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Les communistes Syriens soutiennent le mouvement pour des réformes démocratiques mais mettent en garde sur l’ingérence impérialiste croissante et les risques d’un ‘scénario Libyen’

Communiqué de Husein Nemer, premier sécrétaire du Parti communiste syrien (unifié)

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Nous tenons à vous présenter une brève analyse des événements successifs qui se sont déroulés dans notre pays, la Syrie, afin de mettre en lumière certains faits, d’une part, et tordre le cou à certains mensonges montés de toute pièce et médiatisés par la propagande impérialiste visant la Syrie.

Depuis que les événements ont commencé en mars dernier, des dizaines de chaînes de télévision en Amérique, en Grande-Bretagne et en France, certaines chaînes dans le monde arabe, et des centaines de sites internet ont travaillé d’arrache-pied pour falsifier la réalité sur ces événements, en tout cas pour l’opinion publique mondiale, avec des programmes spécifiques diffusés en ce sens, jour et nuit.

Le président Américain fait des déclarations quotidiennes comprenant des menaces directes visant la Syrie, ainsi qu’une ingérence flagrante dans les affaires internes du peuple Syrien. Plusieurs hauts dignitaires de l’Union européenne suivent les pas du président Américain.

Ces menaces et ces ingérences ont atteint un sommet lorsque le président Américain a affirmé l’illégitimité du régime Syrien. Des sanctions sévères et injustes ont été imposées au peuple Syrien et à son économie. Plus dangereux encore, des plans sont discutés et impulsés par l’OTAN afin de lancer des vagues de frappes aériennes pendant plusieurs semaines contre 30 sites stratégiques en Syrie, ressemblant exactement à ce qui s’est passé en Yougoslavie.

Certains hauts dignitaires Européens ne vont pas hésiter à appeler à traiter la situation en Syrie avec des méthodes qui en ferait une pâle copie de la crise Libyenne. Des dizaines de milliers de civiles ont été massacrés, des dizaines d’usines et de sites économiques ont été détruits par des frappes aériennes, et pendant ce temps, la Libye est divisée.

Des Etats-membres de l’alliance impérialiste internationale essaient, par tous les moyens possibles, de faire adopter une résolution du Conseil de sécurité condamnant la Syrie, qui serait suivie par des résolutions successives contre la Syrie et la soumettre au chapitre 7 de la Charte de l’ONU, afin qu’une campagne agressive puisse être légitimée. Grâce à l’opposition de la Russie et de la Chine, accompagnées de l’Afrique du sud, l’Inde, le Brésil et le Liban, les tentatives impérialistes au Conseil de sécurité de l’ONU sont tout simplement, jusqu’à présent, un échec.

Toutes ces manœuvres sont justifiées de deux façons :

  1. Des manifestants sont tués en Syrie, on a recours à des méthodes sécuritaires dans le traitement des manifestations ;
  2. La manipulation des insuffisances du régime en Syrie, tels que le manque de démocratie et le monopole du pouvoir exercé par le parti au pouvoir, afin de faire pression sur le régime pour qu’il adopte des changements internes, bien que tout changement interne doive être considéré comme une partie intégrante de la souveraineté nationale de n’importe quel pays ;

En fait, plusieurs manifestations ont eu lieu dès le mois de mars, appelant à des réformes sociales, économiques et démocratiques. La majorité de ces revendications ont été soutenues par notre parti comme une façon de s’opposer aux effets néfastes de la mise en œuvre de mesures économiques libérales, issues des accords passés avec le FMI, et de la transformation de la Syrie en une économie de marché. Les effets ont été très mauvais sur le niveau de vie des pauvres et des couches moyennes.

La direction politique du pays a été constamment mise en garde, par la presse du parti, des rencontres officielles ou des mémorandums officiels, le dernier il y a cinq semaines de cela. Les manifestations étaient pacifiques.

Elles ont été bien vite manipulées par des religieux fondamentalistes et des groupes radicaux à l’idéologie obscurantiste.

De pacifiques, les manifestations sont devenues armées, visant à atteindre des objectifs qui n’ont rien à voir avec des réformes politiques et sociales. Les forces de sécurité ont commis plusieurs erreurs injustifiables dans le traitement de ces manifestations. Des dizaines de civils et de soldats ont été tués. Des gangs armés se sont constitués, attaquant des propriétés publiques et privées, et mettant en place des barricades dans certaines villes où ils ont pris le dessus. Dans les tout derniers mois, ces bandes armées se sont chargées de mettre sur pied des sites armés dans les régions frontalières entre la Syrie, d’une part, et la Turquie, la Liban, la Jordanie et l’Irak pour s’assurer une continuité dans le ravitaillement en armes et en équipements divers.

Quoi qu’il en soit, les bandes armées n’ont pas réussi à établir une base frontalière stable. Cela a coûté à la vie à des centaines de civils et de soldats, plus de 2 000 victimes. Dans le même temps, certains événements ont été exagérés. Des faits ont été falsifiés. Les équipements dernier cri électroniques et médiatiques ont été utilisés afin de faire passer l’armée Syrienne comme étant complètement responsable de ces actes, et de déresponsabiliser totalement les bandes armées.

Pressé par les événements, le gouvernement a adopté plusieurs réformes sociales et démocratiques comprenant : l’annulation des lois d’urgence, des tribunaux exceptionnels, et le caractère légal accordé aux manifestations pacifiques. Récemment, une nouvelle loi électorale et une loi permettant la création de partis politiques ont été adoptées. Est en cours de préparation une nouvelle constitution ou une constitution modifiée.

De nouvelles lois couvrant les domaines des médias et de l’administration locale ont également été adoptées.

Les objectifs de ces lois et mesures sont : casser le monopole du pouvoir exercé par le parti Baath, pour établir une société pluraliste et démocratique, pour garantir les libertés publiques et privées, pour aider au développement de la liberté d’expression et à la reconnaissance du droit de l’opposition à une activité politique pacifique.

En dépit de nos réserves quant à certains articles, ces lois sont très importantes. Pendant plus de quarante années, notre parti a lutté pour que de telles lois soient adoptées. Si ces lois étaient mises en œuvre, elles pourraient être un pas important en avant, dans la transition de la Syrie vers une société démocratique et pluraliste.

De vastes secteurs de l’opposition nationale pacifique ont accueilli positivement ces mesures, tandis que l’opposition fondamentaliste et armée s’en tient toujours au slogan du renversement du régime, attisant les tentions communautaires.

Tenter de dépeindre le problème comme s’il s’agissait d’une lutte communautaire ou religieuse serait une falsification flagrante des faits.

Nous pouvons résumer la situation de la façon suivante :

  • Les tentions armées dans les villes Syriennes ont diminué. Les bandes armées ont subi de lourdes pertes. Cependant, certaines d’entre elles sont capables de reprendre leurs activités ;
  • Les manifestations pacifiques n’ont pas disparu et ne sont pas confrontées à la violence de l’État, à moins qu’elles se soient accompagnées d’agissements violents.
  • L’État a invité l’opposition nationale à participer à un dialogue politique général visant à contribuer à la réalisation de la transition à la démocratie et au pluralisme de façon pacifique. Ce dialogue doit affronter de nombreuses difficultés, la plus importante d’entre elles est la pression de groupes armés qui s’opposent au dialogue pacifique et à une solution pacifique, et dépendant du soutien de l’étranger.
  • Les menaces impérialistes et colonialistes contre la Syrie se sont intensifiées. Bien que ces menaces posent de nombreuses difficultés, nous devons être prêts à les affronter.

Pour ce qui est de la situation dans notre pays, il apparaît que :

  • Les mouvements de protestation existent toujours à différents niveaux. Ils diffèrent d’un gouvernorat à l’autre. On peut remarquer que la plupart des mouvements partent des mosquées, des zones rurales et des taudis, pour se diriger vers les centres-villes ;
  • Les mouvements parmi les minorités ethniques ou religieux sont rares. Dans les usines, les universités et les syndicats, il n’y a pas de mouvement ;
  • Dans les cercles de la grande bourgeoisie, qu’elle soit industrielle ou économique, en particulier dans les grandes villes comme Aleppo, Lattakia et Damas, il n’y a pas de mouvement ;
  • Il n’y a aucun mouvement parmi les clans et les tribus ;
  • L’opposition se compose d’un large spectre de partis très divers. Certains sont patriotiques, s’opposant à l’ingérence étrangère et aux bandes armées. De plus, il faut compter avec les Frères musulmans qui peuvent être considérés comme le parti le plus actif et le mieux organisé dans le pays et à l’étranger.

Il y a également plusieurs groupes traditionalistes avec différentes orientations, dont l’influence devient clairement visible dans des rassemblements et manifestations dans différentes régions. Ces groupes ne cachent pas leurs objectifs qui sont typiquement réactionnaires et sectaires.

Sur place, les groupes les plus actifs et importants depuis le début des manifestations sont les coordinations locales qui comprennent des groupes de jeunes n’ayant pas d’orientations ou de plans idéologiques communs clairs si ce n’est le slogan : « A bas le régime ! ». Ils sont vulnérables aux pressions externes et internes.

  • L’opposition en exil composée essentiellement d’intellectuels, de traditionalistes, de personnes qui ont abandonné le régime et ont certains contacts à l’intérieur (Khadam et Refaat Al Assad).

Durant la dernière période, ces forces ont organisé plusieurs conférences à l’étranger (exceptée une rencontre organisée à l’hôtel Samir Amis à Damas par l’opposition interne), dans l’objectif de mobiliser des forces et de coordonner leurs positions Des différences idéologiques, politiques ainsi que d’intérêts l’ont emporté. Certaines forces d’opposition à l’étranger ont travaillé dur pour obtenir le soutien des forces étrangères colonialistes.

  • Jusqu’à présent, les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne mènent la campagne internationale de menaces et de provocation contre le régime en Syrie visant à imposer de plus en plus de sanctions contre la Syrie, en particulier des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU et d’autres organisations internationales, la Russie et la Chine continue de s’opposer à de telles sanctions et mesures. La Turquie a choisi une position opportuniste qui fluctue en fonction de ses intérêts régionaux et politiques. Grosso modo, il y a une unanimité internationale dans l’opposition aux mesures militaires directes contre la Syrie, comme cela s’est produit en Libye, étant donné que la Ligue arabe et le Conseil de sécurité de l’ONU n’adoptent pas de résolutions ouvrant la voie à cette perspective. Le conflit sur cette question est féroce.
  • Excepté le Qatar qui joue un rôle vital et important dans la conjuration contre la Syrie, il existe différentes opinions et position dans le monde Arabe concernant la situation en Syrie ;
  • Jour après jour, la situation économique se détériore, la pression sur les conditions de vie des masses s’intensifie ;
  • Le régime est cohérent et offre de grandes potentialités. Cinq mois après le début des événements, aucune des institutions de base (le parti, l’armée, la sécurité, les institutions d’État, les ambassades, les organisations populaires, les syndicats, le Front national progressiste…) n’a connu de divisions ;

Assurément, le tableau n’est pas statique, et doit être perçu dans ses aspects dynamiques, son évolution et son développement jour après jour.

Parmi les scénarios possibles :

  • La crise pourrait continuer encore pendant une longue période, menant à d’autres catastrophes, bains de sang et souffrances ;
  • Un effondrement menant à l’anarchie générale, une guerre civile ou quelque chose de ce genre, ouvrant la voie à une intervention extérieure ;
  • Une division claire dans l’opposition peut se produire, faisant en sorte qu’une partie d’entre elle s’ouvre à un dialogue sérieux avec le régime pour parvenir à un nouveau contrat social dans le pays ;
  • Un terme aux divergences d’approches et à l’ « immobilisme » en ce qui concerne les forces du régime ;

Il y a deux issues possibles : soit l’avancée vers une solution politique à la crise rendant possible une fin rapide et définitive, soit la poursuite du recours au traitement sécuritaire de la crise quelqu’en soit le prix.

Il est difficile de prédire la manière dont une solution décisive sera atteinte.

Certains événements inattendus peuvent se produire, poussant tous les partis à trouver un accord, ou à accepter un accord imposé par des puissances étrangères pour aider le pays à trouver une issue au tunnel dans lequel il s’est engouffré.

Où en est le parti désormais ?

Pour commencer, nous aimerions attirer votre attention sur le fait que notre parti a envoyé un mémorandum au commandement régional à la veille de la 10ème conférence nationale du parti Baath en 2005. Le parti a demandé à ce que l’État soit séparé du parti, que la démocratie et les libertés soient garanties, que les lois d’urgence soit levées, qu’une loi démocratique pour les partis soit adoptée, que les prisonniers d’opinion et politiques soient libérés, que l’on mette un terme à la domination du parti Baath sur les syndicats, que la corruption soit combattue, etc.

En outre, nous tenons à ajouter que le parti a affirmé, dans tous les documents adoptés dans la dernière période, qu’il soutenait la position nationale de la Syrie.

Pour réaliser cet objectif, les besoins sociaux, économiques et démocratiques des masses populaires doivent être satisfaits. Nous avons discuté en détail de ces revendications dans nos conférences et documents.

Dans son analyse de la crise profonde actuelle de notre pays, notre parti avait indiqué clairement que la principale contradiction se trouve entre la formule politique selon laquelle le pays est gouverné depuis des décennies et les revendications de démocratie, de développement social, économique et culturel dont a besoin la société Syrienne.

Le fond de notre position, c’est que cette formule politique repose sur le monopole de l’autorité par le parti Baath, la tutelle sur le mouvement populaire et ses organisations. Cette formule a mené à la décadence et à la bureaucratie, et à la corruption de l’appareil d’État. Par conséquent, les plans de réforme économique et sociale doivent être pris en considération, mis au niveau des exigences de progrès.

En bref, notre parti estime que le fond de la crise actuelle réside dans le décalage entre la structure du régime et les tâches que doit affronter la Syrie. Dans le même temps, le parti insiste sur le fait que l’ennemi et les forces impérialistes font de leur mieux pour utiliser ce décalage interne pour rendre possible la conjuration contre la Syrie, et l’utiliser comme un cheval de Troie pour servir son objectif bien connu, comme nous l’avons mentionné ci-dessus.

En conséquence, le Parti communiste syrien (unifié) n’est pas neutre pour ce qui est de l’alternative nécessaire, d’une part, et des moyens nécessaires pour atteindre cet objectif, d’autre part.

Une solution politique passant par la poursuite de réformes véritables et radicales est la seule issue à la crise. Les mesures sécuritaires ne font que développer les facteurs de la crise, et l’approfondir toujours plus tout en vidant de son sens le contenu des réformes.

Nous affirmons que la situation actuelle rend nécessaire un dialogue constructif et loyal entre toutes les forces patriotiques et honnêtes, indépendamment des différences d’opinions et d’idées dans l’objectif de parvenir à un accord ou à un plan de réformes radicales répondant aux besoins des masses populaires et des garanties sur la création d’un État civil laïc et démocratique s’opposant aux plans impérialistes et Israéliens dans la région.

Si le dialogue nécessite l’existence d’un climat propice, le dialogue même pourrait contribuer à créer un tel climat, car les autres options ne conduiraient qu’à de nouveaux bains de sang, de nouveaux désastres pour le pays et pour le peuple.

Chers camarades,

Étant donné la faiblesse des médias Syriens face aux gros médias de l’impérialisme, à la mobilisation des forces du monde entier contre la Syrie, et à l’alliance anti-Syrienne composée des puissances impérialistes ainsi que de leurs marionnettes dans la région, y compris la Turquie, qui a adopté une politique pragmatique pour se partager l’hégémonie dans la région avec les pays européens, pour toutes ces raisons, notre parti espère que tous les partis communistes, ouvriers et démocratiques dans le monde contribueront à diffuser ces précisions dans l’opinion publique de leurs pays respectifs.

Ainsi, nous appelons ces partis à soutenir la Syrie car elle est le plus important des pays Arabes à résister aux plans impérialistes de domination du Moyen-Orient, et à s’opposer fermement au plan Américano-Israélien visant à diviser la région en diverses entités communautaires dont le contrôle serait rendu plus facile. La Syrie soutient également la résistance nationale en Palestine, au Liban et en Irak. De plus, elle soutient le droit du peuple Palestinien à libérer ses territoires et à fonder un État national avec Jérusalem comme capitale.

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Pourquoi démembrer les Etats-Nations arabes : A qui profite ce crime contre l’humanité ???

La Conspiration sioniste pour démembrer les Etats Arabes

En 1982 le magazine en langue hébreue Kivunim (Directions), organe officiel de l’organisation sioniste mondiale a édité un article important: son titre « une stratégie pour l’Israël dans les années 80 ».

Le rédacteur de Kivunim est Yoram Beck, chef des publications, département d’information de l’organisation. En outre au sein du comité de rédaction de Kivunim siège Amnon Hadary, un membre du Palmach (Le Palmach était la force de frappe de la Haganah) est à l’origine des atrocités de 1948 en Palestine.

Israël Shahak, professeur de chimie organique à l’université hébreue à Jérusalem, et Président de la ligue israélienne pour des droits humains et civiques a traduit l’article en anglais.

Il a été édité en 1982 comme pamphlet par l’association des diplômés Arabe-Américains de l’université. Le professeur Shahak écrit:

« L’essai suivant représente, à mon avis, le plan précis et détaillé du régime sioniste actuel pour le Moyen-Orient, basé sur la division du secteur entier en de petits Etats, et la dissolution de tous les Etats arabes existants. J’en présenterai l’aspect militaire de ce plan en conclusion.

J’attire l’attention des lecteurs sur plusieurs points importants :

1. L’idée que tous les Etats arabes devraient être décomposés, par Israël en petites unités, se produit à plusieurs reprises dans la pensée stratégique israélienne. Par exemple, Ze’ev Schiff, le correspondant militaire de Ha’aretz (et probablement le plus bien informé en Israël, en la matière) définit comme le mieux qui puisse se produire pour des intérêts israéliens en Irak :

« La dissolution de l’Irak dans un état Chiite, un état sunnite et la séparation de la partie Kurde » (Ha’aretz, 2/6/1982). En fait cet aspect du plan est très ancien.

2. Le rattachement à la pensée néo-Conservatrice qui sévit aux Etats-Unis est mise en avant, particulièrement dans les notes de l’auteur.

Tandis que l’on donne l’apparence de défendre l’Ouest de la puissance soviétique, le vrai but de l’auteur, et de l’établissement israélien actuel est clair : transformer l’Israël en une puissance impériale mondiale. En d’autres termes, le but de Sharon était de tromper les Américains après avoir trompé tout le monde.

3. Il est évident qu’une grande partie des données relevées, dans les notes et dans le texte, sont déformées ou omises, comme par exemple l’aide financière des USA en Israël. Une grande partie n’est que pure fantaisie.

Cependant, le plan ne doit pas être considéré comme irréalisable sur une courte période. Ce plan suit d’ailleurs les idées géopolitiques courantes de l’ Allemagne des années 1890-1933, qui avaient été entièrement avalisées par Hitler et le mouvement nazi, et qui déterminaient leurs objectifs pour l’Europe de l’Est. Ces objectifs, qui stipulaient la division des Etats existants, ont été effectués en 1939-1941, et c’est seulement une alliance à l’échelle globale qui a empêché sa consolidation pendant une période de temps.

Israel Shahak écrit : dans ce plan, tous les Etats arabes sont réduits en fragments comme suit :

« Le monde musulman arabe n’est pas le danger stratégique principal auquel nous ferons face dans les années 80, malgré le fait qu’il représente une menace pour Israël, due à sa force militaire croissante. Ce monde, avec ses minorités ethniques, ses factions et crises internes, qui est étonnement suicidaire, comme nous pouvons le voir au Liban, dans les pays non-Arabes comme l’Iran et maintenant la Syrie, ne peut résoudre avec succès ses problèmes fondamentaux et donc,ne constitue pas une réelle menace contre l’Etat d’Israël à long terme, mais seulement à court terme car sa puissance militaire immédiate est importée.

En fin de compte, ce monde ne peut exister dans son cadre actuel autour de nous sans
devoir passer par des changements révolutionnaires véritables.

Le monde arabo- musulman est construit comme une maison provisoire avec des cartes remontées par des étrangers (la France et la Grande-Bretagne dans les années 20), sans que les souhaits et désirs des habitants aient été pris en considération.

Il a été arbitrairement divisé en 19 Etats, tous construits autour de combinaisons de minorités et de groupes ethniques qui sont hostiles les uns aux autres, de telle sorte que chaque Etat musulman arabe est voué à une destruction sociale ethnique intérieure, et dans certains Etats, une guerre civile fait rage déjà. La plupart des Arabes, ll8 millions sur 170 millions, habitent en Afrique, le reste d’entre eux en Egypte (45 millions aujourd’hui).

Etats du Maghreb :

Indépendamment de l’Egypte, tous ces Etats du Maghreb se composent d’un mélange d’Arabes et de non-Arabes Berbères. En Algérie il y a déjà une guerre civile faisant rage dans les montagnes de Kabylie entre deux nations. Le Maroc et l’Algérie sont en conflit concernant le Sahara espagnol, en plus des luttes internes dans ces Etats. L’Islam militant met en danger l’intégrité de la Tunisie et Kaddafi organise des guerres qui sont destructrices du point de vue arabe, d’un pays qui est sous peuplé et qui ne peut devenir une nation puissante. C’est la raison pour laquelle, il avait tenté de s’unir dans le passé avec l’Egypte et la Syrie.

Soudan :

Le Soudan, l’état le plus déchiré du monde arabe musulman est aujourd’hui construit sur quatre groupes hostiles entre eux, une minorité arabe musulmane sunnite règne sur une majorité d’Africains, de Païens et de Chrétiens d’Egypte non-Arabes.

Egypte :

En Egypte il y a une majorité musulmane de Sunnites faisant face à une grande minorité de chrétiens qui est dominante dans le Haut-Egypte :

ils comptent quelques 7 millions, de sorte que même Sadate, dans son discours le 8 mai, a exprimé la crainte de les voir réclamer un Etat à eux.. Il y’a quelque chose d’un deuxième Liban chrétien en Egypte.

Syrie :

Tous les Etats Arabes à l’Est de l’Israël sont déchirés, abîmés par des conflits intérieurs encore plus que ceux du Maghreb. La Syrie n’est pas fondamentalement différent du Liban
excepté dans le régime militaire fort. Mais la vraie guerre civile ayant lieu de nos jours entre la majorité sunnite et la minorité régnante de Chiite Alawi (seule 12 %
de la population) témoigne de la sévérité des troubles.

Irak :

L’Irak n’est aucunement différent de ses voisins, bien que sa majorité soit Chiite, les Sunnites minoritaires règnent.

65% de la population n’a pas droit à la parole en politique, et seule une élite de 20% tiennent le pays. En outre il y a une grande minorité Kurde dans le nord, et s’ils n’étaient pas favorables au régime régnant, à l’armée et aux revenus du pétrole, le sort de l’Irak ne serait guère différent de celui du Liban dans le passé ou de la Syrie aujourd’hui.

Les germes du conflit intérieur et de la guerre civile sont aujourd’hui apparent déjà, particulièrement après la prise de pouvoir en Iran par Khomeini, qui constitue pour les Chiites d’Irak un leader naturel.

Arabie Saoudite, Kuweit, Oman et nord Yémen :

Toutes les principautés et l’Arabie Saoudite, du Golfe sont construites sur une maison de sable dans laquelle il y a seulement du pétrole. Au Kuweit, le Kuwaiti constitue seulement un quart de la population.

Au Bahrayn, le Chiites sont la majorité mais sont privés du pouvoir. Aux Emirats Arabes Unis, les Chiites sont de nouveau la majorité mais les Sunnite sont au pouvoir. La même structure existe à Oman et au nord Yémen. Même au Yémen du sud marxiste il y a une minorité considérable de Chiites.

Dans la population de l’Arabie Saoudite, la moitié est étrangère, Egyptienne et Yéménite, mais une minorité saoudienne tient le pouvoir.

Jordanie :

La Jordanie est en réalité Palestinienne, parcourue par une minorité de bédouins de TransJordanie, mais la majeure partie de l’armée et certainement la bureaucratie est maintenant Palestinienne. En fait Amman est aussi palestinien que Nablus.

Tous ces pays ont des armées puissantes, relativement parlant.

Mais il y a un problème là aussi. L’armée syrienne est aujourd’hui la plupart du temps sunnite avec des corps de dirigeant d’Alawi, l’armée irakienne Chiite avec des commandants sunnites.

Ceci à une incidence à la longue, et c’est pourquoi il ne sera pas possible de maintenir la fidélité de l’armée à moins qu’elles aient un dénominateur commun :

L’hostilité envers Israël, et même cela aujourd’hui est insuffisant. « 

Le plan de l’Israel par Kivunim :

Les OCCASIONS POUR QUE L’ISRAEL METTE EN APPLICATION SON PLAN

« une situation orageuse entoure Israël et représente des défis pour lui, des risques mais également des opportunités de grande envergure se présentent aujourd’hui pour la première fois depuis 1967. Les occasions manquées deviennent réalisables jusqu’à envisager une expansion. Chose que nous ne pouvions même pas imaginer.

La politique de paix et de retrait des territoires occupés, exclut la réalisation de ces nouvelles opportunités. Depuis 1967, tous les gouvernements d’Israël ont circonscris leurs objectifs nationaux à des fins politiques, d’une part, et d’autre part en donnant des avis destructeurs neutralisant nos capacités ici et autour de nous.

L’erreur stratégique principale commise par l’Israël après la guerre de six jours est d’avoir échouée à prendre des mesures envers les populations arabes dans les nouveaux
territoires.

Nous aurions pu atteindre nos objectifs depuis lors si nous avions donné la Jordanie aux Palestiniens qui vivent à l’ouest du fleuve de la Jordanie. En faisant
cela nous aurions neutralisé le problème palestinien auquel nous faisons face de nos jours, alors que maintenant nous avons trouvé des solutions qui n’en sont pas réellement, telles que le compromis ou l’autonomie territoriale qui revient, en fait, à la même chose.

Aujourd’hui nous avons l’occasion de transformer la situation et c’est ce que nous devrions faire dans la prochaine décennie. Autrement nous ne survivrons pas comme Etat. « 

Le PLAN POUR RECONQUERIR LA PÉNINSULE du SINAI EN EGYPTE

« Regagner la péninsule de Sinaï avec ses ressources actuelles et potentielles est donc une priorité politique qui est obstruée par le camp David et les accords de paix. La faute se trouve naturellement dans le gouvernement israélien actuel et les gouvernements qui ont pavé la route à la politique du compromis territorial, les gouvernements d’alignement depuis 1967.

Les Egyptiens n’auront pas besoin de garder le traité de paix après la récupération du Sinaï et ils se retourneront vers le monde arabe et l’URSS afin de gagner leur appui et l’aide militaire. L’aide américaine est garantie seulement pour une période déterminée
et dans les limites de la paix. Cette situation provoquera donc une réduction de cette aide.

Sans les revenus du pétrole, nous ne pourrons financer notre expansion au delà de 1982 et nous retournerions dans les conditions où nous serions obligé d’initier le statu quo qui existait dans le Sinaï avant la visite de Sadate et l’accord erroné de paix signé avec lui en mars 1979.

Israël ne renoncera pas unilatéralement à ce traité, ni aujourd’hui, ni en 1982, à moins que l’Egypte ne soit aux abois économiquement et politiquement fournissant à Israël l’excuse pour prendre le Sinaï de nouveau et ce pour la quatrième fois de notre histoire.

Ce qui est laissé est, donc, l’option indirecte.

La situation économique en Egypte, la nature du régime et de sa politique de casserole-arabe, provoqueront une situation après avril 1982 dans laquelle Israël sera forcé d’agir directement ou afin de regagner indirectement le contrôle de Sinaï comme réserve stratégique d’énergie sur une de longue durée.

L’Egypte ne constitue pas un problème stratégique militaire à cause de ses conflits internes et elle pourrait être reconduite de nouveau à la situation d’avant 1967 en un jour. « 

LES PLANS D’ISRAEL POUR REDUIRE LES ETATS ARABES :

« L’Egypte:

L’Egypte, dans son image politique actuelle, est déjà un cadavre, à plus forte raison si nous tenons compte de la fracture grandissante entre Musulmans et Chrétiens. La division de l’Egypte au sud en régions géographiques distinctes est le but politique de l’Israël depuis les années 80. L’Egypte occidentale est divisée et déchirée.

Si l’Egypte tombe en morceaux, les pays comme la Libye, le Soudan ou même les Etats plus éloignés ne continueront pas à exister sous leur forme actuelle et joindront la chute et la dissolution de l’Egypte.

La vision d’un Etat copte chrétien en Haut-Egypte à côté d’un certain nombre d’Etats faibles avec des puissances très localisées et sans mouvement centralisé en date d’aujourd’hui, est la clef à un développement historique d’Israël qui a été seulement ralenti par l’accord de paix mais qui semble à la longue marquer le pas.

Liban :

La dissolution totale du Liban en cinq provinces sert de précédent au monde arabe entier comprenant l’Egypte, la Syrie, l’Irak et la péninsule Arabe qui suivent déjà cette voie. La dissolution de la Syrie et de l’Irak plus tard ethniquement ou religieusement en secteurs uniques comme au Liban, est la cible primaire de l’Israël sur l’avant oriental, alors que la dissolution des puissances militaires de ces Etats n’en constituent qu’un objectif à court terme.

Syrie :

La Syrie tombera en morceaux, selon sa structure religieuse ethnique, comme le Liban de sorte qu’il y ait un Etat de Chiite Alawi le long de sa côte, un Etat sunnite dans la région d’Alep, un autre Etat sunnite à Damas hostile à son voisin nordique, et les Druzes qui établiront un Etat, même peut-être dans notre Golan, et certainement dans le Hauran et en Jordanie nordique. Cet Etat en question sera la garantie pour la paix et la sécurité dans le secteur à la longue, et cela fait déjà partie de nos objectifs d’aujourd’hui.

Irak :

L’Irak, riche en pétrole d’une part et intérieurement déchiré de l’autre, est garantie comme cible d’Israël. Sa dissolution est bien plus importante pour nous que celle de la Syrie.

L’Irak est plus fort que la Syrie. À court terme c’est une puissance irakienne qui constitue la plus grande menace à Israël. Une guerre Irako-Iranienne fera chuter l’Irak avant qu’il puisse organiser une lutte élargie contre nous.

Chaque confrontation inter-Arabe nous aidera à court terme pour mener au démantèlement de l’Irak, de la Syrie et du Liban.

En Irak, une division dans des provinces le long de lignes ethniques et religieuses comme en Syrie au temps des ottomans est possible.

Trois (ou plus) Etats existeront autour des trois villes principales : Régions de Bassora, de Bagdad et de Mossoul.

Les Chiite au sud séparé du nord sunnite et Kurde. Il est possible que la confrontation Irano-Irakienne actuelle approfondira cette polarisation.

Arabie Saoudite :

La péninsule Arabe entière est une cible normale à la dissolution due aux pressions internes et externes, et cela est inévitable particulièrement en Arabie Saoudite.

Même si sa force économique basée sur le pétrole demeure intacte ou si elle est diminuée à la longue, les dissensions internes sont de plus en plus apparent.

Jordanie :

La Jordanie constitue une cible stratégique immédiate à court terme seulement, parce qu’elle ne constitue pas une vraie menace à long terme après sa dissolution. Il n’y a aucune chance que la Jordanie continue d’exister dans sa structure actuelle.

La politique d’Israël, dans la guerre et dans la paix, doit être d’entreprendre la liquidation de la Jordanie sous le régime actuel et de conduire au transfert du pouvoir à la majorité
palestinienne. Changer le régime à l’Est du fleuve causera également l’arrêt du problème démographique des Arabes à l’ouest de la Jordanie.

Pendant la guerre ou dans des conditions de paix, l’émigration des territoires et le gel démographique économique, sont les garanties pour le prochain changement sur les deux bords du fleuve, et nous devons être actif afin d’atteindre cet objectif dans un futur proche.

Le plan d’autonomie doit également être rejeté, aussi bien que n’importe quel compromis ou division des territoires ainsi que les plans de l’OLP et ceux des Arabes israéliens eux-mêmes, ainsi que le plan de Shefa’amr de septembre 1980.

Il n’est pas possible de continuer à vivre dans ce pays dans la situation actuelle sans séparer les deux nations, les Arabes en Jordanie et les juifs à l’ouest de la rivière.

La co-existence règnera seulement quand les Arabes comprendront que sans Etat juif de l’Ouest de la Jordanie vers la mer, ils n’auront ni existence ni sécurité. Ils n’auront de nation qu’en Jordanie.

En Israël la distinction entre les territoires de 67 et ceux de 48, a toujours été insignifiante pour les Arabes et n’a plus de signification pour nous.

Le problème devrait être vu dans sa totalité, sans aucune division en date de 67. Il devrait être clair, dans la future situation politique ou constellation militaire, que la solution du problème des Arabes indigènes viendra seulement quand ils reconnaîtront l’existence d’Israël jusqu’au fleuve de la Jordanie et au-delà. Ce besoin est vital en cette époque difficile, celle du nucléaire dans laquelle nous entrons. Il n’est plus possible que les trois quart de la population juive vivent sur un rivage si dense et dangereux, à l’ère du nucléaire. La dispersion de la population est donc un but stratégique d’ordre suprême ; autrement, nous cesserons d’exister.

Judée, Samarie et la Galilée sont notre garantie unique pour l’existence nationale, et si nous ne devenons pas la majorité dans les secteurs de montagne, nous ne régnerons pas dans le pays et nous serons comme les croisés, qui ont perdu ce pays qui n’était pas à eux de toute façon, et dans lequel ils étaient des étrangers au début.

Rééquilibrer le pays démographiquement, stratégiquement et économiquement est le but principal aujourd’hui.

S’emparer de la ligne de partage de montagne de Beersheba en Galilée supérieure est stratégique afin de coloniser la partie montagneuse du pays où il n’y a aucun juif
aujourd’hui. »

Source : FreeArabVoice, le 22 juillet 2000

Traduction : Convergence des Causes

Conspiration contre le régime Syrien, deux terroristes avouent avoir tiré sur des manifestants

Deux terroristes avouent avoir tiré sur des manifestants pour le coller sur le dos de la sécurité

Deux terroristes, Ala Eddine Jamal al-Habra et Ismaël Abdel Mounïm al-Farrane, ont avoué avoir tiré sur les manifestants dans la région de la Ghouta dans la Banlieue de Damas, à Jabla et à Lattaquié faisant plusieurs victimes dans le but de coller ces actes sur le dos des forces de l’ordre, afin de ternir leur image, de porter atteinte à leur rôle, d’attiser la sédition et créer le chaos.

Al-Habra a dit, dans ses aveux devant la caméra de la TV syrienne, qu’il est né en 1982 et qu’il habite à Dhmeir dans la Banlieue de Damas depuis 1984, « je travaille dans l’usine de céramique Zenobia à Adra depuis trois ans et ça fait presque 14 mois que j’habite dans la région d’al-Abada dans la Ghouta de Damas », a-t-il précisé.

« Le début de ma participation aux manifestations je croyais que je revendiquais davantage de droits et de liberté, mais des groupes sont entrés parmi nous pour nous convaincre qu’il fallait poursuivre ce genre de manifestations par tous les moyens même s’il faut recourir aux armes », a-t-il ajouté.

« Lors d’une manifestation d’al-Abadieh jusqu’au carrefour de Nachabieh, et avant d’y arriver à environs 200 m, les agents de sécurité stationnés au niveau du point de contrôle nous ont parlé via le porte-voix de retourner d’où nous venons, mais on a refusé et en ce moment Zaher Qallaa m’a remis un fusil à pompe, pour que je tire sur les manifestants afin de créer de la panique au sein de la foule. J’ai commencé à tirer en l’air avant de tirer directement sur les pieds des gens », a-t-il expliqué.

« Il y a avait avec nous des gens cagoulés et armés, je ne pouvais les distinguer si ils étaient de la région ou non, mais ils ont tiré sur les manifestants dans le tas sans aucune distinction. Au moins 7 personnes ont été tuées et 40 autres blessées, une fois le carnage terminé, le fusil m’a été retiré et aussi le reste des armes », a-t-il poursuivi.

Ismaël al-Farrane a quant à lui indiqué qu’il est un pécheur à Jabla et qu’il est âgé de 25 ans. « Au début des manifestations, Nouar Hajouz m’a donné un fusil à pompe, alors qu’Abdel Hadi Ghazal m’a remis deux bâtons de dynamite et quand les manifestations ont commencé à sortir dans les rues de notre quartier, j’ai tiré sur la foule et j’ai lancé en direction des manifestants la dynamite, ce qui a fait 5 victimes », a-t-il avoué.

« L’objectif derrière les tirs sur la foule, c’était pour attiser la discorde entre les manifestants et les forces de l’ordre et leur faisant expliquer que les agents de sécurité qui tirent sur eux pour créer des troubles », a-t-il dit, ajoutant que Hajouz lui fournissait de l’argent.

Par ailleurs, la télévision syrienne a annoncé vouloir diffuser aujourd’hui jeudi à 20H 00 les aveux d’un terroriste, appelé, Hussein al-Harmouche et ceux d’un espion Israélien samedi à 20H 00 ; ce dernier révèlera les ficelles et les ramifications de la conspiration tramée contre la Syrie, comment il a facilité l’assassinat du martyr Imad Moughniya, comment les espions travaillent dans l’ombre pour attiser la discorde, comment assassiner les résistants et plonger le pays dans le chaos.

La Syrie met fin aux transactions en dollars

La Syrie a cessé depuis mardi toutes ses transactions en dollars en raison des sanctions imposées par les Etats-Unis et s’est tournée complètement vers l’euro, «Maintenant c’est complètement arrêté. C’est la première fois dans l’histoire du pays», a affirmé Adib Mayaleh, Gouverneur de la Banque Centrale Syrienne.

«Depuis deux jours nous ne pouvons plus faire de transactions en dollars et nous nous sommes donc tournés vers l’euro. Depuis 2005, nous avions encouragé tous les secteurs économiques à faire des transactions en euros mais malheureusement ils continuaient dans leur très grande majorité à la faire en dollars».

Barack Obama qui avait exigé la démission du président syrien Bachar al-Assad a également annoncé tout récemment avoir pris de nouvelles sanctions très dures contre le régime de Damas. Le président américain a signé un décret interdisant l’importation de pétrole et de produits pétroliers de Syrie aux Etats-Unis et gelant tous les avoirs que l’Etat syrien pourrait avoir sous juridiction américaine. M. Mayaleh a indiqué que les réserves du pays se montaient actuellement à 17,4 milliards de dollars, soit 800 millions de dollars de moins par rapport à la mi-mars, au début du mouvement de contestation contre le régime de Bachar al-Assad.

«Le taux de change de la livre syrienne est resté plus ou mois stable. C’est notre principal objectif depuis le début de la crise, a-t-il ajouté. Interrogé sur un transfert de 6 milliards de dollars de l’Iran pour soutenir la livre syrienne, il a répondu: «C’est de la rigolade. C’est n’importe quoi. Les milliards sont venus comment ? En camions ? Par un transfert bancaire alors que les deux pays sont sous embargo ? La centrale des règlements interbancaires en a fait état ? C’est ridicule». «Nous avons créé il y a deux ans un fonds pour la fluctuation de la monnaie et la position des changes avec les banques. Il tournait autour de 5 milliards de dollars et depuis la crise nous avons déboursé deux milliards pour protéger notre monnaie», a-t-il ajouté.

Georges Malbrunot : la voix de ses nombreux maîtres

Georges Malbrunot, le journaliste du Figaro qui participait au voyage de presse organisé le 22 août par des milieux proches du régime, a rendu un premier article à ses employeurs. Intitulé « Les opposants syriens saluent la chute de Kadhafi », et publié sur le site du quotidien atlanto-sarkozyste, il reflète à merveille le profil intellectuel de son auteur, tout de bien-pensance sournoise et falsificatrice, qu’avait d’ailleurs pu apprécier sur place la délégation restreinte d’Infosyrie.

Si ça marche en Libye…

Comme le titre le laisse penser, Malbrunot essaie, en quelque sorte, de relancer par l’« exemple » libyen la contestation syrienne, une contestation qui, assure-t-il avec une mauvaise foi qui force presque l’admiration, « ne donne aucun signe d’essoufflement » ! Quand on a en mémoire un autre article, très récent, du même Malbrunot, où celui-ci constate, pour le déplorer, qu’il n’y a pas le moindre signe de contestation à Damas (voir notre article « La révolte invisible à Damas« , mis en ligne le 22 août), quand on sait que ce M. Figaro n’a pas vu non plus d’opposants – pas même la trentaine qui ont manifesté sous ses yeux – à Hama « bastion de la révolte », on se demande s’il ne tire pas ses analyses d’une séance d’hypnose atlantiste.

De fait, Georges Malbrunot ne parle pas de Hama dans son article, où de toute façon il n’a pas vu les « 500 000 manifestants anti-Bachar » naguère chantés par les désinformateurs de l’OSDH.

Non, il, préfère consoler ses lecteurs et employeurs de la lenteur des événements en Syrie avec l’accélération de l’histoire en Libye – encore que cette histoire semble déjà subir une légère décélération, mais passons.

Hélas, le journaliste le reconnaît assez vite lui-même, comparaison n’est pas raison, et Bachar n’est pas Kadhafi : « Les protestataires reconnaissent que le régime d’al-Assad tient le coup face à la rue » reconnaît lui-même Malbrunot. Et c’est vrai qu’en dépit de ce qu’il affirme au début de son papier, la « rue » syrienne tend à se vider d’opposants, ces dernières semaines, en dépit des encouragements incessants des très nombreux Malbrunot du P.J.F. (Paysage journalistique français).

Comme nous l’écrivions voici quelques jours, même les chiffres fournis par les cyber-propagandistes de l’opposition sont revus à la baisse : la plus grosse manif du vendredi 19 août aurait regroupé selon l’OSDH 20 000 personnes à Hama, estimation qu’il est très raisonnable de diviser par au moins deux, compte-tenu des traditions de « lyrisme révolutionnaire » des correspondants locaux de Rami Abdel Rahmane (voir notre article « Un vendredi très attendu », mis en ligne le 22 août). On verra ce qu’il en est vendredi 26, mais il est sûr et certain que la contestation n’est vraiment plus à son zénith.

Plaidoyer pour la guerre

Du coup, dans la deuxième partie de son article, Georges Malbrunot développe l’idée, en se cachant à moitié derrière les déclarations d’opposants vraiment de moins en moins syriens, que la solution pourrait être, malgré tout, une intervention de l’OTAN dans le goût libyen justement. Oh certes, les chancelleries occidentales y sont, en principe, hostiles, tout comme la Turquie, et même, le reconnaît à grand regret M. Figaro, les opposants syriens exilés qui « ne veulent pas apparaître comme les leaders irakiens portés au pouvoir par les chars américains en 2003 à Bagdad ».

Heureusement, indique Malbrunot, les « révolutionnaires de l’intérieur » n’ont pas ces pudeurs de jeune fille. Et de citer le jeune Ali de Deir Ezzor pour qui « le départ de Kadhafi montre que la solution militaire extérieure n’est pas forcément mauvaise ».

Et Ali, confessé amicalement par Malbrunot, de regretter que les émeutiers de Deir et d’ailleurs n’aient pas bénéficié de la couverture aérienne otanesque qui a déjà fait « merveille » en Libye. Et histoire de créer un mouvement d’opinion, l’homme du Figaro met dans la bouche de « nombreux Damascènes » (ha, finalement il en a trouvé ?) cette constatation angoissée : « Seuls on ne pourra pas le (Bachar) faire tomber ». Eh non !

Disons-le tout net, avec cet article, M. Georges Malbrunot passe du registre de la désinformation à celui de la propagande belliciste. Ce faisant, il renoue avec la grande tradition illustrée par ses aînés du Figaro et d’ailleurs, qui ont puissamment contribué, en relayant servilement les mensonges du Pentagone et de l’OTAN, à plonger l’Irak dans deux guerres et un blocus dévastateurs, et à faire bombarder pour la première fois depuis 1945 une nation européenne – la Serbie.

On ne sait pas si ce petit chef d’œuvre de journalisme de combat aura le même effet, mais on peut dire que son auteur a d’ores et déjà mérité la confiance de ses employeurs, soit, par ordre croissant d’importance et d’abjection, le groupe Dassault(1), le pouvoir sarkozyste, l’OTAN et le Département d’Etat américain.

(1) Et puisqu’on parle du groupe Dassault, il n’est pas indifférent de savoir qu’il vient de remporter, grâce à une intervention directe de Nicolas Sarkozy – qui a passé outre l’avis négatif unanime des plus hautes autorités militaires françaises -, un marché portant sur le remplacement du parc de drones de l’Armée de l’Air, son drone a lui ayant été développé en coopération avec la société Israel Aerospace Industries – au point qu’on parle de « drone israélien ». Ce coup de pouce de Sarkozy a ainsi permis à Dassault d’être préféré au groupe européen EADS et même aux Américains de General Atomics, qui avaient pourtant la faveur des militaires français. Voilà qui permet de remettre en perspective la qualité de l’ »information » que Le Figaro et ses petites mains fournissent sur la Syrie. Un quotidien plus que jamais voué à être la Pravda du sarkozysme, notamment en ce qui concerne la politique étrangère, du fait de ses liens incestueux avec l’Elysée, un grand groupe privé et les accointances de l’un et de l’autre avec l’Etat d’Israël.

Source : infosyrie.fr

Face à la démocratie aéroportée : La Syrie dernier verrou avant l’Iran

Le Président Syrien Bachar al Assad

« La guerre est un fruit de la dépravation des hommes ; c’est une maladie convulsive et violente du corps politique ; il n’est en santé, c’est-à-dire dans son état naturel, que lorsqu’il jouit de la paix ». – Denis Diderot Extrait de L’Encyclopédie

Dernier partie du scénario diabolique concocté dans les officines occidentales, pensant maintenant que le régime va tomber comme un fruit mûr, Les Etats-Unis et l’UE appellent Bachar Al-Assad à la démission ’L’Union européenne note que Bachar Al-Assad a perdu toute légitimité aux yeux du peuple syrien et qu’il est nécessaire pour lui de quitter le pouvoir’, a déclaré Mme Ashton. Dans l’intérêt du peuple syrien, le temps est venu pour le président Assad de se retirer’, explique M. Obama Les ’graves violations des droits de l’homme’ en Syrie contre les manifestants’ pourraient relever de crimes contre l’humanité’, a indiqué jeudi 17 août un rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU.

Nous allons rapporter quelques informations alternatives sur la réalité de ces manifestants pacifiques Auparavant, quelques flash sur la mosaïque des ethnies et confessions en Syrie. Les minorités non arabes les plus importantes sont les Kurdes, habitant essentiellement le long de la frontière turque (8 %) au nord, et les Arméniens, qui vivent dans le Nord, surtout dans les grandes villes (2,8 %) La Syrie compte une douzaine de langues. Le pays est musulman à 90 % (dont les Kurdes), avec des minorités chrétiennes. La plupart des Syriens sont des sunnites (env. 70 %), mais certains sont de rite chiite, ismaélien ou alaouite.

La Syrie compte aussi des druzes professant une religion musulmane hétérodoxe ; Comme tous les chiites, les druzes, ismaéliens et alaouites constituent des sous-groupes particuliers du monde musulman. Les autres Syriens non musulmans sont chrétiens, soit catholiques, grecs-orthodoxes ou arméniens-orthodoxes, mais on compte aussi un millier de juifs. C’est donc sans conteste toutes les langues et toutes les religions du Moyen Orient qui tiennent grâce à un équilibre subtil –qui risque de voler en éclat- qui a été précédé par des siècles d’instabilité notamment depuis l’ingérence occidentale dans la Syrie ottomane souvenons nous du concept de protection des minorités cher à la France et ceci en vertu d’une promesse de Saint Louis à l’évêque Maroun ( les Maronites ) il y a de cela près de huit siècles !

Pour l’histoire, en attisant les tensions religieuses l’Angleterre et la France ont mis en coupe réglée l’empire ottoman dont la Syrie était une province depuis 1516. Au cours de l’automne 1917, le général Sir Edmund Allenby a envahi la Palestine et, le 11 décembre, lui et ses officiers sont entrés dans la ville sainte de Jérusalem par la porte de Jaffa. Le Premier ministre, Lloyd George, considérait cela comme un cadeau de Noël et écrivit que la chrétienté avait repris « possession de ces lieux saints ». Le général français, Henry Gouraud, entra à Damas en juillet 1920. Après avoir frappé sur le tombeau de Saladin, Gouraud s’écria : « Réveille-toi Saladin, nous sommes de retour. Ma présence ici consacre la victoire de la croix sur le croissant. » Après la mise à mort de l’Empire Ottoman, par les accords de Sykes Picot la France s’adjudja la Syrie dont elle fit un protectorat de 1920 à 1941.

La réalité du terrain : Pacifistes ou rébellion armée ?

On parle de militants pacifistes. Qui sont ils ? Ces manifestants manifestent mais dans le même temps, on parle de subversion. Il est vrai qu’il y a des manifestations dans certaines villes, qu’il y a des morts, que l’armée est intervenue. Les médias aux ordres attribuent cela à l’armée. Ce qu’ils ne disent pas, c’est qu’il y a une rébellion soutenue par l’extérieur C’est une vraie guerre entre les forces armées syriennes et c’est que le pouvoir appelle les « hors-la loi ».

Pour le représentant russe auprès de l’Otan « L’OTAN planifie en ce moment une campagne militaire contre la Syrie afin d’aider à renverser le régime du président Bachar al-Assad avec comme objectif à longue échéance de préparer une tête de pont dans la région pour l’attaque contre l’Iran« . Dimitri Rogozin, délégué de la Fédération de Russie auprès de l’OTAN. Rogozin commentait, vendredi 5 août dans le quotidien moscovite Izvestia, la condamnation par le conseil de sécurité de l’ONU, deux jours plus tôt, de la répression violente en Syrie « Le noeud coulant autour de l’Iran se resserre. Des préparations militaires contre l’Iran sont déjà en cours de réalisation » affirme Rogozin, pour qui l’OTAN n’a pour but que d’intervenir contre les régimes « dont les vues ne coïncident pas avec celles de l’Occident. » (1)

Pour Michel Chossudovsky Des développements récents en Syrie indiquent qu’il s’agit d’une insurrection armée à part entière, intégrée par des mujahideen, islamistes (« Freedom Fighters »), appuyés, entraînés et équipés par l’OTAN et le haut commandement de la Turquie. Selon des sources du renseignement israélien : Entre-temps, le quartier général de l’OTAN à Bruxelles et le haut commandement turc dressent des plans pour leur première étape militaire en Syrie, laquelle consiste à munir les rebelles d’armes pour combattre les chars d’assaut et les hélicoptères constituant le fer de lance du régime Assad pour réprimer la dissidence. Afin de repousser les forces armées gouvernementales, les stratèges de l’OTAN pensent davantage à répandre de grandes quantités d’antichars, de roquettes antiaériennes, de mortiers et de mitrailleuses lourdes dans les centres où ont lieu les contestations, au lieu de répéter le modèle libyen de frappes aériennes. (…) L’OTAN et le haut commandement turc envisagent également le développement d’un djihad impliquant le recrutement de milliers de mujahideen (« Freedom Fighters », ce qui évoque l’enrôlement de moudjahidines pour mener le djihad (guerre sainte) de la CIA à l’âge d’or de la guerre soviéto-afghane. (2)

Nous voilà avertis, on appréhende un peu mieux la nature du mouvement pacifiste syrien et les 2000 morts dénombrés dont 400 des forces de sécurité n’ont pas interpellés les médias aux ordre quant à la mort bizarre de 400 militaires de la main de pacifistes désarmés.

La boite de Pandore des conflits interconfessionnels et ethniques

Deux témoignages de personnalités religieuses nous permettent de situer avec clarté les enjeux d’abord la lettre ouverte du professeur Zehlaoui prêtre Arabe de Syrie à Monsieur Alain JUPPÉ Ministre des Affaires Étrangères de la France et ensuite celle d’une mère supérieure d’un Couvent. Le Prêtre arabe de Syrie, écrit : « je viens d’apprendre à l’instant votre déclaration aux États-Unis, touchant la légitimité de notre Président de la République. En tant que syrien, je ne puis rester silencieux face à une telle ingérence dans les affaires de mon pays. (…) Laissez-moi vous dire, au nom des millions de victimes que l’Occident a écrasés depuis des siècles, qu’il est grand temps de cesser de jouer les monstres à face humaine, et de piétiner tous les droits des autres peuples, au point de détruire leur existence même, comme vous vous êtes plu à le refaire en Irak, en Iran, en Afghanistan, Pakistan, dans toute l’Afrique, notamment en Lybie ».

« Démontant les raisons de cet acharnement il écrit : « Pour en revenir à la Syrie, oubliez-vous que le but dernier de toutes les manœuvres politiques, diplomatiques et séditieuses, menées contre la Syrie, depuis plus de deux mois, a été insolemment dévoilé par la conseillère au Pentagone, Mme Michèle Flournoy ? D’ailleurs, elle était tellement assurée de la réussite prochaine du complot mené contre la Syrie, qu’elle avait publiquement déclaré que la Syrie retrouverait tout son calme, le jour où elle romprait avec l’Iran et le Hezbollah, et signerait un traité de paix avec Israël ! Auriez-vous déjà oublié, en France et en Europe, le grand honneur que vous a valu la Résistance à l’occupation nazie ? (…) laissez-moi vous dire, en tant que simple citoyen syrien, que la Syrie n’acceptera jamais de tourner le dos au devoir vital de défendre son existence propre, d’abord contre l’occupation israélienne, ensuite contre le danger mortel que constitue le Sionisme, pour toute la nation arabe. Cependant, il semble que l’Occident tient à rester l’Occident, alors qu’il ne l’est plus. … C’est pourquoi, tout en piétinant tous les droits, comme vous cherchez à le faire en Syrie, vous n’avez jamais éprouvé la moindre honte à prétendre toujours être dans votre droit. Car le fort ne se trompe jamais !

Décryptant les relations Occident –Israël, le professeur Zahlaoui (…) Les représentants de l’Occident, surtout ceux des États-Unis, se pavanent comme des lions. Ils se permettent toutes sortes d’ingérences, allant jusqu’à détruire des pays entiers, de fond en comble. Mais dès qu’il s’agit d’Israël, tous les pays occidentaux sans exception, des plus ’grands’ aux plus ’petits’, les États-Unis en tête, deviennent rien moins que des néants. Des néants aveugles, sourds et muets ! Et pourtant, même les sondages faits en Europe reconnaissent qu’Israël est l’État terroriste par excellence. Et Israël est resté fidèle à lui-même : tueur, voleur, guerrier, féroce, arrogant, raciste, expansionniste et exterminateur. Pourtant les juifs ont toujours été bien traités en pays arabes et musulmans. Leurs historiens sont assez honnêtes pour le reconnaître. Mais ils ont trouvé moyen de faire payer la terrible facture de l’antisémitisme occidental et de l’holocauste nazie, à tous les peuples arabes et musulmans, dont ils avaient, depuis Ben Gourion, calculé la destruction, tout en imposant un Holocauste de 60 ans déjà, aux arabes, chrétiens et musulmans, de Palestine » (3).

Même témoignage poignant de Mère Agnès-Mariam de la Croix Supérieure du couvent de Saint Jacques l’Intercis, en Syrie. Elle pointe du doigt la manipulation de l’information : « La Syrie est notre patrie d’adoption. (…) Il est impératif d’être bien renseignés sur une situation donnée pour pouvoir se positionner en conséquence. (…) Car aujourd’hui en Syrie, pour être bien renseigné, il ne suffit plus de suivre les nouvelles servies par les chaînes satellitaires internationales. Nous l’avons constaté sans cesse : la réalité qui se vit ici est différente de ce que transmettent les médias. Ces chaînes n’accompagnent pas l’évènement, elles le précèdent pour le provoquer. Heureusement, de plus en plus de gens accusent cette information de parti pris et de falsification. Nous avons essayé de nous documenter en temps réel en téléphonant à des proches sur les lieux mêmes des incidents décrits : la situation ressemblait plus à ce qu’en disait la télévision syrienne qu’à celle propagée par Al Jazzirah, BBC ou France 24, Al Hurra ou Al Arabia à travers des montages et autres compilations audio-visuelles mensongères et de mauvaise qualité (…) Les slogans faussement humanitaires anesthésient la conscience des auditeurs et favorisent le glissement vers une logique vindicative aveugle qui, somme toute, ne sert que la cause de l’injustice. (…) (4)

Mère Agnes –Mariam met les choses au point concernant la nature réelle de la protestation « pacifique » Aujourd’hui, écrit elle il ne fait aucun doute qu’il y a ingérence étrangère, refusée fièrement par une partie de l’opposition. Aujourd’hui il ne fait aucun doute que l’opposition s’est muée en divers endroits en une insurrection armée qui commet des atrocités contre la population civile et contre les forces de l’ordre et l’armée. Enfin, aujourd’hui, l’exacerbation du clivage confessionnel est une triste réalité. Ces trois facteurs convergent pour réanimer le spectre de l’affrontement interconfessionnel, voire de la guerre civile. (…) Ahuris nous assistons à un stratagème destructeur : telles grandes puissances, à grand renfort d’endoctrinement médiatique, jouent sur la corde du fondamentalisme religieux pour mettre en relief les différences qui séparent alors que les points communs qui unissent sont bien plus nombreux. (…) La visite des ambassadeurs US et français à Hama a été vécue chez nous comme une démarche injustifiable. (…) » (4)

La Mère Supérieure s’interroge ensuite sur le pourquoi de la manipulation : « Pourquoi les Occidentaux encouragent-ils une insurrection armée, confessionnelle et fondamentaliste de surcroît, qui risque de s’étendre comme une tache d’huile ? De son côté le Patriarche maronite Mar Béchara Boutros Raï a une lecture plus globale de la situation. Il dénonce le « projet du Nouveau Moyen-Orient qui est à l’œuvre pour morceler le monde arabe dans le but qu’Israël vive en paix en en sécurité ». La tendance mondialiste qui prévaut c’est de promouvoir le choc des civilisations pour asseoir la légitimité des regroupements ethniques ou confessionnels qui, à leur tour, légitiment l’existence d’Israël. La Syrie vit depuis des mois des coups d’État larvés car ce remodelage ne peut être instauré sans la force des armes. L’insurrection armée en Syrie est une tumeur inoculée qu’on cherche à faire crever un peu partout dans le pays au gré des clivages confessionnels ou tribaux, avec son cortège de haine, de vengeances, de victimes et de désastres socio-économiques. (…) La majorité des musulmans et des chrétiens syriens se sont d’abord tenus à l’écart du mouvement de contestation pour diverses raisons, puis ils l’ont boycotté, et enfin certains s’y sont opposés.

Nous sommes cœur et âme avec les justes revendications de tout citoyen pour la liberté civique, la fin du totalitarisme d’État et de la corruption. Nous souhaitons la démocratie, l’impartialité de la justice et des réformes économiques et sociales conséquentes. Mais nous sommes conscients – et c’est là où nous nous heurtons à beaucoup d’incompréhension – que ces revendications peuvent devenir un cheval de Troie pour diverses entités nationales ou politiques afin de provoquer une déstabilisation dangereuse à partir de clivages confessionnels et claniques très subtils. (…) » (4)

Elle conclut enfin à la nécessité de l’autocritique tout en affirmant que le Baath a réussi à maintenir un subtil équilibre entre les confessions : « Mais la Syrie est loin de l’effondrement. Les foyers d’où l’on cherche à attiser les antagonismes confessionnels sont isolés et contrôlés, parfois au prix du sang lorsqu’il y a une résistance armée, au fur et à mesure que la population prise en otage fait appel à l’armée. Le peuple syrien est composite : sunnites, alaouites, chiites, chrétiens, druzes, arabes, kurdes, turkmènes, caucasiens, et j’en passe. Il n’est pas facile de maintenir une telle mosaïque dans la cohérence et la paix civile. Le parti Baath l’a obtenu en respectant les règles qui président aux structures tribales et claniques de l’Orient. Cependant ce régime était totalitaire et corrompu. Aujourd’hui une saine autocritique est à l’œuvre publiquement et des lois sont promulguées, obtenues par une saine opposition, pour les réformes souhaitées. Nous préférons cette voie tant qu’il y a de l’espoir. (4)

L’ouverture de cette boite de Pandore amènera le chaos, c’est un second Irak qui se profile à l’horizon avec son cortège de malheur de douleur et de détresse pour les Syriennes et les Syriens.. Tous les pays arabes attendent leur tour.. Si l’Occident était de bonne foi, il accompagnerait Bachar Al Assad dans son programme de réformes, les élections, le multipartisme… Les Occidentaux veulent changer la carte du Moyen-Orient pour la rendre favorable à Israël. Il faut savoir qu’Israël est en train de construire un mur dans le Golan, comme celui de la bande de Gaza. Cela veut dire que c’est une annexion définitive des territoires syriens. L’Occident ne veut plus de ce régime syrien qui, il faut le savoir est le dernier domino avant la « normalisation de l’Iran » On peut penser que plus rien ne peut arrêter la dynamique d’effritement des anciens pouvoirs arabes. Si la Syrie est démantelée elle ne sera plus comme avant, les suivants d’El Assad accepteront une partition des Kurdes qui rêvent avec leur frères Irakiens et Turcs d’avoir leur Etat. La Turquie est de ce fait, visée. L’Iran aussi. Sombres jours pour les pays vulnérables. (5)

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu. dz

1 http://www.infosyrie.fr/decryptage/le-representant-russe-aup…

2 Michel Chossudovsky L’OTAN et la Turquie appuient les rebelles armés en Syrie. Recrutement de mujahideen. Mondialisation.ca 16 aout 2011

3. Pr. Elias Zahlaoui Lettre à Mr Juppé ministre français des affaires érangères 9/6/2011

4. http://www.france-catholique.fr/SYRIE-ENTRE-CONFLITS-ARMES-E… 15 août 2011

5. Chems Eddine Chitour : La Syrie en marche pour la partition http://www.mleray.info/article-la-syrie-en-marche-pour-la-pa…

URL de cet article 14446
http://www.legrandsoir.info/face-a-la-democratie-aeroportee-la-syrie-dernier-verrou-avant-l-iran.html

Libye, Syrie : un projet géopolitique qui ne se comprend que sur la longue durée…

Libye, Syrie : un projet géopolitique qui ne se comprend que sur la longue durée… Ou le calendrier des guerres programmées…

Pourquoi la France, cette malheureuse est-elle embarquée militairement en Libye et diplomatiquement en Syrie dans d’infernales galères prétendument au service des droits humains ? Car est-ce bien là le fond de la question ? Un doute raisonnable est en effet permis en ce domaine.

Chacun peut constater avec quelle fougue Paris enfourche ces temps-ci le blanc destrier des indignations vertueuses contre des hommes avec lesquels Paris avait affiché hier d’éclatantes réconciliations. D’abord avec Bachar el Assad, le maudit accusé d’avoir commandité le meurtre de Rafic Hariri en 2005, cet ex Premier ministre libanais et grand ami de l’ex président Chirac. Les accusations ayant fait long feu, certains témoins ayant été convaincus de mensonges et d’affabulations, il a bien fallu se résoudre à désigner un autre coupable politiquement incorrect, en l’occurrence le Hezbollah, le « Parti de Dieu »… accessoirement acteur fondamental de la vie publique libanaise.

Bachar le paria revenu temporairement en grâce, assiste au défilé du 14 juillet 2008, en compagnie il est vrai d’une cinquantaine de chefs d’État invités pour une grand messe euroméditerranéenne. Le 28 mars précédent Bachar el-Assad recevait à Damas le libyen Mouammar Kadhafi qui de son côté avait décliné l’invitation du président Sarkozy, lui ayant opposé une verte fin de non-recevoir au motif que l’« idée » même d’une Union pour la Méditerranée n’était à ses yeux qu’un « appât » et pour tout dire « une sorte d’humiliation » : « Nous ne sommes ni affamés, ni des chiens pour qu’ils nous jettent des os » ! Ce mauvais état d’esprit n’était peut-être pas si sot que cela comme l’avenir le prouvera ? Pourtant à la mi décembre 2007, le bouillant Colonel allait être reçu à Paris, mais en invité d’honneur cette fois et en grande pompe… jusqu’à être autorisé de planter sa tente bédouine sur la pelouse de l’Hôtel Marigny afin que le Guide de la Jamahiriya libyenne puisse y recevoir ses invités « conformément à la tradition du désert, qu’il respecte à la lettre ». Ah mais ! Paris valait bien une messe et le premier client miraculeux décidé à acquérir une poignée de Rafales (invendables) valait bien d’avaler quelques couleuvres voire des anacondas ! Oubliés les infirmières bulgares et tant d’autres sujets mineurs de fâcheries (le malheureux vol d’UTA ?)…

Autre temps, autres mœurs, les deux hommes hier salués pour leur retour d’enfants prodigues dans le giron démocratique de la Communauté des croyants dans les insignes vertus du libre Marché – à l’instar du libre renard dans le libre poulailler – sont aujourd’hui les bêtes noires de la communauté internationale réduite aux acquêts : É-U + UE (France, Royaume-Uni, l’Italie en proie à la vindicte de ses Marchands de Venise, ses Shylock intimes, ayant fait piteuse défection) + Israël, 28e États de l’UE et 51e état de l’Union américaine… Une belle brochette parlant haut et fort au nom de la planète entière. À ceci prêt que si Russie et Chine se sont, volens nolens, laissées forcer la main en votant la Résolution 1973 relative à la protection des civils dans la Libye en guerre civile, chacun sait que réitérer la même manœuvre – et nul ne s’y risque – au détriment de la Syrie se verrait immédiatement sanctionné au Conseil de Sécurité par un veto catégorique des deux membres permanents précités (sur cinq : É-U, France, GB).

En Libye l’échec de l’Otan devient chaque jour de plus en plus patent, les arsenaux sont vides et il ne suffit plus (en dépit d’une guerre des communiqués triomphalistes), aux « oppositions » (les tribus et le lumpenprolétariat islamiste de la Cyrénaïque en rébellion contre à l’État central et la Tripolitaine) de recevoir in situ les exhortations enflammées du triste sire BH Lévy, lequel tisse l’étoffe de sa médiocre gloire parisianiste avec la vie des autres ! Mais faire couler des flots de sang dans des guerres atroces (Yougoslavie, Irak, Soudan…) n’a jamais vraiment perturbé nos petits marquis si joliment autoproclamés « nouveaux philosophes » ! En vérité mieux vaudrait les nommer brandons de discorde à l’instar du mauvais dieu Loki, des gens dont la science infuse se réduit à manier le verbe comme un fouet pour faire se battre les montagnes… Revenons aux dissidents libyens armés et désormais encadrés par les forces spéciales de l’Otan (R-U et France rappelons-le exclusivement), mais qui marquent désespérément le pas, et ce malgré les roulements de tambours de la grande presse qui ne manque pas une occasion d’exalter leur bravoure et de stigmatiser les exactions réelles et supposées des forces loyalistes.

Ne parlons pas plus du décompte macabre des morts dans les manifestations qui se succèdent en Syrie comme vagues sur la grève… Or nous avons connu cette même presse plus fine bouche lorsque l’aviation de Tsahal bombardait en 2006 les infrastructures et la population libanaises, lorsque les israéliens en guise d’adieu disséminèrent des centaines de milliers de micro mines au moyen de bombes à fragmentation sur le Sud Liban ou encore lorsqu’ils allumèrent délibérément (assortissant leur vilenie de sempiternelles excuses a posteriori) un poste d’observation des Nations Unies liquidant d’un seul coup au but cinq casques bleus… Une presse résolument modérée lorsqu’il s’est agi de faire le (lourd) bilan de l’Opération Plomb durci en janvier 2009, treize cents morts civils passées par pertes et profits…

Bref, une presse partiale et amnésique impuissante à chercher les vraies causes – pas forcément cachées d’ailleurs – des malheurs frappant les Nations souveraines méritant (« on » le dit) d’être classées parmi les États voyous et à ce titre, traitées comme tels. Parce qu’enfin les crises ne tombent pas du ciel sans crier gare, elles s’annoncent de longues années à l’avance, elles naissent, grandissent, prennent corps sous nos yeux, encore faut-il savoir et vouloir les voir : la crise financière de septembre 2008 était annoncée à cor et à cris deux ans auparavant… or personne, surtout pas les politiques, n’avaient tenu compte des signaux d’alarme ! Et à ce propos, si l’on se donne la peine de remonter le temps sur une courte décennie, l’on commencera à entendre d’une tout autre oreille les commentaires vengeurs annonçant dans nos lucarnes domestiques la fin imminente des deux dictateurs, autrement dit d’hommes qui ne se sont pas totalement pliés, et assez vite, aux impérieux diktats de la Communauté internationale (… réduite aux acquêts).

En 2002, le 6 mai, John Bolton Sous-Secrétaire d’État de GW Bush donnait une conférence à l’Heritage Foundation 1 dans laquelle Cuba, la Syrie et la Libye venaient rejoindre l’Iran, l’Irak et la Corée du Nord sur la Liste noire de l’Axe du Mal. Il y dénonçait notamment la Syrie pour sa possession « de réserves de gaz neurotoxique sarin 2… laquelle poursuivrait le développement de l’agent VX, plus dangereux encore et plus puissant ». Simultanément, le Secrétaire à la Défense, M. Rumsfeld rappelait que la Syrie figurait toujours sur la Liste noire des États soutenant le terrorisme international (nous sommes un an et demi après le 11 sept.) et qui « s’est associée au [mouvement extrémiste] Hezbollah en acheminant des terroristes, du matériel terroriste, des équipements et des explosifs à travers la vallée de la Bekaa ». Un an et une guerre plus tard, le commentateur de Radio France Internationale Elio Comarin, le 14 avril 2003, plus lucide que la moyenne, n’hésitait pas à en déduire que « ces prises de positions semblent indiquer que Washington a [déjà] choisi sa prochaine cible ».

Le 10 mai 2002, le même Bolton, un homme prévoyant envoyait une lettre au Secrétariat général des Nations Unies pour annuler la décision du Président Clinton de participer à la création d’une Cour Pénale Internationale. L’Amérique n’entendait en effet, en vue des guerres imminentes (un an après fer et feu s’abattront sur l’Irak), exposer, ne serait-ce que d’un poil, ses militaires à une justice qui ne doit s’appliquer qu’aux vaincus… et non à des soldats auxquels la bride serait bientôt lâchée avec le beau résultat que l’on sait : six cent mille, un million de morts en Irak pour 9 ans d’occupation ?!

En fait, le principe d’une attaque simultanée de la Libye et de la Syrie avait été adopté à Washington quelques jours seulement après les attentats du 11 Septembre. Le général Wesley Clark ancien commandant en chef de l’Otan avait, le 2 mars 2007 à l’occasion d’un entretien télévisé 3, en témoignait sans aucune ambiguïté et livrait le palmarès gagnant des sept États devant être détruits « dans les cinq ans » par les États-Unis d’Amérique : Irak, Syrie, Liban, Lybie, la somalie, Soudan et in fine, l’Iran. Alors aujourd’hui qu’en est-il ? L’Irak, c’est fait ; le Soudan est en bonne voie de décomposition ; la Libye, c’est en cours ; quant aux autres ils sont plus que jamais dans le collimateur d’Israël et des É-U, et pour tout dire, en ce qui concerne la Syrie, le ton monte graduellement… Le Liban et l’Iran ne perdent, eux, certainement rien pour attendre.

Maintenant en ce qui concerne Paris, contrairement à ce que le lecteur pourrait imaginer le tournant n’a pas été pris en 2007, mais depuis belle lurette, mais ceci est une autre histoire…

Leon Camus

Notes
(1) John R. Bolton, Under Secretary for Arms Control and International Security, « Beyond the Axis of Evil : Additional Threats from Weapons of Mass Destruction ». Remarks to the Heritage Foundation, Washington, DC, May 6, 2002. http://www.mtholyoke.edu/acad/intre…
(2) Gaz utilisé avec un succès très médiocre par la secte Aum dans le métro de Tokyo en mars 1995, le Sarin étant ainsi présent de facto comme cauchemar potentiel dans tous les inconscients des classes politiques occidentales.
(3) Vidéo – http://www.youtube.com/watch?v=gJWB…

En 2001, les Etats-Unis avaient prévu de conquérir sept pays

Milton Dassier

C’est le général Wesley Clark, ancien général commandant l’OTAN de 1997 à 2001 qui est interviewé. Il affirme sans ambiguïté, sans langue de bois, que l’objectif défini par Bush et les neoconservateurs en 2001 était que les Etats-Unis prennent sept pays en cinq ans. Et de répéter plusieurs fois la liste des pays visés: Irak, Syrie, Liban, Libye, Soudan, Somalie et l’Iran.

Voyons où on en est dans l’application de ce plan.

L’Irak fut une réussite si on se place du point de vue du plan américain mais à un prix très élevé.

Il y eut aussi toute cette campagne politique, médiatique à grande échelle visant à affaiblir l’Iran, à le stigmatiser, à en faire le pays à détruire.. L’opération a échoué à cause du trop grand risque mais ce n’est que partie remise…

La Syrie est dans le collimateur. Révolte du peuple, résistance du parti au pouvoir, le Baas qui bénéficie d’une assise populaire bien plus forte que celle de l’UMP!. La Syrie risque d’être la proie des prédateurs avec pays arabes pro-occidentaux en médiateurs.

Le Liban. pour l’instant, rien n’a pu déstabiliser le Liban et surtout le Hezbollah.

La Somalie toujours aux mains de seigneurs de la guerre opposés à des milices islamistes

Le Soudant vient d’être coupé en deux. On peut être sûr que le Sud Soudan indépendant sera l’objet d’une attention et d’une bienveillance appuyée de la part des occidentaux.

La Libye est dans le tunnel. Il semblerait que l’initiative ait été française et cautionnée par les anglais puis l’OTAN. L’échec est latent mais un règlement du conflit pourrait conduire à une partition du pays ou à des enclaves administrées par l’ONU.

Le Hezbollah monte au créneau : Le Liban ne peut servir de tremplin pour déstabiliser la Syrie

Hassan Nasrallah, Chef du Hezbollah Libanais

D’une seule voix, le Hezbollah a condamné hier les informations relatives à l’infiltration d’armes en Syrie à partir du Liban, accusant sans ambages les forces du 14 Mars d’être derrière ce trafic.

« Indépendamment de notre opinion par rapport à ce qui se passe en Syrie que nous considérons comme étant une affaire exclusivement intérieure, personne n’a le droit de s’ingérer ou de prendre partie. »

C’est ce qu’a déclaré hier le membre du bloc de la Fidélité à la résistance, Hassan Fadlallah. « Il existe un camp au Liban qui cherche à s’immiscer et entraîner le pays dans cette affaire, et ce après l’échec de ses paris misant sur la guerre, la tutelle américaine et le tribunal international. Désormais, le pari est placé sur le changement du régime syrien d’où cette partie cherche à puiser sa force afin d’étendre son hégémonie sur le Liban », a ajouté le député.

Évoquant les informations portant sur l’infiltration d’armes en Syrie à partir de « certains ports libanais et certains passages terrestres », le député a qualifié de très « dangereuse » toute tentative d’immixtion dans les affaires syriennes.

Pour le député Nawwaf Moussaoui, l’actuel gouvernement « a fait de l’intérêt du Liban sa priorité, œuvrant à éloigner les dangers de l’effritement confessionnel et communautaire que les États-Unis et Israël tentent de provoquer ». « Le gouvernement s’est totalement libéré en réhabilitant la décision nationale », a-t-il dit, soulignant que la nouvelle équipe au pouvoir et ses alliés ont rejeté les pressions américaines visant à exploiter le Liban en vue de l’impliquer dans le processus de la désintégration de la Syrie.

« La fidélité à nos frères en Syrie ne consiste pas à les inciter les uns contre les autres, ni à leur fournir des armes pour qu’ils s’entre-tuent, mais plutôt à se tenir à leurs côtés en les encourageant au dialogue en vue de parvenir à une entente », a-t-il prôné.

Le chef du bloc de la Fidélité à la résistance, Mohammad Raad, a pour sa part accusé des parties politiques libanaises de « trafic d’armes en direction de la Syrie ». « Ces parties ne sont pas concernées par la stabilité au Liban sauf lorsqu’elles se trouvent au pouvoir. Une fois qu’elles n’y sont plus, c’est l’adage qui dit “après moi le déluge” qui prévaut », a-t-il ajouté.

S’adressant sans la nommer à l’opposition, il a affirmé : « Vous misez sur des mirages et votre lecture des changements régionaux est superficielle. » Et de reprocher à ses adversaires politiques de « chercher à effectuer une brèche de plus afin de paver la voie à l’intervention des forces internationales qui ambitionnent de décider de la destinée des peuples de la région et de leurs régimes ».

De son côté, le vice- président du conseil exécutif du Hezbollah, cheikh Nabil Kaouk, a affirmé que « l’envoi d’armes et d’argent (aux contestataires syriens) et la politique d’incitation médiatique menée prouvent que les forces du 14 Mars veulent transformer le Liban en une tribune et un tremplin à partir desquels la Syrie sera visée ».

Selon lui, le camp du 14 Mars « s’est enlisé en prenant part à la guerre menée contre la Syrie et contre son unité ». « Est-ce là l’esprit de Taëf ? » s’est-il demandé avant d’affirmer que « les masques sont tombés, dévoilant les positions réelles de certains ».

« Depuis 2005, le camp du 14 Mars complote contre la Syrie et se rend complice des ennemis de la résistance et de Damas », a-t-il ajouté. Quant à la livraison d’armes à partir du Liban interceptée il y a deux jours en Syrie, « elle doit faire l’objet d’une enquête judiciaire afin de juger ceux qui ont commandité et exécuté cette transaction », a-t-il dit.

« Il existe des instances politico-sécuritaires organisées qui œuvrent à partir du Liban pour déstabiliser la Syrie », a poursuivi cheikh Kaouk, estimant que la question du trafic d’armes n’est pas l’œuvre d’un individu mais d’un groupe organisé qui bénéficie d’un soutien et d’une couverture régionaux ainsi que du support de grandes nations qui ont décidé de transformer le Liban en une tribune pour s’en prendre à la Syrie.

Le responsable chiite a par ailleurs estimé que le nouveau gouvernement a réussi à créer une situation de complémentarité avec la résistance. Par conséquent, « ses décisions sont prises en harmonie totale avec les équations de la résistance de manière à renforcer la puissance du Liban ».

Le responsable du Hezbollah dans la Békaa, Mohammad Yaghi, a considéré quant à lui que « ce qui se passe actuellement dans la région ne mènera pas à la stabilité des gouvernements et des régimes ». M. Yaghi a estimé que celui qui « mijote le poison pour le servir à la région finira par l’ingérer lui-même ».

Le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, a appelé pour sa part les Syriens à renouer le dialogue et renoncer à la haine, les sommant à se pardonner mutuellement. Et le dignitaire chiite de stigmatiser « les agressions contre les innocents et contre les propriétés publiques, qui, a-t-il estimé, sont des actes condamnables et inacceptables par les lois religieuses ».

L’Orient-Le Jour

Syrie : Attaque du site internet du gouvernement par des hackers

Le collectif de hackers « Anonymous » a annoncé, dimanche 5 août, le piratage par ses membres du site internet du gouvernement syrien. Le lundi 6 août, au matin, le site gouvernemental n’est toujours pas accessible. Une action de soutien aux opposants du régime de Bachar Al-Assad qui dénonce également la chute brutaledu trafic internet en Syrie depuis le début du mouvement, alors même que les opposants utilisent les réseaux sociaux pour se coordonner.

Une attaque virtuelle pour le pouvoir en place, de plus en plus isolé dans le monde arabe. L’Arabie Saoudite vient de rappeler son représentant à Damas. Et la Ligue Arabe a, pour la première fois depuis le début de la contestation, appelé Damas a cessé « immédiatement » les violences.