent la voie de l’honneur et de la gloire: la Révolution.

Cotonou, le 30 juin 2011

Le Parti Communiste du Bénin