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CVU : Le système RPT/AGO a créé 500.000 pauvres au Togo

Les Togolais sont aujourd’hui en mesure d’apprécier les effets négatifs de la gouvernance de Faure Gnassingbé et de son gouvernement RPT/AGO, que les bailleurs de fonds présentaient, après les élections frauduleuses de 2005 et de 2010, comme une victoire de la « raison ». Ces bailleurs qui ferment les yeux sur les crimes économiques et électoraux dès lors que leurs intérêts sont en jeu, ont cru, du moins certains, à la capacité de Faure Gnassingbé d’apporter une solution aux problèmes quotidiens de tous ordres rencontrés par les Togolais.

1. FAURE A ACCOUCHE PREMATUREMENT DE 500 000 PAUVRES

Sous couvert d’une réconciliation factice, sous couvert d’un gouvernement d’union nationale factice, sous couvert d’un dialogue inclusif factice, Faure Gnassingbé a du mal à accoucher d’une solution participative qui permettrait des créations d’emplois et une redistribution des richesses qu’il réserve à son clan ou à sa clientèle. Quant au pouvoir d’achat des Togolais et Togolaises, il y a fait des coupes sombres sans aucun ménagement. Faure Gnassingbé avec son système RPT/AGO, loin de contrôler les statistiques économiques, a réussi, d’après les derniers chiffres de la Banque mondiale, à créer 500 000 nouveaux pauvres. Les Togolais peuvent mesurer aujourd’hui dans les faits, que le ralliement au RPT de Gilchrist Olympio et de ses AGO – piteux au regard de son histoire personnelle et de celle de sa famille – n’était en fait qu’une manœuvre d’intégration dans l’oligarchie qui règne sans partage sur la richesse du Togo, laquelle appartient au Peuple togolais.

Après un an et demi de gouvernance commune RPT/AGO, la situation des Togolais n’a connu aucune amélioration mais s’est au contraire aggravée pour la grande majorité des citoyens. Les bailleurs incrédules continuent à croire les informations partielles et partiales envoyées par l’Etat togolais, pour mieux justifier en Occident un système d’incrédulité qui permet de protéger les intérêts de ces mêmes bailleurs de fonds. Faure Gnassingbé utilise les travaux routiers pour gagner du temps et faire patienter le peuple togolais qui refuse de faire un bilan des actions passées du fils du père.

Mais le Représentant Résident de la Banque mondiale au Togo, M. Hervé ASSAH, a refusé manifestement de verser dans la désinformation. Il reconnaissait récemment que la situation du Togo portant sur l’environnement des affaires s’est détériorée, ce qui n’échappe pas aux potentiels investisseurs qui survolent le Togo pour aller s’installer au Ghana ou au Bénin. Malgré une légère remontée de la croissance économique, le nombre de pauvres, qui représentait déjà 74 % de la population, bilan du Papa de Faure, aurait « augmenté de 500.000 lorsqu’on fait une simulation de la pauvreté » 1. Les doutes sur les programmes de réformes « nous souhaitons que ce programme permette des avancées substantielles dans le sens de la relance économique et sociale du Togo », ne semblent plus permis. La vérité est que le système RPT/AGO a créé plus de 500 000 pauvres avec l’argent des bailleurs de fonds incrédules.

2. UN TROISIEME MANDAT EN 2015 POUR AUGMENTER LE NOMBRE DE PAUVRES AU TOGO

Il s’agit d’une estimation moyenne. A ce rythme effréné, à la fin du dernier mandat présidentiel normalement prévu en 2015, Faure Gnassingbé et ses soutiens RPT/AGO auront réussi le tour de force d’avoir créé 2 500 000 pauvres supplémentaires au Togo en 2015. Chacun peut comprendre alors pourquoi Faure Gnassingbé fait tout pour briguer un 3e mandat présidentiel, contrairement à ce que prévoyait la Constitution togolaise de 1992 avant qu’elle ne soit unilatéralement tripatouillée par le RPT. Si les Togolais et Togolaises le laissent faire, il aura réussi le tour de force de transformer en pauvres toute la population togolaise. Toute la population ? Non ! Les membres de la galaxie RPT/AGO forment l’exception qui confirme la règle. Il n’y a pas lieu de les citer, ils se reconnaitront et les togolais les reconnaitront. Surtout lorsque ce sont ceux qui se sentent lésés qui demandent à cvu-togo-diaspora de publier les noms.

Comme la Commission vérité, justice et réconciliation est rentrée dans sa phase de « pardon de l’impunité », il est difficile de voir comment l’exercice factice de transparence à la manière de Monseigneur Barrigah, chef d’Etat-major du CVJR, pourrait illuminer la vérité, celle prônée par Dieu, celui qu’il prie. Il est vrai que les comportements évoluent lorsque, comme dans les pays riches, les pauvres sortent de leur condition et découvrent les opportunités offertes en tant que classe moyenne. Le pauvre qui s’est élevé hors de la classe pauvre pour entrer dans la classe moyenne, oublie de fréquenter les cultes religieux, devient critique, et conteste le pouvoir que s’arroge un archevêque ou un ecclésiastique de ne pas respecter la séparation de l’Eglise et de l’Etat. C’est donc cette connivence qu’il faut retenir, quant au rôle que joue la CVJR pour empêcher la vérité de jaillir, donc de soutien d’une forme nouvelle d’impunité, puisque les militaires non républicains refusent de dire la vérité. Mais qui est fou ? Dire la vérité sur les meurtres, crimes, viols et autres exactions pour aller en prison ou obtenir la bénédiction de Monseigneur Barrigah est risqué. Il vaut mieux se taire et faire du chantage sur ceux qui souhaitaient témoigner pour dire la vérité. Et puis, comme il n’y a pas de séparation entre l’église et l’Etat, rien ne permet d’être certain que les dépositions devant la CVJR ne serviront pas pour créer des boucs-émissaires, seul moyen de disculper le système RPT/AGO.

3. FAURE GNASSINGBE A PEUR DE FAIRE LES ELECTIONS COMMUNALES AVANT LES LEGISLATIVES

Alors peut-être, sans bouc-émissaires identifiés, c’est la Cour pénale internationale (CPI) qui pourrait guetter les membres criminels du système RPT. Alors pour parer à toutes éventualités, il suffit de rouler le peuple togolais dans la farine en lui promettant du vent et à manger afin que chacun oublie que la vérité des urnes est difficile à falsifier avec des élections locales. En attendant que Faure Gnassingbé annonce qu’ il ne se représentera pas aux élections présidentielles de 2015, et sous la pression des étudiants indignés de Lomé et de Kara qui voient leur avenir bouché du fait du système RPT/AGO, le peuple togolais ne doit pas faire l’impasse sur les élections locales et communales. A ce titre, le report quasi-régulier par Faure Gnassingbé de la tenue de ce scrutin, ressemble fort à une forme d’amnésie sélective en démocratie. Une telle élection devrait permettre à de nombreux togolais et togolaises de la Diaspora, pris dans le tournis de la crise de solvabilité et celle de l’Euro qui met à mal l’Union européenne, de trouver une occasion de servir leur commune. Aux Etats-Unis, les perspectives d’une guerre ne sont pas à écarter. Ce qui tend à cristalliser les Etats autour de ceux qui au conseil de sécurité peuvent aujourd’hui dire « non » à l’injustice et l’ingérence directe ou indirecte d’Etats qui deviennent cyniques, dès lors qu’il faut défendre d’abord leurs intérêts avant ceux des peuples africains en général, togolais en particulier. La violence bestiale de l’agression occidentale en Côte d’Ivoire et en Libye, a fini par faire sortir de leur torpeur une partie importante des Africains rêveurs et naïfs et en dessillant leurs yeux, amoindri leur vénération des dirigeants des pays riches vus comme des justiciers au service du pauvre.

4. RECOMMANDATIONS : IMPOSER LES ELECTIONS LOCALES AU TOGO

La vérité des urnes rencontre des contraintes au Togo comme ailleurs. Mais si Faure Gnassingbé refuse d’annoncer son départ constitutionnel pour 2015, si l’opposition togolaise refuse de se parler pour proposer une équipe commune pour servir d’alternance crédible au service du peuple togolais, alors le peuple togolais ne doit pas se faire avoir.

Le cvu-togo-diaspora recommande :

* de militer, d’insister, de demander et d’imposer des élections locales et communales avant les élections présidentielles et législatives. Le système choisi devra permettre une réelle représentativité des Togolais et obtenir un consensus. Faure Gnassingbé refuse toujours de compter les Togolais de la Diaspora justement pour les empêcher de se présenter aux élections locales ;

* de rappeler à Faure Gnassingbé que rien ne l’empêche d’annoncer par avance son départ, afin d’apaiser les tensions politiques, servir de catalyseur à la réconciliation et de retrouver l’estime des Togolais ;

* Faure doit s’expliquer sur sa capacité à créer 500 000 pauvres en si peu de temps. En réalité, Faure Gnassingbé ne rend compte que rarement – pour ne pas dire jamais – de ses actions et arbitrages au peuple togolais. Militons pour l’obliger à le faire !

Le Collectif pour la Vérité des Urnes (Togo)

Dr Yves Ekoué AMAÏZO

Coordinateur Général

François FABREGAT

Secrétaire Général

Les « États Arabes», otages de leur « Ligue »

Les « États Arabes», otages de leur « Ligue » : Entre l’immobilisme, la subordination et l’attrape-nigaud, par DJERRAD Amar

Depuis sa création en 1945 par sept pays arabes, dont la Syrie, la «Ligue des États arabes» a pour objectif d’unifier la «nation arabe», de défendre les intérêts des États membres, de faire face à toute ingérence des puissances dans la région. Elle se voulait aussi une force de proposition et d’impulsion. Mais les divergences sont telles que ses actions et initiatives, même de paix, restent au mieux à effets modestes. Les 22 États membres connaissent des divisions liées aux vicissitudes des relations dues à la nature de leurs systèmes politiques souvent antinomiques.

Deux visions politiques s’affrontent à ce jour. L’une ‘pro-occidentale’ que mène l’axe monarchique, l’autre plus indépendantiste que mène l’axe républicain. Sur la trentaine de sommets organisés entre 1946 et 2011, dont 12 sommets en urgence – où les  résolutions les plus importantes concernent la Palestine – on ne relève aucun qui eut un impact signification. Le semblant d’unité apparait plutôt dans l’hostilité à Israël; quoi que… car, le dossier palestinien n’a pas vraiment unis les membres même lors de l’agression israélienne contre Gaza, le Qatar, pays hôte du sommet de 2009, avait tenté de mener un camp favorable au Hamas contre l’Autorité palestinienne, ou contre le Liban. Il y a aussi ce «lâchage» de la Syrie qui avait refusé, avec le Liban, d’adhérer à la convention sur le «terrorisme» qui ne distingue pas ceux qui  luttent pour la liberté et l’indépendance ; allusion au Hezbollah. Ajoutons la partition du Soudan, le chaos de la Somalie, l’invasion de l’Irak, l’agression du Liban et de la Libye et maintenant les provocations et menaces sur la Syrie. La ligue arabe a été non seulement d’aucune utilité, mais a joué un rôle négatif contre certains de ses propres membres.

La géniale maxime anonyme, (elle n’est pas d’Ibn Khaldoun) qui dit que  «les arabes se sont entendus pour ne pas s’entendre» est d’une réalité affligeante qui va plus loin puisque c’est la première fois qu’ils «s’entendent», dans la même année, mais pour…autoriser l’agression par l’Otan de la Libye ; suspendre, sanctionner et  menacer la Syrie. Une première dans l’art de se faire châtier par l’organisation censée protéger ses membres. Un grand progrès dans le…ridicule et l’abaissement!

Les peuples arabes savent que cette organisation a perdu son sens pour s’être laissée pervertir en un instrument au service du Grand Capital comme le sont toutes les organisations internationales, y compris droits de l’homme, l’AIEA. La plupart dépendantes des multinationales, leurs donatrices. L’ONU et ses institutions ne servent plus qu’à produire des alibis contre les pays ciblés ; que les ONG et les ‘journalistes’ font dans l’espionnage ; que la CPI s’utilise pour criminaliser les dirigeants indociles ; que le FMI sert à ruiner et gager les pays ; que la presse dite «mainstream» se consacre à la manipulation, la tromperie et le contrôle de l’opinion ; que l’OTAN se réserve pour l’agression et dévastation.

La Ligue arabe ne peut échapper aux plans des lobbies militaro-financiers, de quadrillage du monde pour mieux se servir. Ce sont ces lobbies qui commanditent les guerres, déstabilisent et assassinent et qui, après l’Irak, l’Afghanistan, le Liban et la Libye, bousculent à une confrontation avec l’Iran via la déstabilisation de la Syrie. L’Afrique en paie le prix le plus cher avec l’assassinat de 21 présidents depuis 1960 : de Sylvanus Olympio en 1963 président du Togo à Kadhafi.

Quel autre moyen le plus sûr pour  déstabiliser les États arabes – qui présentent un danger pour leurs intérêts et Israël ou seraient un mauvais exemple pour les monarchies vassales – que celui de le faire par les arabes eux-mêmes en leur faisant la guerre avec leurs propres citoyens! La Syrie reste le dernier «verrou» tenace pour sa résistance, dans la région.

L’État le mieux indiqué pour mener la tâche de manipuler et de piéger, tel un cheval de Troie, la Ligue Arabe – après l’éviction par leur peuple des deux renégats Moubarak et Ben Ali – est bien le Qatar en la personne de son Émir –  ce vague mestre des américano-sionistes, celui qui a renversé son père, – et ce, pour sa forte dépendance de l’Occident et ses prédispositions à la félonie. Ce Qatar qui offre aussi des possibilités d’actions militaires proches des zones convoitées. Il est assisté par la Turquie de Erdogan, un nouveau ottoman, chargée de servir de base pour les actions armées et subversives.

Le choix de la Libye, en priorité, est stratégique – car un carrefour entre le Moyen Orient (MO), l’Afrique et l’Occident et constituant de plus, une porte moins risquée pour l’Afrique -puis tactique car, pays riche, moins peuplé et moins puissante militairement, dont la chute donnerait d’une part, selon leur vision, un exemple aux autres africains et d’autre part plus d’ardeur pour faire abdiquer la Syrie ; le point d’achoppement des velléités occidentales et sionistes. Cette indomptable Syrie qui fait le poids dans l’équilibre des forces entre l’Occident et l’Asie que représente en particulier la Russie et la Chine, dans ce que l’on appelle  l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) créée à Shanghai en 2001 dont l’Iran est membre.

Ce complot de l’Occident que pilote les EU pour le contrôle des richesses du MO  – qui vise à neutraliser ces puissances adverses traditionnelles afin de les rendre plus dépendante et donc plus vulnérables –  semble trouver en la Ligue un allié de taille au moment où des États Arabes traversent une période d’incertitudes politiques que l’Occident n’arrive pas à décrypter. D’où ses ingérences pour récupérer ces «révoltes» incontrôlées – qui remettent en cause les fondements et structures politiques archaïques – dans le sens de leurs intérêts sinon en susciter d’autres ‘contrôlées’ pour ensuite intervenir et recomposer dans le sens souhaité en usant des fallacieux prétextes humanistes et nouvellement du grotesque «protection des populations civiles».

Ce masochisme de la Ligue arrange bien certains. Nietzsche disait bien que  «si la souffrance, si même la douleur a un sens, il faut bien qu’elle fasse plaisir à quelqu’un…». Ce sont bien les États-liges du Golfe – organisés dans le «Conseil de Coopération des États arabes du Golfe», qu’appui la Turquie de Erdogan- qui sont chargés d’engager le bellicisme diplomatique en dictant à la Ligue ce qui doit et ne doit pas se faire. Ces monarchies ont le même rôle dans les institutions et organisations arabes que les sionistes dans les organisations et gouvernements Occidentaux; celui de déstabiliser tous ceux qui présentent un danger «idéologique» pour les monarchies ou «d’intérêts» pour le Grand Capital. D’où ce  ‘Conseil’ des «six pétromonarchies»  – qui se voulait un « bloc commercial » – mais qui travaille en fait pour des objectifs sournois ceux de servir les intérêts stratégiques de domination américaine et sioniste. Son influence est telle que ce CCG est surnommé le «bureau politique» de la Ligue puisque les résolutions sont décidées avant même que cette Ligue se réunisse. Avec le CCG, les valeurs sont inversées dans le sens où ce sont les monarchies qui gouvernent leurs contrées sans légitimité, que celle que leur fournit leurs protecteurs occidentaux, qui prennent le bâton de pèlerin pour imposer la démocratie et la liberté aux ‘ républiques’. Et la Turquie ? Les analyses soutiennent qu’Obama aurait répondu favorablement aux dirigeants d’Ankara pour  un« sous-impérialisme néo-ottoman » contrôlé par Washington après les inquiétudes de la Turquie de la domination exercée au M.O par Israël et les USA.

Par la Ligue, on se permet désormais d’exclure, de sanctionner et de menacer d’une intervention militaire étrangère, les Etats membres dont les politiques ne concordent pas avec les vues et objectifs de l’Occident sur la région, dont la prédominance d’Israël, conformément au projet du «Grand Moyen-Orient». Ce projet, devant dissoudre le monde musulman dans les fondements euro-atlantistes, consiste à agiter les peuples – en mettant en conflit les arabes musulmans et les chrétiens, les musulmans sunnites et chiites, les ethnies  – ensuite, recomposer dans le sens désiré. Le grand capital n’ayant pas de limite géographique ou morale considère le MO, d’un intérêt vital, région qu’il faut dominer par tous les moyens.

Il a été déployé un monstrueux dispositif d’endoctrinement et d’actions psychologiques que mènent des chaînes occidentales et les chaînes des pétromonarchies à savoir Al jazeera et Al arabia. Leur matraquage médiatique, a  dérouté les plus éveillés.  Beaucoup ont épousé leur cabale médiatique qu’a légitimé la Ligue du méprisant Amr Moussa et que semble aussi accepter l’autre nouveau égyptien Nabil Al-Arabi puisqu’il ne fait que lire ce qu’on lui présente sous l’œil du ministre Qatari des AE. Pour avoir encore plus de légitimité, on instrumentalise même la religion en obtenant la caution de Cheikhs réputés qui décrètent des ‘fatwas’ scélérates rendant licites ou illicites les mêmes choses et comportements en fonction des objectifs attendus du pays concerné, en s’appuyant sur des interprétations orientées et calculées de certains préceptes de l’Islam, allant jusqu’à rendre licite l’agression de la Libye par l’Otan ou bien appelant carrément à un bain de sang en Syrie comme le fait l’imam sunnite syrien al-Aroor, réfugié en Arabie Saoudite. Voilà encore le sinistre Cheikh Al-Qardawi, le protégé de l’Émir du Qatar, l’auteur de la ‘fatwa’ autorisant l’invasion de la Libye et l’assassinat de Kadhafi, qui appelle maintenant les libyens à se… «Réconcilier» en même temps qu’il autorise les «opposants syriens» à faire appel à l’Otan. Cet «Islam» là, modulable au gré des intérêts des puissants du moment et de leurs chimères, est bien étrange !

Dans cette offensive, on remarque bien que ce sont les régimes «républicains» réfractaire et pas les monarchies, que l’on vise pour les rendre au moins obéissants en installant des gouvernements  composés souvent d’opposants, félons et renégats. Sinon des États dit «Islamiques» sous forme d’«Émirat» en soutenant les tendances rétrogrades, obscurantistes et violentes désignées par «terroristes islamistes», que l’occident dit combattre, mais qu’il instrumentalise, comme en Libye, selon ses désidératas.

Que constate-t-on en Libye ? Un CNT – installé par l’Otan «représentant légitime du peuple libyen» pour réinstaurer un État-lige – dans la panique et aux abois qui n’arrive pas à mettre en place un gouvernement représentatif et qui fait appel, à nouveau, à la «communauté internationale» pour l’aider à se débarrasser des mêmes rebelles qu’il a employés pour installer le chaos. Un CNT qui cherche à récupérer les cadres de l’ancien régime pour reconstituer un état et redémarrer car, impossible de le faire avec l’armée de miliciens ignorants que l’on a utilisé comme chair à canon pour détruire leur pays et qui sombrent dans le désœuvrement. Un CNT qui constate des Benghazi se retourner contre lui par des manifestants réclamant une “nouvelle révolution”. Des libyens, ayant vécu dans la Jamahiriya mieux que beaucoup d’européens par les facilités et les biens gratuits que permet le système, qui se retrouvent maintenant par leur perfidie et prétention, en abattant l’ «nourricier», avec rien; obligés de quémander la nourriture ou de s’adonner au pillage, au racket et au trafic d’armes. Un pays déstructuré et insécurisé aux mains de brigands et d’aventuriers qui ont tué des dizaines de milliers (entre 50 et 70 000 morts) de leurs compatriotes civils que l’Otan a aidés par les bombardements aux missiles. Un pays où le peuple, de tempérament vengeur et tribal, n’oubliera jamais le sang innocent versé et les viols commis. Un pays réduit à la mendicité et aux pénuries y compris d’argent après des dizaines d’années de vie dans l’aisance. Des milices au début ‘unies’ mais qui maintenant, divisées, se font la guerre. Des «révolutionnaires» -composés de prisonniers libérés, de frustrés, d’ignares, de paumés –  floués et livrés au pillage et à la rapine, qui deviennent une armée de chômeurs…en arme défiant la nouvelle autorité. Une autorité – composée en grande majorité d’opposants opportunistes et cupides, de tendances contradictoires sous tutelle de la NED/CIA et le MI6 ou de renégats-  qui n’arrive pas à s’installer sur le territoire libyen à cause de l’insécurité et des attentats. Un pays ou les libyens, habitués au bien-être et au confort, ne sauront jamais faire le travail réservé à la main-d’œuvre immigrée qui représentait plus de 50 % de la population active; oui comment demander à 2 millions de libyens de remplacer les 02 millions d’immigrés qui sont partis. Même les candidats à l’émigration ne s’y aventureront plus à cause de l’insécurité et des caisses vides. Un pays où l’on a cédé la place au désordre et où l’on a éveillé l’esprit de résistance avec la naissance d’un «Front de libération». L’État libyen, avec ses institutions, est bien cassé et pour longtemps ! «Mais que croyaient ces zozos du CNT ?»disait Allain Jules. Citons aussi Félix Houphouët-Boigny «on n’apprécie le vrai bonheur que lorsqu’on l’a perdu».

Dans le cas de la Libye, le sinistre Bernard-Henri Lévy «philosophe» du mal a été l’entremetteur chargé de faire sous-traiter par la France de Sarkozy cette «opération Libye» et la Ligue arabe servir de caution. Avant même que la Libye ne tombe, ce manipulateur sioniste franco-israélien avait déclaré, à l’Université de Tel Aviv, en compagnie deTzipi Livni, «si nous réussissons à faire tomber Kadhafi ce sera un message pour Assad». Par affront, il a déclaré aussi lors d’une réunion du CRIF« c’est en tant que juif que j’ai participé à cette aventure politique, que j’ai contribué à définir des fronts militants, que j’ai contribué à élaborer pour mon pays et pour un autre pays une stratégie et des tactiques». Malgré les déclarations de Rasmussen, qui avait affirmé le mois d’octobre que l’alliance n’avait «… aucunement l’intention d’intervenir en Syrie…la seule façon d’avancer en Syrie … est de tenir compte des aspirations légitimes du peuple syrien…  nous avons pris la responsabilité de l’opération en Libye parce qu’il y avait un mandat clair des Nations unies, car nous avons eu un soutien fort et actif des pays de la région…aucune de ces conditions n’est remplie en Syrie », les choses ont évolué autrement.

Nous revoilà en Syrie avec les mêmes tactiques, mensonges et diversions avec l’usage des mêmes méthodes et procédés ! C’est-à-dire:

1/ Faire infiltrer les manifestations pacifiques et légitimes par des groupes chargés de détourner les revendications en révoltes contre le régime tout en chargeant d’autres embusqués de tirer sur les manifestants ; en même temps on active les cellules dormantes de passer à l’action armée

2/ Imputer les  exactions et crimes au «régime» en l’accusant de «tuer des civils qui manifestent pacifiquement».

3/ Tromper les opinions en leur faisant croire à un régime «dictatorial, répressif» pour le faire condamner par la «communauté internationale».

4/ Introduite auprès du CS des résolutions pour des sanctions économiques afin d’exacerber les choses et pousser le peuple à se révolter contre ses dirigeants.

5/ Faire admettre des «enquêteurs» et autres «journalistes» qui sont en fait des espions de guerre.

6/ Intervenir militairement sous des prétextes «humanitaire» en particulier «protéger les civils».

7/ Instaurer le chaos.

8/ Créer une entité, en lieu et place du gouvernement composée d’éléments à leur solde

9/ Traduire les responsables comme des criminels de guerre devant un Tribunal Spécial.

DJERRAD Amar

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Togo : Quand Faure Gnassingbé pousse son allié Gilchrist Olympio vers la sortie

Présidentielle 2015 / Plafonnement de l’âge des candidats à 75 ans : Quand Faure Gnassingbé pousse son allié Gilchrist Olympio vers la sortie

Gilchrist Olympio, fils du regretté Sylvanus Olympio

Le « Leader nouveau » qui courrouce l’ « Opposant historique », ce n’est plus arrivé depuis le 26 mai 2010, date de la signature de l’accord « historique » entre le Rassemblement du peuple togolais (Rpt) et l’Union des forces de changement (Ufc). Depuis lors, les désirs, et mieux, les caprices du « Leader charismatique » étaient des ordres. Ils sont satisfaits pour ne pas susciter son courroux. Mais apparemment les choses ne seront plus ainsi. Faure Gnassingbé vient de franchir le pas, et on peut oser dire qu’il s’est ou commence à s’affranchir du joug Gilchrist Olympio.

La 8e session des discussions au sein du Cadre permanent de dialogue et de concertation (Cpdc) tenue hier était consacrée au nombre de mandats du président de la République, Selon le compromis qui s’est dégagé, ce mandat, de 5 ans, ne devrait être renouvelé qu’une seule fois. Mais la précédente cession organisée le jeudi 24 novembre dernier à été consacrée aux conditions d’éligibilité à la présidence de la République. Au-delà des dispositions de nationalité, résidence et santé physique et morale, la grande « nouveauté » est relative à l’âge des candidats, et surtout au plafond. Selon la proposition qui emporte l’adhésion des parties prenantes aux discussions, pour briguer la magistrature suprême, il faut avoir au moins 40 ans, et au plus 75 ans. Avant que ces dispositions ne prennent la forme de loi, elles doivent être avalisées par l’Assemblée nationale ou par référendum, et on n’en est pas encore là. Mais ce plafonnement de l’âge pose problème. Il écarte de facto un candidat potentiel, et pas des moindres : son Excellence Gilchrist Olympio.

Comme un scandale à l’Ufc

Il y a de quoi faire couler de la bile à l’Ufc. Si ces propositions sont validées – ce qui va forcément arriver -, cela signifie que « Fo Gil » ne sera pas de la course en 2015. D’autant plus que l’homme compte déjà trois quarts de siècle derrière lui, et en 2015 aura connu 79 moussons et 79 harmattans. Il faut craindre même que le plus grand parti de l’opposition (sic) n’ait pas de représentant pour la compétition, quand on se rappelle le feuilleton de la candidature de Jean-Pierre au scrutin du 4 mars 2010. C’est un sacrilège d’oser remplacer le « vieux », même grabataire, et le président de l’Alliance nationale pour le changement (Anc) l’a appris à ses dépens. D’ailleurs au sein de ce qu’il reste de l’Ufc comme ressources humaines, on ne voit pas de présidentiable, à part le « maréchal ». Et ce n’est certainement pas le diplômé de la Fondation Konrad Adenauer qui ferait l’affaire.

Cette proposition impromptue est vécue comme un scandale et on a tenu à le signifier au travers d’un communiqué gribouillé juste au lendemain de cette séance au Cpdc, signé de son Secrétaire Général, Dr. Pierre Sambiani Jimongou. Le parti trouve inopportune une telle proposition « dans la mesure où tout candidat éligible doit présenter un état général de bien-être physique et mental, dûment constaté par trois (3) médecins assermentés désignés par la Cour Constitutionnelle comme le stipule l article 62 en son alinéa 4 ». L’Ufc « réitère, comme lors des débats, que cette proposition de plafonnement d’âge n’a donc pas sa raison d’être et invite, par conséquent, le CPDC à poursuivre la réflexion sur la question dans l’intérêt supérieur de la Nation ». Si c’était une époque, on parie que cette manœuvre d’exclusion aurait fait l’objet d’une marche suivie de meeting au cours duquel le pouvoir en place serait passé à la tronçonneuse.

Nous voyions en cette agitation une petite mise en scène, juste pour entretenir l’ambiance, mais nous avons dû déchanter au regard de tout le sérieux qui est mis dans l’entourage du grand gourou.

Des émissaires du parti sont déployés sur les médias pour fustiger la chose. Avouons qu’à la place de Gilchrist Olympio, tout homme serait courroucé, d’autant plus que les relations qui lient l’Ufc au pouvoir Rpt qui oriente les travaux au Cpdc sont privilégiés. C’est un traitement de faveur qui devrait être réservé à l’ « Opposant historique », au nom de l’accord du 26 mai 2010. On a toutes les raisons à l’Ufc de se fâcher parce qu’il y en a en Afrique qui préside aux destinées de son pays à…87 ans, et qui n’est pas repu et manœuvre pour rempiler. Allusion faite au papy momie du Sénégal, le démocrate (sic) Abdoulaye Wade. C’est d’ailleurs l’argument massue brandi à l’Ufc.

La fin d’une époque ?

Doit-on voir en cette mésentente le début de la fin de la cohabitation entre Gilchrist Olympio et Faure Gnassingbé ? La crainte est bien légitime, d’autant plus que jusqu’ici le « vieux » a été choyé. Ses caprices étaient satisfaits, car la menace était constante de le voir claquer la porte à tout moment s’il est contrarié. Un comité de suivi de l’accord a été spécialement mis en place, et la présidence confiée à son Excellence Gilchrist Olympio. Le « terroriste international » est devenu cet industriel hors pair et cet homme d’affaires international qui visitait désormais des entreprises togolaises, suivi dans tous ses mouvements par les médias d’Etat, tel une star…Il se raconte même que le refus du pouvoir en place de réintégrer à l’Assemblée nationale les neuf députés Anc serait l’effet de pressions exercées par l’ « Opposant historique », qui menacerait de quitter le foyer si Faure Gnassingbé donnait suite à cette requête de la Cour de justice de la Cédéao.

Gilchrist Olympio a toutes les raisons de se fâcher, d’autant plus qu’il a tout sacrifié pour suivre Faure Gnassingbé : ses proches collaborateurs et parents qui l’ont fait (Jean-Pierre Fabre, Patrick Lawson, Isabelle Ameganvi, Eric Amerding et autres), son aura (le mythe de l’opposant historique adulé par tout un peuple ) et sa carrière « prometteuse » qui aurait pu le propulser à la présidence de la République – hum… Mais son « époux » ne lui rend pas la pareille.

Il nous revient que l’Ufc aurait fait une proposition de 80 ans comme âge plafond, tenant donc compte de l’âge qu’aura son président national en 2015. Il fut un temps, le pouvoir Rpt se serait aligné sur cette suggestion qui passerait au Cpdc comme une lettre à la poste, même la sachant inappropriée. Mais cette fois, on a osé dire non à Gilchrist Olympio, et sur la place publique, c’est-à-dire au Cpdc. Et si cette disposition était savamment dirigée contre l’ « Opposant historique » ? La question reste posée, vu que de tous les opposants datables au carbone 14 – suivez les regards- , c’est lui seul que cette mesure met sur le carreau. Le confrère « koaci.com » y voit justement une volonté du Rpt de « pousser Gilchrist vers la retraite ». A tort ou à raison ?

Au demeurant avec cette disposition, c’est un grand pas que vient de franchir Faure Gnassingbé. Il faut croire que tous les désirs de Gilchrist Olympio ne seront plus des ordres. Apparemment il a déjà servi et le « Leader nouveau » n’a plus besoin de lui. Autant que l’accord du 26 mai 2010 scellant la cohabitation, en réalité dirigée contre Jean-Pierre Fabre et les siens. Faure aura réussi à démythifier Gilchrist Olympio et à s’en défaire, tout comme le Rpt dont il cherche à s’affranchir, avec la création de son propre parti.

(liberte-togo.com)

Le Grand bordel de Louis Michel, la double facette de l’Union Europeenne au Togo

Liberté – Louis Michel ! La seule évocation de ce nom fait remonter à la mémoire collective des souvenirs pas trop gais. C’est cet ancien Commissaire européen au développement et à l’action humanitaire, ce Blanc zélateur et démarcheur du pouvoir Rpt qui sort des insanités à chaque fois qu’il doit parler du Togo. Louis Michel, c’est ce fonctionnaire de l’Union européenne qui joue à l’avocat du pouvoir Rpt de Père en Fils, affirme avec une certaine condescendance tout le contraire de la réalité, peint le Togo comme une démocratie, défend les gouvernants auprès de Bruxelles, moyennant bien sûr… Les Togolais savaient donc à quoi s’en tenir avec sa présence annoncée dans le cadre de la 22e session parlementaire paritaire ACP/UE à Lomé. Mais quant à le voir descendre aussi bas et défendre l’indéfendable, sur un sujet aussi clair et sensible que la décision de la Cour de justice de la Cédéao et le procès Kpatcha Gnassingbé, pour un « Blanc », on ne s’y attendait pas.

Les gaucheries de « Fo Michou »

« Moi ce qui m’étonne dans ce sujet, et là je ne vais pas prendre la défense de personne en disant cela, c’est que dans le fond on rejette la responsabilité de cette situation sur soit le président, soit la majorité parlementaire. Vous m’excuserez, mais si je ne m’abuse, ces neuf députés ont eu un problème avec leur parti avec lequel ils ont été élus. Ils ont été élus sur des listes Ufc. A un moment donné, ils ont fait dissidence. L’Ufc a fait valoir des lettres de démission qu’ils avaient signées préalablement », a dardé Louis Michel, le Coprésident de l’Assemblée parlementaire, relativement à la décision de la Cour de Justice de la Cédéao dans l’affaire d’exclusion des neuf députés ANC réhabilités le 7 octobre dernier et à la polémique sur leur retour ou non à l’Assemblée nationale, avant de lâcher : «  Qu’a dit la CEDEAO ? Ils devraient être indemnisés. Elle n’a rien dit d’autre. Elle n’a pas par exemple dit qu’ils devraient être réintégrés…La Cour de justice de la CEDEAO n’a jamais exigé la réintégration des députés, elle a seulement demandé de leur payer la somme de trois (3) millions F CFA ».

Ce disque, les Togolais l’entendent depuis un mois et demi des suppôts et autres caisses de résonance du pouvoir Rpt. Mais venant de la part d’un ressortissant d’un pays où la culture démocratique est une réalité et qui pourrait se compter parmi les démocraties traditionnelles d’Europe, d’un Blanc (sic), généralement admis par les « nègres » comme intelligent, sage et surtout « civilisé », il faut avouer que cela laisse pantois. A raison, quand on sait que la décision de la Cour communautaire ne souffre d’aucune ambiguïté. L’Etat togolais a été condamné à « réparer la violation des droits de l’Homme des requérants et à payer à chacun la somme de trois millions (3 000 000) FCFA à titre de dommage et intérêt », après que la Cour a égrainé les dispositions juridiques violées dans ce dossier. On dirait que Louis Michel n’a pas lu l’arrêt. Bien avant la Cour de Justice de la Cédéao, c’est l’Union interparlementaire (Uip) qui, cinq (05) mois plus tôt, statuant sur cette affaire avait démontré que les neuf députés concernés n’ont jamais démissionné de leur propre chef comme cela se doit, mais ont été plutôt démissionnés, et enjoint à l’Etat togolais de les réintégrer à l’Assemblée nationale. C’est vraiment triste que l’ancien Commissaire européen au développement et à l’action humanitaire et aujourd’hui Eurodéputé, donc censé prôner les valeurs défendues par l’institution (démocratie, Etat de droit, bonne gouvernance, respect des droits de l’Homme) s’illustre aussi tristement. « Cette sortie de Louis Michel nous donne la preuve ultime que les Blancs ne sont pas aussi vertueux que ça… J’imagine un peu la calamité que serait ce monsieur s’il était noir. Ce serait un véritable danger public ! », glose un compatriote.

Comme s’il n’a pas assez suscité la polémique, le Belge s’aventurera aussi sur le terrain du procès Kpatcha Gnassingbé, arguant que « la justice a suivi son cours et qu’elle n’avait pas tenu compte de l’identité particulière de l’accusé ». En clair, Louis Michel est content que le député ait été jugé sans levée de son immunité parlementaire. Un véritable scandale, pour qui connaît les conditions d’arrestation et de détention de Kpatcha et les siens, les nombreux vices de procédures et violations qui ont caractérisé le procès. Et c’est à raison que les organisations de défense des droits de l’Homme soient indignées, et elles l’ont signifié à travers une déclaration datée du mardi 22 novembre. Les ODDH « prennent l’opinion nationale et internationale à témoin et feront endosser au député européen Louis Michel toutes les conséquences liées à une telle déclaration ». Et justement ces propos auront pour effet de renforcer dans sa position de force, le pouvoir togolais qui n’a d’ailleurs aucune intention de réintégrer ces députés.

Le double visage de l’UE

Que penser au juste de l’institution européenne qui se pose en civilisatrice au Togo mais dont les représentants au même moment cautionnent de façon aussi ostentatoire des forfaitures ? C’est aujourd’hui la grosse énigme à laquelle sont confrontés les Togolais. D’autant plus que la délégation de l’Union européenne au Togo a semblé prendre la voie de la raison.

On se rappelle que dans le cadre des rencontres périodiques instituées par l’accord de partenariat économique de Cotonou, des diplomates européens conduits par Patrick Spirlet ont échangé le vendredi 14 octobre dernier avec une délégation du gouvernement au ministère des Affaires étrangères. Au menu des discussions, les prochaines élections législatives et locales de 2012 et la situation des droits de l’homme au Togo, mais aussi des sujets d’actualité dont les audiences de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (Cvjr), les allégations de torture à l’Agence nationale de renseignement (Anr), le passage du Togo à l’Examen périodique universel devant le Conseil des droits de l’Homme, le dialogue au sein du Cadre permanent de dialogue et de concertation (Cpdc), les réformes institutionnelles et constitutionnelles et, chose inattendue, la décision de la Cour de Justice de la Cédéao. « Nous avons souligné l’importance des décisions de la Cour de justice de la CEDEAO et l’importance de les respecter, de prendre des initiatives dans ce sens pour justement favoriser cet apaisement », avait déclaré le chef de la Délégation de l’UE au Togo, estimant que le Togo est « à un moment crucial », et « un certain nombre d’événements récents méritent attention ». En clair, les diplomates européens demandaient à l’Etat togolais – à moins que nous soyons trop vite allés en besogne – de réintégrer les neuf députés abusivement exclus de l’Assemblée nationale, la réparation logique, puis payer les trois millions FCFA comme exigé par la Cour de la Cédéao. Et ce n’est d’ailleurs que le bon sens. Mais comment comprendre que les diplomates européens accrédités au Togo aient opté pour une position aussi conciliante et qu’au même moment l’un des porte-voix de l’Union Européenne, ancien Commissaire au développement et à l’action humanitaire, aujourd’hui Eurodéputé et Coprésident de l’Assemblée paritaire ACP/UE vienne prendre le contre-pied parfait de cette position?

Mais, où sont passées les bonnes vertus ?

Depuis lundi sont organisées, en marge de la 22e session parlementaire paritaire ACP/UE, des journées portes ouvertes sur la coopération Union Européenne-Togo, où sont exposés les fruits de ce partenariat. Il s’agit en réalité de célébrer cette coopération et de louer ses bienfaits. A l’occasion, l’institution européenne est peinte comme cette mère nourricière, qui ne veut que du bien des Togolais. « L’Union Européenne apporte au Togo une aide multidimensionnelle en vue de stimuler la croissance économique nécessaire à la réduction de la pauvreté et au développement durable », déclamait la ministre chargée de la Planification, du développement et de l’aménagement du territoire Dédé Ahoéfa Ekoué au lancement officiel. « Union Européenne yééé ! Hoyééé !!! », scandaient les groupes folkloriques déployés sur le site lors de la visite par le Commissaire européen au développement et à l’action humanitaire Andris Piebalgs, du chantier de construction de l’exutoire du lac ouest financé par l’UE.

L’Union européenne, c’est encore elle qui finance des programmes de renforcement de la démocratie, de modernisation de la Justice, de respect des droits de l’Homme, des œuvres inscrites au registre de la mission « civilisatrice » dont elle s’est investie. Il y a donc de quoi l’aduler pour ces actions. Mais les Togolais ont de plus en plus de la peine à croire à cette mission mise en avant depuis longtemps et à la sincérité de cette Union Européenne tant vantée au Togo. D’autant plus que Louis Michel n’est pas à son coup d’essai, c’est un récidiviste notoire ; mais jamais nous n’avons eu échos de quelque réprimande que ce soit de Bruxelles à son encontre, ce qui sonne comme de l’hypocrisie de la part de l’institution européenne. Et ses propos sur l’affaire des députés ANC auront malheureusement pour effets de renforcer le pouvoir en place dans sa position, celle de ne pas les réintégrer à l’Assemblée nationale. Ils sont de plus en plus loin, ces temps où l’UE était intransigeante et jouait au père fouettard à une violation majeure des droits de l’Homme, prenant immédiatement des sanctions. Mais aujourd’hui, ce sont ses fonctionnaires de premier plan mêmes qui adoubent ouvertement les violateurs, pour des bakchichs. Les bonnes mœurs qui caractérisaient l’homme blanc ont donc détalé. Et c’est bien dommage.

Le Franc CFA dévalué le 1er janvier 2012

Les malheurs continuent sous Ouattara : Le Franc CFA dévalué le 1er janvier 2012

Togo, Bénin, Niger, Burkina Faso… le quotidien ivoirien Notre voie dévoile l’objet de la tournée ouest-africaine de Ouattara

C’est une information exclusive. Les pays membres de la zone CFA n’ont pas fini de souffrir. Cette fois, c’est le noir qu’ils vont commencer à broyer. Si rien ne vient entre temps changer la donne, dès le 1er janvier 2012, c’est-à-dire dans 40 jours, le FCFA sera dévalué à nouveau. La parité fixe qui jusque-là était de 1 euro=655,59 FCFA, passera à 1 euro=1000FCFA. Selon un diplomate européen, c’est pour apporter cette information aux chefs d’Etat de l’Uemoa qu’Alassane Dramane Ouattara a fait le tour de la sous-région la semaine dernière. Il a été mandaté, selon le diplomate, par le président français Nicolas Sarkozy.

«En Afrique centrale, c’est à Denis Sassou Nguesso que la mission a été confiée d’informer ses homologues de la CEMAC mais aussi des Comores», ajoute notre source. Le diplomate assure que Sarkozy, compte tenu des problèmes que le Président sénégalais rencontre actuellement et surtout à cause de sa grande susceptibilité, a tenu à parler personnellement à Abdoulaye Wade lequel devrait informer son petit voisin Bissau-guinéen.

Comme on peut s’en douter, cette mesure de dévaluation du FCFA est venue de la grave crise que traverse en ce moment l’Europe de l’euro et que seule, l’Allemagne supporte à travers ses caisses. C’est donc la Chancelière allemande, Angela Merkel, qui, selon nos sources, a demandé à son homologue français, Nicolas Sarkozy, de mettre de l’ordre dans les ex-colonies françaises avant qu’il ne soit tard. Mais si l’on regarde bien le schéma, il ne s’agit pas, à travers cette mise en garde de Mme Merkel, de sauver les économies des pays de la zone FCFA. Il s’agit bien d’aider la France à éviter de sombrer, ce qui pourrait plomber la zone euro, l’Allemagne ne pouvant plus à elle seule financer les déficits de cette zone.

Mais qu’est-ce que la dévaluation du FCFA peut bien apporter à la France au plan financier et budgétaire ? Beaucoup, beaucoup trop même. Au travers de la guerre militaire qu’elle a menée ouvertement en Côte d’Ivoire pour renverser Laurent Gbagbo, la France a réussi à mettre sous l’éteignoir, tous les nationalistes et autres souverainistes dont le fondement de la politique est de redonner à l’Afrique, toute sa dignité. Laquelle devrait lui permettre de diversifier ses relations commerciales et politiques avec le reste du monde et non plus seulement avec l’ancienne puissance coloniale. Le cas de la Côte d’Ivoire est édifiant à cet égard. Aujourd’hui, tout semble dire que les accords de 1961, lendemain des indépendances, ont été réveillés. Les sociétés françaises ont récupéré tous les marchés. Bouygues est présent partout et il ne serait pas surprenant que, pour acheter désormais sur le marché mondial, l’Etat de Côte d’Ivoire passe forcément par l’Etat français. En d’autres termes, c’est en France que nous allons désormais acheter tout. Et comme tout cela se fait en devise (euro), nous allons dépenser beaucoup de CFA pour obtenir peu de produits. Ce qui arrangerait vraiment la France si l’on tient compte de l’ensemble des pays de la zone CFA qui vont acheter sur le marché français ou qui vont être obligés de faire transiter leurs marchandises par les ports et aéroports français. Si l’on ajoute à cela l’exploitation honteuse de nos ressources à laquelle se livre en toute impunité la France, on peut dire que le pari est gagné pour Paris de trouver les milliards d’euro qu’elle cherche partout pour combler son déficit. De l’avis d’un expert, les pays africains vont contribuer, avec cette mesure, pour 40% de leurs avoirs, au colmatage du déficit français.

Comme en janvier 1994, lors de la première dévaluation, les pays africains qui font la manche recevront encore beaucoup d’argent des pays européens. Puisqu’il leur suffit de dégager 1 million d’euro pour que cela se transforme en 1milliard de FCFA. Parions ! Les hagiographes des différents palais présidentiels chanteront à l’unisson la fameuse chanson qui ne leur réussit pourtant pas : «Pluie de milliards !!!». Oubliant que cet argent est à rembourser non seulement avec des intérêts mais en devise. Conséquence, la dette des pays africains toujours sous la coupole de Paris va accroître de façon vertigineuse. Sacrifiant ainsi les futures générations africaines qui, une fois aux affaires, passeront le clair de leur temps à rembourser des dettes.

Depuis que Ouattara est parvenu au pouvoir, les prix des produits alimentaires de première nécessité ne font qu’augmenter à la vitesse grand V. A partir du 1er janvier prochain, ça va être plus grave. La dévaluation ne peut nous servir que si nous exportons beaucoup. Tout le monde le sait. Tous les pays de l’espace francophone importent presque tout : produits manufacturés, riz, bois, poisson etc. A partir du mois de janvier 2012, c’est maintenant 1000 fcfa pour un euro. Au moment de servir le marché intérieur, les commerçants revendeurs devront tenir compte de cette nouvelle parité fixe. Les prix vont donc gonfler et ça va chauffer dans les marmites ! Le prix du carburant va suivre la flèche dans le sens verticale. Et on n’y pourra rien. Malheur aux pauvres populations africaines !

Abdoulaye Villard Sanogo

L’Afrique ne se mettra jamais à genoux

Comme à une cérémonie macabre d’ogres, Ces répugnants hommes au visage sombre massacrent nos populations d’Afrique pour le vol de nos richesses et leur trafic.

Derrière leur masque de l’Otan, Tous d’un mensonge plat puants, Ils débarquent en faux libérateurs là où tout leur semble dictateur.

L’Afrique en a assez des prédateurs !

Ils sont la bande à « Franco » Nicolas, Ce nostalgique du temps de Caligula.

Ça joue aux majordomes dans nos cocottes

Abandonnant leurs femmelettes à leurs popotes.

Nicolas mange ainsi à toutes les sauces moisies mais se sert de ses propres plats fumants nazis.

Depuis la Hongrie à l’île de Gorée via Paris, Le connard tient à son cynique pari : Dévaster tout, au nom de la démocratie.

En évitant de bon gré nos pires dynasties : C’est cela la physionomie de la francafrique ; Celle du partage éhonté d’huile et de fric.

Ils ont des laquais africains. Des bénis oui-oui

Les inamovibles prégos ; de méchants ouistitis ; On s’accommode mal d’une lugubre monotonie et ce, malheureusement, depuis tant de décennies.

Rien ne surprend guère avec Paulo de Billard Ou au Tchad avec le Débile du désert d’Idrissa Et là au Gabon où pestifère l’insipide Gombo !

Que dire de l’héritier foiré, le sumo du Togo Ou encore, l’homme à la face fardée du Congo ?

La liste est longue de ces nuisibles échantillons Qui tournent hélas en rond comme du tourbillon.

Ils sont tous la honte de l’Afrique des Samory, eux qui vendent leurs peuples aux Chiens à vil prix.

Le rocher ne cède jamais, non jamais aux torrents.

Et les braves triomphent toujours des impénitents.

L’Afrique notre mère ne se mettra jamais à genoux.

Tant que ses dignes fils pour elles, se battront debout.

Allemagne, le 29 Octobre 2011.

Le Coordinateur d´AfroManif Allemagne,

Ali Akondoh

Il parait que les parias de la planète se portent bien !!!

Tout irait à merveille en zone franc. N’évoquez surtout pas, auprès des dirigeants des 14 Etats utilisant le Cfa, la tempête monétaire qui secoue la terre entière. Pas forcément qu’ils sont de mauvaise foi. À dire vrai, ils n’ont jamais géré une monnaie propre, après un cinquantenaire d’appartenance aux nations unies. Seule zone monétaire au monde où les pays membres (tous indépendants depuis 51 ans) ont volontairement renoncé à toute appropriation d’expertise en matière monétaire. A l’ancien colon de décider, pour eux, des orientations économiques, des flux des capitaux sur le marché international, de la gestion des dettes, pire, de la tutelle auprès des institutions financières internationales. Vus d’Afrique francophone (espace Cfa), les tourments des places boursières ne constituent que de vagues spasmes médiatiques lointains. Pour ce qui concerne la réflexion et les mesures éventuelles face à la prétendue crise, « l’ancienne puissance tutélaire, la France y pourvoira » !

Le devenir économique ayant été confié à la France, les régimes africains consommateurs du Cfa peuvent se préoccuper d’autres choses. Seul débat digne d’intérêt auprès des élites locales : la longévité au pouvoir (révision constitutionnelle, nombre et durée de mandat). Sénégal, Cameroun, Bénin, Burkina Faso, Togo, Congo Brazzaville, Tchad, Guinée Bissau.

Quand certains ne sont carrément pas occupés à se tirer dessus. Cela ne veut pas dire que nos princes sont dépourvus de visions économiques. De Dakar à Libreville en passant par Lomé, Cotonou, Yaoundé, N’djamena et les autres, une incantation fait fureur depuis plusieurs années déjà : émergence économique. Chacun y ajoute quelques variantes avec les « grandes réalisations » de Paul Biya, les « grandes réformes » de Bongo fils, la « refondation » de Yayi. Mais jamais, au grand jamais, la moindre velléité de s’autonomiser vis-à-vis du parrain monétaire. La ligne rouge ! « La France y pourvoira » !

Sans exiger une rébellion de la part des 14 Etats « assistés monétaires », on peut néanmoins se préoccuper de l’absence totale de débats voire de consciences nationales sur la question de la monnaie. Il a fallu que Gbagbo soit privé de ressources pour que son régime vacillant et au bord de l’agonie se conjecture sur la nécessité d’une monnaie nationale, le temps que les bombes venues de Paris finissent de le déloger de son bunker.

Depuis, la page a été tournée. La sécurité de nos économies continue d’être assurée par les fameux conclaves entre les ministres des Finances de la zone franc et celui du parrain français. Deux séances par an, pas plus. Le sort de 14 trésors publics réglé en deux réunions l’an. Pendant qu’on se languit sous les tropiques en zone franc, l’Elysée déborde d’initiative dans la recherche de solutions face au calvaire du Cac 40 (principal indice boursier de Paris).

L’Euro sensée être une assurance tous risques pour la zone Cfa, parlons-en ! Une Europe loin d’être le modèle de solidarité par excellence lorsqu’on voit les réticences des Allemands à toute assistance financière à la Grèce ou à d’autres pays européens en crise. Le débat fait d’ailleurs rage sur l’opportunité de maintenir l’Euro en tant que monnaie ou pas, à voir le nombre sans cesse croissant de ces propres éclopés (Irlande, Grèce, Espagne, Italie…). Or c’est sur cet espace en plein doute que se reposent curieusement les espoirs des africains francophones. Mais comme d’habitude : « la France y pourvoira » même en cas de fragilisation voire de disparition de la monnaie européenne. Le dessein est désormais clair, jamais les Africains utilisateurs du Cfa (Compagnie française d’Afrique) ne devraient agir par eux-mêmes en matière d’option économique indépendamment des vœux du parrain.

La France, terre de blanchiment de l’argent des dictatures africaines, pourvoira à nos misères !!!

arimi choubadé http://arimi.freehostia.com

Afrique : la saga des imbéciles heureux !

Ils ont le vent en poupe. Ils sont même dans la poupe du vent. Ils sont tous des frères dits de lumière. Ils sont les plus écoutés, les seuls à être écoutés, et ils se donnent en spectacle dans la presse nationale et internationale ou lors des sommets organisés par les puissances colonialistes. Ils connaissent l’ataraxie, bien rarissime, bonheur inépuisable, bonheur parfait, à l’état brut.

Voyage de plaisance par-ci voyages inutiles par-là, la collaboration avec l’agresseur est leur credo. Et pourquoi pas ? La collaboration reste le business le plus rentable de nos jours. Juste quelques investissements sous la forme d’applaudissements accompagnant les coups de canon et alors la récompense tombe : Président de Conseil National de Transition, Chef de l’Etat reconnu par la Communauté Internationale, la Seule Autorité légitime du pays, Chef de la Révolution, et j’en passe.

Mais ne pleurez pas devant ce triste spectacle. Ces spécimens éhontés qui font la pluie, le beau temps et les malheurs de l’Afrique, ce ne sont que des imbéciles heureux !

Ce n’est pas une injure. L’imbécile heureux, est un concept philosophique qui désigne une personne qui est heureuse par ignorance, heureuse parce qu’elle croit qu’elle sait alors qu’elle ne sait pas, heureuse parce qu’elle n’est pas consciente qu’elle est malheureuse ou qu’elle le sera si elle demeure dans la situation qui la rend heureuse. C’est donc un imbécile candide, naïf, superficiel, aux allures égoïstes, au triomphe saisonnier, à l’avenir précaire.

Et ils pilules partout. Imbéciles heureux, téméraires et nombreux au Sénégal. Imbéciles heureux, patriarches et conservateurs, au Cameroun. Imbéciles heureux, naïfs et sous lettrés en RD Congo. Imbéciles heureux, terroristes et renégats en Libye. Imbéciles heureux, voyous, voleurs et apatrides en Côte d’Ivoire. Imbéciles heureux, tout simplement imbéciles et heureux au Togo, etc. etc. Il y en a partout et tous sont nuisibles à l’Afrique.

Ce qu’ils savent sans savoir qu’ils ne le savent pas, c’est qu’ils ne savent pas que le Colon n’a pas d’ami mais des intérêts. Et qu’avant eux, des ancêtres imbéciles heureux ont connu des jours, voire des décennies de gloire pour récompenser leur soumise et arriviste collaboration, lorsqu’il s’est agit d’éteindre la Lumière Patrice Lumumba ou Sékou Touré ou encore Thomas Sankara.

Ils ne savent pas, croyant savoir, que c’est la magouille que l’homme blanc te propose aujourd’hui pour te permettre d’amasser sans avoir semé ou d’amasser ce que le peuple a semé, qu’il va brandir demain pour justifier leur livraison à la potence.

Ce qu’ils ne savent pas en croyant dur comme fer que ça n’arrive qu’aux autres, c’est que le collabo du Colon finit toujours au pilori, sauf s’il a la chance de crever d’une opération de la prostate qui a mal tourné.

Dans tous les cas, aucun imbécile heureux ne finit heureux. Cela est une vérité cartésienne.

Alors vivre comme un imbécile heureux, c’est être un imbécile qui trahit la Mère Afrique par arrivisme politique. Etre un imbécile heureux, c’est rechercher le bonheur de soi, de ses proches parents et amis, en détruisant celui de la multitude. Etre imbécile heureux, c’est applaudir quand les bombes sont larguées sur la tête d’un pays autrefois ami mais trahi pour s’offrir un court instant de corruption morale et de reconnaissance internationale.

Etre imbécile heureux, c’est s’appeler fratricide, puis livrer le son pays, à la françafrique. Etre imbécile heureux, c’est se faire passer pour un Universitaire, bardé de diplômes et être comme on est devenu, un juriste ou économiste ou ingénieur qui fait la honte de la jeunesse africaine qui a cru en cette noble discipline qui est la sienne. Et les autres, vous vous reconnaîtrez, êtes tous les mêmes. Incompétents, sans aucune vision, incapables de penser un développement réel et réalisable, mais heureux d’être ce que vous êtes, là où vous êtes.

Je ne vous insulte pas. Je ne fais que philosopher. Dans tous les cas, être un imbécile et heureux, n’est-ce pas le but de notre existence ? Sinon, pourquoi faites vous ce que vous faites à l’Afrique ?

Alors imbéciles et heureux, vous l’êtes, et permettez que j’en parle. Et ce ne sont pas vos yeux rouges de rage et de colère qui m’en dissuaderont. Car un lion, est lion. Et un chien, reste un chien. Alors un imbécile heureux, ne reste qu’un imbécile heureux.

Et ne venez pas vous plaindre chez moi. Je n’ai pas inventé la Philosophie. Regardez du côté de la Grèce.

Je vous vois. Et nous vous connaissons étant comme tels. Tous heureux comme des verres de terre, pour avoir trouvé un peu de poussière et d’eau, du côté de l’envahisseur, ennemi de la Dignité de Mon Afrique !

Et pourtant vous n’êtes point heureux, pour ce que je sais. Obligés comme vous êtes d’user de dictature, de mensonge, de simulacres, de prestidigitations, pour abuser de la naïveté de cette multitude dont la bonne foi en a fait une proie électorale à la merci de ces imbéciles heureux sans vergogne.

C’est pourquoi la Lumière de la Révolution Permanente ne s’éteindra plus jamais. Et tous parviendront à la lumière afin que vos beaux jours deviennent des cauchemars et des totems de famille ou de clans. Ce n’est pas une menace. Je ne fais que vous prédire un destin à court terme. Car l’Afrique en a besoin.

A très bientôt.

Hassane Magued

Togo : Kpatcha Gnassingbé condamné à 20 ans de prison ferme

Le demi-frère du président togolais Faure Gnassingbé, Kpatcha Gnassingbé, a été condamné jeudi 15 septembre à 20 ans de réclusion criminelle et la confiscation de ses biens dans le procès d’atteinte à la sûreté de l’Etat. La même peine de 20 ans est retenue contre le général Assani Tidjani, ancien chef d’état-major des forces armées togolaises et ex-ministre de la Défense, le commandant Atti et Tomdena. Ils sont déchus de leurs droits civiques et politiques. Un autre demi-frère du président, Essolizam Gnassingbé, a lui été condamné à 24 mois d’emprisonnement dont un avec sursis.

 « Les faits sont établis contre lui », a annoncé le président de la Cour suprême du Togo Abalo Pétchélébia au sujet de Kpatcha Gnassingbé, ancien ministre de la Défense âgé de 41 ans et demi-frère du président. « Il y a lieu de le déclarer coupable de crime de complot contre la sûreté de l’État. La Cour le condamne à vingt ans de prison et prononce contre lui la déchéance civique », a poursuivi le magistrat.

Le procès de ces trente-trois personnalités civiles et militaires s’était ouvert le 1er septembre. Toutes ont plaidé leur innocence au cours de l’audience. Les circonstances du coup d’État déjoué en avril 2009, alors que le président Faure Gnassingbé s’apprêtait à se rendre en Chine, restent obscures.

La défense a exprimé sa grande déception.

Lumière sur les relations entre Laurent Gbagbo et les Gnassingbé du Togo

Je suis bien curieux de savoir pourquoi certains Togolais « démocrates » pensent que c’est Gbagbo qui est le dictateur et non Ouattara, alors que ce dernier incarne le parti unique sans faute et qu’il n’a jamais voulu du multipartisme en Côte d’Ivoire.

En 1992, alors PM, le tout nouveau « chevalier blanc d’Abidjan » embastillat sans retenue Simone et Laurent Gbagbo après les avoir humiliés devant leurs étudiants. Ne décrivons pas ici l’humiliation en question.

Des rapprochements tactiques et non idéologiques

Les rapprochements entre les regimes togolais et Laurent Gbogbo étaient purement stratégiques et non idéologiques. Du vivant d’Eyadema, Gbagbo avait tiré avantage du leger antagonisme de leadership entre Eyadema et Compaoré (tous les deux au service de la France en Afrique) pour avoir le soutien du vieux dictateur togolais qui avait une certaine assise et qui pouvait se permettre certaines libertés vis-à-vis de Paris. Chirac voyait Eyadema mourant et Compaoré devenait l’homme de la situation, mais le vieux n’était pas prêt à accepter qu’on le néglige ainsi. N’oublions pas que ces vieux dictateurs (Bongo, Houphouet et Eyadema) étaient devenus incontournables sous certains rapports et craints de Paris.

Chirac ayant compris son impuissance vis-à-vis de Gnass père, avait justement vite fait de lui arracher le dossier ivoirien pour l’amener à Marcousis. Eyadema n’a pas pardonné ce manque d’égard et Gbagbo en a profité au maximum, pour par exemple se faire livrer des armes via le Togo, contre le gré du jeune Compaoré. Ce dernier deviendra à la mort de Gnass, l’homme fort de la France en Afrique de l’Ouest et dirigera même le Togo dans son rôle de FACILITATEUR. Tous les courants politiques du Togo lui font allégeance.

Quand même Gbagbo pouvait compter sur l’héritier d’Eyadema qui lui aussi redoutait un soutien de Gbagbo aux mouvements patriotiques togolais comme le MO5 dont on apercevait de temps en temps les leaders à Abidjan. De toute façon, si Rawlings du Ghana n’a pas réussi à faciliter le départ des Gbassingbé du pouvoir, ce n’est pas Gbagbo qui le pouvait. L’opposition togolaise a la « combativité très élastique », est trop divisée et n’est pas facile à aider. Le vieux Houphouet l’avait déjà essayé sans succès dans les années 77. Rawlings du Ghana avait même militairement aidé la très fameuse opposition togolaise, mais hélas… Le tout s’était soldé par l’assassinat au Ghana du seul militaire redouté d’Eyadema, le lieutenant Vincent Tokofayi (photo).

Pour Gbagbo il vallait mieux sauver sa propre tête que de s’encombrer d’une opposition qui n’avait pas de repère fixe. Il vallait surtout mieux pour la Côte d’Ivoire avoir 1 (Burkina) contre soi que 2 (Togo + Burkina) dans la sous-région. La position de Wade était encore à l’époque moins tranchée contre Gbagbo.

Au debut de la crise en 2002 pourtant, certains rebelles Ivoiriens auraient été formés à Kpéwa au Togo et Gbagbo ne l’ignorait certainement pas. Mais face à ce que Eyadema considerait comme un manque d’égard pour lui le doyen, par Paris et par le jeune Compaoré que lui (Eyadema) et Houphouet avaient installé à Ouaga en écartant Sankara, on comprend aisément que le soutien du Togo à la rebellion ivoirienne ne puisse pas aller bien loin. Donc Gbagbo en a profité et cela a continué un peu sous Faure avant que Sarkozy ne rappelle fermement à l’ordre Lomé. L’envoi de troupes togolaises à Abidjan sous le couvert des Nations-Unis confirme bien que Lomé n’était pas en phase idéologique avec le pouvoir de Gbagbo.

C’est vous dire que Gbagbo ne soutenait pas idéologiquement le regime togolais, mais qu’il cherchait un appui strategique contre une rebellion organisée et soutenue par la très puissante France. Disons que c’est en grande partie cette ruse de Gbagbo qui lui a permis de tenir face à Paris déterminé depuis 2002 à en finir avec lui. On l’avait justement surnommé le « Boulanger » et pour cause. Au fait Aucun dirigeant Africain n’avait jamais tenu autant tête à la France et pour si longtemps.

Les 10 ans de Gbagbo auront permis la libre expression des intellectuels ivoiriens et de la jeunesse. L’art et la musique ivoirienne ont connu un boom sans précédent, concurençant et même éclipsant la Rumba congolaise. Ceci fait cruellement défaut partout en Afrique. Nous attendrons encore longtemps pour avoir un leader de la taille de Gbagbo sur le continent. Et puisque les détracteurs de ce visionnaire ont actuellement la haute main en Côte d’Ivoire, observons bien l’homme du FMI et des programmes d’ajustement structuel et on verra bien plus clair. Ouattara n’a aucune marge de manoeuvre pour travailler rien que dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire et non de la France et du grand capital occidental. ADO peut avoir la meilleure volonté du monde, il ne pourra rien. Ceux qui l’ont porté au pouvoir ont un agenda avec lequel on ne joue pas. Le sociologue suisse Jean Zigler nous l’explique bien au sujet de Ouattara dans cette vidéo intitulée « Ouattara est un mercenaire de l’Occident » (cliquer sur l’image pour regarder la vidéo).

Le FRAC est fragilisé par son manque de ligne claire

Quid du FRAC, ce mouvement au Togo qui actuellement cause l’insomnie chez Faure Gnassingbé. Il faut dire tout simplement que ce mouvement qui peut bien être porteur du « printemps togolais » reste fragilisé par l’influence de gens comme Kofi Yamgnane, Michel Kalife Nadime et autres laquais du système françafricain qui soutient Ouattara. On a vu les sorties curieuses de Yamgnane en soutien aux bombardements et à la destruction de la Côte d’Ivoire. Ici encore c’est le confusionnisme ambiant qu’on constate dans les analyses des Togolais.

Pourtant on n’a pas à démontrer que Laurent Gbagbo demeurait le seul survivant des mouvements de démocratisation des années 90 qui ont suivi le discours de la Baule et la chute du mur de Berlin. La France avait tout étouffé de ce mouvement dans ses anciennes colonies d’Afrique. Seul Gbagbo se maintenait. Du Niger au Togo (songeons au 3 décembre 1991). Du Congo Brazaville, de  Bangui à Antananarivo, le mouvement était étouffé. Entre temps, un grand homme français fit cadeau à l’humanité de sa vie et de ses recherches en osant des livrres d’une rare intelligence que tous les jeunes Africains doivent lire. J’ai nommé François Xavier Verschaves. C’est lui qui inventa le terme Françafrique pour désigner le système politique non officiel et mafieux mis en place par de Gaule pour exploiter les anciennes colonies françaises d’Afrique. (Regardez une vidéo de Verschaves, Françafrique, l’envers de la dette 2)

Notez bien que les Yamgnane et Kalife ne faisaient pas partie des mouvements de démocratisation de l’Afrique dans les années 90. L’un servait le mystificateur Mitterrand et l’autre était conseiller économique d’Eyadema. J’espère que vous comprenez bien à quoi je fais allusion. On peut se demander comment ces individus là peuvent honnêtement participer à un vrai soulèvement du peuple Togolais au sein du FRAC aux côtés de ceux qui luttent depuis 1990 pour la liberté au Togo.

Idéologiquement, le FRAC est encore sans base solide et ses leaders semblent attendre quelque chose de Paris et non des peuples du Togo eux-mêmes. Ces peuples qui ne doivent pas se limiter à Lomé. La position ambiguë du FRAC par rapport à la crise ivoirienne suggère que les leaders du mouvents espèrent que Paris les installe au pouvoir comme Ouattara. Le vrai pouvoir pourtant provient des peuples d’Afrique et non des clins d’oeil à l’étranger. On l’a vu en Tunisie et en Egypte. Le FRAC peut mieux faire en éduquant sérieusement et profondément à travers des structures solides à mettre en place sur tout le Togo pour préparer à la vraie lutte de libération. Une lutte  qui ne doit pas nécessairement advenir aujourd’hui. Aussi, il faut préciser que l’idée d’une lutte de conquête immédiate du pouvoir et non de libération national est sans issue. On le sait par expérience depuis 1991. Chaque leader politique togolais a toujours tiré les ficelles de son côté au mépris de la nature colossale du régime en place, fortement soutenu par des puissances étrangères.

Or seul un peuple bien informé et éduqué peut venir à bout d’un tel système.

Par Joseph Takeli

Reflexion inspirée d’un débat sur Alafiaaaa, un groupe de discussion sur facebook