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Souhaitons la bienvenue à la Libye dans le rang des pays pauvres très endettés (PPTE)

Souhaitons la bienvenue à la Libye dans le rang des pays pauvres très endettés (PPTE)

La Libye (la nouvelle Libye des drogués et autres « rats ») a un nouveau partenaire qui n’est rien d’autre que le Fonds Monétaire International (FMI). Eh oui le meilleur partenaire pour installer la politique de l’assistanat et le réel sous-développement en Libye.

Le FMI ne pouvait pas espérer mieux que la chute de Kadhafi et sa disparition de la scène politique africaine, ce Kadhafi qui lui réservait une mort lente et définitive avec la création du Fonds Monétaire Africain qui devait naître en 2011 si le pygmé de l’Elysée du haut de ses 1m 63 ne s’était pas précipité en Libye en mission humanitaire pour sauver l’Europe.

Ainsi donc, le FMI dit reconnaitre le CNT et cette annonce vient directement de sa nouvelle directrice (elle peut dire merci à DSK) : « Le Fonds Monétaire International reconnaît le Conseil de transition comme gouvernement de la Libye et est prêt, en envoyant au plus tôt son staff sur le terrain, à lui fournir assistance technique, conseil politique et soutien financier pour reconstruire l’économie et commencer les réformes ».

Commencer les réformes, dit-elle mais, quelles réformes ? C’est quand même marrant quand on sait que la Libye n’avait jamais eu besoin du FMI. Point n’est besoin de sortir des cuisses de Jupiter pour comprendre les dangers que représentent le Fmi et la Banque mondiale pour l’Afrique. Toutes les réformes du FMI ont été pour domestiquer les économies et les rendre serviable et dépendantes (voir documentaire « Quand le FMI fabrique la misère »). Aucun pays n’a pu amorcer un réel développement depuis que le FMI est né. D’ailleurs, l’Euro est agonissant et ce n’est pas la Grèce qui dira le contraire alors, la Libye pourrait être un sauf conduit pour donner un nouveau souffle à l’Euro. Les multinationales s’installeront et tout sera privatisé avec l’assistance du FMI qui déroulera sa politique économique orthodoxe et machiavélique. Les fonds souverains libyens seront dilapidés. Le taux d’alphabétisation auparavant supérieur à 90% subira une lente et progressive régression.

Les Libyens verront leur pouvoir d’achat s’effriter ; eux qui étaient habitués à acheter le litre d’essence à 0,08 EUROS, à se reposer quand l’Etat les nourrissait ; dorénavant ils devront manger à la sueur de leur front jusqu’à ne plus avoir de goutte de sueur. Le droit au logement sera banni, les soins médicaux seront désormais payants ; ce sera du cash cash ; l’électricité à usage domestique ne sera plus gratuite, de même que l’eau à usage domestique, plus aucune banque n’accordera de prêts sans intérêts, ainsi de suite jusqu’à ce que la Libye se paupérise et se désagrège comme la plupart des pays qui ont expérimenté les réformes du FMI.

En effet, la profondeur de la pauvreté qui mesure le déficit collectif moyen de revenu ou de consommation par rapport à la ligne de pauvreté pour l’ensemble de la population en Libye, connaîtra une évolution à crescendo. Ceci, dû à la forte monétarisation de la société libyenne qui s’installera avec l’arrivée du FMI en Libye et la mise en œuvre de ses programmes d’aliénation et d’abrutissement des peuples. Les ménages montreront leur incapacité à répondre aux exigences fondamentales tels que la santé, l’éducation, l’habillement etc…puisque tout sera monétisé ; ceci sans oublier le fait que le FMI a souvent eu pour partenaires les gouvernants corrompus qui détournent aveuglément et ça, le CNT l’a déjà commencé avec les milliards dégelés dont on a perdu les traces.

En attendant la libération de toute l’Afrique des griffes du FMI, le peuple libyen va sombrer sous les impôts, le pays sous les dettes et l’inflation pour enrichir les multinationales étrangères et par ricochet l’Europe.

Ainsi soit-il !

aymard

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Les 5 plus gros mensonges sur l’Afrique

Tout n’est effectivement pas rose pour le grand continent noir, mais les idées reçues restent tenaces, notamment en ce qui concerne les conflits, la corruption ou la croissance économique, l’immigration ou le développement.

1. L’Afrique est un continent en proie à la guerre

Faux. Avec 68 conflits actuels répertoriés dans le monde en février 2011, 27 seulement se déroulent en Afrique, contre 36 en Asie.

Les conflits sont définis sur une échelle d’intensité, de «paix instable» à conflit à «haute intensité». Les plus hauts niveaux sont le plus souvent situés en Asie: il y en a aujourd’hui 4, dont un seul en Afrique (en Somalie). Idem pour les conflits de moyenne intensité (8 au total), 2 seulement se situent en Afrique, contre 6 dans les autres continents, Asie (Philipines), Moyen-Orient (Palestine) mais aussi en Russie (Tchétchénie) ou au Mexique. Les territoires disputés entre 2 ou plusieurs parties se chiffrent à 42 en Afrique, contre 68 en Asie. La guerre n’est donc pas propre à l’Afrique et n’a pas de couleur particulière, à part celle du sang, le rouge, la même pour tout le monde.

2. Les migrants africains envahissent l’Europe

Faux. Sur les quelques 200 millions de migrants dans le monde, qui vivent en dehors de leur pays de naissance, il n’y a que 15 millions d’Africains subsahariens résidant en dehors du continent, et seul 1 africain sur 30 a choisi de vivre en France.
A l’échelle mondiale, seulement deux migrants sur cinq s’installent dans les pays de l’OCDE, tandis que les autres vont dans les pays du Tiers-Monde, d’Asie ou du Golfe.

Pour le continent africain, les migrations se font souvent Sud-Sud et non pas Sud-Nord. A l’exemple du dernier conflit en date: si 20.000 Libyens ont amerri sur la petite île italienne de Lampedusa, faisant frémir une Europe de 700 millions d’habitants, le même nombre de Libyens est actuellement réfugié dans le camp de Choucha, en Tunisie, pays de 10 millions d’habitants. A cela, il faut ajouter 50.000 autres Libyens répartis dans le petit pays du jasmin, et 350.000 subsahariens.

En fait, en Afrique, les conflits ou les problèmes économiques engendrent plus souvent des déplacements latéraux. Des milliers de Libyens sont réfugiés en Egypte ou en Algérie. Les populations du Darfour soudanais vont au Tchad, les réfugiés rwandais dans les pays voisins et à Tamanrasset, ville du Sud Algérien, où 20 nationalités africaines cohabitent, représentant 40% de la population de la ville. Le Sénégal ou la Côte d’Ivoire accueillent bien plus d’immigrés africains que la France, qui elle-même accueille moins d’Africains que la Belgique par exemple, qui elle, est au bord de la «guerre civile» —un conflit entre «blancs».

3. L’Afrique est surpeuplée

Faux. Ce n’est pas le continent le plus peuplé. Il l’est beaucoup moins que l’Asie, avec ses 3,9 milliards d’habitants; aussi peuplé que le continent américain (900 millions); et un peu plus que l’Europe, avec ses 922 millions d’habitants estimés en 2005.

Car la population africaine est répartie sur une surface de 30 millions de kilomètres carrés, soit trois fois plus que l’Europe. Il y a de la place en Afrique, même pour les «blancs» en crise. L’Afrique est d’ailleurs la troisième destination des Français qui s’expatrient, après les Etats-Unis et le Proche et Moyen-Orient. Un amusant calcul fait apparaître qu’il y aurait plus de «blancs» en Afrique que d’Africains en Europe. En effet, les Européens sont nombreux au Sénégal, en Côte d’Ivoire ou encore au Gabon: ils y sont 170.000, répartis entre l’Afrique francophone (120.000), le Maghreb (50.000) et l’Afrique non francophone (10.000). Mais que fait la police?

4. L’Afrique est en proie à un sous-développement persistant

Faux. En dehors du Maghreb et de l’Afrique du Sud, connus pour créer de la croissance régulière, plusieurs pays du continent obtiennent de bons résultats économiques et les «lions africains», champions de la croissance à deux chiffres comme le Ghana et l’Ethiopie, sont des exemples de réussite. L’Afrique attire les investissements étrangers, à tel point que le Fonds monétaire international (FMI) prévoit un afflux de capitaux pour cette année 2011 et l’année prochaine.

Bien sûr, parmi les 10 pays les plus corrompus de la planète il y a 4 pays africains, mais il y a aussi 5 pays asiatiques et un pays d’Amérique, Haïti. Pourtant, sur l’ensemble des continents, l’Afrique est au même niveau de corruption que l’Amérique Centrale et du Sud, ainsi que de l’Asie.

Economiquement, l’Afrique a enregistré sa plus forte croissance ces deux dernières décennies, avec un taux de croissance du Produit intérieur brut d’environ 5% par an en moyenne, à tel point que le continent noir est devenu, depuis 2009, le premier partenaire commercial de la Chine, qui y investit massivement.

Cette croissance se poursuit d’une façon continue: la Banque africaine de développement prévoit +3,7% pour 2011, alors que la croissance mondiale prévue par le FMI pour la même année est autour de +4%, répartie entre +2,5% et +3% pour les Etats-Unis, autour de +1,5% pour l’Europe (prévisions avant la crise grecque), avec un petit +1,3% pour la France. Il n’y a pas photo, même en noir et blanc.

5. Les Africains immigrés coûtent cher à l’Etat français

Faux. Ils rapportent plus à l’Etat français qu’ils ne leur en coûtent; les dernières études l’ont bien montré. Les immigrés, dont les Africains (Maghreb et Afrique noire) représentent une population de 2 millions de personnes sur 5,3 millions d’immigrés —soit la plus forte communauté étrangère par continent— restent mal perçus.

Il y a d’abord moins d’immigrés en France qu’aux États-Unis, au Canada, en Suède, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Espagne ou même en Italie. De plus, l’immigration est en baisse quand on la compare aux dernières années ou aux siècles précédents. En 2010, elle est plus basse qu’en 1920 ou qu’au début du XIXe siècle.

Surtout, l’étude conduite par le professeur Chojnicki et remise en juillet 2010 au ministère des Affaires sociales montre que l’immigration rapporte 12 milliards d’euros à l’Etat français (48 milliards de dépenses et 60 de recettes). Elle contredit celle menée par Jean-Paul Gourévitch en 2008, qui faisait apparaître un solde négatif de plus de 26 milliards d’euros pour le contribuable français du fait de l’immigration. Comment peut-on, en deux ans, arriver à de tels écarts ? Ce doit être ça, la magie «blanche».

Source : SlateAfrique

La problématique du développement : Quel développement pour l’Afrique (mise à jour)

Le développement c’est selon Marc PENOUIL ce qui rend l’homme plus homme et qui lui permet de surmonter le déterminisme de la maladie et de la mort précoce. C’est-à-dire ce qui permet l’amélioration de ces conditions de vie pour lui-même et pour sa famille et la maîtrise de son environnement et de son destin.
En s’en tenant juste à cette définition on devrait se demander si l’Afrique s’est réellement développée depuis 50 ans qu’elle a décidé de prendre son destin en mains ?

Les manifestations du développement

Aspect économique

Le développement est un processus de croissance de la richesse et de diversification des activités économiques, engendrant une maîtrise accrue par les hommes de leur propre destin.

Seule la production entraîne la croissance. Pour donc arriver au développement il faut forcément produire, produire suffisamment et davantage.

Aspect technique

L’homme dans la nature est confronté à un certain nombre de difficultés car il faut bien le reconnaitre, la nature ne lui est pas toujours favorable. L’homme en est à subir non seulement les caprices des phénomènes de la nature mais aussi les maladies et la mort.

Pour surmonter toutes ces difficultés, il a besoin d’un ensemble de procédés d’outillage et de méthode de production et d’organisation sociale de la production.
Aspect social et humain

La croissance économique est un signe de développement. Mais, il ne suffit pas d’avoir cette croissance économique pour penser qu’on est développé.
Il peut bel et bien avoir une croissance économique dans un pays sans un réel développement.
Une croissance économique doit permettre l’amélioration des conditions de vie des populations.

Il est inadmissible que les richesses d’une nation ne profitent qu’’à une minorité comme c’est souvent le cas dans les pays sous développés.

La formation des hommes doit donc être privilégiée pour penser atteindre le développement car, une formation qui ennoblit l’homme, lui donne une certaine valeur et le rend compétitif.

Les obstacles au développement

Il existe des bases logiques pour le développement. Ces bases ne sont pas encore présentes en Afrique ; en témoigne la structure économique qui est elle-même le reflet d’une structure mentale et sociale qui la commande. Les vraies causes du sous développement résident dans la tête de l’homme.

Les mentalités

Le sous développé est l’homme totalement soumis à la nature. Il est compris dans la nature. Il ne se tient pas devant la nature, il ne cherche pas à s’adapter à ces goûts. Le sous développé a mis sous le boisseau toutes ces potentialités. La curiosité, l’intelligence et l’imagination nécessaires ne sont toujours pas au rendez vous.

Certains auteurs comme René GENDARME parlent d’absence chez le sous développé d’une « attitude agressive » vis-à-vis de la nature.
Le sous développé est trop fataliste et n’aime pas bien gérer son temps. Une séance de travail prévue pour 08 heures peut bien commencer à 09 heures même 10 tout simplement parce que chacun a pris son temps et est venu à l’heure où il veut.
La structure sociale du sous développé

La structure mentale gouverne aussi la structure sociale.

Le sous développé cherche toujours à rester sous la sainte protection de ces parents sans faire l’effort de leur ressembler en plongeant dans une passivité et une irresponsabilité vis-à-vis de certaines situations.

Aussi, la situation sociale dans les pays sous développés n’autorise aucune compétition, aucune ascension sociale. Qui veut émerger ou émerge est vu par les autres comme un élément dangereux et traité en conséquence. « Toute innovation est vue comme une impureté » note CAZENEUVE.
Cette situation malsaine ne permet pas l’éclosion, l’épanouissement de l’être. La peur de se démarquer des autres, la peur d’innover et de se faire tuer par la suite par un éventuel « sorcier » plane sur la tête de chacun comme une épée de Damoclès.
Réussir alors est dangereux et suscite un sentiment de culpabilité et d’anxiété et les individus cherchent à se protéger.

Le résultat est que la majorité baigne dans la médiocrité puisque « être vertueux » dans ces conditions c’est rester sur la même échelle que tous les autres.
Aucune attitude provocatrice, aucun esprit d’entreprise ne peuvent naître dans un tel environnement.

Aussi, le sous développé met l’embargo sur le savoir. Ce qu’il sait il ne veut pas le partager avec les autres. Un tel comportement ne peut jamais favoriser l’émergence de la science.

La politique

Encore un facteur réel de sous développement.

Les politiciens africains n’aiment pas pour la plupart leurs pays. Tout leur souci est d’arriver au pouvoir et de le conserver pendant toute leur vie. Sans aucun plan de développement, aucune boussole, aucune ligne directrice, ils viennent à la tête de nos Etats pour satisfaire leur égo et mettre leurs familles à l’abri du besoin pour des siècles en volant et en pillant les deniers publics.
Pendant que leurs enfants vont en promenade à Paris, Genève et autres, dépensant sans compter, leurs peuples vivent dans la misère et sans lendemain.

A la conquête du développement

Les défis à relever

Le premier défi à relever et le plus difficile est pour le sous développé de réviser son schéma mental.

C’est donc à une révolution mentale qu’il faut appeler. Il faudra cultiver la curiosité et l’agressivité nécessaire face à la nature.

Ce n’est pas une agressivité qui compromet la nature mais une agressivité qui permet de disposer des moyens techniques nécessaires pour sympathiser avec la nature, pour négocier avec elle tant il est vrai qu’ « on ne commande à la nature qu’en lui obéissant » Francis BACON

Contre les méthodes hasardeuses de gestion du temps, des énergies et des ressources disponibles, il faudra cultiver la rationalité, rationalité dans la pensée, dans les comportements, rationalité à tout point de vue.

Les pays pauvres doivent comprendre que « le développement est un processus de long terme ».

Ceci voudrait que ce soit au bout d’un travail acharné, assidu et persévérant qu’arrive le développement. Les nations développées l’ont très vite su et nous ont exploités pour atteindre le niveau que la plupart d’eux ont maintenant.

Un schéma mental nouveau permettra alors l’avènement d’une nouvelle structure sociale, laquelle structure sociale devra valoriser l’homme. Elle fera du pauvre un homme conscient responsable méthodique entrepreneur. Il convient de savoir que le développement d’une nation est le résultat de la motivation de tous ses fils.

Il faut donc aux pays sous développés entrer dans la voie de la science et sortir des sentiers battus qui les ont très peu avantagés jusque là. Plus de fatalité. La curiosité, l’intelligence et l’imagination doivent être désormais la levure qui réveille et accroît notre énergie. C’est à ce prix que les pays pauvres seront respectés.

Quel développement pour l’Afrique ?

Quel type de développement souhaitons-nous ? Cette question se pose parce que l’Afrique n’a pas à recopier aveuglément les modèles de développement qui se présentent à elle. Il faut avant tout aux Africains réfléchir à un modèle de développement qui maintienne l’équilibre entre le matériel, le financier, le social et le spirituel. Il faut avant tout un développement à visage humain qui sache préserver les valeurs morales essentielles avec le développement.

C’est une grosse erreur de penser qu’on devrait connaître la même histoire que les pays développés. C’est aussi une inertie que de penser que les autres penseront notre développement à notre place.

Le vrai développement est avant tout endogène : « En fait, chaque pays doit, pour passer du sous développement au développement, élaborer son propre modèle, qui tienne compte de ses contraintes et de ses atouts propres, mais aussi du contexte international » Sylvie BRUNEL

Ceci devra se faire à la lumière des expériences des nations riches.

Impliqué dans un mouvement, dans une dynamique qu’ils n’ont pas choisi, les pays pauvres doivent s’offrir l’intelligence nécessaire pour sortir de la pauvreté.

Il est déshonorant et davantage plus humiliant pour tout un continent de s’abonner à la pauvreté. Au nom de la dignité et de l’humanité, les pays pauvres doivent redoubler d’effort et d’imagination pour sortir de cette pauvreté qui est jusqu’ici  la chose la mieux partagée. La pauvreté ne peut pas être un héritage et tous les Africains doivent se mobiliser pour l’éradiquer. Dans ce sillage, le travail doit retrouver toute sa valeur car, la tricherie et tout système malhonnête sont aussi le témoignage de la pauvreté.

aymard

La France, un pays qui retarde le développement de l’Afrique

Le réel problème et le plus crucial sur lequel il faudra que l’Afrique, l’Afrique  francophone se lève est celui de son extrême dépendance au système francais.

Le général De Gaulle affirmait en 1961, tout juste après le processus de décolonisation des anciennes colonies françaises : « Notre ligne de conduite, c’est celle qui sauvegarde nos intérêts et qui tient compte des réalités. Quels sont nos intérêts ? Nos intérêts, c’est la libre exploitation du pétrole et du gaz que nous avons découvert ou que nous découvririons. »

Et, tout a été fait pour embrigader ces pays, bloquant ainsi leurs développements.

La domination économique de la France sur ses anciennes colonies d’Afrique Noire, enracinée dans la devise « franc CFA »  doit prendre fin.

Le Bénin, le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo ; formant l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le Cameroun, la République centrafricaine, la République du Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad formant la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et l’Union des Comores sont les quinze Etats africains membres de cette zone franc qui ne leur a rien apporté depuis cinquante ans sinon que des problèmes et un plus grand asservissement à la France.

La coopération monétaire entre la France et ces Etats africains de la Zone franc est régie par quatre principes fondamentaux que sont :

  • La garantie de convertibilité illimitée du Trésor français ;
  • La fixité des parités ;
  • La libre transférabilité et,
  • La centralisation des réserves de change (en contrepartie de cette garantie, les trois banques centrales que sont la BCEAO pour l’UEMOA, la BEAC pour la CEMAC et la BCC pour les Comores sont tenues de déposer une partie de leurs réserves de change auprès du Trésor français sur leur compte d’opérations).

En échange donc de la garantie française de la convertibilité du franc CFA, ces pays ont consenti à déposer 65 % de leurs réserves de devises étrangères sur un compte spécial du ministère des Finances français et ont accordé à la France un droit de veto sur la politique monétaire à adopter au sein de la zone franc.

En clair, lorsque le Bénin par exemple vend du coton aux Etats unis pour 500.000 dollars, les Etats unis payent les 500.000 dollars au Bénin mais sans que le Bénin ne voit la couleur de l’argent. En effet, les Etats-Unis envoient les 500.000 dollars qu’ils doivent au Bénin par le trésor français et celui-ci garde 65 % (la part de la banque de France) et donne 35 % à la BCEAO et ce sont finalement ces 35% soit 175.000 dollars qui nous reviennent.

C’est à la limite de l’exploitation, l’exploitation d’une nation par une autre nation et même un déni de souveraineté puisque ces pays ne sont pas libres de la gestion de leur politique économique et monétaire, domaine pourtant constitutif de la souveraineté d’un État. La preuve en est la dévaluation de 1994 décidée unilatéralement par la France et qu’ont dû subir ces Etats.

L’indépendance de ces Etats est alors une indépendance de façade et cet assujettissement de la monnaie de l’Afrique subsaharienne à la monnaie française ne favorise pas le développement.

Au moment où ces pays croupissent sous le lourd poids de la mondialisation et qu’ils ont besoin des ressources pour diversifier leurs agricultures, promouvoir l’entrepreneuriat chez les jeunes, des milliers de milliards de FCFA sont entassés au trésor français au nom de l’appartenance à la zone franc.

Le passage du franc français à l’euro devait sonner le glas de ce système mais comme les gouvernants africains se refusent à toute réflexion sur le développement et l’avenir du continent, la France a réussi à obtenir de leur part que les accords de coopération monétaire de la zone franc ne soient pas affectés par son entrée dans l’union européenne.

Le système est toujours resté le même et le franc CFA est aujourd’hui lié à l’euro suite à l’intégration de la France dans l’Union européenne et à l’élaboration d’une monnaie unique pour l’Europe ce qui signifie que la valeur du franc CFA dépend de celle de l’euro. Ainsi donc, les pays africains sont amenés à subir et subiront les fluctuations du cours de l’euro, ces fluctuations lors de la conversion entre l’euro et les monnaies étrangères jouent sur les recettes d’exportation des pays africains.

Parité

Création du FCFA 26 décembre 1945 1 FCFA = 1,70 FF
Dévaluation du franc Français (FF) 17 octobre 1948 1 FCFA = 2,00 FF
Instauration du nouveau franc Français 27 décembre 1958 1 FCFA = 0,02 FF
Dévaluation du FCFA 12 janvier 1994 1 FCFA = 0,01 FF
Arrimage du FCFA à l’euro 1er janvier 1999 1 euro = 655,957 FCFA

Plus, s’effrite les recettes d’exportation, plus les pays africains deviennent moins compétitifs sur le plan international.

La preuve, la croissance industrielle en Afrique est passée de 8% dans les années 1960 à moins de 1% ; de 1960 à 1969, la part moyenne de l’Afrique aux exportations et importations mondiales était de 5,3% et 5,0% respectivement et de 1990 à 1998 elle n’était que de 2,3% et 2,2%, stagnant à 2% depuis l’an 2000. Cette descente traduit parfaitement la difficulté de l’Afrique à être présente sur le marché mondial vu qu’elle est dépouillée de plus de la moitié de ces revenus par la France. Conséquences : les économies africaines restent très faibles, les populations se paupérisent et donnent la voix par des troubles civils, des rébellions, du grand banditisme bref, une implosion de la violence dans les pays africains.

Et elle intervient alors la France avec son programme d’aide au développement qui, il faut le rappeler ne constitue pas 1% de son PIB. Environ 0,47% de son PIB est consacré à l’aide au développement  dont une part croissante sous forme de prêts à rembourser avec des taux d’intérêts énormes. Ces 0,47% sont loin des 0,7% que la France elle même par son Président a promis atteindre en mars 2009 au sommet de Doha.

Il faudrait que les Africains commencent à se mettre dans la tête que la France ne peut rien offrir au continent africain qu’elle a contribué énormément à arriérer pendant des décennies et des décennies ; elle-même est essoufflée financièrement et ne tient sa place de puissance mondiale que grâce à la corde qui la lie à l’Afrique ; cette Afrique qui est pratiquement en péril dans tous les domaines.

Sans une indépendance économique, l’Afrique ne peut avoir une indépendance politique et ne peut prétendre au développement.

L’Afrique offre à la France de par sa passivité et son absence de vision de développement un vaste marché d’écoulement des produits français, une présence stratégique importante avec des bases militaires par ci par là sur le continent, l’exploitation abusive et presque gratuite de nos matières premières et partant, une influence politique des plus machiavéliques qui soit avec des soutiens aux dictateurs africains.

L’ingérence intempestive de la France dans la politique intérieure des Etats africains,  le soutien de la France aux régimes dictatoriaux africains sont les conséquences directes du souci permanent de la France de préserver ces Etats africains comme des colonies qu’elle pourra contrôler à sa guise et où elle pourra installer des entreprises françaises pour l’exploitation des matières premières africaines ; hypothéquant du coup le développement de l’Afrique.

Un petit fait anodin ; au Togo, ancienne colonie allemande membre de la zone franc depuis 1949, quand le Président Sylvanus Olympio a commencé à donner de la voix émettant son désir ardent de sortir de la zone franc dès 1963 pour donner l’indépendance monétaire à son pays, c’est son assassinat qui survint à travers un coup d’Etat mettant au pouvoir un dictateur qui s’est juste contenté d’être président pendant des décennies, de martyriser son peuple et le résultat est là.

La plupart des anciennes colonies françaises ont connu des troubles et les quelques unes qui résistent sont entrain d’être poursuivies par cette même France qui apporte sournoisement son soutien à des régimes corrompus, dictatoriaux, douteux, machiavéliques, mafieux et galeux qui sacrifient leurs peuples au profit des intérêts français. Comment comprendre qu’avec le climat de tension, le mauvais bilan du régime de Boni YAYI au Bénin rattrapé par des dossiers de malversations financières et de corruption, la volonté manifeste de Boni YAYI de restreindre les libertés par des coups répétés portés aux libertés démocratiques (signe des dictatures en gestation), la domestication des institutions de contre-pouvoir par Boni YAYI, la volonté affichée des partisans du moins ce qu’il en reste des partisans de Boni YAYI d’aller à l’affrontement avec les partisans des autres forces politiques, la situation économique précaire du pays, la France veuille le garder au pouvoir en l’aidant à confectionner une liste électorale truquée ? La raison est toute simple : c’est pour préserver les intérêts français. Boni YAYI a tout vendu et les français ont tout acheté. Ils ne peuvent que le soutenir pour qu’ils puissent les aider à trouver de marchés à leurs entreprises, que leurs entreprises puissent résister à la crise, se faire une bonne santé financière, que l’économie française puisse se porter à merveille et que l’économie béninoise se détériore et qu’aussi les béninois croupissent de faim, attendant l’émergence. C’est cela la politique cachée d’aide au dévéloppement de la France.

La France a créé des foyers de tension dans les pays qui ont essayé de remettre en cause les accords qu’elle a conclu avec eux par le biais des anciens présidents, les destabilisant pour légitimer son indispensable soutien et mieux exploiter le pays.

Je n’apprécie pas personnellement le président GBAGBO mais je suis obligé de reconnaitre qu’il est un homme courageux ; il a préféré que l’argent du pays serve au pays en remettant en cause les accord douteux conclus entre la France et son pays que de continuer à servir l’Etat français comme l’ont fait ses prédécesseurs. Peu de temps après, la guerre éclata.

Tout le temps, c’est des troubles dans les pays africains francophones et pendant ce temps, les anciennes colonies britanniques comme le Ghana, poursuivent tranquillement et petitement avec l’aide si besoin est, de la Grande Bretagne leur route vers le développement.

Comment la France a t’elle fait pour acquérir des terres en Afrique ?

Au nom de quoi la France peut-elle prétendre être propriétaire d’une partie du sous sol africain ?

Au nom de quoi la France peut-elle prétendre avoir des propriétés sur les terres africaines, propriétés qu’elle se permet de mettre en bail aux Etats Africains ?

Pourquoi les Etats africains doivent-ils continuer à payer à la France des redevances pour des résidences construites sur leurs terres du temps de la colonisation ?

Pourquoi le continent n’a cessé de regresser malgré ses richesses considérables ?

Pourquoi la France tient-elle par des accords ambigüs à dépouiller l’Afrique de ces richesses ?

L’image angélique que les médias occidentaux et du monde montrent de la politique de la France en Afrique est erronée et derrière le rideau se cache une réelle prédatrice du développement Africain.

Il faudrait que les peuples africains se mettent en mouvement pour une souveraineté réelle et une démocratie effective.

L’Afrique ne peut compter sur les dirigeants corrompus, sans qualification et sans connaissance aucune, sans réelle volonté de développement, qui sont à la tête des Etats africains actuellement. Elle a perdu ses vrais leaders, ses vrais nationalistes, morts l’arme à la main avec la complicité de la plupart de nos chefs d’Etats africains actuels.

La jeunesse africaine a le devoir d’honorer leurs mémoires en changeant cela, et c’est à cette révolution que je l’appelle.

L’Afrique doit procéder à sa propre restructuration si elle veut avancer ou alors elle devra s’apprêter à disparaître. Ceci est inévitable si la jeunesse africaine ne change la donne.  L’heure est aux grands rassemblements dans le monde et le continent ne doit pas rester en marge de ces bouleversements, il doit rentrer dans la marche par l’Unité, l’unité de l’Afrique, les Etats-Unis d’Afrique pour parler d’une seule voix et exiger le retrait de la France de nos pays.

Nous n’avons pas le droit de nous taire, nous avons le devoir de réagir et de mettre au pouvoir pour ce nouvel cinquantenaire qui s’est ouvert des hommes et des femmes qui ont le sens patriotique ; pas de faux patriotes ou des patriotes auto proclamés.

Déterminés, nous réussirons et l’Afrique se relèvera.

aymard

Quel développement pour l’Afrique?

A la conquête du développement

Les défis à relever

Le premier défi à relever et le plus difficile est pour le sous développé de réviser son schéma mental.

C’est donc à une révolution mentale qu’il faut appeler. Il faudra cultiver la curiosité et l’agressivité nécessaire face à la nature.

Ce n’est pas une agressivité qui compromet la nature mais une agressivité qui permet de disposer des moyens techniques nécessaires pour sympathiser avec la nature, pour négocier avec elle tant il est vrai qu’ « on ne commande à la nature qu’en lui obéissant » Francis BACON

Contre les méthodes hasardeuses de gestion du temps, des énergies et des ressources disponibles, il faudra cultiver la rationalité, rationalité dans la pensée, dans les comportements, rationalité à tout point de vue.

Les pays pauvres doivent comprendre que « le développement est un processus de long terme ».

Ceci voudrait que ce soit au bout d’un travail acharné, assidu et persévérant qu’arrive le développement. Les nations développées l’ont très vite su et nous ont exploités pour atteindre le niveau que la plupart d’eux ont maintenant.

Un schéma mental nouveau permettra alors l’avènement d’une nouvelle structure sociale, laquelle structure sociale devra valoriser l’homme. Elle fera du pauvre un homme conscient responsable méthodique entrepreneur. Il convient de savoir que le développement d’une nation est le résultat de la motivation de tous ses fils.

Il faut donc aux pays sous développés entrer dans la voie de la science et sortir des sentiers battus qui les ont très peu avantagés jusque là. Plus de fatalité. La curiosité, l’intelligence et l’imagination doivent être désormais la levure qui réveille et accroît notre énergie. C’est à ce prix que les pays pauvres seront respectés.

Quel développement pour l’Afrique ?

Quel type de développement souhaitons-nous ? Cette question se pose parce que l’Afrique n’a pas à recopier aveuglément les modèles de développement qui se présentent à elle. Il faut avant tout aux Africains réfléchir à un modèle de développement qui maintienne l’équilibre entre le matériel, le financier, le social et le spirituel. Il faut avant tout un développement à visage humain qui sache préserver les valeurs morales essentielles avec le développement.

C’est une grosse erreur de penser qu’on devrait connaître la même histoire que les pays développés. C’est aussi une inertie que de penser que les autres penseront notre développement à notre place.

Le vrai développement est avant tout endogène : « En fait, chaque pays doit, pour passer du sous développement au développement, élaborer son propre modèle, qui tienne compte de ses contraintes et de ses atouts propres, mais aussi du contexte international » Sylvie BRUNEL

Ceci devra se faire à la lumière des expériences des nations riches.

Impliqué dans un mouvement, dans une dynamique qu’ils n’ont pas choisi, les pays pauvres doivent s’offrir l’intelligence nécessaire pour sortir de la pauvreté.

Il est déshonorant et davantage plus humiliant pour tout un continent de s’abonner à la pauvreté. Au nom de la dignité et de l’humanité, les pays pauvres doivent redoubler d’effort et d’imagination pour sortir de cette pauvreté qui est jusqu’ici  la chose la mieux partagée. La pauvreté ne peut pas être un héritage et tous les Africains doivent se mobiliser pour l’éradiquer. Dans ce sillage, le travail doit retrouver toute sa valeur car, la tricherie et tout système malhonnête sont aussi le témoignage de la pauvreté.

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La problématique du développement : Quel développement pour l’Afrique ?

Le développement c’est selon Marc PENOUIL ce qui rend l’homme plus homme et qui lui permet de surmonter le déterminisme de la maladie et de la mort précoce. C’est-à-dire ce qui permet l’amélioration de ces conditions de vie pour lui-même et pour sa famille et la maîtrise de son environnement et de son destin.
En s’en tenant juste à cette définition peut-on se demander si l’Afrique s’est t’elle développée depuis 50 ans qu’elle a décidé de prendre son destin en mains ?

Les manifestations du développement
Aspect économique
Le développement est un processus de croissance de la richesse et de diversification des activités économiques, engendrant une maîtrise accrue par les hommes de leur propre destin.
Seule la production entraîne la croissance. Pour donc arriver au développement il faut forcément produire, produire suffisamment et davantage.
Aspect technique
L’homme dans la nature est confronté à un certain nombre de difficultés car il faut bien le reconnaitre, la nature ne lui est pas toujours favorable. L’homme en est à subir non seulement les caprices des phénomènes de la nature mais aussi les maladies et la mort.
Pour surmonter toutes ces difficultés, il a besoin d’un ensemble de procédés d’outillage et de méthode de production et d’organisation sociale de la production.
Aspect social et humain
La croissance économique est un signe de développement. Mais, il ne suffit pas d’avoir cette croissance économique pour penser qu’on est développé.
Il peut bel et bien avoir une croissance économique dans un pays sans un réel développement.
Une croissance économique doit permettre l’amélioration des conditions de vie des populations.
Il est inadmissible que les richesses d’une nation ne profitent qu’’à une minorité comme c’est souvent le cas dans les pays sous développés.
La formation des hommes doit donc être privilégiée pour penser atteindre le développement car, une formation qui ennoblit l’homme, lui donne une certaine valeur et le rend compétitif.

Les obstacles au développement
Il existe des bases logiques pour le développement. Ces bases ne sont pas encore présentes en Afrique ; en témoigne la structure économique qui est elle-même le reflet d’une structure mentale et sociale qui la commande. Les vraies causes du sous développement résident dans la tête de l’homme.
Les mentalités
Le sous développé est l’homme totalement soumis à la nature. Il est compris dans la nature. Il ne se tient pas devant la nature, il ne cherche pas à s’adapter à ces goûts. Le sous développé a mis sous le boisseau toutes ces potentialités. La curiosité, l’intelligence et l’imagination nécessaires ne sont toujours pas au rendez vous.
Certains auteurs comme René GENDARME parlent d’absence chez le sous développé d’une « attitude agressive » vis-à-vis de la nature.
Le sous développé est trop fataliste et n’aime pas bien gérer son temps. Une séance de travail prévue pour 08 heures peut bien commencer à 09 heures même 10 tout simplement parceque chacun a pris son temps et est venu à l’heure où il veut.
La structure sociale du sous développé
La structure mentale gouverne aussi la structure sociale.
Le sous développé cherche toujours à rester sous la sainte protection de ces parents sans faire l’effort de leur ressembler en plongeant dans une passivité et une irresponsabilité vis-à-vis de certaines situations.
Aussi, la situation sociale dans les pays sous développés n’autorise aucune compétition, aucune ascension sociale. Qui veut émerger ou émerge est vu par les autres comme un élément dangereux et traité en conséquence. « Toute innovation est vue comme une impureté » selon CAZENEUVE.
Cette situation malsaine ne permet pas l’éclosion, l’épanouissement de l’être. La peur de se démarquer des autres, la peur d’innover et de se faire tuer par la suite par un éventuel « sorcier » plane sur la tête de chacun comme une épée de Damoclès.
Réussir alors est dangereux et suscite un sentiment de culpabilité et d’anxiété et les individus cherchent à se protéger.
Le résultat est que la majorité baigne dans la médiocrité puisque « être vertueux » dans ces conditions c’est rester sur la même échelle que tous les autres.
Aucune attitude provocatrice, aucun esprit d’entreprise ne peuvent naître dans un tel environnement.
Aussi, le sous développé met l’embargo sur le savoir. Ce qu’il sait il ne veut pas le partager avec les autres. Un tel comportement ne peut jamais favoriser l’émergence de la science.
La politique
Encore un facteur réel de sous développement.
Les politiciens africains n’aiment pas pour la plupart leurs pays. Tout leur souci est d’arriver au pouvoir et de le conserver pendant toute leur vie. Sans aucun plan de développement, aucune boussole, aucune ligne directrice, ils viennent à la tête de nos Etats pour satisfaire leur égo et mettre leurs familles à l’abri du besoin pour des siècles en volant et en pillant les deniers publics.
Pendant que leurs enfants vont en promenade à Paris, Genève et autres, dépensant sans compter, leurs peuples vivent dans la misère et sans lendemain.
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